Publié le 10 Mai 2013

award-liebster

 

 

 

Je suis cernée de partout, même si je fais tout pour me faire discrète. Taguée il y a quelques jours par Philippe, c'est aujourd'hui AGFE qui en rajoute une couche. Rien à faire pour en réchapper, faut que j'y m'y colle. C'est un tag un peu spécial où il faut :

- révéler 11 choses sur soit

- répondre aux question du tagueur

- poser 11 autres questions à 11 autres blogueurs...Je m'y soustrairai aux première et troisième partie car de toute façon, tout le monde est déjà passé à la trappe. Mais pour prouver ma bonne foi et ma bonne volonté, je répondrais aux 11 questions de mes 2 tagueurs !

 

 

Les questions de Philippe

 

1/ Si tu étais un poème : L'albatros, de Baudelaire

 

2/ Quel est ton premier souvenir livresque : Oui Oui part en voyage....  très très prémonitoire, si ça se trouve, l'origine de ma "vocation"

 

3/ Si je te dis école, tu penses... Marcel Pagnol, le nom de mon école primaire... et d'un auteur que je n'ai jamais lu. Hou, la honte !

 

4/ Adolescente, tu étais amoureuse de quelle vedette ? De plusieurs, toutes celles qui étaient en photo sur mon mur.... Don Jonhson de 2 flics à Miami, Tom Cruise, Nicola Sirkis d'Indochine, Jean Jacques Goldman....

 

5/ Si tu ne pouvais emporter qu'un objet.... Version romantique : le très beau (enfin, que je juge) Bouddha que j'ai acheté au Cambodge... version pragmatique : une clé USB, avec des romans audio, de la musique et le roman que j'écris depuis 20 ans !

 

6/ Un livre que tu offres en cadeaux : Aucun en particulier. Cela dépend de l'actualité littéraire, du destinataire du livre, de mes derniers coups de coeur etc...

 

7/ Un livre qui a peut-être changé ta vie : Et bien p'têtre le premier, Oui Oui part en voyage ! Sinon, je pense qu'un livre change la vie sur le moment mais que l'ensemble des livres que l'on lit nous façonne au fur et à mesure sans que l'on sans rende forcément compte.

 

8/Une chanson que tu écoutes en boucle : Y'en a beaucoup ! Mais "relativement récemment", il y a eu "Somebody I Used to know". Sinon, on peut dire l'indémodable "Say it ai'nt so Joe" de Murray Head. Cette chanson me donne toujours autant de frissons !

 

9/ Ton film culte : Pas facile. Je dirais que ceux qui m'ont sans doute le plus marqué pour des raisons différents sont Le grand Bleu et Le Cercle des poêtes disparus. Et puis on pourrait mettre Will Hunting, Danse avec les loups... Des chefs d'oeuvres qui restent en tête même 20 ans après !

 

10/ Si tu pouvais revivre ta vie ou une partie, que changerais tu ? Mon sang mutant génétiquement et les 5 dernières années de ma vie. Donc pas d'AVC et tout ce qui s'en suit. Le reste, avant, pas de gros regrets à part peut-être une orientation scolaire .... J'aurais du faire bac A2 ou A3 (audiovisuel) au lieu de A1

 

11/ Un rêve que tu aimerais voir se réaliser : Etre en parfaite santé..... ce qui me permettrait de réaliser d'autres rêves....

 

 

http://www.imagesetmots.fr/images/cercle_poetes.jpg

 

 

Passons aux questions d'AGFE : (attention, je ne réponds pas n'importe comment mais en réfléchissant par rapport à ce que je connais de ma tagueuse !!!)

 

Que me conseillerais tu en :

 

1/ Roman français : Et bien justement, "Un roman Français", de Frédéric Beigbeder tiens !

 

2/ Roman étranger : Les moustaches du chat, de Sayuba Traoré, cela t'emmènerait au Burkina Faso !

 

3/ BD - Manga - Comics : Dieu n'a pas réponse à tout, mais il sait bien s'entourer ! Trop drôle !

 

4/ Non fiction : Mémoires d'un routard, de Philippe Gloaguen.... Le routard depuis ses débuts, des anecdotes de voyages croustillantes, et l'évolution du voyage ces 40 dernières années. Passionnant et fun !

 

5/ Roman historique : Charly 9, de Jean Teulé, en audiolib !

 

6/ Un thriller : Le dernier que j'ai lu, Le manuel du serial killer, de Frédéric Mars

 

7/ Sciences Fiction : Si si, j'en ai un, tu pensais me pièger et bien non ! Un excellent que je viens de terminer, donc même pas encore chroniqué, un qui vaut 100 fois mieux que sa 4ème de couv : Ilianday de Viviane Moore

 

8/ Un classique : Demain, de Guillaume Musso  Sinon, L'Odyssée d'Homer ! Pour le coup, je ne suis même plus dans le classique mais dans l'antique. Mais j'avais adoré !

 

9/ Donner une recette simplississime de plat principal : Tortilla de papatas version moi.... prendre des PDT surgelées coupées en cubes. Mettre dans poêle  et y ajouter deux oeufs battus en omelette !!!

 

10/ Donner une recette d'une entrée : Salade concombre + dès de jambons + salakis de brebis !

 

11/ Un dessert : Fondant au chocolat Rians. Acheter en super marché. Retirer l'opercule. Retourner comme un seau de sable sur la plage pour faire un château, mais là dans une assiette à dessert. Ce saisir du petit pot contenant la crème anglaise, en ouvrir l'opercule. Verser la crème anglaise autour du fondant au chocolat. Prendre une petite cuiller très petite pour que cela dure plus longtemps et déguster.

