Publié le 14 Avril 2010

Récit - Collection Folio - 220 pages - 5.60 €

 

Résumé : C'est l'histoire d'un incroyable mensonge qui finit dans le sang. Pendant dix-huit ans, Jean-Claude Romand a fait croire à tout le monde, même à ses proches, qu'il avait réussi ses examens de médecine, passé l'internat et qu'il était devenu chercheur à l'OMS. En réalité, il passait toutes ses journées, silencieux et clandestin, sur le bord des autoroutes. En janvier 1993, le faux médecin assassinait sa femme, ses enfants et ses parents.

Emmanuel Carrère reprend ce véritable fait divers, reconstitue l'affaire Romand, la décortique, l'explore. L'auteur a rencontré les amis et l'avocat de Romand, suivi son procès puis il a établi une correspondance avec lui.

 

                                    -toile3.jpg

 

Mon humble avis : J’ai lu ce livre dans le cadre d'un challenge/ lecture commune "découvrir un auteur" organisé par Pimprenelle. Ce mois, ci, nos billets portent sur Emmanuel Carrère. Un auteur que je ne connaissais que par son nom et sa bonne réputation. J'ai donc choisi "L'adversaire", livre dont j'avais lu des billets intrigants. Hélas, je pense que mon choix n'était pas idéal pour découvrir un écrivain car il s'agit ici d'un récit, celui de la vie de Jean Claude Roman, qui vécut 18 ans dans le mensonge en ce faisant passer pour médecin chercheur pour l'OMS et qui finira par assassiner ses parents, sa femme et ses enfants. Ce fait divers avait ébranlé la France dans les années 90. Certes, Emmanuel Carrère se révèle ici un excellent narrateur de cette affaire, tout aussi bon "metteur en scène" de cette triste tragédie pour la transposer dans un livre, non sans un certain suspens, même si la fin est connue de tous. C'est sans doute le plus grand talent développé dans cette œuvre : tenir le lecteur en haleine avec une histoire dont tout le monde connaît la fin, en gardant une certaine distance et objectivité et surtout sans voyeurisme malsain. Mais ce n'est pas avec ce type de récit que l'on peut prétendre connaître un auteur. Car ce que j'admire le plus dans le travail des romanciers, c'est justement l'aspect créatif de l'histoire....

Néanmoins, l'écriture est plaisante et j'ai apprécié l'évocation des démarches de l'auteur pour parvenir à transcrire ce drame. Emmanuel Carrère partage avec le lecteur ses doutes et ses hésitations. Et comme lui, je dirais que l'on a du mal à se forger une opinion précise à propos de Jean Claude Roman : Etait-il malade, fou, terriblement malheureux ou simplement mais terriblement machiavélique. A t-il dupé tout le monde jusqu'au bout ou était il victime d'une maladie psychiatrique.... je suis d'ailleurs étonnée qu'un tel personnage n'ait pas été déclaré non responsable de ses actes lors du procès.... Mais dans le doute... Oui, il subsiste à la fin de se livre un terrible doute que l'auteur laisse délibérément, par plaisir sadique ou parce que lui même n'a pas la réponse ? Je penche pour la deuxième hypothèse.

Un petit bémol tout de même, j'aurais aimé qu'Emmanuel Carrère approfondisse un peu plus la solitude quotidienne et psychologique qu'à du vivre Jean Claude Roman durant toutes ces années. Que faisait-il de ses journées ? N'est-ce pas cette solitude qui aurait fini par le rendre fou ?....

Un livre intéressant, mais qui ne me suffit donc pas à me faire une idée sur l'œuvre d'Emmanuel Carrère.... Une autre lecture est donc à prévoir !!!

 

 

 

                                            challenge ABC

                                                           C

 

Nous sommes 23 participantes à cette découverte, donc sur chacun de ces blogs aujourd'hui, un billet sur un livre d'Emmanuel Carrère.

Moka - Stephie - Clara - Zorane - Evertkhorus - Vanounyme - Lili - Penny Lane - Calypso - Mirontaine - Lou - Cynthia - Caro - MrsPepys - Marie L - Géraldine - Lasardine - Aurore - Cacahuète - Djak - Lancellau - Maggie - Pimprenelle .

