Publié le 16 Mars 2010

Jeudi dernier, Le Liberté, salle de spectacle récemment rénovée à Rennes, était pleine à craquer. Si produisait Florence Foresti pour son nouveau septacle Fucker Mother. Je faisais partie des chanceux qui avaientt le billet (acheté en septembre !!!)
On m'avait alerté "méfie toi, il paraît qu'elle parle que de sa grossesse"... et comme ce sujet ne me réjouit pas....
Mais non, en fait, la grossesse ne prend que le dernier quart d'heure du spectacle et est tellemetn hilarante qu'on l'en oublie que l'on est "aigrie" de ce côté là.
Florence Foresti s'attaque à des vérités déconcertantes de bêtises avec un humour plus décapant que jamais, constate que la vie de parent n'est pas toujours une grande joie et s'aperçoit aussi que le temps passe.... Et oui, à 36 ans, au réveil, on n'a plus la même tête qu'à 20.
Une heure et demi de pur plaisir, de rire, de bons mots ou bonnes phrases que l'on aimerait retenir et ressortir à l'occasion.
En tout cas, Florence Foresti possède vraiment un indénible talent et mérite indubitablement son statut d'humoriste préférée des Français.
Renseignez vous, elle passe peut-être près de chez vous, et le déplacement en vaut vraiment la peine.

Extrait !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 15 Mars 2010

Ce week end, se tenait à Rennes, pour la 3ème année consécutive, Le festival "La rue du Livre".
Trois salles, une littérature adulte, une autre jeunesse et album et une dernière pour les conférences. En quelques sortes, un salon du livre régional, avec des célébrités locales et quelques "stars nationales".

                                      rue_livres

Une ambiance bonne enfant, qui permet aux éditeurs, aux auteurs et aux libraires de se regrouper sur un seul site à la rencontre du public.

Mais cette année, ce festival avait une saveur particulière... Et oui, sur l'excellente initiative de
Gambadou, nous avons profité de cette opportunité pour nous donner rendez vous et enfin faire connaissance. Qui ça nous ? Des blogueurs de l'Ouest pardit !

                                                         

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Photo souvenir. Alors, de gauche à droite :

Canel , Moi, ClaraJoelle, d'Hilde, Majanissa, Yvon, Gambadou et enfin, Gwenaëlle

Une petite pensée pour Sylire et Katell qui n'ont hélas pas pu se joindre à nous.

Au programme de la journée... RDV à 11H30 à côté du bar. Ca commence bien !!! Non, en fait, chacun a mener sa vie dans les allées du salon, a procédé à ses repérages, des achats, ses dédicaces, ses crises d'hystérie devant son écrivain favori (n'est- ce pas euh... hum !hum !!!).
Puis à 13h, direction une pizzéria du quartier où nous avons pu reprendre des forces et faire réellement plus amples connaissances. Inutile de développer vraiment nos sujets de conversation ; blog, livres, auteurs, éditeurs... Un véritable séminaire de blogologie ! Puis retour au salon pour terminer ses achats, obtenir une dédicace d'un auteur absent le matin ou toujours absent...

Vous vous doutez que ce genre de journée est terrible. 1) Vous dépensez des sous, plus que les 20 € que vous vous étiez accordée d'avance. 2) Votre PAL augmente. 3) Votre GR (Google Reader, genre d'abonnement aux blogs) augmentent aussi, puisque, de retour chez vous, vous inscrivez les blogs des personnes rencontrées  et qui vous étaient inconnus sur votre GR...


Et ma pêche alors...

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Monsieur Patrick Poivre d'Arvor... Nous avons regretté ensemble la disparition de Vol de Nuit de l'antenne. Les filles disent que j'ai un ticket avec lui.... Il m'a confié son adresse postale pour une éventuelle future interview. Histoire à suivre...