 

http://www.rians.com/desserts/photos/fondant-chocolat.jpg

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 8 Mai 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/002/21000219_20130419193021705.jpgSynopsis : Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?
 
 
 
 
Avec Mathieu McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofban et Reese Witherspoon
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Allez, n'ayons pas peur, 4 étoiles. Mud le vaut bien, même si j'y ai trouvé quelques longueurs ou redondances. En même temps, celles ci étaient peut-être là pour étendre le film dans le temps et ralentir celui ci, comme il ralentit lorsque que l'on vit au bord d'un fleuve qui s'appelle Le Mississippi... et pas dans sa région la plus chic  ni la plus et riche.
Mud est un film assez atypique à mes yeux, malgré une forme classique. Le personnage central y est pour moi plus un prétexte pour s'intéresser aux deux gamins et à leur monde. Il règne dans le film une tension, toujours présente, dont on ignore si elle est légitime ou non....On ne sait jamais si l'on est dans un thriller ou une chronique de vie. Tout semble pouvoir basculer en un instant... Moment dont on connaît l'existence lorsque l'on a vu la bande annonce. Mais quand et où ?
Les paysages sont magnifiques, la lumière (naturelle) tout autant. Tout est assez épuré, il n'y en a jamais trop, tout comme les dialogues qui sont courts, puissants et parfois rares. Les silences et les regards en disent souvent plus. Je disais... les paysages... Oui, et pourtant, là aussi, dans cette nature, on sent le danger qui rode, le soleil qui chauffe comme une chape de plomb... On est en plein sud des Etats Unis (d'ailleurs, il me semble que l'accent des acteurs est très marqué, vive les sous titres)... On n'est pas très loin d'une histoire à la Tom Sawyer d'ailleurs. C'est là où j'en reviens à la notion de prétexte d'ailleurs.... Le personnage énigmatique de Mud incarne le mythe du modèle, du grand frère, du héros, du repère, du père, du confident pour ces deux gamins en pleine adolescences. L'un est orphelin, l'autre affronte le divorce de ses parents. Vous comprendrez alors que c'est un film sur l'enfance qui prend fin pour entrer dans l'adolescence, l'enfance qui découvre l'amour et ses affres en même temps que la séparation des parents, l'enfance qui croit que l'amour c'est facile et qui a drôlement besoin de croire en cet l'amour et cette reconnaissance. C'est ce que cette fable sur cet étrange robinson, (un Mathieu McConaughey méconnaissable) nous raconte dans un cinéma qui mérite vraiment son qualificatif de 7 ème art. Mud, un film lent comme le Mississippi (qui coule à 5 km/heure), mais qui vous embarque dans un univers impitoyable où il fait bon encore rêver, aimer et le montrer, malgré tout. Lent et efficace. Curieux comme deux adjectifs antinomiques peuvent qualifier à merveille le même film. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Mai 2013

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/2/2/9782352210603FS.gifAutobiographie -broché - Edition Guérin - 316 pages - 50 €
 
Parution en février 2013 - Beau livre
 
Le sujet : Patrick Edlinger... ce nom ne vous évoque peut-être rien, mais vous avez forcément vu au moins une image de ses exploits. On le surnommait "Le blond", le "Déglingé" , "l'homme araignée" ou "Dieu", c'était le maître des grimpeurs. Peu de parois lui ont résisté sur la planète. En duo ou en solo, souvent à mains nues, son corps presque en ventouse contre la parois et souvent "la vie au bout de doigts". Le récit de sa vie de grimpeur, d'homme, de passionné, depuis des débuts discrets jusqu'à une gloire insoupçonnable.
 
 
 
Tentation : Le personnage et l'auteur
Fournisseur : Gilles Paris, merci 1000 fois ! 
   
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Mon humble avis : Quel livre magnifique ! Quel portrait ! Quelles images à couper le souffle ! Avant de commencer, je vais dire l'essentiel, ce livre ne s'adresse pas qu'aux fanas de montagne et de grimpe, mais à toute personne en quête ou en admiration de l'absolu, du dépassement de soi, de la maîtrise parfaite de soi, jusqu'au bout des doigts, de la passion obsédante. Un livre pour tous et toutes, à acheter, à offrir, à lire, à regarder encore et toujours ces photos et ce dire : pff, dire qu'il n'y a aucun trucage !
Je m'en suis déjà ouverte ici, je suis fan des super héros des comics avec des super pouvoirs qui font rêver mais que le plus intensif des entraînements ne donnera jamais à personne !
Je suis fascinée et admirative devant les super héros réels, car même s'ils ont parfois quelques prédispositions, ils ne doivent leurs exploits qu'à leur volonté sans faille et à un mental de fer... que je suis incapable d'entretenir moi même. Et avec Patrick Edlinger, en guise d'exploit et d'homme extraordinaire, on est vraiment servi.
Que l'on ne s'y trompe pas, ce livre est une véritable autobiographie. Patrick racontait, Jean Michel Asselin (Journaliste montagne, alpiniste, écrivain), ordonnait tout cela et y apportait sa
plume. Les doigts du grimpeur étaient de toute façon trophttp://1.bp.blogspot.com/-CRGxcifaDIs/UKd4dkeMWZI/AAAAAAAABaw/Lq3Obwao39c/s1600/edlinger.jpg
gros pour s'adapter aux touches d'un clavier. Alors les deux amis ont travaillé sur ce livre pendant deux ans... Et Patrick est décédé en novembre dernier, avant que celui ci soit tout à fait terminé. Restait à sélectionner les photos...
Oui, Patrick Edlinger nous a quitté l'hiver dernier à 52 ans. Chienne de vie. Lui qui a grimpé les pires et plus dangereuses parois à mains nues en solo total, souvent sans corde ni baudrier, est mort chez lui, d'une chute dans les escaliers. C'est vraiment con des fois, la vie.
Des mauvaises langues avancent d'autres hypothèses. Oui, le blond sortait d'une très mauvaise passe, une dépression sur laquelle l'auteur revient en début et fin de livre. Mais une fois de plus, il s'était redressé, se tenait bien droit devant l'avenir avec des projets plein la tête !
Patrick Eldinger, c'est l'histoire d'un homme hors du commun. A 17 ans, il convainc ses parents de le laisser abandonner les études pour se consacrer à son besoin vital, la grimpe libre. Pendant 30 ans, il parcourra le globe, pour son plaisir, ou pour des courses, ou pour du boulot, toujours en rapport avec la grimpe. Il ouvrira des voies, en cotera, en décotera, pulvérisera tous les records. A ses débuts, il vit chichement. Tout au long des années, des amitiés sincères et indestructibles naîtront avec des futurs grands noms de la grimpe ou des cinéastes par exemple qui ne tardent pas à percevoir les possibilités qu'offrent le don Edlinger. Et puis, il y a les trahisons. Car Patrick est devenu un personnage public, un image qui rapporte et qui lui permettra d'ailleurs de vivre de sa passion jusqu'au bout. Mais une image à gérer. Il tournera dans des films, des publicités... mais toujours en restant intègre, fidèle à ses idéaux et à son besoin vital : ne jamais rester trop loin d'une falaise.
 
