Publié le 26 Octobre 2010

Synopsis : Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

 

 

Drame avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup

 

 

 

 

 

 

 

      

-toile4.jpg

 

 

Mon humble avis : Ah ces satanées lumières qui se rallument toujours trop vite au cinéma et qui vous obligent à ravaler vos larmes. Pourquoi ne pourrait-on par rester encore un peu dans l'histoire, dans notre bouleversement personnel et quitter la salle sur la pointe des pieds, dans une semi obscurité, dans le respect de ce que l'on vient de voir, de ressentir....

Ce film est l'adaptation du livre éponyme  (que je n'ai pas lu) de Tatiana de Rosnay que j'ai interviewée l'an dernier à propos d'un autre roman. Je ne puis donc dire si le scénario est tout à fait fidèle au livre ou pas. Peut m'importe. L'essentiel est que ce film soit magnifique et parfaitement réussi.

Parfois, des acteurs portent de leur mieux un film. Celui ci n'a pas besoin d'être porté. Au contraire, il est magistralement servi par les comédiens, Kristin Scott Thomas (qui me fascine toujours plus de film en film) et la jeune Mélusine Mayance en tête. Les seconds rôles ne sont pas en reste. Tous participent à la dimension exceptionnelle d'"Elle s'appelait Sarah". A travers ces personnages imparfaits ou ignobles, le spectateur fait face à ses propres failles, à sa propre lâcheté. Quand la journaliste Julia interroge sa collègue "Et toi, qu'est-ce que tu aurais fait" ? , c'est évidemment à toute la salle qu'elle s'adresse, à chacun d'entre nous. Enfin, j'espère que c'est ainsi que vous avez ressenti (ou ressentirez) cette question à laquelle il est bien difficile de répondre.

C'est vraiment un film à voir, même si la première demi heure est parfois difficile à supporter, l'ensemble vous amène a retenir votre souffle dans une autre dimension. Et la toute première qualité de ce film est de mettre un visage sur drame collectif, et ainsi que chacun se sente concerné, même si l'Histoire nous a épargné, et même si les années passent. L'horreur collective redevient ainsi individuelle. Ce visage, c'est celui de Sarah.

 

 

Et une amie a levé un lièvre.... Elle s'appelait Sarah.... Ce titre a-t-il un lien avec la chanson "Comme toi" de Jean Jacques Goldman qui disait "Elle s'appelait Sarah et elle n'avait pas 8 ans, sa vie c'était douceur, rêve et nuage blanc..." Si vous le savez, dites moi !

 

Après vérification auprès de l'auteur et de l'éditeur du livre... Oui, l'éditeur a bien choisi le titre français du livre en s'inspirant de la chanson "comme toi" de Goldman

  

  

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 24 Octobre 2010

Sous titre : Sur le fil du voyage.

 

Essai - Editions Yago - 151 pages - 15 €

 

 

Parution octobre 2010

 

Rentrée littéraire

 

4ème de couv : Qu'est-ce qui dans le voyage reste si mystérieux ? Voyager, c'est entrer dans un rapport singulier au monde. Plus qu'une parenthèse exotique, c'est une expérience unique qui nous arrache aux certitudes. En ce siècle de tourisme de masse et de communication forcenée, ce livre exalte le temps suspendu du voyage. Son auteur médite sur l'essence du voyage avec élégance et poésie, entrelaçant sa réflexion de souvenirs de jungle amazonienne et de steppe mongole. Il esquisse une philosophie du voyage et dresse le portrait d'un arpenteur du monde, aventurier et libre. Au fil de ces pages, rehaussées de plusieurs dessins, le lecteur retrouvera certaines des émotions précieuses éprouvées lors de ses propres voyages.

 

 

Tentateur : Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 

Mon humble avis : Lorsque Gilles Paris m'a envoyé sa selection de la rentrée pour que j'y choisisse un titre... je n'ai rien choisi du tout, c'est ce livre qui s'est imposé à moi. Imaginez : un essai sur le voyage et le tourisme, alors je que travaille dans le tourisme et que le voyage est ma première passion.... ok, exaequo avec les livres.

Amis voyageurs du monde, de la vie ou de l'imaginaire, posez vous, procurez vous ce livre, et faites en votre livre de chevet quelque temps. Lisez le lentement, quelques pages par-ci, quelques autres par là, pour l'assimiler, l'apprécier, le savourer, le réfléchir. Une telle oeuvre ne se lit surtout pas à la vitesse d'un roman. Un roman est là avant tout pour vous distraire, un tel essai est là pour vous interroger et/ ou vous retrouver et.... vous emmener ailleurs.