                             








rue-du-livre-006.JPGPhilippe Grimbert m'a dédicacé son roman "Un secret", dont tout le monde ne dit que du bien. A suivre aussi !















rue-du-livre-010.JPG

Enfin, au hazard d'une allée, j'ai rencontré Isabelle Ménétrier, que j'avais interviewée il y a quelque temps
ICI.
Cette fois ci, livre acheté et dédicacé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai bien sûr pas pu résister à l'appel de ce livre, malgré l'absence de son auteur. Mais, moi qui suis fan des îles, qui ai vécu en Guadeloupe et ai fait le tour des Caraïbes ou presque, je ne pouvais passer à côté de ce que j'espère être un petit bijou :

                                                                


Et enfin, pour conclure et faire plaisir à certaines personnes qui se reconnaîtront !


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Voici l'écrivain Hervé Hammon, autre célébrité nationale présente au Festival.



















Et voilà vous avez tous les ingrédients pour la recette d'une journée hyper sympa !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 13 Mars 2010

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Thriller médical - Editions Cherche Midi- 332 pages - 19 €


Rentrée littéraire janvier 2010

Résumé: Les internes de la promotion du docteur Robert Deplanque ont souvent plaisanté entre eux : « Le problème avec Robert, c'est que pour être nommé agrégé, il marcherait sur les cadavres de ses collègues ! »

Et si c'était vrai ? Si le docteur Robert Deplanque mettait son ambition au-dessus de tout ? 
Car la concurrence rude et impitoyable dans ce milieu.
Pour réussir, Robert allait-il être obligé d'employer des moyens fortement réprouvés par la morale ? Lui faudrait-il aller jusqu'à tuer ? Lui, le médecin, le soignant, le cardiologue formé à sauver des vies ?
Dans ce roman riche en péripéties non dénuées d'humour noir, on découvre le véritable parcours du combattant qui était la réalité d'une carrière médicale hospitalière réussie dans les années 1970.
Le chemin de Robert sera malheureusement parsemé de quelques décès suspects... le plus souvent utiles à sa carrière. Mais sera-t-il finalement nommé agrégé ?


 Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire de janvier 2010 !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici. Je remercie la 
 et les éditions du Cherche Midi pour cette lecture.
 http://fr.ulike.net/Bruno_Schnebert




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Mon humble avis :Oyez oyez, visiteurs ! J'ai besoin de votre sagacité et de votre perspicacité. Pour commencer, lisez attentivement le résumé du livre. Ensuite, dites moi si comme moi, à la lecture de cet abrégé, vous ne vous attendriez pas à frissonner un bon coup, à trouver un cadavre en blouse blanche égorgé au scalpel dans le bloc opératoire, un autre étranglé au stéthoscope dans un ascenseur d'hôpital, ou encore un troisième minimum mort après 33 coups de bistouri dans l'abdomen. Bref, un thriller à ne plus mettre les pieds dans un hosto et à être suspicieux à la vue de la moindre blouse blanche ? Malheureusement, rien de cela dans ce roman qui prend pompeusement le qualificatif de thriller médical....
Pour le médical, je ne démens pas. On "mange du médical", des diagnostiques et des histoires d'internes à chaque page. En fait, l'agrégé ressemble plutôt à une thèse sur la hiérarchie hospitalière et ses us et coutumes, sur le fonctionnement d'un service de cardiologie, sur la méthode pour réussir son concours d'internat et le rôle ingrat des externes. Et surtout, sur l'extrême vanité, prétention et dandysme qui semblent habiter les personnages de ses hautes stratosphères médicales... le tout pendant les années 70...
Un  petit cadavre au début tout de même, mais qui n'est même pas le fait de notre très détestable héros. Une fin que l'on imagine pas et qui déclare la reconnaissance médicale d'un certain virus... Le VIH.
Dommage, encore une quatrième de couv' mensongère. Ce livre n'est pourtant pas dénué d'intérêt, l'écriture est fluide et plaisante. Cette oeuvre peut trouver un public dans un lectorat passionné par le milieux hospitalier et son évolution, en tout cas, averti du véritable contenu du roman. Mais le lecteur à la recherche d'un bon thriller "white nighter" passera son chemin.
Personnellement, je commence un peu à enrager devant les éditeurs qui pondent des 4èmes mensongères pour attirer un large lectorat qui finalement, ne trouvera pas ce qu'il cherche au fil des pages. Quand le "business" comprendra qu'il vaut mieux vendre moins mais mieux, que c'est cette technique là qui fidélise la cliente et qui au final, se révèle gagnante.