  

DAL PAL 103 - 25

42823900_p.jpg

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 12 Avril 2010

Synopsis : Lucien Paumelle a toujours eu des convictions fortes. Médecin retraité, il reste un homme d'action, réputé pour son implication dans de nombreuses causes humanitaires.
Son engagement le conduit jusqu'au mariage blanc avec une jeune femme moldave, Tatiana, pour lui éviter l'expulsion.
Mais ses enfants, Babette et Arnaud, s'aperçoivent rapidement que le comportement de leur père n'a plus grand-chose à voir avec les principes qu'il a toujours prônés : malgré ses 80 ans, Lucien aurait-il succombé au charme de sa flamboyante épouse ?
Tandis que Tatiana et sa fille prennent leurs marques chez les Paumelle, le chaos s'installe dans le quotidien de Babette et Arnaud.
Bientôt, ce sont toutes les relations familiales qui sont à redéfinir...

 

 

Comédie avec Karine Viard, Fabrice Lucchini, Michel Aumont, Valérie Benguigui, Véronica Novak

 

 

  

 

                             -toile4.jpg

 

 

Mon humble avis :  Un film qui n'est pas ce pour quoi on le fait passer.... Vous pas comprendre ? Moi vous expliquer !

En lisant le pitch, en voyant la bande annonce au cinéma, on s'attend à une simple comédie, ou à une comédie de plus diront d'autres. Et bien pas du tout, ou plutôt pas que cela. Certes, on rit beaucoup, surtout au début, alors que réparties cinglantes suivent des situations cocasses et ainsi de suite. Puis, ce qui n'aurait pu être qu'une bonne blague change de ton et nous mène presque au bord du drame, voire tourne au tragique. Ainsi, tous vos sentiments et sensations sont appelés à réagir en voyant ce film : le rire, les larmes, les réflexions....

Réflexions une fois de plus sur le sort des sans papiers, ici le cas du jeune roumaine et de sa fille. Le film vous demande où se trouve la limite entre l'escroquerie et la véritable détresse.... et que faire lorsque cette limite n'est pas si nette finalement. Autre sujet du film : le choix de disposer de sa propre vie lorsque l'on a 80 ans, de faire ses choix, de se bercer d'illusion, d'être dépassé par les événements, d'y croire encore et de dépasser les limites. Enfin, jusqu'où peut on aller pour se protéger....

J'ai beaucoup aimé aussi le rapprochement entre Karine Viard la soeur et Fabrice Lucchini le frère... On règle ses comptes, on reparle du passé, des jalousies, des impressions de préférence des parents, de la difficulté d'être la fille modèle ou le vilain petit canard. Ces séquences ont trouvé un bel échos en moi.

Toute cette histoire est magistralement orchestrée par Anne Le Ny. Pas de temps mort et la réalisatrice vient vous chercher et vous interroge...

Enfin, que dire des acteurs.... Ils sont tous excellents, c'est normal me direz vous, ils ont cette réputation. J'adore Karine Viard, qui ressemble à une femme normale. Et je suis fan de Lucchini. Sauf qu'ici, ses détracteurs ne trouveront rien à dire. En effet, dans ce film, tout en sobriété, Lucchini ne fait pas du Lucchini, il interprète simplement le rôle qui lui est donné avec beaucoup de justesse et d'émotions.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Avril 2010

soan-092.JPGSi vous pensez que les blogueuses littéraires n'ont que les livres en commun, vous vous trompez. Et oui... il n'y a pas que les bouquins dans vie et ceux ci ne sont pas les seuls à provoquer émotions et sensations. Figurez vous qu'il y a aussi la musique. C'est d'ailleurs en me baladant sur la blogo que je suis arrivée sur le blog de Canel. Non seulement j'y apprends que Soan a sorti un album, mais aussi qu'il est en tournée et passe bientôt à 15 km de chez moi. Un petit tour par You Tube pour écouter l'artiste en question et me voilà heureuse propriétaire de l'album "Tant pis", avec entre les mains, le sésame : une place pour le concert de Liffré.  Je ne connaissais pas encore Canel, mais il a été tout de suite convenu que nous irions ensemble au concert, accompagnées aussi de Mr Canel !

Mais peut-être ignorez vous qui est Soan ? C'est le dernier gagnant de la Nouvelle Star, percé, tatoué et portant des jupes ! Là, j'entends la plupart d'entre vous ricaner et je dis stop ! On ne peut le contredire : cette émission a découvert de sacrés phénomènes, talentueux et à fortes personnalités des dernières années : Christophe Willem, Julien Doré, Amandine, et Soan qui n'a rien à envier aux précédents lauréats.

 

 

 

Le 9 avril est enfin arrivé et depuis, j'ai fait connaissance de Canel lors de notre journée au Festival Rue des Livres à Rennes. C'est donc un plaisir de se retrouver.... et bien sûr avant que le concert commence, nous papotons bouquins et blogosphère, malgré notre impatience à entendre notre idole chanter.

