Publié le 30 Octobre 2009

Thriller - Livre de Poche - 437 pages - 6.95 €

Le mot de l'éditeur :

Léonie, achetée au Liberia, alors qu’elle n’était qu’une enfant, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris.
Edmé, un inspecteur de la Crim’, déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne.
Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt...
Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être …
Polar, roman d’amour et d’anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé…





                                                                                                                    
                                              

Mon humble avis :Dans ma vie de lectrice de thrillers Français, il y avait Jean Christophe Grangé, Maxime Chattam, il y a désormais aussi Pierre Bordage ! Les membres du jury de la section Thriller / Polars ne s'y sont pas trompés en élisant "Porteurs d'âmes" prix des lecteurs Livre De Poche 2009. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai reçu, pour me remercier de ma participation à la section littérature du même prix.
C'est un thriller polyphonique, mais aussi roman d'anticipation, genre que j'ai toujours boudé à tord vue l'exaltation qui fut mienne à la lecture de cette histoire inimaginable. Mais reprenons les choses dans l'ordre. Trois personnages évoluent séparément. On se doute qu'ils vont se rencontrer, reste à savoir où, quand, quoi, comment... Et là, avec eux nous allons de surprises en cauchemars au fin fond de l'enfer....
Tout d'abord Léonie, vendue par son père au Libéria et prostituée par sa tante à Paris pendant douze ans. Elle parvient à fuir, devient SDF et sans papier. Elle a besoin d'argent... Edmé est un flic un peu désabusé, content de voir la retraite (et pourquoi pas la mort) approcher. Il découvre des dizaines de cadavres noyés dans la Marne. Enfin, Cyrian, étudiant au compte bancaire bien fourni par Papa, prêt à TOUT pour intégrer la confrérie secrète des Titans de son école supérieure de science. Cette confrérie qui a inventé le translateur, machine diabolique et convoitée,  permettant des voyages extracorporels : votre âme s'invitant pendant quelques jours dans le corps d'un autre. Cyrian veut faire se voyage.
Pierre Bordage orchestre ces trois histoires d'une main de maître et nous tient réellement captifs chapitre après chapitre. Car pour savoir ce qui va arriver à Léonie, il faut lire d'abord les chapitres concernant Edmé et Cyrian, et ainsi de suite. Une écriture fluide sert un suspens à couper au couteau, surtout qu'il n'y a aucun temps mort. Par moment, on pense pouvoir se poser deux minutes mais non, nos héros sont forcés de fuir, de ruser, de se cacher de nouveau. C'est ce que l'on demande à un thriller non ?
Justement, il y a quelques temps, je me plaignais d'un livre qui se disait thriller sans en être un. Et bien "Porteurs d'âmes" est un vrai thriller et bien plus encore. J'ai déjà évoqué plus haut le côté "anticipation" qui donne à Pierre Bordage la liberté totale de nous emmener dans un univers bien à lui. Mais c'est aussi un magnifique roman d'amour et heureusement d'ailleurs. En effet, il y a dans ce livre des scènes d'une violence physique et psychologique terrible. Pierre Bordage ne nous épargne pas les horreurs dont l'Homme est capable. Mais la bonté et le romantisme qui pénètrent peu à peu l'histoire atténuent cette violence et nous permettent d'espérer, de fermer ce livre avec le coeur moins lourd que d'habitude lorsqu'on lit ce genre de livre. C'est aussi un roman qui veut nous remuer dans notre humanité. A travers le personnage très attachant de Léonie, Pierre Bordage nous interpelle sur le sort des sans papiers, le délis de facies (pour ne pas dire de couleur) en France, l'injustice en fonction de la naissance, le respect des différences. Il nous invite à nous mettre à la place d'autrui pour voir autrement et pourquoi pas, à donner une deuxième chance à quelqu'un de devenir aimable. Une très belle leçon de courage, de tolérance et d'humilité. Rare non dans un thriller ?
Vous l'aurez compris, même si les mots me manquent (et oui, n'est pas Pierre Bordage qui veut), ce livre justifie pleinement le nom de ce blog : les coups de coeur de Géraldine.


                                           

Les avis de
Sylire, de Sentinelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 29 Octobre 2009

Synopsis :Un film constitué des images des coulisses des dernières répétitions de Michael Jackson.

Documentaire musical...

Avec Mickael Jackson, ses musiciens, ses danseurs, ses techniciens...

Attention : Normalement, film à l'affiche que pour deux semaines... Ne trainez pas !
























                                                                                                            






        

Mon humble avis :  Magnifique ! Trente ans de ma culture musicale qui défilent sur un écran, menés par un homme de 50 ans. Comme sa musique, cet homme n'a pas pris une ride. Cela, on sait pourquoi. Mais il a la même forme, la même démarche, la même silhouette, la même souplesse, la même endurance, le même déhanché qu'il y a vingt ans.