Pourquoi cherche-t-on l'ailleurs ? Où es l'ailleurs ? Ne commence-t-il pas au seuil de notre porte ? Qui sommes nous quand nous sommes ailleurs ? Que fuit on ? Que cherche-t-on ? Sommes nous tous apte au voyage, au vrai, celui qui vous sépare de tout ? A partir de quand voyage t-on ? Pourquoi écrit-on le voyage ? Pourquoi ce besoin d'être le premier "à passer quelque part" alors qu'on ne le sera jamais ?Et puis, le débat, qui me fait un peu plus grincer, entre voyage et tourisme.... Un débat parallèle à celui qui me dérange en littérature entre "Guillaume Musso et Victor Hugo". L'essentiel est que chacun prenne plaisir dans ce qu'il fait sans être montré du doigt. Un lecteur de Musso lira peut-être Hugo demain, dans dix ans ou jamais. Un touriste deviendra peut-être un voyageur ou pas. Certains ne sont pas fait pour être voyageur, ni même touriste. Mais l'essentiel est que cela se fasse dans le respect de l'autre, de sa différence. Je suis agent de voyages et pourtant je vends du tourisme à 90%... mais bon, je digresse.

Il m'est difficile de parler de ce livre en détail. Je ne peux que vous inciter à le lire. Vous verrez qu'il est servi par une écriture magnifique et soignée, par une extraordinaire poésie et quelques illustrations et quelques souvenirs d'Amazonie ou steppe de Mongolie. Un ensemble magistral qui se déguste. Vous sortirez de cette lecture enrichis des possibilités du monde et d'une partie de vous que vous ignoriez peut-être, où sur laquelle vous ne saviez pas mettre de mots.

Des extraits évoqueront bien mieux que moi la magie qui se dégage de ces pages :

 

"Ici commence une autre expérience du monde. Un autre monde. La nature est exotique, même si la nature des uns s'avère bien souvent la culture des autres"

 

"Sorti de ses cadres de perception habituels, le voyageur se met en phase avec la grandeur du monde, il découvre d'autres horizons, à l'extérieur autant qu'à l'intérieur de lui même"

 

"Pour apparaître comme vraiment naturelle aux yeux du voyageur, la nature doit souvent être indemne des traces de notre civilisation. Elle doit donc, telle la jeune mariée d'antan, être non seulement belle, mais encore parfaitement vierge. Sur ce point, touriste et prétendus voyageurs partagent une illusion identique"

 

"Eprouver ce surplus d'être me semble finalement le seule raison valable de voyager."

 

"Tout voyage digne de ce nom est un exercice d'humilité, tant matérielle que psychologique"

 

"Ce que le voyage véritable remet en cause, c'est notre identité, et notre identité est lié à l'égo. Cette petite forteresse que nous construisons avec le temps"...

 

"Lorsque le voyage fait son oeuvre d'alchimie, le voyageur devient autre. Il tend vers l'univers qu'il découvre au dehors et qu'il éprouve de l'intérieur. L'initiation du voyage inspire un surplus d'être, c'est à dire qu'elle pousse à être plus universel, à devenir plus vaste que soi-même. A l'horizon de  de cet itinéraire de profile la Grande Evasion, rien de moins."

 

"Nos expériences sont presque toujours des itinéraires ; la vie est un voyage. Le grand voyage, c'est la vie envisagée comme un itinéraire... Le monde est vaste, nos routes étroites. Nos vies sont limitées, ce qu'elles pourraient vivre est pourtant immense."

 

 

102_0868.JPG

 

 

chall_1__2010

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

Repost0

Publié le 22 Octobre 2010

BD – Editions Delcourt Mirages – 100 pages – 14.95 €

 

Parution en 2007

Résumé : Après sa dernière crise d’Alzheimer, Émile est placé par sa famille dans une résidence pour troisième âge. Dès lors, il affronte seul sa nouvelle vie, apprend à connaître les autres patients et le fonctionnement du centre. Il y découvre l’horrible routine, les médicaments et surtout le dernier étage – la grande peur de tous ! – où sont transférés ceux qui ne peuvent plus se suffire à eux-mêmes…

 

Tentatrice : Keisha

 Fournisseur : La bibliothèque

 

 

Mon humble avis : L’univers de la BD n’a pas fini de me surprendre. Jusqu’à maintenant, j’y cherchais et y trouvais un peu au hasard divertissement et/ou culture. Jusqu’à présent, mes sensations furent donc plus « fun » et étonnement.   