 

Enfin le concert commence. Soan chante ses chansons les plus rocks et déjà je regrette que la salle soit en places assises ! Comme j'aimerais bouger, chanter, danser...

 

4367438027 7957771234

 

Chanteur et musiciens assurent le show. C'est sûr ça balance, ça envoie, c'est trop bon ! Soan saisit tantôt sa guitare, tantôt une clope, tantôt une canette de bière. S'il le pouvait, je pense qu'il prendrait les 3 à la fois. Dans son allure de rebelle, on devine un timide qui se cache derrière sa panoplie et sa clope... Tout fumeur sait qu'une clope donne une constance....

Les chansons de l'album, véritables pépites d'or, défilent les unes après les autres. Seul reproche, récurrent pour tous les concerts, la musique est trop forte par rapport au micro de Soan... De ce fait, les paroles sont souvent difficilement perceptibles, alors que...

4367434915_2d5cc72508.jpg

 

 

Les paroles des chansons de Soan sont fortes comme des diamants bruts mais travaillées comme une rivière de diamants. Magnifiques, jeux de mots, des rimes très riches, moult allitérations, de la poésie tantôt onirique, tantôt d'un réalisme noir. Bref, des textes bouleversants, très recherchés, aboutis, écrits à la perfection.

Et qui plus est, ces textes sont servis par une musique aux rythmes envoûtant, très recherchés aussi, entraînants et pas faciles à suivre du tout si vous voulez chanter avec lui.

J'admire sa façon d'interpréter des paroles que je ne parviens, malgré mon entraînement de ses dernières semaines, qu'à baragouiner...

 

Autre bémol... La superbe chanson "Emily" est interprêtée façon plus rock avec les amplis à fond. Elle aurait gagné en émotion à être interprêtée de façon intimiste, accoustisque, juste Soan et sa guitare.

 

Soan, c'est un mélange de Noirs Désir, Des têtes raides, de Louise attaque, de Brel, de Brassens avec, bien sûr, the Soan Touch, ce qui en fait un artiste accomplis, original et unique avec un univers bien à lui. Certains lui reprochent son air torturé qui crache dans la soupe.... Moi, il me touche, il me bouleverse.4368186656_ab3e394c39.jpg

L'écouter sur scène m'a fait dresser les poils, m'a serré la gorge et noué le ventre. Que d'émotions, surtout lors du premier rappel, quand Soan revient seul sur scène avec sa guitare.... Reprises, indédits ou anciennes chansons, un ange passe, même si le diable n'est pas loin. Toute la salle est debout et réunie devant la scène, respectueusement. Pas de hurlements hystériques. Un silence qui en dit long sur la fascination qu'excerce le jeune chanteur sur son publique. Juste de l'écoute. Le temps s'arrête, nous sommes en appesanteur.... Le chanteur excelle, il est sommet de son art, ses chansons transpirent de lui. La musique intimiste est ce qui lui va le mieux, selon mon propre goût.

Indéniablement, un grand artiste est né, un grand rocker,  la provoc', un grand mélodiste, un excellent poête et avant tout, un homme à la sensibilité à fleur de peau avec un sourire charmant. Alors évidemment, avec son allure et certains de ses propos pas forcément bien interprêtés, avec son franc parler, il en agace certains. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde. En tous cas, vous l'aurez compris, moi j'aime et je le dis.

 

Bon, c'est pas tout, mais même alors que le concert est terminé, notre soirée ne l'est pas. Avec Mr et Mme Canel, nous papotons "Soan, concert, livres et blogoshère" jusqu'à extinction des feux du parking avant de nous séparer, des souvenirs plein la tête

 

Quelle excellente soirée, merci Soan et merci Canel !

 

Maintenant, quelques chansons.... N'hésitez pas à aller faire un tour sur You.tube, cela vous donnera peut-être l'envie d'acheter cet album très réussi, n'en déplaise à Lio !