http://7b.img.v4.skyrock.net/6139/85686139/pics/3126219399_1_3_On8K52dp.jpgLes entraînements drastiques, les rencontres, les coups durs, les joies, les euphories, les accélérations, la passion et l'amour pour les éléments naturels que sont les falaises et le corps, l'un souple, l'autre rigide et qui pourtant se rencontrent et s'adaptent, même s'imbriquent parfaitement, voilà ce que raconte ce livre.
Deux petits reproches... La vie du Blond est ici traitée par thème et non chronologiquement. En fin de livre, un rappel et un repère chronologique auraient été les bienvenues. Car, même si c'est sans doute vrai, on a l'impression que Patrick Eldinger a vécu mille vies en 10 ans !
De même, un très court glossaire avec des termes spécifiques à la montagne... Ils ne sont pas nombreux dans le livre mais le glossaire permettrait aux profanes de bien visualiser ce dont il est question.
Ce que je retiens de ce livre magnifique, c'est que Patrick Edlinger a dévoré sa vie, une vie qu'il a vécu à la verticale tout du long. Un homme dont même l'horizon n'osait s'aplanir devant lui, un homme dont même l'horizon était vertical.
Et moi là dedans....  J'ai eu la chance et l'honneur de rencontrer l'auteur Jean Michel Asselin et de partager une aventure unique dans ma vie. Fin 2005, au travail, après moult concours et tests, j'ai gagné un trek au Népal. Les 10 meilleurs rando vendeurs NF ayant survécus à la course d'orientation à Chamonix partaient au Népal...Un journaliste nous accompagnait, c'était Jean Michel Asselin, un grand Homme dans le Panthéon de ma vie. Ensemble, nous sommes arrivés à l'ABC, 4200 mètres. Le Camp de Base de L'Annapurna. Une promenade de santé pour Jean Mi l'himalayste, un exploit pour moi. Lors d'une pause, Jean Mi a su voir et me dire : Allez viens, Géraldine, on ne s'arrête pas. Et deux heures durant, j'ai posé chacun de mes pas dans les siens pour parvenir au bivouac.
 
Pardonnez cette digression : le sujet reste Patrick Edlinger.... Un conseil, regardez ces deux vidéos, vous serez éblouis et comme apaisés. Vous n'avez pas le temps maintenant, revenez ce soir ou demain.  Et passez par une librairie entre temps. Il se peut que la montagne vous gagne et que vous poussent des aîles, quelques soient la nature des ailes dont vous ayez besoin, et quoi que vous ayez à surmonter !
 
   
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 4 Mai 2013

SAM_2842.JPGC'était encore une fois le mois dernier. Tatiana de Rosnay a accepté l'invitation de la librairie Le Failler à venir présenter son dernier roman : A l'encre Russe. Cet événement s'est déroulé dans une bibliothèque rennaise, en présente de l'éditrice Héloïse d'Ormesson.

 

 

http://www.lejdc.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/1049159.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits de mes petites notes....

 

 

 

 

 

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 L'intervenant : L'encre Russe est l'histoire de Nicolas, un écrivain qui cherche à connaître son identité auprès de son père par la littérature. Et comme vous, il entretient une relation très particulière avec son éditrice....

TDR : Mon roman " Quand elle s'appelait Sarah" avait été refusé par mon ex éditeur. J'ai rencontré Héloïse d'Ormesson alors que j'étais journaliste chez Elle. Héloïse a publié ce livre refusé par 20 éditeurs (vendu depuis à plus de 2 millions d'exemplaires dans le monde depuis, pour info) Alors pourquoi quitter un tel éditeur . En plus, chez mon ex éditeur, mes anciens romans, épuisés, n'étaient plus édités. Héloïse les a réédités. Alors malgré l'appel des sirènes, je resterai chez Héloïse d'Ormesson. Je ne réponds pas aux messages des autres éditeurs que je pense ne lisent pas mes livres mais regardent juste les listes!

 

 

 

 

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HDO : Toute l'aventure de Sarah et celle avec Tatiana est le rêve  pour tout éditeur. C'est la consécration et la concrétisation du rôle d'un éditeur.

On a grandi ensemble. Il y a un côté conte de fées. Cette relation harmonieuse vient de nombreux paramètres dont le facteur chance. Tatiana ne voulait plus proposer son roman. J'ai pu lire le livre suite à une succession de hasards. Et le destin de ce livre nous à tous dépassés.