Avec Rides, c’est autre chose. De l’émotion pure. Une BD qui traite judicieusement de trois sujets difficiles : la vieillesse, les maisons de retraite et Alzheimer.

Ce n’est pas un énième reportage que l’on regarde avec une certaine distance pour ne pas se laisser atteindre. C’est une histoire, avec des personnages qui évoluent sous nos yeux, et donc dans notre tête. Tantôt leurs petites manies de vieux vous amusent, leurs attachements l’un à l’autre au travers du temps et de l’état vous touchent. Et puis, c’est leur tristesse devant leur propre état de « dépérissement » qui vous émeut. Et l’ensemble est bouleversant. Surtout le moment où le médecin annonce « froidement » à Ernest qu’il n’est pas juste distrait, mais qu’Alzeheimer est déjà bien installé et s’imposera sans retour.  Inutile de préciser que la vie en maison de retraite est extrêmement bien décrite.

On regarde souvent cette maladie comme une réalité lointaine. Cette BD nous la fait regarder en face avec beaucoup d’intelligence et de délicatesse. Belle idée que de multiplier les formats d’informations sur ce sujet et d’aller chercher les gens dans leurs loisirs : des moments choisis, ou l’on est reposé, ouvert et prêt à recevoir, où l’on est bien plus disponible et réceptif qu’entre deux autres catastrophes au JT de 20H. Rides est donc  à lire et à montrer aussi, tel un excellent moyen éducatif pour expliquer aux plus jeunes cette terrible maladie. C’est vraiment bien fait, mille fois plus efficace qu’un discours médical ampoulé. Et ça glace le sang, vraiment. Surtout dans les dernières pages.

  

Pour visualiser, c'est ICI

 

 

L'avis de keisha

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 20 Octobre 2010

Roman – Editions Le Diletante – 158 pages – 15 €

 

Parution : Aout 2010

Rentrée Littéraire

Résumé : C’est à Chamonix que Marion a ouvert sa librairie. C’est à Chamonix, également, qu’elle a rencontré celui qui va devenir son mari, un guide de haute montagne. C’est d’ailleurs en montagne que Marion s’épanouit. Mais alors qu’elle croit avoir enfin atteint l’apogée du bonheur, son quotidien, tout doucement, s’assombrit. On découvre avec un plaisir profond l’humour et la chaleur, le charme et l’acuité du regard de Jean-Philippe Mégnin.

 

Tentatrice : Midola, ma bibilothécaire

Fournisseur : la bibliothèque

 

-toile4.jpg

 

 

Mon humble avis : Chamonix. Marion est une jeune libraire. Pierre est guide de haute montagne. En guise de danse nuptiale : il achète des livres. Ah, c’est tellement glamour ! Voilà un auteur qui sait parler à ses lecteurs ! Il est vrai qu’une Marion bouchère n’aurait pas eu le même charme, en tout cas pour le lecteur. « Bonjour, je voudrais une côte de bœuf », « Bonjour, aujourd’hui, j’ai besoin d’une tranche de jambon » et « ce sera tout » ? « Ajoutez donc une portion de rillettes », toutes ces phrases auraient été bien moins romantiques. Alors que là…

L’auteur prend la voix de Marion pour nous compter La voie Marion. C’est donc écrit à la première personne du singulier et au féminin s’il vous plait. Et l’on oublie vite que l’auteur répond au genre masculin tant il se glisse parfaitement dans notre peau, dans notre esprit.

C’est léger, joyeux, drôle, enivrant à lire comme un amour naissant. D’ailleurs, ce livre donne envie de retomber amoureux, de revivre ces moments où tout semble être en apesanteur. Je me suis bien vue me surpasser pour suivre Pierre dans ces balades alpines. Il est bien connu que l’amour vous tire vers le haut, et puis, en si bonne compagnie ! Même si, et l’histoire de Marion le prouve une nouvelle fois, tout cela ne dure pas. Les difficultés, les pièges de la vie, les doutes vous rattrapent. Et si « nous n’arrivons pas à surmonter cette épreuve, est-ce parce, finalement, il est presque « le bon » mais pas encore « le bon ».