PS : Ceci n'est que mon impression de lecture. Loin de moi l'idée de critiquer le milieu hospitalier et notamment la cardiologie. Car sans un de ces services, je ne serais plus de ce monde. Mais comme partout, il y peut y avoir des bons et des mauvais. Dans ma carrière hospitalière, j'ai vu de tout, du pire au meilleur du meilleur, à la véritable aventure humaine.

 


                                                                                       challenge ABC
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 10 Mars 2010

 

Synopsis : The Ghost, un " écrivain - nègre " à succès est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang...


Thriller avec Ewan Mac Gregor, Pierce Brosman, Kim Cattral




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Mon humble avis :"Bonjour Mesdames et Messieurs, mon nom est Roman Polanski, j'ai besoin d'argent pour payer mes cautions et mes frais d'avocats. Alors je prends aussi les tickets restaurants mais surtout les entrées de cinéma".... lol Je sais, c'est même pas drôle !
Trêve de plaisanterie, parlons du film, adaptation cinématographique du récent thriller plutôt psychologique de Robert Harris " L'homme de l'ombre". L'histoire d'un écrivain nègre à succès qui accepte d'écrire les mémoires d'un ancien premier ministre anglais. Il remplace un prédécesseur mort par noyade accidentelle ou criminelle ? Et juste à ce moment là, le ministre se retrouve accusé de crime contre l'humanité. Sans le savoir l'auteur  met les pieds dans un bourbier, sur fond de scandale politique, de CIA et de mystère... Devra-t-il rompre son contrat de confidentialité pour rester fidèle à ses idéaux.
Car cette biographie semble très recherchée, pourquoi ? C'est ce que Mac Grégor va devoir découvrir, peut-être au péril de sa vie, le tout dans une atmosphère oppressante. Une île américaine battue par les vents et la pluie, une maison luxueuse mais glaçante et des personnages qui portent tous une part de mystère justement... Le spectateur est pris dans ce mystère mêlé de politique où l'on ne sait plus qui croire ni de qui douter jusqu'à la toute fin que l'on ne voit pas venir du tout et qui vous estomaque.
Un film excellent, bien filmé, avec un rythme qui correspond à l'intrigue qui ravira les amateurs du genre, ainsi que les cinéphiles qui regrettaient la disparition  des écrans depuis quelques années de cet immense acteur qu'est Ewan Mac Grégor. D'ailleurs, son personnage, non dénué d'humour, nous permet quelques moments de relâche !
Enfin, si vous n'êtes pas encore convaincus, sachez que ce film a reçu l'Ours d'Or du Festival de Berlin et que Roman Polanski y a été sacré meilleur réalisateur. Quelques soient ses démêles avec la justice, je lui tire mon chapeau : The Gost Writer est un film auquel je ne trouve pas l'ombre d'un reproche
.


 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Mars 2010

http://www.decitre.fr/gi/23/9782253124023FS.gifRoman - Livre de Poche - 344 pages - 6.50 €



Résumé : Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Roman d'apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après la guerre d'Indochine. 







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Mon humble avis :  La couverture de ce livre, promettant l'ailleurs,  a suffi pour que celui-ci rejoigne ma PAL il y a déjà quelque temps, impulsion confirmée par quelques billets élogieux lus de-ci delà.
Cela fait un moment que je n'ai octroyé 4 étoiles à un livre, même si, je l'avoue, j'ai hésité à ne lui en attribuer que trois, pour la bonne et simple raison que je m'attendais à une autre lecture, peut-être plus aventureuses, avec un peu plus de danger et de rythme.
Mais cela aurait été injustice tant cette histoire m'a apporté de plaisir et d'émerveillement. En fait, le rythme est celui de la vie que mènent les Vietnamiens des campagnes, pas pressés comme nous le sommes d'atteindre leur but. Itinéraire d'enfance nous offre donc une magnifique balade dans le Vietnam d'entre deux guerres. Un voyage visuel, olfactif, gustatif, sensoriel, émotionnel, légendaire, superstitieux et bien sûr initiatique pour nos deux héroïnes. On s'attache beaucoup à ces deux jeunes filles bien courageuses, entêtées et débrouillardes dans leur périple. On fait la connaissance de personnages passionnants, des tribus des montagnes et de leurs us et coutumes.
Cette histoire est narrée par l'une des deux filles. Je l'ignore, mais je ne serais pas étonnée que ce récit soit autobiographique. On y trouve la révolte contre l'injustice mais surtout l'enthousiasme, l'insouciance, les joies et les peines et la légèreté que l'on a encore à cet âge là. Oui, de la légèreté.
Une très belle histoire, proche du conte, qui vous mène presque en apesanteur, qui vous transporte dans un de ces villages de montagne. Là, vous vivez de simplicité et vous sentez bien. Même s'il le faudra bien, vous n'avez pas envie de partir. Un livre qui fait du bien et que du bien, qui peut tout à fait être lu par des adolescentes.