Au début, cela fait bizarre de voir Michael Jackson non caché par un masque, ni entouré de dix gardes du corps entre deux portes, sans sourire figé sur le visage et l'éternel salut de la main. Et puis on s'habitue, on a l'impression d'être à L.A, d'avoir été invité aux répétitions du roi de la pop. On redécouvre avec un plaisir et une jubilation l'artiste prodigieux... et l'on discerne l'homme, presque ordinaire, très humain... Oui, Michael Jackson n'est pas l'extra terrestre que nous ont montré les médias depuis plus de 20. Dans ce film, on le découvre détendu, souriant, spontané, naturel, d'une gentillesse et d'une douceur rare avec son entourage, vêtu normalement voire presque débrayé et souvent sans lunettes de soleil. Avec un sens de l'humour, il se montre perfectionniste. On se doutait déjà qu'il l'était. On n'arrive pas au sommet de son art comme l'était MJ sans perfectionnisme. Manifestement, MJ maîtrise toutes les facettes de son art jusqu'au bout des doigts. On ressent beaucoup d'euphorie et de bonheur dans ce film. Michael Jackson s'éclate et ne s'en cache pas, ses musiciens vivent un rêve éveillé et ses danseurs, quand ils ne dansent pas, contemplent et applaudissent leur modèle depuis toujours, leur dieu.
Sa musique prend toute sa dimension et son talent toute sa démesure. On ne peut que se dire : son oeuvre est un temple musical, dont chaque chanson est une grand messe et ses chorégraphies légendaires une lithurgie : Billy Jean, Beat it, The way you make me feel... Dur de n'être que dans un cinéma et non dans un stade où l'on pourrait danser, crier, hurler. On aurait envie de taper dans les mains... mais en même temps, on ne veut rien manquer et tout entendre, car on sait qu'on ne revivra plus ce moment.
Et dire que ce ne sont que des extraits de répétitions : génialissimes. Les concerts auraient certainement été historiques !
Le film conclut par une citation du chanteur "L'amour est éternel". En tous cas, sa musique le sera, sans aucun doute !
Comme dans un concert, la séance dure deux heures, deux heures de bonnes vibrations et d'émotions. La différence, c'est qu'à la fin, quand toute la salle applaudit comme pour un rappel, le chanteur ne revient pas, et ne reviendra plus jamais.



                                        



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Octobre 2009

Nous poursuivons notre découverte de la blogosphère littéraire. Mais aujourd'hui, nous traversons l'Atlantique pour nous rendre là :

 

 

 

Là, c'est au Quebec où vit Karine du blog "Mon coin lecture"


Partons vite faire sa connaissance !

Avant d'être Karine la blogueuse, qui étais tu ?

K : J'étais la même que je suis maintenant, je crois!! Ca va avoir l'air bizarre, ce que je vais dire parce que j'ai rencontré des gens géniaux sur la blogo (dont des gens qui sont devenus vraiment importants pour moi) et que ça m'a fait me promener en France et en Angleterre (je ne pense pas que sans le blog, je me serais décidée!), mais le blog n'a pas "changé mon quotidien".   En fait, à part ma mère et 2-3 amis, presque aucune personne de mon entourage ne sait que j'ai un blog!!  Donc, avec les vieux amis, la famille, le travail, il n'y a absolument rien de changé !  Ceux à qui c'est venu à l'oreille ont rapidement oublié ce fait et ont sans doute considéré ça comme l'une de mes "lubies" de fille un peu hors-norme !!  Parce que oui, j'en ai plusieurs, de lubies, et je passe quelque fois pour une extra-terrestre... ok... souvent, pour ne pas dire tout le temps !!  J'ai toujours été lectrice boulimique... la nuit, vu que je ne dors presque pas. Ca n'a pas vraiment changé non plus!! 
J'ai toujours adoré la musique (en jouer et en écouter), la danse (en faire surtout), le théâtre, les arts en général.  Un autre côté de moi est une miss Plein Air qui vivrait dehors dans la nature et les montagnes dès qu'il fait beau.  Sportive aussi, je fais de la randonnée, de l'escalade, du volley, du tennis... Et finalement, je suis dans le domaine paramédical donc, scientifique pour le travail (être payée pour jouer avec des enfants, c'est considéré comme "scientifique"??)!!!   J'étais et je suis toujours du genre un peu exalté, très, très enthousiaste quand je découvre un truc!!! 
 

Qu'est-ce qui t'a décidé à te lancer dans l'aventure blogosphèrique ?
K :Je voulais garder une trace de mes lectures, tout simplement.  Je me suis cassé une main en 2007 et je ne pouvais plus écrire "à la mitaine" mes "carnets de lecture", que j'ai toujours tenus.  J'ai mis le tout sur un blog, à l'intention de moi, de ma mère et de 2-3 copains "qui lisent" et qui habitent l'autre bout du monde.  Jamais je n'aurais pensé qu'il y a d'autres gens qui finiraient par lire mes bizarreries, je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais !  J'ai été la première surprise, surtout que les copains en question ne commentent presque jamais... et n'y vont presque jamais non plus !  Ils ont dû oublier!!   Il faut donc que je remercie une chute tête première dans un filet de volley ball (mais de façon soooo glamourous) pour l'existence de ce blog!!
 
Qui es tu depuis que tu es Karine la blogueuse ?
K : Ben... la même, comme je le disais! J'étais un peu bizarre et je le reste!  Sauf que j'ai une pile beauuuuucoup plus haute, des lectures plus variées, une folle envie de voir le monde - et le courage pour le faire - , des conversations hauuuuutement kulturelles et délirantes sur Facebook, un nouveau grand amour passionné, exclusif et fusionnel en la personne du Doctor Who (he's mine, au fait... ne l'oubliez pas!), des fantasmes sur un certain Ranger et sur son savon Bulgari(lui aussi, il est à moi) et quelques vrais amis supplémentaires !!!
 