Une belle histoire, triste au final, mais très bien écrite, même si la "chute" est un peu trop résumée à mon goût. Pas de temps morts. De la poésie et de l'humour. A lire. C'est un coup de coeur.

  1pourcent

 

L'avis de Sandrine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 18 Octobre 2010

 

 

Hello !

 

Bon, vous n'avez peut -être rien remarqué, mais j'étais partie depuis quelques jours. Depuis vendredi en fait !

Je m'ennuyais des cliniques et des us et coutumes hospitalières alors, je me suis dit : tiens, pourquoi pas une crise d'appendicite. Oh ben oui, en voilà une idée qu'elle est bonne !

 

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, grosses douleurs au ventre, incompréhensibles... 

 

Frissons, suées....

Bref, une courte nuit que j'ai réussi à ralonger dans la matinée. A midi, départ pour le boulot avec cette douleur au ventre au moindre mouvement....

Comme en ce moment j'ai des sacrés trous de mémoire, je pense à une petite hémorragie interne suite à un abus d'anticolagulant (quand je ne sais plus si j'ai pris, je reprends...)

A 16H30, je me décide à aller faire une prise de sang et à 17H30 ma médecin généraliste me reçoit... pour me prendre en urgence et dernière minute un RDV pour une écho.

Me voilà mettant un pied dans la clinique... Pour ne pas en sortir avant 3 jours. Et en plus, j'y suis allée les mains dans les poches, avec même pas un livre... Dures les 5 heures d'attentes dans un box aux urgences....

Car en plus, étant sous anticoagulant, je n'étais pas opérable de suite.... Il a fallu attendre le lendemain, avec un jour sans anticoagulant pour être sûr que ma coagulation rende possible mon opération.

L'appendicite !!! J'y pensais même plus à celle là, pour moi, c'était une maladie érradiquée de la surface terrestre vu que cela fait des années que je n'en ai pas entendu parler...

 

Bon tout c'est bien passé, sauf que le réveil et les heures qui suivent semblent interminables et que les cicatrices font un mal de chien. J'ai l'impression d'avoir 90 ans  et d'être passée sous un train !

Me voilà chez moi pour une dizaine de jours ! Repos obligatoire et mérité, je suis KO !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #apparté santé

Repost0

Publié le 17 Octobre 2010

 Reprenons notre découverte de la blogosphère littéraire, découverte qui a connu une longue pose estivale !!!

Aujoud'hui, nous remontons l'Escaut et la Meuse (ou à peu près !) pour rencontrer Manu et décortiquer son blog que vous connaissez peut-être :

 

logo2.jpg

 Cliquer sur la bannière pour vous rendre chez Chaplum !

 

 

Comment chaplumerais tu ton blog chaplum ?!

Manu : Mon blog est un blog essentiellement littéraire, je n’y parle que de mes lectures, bonnes ou mauvaises. J’ai décidé de tout chaplumer, même les lectures qui ne m’ont pas plu. Depuis bientôt trois ans que j’ai ouvert cet espace, je n’ai passé sous silence que deux lectures, parce que je n’avais vraiment rien à en dire ou parce que j’avais un avis trop négatif alors que l’amie qui me l’avait prêté avait adoré.  J’ai décidé de ne pas chaplumer des films ou des séries que je regarde car je suis très peu cinéphile et j’avoue que sorti "du j’aime ou j’aime pas", je n’ai rien à dire ou très peu. Donc, je n’ai pas envie de me lancer dans ce genre d’exercice même si parfois, j’aimerais partager des coups de cœur mais le blog doit rester un plaisir. Enfin, j’ai à l’occasion parlé de ma vie privée, mais uniquement parce que le besoin s’en faisait sentir, quand un coup très dur m’est tombé dessus et la réaction de soutien qui s’en est suivie m’a vraiment fait chaud au cœur ! Au fait, certains se demandent peut-être d’où vient ce nom chaplum. Tout simplement, du fait que ce blog, c’est moi et mon chat : le chat et la plume ;-)

 

 


 Chaplumes tu depuis longtemps, tes premiers souvenirs datent ils de l'enfance dans ce domaine ?