Lecture commune avec Stéphie

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L'avis de Florinette, de Marie


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Mars 2010

Il y a quelques jours, j'ai assisté à une conférence sur le thème "le plagiat en littérature". Cette conférence était menée par la romancière Marie Darrieussecq qui présentait son essai  sur ce sujet " Rapport de Police" paru récemment chez POL. Cette conférence fut l'occasion d'un échange entre l'écrivain et Hélène Maurel-Indart, professeur de littérature, spécialiste des questions de plagiat et d'originalité en littérature.

Petite présentation de la conférence :

Accusée à deux reprises de plagiat - une première fois par Marie NDiaye en 1998 et plus récemment par Camille Laurens - Marie Darrieussecq a voulu

comprendre ce qui lui était arrivé et, bien sûr, se défendre de cette accusation renouvelée. Elle s'est donc penchée sur la notion de plagiat, sur l'histoire de ce concept à travers la littérature universelle. Elle s'est aperçue que nombre d'écrivains, et pas des moindres, ont eu à subir cette accusation. Elle retrace la longue histoire du plagiat, de ses conséquences, de son échos, de Platon au goulag jusqu'à des écrivains plus récents.









J'ai bien entendu été captivée par cette conférence, mais surtout épatée par l'érudition et la facilité d'élocution des deux intervenantes. Et j'accorde une mention spéciale à Marie Darrieussecq pour son naturel et sa simplicité.
En bonne élève, j'ai pris quelques notes que je vais tenter de vous organiser en compte rendu plus ou moins ordonné ! J'espère être juste dans la reprise de ces propos, dans certains seront entourés de  guillemets : dans ces cas là, il s'agira de phrase citées telles quelles par l'écrivain.

Tout d'abord, il faut comprendre que la littérature est la sublimation de la réalité.

Marie Darrieussecq a été accusée de plagiat psychologique lors de la sortie de son livre "Tom est mort", par Camille Laurens, auteure de "Philippe".

Plagier, c'est déposséder quelqu'un de quelque chose. Le plagiat psychologique correspond à un vol des sentiments, un vol de l'affect. Ce qui n'a aucune valeur juridique. Depuis quand les sentiments seraient des propriétés privées et exclusives ? Plagiat n'étant pas un terme juridique, il n'y a donc pas de débat juridique sur le sujet. (Le mot juridique est contrefaçon).

"Tom est mort" et "Philippe" traitent tous deux de la mort d'un enfant, de l'absence, de la culpabilité de la souffrance. Mais sous deux perspectives et deux visées différentes. Camille Laurence a perdu un enfant, ce qui n'est pas le cas de Marie Darrieussecq. Camille Laurens a, en quelques sortes aussi critiquer la légitimité qu'avait Marie à écrire sur ce sujet !!! Comme s'il fallait avoir vécu une événement pour en faire un roman...

Marie Darrieussecq a voulu se délivrer de l'accusation en écrivant cet essai. Car accuser un écrivain de plagiat, c'est l'assassiner symboliquement. Et là, nous arrivons dans la notion de "plagiomnie", accusation calomnieuse de plagiat. Marie a évoqué l'aspect thérapeutique qu'ont  été pour elles ces deux années d'écriture de son "Rapport de Police". Bien sûr être accusé de plagiat est aussi violent qu'être plagié. Il y a injustice des deux côtés.