Quel est tom meilleur souvenir de blogueuse ?
K :  Il y en a plusieurs... mais c'est sans doute les rencontres.  Les deux éditions de Books and the city sont de formidables souvenirs, hauts en couleur et très marquants et que dire des ballades dans Paris à discuter littérature et de l'accueil tellement, tellement généreux des blogueuses!  Cette générosité apparaît sans limite et m'étonne un peu plus chaque jour!  De plus, impossible de ne pas mentionner les visites des blogueuses chez moi (Pimpi et Yueyin... j'adoooore recevoir de la visite) et certaines ballades livresques dans Montréal, où le salon-bibliothèque de Pimpi est devenu ma résidence secondaire!!
 

L'hiver approche, il va être vigoureux chez toi au Québec. Comme certains animaux font des réserves de nourriture, fais tu des réserves de livres pour affronter l'hiver ?
K :  Ah mais il ne fait pas qu'approcher!!  C'est tout blanc, ici!!  En fait, je pense que je fais des réserves de livres à longueur d'année...  Je pense que j'ai de quoi lire pour 2 ans et demi dans ma pile qui menace d'envahir ma maison... et surtout de s'écrouler!!  Ca fait peur, hein!!!
 

Dans tes billets, tu racontes souvent tes achats de livres, qui semblent souvent une expédition. Comment, où et quand achètes tu tes livres ?
K :  Le problème, c'est justement que mon "quand" est tout à fait aléatoire!!!  Et je n'ai aucun, mais alors là aucun contrôle sur mon hémisphère droit (celui à qui le sens des mots "logique", "raison" et "économie" échappe).  Et le pire, c'est que je m'obstine véritablement avec moi-même dans une librairie... "Je veux ça - c'est trop cher - mais je le cherche depuis looooongtemps - mais tu as de la lecture pour 2 ans chez toi - oui mais il n'est pas cher... ça ne compte pas vraiment... une aubaine, non? - Plus de place toute façon - Bah... une nouvelle biblio, c'est pas si cher - Tu veux l'accrocher au plafond?  - Ben non, je vais jeter des meubles...".  ET ainsi de suite.  Et mon côté fou-fou gagne TOUJOURS!!!  Alors quand j'entre dans une librairie (je ne magasine que très rarement précisément des livres... j'arrive là par hasard et tout me saute dans les mains... c'est même pas ma faute!) avec quelqu'un d'autre, il a droit à ces réflexions.  Les deux hémisphères cérébraux!  Et j'espère fort fort que la personne me convainque d'acheter ou qu'elle se mette elle-même à dépenser... pour me sentir moins coupable!!! 
Quant au "où", j'achète en librairie anglophone, très souvent, en bouquinerie et aussi dans deux librairies indépendantes de ma région, que j'aime beaucoup mais où je dois tout commander, ou presque!!!  Bizarrement, acheter sur la toile en anglais, c'est hyper facile... en français, c'est l'enfer, ici!!!  Ne surtout pas me parler du site d'un certain magasin grande surface parce que je vais devenir méchante!!!

 
Dans tes lectures, quelle place prennent les livres québécois, français et internationaux ?
K : Bon, je vais faire un terrible aveu, je lis relativement peu de québécois.  C'est d'ailleurs un commentaire que je reçois souvent sur mon blog et comme j'ai l'esprit de contradiction très développé, ça fait pire que bien!! (Ah oui, je ne l'avais pas mentionné???  Je n'ai pas dépassé la phase du "non" et du "je veux", je crois... c'est l'influence des enfants de 2 ans que je côtoie tous les jours.  Suffit qu'on me fasse un peu la morale avec un truc pour que je fasse exactement le contraire... je déteste me faire faire la morale!).  Je lis beaucoup de littérature anglo-saxonne (j'aime l'anglais d'amour, pratiquement autant que le français... autre chose que je me fais reprocher au Québec, avec mon charmant "fran-glais"... je sais, c'est mal!) et je tente d'ouvrir de plus en plus aux autres types de littérature.  Je lis aussi beaucoup de jeunesse et les blogs m'ont fait découvrir la littérature française davantage!

 
Selon toi, quel est l'auteur Québécois peu connu qui mériterait une renommée internationale ?
K : Ok, je peux jouer mon joker???  C'est honteux comment je ne connais rien du Québec!!!  Vraiment!!!  Mes derniers coups de coeur ont été "Entheos", de Julie Gravel-Richard et "La route des petits matins" de Gilles Jobidon.  "Aliss", de Patrick Sénécal, vaut aussi le détour!!!
 

Si tu devais passer tout un hiver seule dans un chalet reculé dans le grand nord canadien, quels sont les trois livres que tu emporterais ?
K : Ok...
J'apporterais l'oeuvre intégrale de Dickens (oui oui, ça existe... j'espère juste qu'il y a l'électricité dans ce chalet du grand nord car c'est écrit tout tout tout petit!!!)  Autant en emporte le vent aussi, parce que ça a 1000 pages et que je peux y rêver des heures (Rhett, soupir***  Je jure que moi, je saurais l'aimer comme il le mérite!!) et la série Angélique, parce que je ne l'ai pas finie et que l'idée de certains personnages m'aiderait probablement à me réchauffer un peu (Joffrey, Philippe... je ne suis pas difficile!!)
 