Manu : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours chaplumé ! Dès que j’ai pu chaplumer, j’ai toujours eu un livre entre les mains. Mon premier souvenir remonte à mes 7 ans. Ma mère m’avait offert « Oui-oui à l’école » Je l’ai dévoré. Elle m’a ensuite demandé si ça m’avait plu et de lui raconter l’histoire pour vérifier que j’avais compris ce que j’avais lu. J’avais attrapé le virus. Depuis, je n’ai plus jamais arrêté de chaplumer, toujours planquée dans le rayon livres dès qu’on allait dans un magasin ! Ma mère, qui dévorait aussi les livres, a d’ailleurs été une de mes premières fournisseuses de romans. Non seulement elle m’emmenait à la bibliothèque mais sa bibliothèque personnelle recelait de trésors : l’intégrale des Agatha Christie, Orgueil et Préjugé, Les gens de Mogador etc etc.

 

 


 Qu'est-ce qu'y t'a incité à te lancer dans la chaplumerie de ton blog chaplum ?

Manu : Depuis environ 2002, je chaplumais sur des forums tels que critiques libres où je me sentais à l’aise et surtout où je me suis ouverte à de nouveaux horizons littéraires. C’est également à ce moment là que ma PAL a commencé à prendre des dimensions de plus en plus importantes, mais en restant encore dans des proportions assez raisonnables par rapport à sa taille actuelle. J’ai également connu Niki sur un forum. Au fil des années, elle est devenue une amie précieuse et intime. Elle avait ouvert un blog (http://sheherazade2000.canalblog.com/) mais j’ignorais tout de ce monde et le jour où elle m’a proposé de venir voir ce que j’en pensais, j’ai été conquise. J’ai alors commencé à en lire un ou deux autres dont celui de Karine ☺ et tout de suite, l’envie m’est venue de créer le mien. Surtout que je ne me sentais plus à ma place sur les forums que je fréquentais mais que j’avais repris le goût de rédiger mes avis sur mes lectures. Depuis, l’envie ne m’a plus quittée !

 

 

Les blogs littéraires fleurissent non stop sur la blogosphère ? Comment chaplumes tu les blogs sur lesquels tu chaplumes ?

Manu : Je suis étonnée du nombre de blogs littéraires qui ne cessent de fleurir sur la blogo et en même temps, c’est bon signe. On n’arrête pas de dire que les jeunes ne lisent plus et pourtant, je vois plein de jeunes qui créent des blogs de lecture et qui ont des PAL immenses. Malheureusement, je n’arrive plus à suivre. Entre mon travail et ma
maladie qui a malheureusement ralentit le rythme de mes activités, mon google reader explose de plus en plus. Je suis fidèle à mes premières amours mais je ne cesse de découvrir de nouveaux blogs qui valent la peine d’être suivis. J’avoue ne plus chercher de nouveaux blogs mais dès que quelqu’un passe chez moi, je me fais un devoir d’aller visiter son blog et c’est souvent de formidables découvertes. Résultat, j’ai l’impression de passer plus de temps à lire les blogs qu’à lire des romans ou même à entretenir mon propre blog hihi !!!

 

 

 

Il me semble que tu vis de l'autre côté de la frontière. Chaplumes tu  les auteurs belges autant que les français ?

Manu : Alors là, question assez piège lol. Pour tout te dire, je chaplume même plus les auteurs belges que les français car je lis très peu de littérature française ! La littérature française ne me séduit plus, du moins la contemporaine, à quelques exceptions près comme par exemple Valérie Saubade. J’ai l’impression que les français sont devenus trop
nombrilistes et centrés sur leur petite personne et qu’ils n’arrivent plus à regarder autour d’eux. Trop de romans intimistes et je t’avoue ne pas aimer ça ! Je lis essentiellement la littérature anglo-saxonne et japonaise avec un petit peu d’autres nationalités. Dont celle de mon propre pays ! De nombreux auteurs valent le détour en Belgique mais ont
du mal à passer les frontières, comme Xavier Hanotte, Nicolas Ancion ou Daniel Charneux qui ne cessent de séduire le public belge. Par contre, je ne suis pas fan des « stars » telle Amélie Nothomb (désolée Géraldine)

 

 

 Qu'est-ce qui te déchaplume dans un livre ?
Manu : Comme je le disais ci-dessus, je ne supporte pas les romans intimistes dans lesquels un narrateur ne parle que de son ressenti vis-à-vis d’un seul événement pendant 400 pages. Je trouve ça lourdingue, souvent pleurnichard et casse bonbons. Mais bon, c’est mon avis. Je ne chaplume pas trop non plus les romans historiques qui se
déroulent avant le 19ème siècle. D’ailleurs tout se qui se situe avant le 18ème, c’est mort, particulièrement le moyen-âge ou la préhistoire. Je ne suis pas fan non plus des romans trop fleur bleue ou à l’inverse trop gore. Enfin, la poésie et les biographies me défrisent carrément les plumes ;-)

 


Quel est l'auteur pour lequel tu chaplumes le plus ?