 

 

Pour lire le billet de Canel, c'est ICI 

 

http://fr.myspace.com/soantoibien

 

La liste des festivals auxquels Soan paritcipe : http://www.routedesfestivals.com/artiste/soan-75471.html

 

J'ai cherché des extraits de concert sur You.Tube, aucun n'était de bonne qualité. Voici donc des clips : Putains de ballerines

 

Next Time

 

 

Et enfin l'incontournable Emily

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

Repost0

Publié le 9 Avril 2010

Polar - Transit Editeurs - 326 pages - 18 €

 

 

Nouveauté

 

Résumé : Roman policier particulièrement noir, Sang pour Sangraconte la traque sanglante menée par deux flics new-yorkais contre des tueurs qui semblent suivre un parcours aussi chaotique qu’incompréhensible. Une enquête qui sera une véritable descente aux enfers pour l’inspecteur Al Sériani, policier à l’esprit torturé qui préfère la compagnie des prostituées à celle de ses collègues, et pour son coéquipier, David Goldberg, un jeune flic fraîchement sorti de l’académie de police. Un polar haletant et incisif.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

                                       -toile4.jpg

 

 

Mon humble avis :C'est gagné, ce livre m'a plu, même énormément... et pourtant l'un des personnages principaux a pour "qualités" tout ce que je déteste : alcoolisme, irrespect de la gente féminine entre autre, désillusion.... Bref, un flic désabusé. Cependant, je reconnais que ce premier roman est parfaitement construit, qu'il fait mouche et augure un bel avenir à sa jeune auteur.

Polar très noir, écrit à l'américaine (comme le dit la 4ème de couv non mensongère !)... Les cent premières pages sont consacrées à la mise en place de l'intrigue et des personnages, des décors.... mais surtout de l'atmosphère, celle de New York dans les années 60. On a l'impression de voir un vieux polar en noir et blanc, à l'ambiance "chandler"... Ce début ne m'a pas fascinée, mais sitôt le premier tiers passé, il faut avouer que ce roman devient un véritable "page turner". C'est un peu comme à la montagne, il faut grimper, avoir une vue d'ensemble et ensuite, on peut glisser !

L'écriture est cynique, efficace et très soignée également. Au fil de l'histoire, Gipsy Paladini a planté des fausses pistes à droites et à gauche, des retournements de situation que même le lecteur à l'esprit le plus féroce et au regard le plus aigu ne saurait prévoir...

Quand à l'intrigue... jamais je n'aurais imaginé que la découverte du premier cadavre nous mènerait si loin dans la perversité et la folie humaine. Cool, me direz vous, tu n'es que dans un roman ! Et bien non, car l'auteur décrit des faits et des réalités avérés, jugés depuis crimes contre l'humanité, et qui étaient "monnaie courante" à la période la plus noire de l'histoire européenne récente... La 2ème guerre mondiale et toutes ces atrocités. J'en connais certaines par les médias et mon éducation scolaire mais là, franchement, j'ai été bouleversée de voir à quelles horreurs un être humain peut être soumis, tout cela pour le soit disant "bien" d'une idéologie.

 

-"Vous ne connaissez pas l'histoire. Beaucoup ont réagi, ils en sont morts. Pourquoi devrait on mourir pour des gens que l'on ne connaît pas ? Nous ne sommes pas tous des héros"

- Non, que des lâches.

 

Un livre particulier mais très réussi, intelligent, qui mélange le plaisir et le suspens du polar, le cours d'histoire et incite au devoir de mémoire. De devoir de mémoire à devoir de lecture il n'y a qu'un pas que je vous conseille de franchir.

 

Je suis même prête pour cela à vous aider, puisque je fais voyager ce livre....

 

Inscrivez vous par un commentaire. Seules conditions : s'engager à ne pas laisser trainer ce livre trop longtemps sur votre PAL, puisque d'autres attendent derrière vous. Egalement, avoir un blog que je connais où que mes copines blogueuses connaissent.

 

Ce livre va donc partir chez Alex les mots, puis chez Mary, chez Readpocket, Mango, Angelica, Lysting...

Bonne lecture !

 

                                                                                 challenge ABC

                                                                                                         P

 

PS : Par la même occasion, je vous rappelle que je fais voyager "La commissaire n'aime point les vers", de Georges Flipo.Inscription ICI      

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 8 Avril 2010

Ce weekend Pascal a été bien mouvementé sur la Blogosphère littéraire.... Bref, les cloches ont bien sonné et rameuté tout le monde et bien des oeufs ont été cassés...

Si vous êtes blogueurs, vous êtes sans doute déjà au courant de l'affaire...

Si vous êtes juste de passage ou abonnés à ce blog, peut-être ceci ne vous intéressera pas forcément.

 

Quoiqu'il en soit, il est de mon devoir d'écrire ce billet et de relayer ainsi l'information.....