Comme je suis gentille, durant tout cet hiver, je t'octroie la visite d'un auteur avec qui tu pourrais passer une journée. Qui inviterais tu à te rejoindre dans ce chalet ?

K : Charliiiiiiiie!!!!!  *love* J'aimerais vraiment discuter avec Dickens et qu'il me raconte son époque de vive voix, à sa manière que j'aime tant et avec le petit accent British que lui suppose!!  Il paraît que ses lectures étaient géniales.  Mais bon, comme je n'ai qu'à demander au Docteur de m'y amener en Tardis, ça ne compte pas vraiment (oui oui, j'ai une façon toute personnelle de comptabiliser les choses et de concevoir les règlements!).  Comme alternative, je choisirais Jasper Fforde... il me semble qu'avec son imagination débridée et son esprit complètement loufoque, on ne doit pas s'ennuyer!!!  Qui sait, il m'amènerait peut-être un dodo!!!  Je veux un dodo, modèle AVEC ailes!!!
 
Merci pour ces questions, Géraldine!  C'est très gentil de ta part de penser à moi!  J'espère que je n'ai pas trop dérapé!!!  Vilaine habitude, chez moi, que le dérapage!!



                                                  merci        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 25 Octobre 2009

Synopsis : Au cours de sa mission à Daisy Town, la ville qui l'a vu grandir, Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", va croiser Billy The Kid, Calamity Jane, Pat Poker, Jesse James et Belle...


Avec : Jean Dujardin, Mickaël Youn, Sylvie Testud, Alexandra Lamy, Daniel Prevost...







                                           
Mon humble avis : Ma culture BD est proche du néant,  mais tout de même, j'ai grandi avec les aventures de Lucky Luke.  Aussi, j'attendais avec impatience cette adaption cinématographique de cette cultissime BD. Avec impatience et sans doute aussi exigence très maigrement récompensées.
Certes les comédiens sont tous impeccables dans leur rôle. Manifestement, ils se sont tous bien amusés. J'ajouterai même une mention spéciale pour Mickaël Youn en Billy the Kid déjanté... et pourtant, je ne suis pas du tout cliente de cet acteur. Comme quoi, je sais tout de même rendre à César... Quant à Jean Dujardin, la démarche de cow boy lui va comme un gant.
Les paysages (sud américains voire Argentins) sont splendides et magnifiquement mis en valeur. La nonchalance, la chaleur de plomb et la langueur de l'ouest américain et des western est stupéfiante de réalisme. Voilà les quelques arguments qui m'ont fait attribuer deux étoiles indulgentes à ce film, car l'intention était bonne....
J'ai détourné votre attention et vais maintenant pouvoir vous prendre par surprise en dégainant plus vite que mon ombre. On va dire que j'ai un barillet de 6 balles !

Film passablement ennuyeux, des longueurs, hou des longueurs.... PAN 1
Un ensemble caricatural... PAN 2
Des gags qui n'atteignent pas souvent leur cible... PAN 3
Un scénario baclé avec un résultat confus... PAN 4
Un personnage de Lucky Luke qui manque de relief, bref un peu fade et léger... PAN 5

Mais où sont donc les Daltons et Rantamplan ???...PAN 6

 

Quand je m'approche de ma cible, j'en conclus que ce film plutôt vide est brillament portés par des acteurs qui ont fait ce qu'ils ont pu, bien aidés par les paysages grandioses... Ca se laisse donc regarder.

 


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Octobre 2009

Roman - Editions Points - 199 pages - 6 €

Résumé : Vivants ou morts, présents ou rêvés, Elie Wiesel rassemble des personnages au pied du Mur des lamentations et les ancre dans l´un des événements majeurs de l´histoire d´Israël: la guerre des Six Jours. Devant ce mur, les mendiants parlent, commentent et témoignent de la prise de Jérusalem. Aux histoires et légendes se mêlent les récits d´holocauste et des temps d´occupation.
Jérusalem est au centre des débats : ceux qui les écoutent repartent plus riche d´une foi et d´une histoire éternelle.






                