Manu : John Irving !!!! La révélation que j’ai eu vers 20 ans ! En général, toutes les romans familiaux américains écrits dans une veine à la Richard Russo, Pat Conroy et consort ont tout pour me plaire aussi. Sans oublier Paul Auster.
Et puis il y a les romancières anglaises : Agatha Christie en tête mais aussi Elizabeth Taylor et Barbara Pym. Et les romanciers comme Jonathan Coe et David Lodge. Mais si je ne devais en citer qu’un et décerner le Chaplum Award, ce serait bien sûr à John Irving !




Chaplumes-tu particulièrement  pour la rentrée littéraire où chaplumes tu les livres de ta PAL, anciens ou nouveaux peu importe !?

Manu : Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la rentrée littéraire même si maintenant, je suis davantage informée grâce aux blogs. Mais je ne chaplumes pas plus les livres de la rentrée littéraire, non. La première raison est que je n’achète pratiquement aucun livre broché car je trouve les prix trop élevés. Ensuite, j’avoue ne pas répondre à
toutes les sollicitations qu’on m’envoie car finalement peu sont vraiment intéressantes. Au final, j’essaie de me centrer sur ma PAL, même si je me rends compte que je lis de plus en plus de prêts, de livres voyageurs et de partenariats. Mais la rentrée littéraire, non, j’ai dû en chaplumer un seul jusqu’ici !

 



Et quand tu ne chaplumes pas, que fais tu ?

Manu : Et bien, quand je ne chaplume pas et que je ne travaille pas, j’aime passer du temps avec mon mari et mon chat. Je passe aussi énormément de temps sur internet à lire les blogs des copines, les forums et à chercher les nouveautés. J’aime les séries télé et un peu les films. Par contre, je suis peu férue de télévision. Mon mari et moi sommes aussi très investi pour la cause animale et cela peut aussi pas mal m’occuper.
J’aime aussi les voyages.
Malheureusement, la maladie qui m’a été diagnostiquée il y a un an me contraint aussi à beaucoup de repos. 


 Quels sont les 3 derniers livres qui pour lesquels tu as chaplumé  ?
Manu : Les chats et les livres étant mes deux grandes passions, je suis actuellement en train de lire un livre qui parle de chats prêté par mon amie Niki : « Tant qu’il y aura des chats … dans les familles » de Louis Velle et Frédérique Hébrard. Sinon, je viens de chaplumer L’homme le plus beau du monde de Cyril Massarotto et Parade de Suichi Yoshida , que je dois encore chroniquer.

 

 

 

merci 37

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

Repost0

Publié le 15 Octobre 2010

Roman - Editions Grasset - 348 pages - 18 €

 

Parution : 31 mars 2010

 

Résumé : En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

 

Tentateur : La blogosphère

Fournisseur : Les étagères de Keisha, merci pour le prêt !

 

 

 

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Un roman épistolaire, d’un genre récent, puisqu’il s’agit ici uniquement d’échanges de mails entre Léo et Emmi, qui ne se connaissent pas et ne se rencontreront peut-être jamais. 

Au début de ma lecture, j’ai hissé les grandes voiles pour me laisser embarquer par ce vent du Nord. Je souriais, je tournais les pages avec plaisir, et m’immisçais avec curiosité dans cette correspondance spontanée, touchante et constructive. Mon cri du cœur fut alors : je vais adorer ce livre, cette bouffée d’air frais ! Le sujet semble assez limpide : la place addictive que prend internet dans notre vie relationnelle et le fantasme qui naît de toutes ses relations virtuelles qui se créent par millier sur la toile tous les jours. Ce virtuel est il amené à devenir réel, peut-il durer sans devenir addictif et surtout, cette attraction peut-être survivre au réel ? Voici les questions qui se posent au fil des pages.