 

 

 

De quoi s'agit il.... D'une blogueuse, Cynthia, qui écrit par un billet qu'elle n'a pas aimé le livre "Papou", de l'auteur Jean Claude Deray, aux Editions Alphée. Vous pouvez visualiser ce billet ICI. Vous en conviendrez que nulle part Cynthia ne manque de respect envers l'auteur et qu'elle insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit uniquement de son avis sur un livre d'un genre qui ne lui convient pas, mais qu'elle a reçu par un partenariat "aveugle". (où l'on accepte de recevoir un livre sans savoir duquel il s'agit contre chronique sur un blog.

 

Maintenant, petit rappel de la loi....

 

La liberté d'expression a été consacrée par une proclamation solennelle lors de la Révolution. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789affirme dans son article 11 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi."

Cette Déclaration a valeur constitutionnelle et le Conseil  constitutionnel a  reconnu que la liberté ainsi définie est "une liberté fondamentale d'autant plus précieuse que son exercice est une garantie essentielle des autres droits et libertés et de la souveraineté nationale, rappelant que ce droit a pour finalité principale celui pour chacun de recevoir une expression libre" (Conseil constitutionnel 10-11 octobre 1984).

 

 

Et enfin, un extrait de la réaction que Cynthia a reçu de l'auteur...

 

« Votre critique de Papoua est le juste reflet de vos limites que vous projetez avec une absence d'humour et de finesse d'esprit. Apprenez donc d'abord à vivre, puis à lire. Et enfin à écrire. Les chiens de la steppe mongole hurlent avec plus d'élégance que vous. Vous dîtes ce que vous pensez. mais pensez vous vraiment?

Vos mots sont bulle de savon qui vous donnent l'impression d'exister et qui crèvent au premier vent du large. J'accepte la critique quand elle est constructive mais pas les lallations et gazouillis de pétasses. Bien à vous, JCD »

 

 "De l'avis unanime de mes amis journalistes qui ont parcouru vos " critiques ": une débile frustrée, qui ferait mieux de s'orienter vers le repassage ." Désolant, non ? Moi, j'ai été moins virulent: vous n'existez pas comme être humain et comme critique? Vous avez devant vous de beaux jours de famine.
Lisez donc la collection Harlequin, au dessus de vos moyens intellectuels mais qui devrait vous satisfaire." 

 

 

Si vous souhaitez lire la totalité des échanges entre Cynthia, JC Deray et son éditeur qui s'excuse très gauchement, cliquez sur les liens suivants :  ICI et LA. Si vous avez un peu de temps devant vous, je vous invite à les lire... Cela vaut son pesant de caramels mous et s'est surtout affligeant de voir comment un homme peut tomber dans tant de vulgarité et de bêtise....

 

Qu'une blogueuse se fasse traiter de pétasse, se fasse ôter son humanité par un auteur n'est pas tolérable. Ne l'est pas non plus la réponse de l'éditeur qui explique et tente d'excuser les propos virulent de son poulain par la sensibilité de celui ci en tant qu'auteur.... Et depuis quand les auteurs auraient l'exclusivité de la sensibilité.... Enfin, si un auteur est trop sensible pour supporter la critique, qu'il continue à écrire si cela lui fait du bien, mais de grâce, qu'il le fasse pour son tiroir.

 

Résultat des courses : La blogosphère se sert les coudes et, outrée par le comportement de l'auteur, a décidé de boycotter l'auteur. Celui ci vient donc de perdre un paquet de lecteurs potentiels et de publicité éventuelle sur ces précédents ou futurs ouvrages. Bref, il a perdu une poule qui peut être aux oeufs d'or...

 

Certaines blogueuses proposent de boycotter aussi l'éditeur. Je serais plus nuancée, afin de ne pas pénaliser d'autres auteurs qui possèdent certainement talent et gentillesse, qui ne sont pour rien dans cette histoire et qui n'ont donc pas à en pâtir....

 

Je tiens à préciser que la réaction de JC Deray est très rare. La plupart du temps, nos contacts avec les auteurs sont très cordiaux et débouchent même sur de chaleureuses relations.... J'en veux pour exemple Nicolas Ancion (que j'avais pourtant sévèrement critiqué), Maud Lethielleux, Mary Dollinger, Thierry Cohen, Georges Flipo.... Liste non exhaustive bien sûr !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

Repost0

Publié le 7 Avril 2010

51-hNApfqbL__SS500_.jpgRoman jeunesse/ Série - Edition du Triomphe - 219 pages -8.55 €


Résumé : Sujet : ...Ou comment devenir un agent secret! Le jeune Langelot ne se doute pas, en effectuant ses trois jours d'orientation en vue du service militaire, que l'on va lui proposer d'appartenir au fameux S.N.I.F. : le Service National d'Information Fonctionnelle. Les épreuves vont être variées car il faut révéler toutes ses capacités morales, physiques et psychiques pour devenir un espion compétent. Une mission délicate va très vite lui être confiée.