Mon humble avis :  Pourquoi, mais pourquoi suis-je allée vers ce livre ? Lors de la rentrée littéraire 2008, quelques émissions culturelles avaient consacré des reportages sur son auteur, Elie Wiesel. Cet homme m'a tout de suite intriguée et son discours captait mon attention. Qui plus est, Elie Wiesel, auteur américain de langue française, rescapé de la Soah, a été prix Nobel de la Paix en 1988. Aussi menu soit il, cet homme ne peut être qu'un grand monsieur.  Et, cerise sur le gâteau, ce roman a reçu le prix Médicis en 1968.
Un an et quelques 199 pages plus tard, je déchante. Non que je remette en cause la grandeur d'âme de l'auteur, loin de là. Par contre, je me questionne sur la dimension "tout public d'un tel ouvrage". C'est vrai, j'ai un peu honte de n'octroyer qu'une étoile à un prix Nobel de la paix... alors, je me dis que peut-être, ce livre volait dans une stratosphère si haute et inaccessible pour moi que je n'y a rien compris...et pas apprécié grand chose.
Il est question ici d'Israël, de la guerre des 6 jours, de la peur, du courage, de la délation, du judaïsme, de la force du rire, de la fraternité des soldats, des combats... Et cela se passe près du Mur des Lamentations. C'est en tout cas ce qu'il m'a semblé. Mais le tout est traité d'une façon si singulière, si vaporeuse, qu'il est impossible de savoir et de retenir qui est qui, et qui existe vraiment. Les personnages eux mêmes s'interrogent d'ailleurs sur l'existence de certains d'entre eux. De digressions en je "va-je-viens" dans le passé, le présent et l'avenir, on ne sait même plus où l'on est, ni dans quelle époque, ni dans quel sujet...
Hélas la curiosité culturelle n'est pas toujours récompensée et peut parfois devenir douloureuse. Il en fut ainsi avec ce livre. J'en suis sortie abrutie et saturée d'incompréhension (sensation qui ne m'est pas sans rappeler celle ressentie à la lecture du Rapport de Brodeck). Je me suis accrochée, mais ce livre était à deux pas de rejoindre la case (pourtant pas bien pleine), des abandons.

Heureusement, quelques belles citations et réflexions :

" La connaissance et la douleur vont de pair. Plus on sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l'immensité du mal".

" C'est qu'il est facile de s'aimer les uns les autres, il est même facile d'aimer nos ennemis ; plus facile que de s'aimer soit même".

                                             




DAL PAL : 86 - 8






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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 23 Octobre 2009

LE HOGGAR, DES FORMES SURPRENANTES !!

Même si la nature a bien des pouvoirs, il y a des moments où l'on se demande s'il n'y a pas de magie cachée tant les formes des roches sont parfois surprenantes. Elles laissent libre cours à notre imagination. On s'amuse ainsi souvent à comparer tel rocher avec tel animal. C'est splendide, il y a forcément un long travail d'artiste derrière cela ! Madame Erosion sans doute ? Monsieur Temps ?














































































































































                         Et une fois n'est pas coutume, une photo de moi !

                                                                    

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 22 Octobre 2009

A 16 ans, Yaël Konig recevait le prix de poésie de France. Depuis, elle a suivi un parcours ecclectique. Tour à tour Enseignante de littérature, puis proviseur de lycée, psychothérapeute, et dans le même temps écrivain, journaliste littéraire, directrice de collection, éditrice, productrice radio, elle est aussi éditrice aujourd'hui, chez les Editions Yago.
"
Les hommes mariés ne font pas les nuits douces" est son sizième roman.  Et à ce sujet, Yaël König a accepté de répondre à quelques questions que voici








Et si vous commenciez par vous présenter. Ainsi, nous saurions ce qui vous qualifie le plus dans votre parcours "multifonctions" !
YK : Allons-y!
J'ai appris à lire et à écrire à 4ans et demi (merci maman!) et aussitôt j'ai écrit sans discontinuer. Je peux encore montrer des textes écrits vers 8, 9 ans ! Je ne vivais déjà que pour écrire ! Je me souviens parfaitement bien de mon premier livre (Le Petit Larousse Illustré pour enfants), mais plus du tout de mon premier jouet...!
Joseph Delteil, académicien, qui est tombé par hasard sur mes poèmes lorsque j'avais 15 ans, m'a quasiment poussée à les présenter au concours de Poésie de France: je croyais ce monde merveilleux interdit pour la gamine que j'étais! Et c'est ainsi qu'à 16 ans j'ai eu le 1er prix de poésie de France. Les professionnels du livre m'ont incitée à quitter ma ville de province pour venir écrire et poursuivre mes études à Paris, mais mes parents ont refusé: Paris était pour eux une ville de perdition !
Dans le même temps j'ai fait des études, parcours obligatoire selon ma mère, qui m'ont amenée à des diplômes de Lettres, d'histoire, d'anglais, de psycho. J'ai enseigné la littérature, tout en étant journaliste littéraire presse écrite et radio. Je me suis régalée !
J'ai aussi passé le concours de proviseur et ai dirigé un lycée pendant 2 ans, tout en étant psychothérapeute, avant de décider de lâcher la proie (Education nationale!) pour l'ombre (écriture !)
Je ne l'ai jamais regretté: j'aime écrire et lire plus que je ne saurai jamais dire.
 
 
Comment est né l'idée de votre dernier roman "Les hommes mariés ne font pas les nuits douces" ? YK : Comme naissent tous mes romans: j'écoute autour de moi. Je suis une éponge, les gens se confient aisément, ils savent que je suis muette et discrète. J'ai eu des amies qui ont beaucoup souffert de ce genre de situation; des amies intelligentes, ouvertes, mais qui se sont laissé prendre par des espoirs fallacieux, et qui en "ont bavé"...
 
Quelle part de vous y a -t-il dans le personnage d'Alicia, femme passionnément amoureuse de Joris, un homme marié ?
YK : Notre différence, c'est que j'ai toujours refusé un amour adultère. Notre ressemblance, c'est la force de nos sentiments.
 