Des auteurs comme Jules Vernes ou Zola ont aussi été poursuivis pour plagiat. Zola, par un de ses documentalistes concernant une scène de Nana. Alexandre Dumas, qui fut aussi accusé, déclara : "Un homme de génie ne vole pas, il conquiert" !

Marie Darrieussecq s'interroge : Comment écrire sans être sous influencé car on écrit à partir de nos lectures. En effet, le plagiat va de l'emprunt servile à l'emprunt créatif. Nos lectures nous influencent, nous ont formés, voire nous ont incités à écrire. Toute écriture est donc réécriture.
Pour être dans l'emprunt créatif, il faut transformer suffisamment pour s'intégrer dans une oeuvre créative. La question est effectivement de savoir où se situe la limite entre le servile et le créatif. Le plagiat servile se contentera de changer des mots, de mettre des synonymes.

" Le roman ne serait qu'un plagiat de l'autobiographie ? D'après Platon, le roman ne serait qu'une copie de récit de faits vécus."

"Si je ne l'ai pas vécu, c'est donc que je l'aurais copié".

Puis la romancière s'est longuement exprimée sur ce que représente l'écriture pour elle, sur sa façon d'écrire...
" Mon corps est structuré comme un langage, les mots sont devenus ma chaire et mon sang, comme un goutte à goutte qui descend par les mains ou le clavier." MD

"Écrire, c'est devenir poreuse au monde, devenir un autre, surtout quand j'écris à la première personne du singulier". MD

"J'oublie mon quotidien et mon corps physique quand  ça se met à écrire. Je deviens le personnage" MD

"Écrire, c'est aussi un métier, un savoir faire, mettre les mots juste là où il y avait le silence, ne pas croire à l'indicible" MD

" Je n'écris pas la vie, j'écris des livres, en espérant qu'ils soient des fenêtres, une exploration de nouveaux territoires" MD

" Écrire, c'est voir ce qu'il y a sous les clichés et l'idéal est que les phrases que l'on écrit deviennent de nouveaux clichés !" MD

Marie Darrieussecq s'est méfiée de la "folie enfermante de l'écriture". Aussi, elle a eu besoin de faire autre chose avec la langue et est devenue psychanalyste.




Cette "rencontre" avec l'écrivain Marie Darrieussecq fut dont très enrichissante. J'espère ne pas avoir mal interprêté ou reporté ses propos. Vint ensuite 'une séance de dédice. Vous devez commencer à me connaître... Oui, Marie Darrieussecq m'a confié son adresse E.mail et un accord de principe pour une cyber interview. Je m'en réjouis d'avance. Mais, mais... Il me faut d'abord découvrir l'auteure puisqu'en effet, je n'ai encore lu aucun de ses romans. Ce sera chose faite bientôt, puisque Truisme a intégré ma PAL il y a quelques mois et qu'il figure dans mon challenge ABC 2010 pour la lettre D. Lecture prévue, si je ne reçois aucun livre "urgent actu littéraire" d'ici là et si je me suis "sortie" de toutes mes lectures communes prévues, pour fin mars début avril.

Donc bientôt sur ce blog, une chronique de

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 7 Mars 2010

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/famille-au-petit-oignon.jpgRoman Junior - Gallimard Jeunesse- 330 pages - 12.83 €

 

 

Résumé : Quand on est une famille de six garçons, impossible de s'ennuyer un seul instant. Surtout avec Jean-A. qui veut toujours être le chef, le club des agents secrets de Jean-B., Jean-C. qui ne comprend jamais rien, Jean-D. alias Jean-Dégâts, les poissons rouges de Jean-E. et le bébé Jean-F. qui n'arrête pas de pleurer... sans parler du déménagement, des bagarres avec la bande des Castors et des cousins Fougasse aux oreilles décollées... Heureusement que papa est un as du bricolage et que maman est très organisée !
Prenez beaucoup d'humour et un peu d'autobiographie et vous obtiendrez les savoureuses aventures des Jean-Quelque-chose. Petite cerise sur le gâteau : une histoire inédite aussi amusante que les autres. À déguster avec délice et sans modération !