 

 

 

TDR : Elle s'appelait Sarah, ce n'était pas le best seller feu de paille puisqu'il y a eu un après Sarah. Il y a eu un travail sur le terrain, avec les libraires.

 

 

 

 

 

 

 

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L'intervenant : Dans l'Encre russe, Nicolas s'aperçoit qu'il y a des trous dans son histoire lorsque qu'il veut refaire ses papiers d'identité...

TDR : Oui, c'est un homme qui a grandi dans l'ombre d'un père perdu en mer, un père un peu comme Gatzby Le Magnifique, quelqu'un de fantasque. Nicolas s'est construit autour d'un vide. Mon oncle Arnaud de Rosnay a disparu en mer en Asie en 1984. J'avais envie, quelque part, d'exprimer ela et j'ai dédié ce livre à Arnaud.

Il y a des écrivains qui racontent leur histoire, comme Delphine de Vigan par exemple. Moi, j'ai transposé, ce n'est pas vraiment de la distance. Il y a beaucoup de moi dans ce livre, le succès littéraire, le cinéma, l'histoire du passeport... Je me suis retrouvé dans sa situation quand, en 2009, alors que je voulais refaire mon passeport pour aller sur le tournage de Sarah aux Etats Unis, la mairie du 14ème m'a dit qu'il me fallait désormais prouver que je suis française !

Nicolas est mon alter ego mais je n'ai pas pris de distance. J'avais envie de raconter le point de vue d'un homme.

 

 

 

 

SAM_2838.JPGTDR : Dans les livres, tout est permis. On peut raconter une histoire sans donner son propre avis, pour complexifier les pistes. Nicolas n'a pas le problème de la page blanche, tout comme moi. Nicolas est addicte aux réseaux sociaux, (moi aussi !) Il est paresseux et aime se complaire dans le regard des femmes. Il est seul dans sa vie de tous les jours et entourés par des milliers de gens. On peut vraiment se perdre dans les réseaux sociaux. Ce n'est pas l'écrivain qui parle mais mais la femme.

Quand est venue l'histoire de mon passeport, 3 pistes se sont offertes à moi puisque ma famille a des origines anglaises, Mauriciennes et Russes. Je suis allée rencontrer ma famille à St Petersbourg. J'ai visité les maisons des grands écrivains. J'avais envie de raconter comment écrivent les écrivains de façon très technique, comment on écrit physiquement un livre, ce qu'est l'univers d'un écrivain, ainsi que la minute même de l'inspiration où naît un livre.

 

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Moi : Comment écrivez vous ? Quelles sont vos habitudes ?

TDR : La seule personne a être au courant de mon livre en court est mon mari. J'écris dans une petite chambre de bonne, dans le bruit, mais on ne me dérange pas. Au menu : thé, cachou et chocolat au lait !

Mes parents lisent aussi le livre mais c'est difficile pour une famille d'avoir une romancière.

 

Moi : Pourquoi écrire en Anglais ?

TDR : J'ai deux langues maternelles, l'Anglais et le Français. Quand j'ai commencé à 11 ans, j'ai écris pour ma mère en Anglais. Elle m'a encouragée. Don j'ai continué à écrire pour elle en Anglais. Il y a donc dans ma cave plein de romans écrits en Anglais qui ne seront jamais publiés.

C'est "L'appartement témoin, écrit en Français pour mon mari qui été édité en premier quand j'ai eu le courage d'affronter un éditeur. Plein de roman en Français ont suivi...

 

 

 

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  TDR... Puis j'ai écrit "La mémoire des murs", roman pivot pour moi qui m'a menée vers Sarah. Comme la journaliste était américaine, je ne me voyais pas l'écrire en Français. C'est mon mai qui m'a fait réaliser que je l'avais écrit en Anglais, parce qu'il avait été plus long que d'habitude pour le lire. Ce livre a d'abord était refusé. Puis j'ai écrit deux autres livres en Anglais.

 

 

Moi : Puisque vous êtes bilingue, pourquoi ne pas vous traduire vous même ?

TDR : Me traduire voudrait dire pour moi réécrire le livre. Hors une traduction a besoin d'une distance Voilà pourquoi je ne me traduis pas.

 

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TDR... POur l'Encre Russe, je me suis un peu traduite pour les passages clés. J'ai pris un grand plaisir à le faire. Mais je fais confiance à Héloïse et lui laisse apprécier la traduction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme d'habitude quelques photos d'effets de mains d'auteur...

 

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  Et puis, la romancière et la blogueuse 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 3 Mai 2013

Le site Book D'oreille.com, spécialisé sur les livres audio, m'a interrogée sur mes petits secrets d'audiolecture.....

 

Ca se passe ici http://magazine.bookdoreille.com/dossiers/audiolecteurs/74-interviews/427-rituel-d-ecouture-9-geraldine

 

Allez y faire un tour pour tout savoir sur une partie de moi !!!

 

 

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/af/Canal_d'Ille_et_Rance_%C3%A0_Chevaign%C3%A9.jpg/800px-Canal_d'Ille_et_Rance_%C3%A0_Chevaign%C3%A9.jpg

 

 

 

 

http://www.audiocite.net/interface1/livreaudio.jpg

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 2 Mai 2013

http://fr.web.img5.acsta.net/medias/nmedia/18/91/08/37/20508296.jpgSynopsis : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?
 