Joris promet beaucoup et agit peu voire pas du tout, bref, il s'avère bien décevant. Finalement, aimez vous ce personnage et lui trouvez vous des excuses à son comportement ?
YK : J'ai voulu présenter un homme "bien", qui tombe amoureux alors qu'il ne s'y attend pas. Je ne voulais pas d'une caricature falote. Joris aime Alicia de toute son âme, mais elle arrive dans une vie pleine, et il ne sait pas comment faire, il évite même de lui dire qu'il est marié, il ne veut pas perdre sa femme et encore moins perdre Alicia: vaste problème ! C'est pourquoi sa lâcheté le rend vite antipathique. Je ne l'aime ni ne le déteste: je l'observe vivre sa vie. Mais si je le rencontrais en réalité, je ne lui ferais aucunement confiance.
 
L'homme marié dit à sa maîtresse : "Tu as la meilleure part de moi". Selon vous, quelle est la meilleure part d'un homme ?
YK :Le contraire de ce qu'avance Joris: c'est à dire non pas des moments d'éblouissements passionnels, mais au contraire l'intimité chaleureuse et constante, la certitude, la confiance, l'échange transparent.
 
Etes vous d'accord avec moi lorsque je dis que votre roman chorégraphie la lâcheté des hommes et la bêtise des femmes ?
YK : Totalement.
Mais j'ajouterai que l'expérience des uns ne sert jamais aux autres: il faut comprendre (et accepter!) que l'être humain fonce tête baissée dans la souffrance en croyant qu'il (ou qu'elle!) fera mieux que ses voisins!
 
Même question à propos de mon dernier adage : "Mieux vaut avoir un amant qu'être la maîtresse" ?!!
YK : Un amant libre et une femme mariée? Ma foi, l'idée me plaît... Sauf que les douleurs viendront de toute façon, et que pour ma part, le moindre mensonge me collant de l'urticaire, il faut que je prenne soin de ma santé !!!
 
Si vous deviez réécrire ce livre en inversant les sexes des personnages principaux... Un homme qui devient l'amant du femme mariée... Est-ce que cela pourrait donner "Les femmes mariées ne font pas les nuits douces". Quelles seraient les principales différences entre les deux romans ?
YK : Le titre pourrait convenir : mais le roman ferait deux pages à peine, car la femme serait prompte à prendre une décision !
 
Vous êtes aussi éditrice... Quels conseils donneriez vous à un auteur inconnu qui souhaite se faire publier ?
YK : D'acheter une tonne de kleenex pour éponger les effets décevants des réponses négatives ! La France est un pays où tout le monde écrit, dès lors qu'il possède un clavier d'ordinateur. C'est dommageable pour les écrivains en herbe qui sont mis dans le même sac. Chez Yago, nous lisons tout, nous respectons les manuscrits qui nous parviennent, mais il faut honnêtement ajouter qu'au vu des tonnes qui nous parviennent, les bras nous en tombent parfois. Pour autant, nous lisons tout, absolument tout, et donnons toujours notre réponse le plus vite possible.
 
Quels sont vos critères de sélection pour éditer un livre ?
YK : L'intérêt du contenu, bien sûr, mais aussi, et surtout, la qualité d'écriture. Un livre mal écrit ne trouve aucune grâce à nos yeux.

Qu'est- ce qui est rédhibitoire et qu'est-ce qui, au contraire, vous enthousiasme ?
YK : Les gens qui nous envoient le résumé d'une histoire qu'ils n'ont pas écrite mais qu'ils écriront si on leur signe un contrat ne font pas affaire avec nous, de plus leur culot me sidère: il faut tellement être humble en littérature ! Editer un livre, c'est une rencontre profonde, humaine avant tout: nous ne sommes pas des fourbisseurs d'egos surdimentionnés ! Ce qui nous enthousiasme ? Un écrit en forme de perle, que nous allons nous attacher à faire étinceler et à faire connaître.

Recevez vous beaucoup de manuscrits par la poste ?
YK : Oui, et nous les prenons en considération de la même manière que ceux que nous remettent certains de nos auteurs, ou des amis d'amis, etc.

D'ailleurs, l'envoi postal est il encore, selon vous, une première étape incontournable pour se faire éditer ?
YK : J'aimerais que ce le soit, plutôt que le copinage et le piston !
 
Question récurrente à chacune de mes interviews : Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
YK : Je suis une lectrice assidue, je lis même en faisant la queue à la caisse du supermarché !
Mes trois derniers coups de coeurs?
  • Sotah, de Naomi Ragen, aux éditions Yodéa: un livre magnifique, pur et dur, une merveille!
  • Le bateau-usine, de Kobayashi. Un chef d'oeuvre, un événement littéraire!
  • Iles tragiques, chez Flammarion. Des histoires vraies, fascinantes, où l'âme humaine est mise en exergue par le monde clos des îles.
 