Pour la littérature jeunesse, je vous rappelle que ce sont mes nièces qui s'y collent ! Aujourd'hui, c'est Camélia... Un livre qui lui correspond à merveille, puisque celle-ci a aussi six frères et deux soeurs...



L'avis de Camélia, 13 ans :  Ce livre raconte l'histoire d'une famille de six garçons qui portent tous le prénom Jean suivi d'une lettre de l'alphabet : Jean A., Jean B., Jean C.,.....
L'arrivée d'un nouveau bébé, un déménagement, des vacances chez Papy Jean et Mamie Jeannette, une journée avec les cousins Fougasses aux oreilles décollés, ou même l'arrivée d'un cirque en ville, avec la famille Jean QUELQUECHOSE, tout prend une allure comique.
Mais le pire qui puisseleur arriver, c'est lorsque Papa rentre tôt du travail, avec une allure joviale.C'est qu'il a alors une surprise à leur annoncer : comme un séjour à la montagne, pour profiter de l'air vivifiant (air plutôt glacial) qui les entraîne tous au fond de leur lit avec 40 de fièvre, ou encore des vacances dans la villa Bretonne de Mr Archampault, villa... ? peut-être ruine... ? De quoi mettre Maman dans tout ses états...
Un livre a donner des fous-rire face à des  gags parfois quotidiens... mais que l'on a parfois plus de plaisir à lire qu'à vivre ! ...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mars 2010

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/2010/thelma-louise-et-chantal-18887-901838770.jpg

Synopsis : Chantal, Gabrielle et Nelly se rendent au mariage d'un ex à la Rochelle. Elles décident de faire le trajet ensemble. Au cours de cette virée pleine de péripéties, les trois femmes partageront coups de coeur, coups de gueule et coups de blues de la cinquantaine, tour à tour drôles, fragiles et émouvants.


Comédie avec Jane Birkin, Caroline Cellier, Catherine Jacob, Alysson Paradis.














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Mon humble avis :Ces quatre étoiles sont bien méritées ! Pourquoi, parce que j'ai passé un excellent moment et que je n'ai absolument rien à reprocher à ce film. Et surtout, qu'est-ce que j'ai ri ! J'avoue qu'après les films plutôt graves que j'ai été voir ces derniers temps, cela m'a fait un bien fou.
Voici un road movie comique ou les trois actrices prennent la route pour aller au mariage de l'ex de l'une d'elle. Au fil du voyage, des secrets vont s'avouer, de l'affection et de l'amitié vont déborder et surtout, de bons mots vont être échangés. Cela donne lieu a des réparties cinglantes ou/ et hilarantes, surtout dans la bouche du Caroline Cellier déchaînée !
Mais ce film n'est pas que drôle. On s'attache énormément à ces trois femmes qui laissent entrevoir leurs joies et leurs peines, leur solitude, leurs regrets devant leur vie pas si réussie que cela et leur "effroi" devant le temps qui passe et les rides qui s'accumulent. Les trois actrices sont parfaites, et j'admire Jane Birkin qui a le courage de se montrer dans la nudité (pudique) de son âge. (Surtout après avoir aperçu ce Week End une Adjani plus liftée que jamais.) En tout cas, chacune des trois femmes sortira changée de ce petit voyage entre filles et la plus forte d'entre elle n'est pas forcément celle que l'on croit. Comme celle qui se dit la moins déprimante des trois n'est pas forcément la moins malheureuse. Je n'en dis pas plus.
Thelma Louise et Chantal prouve qu'un film peut être très drôle, touchant et intelligent en même temps. N'est-ce pas trois bonnes raisons d'aller le voir ?




THELMA, LOUISE ET CHANTAL - BANDE-ANNONCE HD
envoyé par baryla. - Les dernières bandes annonces en ligne.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Mars 2010

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Roman - Editions "Pas encore, un jour peut-être"


Résumé : David, 18 ans dans le Seizième arrondissement, découvre que derrière son père, se cache un proxénète de haute volée. Dès lors, il perd ses repères, sa vie est complètement chamboulée. Il se retrouve SDF dans le métro où il découvre un autre monde, des autres rites. Il rencontre aussi El Lute, un personnage énigmatique, qui l'initie à tout... Commence alors une véritable descente aux enfers pour David. Peut-être qu'une fille pourra arrêter tout cela après de nombreuses épreuves... jusqu'à la rédemption du damné ?