 

 

 

 

 

Pour les livres jeunesse, comme d'habitude sur ce blog, ce sont les jeunes qui si collent ! Ma filleule qui a pris un an de plus le même jour que moi !

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia (14 ans) : Langelot, un jeune blondinet de 18 ans est choisi pour être agent du S.N.I.F (Service d'Information National Fonctionnel) ! Il suit donc un stage d'entraînement, sur un bateau normalement connu uniquement du Ministre de la défense, ou règne un atmosphère tendue car la formation d'agent secret nécessite une habitude de la solitude. Aussi chaque participant portera durant tout le stage d'environ 6 mois le lourd secret de sa personne en la masquant par une fausse identité. Une formation pratique qui aura était, pour Langelot et Corinne, sa nouvelle amie, comme une première mission après la découverte de la principale occupation du Colonel, accusé d'être agent ennemi : détruire le navire.
L'auteur, dont l'identité est nouvellement dévoilé, ayant travaillé pour la Défense National et connaissant bien le monde des service secrets sait le ton à donner au roman d'action pour les rendre haletants et vrais. J'ai bien aimé ce livre car il peint bien l'ambiance des services secrets et pose bien le décor pour les nombreuses autres missions de Langelot !


Je ne sais pas vous, mais moi, je découvrirais bien ce Langelot !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 6 Avril 2010

La semaine dernière, pour mon anniversaire, je me suis offert un spectacle peu courant. Les Choeurs de l'Armée Rouge. Très curieuse, et me disant que leur passage à Rennes ne se renouvellerait pas deux fois au court de ma vie, j'ai donc pris mon billet. Je m'attendais à voir ou plutôt à entendre les exploits vocaux d'une chorale mythique. Oui, mais pas seulement.
Ce fut un spectacle magnifique que je garderai longtemps en mémoire. En alternance : les musiciens, les musiciens + les Choeurs, auxquels s'ajoutent parfois des chanteurs solistes et des danseurs. Un spectacle haut en couleur et d'une rare gaieté. Oui, je pensais que l'ensemble serait assez rigide, histoire de "coller" à la réputation de la Russie et de l'ancienne URSS. Que nenni ! Les morceaux interprétés sont joyeux et guillerets et font regretter les places assises genoux contre siège de devant. Une telle envie vous prend de danser ! Alors on se contente de frapper dans les mains puisque l'on ne peut pas non plus chanter. Personnellement, je n'ai rien compris des paroles !
Les chorégraphies et les accrobaties m'ont vraiment épatée. Certaines étaient effectuées en costumes traditionnels, d'autres en uniformes. Et là, je peux vous assurez que la grâce et la légèreté des pas de danse contraste vraiment avec la rigueur évoquée par l'uniforme.
Pour conclure : Un spectacle qui n'a plus rien à voir avec l'austérité soviétique que l'on nous a appris à l'école ou par les médias. Il s'agit d'une fête que rendent possible 150 talents exceptionnels ! A voir si ça passe près de chez vous !

Et pour l'histoire (source Wikipédia)

Le Chœur de l'Armée rouge fut formé en 1928. Sous l'appellation « Ensemble vocal de l'Armée rouge », la formation originale regroupait 12 soldats artistes. Le groupe se produisit pour la première fois en 1928 sous la baguette de son directeur musical, Aleksandr Aleksandrov, un professeur de musique du Conservatoire de Moscou. En 1929, l'Ensemble effectua une tournée dans les régions éloignées de l'URSS pour soutenir le moral des troupes affectées à la construction du réseau de chemin de fer de l'Extrême Orient. La démarche visait également à développer le goût artistique des militaires et à les initier à la bonne musique. En 1933, on dénombrait 300 membres répartis en trois unités : un chœur masculin, un orchestre et un groupe de danseurs. Durant la  Seconde Guerre mondiale, le Chœur donna plus de 1 500 représentations sur les deux fronts soviétiques, pour divertir les troupes prêtes à être déployées sur les champs de bataille, dans les tranchées ou les terrains d'aviation, aussi bien que dans les hôpitaux.