Donc, début de lecture agréable. Et puis, le vent a tourné. Le personnage d’Emmi m’est paru de plus en plus prétentieux, capricieux, très infantile et inconscient pour une femme qui se dit heureuse en ménage. Bref, elle m’a agacée. Leo semble lui bien plus adulte et équilibré. Cela n’empêche pas les redondances dans leurs sujets de conversation qui deviennent de plus en plus stériles. Même les rebondissements se ressemblent un peu. Les deux protagonistes entrent dans un jeu de chat et de la souris « rencontrera, rencontrera pas, rencontrera, rencontrera pas, pirouettes, cacahuètes »!

J’ai vraiment eu envie de dire à ces deux personnages : « bon décidez vous, que l’on en finisse ! » Dommage, car l’idée était bonne et certains passages succulents.  Mais ce n’est pas suffisant pour que la recette soit délicieuse....

 

 

L'avis de Leiloona; Keisha ; Stéphie

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 13 Octobre 2010

Synopsis : Condamné pour un crime qui n'était, selon lui, qu'un accident, Constant réussit à s'évader de la prison où il purge sa peine...
Constant finit par échouer dans un coin perdu, près des berges désertes d'un canal....Se cachant sur une péniche à l'abandon, Constant tente de reprendre son souffle, accalmie de courte durée...
Dès l'aube, Sylvia une pétillante jeune femme qui a reconnu l'homme traqué, lui propose un implacable marché : assassiner (puisqu'elle le pense être un tueur professionnel) Jeanne, sa mère adoptive sinon elle le dénonce à la police ! Piégé, Constant ne peut qu'accepter cette périlleuse " mission ". Mais bien loin de tuer Jeanne, Constant la sauve d'un suicide annoncé....

 

 

 

Comédie avec Daniel Auteuil, Medeea Marinescu et Sabine Azema.

 

 

 

   

 

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Donnant donnant est un film qui a pas mal d'atouts dans sa manche. Une très bonne distribution, de la sincérité, quelques dialogues savoureux, des moments très drôles, d'autres touchants.Le scénario est sympa, léger. Et la mise en scène  frôle l'impeccable. Bravo à Isabelle Mergault pour cette réalisation et les belles photos qu'elle nous offre de ses personnages. On y voit toutes leur failles, toutes leurs forces. Manifestement, Isabelle Mergault aime beaucoup ses acteurs qui lui rendent bien. Alors pourquoi 2 étoiles et demi...?

Parce qu'il y a certaines longueurs et par moment, Meedeea Marinescu m'a semblé surjouer. Que Daniel Auteuil  n'y voit pas plus clair dans le début de la fin m'a paru peu vraissemblable. Cela m'a même un peu agacé. Le moment crucial du film, où Auteuil suit Azéma pour la tuer, est tourné sous le mode burlesque et sonne vraiment faux dans l'ensemble. Dommage.

Et puis... Ce film n'était pas fait pour me distraire. Dans le synopsis, il n'est nulle part fait mention que le personnage d'Auteuil fait un AVC et en ressort avec de gros troubles du langage.... Pas très divertissant quand on voit sa propre histoire sur l'écran.... pour les autres, cela restera tout de même un bon divertissement, réalisé par une femme sympathique qui a su nous émouvoir terriblement avec "Je vous trouve très beau" et qui y reparviendra, j'en suis sûre... un jour... Allez Isabelle, au travail !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Octobre 2010

aout 2010 159

Lagardère disait : Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi...

C'est ce que j'ai fait, en blogueuse consciencieuse que je suis. Le scoop, je suis allée le chercher.

 

J'ai obtenu un RDV avec un membre du fameux Gang des Pastiches. Pour sa propre sécurité et la mienne, la plus grande discretion était de mise. Aussi, lorsque j'ai lu le lieu et l'heure précise du RDV dans le journal, je me suis dit "Trop fort le Pas Squale". Oui, pour garantir son anonymat, nous l'appelerons ici le Pas Squale Fort et Tottucuanto. Avec son ami Gordon Zola, celui ci lutte sans pierre et sans Desproges contre le fléau de notre siècle : Le Maussade.

Alors, le RDV... dans la pampa de la France, un salon lochois dans un village gaulois pour Schtroumfph(ette) chanceux : CHANCEAUX. Et là, l'agent lettré caméléon m'a bluffée une nouvelle fois. Quelle perspicacité ! Etre là où personne ne le cherche, ne l'attend, ne l'imagine : au coeur du danger, entouré d'anciennes cibles et sans doute de futures cibles. D'ailleurs, le Pas Squale mène certainement une mission de reconnaissance auprès de tous ces gens qui lui ont permis d'être célèbre ! En effet, parmi la foule, n'avons nous pas remarqué le profond océan bleuté des yeux de John Doe...