Une véritable aventure humaine, une prise de recul dans les descriptions. Des sujets durs, traités de façon lucide et réaliste,mais avec beaucoup d'humanité.

Une histoire qui se veut malgré tout optimiste.





Aujourd'hui, je vous parle de mon roman, mon bébé, ma fierté même si elle est inconnue du monde.... Ce roman, je le porte depuis plus de 20 ans, avec quelques interruptions bien sûr !

Tout à commencé lorsque j'avais 17 ans... Un jour, comme cela, cette histoire est venue occuper la quasi intégralité de mon cerveau. J'ai pris un cahier d'écolier, mon stylo et me suis mise à écrire, écrire, écrire... alors que j'étais sensée réviser mon oral de bac français.... Bien entendu, je suis tombée sur une impasse de mes révisions mais m'en suis bien sortie tout de même.
L'histoire a pris forme au fur et à mesure, les personnages ont pris du relief, se sont étoffés. Des scènes se sont ajoutées, d'autres se sont effacées d'elles mêmes. Le cahier fut rempli, complété par un deuxième. Le tout, corrigé par ma mère horrifiée par mes fautes d'orthographe et de ce qui me passe par la tête !
Puis la vie m'a menée à la maladie, au bac, aux études supérieures, à un séjours aux Etats Unis. Mon roman n'est jamais loin... A mon retour, j'investis dans une superbe machine à écrire et reprends et tape toute l'histoire. 2ème remaniement général ! Reliure et quelques démarches vaines auprès de quelques éditeurs.
Mes amis, mes collègues lisent mon roman et forcément... adorent !
Puis la vie m'emmène à nouveau pour quelque temps loin de chez moi, à Londres. A mon retour, c'est dans un ordinateur que j'investis. 3ème remaniement, impression, reliures, envois sans suite chez les éditeurs.
Deux ans après, je vis à Paris. Donc ne surtout pas passer à côté de l'occasion, je repars, mon manuscrit sous le bras, à la recherche d'un éditeur émérite ! Toujours rien.... Retour dans ma ville natale et encore le même scénario.... 4ème remaniement et impression etc.... Toujours rien. De dix exemplaires imprimés, il ne m'en reste plus qu'un seul.
La vie m'emmène encore plus loin, deux ans en Guadeloupe. Là, je passe complètement à autre chose, oublié le roman, vive la plage, la mer et les cocotiers ! C'était en 1999....

Depuis mon roman dormait dans un carton, chez ma mère...
Et puis il y a eu ce blog.... Silvana Bergonzi, des
Editions Michel Lafon me propose plusieurs lectures. Au fils de nos mails, une relation s'installe. Et je recontre Silvana en décembre dernier à la remise du Prix Jean Zay, où elle m'a invitée.
Là, elle me présente à une de ses amies, Eva Grimal, attachée de presse en free lance. Le courant passe tout de suite entre nous. Elle a travaillé dans des services éditos de maisons d'éditions, le service où l'on dit "oui" ou "non".

Deux jours plus tard, je l'appelle pour savoir si elle accepterait de lire mon manuscrit, histoire que celui ci soit lu au moins une fois entièrement par quelqu'un du métier. Je suis prête à entendre tout les commentaires, de "c'est nul, chauffe toi avec cet hiver" à "c'est génial" en passant par "c'est pas mal du tout, il faut encore travailler, mais ça en vaut la peine". C'est cette version qu'Eva m'a envoyée dans une lettre m'expliquant clairement les forces et les faiblesses de mon roman. Son avis est très enthousiaste, d'ailleurs, elle n'hésite pas à m'orienter, me conseiller, me corriger. Qu'elle en soit déjà ici mille fois remerciée.