En 1946, après la mort d'Aleksander Aleksandrov, son fils Boris Aleksandrov prit la relève comme directeur musical du chœur, jusqu'au moment de sa retraite en 1987. Aujourd'hui, le chœur est connu sous l'appellation « L'Ensemble Académique de Chants et Danses de l'Armée Rouge Alexandrov » par décret de la Fédération de Russie.

Les Chœurs de l'Armée rouge ont résisté à l'effondrement du mur de Berlin et à la fin de l'Union soviétique et leurs succès sont restés intacts dans la mémoire collective.












Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

Repost0

Publié le 5 Avril 2010

.... SUR LES IDEES RECUES !

 

                                                            

 

 

 

COUP DE PHILO est avant tout un livre écrit par Julia de Funès, petite fille du célèbre Louis...., qui s'engage dans un contre pied des idées reçues. Un développement philosophique de ces contre-idées, mais rassurez vous, à la portée de tous. Nul besoin de détenir un doctorat de philo pour prendre plaisir à cet exercice.

 

Certains d'entre nous se souviennent encore de leurs cours de philo. Bons ou mauvais souvenirs, peut importe, le temps est venu pour votre esprit de reprendre du service et de réfléchir sur les grands sujets de la vie.... Car depuis vos cours de philo, certains de vos idées et avis ont surement changé radicalement où peut-être se sont ils affinés, ajustés. 

 

Ces sujets et réflexions peuvent s'attaquer à la liberté, au pouvoir, au langage, au temps, à l'identité, à l'amour...

 

Exemples de contre pied pris sur le site Michel Lafon « Non, être épicurien n’est pas cultiver le plaisir », « Non, la liberté ne consiste pas à faire ce que l’on veut, où l’on veut », « Non, le JE n’est pas le MOI », « Si, la mauvaise foi est sincère », « Non, un visage n’est pas qu’une figure ». Quant à « ne pas se fier aux apparences », ça se discute, selon Berkeley.

 

Et pour accompagné la sortie de ce livre, un blog sympa comme tout a été créé pour vous :

 

http://coupdephilo.over-blog.com/

 

Si vous avez lu le livre, il vous permettra de confronter vos avis à celui des autres, et de prendre le temps de mettre noir sur blanc vos pensées.

Si vous n'avez pas lu le livre, rien ne vous empêche, que vous ayez 2 mn devant vous ou une heure, d'aller réfléchir et de discerter ces thèmes. En fait, chaque thème du livre est repris dans un billet que vous pouvez commenter à souhait.

 

Ce blog est une initiative intelligente et ludique, et je ne peux que vous conseiller d'aller y faire un tour, voire plusieurs.... Pourquoi pas un sujet de réflexion en chaque début de journée, ou si vous préférez, le soir, avant d'éteindre votre lumière. Puisque la nuit porte conseille paraît il....

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

Repost0

Publié le 4 Avril 2010

Thriller - Editions de La Table Ronde - 267 pages - 19 €

 

 

Résumé : Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ce week-end «entre filles», manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence.
Très vite, trois autres disparaissent. Leurs amies se rassurent en pensant qu'elles ont filé à l'anglaise. Mais la tension ne cesse de monter, d'autant que le week-end prend fin et que le minibus censé venir chercher les hôtes de la Villa Camerelle se fait attendre. C'est alors qu'Amanda, la plus angoissée de la bande, fait une macabre découverte. Y aurait-il une meurtrière parmi elles ?

 

 

 

Ce livre est un livre voyageur. Inscription chez Stéphie

 

 

 

                                       -toile3.jpg

 

Mon humble avis : Voici un livre qui a remporté l'adhésion de tous ses lecteurs ou presque jusqu'à maintenant, mais qui a eu bien du mal à obtenir la mienne.

Le premier tiers a manqué de peu me pousser à l'abandon. Comme je m'y suis ennuyée ! En même temps, j'étais épatée par la quantité de choses effectuées par les personnages en une matinée, tout en prenant leur temps... C'est vrai  qu'elles sont en Week end, et par définition, dans ces moments là, on ne se presse pas. Le temps m'a semblé interminable. De plus, je me suis vraiment emmêlée les pinceaux pour reconnaître un personnage de l'autre. Heureusement, un marque page livré avec le roman reprends les caractéristiques principales de chacune de ces femmes, dont leur prénom. Ces aller-retours entre l'histoire et le marque page n'ont cessé qu'à la presque toute fin de ma lecture et m'a gêné. Qui plus est, Maria Luisa et ses amies ne sont pas assez approfondies et fouillées par l'auteur pour ne pas être confondues l'une avec l'autre, pour être vraiment différenciées. Et puis, j'en étais à me dire : "hou hou, thriller, où es tu ?!!!" Pour info, ceux qui espèrent avec ce roman un magnifique voyage en Toscane, sachez qu'on ne "voit" de la Toscane que le bout du jardin et encore...