Voilà, chère Géraldine.
Encore merci de votre intérêt, de votre implication. Je vous envoie mes plus belles pensées dominicales.
Amicalement,
Yaël

                                                       Merci
                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 20 Octobre 2009

Roman jeunesse - Pocket Junior - 262 pages -


Résumé : Dans la Hollande du XIXème siècle, deux enfants à la poursuite de fabuleux patins. Réédition très attendue d’un best-seller international, texte intégral annoté par des enseignants. À partir de 11 ans.
À l’origine, en 1865, l’auteur des Patins d’argent est Mary Dodge, une jeune américaine spécialiste des magazines pour l’enfance aux Etats-Unis. La version donnée par Pocket Junior est celle de P.J. Stahl, traducteur adaptateur, pseudonyme derrière lequel se cache le plus grand éditeur du XIXème : Hetzel



Pour la littérature jeunesse et l'avis des ados, je fais appel à mes nièces.




L'avis de Camélia, 13 ans : Hans et Gretel Brinker sont frère et soeur. Ils vivent en Hollande au XIXème siècle. Pauvres, ils vivent seul avec leur mère, leur Père étant malade depuis 10 ans. Le plus grand rêve de Gretel est d'avoir un jour de beau patin afin de remplacer les siens que son frère lui a fait tout en bois ne pouvant lui en offrir des vrais. Un jour, Hans rencontre sur le canal le plus célèbre docteur d'Amsterdam qui guérira son père. Ce dernier permet à la famille brinker de retrouver la richesse en dévoilant l'emplacement de l'argent qu'il avait caché avant l'accident fatal qui lui fit perdre la mémoire.
Grace à son frère qui lui offre de vrais patins Gretel participe à une course sur le canal gelé. Le vainqueur remportera une merveilleuse  paire de patins d'argents. La fillette sort victorieuse du concours. Monsieur Brinker, ayant recouvrer la mémoire permet au docteur de retrouver son fils perdu il y a bien longtemps.
 
Cette roman m'a plu mais l'histoire est longue et très détaillée. Ce livre permet de découvrir l'univers qu'est la Hollande et de comprendre les problèmes auxquels le pays devait faire face à cette époque.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Octobre 2009

Par Toutatis ! ... La lecture numérique s'affirme enfin. Ils sont fous ces gaulois ?!
Il paraîtrait que le livre en support papier est amené à disparaître. Quel cauchemard ! Mais qu'en est il exactement ? Il y a quelques mois, en lisant "Le point", je suis tombée sur un article aussi intéressant qu'actuel. En voici les extraits les plus significatifs :


"On voulait y croire. La révolution du papier semblait inéluctable. Et pourtant, depuis le baptême du premier livre électronique-le Cytale, d'Erik Orsenna-au début de ce siècle, le petit monde de l'édition évolue nonchalamment. Cette ardoise en couleur, connectée au Web, pourtant promise à un grand avenir selon l'académicien, a bel et bien sombré avec la bulle Internet. Peut-être pour mieux renaître de ses cendres sept ans plus tard. En tout cas, au Salon du livre 2009, on a pu découvrir pléthore de liseuses numériques. La technologie a fait des progrès avec l'utilisation généralisée de l'encre électronique (e-Ink), donnant à l'écran l'apparence de la feuille imprimée sans la moindre consommation d'énergie.

Mais c'est du côté des grandes maisons d'édition que les mentalités ont finalement évolué. Empêtrées dans leurs modèles économiques d'antan, elles refusaient de basculer dans l'ère numérique. En cause, la crainte d'une baisse de leurs royalties (10 à 15 % du prix facial d'un livre) et la perte de leur commission de distributeur en librairies (8 à 15 %). Résultat, on ne pouvait jusqu'à présent télécharger que des livres gratuits et tombés dans le domaine public (publiés avant 1923).

Mais la pression conjuguée des « nouveaux entrants », géants de l'Internet (Amazon, Google) et de l'électronique (Sony, Apple), va changer la donne. Hachette propose des nouveautés littéraires en téléchargement sur le site de la Fnac. Gallimard numérise son fonds à grand train (30 000 ouvrages/an). En novembre, la prestigieuse maison s'associera à La Martinière/Seuil pour déployer une plate-forme de distribution de milliers de livres récents. Enfin, cet automne sera marqué par l'arrivée sur le Vieux Continent du tant attendu Kindle, la liseuse numérique d'Amazon.


Horizon prometteur

En France, les revenus tirés de livres numériques restent encore faibles-30 à 40 millions d'euros, soit 1 % du chiffre d'affaires des éditeurs de livres. Aux Etats-Unis, la seule vente de livres téléchargeables atteint 45 millions de dollars. Imitant le modèle de distribution d'Apple avec son iPod, Amazon bouscule le pré carré de l'édition. Le Kindle 2, qui « devrait trouver un demi-million d'acquéreurs cette année », selon Imran Khan, analyste chez JP Morgan,permet d'accéder à des ouvrages vendus à un prix unique, 9,99 dollars. Soit 20 % de moins que l'équivalent papier.



En France, la baisse n'est que de 10 % « par rapport à la version classique, et non à celle de poche », rappelle Guillaume Lejeune, responsable des ventes chez Bookeen. En cause, la TVA à 19,6 % sur ce type de produit, contre 5,5 % pour les ouvrages classiques. Et c'est là que le bât blesse. Selon une récente étude réalisée par Harris Interactive/Fnac, les trois quarts des sondés estiment que le prix des livres numériques devrait être en moyenne 40 % moins élevé que celui des livres classiques. On en est très loin, même si la situation est amenée à changer.