 
Avec Robert Doney Jr, Gwyneth Paltrow, Don Cheadle
étoile3etdemi
 
  Mon humble avis : Pour moi, le meilleur des 3, en espérant que ce ne soit pas le dernier !J'espère que les studios Marvel trouveront une belle pirouette pour poursuivre les aventures de cet Iron Man que j'apprécie de plus en plus en fait. Car c'est vraiment un personnage dont le second degré est flagrant, beaucoup d'humour dans ce film, même si nous ne sommes pas hilares. Ce n'est pas non plus une comédie.
Des 3 films, il me semble que c'est celui le héros est plus souvent Man que Iron ! Oui, on voit beaucoup plus Robert Doney Jr, qui me rend de moins en moins insensible avec son genre José Garcia à la sauce gringo, en Tony Stark qu'en Iron Man. Il passe très peu de temps dans ses armures, même s'il ne s'ennuie pas.  Bref, ce super héros se montre ici très humain, avec toutes ses failles, et même des crises d'angoisse ! Comme quoi, personne n'est épargné.
Le scénarion et l'intrigue tiennent vraiment la route, et mise à part le côté super héro super pouvoirs, assez crédible dans le fond pour l'époque actuelle.
Les combats restent plus spectaculaires que jamais, l'ensemble divertissant et moins superficiel qu'en apparence. Tout dépendra de votre âge et de ce que vous attendez du film qui s'adresse à un très large publique.
Bien entendue, vous ne verrez les version 3 D que si l'heure de la séance est la seule qui vous convient. Car une fois de plus, cette attraction commerciale n'apporte franchement pas grand chose au film... Au point que je ne me souviens même pas de l'avoir vu en 3 D, et pourtant si, je portais des lunettes !
 
   
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Avril 2013

http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2013/03/21/591976/images/la%20premi%C3%A8re%20chose%20qu'on%20regarde.jpg Roman - Edition JC.Lattès - 264 pages - 17 €

 

 

 

Parution le 20 mars 2013

 

 

L'histoire : En Picardie, Arthur, jeune garagiste, regarde tranquillement la télé. Quelqu'un sonne... Et la porte s'ouvre sur Scarlett Johansson, la célèbre actrice américaine fantasme d'Arthur, et considérée comme l'une des plus jolie femme du monde.

Est-elle vraiment Scarlett ? Que vient elle faire dans ce trou perdu et chez Arthur précisément ? Que cherche-t-elle et que va-t-elle trouver ?

 

 

 

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "La liste de mes envies"

Fournisseur : KDO d'anniv de mes amis, merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Ah comme je l'attendais ce livre ! Ah comme il me laisse mitigée, indécise, perplexe, divisée, écartelée !

Comme dans La liste de mes envies, Grégoire Delacourt s'intéresse aux petites gens dont le destin ordinaire devient extraordinaire. Mais nous descendons plus au Sud, pour passer d'Arras à la Picardie. Le postulat de départ est aussi orginal, facétieux que judicieux, et surtout, très prometteur. Vraiment, il fallait penser à une idée pareille et pour ça, chapeau l'auteur.

Cette histoire rocambolesque, quoique moins qu'elle n'y parait à l'origine, est l'occasion pour l'auteur d'évoquer les dégâts du vedettariat, tant sur les stars elles mêmes que sur les fans qui ne savent plus différencier fantasme, imaginaire et réalité. De même l'auteur invite son lecteur à s'interroger sur ce qu'on regarde en premier chez quelqu'un... et pas forcément dans le bon ordre. Le dictat du physique à détriment de l'âme et du coeur. Ou encore, la quête d'identité : comment vivre quand on ne vous voit pas comme vous êtes. Delacourt décortique de façon tantôt poétique et tantôt simplismes le sentiment le plus complexe qui soit : l'amour. Même si ce n'est pas toujours optimiste. En fait, c'est ce qui fait la différence entre ce roman et les précédents de l'auteur. Celui ci, sous des airs légers, est plutôt cruel : " Il comprend qu'on ai jamais aimé pour soi mais pour ce qu'on comble chez les autres. On est ce qu'on manque aux autres." On retrouve la jolie plume de l'auteur dans des aphorismes splendides et quelques phrases plus tard, une brutalité qui fait mal et qui nous fais dire : Ai-je bien lu ?

Autant le fond de ce roman avait tout pour me plaire, autant la forme m'a laissée sur le bord de la route le plus souvent. Oui, cette cruauté de certains mots et passages (la mort de la soeur d'Arthur lorsqu'elle était enfant).. Mais c'est surtout l'exercice et le style littéraires, choix manifestes qui m'ont dérangée. Beaucoup de références littéraires et surtout, une collection d répétitions de digressions aussi intéressantes qu'agaçantes (genre le nombre de km entre de ville, qui si on conduit à tant de km/h on parcourt en tant de temps... Julie la 3ème femme de PP, oui, on le sait déjà !) qui ont pour moi alourdi tant le livre que ma lecture. Je mourrais d'impatience de recevoir ce livre, et force est de constater que je ne l'ai pas dévoré.