Le deuxième tiers a commencé à m'accrocher, les disparitions mystérieuses entrant en scène. Nous voilà enfin dans le vif du sujet.... Mais là encore, peut mieux faire tant il est curieux que les protagonistes ne s'inquiètent pas plus que cela des disparitions de leurs camarades.

Enfin, le dernier tiers m'a tout simplement captivée. Impossible désormais de lâcher le livre et ce jusqu'à la toute dernière page qui vous le fait lâcher de surprise. Et là, vous vous dites, mince alors, je n'ai rien vu venir. Chapeau !

Comme quoi, même dans la lecture la persévérance finit souvent par payer !

 

 

Les avis de : GIO, de Stéphie, d'Esmeraldae

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 2 Avril 2010

Synopsis : Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.

 

 

Thriller avec Jean Reno, Marina Foïs, Jean Pierre Daroussin, Kad Mérad.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

   

                                                                                                                    

                                    -toile4.jpg

 

Mon humble avis : L'immortel est l'adaptation du roman homonyme de Frantz Gibert, lui même adapté de faits réels. Si l'on ignore cela, il est de notre droit de trouver le début de ce film gros, si gros qu'il en devient énorme. En fait,  c'est vrai, à la fin des années 70, l'un des derniers parrains de Marseille survécu à une attaque de 22 balles. Ensuite, il paraît que Richard Berry ait pris quelques libertés pour nous compter ces histoires de gangsters, de mafieux. En tout cas, ce film est parfaitement réalisé et les images sont maîtrisées. Certes, on pourrait reprocher quelques clichés,mais les hommes mafieux de cette époque là (je n'ai pas le plaisir d'en connaître aujourd'hui), ne sont ils déjà pas les clichés d'eux mêmes. Je ne pense pas que Richard Berry ait abusé de ce côté là, cela se passait bien comme cela dans ce milieu, d'autres films nous l'ont déjà prouvé. Et comme dans ces autres films, il nous faut un certains temps pour nous habituer à la confusion qui provient de tout ces personnages à la même démarches, qui ont tous la gueule de l'emploi. Qui est avec qui ? Je me suis posé la question à mainte reprises !

Mattei reçoit donc 22 balles : dans la voiture 8 personnes, donc 5 tireurs. Une fois recousu de partout et remis sur pieds, celui ci prendra temps et patience pour parfaire sa vengeance, sans dépasser les limites de son code d'honneur.  Les occupants de la voiture sont donc "dégommés" chacun leur tour au film des mois....  Alors bien sûr, le film n'est pas Alice aux pays des merveilles, mais plutôt au pays de la vengeance, des armes et de la tortures. Beaucoup de scènes de violence ou les plus sensibles se prépare à plonger la tête sous leur manteau, fermer les yeux très forts et puis aussi, il faut se boucher les oreilles, ou autre solution bondir se protéger au creux de l'épaule de son voisin, que celui ci soit surpris ou volontaire. Vous espérez une épaule forte pour vous rassurer !

Mais rassurez vous, la caméra coupe dévie toujours de trajectoire avant l'insupportable.

Et la police me dirait vous ? Que fait elle ? Son commissaire en chef a tendance à penser : "tant mieux, qu'ils se tuent entre eux, cela en fera moins à arrêter. Mais le lieutenant Marina Foïs (grandiose de distance dans ce rôle) ne l'entend pas ainsi. Elle veut faire son métier, surtout que dans ces hommes qui s'entre-tue, ce trouve celui qui a tué son mari policier quelques mois plus tôt;

Kad Mérad est inattendu mais très crédible en parrain mafieu. Un tel film pour lui tombe à pic afin de redorer son blason quelque peu pâli par certains navets récents.

Quant à Jean Reno, il n'a plus rien a prouvé, il est impeccable comme d'habitude. Déjà, lorsqu'il parle, sa voix si profonde fait trembler les murs. Alors imaginez lorsqu'il est en colère ! C'est le cinéma complet qui vibre !

Pour conclure, l'immortel est un film certes violent mais très efficace, sur la mafia, sur la rédemption, sur la vengeance, sur l'immoralité, sur l'envie de tourner la page. Mais le sang que l'on a sur les mains ne sèche pas.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0