Les ministres des Finances de l'Union européenne ont en effet accepté d'ajouter le livre audio dans la liste des produits qui bénéficieraient d'une taxe à taux réduit. Alors, pourquoi pas le livre électronique ? Le plus apporté par Amazon à ses e-lecteurs, c'est avant tout un catalogue riche de 240 000 titres, de blogs, d'articles de presse ( New York Times, Time Magazine ). Sony vient de lui emboîter le pas en concluant un accord avec Google pour porter sa bibliothèque numérique à 600 000 ouvrages pour son e-Reader PRS-505. Le japonais, qui n'a écoulé pour le moment que 400 000 unités dans le monde, espère ainsi rattraper son retard. Les utilisateurs attendent un catalogue plus étoffé « en nouveautés récentes et concomitantes avec les sorties papier ».


Téléphones et streaming

Tous les constructeurs annoncent la sortie imminente de leur propre liseuse : du coréen Samsung (tablette Papyrus) au néerlandais Polymer Vision (lecteur de poche Readius), en passant par l'allemand Endless Ideas (Bebook) ou encore le français SFR. Même les téléphones s'y mettent. Cyberlibris propose pour l'iPhone sa bibliothèque de livres avec formule d'abonnement mensuel dès 3 euros/mois. SFR mais aussi Choyooz ont démontré que la BD pouvait également s'accommoder de petits écrans. Ce dernier propose d'ailleurs un catalogue de mangas adapté au format d'autres téléphones. Pour Bertrand Morisset, commissaire du Salon du livre, si les recettes du livre numérisé sont encore réduites, à moyen terme 20 à 30 % des livres se dématérialiseront sur des supports mobiles." (Le point, le 9/04/09)

                                                              
                                                                                                                        

                                   

La froideur de l'acier ou la chaleur du papier ? Faut il forcément suivre son époque ? Faut il savoir évoluer ? Pour vous, quel avenir pour le livre ?... Faites votre choix , prononcez vous par un commentaire !
                                                 

                                                                    

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 18 Octobre 2009

Roman - Editions Yago - 247 pages - 18 €

Rentrée littéraire


Résumé : Un coup de foudre, et commence la plus vieille histoire du monde. Entre Alicia et Joris, c'est d'emblée l'amour fou, absolu, évident. Mais Joris est marié... Se noue alors une relation difficile mais passionnante, faite d'avances timides et de ruades d'impatience, ponctuée de mensonges inévitables. Mais faut-il consentir à la dissimulation ? Ce roman aux scansions poétiques et aux dialogues incisifs, met à nu les joies et les blessures de l'amour adultère avec un talent d'orfèvre.
















 

                                        
Mon humble avis :Voici un très beau roman, inhabituel dans mes lectures, puisqu'il s'agit ici du récit d'un adultère. Alicia, qui s'était promis de ne jamais briser un couple, entame une relation avec Joris qui lui cache son mariage dans un premier temps. La passion s'enflamme et l'attente ne fait que commencer. Alicia attend que Joris quitte sa femme comme il le lui promet. Cette expectative va durer tout au long du roman, entrecoupée d'incessants " Je t'aime moi non plus". Vous me direz, n'est- ce pas hardi de décliner ce sujet sur plusieurs centaines de page ? Si, ça l'est, indubitablement. Au début, j'ai craint de me lasser, voire de m'ennuyer. Et bien non, car cette histoire adultérine est admirablement bien traitée et analysée. L'auteur écrit avec un réalisme saisissant. Et pour cela, la répétition des promesses déçues étaient incontournables, car nul ne doute que cela se passe ainsi dans la vie. On aime passionnément avec Alicia, on espère, on souffre, on jalouse, on croit, on doute, on enrage, on déteste pour ne plus aimer. Certes, on ressent souvent l'envie de saisir Alicia et de la secouer comme un prunier pour lui dire : "Hé, réveille toi ma fille, cet homme se paie ta tête depuis le début". Mais pourtant, on replonge avec elle. Car quiconque a déjà aimé sait que l'on ne sort ni facilement, ni indemne d'une passion aussi obsessionnelle. Les conséquences dévastatrices d'une telle relation sont mises en scène et en mots avec brio. L'écriture est soignée, minutieuse, habillée d'envolées lyriques et poétiques. Oui, ce livre est aussi un hymne à l'amour, même si celui ci est défendu. Les personnes en manque d'idées pour écrire une lettre enflammée à leur dulciné(e) trouveront ici une source d'inspiration d'une émouvante valeur.
Je me suis souvent identifiée à l'héroïne dans ses élans comme dans ces désespérances. En toute immoralité, j'ai plus d'une fois pensé qu'il valait mieux avoir un amant qu'être la maîtresse. Car celui qui "a" semble plus souvent maître du jeu que celui qui "est".
J'ai aussi perçu dans ce récit comme un tango entre la lâcheté des hommes et la bêtise des femmes. Ma remarque est elle sexiste ? Sans doute, je me demande comment aurait évolué l'histoire si Alicia avait été un homme. Il faudrait poser la question à l'auteur ! Ca me donne une idée... A suivre !


" Si vous voulez vous débarasser de votre maîtresse, épousez la."


Je remercie
Gilles Paris pour cette agréable lecture.



                                                                            

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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