On dit toujours jamais deux sans 3. Grégoire Delacourt a déjà écrit deux excellents romans (L'écrivain de la famille et la liste de mes envies".) Je pense que le 3ème bon roman n'est pas celui ci, mais sera le prochain !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Avril 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/medias/nmedia/18/91/23/82/20502346.jpgSynopsis : L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
 
 
Avec Audrey Tautou, Romain Duris, Omar Sy, Gad Elmaleh
 
-toile4.jpg  Mon humble avis : Comme beaucoup, j'ai lu le livre dans ma jeunesse. J'en gardais une souvenir type coup de coeur mais très flou : juste l'histoire du nénuphar qui grandit dans le poumon et les murs qui rétrécissent au fur et à mesure...
Récemment, j'ai voulu me le remettre en mémoire via sa version audio. J'en ai écouté un tiers, et n'ai pas eu le temps d'aller plus loin avant d'entrer dans la salle obscure.
Cette version de l'écume des jours est un véritable enchantement, du moins pour sa première moitié. L'esprit du livre est on ne peut plus respectée et même bien plus clair que dans les pages. Logique, nous avons ici un visuel qui nous est proposé et qui n'est pas à inventé. Les décors sont fabuleusement biens trouvés, mille et une idées originales fourmillent partout, tout le temps et sont si réjouissantes que l'on se croirait dans un Alice au pays des merveilles ou dans un magasin de jouet, avec l'âge qui va avec !  On aimerait même que le film nous soit projeté au ralenti pour profiter encore plus  de  ce ravissement, de cette magie !J'ai vraiment vécu cette partie du film réjouie. Les effets spéciaux ne sont pas numériques, mais mécaniques, donc un peu à l'ancienne et cela donne vraiment un charme désuet au film. De même, le réalisateur a fait appel à l'animation pour quelques scènes, notamment, celle de la danse avec les jambes qui s'allongent.
La force du film tient aussi dans son intemporalité apparente. Les décors laissent à penser aux années 70, un peu psyché, et certaines situations frôlent le loufoque. Mais les dialogues ramènent le film dans l'époque du roman, celle de St Germain des Près, de Jean Paul Sartre... Enfin, alors que Romain Duris porte un costume d'époque, les figurants ado qui l'entourent dégainent leurs jeans, baskets, et chemises débraillées.
Ensuite, l'enchantement disparaît peu à peu, alors que Chloé tombe malade, que les fenêtres s'obscurcissent et les murs rétrécissent. Au fil du temps, les images perdent de leur couleurs et on finit même dans du noir et blanc. Malgré quelques petites longueurs sur la fin, tout cela est admirablement mis en scène, avec une imagination hors du commun de la première à la dernière minute... Et des acteurs aussi lumineux, tous autant qu'ils sont !
Le film nous remet en mémoire les sujets principaux du roman, qui sont la rencontre de l'amour et la perte de quelqu'un, le passage à l'âge adulte face à l'adversité, l'ignominie et l'aspect ridicule du monde du travail, le besoin de travailler, mais surtout, celui d'aimer et d'être aimé.
Un film magnifique, pas tout à fait parfait mais tellement original et culturel à la fois, que je ne peux qu'en faire un coup de coeur. Pourquoi les coups de coeurs devraient ils être parfaits... L'essentiel est d'être émerveillée et ça, je l'ai bien été !
 
 
 
   
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Avril 2013

http://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/93/52/00/20360511.jpgSynopsis : Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…
 
 
Avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt...
étoile2.5
  Mon humble avis : Promised Land signe les retrouvailles de l'acteur Matt Damon et du réalisateur de Will Hunting, film ô combien mémorable écrit par Damon lui même et son complice Ben Affleck.
Sans nul doute, c'est un film engagé sur l'écologie et intelligent. Peut-être trop d'ailleurs, car à mes yeux, cela l'a rendu presque insipide. En même temps, ce n'est pas le genre de film qui nécessite de grand moyens ni d'effets particuliers D'ailleurs, Matt Damon n'y est pas maquillé, Rosemarie DeWitt non plus et j'ai apprécié à sa juste valeur cette actrice touchante et normale, jolie pour ce qu'elle est mais à mille lieu des canons hollywodiens. De même, nombre de figurants et de seconds rôles sont joués par des habitants de la ville qui a servi de lieu de tournage, en Pensylvannie.
L'intention est donc bonne, celle de démontrer jusqu'où sont capable d'aller les grandes multinationales pour obtenir la permission de forer sur une commune, un terrain. Tout est permis, même les coups les plus bas, ceux que vous n'imaginez même pas et que la presque fin du film vous "balance" en pleine tête. Tout est manipulation, et l'on ne sait plus où se situe l'intégrité et la bonne conscience.
Autre bonne intention du film... Amener le spectateur à se questionner.... Nous sommes en crises économiques et énergétiques partout sur la planète, sauf si nous vivons au Qatar... Que ferions nous si nous savions que sous notre maison se cachent des lingots d'or capables de nous rendre richissimes, en tout cas assez pour ne plus s'inquiéter des factures sur quelques décennies. Oui, mais ce lingot d'or s'appelle gaz de Shiste, et l'effet de son extraction sur l'environnement, la nature, l'eau, les élevages.... n'est pas encore tout à fait maîtrisé. Que choisir, l'or et l'avenir inconnu ou la vie que l'on connaît dans de verts pâturages qui donneront ce qu'ils ont toujours donné. Il y a la cupidité des uns, la méfiance des autres.... Le tout, dans l'Amérique profonde, avec les clichés que nous nous en faisons et qui n'en sont pas. Bref, en tout cela, le film est méritant.
Mais il traine en longueur, on ne peut pas dire qu'il s'y passe grand chose, les moments d'émotions ne sont pas si nombreux et finalement, apparaissent des improbilités. Matt Damon qui en deux jours monte une kermesse à lui tout seul, plante des piquets pour un chapiteaux...
Alors je suis sortie de la salle en me disant, voilà un film ni bon ni mauvais, qui pourrait presque être un documentaire pour complément d'enquête de France 2 avec Benoit Dusquennes.
Donc pour un film vu dans une salle obscure, la sensation est bien insipide. Un peu de peps lui aurait donné une saveur bienvenue 
 
     
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Avril 2013

http://blogs.ionis-group.com/iseg/group/media/Sophie.Adriansen.mittel2.pngIl y a quelques jours, je vous présentais un livre coup de coeur pour moi," Quand nous serons frère et soeur, de Sophie Adriansen. Cette jeune auteure écrit aussi bien pour la jeunesse, une autobiographie et ce roman adulte. Elle est aussi blogueuse littéraire, et c'est en suivant son blog que j'ai eu vent de son livre que je me suis précipitée à aller acheter (commander en librairie), par réel intêret et par solidarité bloguesque. Quelle blogueuse litt ne rêverait pas d'être publiée ?! Je ne connais Sophie que par son blog, je ne sais même pas où elle vit, mon avis sur son livre est donc sans influence particulière.