Alors, je reprends tout à nouveau, surtout le style et mon énemie mortel, la conjugaison ! Je rajoute, je coupe ! Je travaille d'arrache pieds, me prive de télé, mais pas de cinéma, et lis un peu moins. Mais suis motivée et adore ce que je fais. Retrouver mes héros après tout ce temps est un réel plaisir, et j'espère qu'un jour, cette lecture sera un grand plaisir pour vous.
En attendant.... ce blog va peut-être ralentir.... mes comm sur les vôtres vont peut-être s'espacer... Mais ce n'est que temporaire.

Enfin chères blogueuses et chers visiteurs, je fais appel à votre culture du monde éditorial littéraire et à vos connaissances. Si votre connaissance des lignes éditoriales des maisons d'édition vous permettent de m'orienter vers tel ou tel autre éditeurs, n"hésitez pas à me le dire en commentaires.
Enfin, si vous avez des connaissances personnelles qui pourraient m'aider dans mes démarches, vous pouvez m'en faire part par mail privé, en bas de ce blog dans "contact". N'hésitez pas à faire passer le messages à des blogueuses que je ne connais pas mais qui seraient susceptibles de m'aider. Fraternité et entraide et camaraderie bloguesque ne sont pas des légendes !

D'avance, je vous remercie !!!


                               

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 2 Mars 2010

Policier, Collection 10/18 - 286 pages - 7 €

 

 

Résumé : Au cœur du bush, dans une région qui n'a plus aucun secret pour les aborigènes, comment le cadavre d'un étranger a-t-il pu passer inaperçu ? D'autant que celui-ci est retrouvé dans le Lit de Lucifer, un cratère creusé par un météore bien des années plus tôt. Missionné par le gouvernement fédéral, l'inspecteur Bonaparte doit découvrir ce que l'homme faisait avant sa mort et quelles motivations peuvent bien pousser les Blancs des exploitations voisines, les tribus aborigènes locales et les Noirs sauvages du désert à cacher des informations à la police. Blanc par son père et aborigène par sa mère, Bony semble le plus à même de comprendre les dissensions sous-jacentes entre les habitants de la région, et son excellente connaissance des légendes tribales sera un atout indispensable dans sa quête de la vérité.











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Mon humble avis :Un cadavre étranger laissé dans le cratère d'une météorite en plein désert australien... L'inspecteur Bonaparte est dépêché par le gouvernement pour éclaicir le mystère. Celui ci connaît l'identité du défunt, mais ni Bonaparte ni le lecteur ne la connaîtront jamais. Curieux non ? Ce qui importe ici, c'est que faisait l'étranger dans ce coin et comment il a atterri au milieu du cratère sans laisser aucune trace ? Bonaparte (ou Bony pour les intimes), est un héros récurrent chez Upfield (donc vous pouvez devenir intime). C'est aussi un espère d'Hercule Poirot, mais sans moustache. Il n'est pas Belge mais australien, de sang mêlé comme on dit. Il connaît aussi bien les habitudes des blancs, que les coutumes des aborigènes, ou encore les légendes des noirs sauvages. Il observe, se promène, interroge, fouine, expérimente et déduit... Il fait chaud, une certaine langueur se transforme parfois en quelques longueurs dans le texte.
Je dirais presque que l'enquête est en second plan, tant Bony agit dans la discrétion sans paraître agir, ni nous faire part de toutes ses découvertes au fure et à mesure. D'ailleurs, on se demande parfois s'il mène l'enquête où gère les problèmes de relations humaines relatives à toutes communautés ou les deux à la fois....
Je dirais donc que l'intérêt du livre fut pour moi ailleurs. Dans les paysages du bush, dans les légendes aborigènes, dans le déroulement de la vie dans ces fermes reculées, dirigées par des blancs et employant des natifs.  Mais surtout, dans l'équilibre précaire de ces gens d'origines raciales différentes, qui font tout pour vivre en bonne entente et bonne intelligence dans le respect des traditions de chacun : les aborigènes, les noirs sauvages, les blancs, les sangs mêlés, et les assimilés, qui se retrouvent partagés entre des traditions et des instincts millénaires et une instruction "coloniale". Arthur Upfield explique tout cela avec beaucoup de clarté.
Même si l'enquête est en second plan, elle garde son intérêt et son mystère pour faire de ce roman une lecture très agréable et surtout un voyage très instructif dans le bush.
 


                                                                                          challenge ABC
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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