Vous pouvez faire plus ample connaissance avec l'auteure via son blog http://actualitte.com/blog/sophielit/ et aussi, en lisant ci dessous cette interview maison à laquelle elle s'est soumise avec plaisir !

 

 

 

 

Sophie, pourquoi écrivez vous ?

SA : J'écris pour cerner ce qui m'entoure, pour mettre des mots sur ce que je ressens, pour poser des questions et trouver des réponses. J'écris d'abord pour moi, je pense à celui qui me lira dans un second temps, lorsque je passe de la pulsion d'écriture au travail sur le texte. J'écris parce que je ne pourrais pas vivre sans écrire, parce que l'écriture est un besoin, une soupape, une cachette, un haut-parleur. Je mets des choses à l'abri dans mes textes, j'y soigne des souvenirs, j'y crie ce que je suis trop bien élevée pour dire seulement dans la vraie vie.

 

 

Vous tenez également un blog littéraire, donc vous lisez forcément plus que la moyenne. Pensez vous que l’écriture d’un blog et la lecture régulière soient des atouts pour se lancer dans l’écriture romanesque ?
SA : La lecture me semble en effet une condition nécessaire à l'écriture. Au-delà des bienfaits sur l'orthographe et la grammaire, le fait de lire permet d'intégrer, plus ou moins consciemment d'ailleurs, des codes et des références auxquels se raccrocher... à moins de décider de s'en affranchir.

 

Quant à l'écriture du blog, c'est finalement un entraînement comme un autre : en chroniquant des livres, on affûte son verbe et sa capacité à analyser un propos. Le tout est d'oser, et plus on s'y exerce, plus les barrières tombent.

 

 

Venons en à votre roman “Quand nous serons frère et soeur”. Qu’est ce qui vous a dirigée vers le difficile sujet du ressenti (ou non) de la fratrie ?
SA : Avant d'écrire sur la fratrie, je voulais mettre en scène la rencontre improbable de deux univers. Pour cela, j'ai imaginé l'intrigue et la confrontation qui en est la conséquence. Mon histoire familiale est très éloignée de celle des deux personnages, j'ai une sœur avec qui j'ai grandi. On dit parfois qu'un ami proche est comme un frère... et d'après le Petit prince, "C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." Le temps, la vie commune, tout est là. On l'a dit et raconté avant moi, je n'ai pas la prétention de le faire mieux que d'autres. J'avais envie de faire naître une relation fraternelle de façon accélérée. Il m'intéressait de creuser l'aspect de ce capital sympathie et affinités que confèrent (ou non) les liens du sang.

 

Dans ce roman, vous nous conduisez dans un trou perdu en Haute Loire, dans un village qui, sauf erreur de ma part, n’existe pas ? Pourquoi la Haute Loire ? Pourquoi inventer un village que vous semblez très bien connaitre ? Est-ce la magie du romancier de donner vie et réalité à ce qui n’existe pas tout à fait ?

SA : En effet, Lougeac n'existe pas, et c'est volontaire. L'idée n'était pas d'attirer l'attention sur un village en particulier, mais plutôt de mettre en scène des situations qui pourraient se produire dans tout un tas de petits villages ici ou là en France. Cependant, pour le décrire, j'avais en tête un village bien précis... que je ne nommerai pas ! Mon intrigue nécessitait que la région de résidence de Matthias réunisse plusieurs critères : un certain éloignement de la capitale, des chemins de randonnée, la possibilité de pêcher... Par ailleurs, j'avais envie de paysages rocheux, je voulais que le décor, comme la relation du frère et de la sœur, puisse paraître abrupt ou hospitalier selon les points de vue. La Haute-Loire s'est imposée assez rapidement. Une fois mon choix arrêté, j'ai étudié les noms des villages afin d'en inventer un qui soit le plus plausible possible. Dans le coin, les noms de communes en -ac sont légion...

 

Je ne sais pas s'il l'on peut parler ici de magie, mais c'est en tout cas un pouvoir fort agréable que de construire des situations et des décors tellement réalistes que le lecteur en vient à se demander s'ils existent ou ont existé. De toute façon, le romancier ne fait que cela, reproduire le réel...

 

 

Comment sont nés les deux personnages ? En effet, Louisa est une métisse citadine qui ignore tout de ces origines et Matthias un paysan bourru ? Louisa aurait tout aussi bien pu être blanche par exemple ?
SA :Le personnage de Matthias a été le déclencheur de l'écriture du roman. Il m'est apparu très vite comme il est dans le roman : fermé, portant en lui une révolte silencieuse, solitaire mais aussi prompt à être aimable avec qui sait comment le prendre et, au fond, généreux. Lorsque je l'ai imaginé, je voulais que la confrontation avec sa demi-sœur soit particulièrement inattendue. J'ai donc forgé un deuxième personnage très, très différent en termes de culture, d'ambition, de style de vie. Que Louisa soit métisse permet de nourrir le sentiment de persécution qui ne quitte jamais ce personnage. Elle est parfois un peu parano, et l'hostilité qui existe dans bien des villages à l'égard de tout "étranger" (toute personne, en fait, qui n'est pas du cru) vire au racisme dans son esprit...

 

 

Que ce serait il passé si les deux protagonistes avaient décidé de procéder à l’inverse.... Matthias qui aurait débarqué à Paris ? Cela pourrait il être le sujet d’un autre roman qui possèderait le même pitch mais évoluerait de façon opposée ?
SA : C'est une idée ! La confrontation aurait été plus explosive, et le clash serait intervenu plus tôt dans l'histoire sans doute, car l'appartement de Louisa est minuscule. Mais je ne vois pas Matthias tenir plus de quelques jours dans une grande ville... et je ne suis pas certaine que Louisa lui aurait couru après s'il avait fui avant qu'elle ait le temps de s'attacher à lui. Fin du livre avant la page 80... triste destin pour les personnages ! Blague à part, ç'aurait été un tout autre livre... et la prise de conscience de Louisa n'aurait peut-être pas eu lieu.

 

 

Comment avez vous écrit ce roman ? Rapidement, sur des années, l’histoire vous trottait en tête depuis une éternité ou vous est elle venue subitement ? Quelles sont vos habitudes d’écriture ?
SA : Comme je le disais, tout est parti du personnage de Matthias. Une semaine après avoir croisé la personne qui me l'a inspiré, j'ai jeté les bases du roman : entre temps, l'intrigue avait pris forme dans mon esprit. Le premier jet s'est écrit presque tout seul, en quelques mois, avant que je ne reprenne l'ensemble pour le retravailler dans sa globalité et en détail.

 

Je n'ai pas de rituels d'écriture particuliers, mais j'ai besoin de calme, et de travailler sur mon propre ordinateur : la présence des autres textes me rassure.

 

 

En janvier 2013, vous avez publié une biographie sur le comédien Louis de Funès, dont nous célébrons cette année le trentième anniversaire de sa mort. Pourquoi lui ? Que vous évoque ce personnage, quelle place a-t-il pris dans votre vie. Comment avez vous travaillé sur ce livre ?
SA : Louis de Funès m'évoque l'enfance. C'est un personnage fédérateur, qui réunit la famille toute entière sur le canapé, car il a eu l'intelligence de choisir des scénarios qui ne le couperaient pas du jeune public. Les films dans lesquels il joue peuvent avoir plusieurs lectures, mais tous sont accessibles dès le plus jeune âge. Les mauvaises langues s'en sont donné à cœur joie quant à l'homme : on l'a dit égoïste, colérique, avare... En cherchant à mieux le connaître et à comprendre sa façon de travailler, j'ai réalisé que Louis de Funès était à mille lieues de ce qu'on a dit de lui. Et c'est ce personnage là, perfectionniste et travailleur, généreux et réservé, que j'ai eu envie de raconter. Pour ce faire, je suis allée piocher dans les souvenirs de ceux qui l'ont côtoyé et pour qui il a compté...

 

 

Vous avez écrit des livres pour la jeunesse, une biographie, un roman adulte. Des exercices que j’imagine bien différents ? Comment et pourquoi s’attaque-t-on à l’un ou à l’autre ? Et si vous ne deviez choisir qu’un style de livre, lequel vous apporterait le plus ?
SA : La biographie est effectivement un exercice à part : elle nécessite non seulement de la documentation, mais aussi et surtout un respect scrupuleux de la vérité. Pour le reste, que j'écrive pour les adultes ou les plus jeunes ne fait pas tellement de différence : je veux dire par là que si je veille au vocabulaire et aux tournures des phrases quand j'écris pour les enfants ou les ados, je ne change en revanche rien à ma façon de raconter les choses, de créer mes personnages ou de construire mon intrigue. Ce sont avant tout les sujets qui dictent la cible... et j'ai encore dans ma besace bien des choses à dire aux enfants et aux plus grands, parce que j'ai encore bien des choses à faire dire à l'enfant que j'ai été, et que chaque jour m'apporte des choses à dire en tant qu'adulte sur le monde d'aujourd'hui. Voilà pourquoi il m'est tout bonnement impossible de choisir un seul genre de livres ou un seul public. Heureusement, on ne me le demande pas ! :)

 

 

Quels conseils donneriez vous à un aspirant écrivain ?
SA :Des conseils très simples : s'écouter, ne pas se mettre de barrières, se répéter que tout est possible. Croire en soi. Ecrire le livre qu'on aimerait lire. Oser tout, sans craindre le jugement des autres, sans chercher non plus leurs applaudissements. Savoir pourquoi on fait les choses, savoir ce qu'on a à dire, ce qu'on met de soi dans ce qu'on écrit, pourquoi on dépose ce qu'on dépose dans les phrases.

 

Et beaucoup lire, évidemment. Tout vient de là.

 

 

Quelle lectrice êtes vous ? Comment choisissez vous vos lectures ? Quelles sont vos 3 derniers coups de coeur littéraire ?
SA :Je suis une lectrice compulsive, je crois que mon blog en est la meilleure démonstration ! J'ai une nette préférence pour la littérature française et contemporaine, une affection particulière pour l'autofiction. J'aime les livres courts et forts. Je choisis mes lectures en fonction de mes préoccupations et mes envies du moment (il m'arrive d'être sujette à des monomanies temporaires)... et parfois, d'éléments plus subjectifs comme un titre prometteur, une belle couverture, une quatrième de couverture qui m'emporte. Ce qui fait qu'un livre devient important tient à la fois au sujet et à l'écriture. Je suis en permanence à la recherche de styles qui font sauter les supposés verrous.

 

Parmi les récentes bonnes surprises j'ai retenu, Les Etourneaux de Fanny Salmeron, La Nuit pacifique de Pierre Stasse et Marc Beltra, roman autour d'une disparition de Mathieu Simonet. Trois univers très différents qui méritent le détour.

 

 

si besoin, les liens :

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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