 

Me voici dans le "petit pré"... Vais-je le reconnaître ? La proximité d'une pastèque serait elle un indice trop voyant pour approcher le pasticheur ? Ca y'est, je le vois, le Pas Squale est là. Le pasticheur se camouffle  derrière quelques branches d'herbe potiches. Pas de postiche, mais des lunettes de soleil. Les mêmes que... BP (Brad Pitt) ou TC... A moins que... Je m'approche... Je me mets devant lui avec mon t.shirt qui affiche "motus et bouche cousue", le signe... Alors, le Pas Squale me susurre  le mot de passe "Pastiches" et comme convenu, je lui murmure en retour  "pistaches". Nous sommes raliés. A la patisserie qu'il mange devant moi, je sais qu'il n'y aura pas de tricheries entre nous, juste de la pasticherie !

 

 

Qu'est-ce qu'une bonne cible pour vous ?

Un auteur qui a suffisamment de tics et/ou de tocs ou encore mieux, du style. L’exercice du pastiche consiste à grossir les trucs, les ficelles pour les rendre visibles quand elles sont planquées ou à les emprunter pour faire du faux ressemblant.

 

Y-a-til des cibles plus difficiles que d'autres à pasticher ?

La littérature à trucs est plus facile à pasticher que la littérature tout court.

 

 

Faut il tout connaitre de la cible pour la pasticher ? Comment préparez vous votre mission avant de passer à l'action ?

Oui, il faut voir le monde comme l’auteur, lui piquer sa plume ou son ordi et écrire à sa place. Avant d’écrire à la manière de, j’avale énormément de livres de ma cible, que j’annote, commente etc.

 

 

Y a-t-il des cibles "impastichables" ? Pourquoi : trop de talent ou talent trop lisse ?

 J’ai fait un pastiche de Beckett pour le Magazine Littéraire qui était raté. J’ai effleuré la forme Beckettienne mais n’ai jamais touché le fond… Mais cela ne veut pas dire que personne n’a le talent de le faire. Moi, j’ai touché là mes limites.

Dans « l’Elégance du hérisson », Modiano était plus dur à pasticher que Pancol. 

 

 

Pensez vous qu'un pasticheur ne sachant pas tisser sans son pastis n'est pas chiche d'être un bon pasteur ?

... 

 

Avez vous déjà reçu des menaces ou des représailles des services d'ordre et de sécurité de vos cibles ?

Oui, j’ai été menacé d’un poing dans la gueule mais ça s’est bien terminé quand le pastiché a réalisé que c’était un genre d’hommage de ma part et une reconnaissance publique. Comme d’avoir sa marionette aux Guignols.   

 

 

Quelles sont les pastiches qui vous ont donné le plus de plaisir et le plus de fil à reretordre ?

De la jubilation : d’Ormesson, Gavalda, Musso, Werber, Lévy (Marc), Sollers…

Du fil à retordre : Angot, Modiano, Grangé…

  

 

Aucun regret dans toutes vos cibles ? Et les prochaines, sont elles déjà ciblées ? On dit souvent qu'un agent ne doit pas s'attacher à ses cibles... Et vous, aimez vous certaines de vos cibles ?

Pas de regrets. Pas de nouvelles cibles en vue pour le moment. Heureusement, il y a beaucoup de mes cibles que j’ai plaisir à lire voire que j’admire ! 

 

Si je vous donne pour cible Clodette Gallet avec l'amour est un CAillou au milieu de L'Amer, je vous retire l'eau de la bouche ou vous vous dites pourquoi pas ? Et à quoi cela ressemblerait-il ? Une histoire avec de l'air, où l'on respire ???!!

...

 

Le fait d'être maître dans la pastiche vous protège-t-il de toute pastiche ?

Le pastiche peut toujours être pastiché, ça devient compliqué mais pourquoi pas ? 

 

Vous avez écrit "l'élégance du maigrichon"... Pourquoi pas l'éléphante du berrichon ?

Bonne idée de titre, merci ! 

 

Y a -t-il un risque que les auteurs deviennent tous parfaits et que vous perdiez votre job ?

Plus ils ont de style, plus ils sont pastichables.  

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 9 Octobre 2010

Roman pastiche - Editions Chiflet&Cie, 199 pages - 15 €

 

Existe aussi en format poche.

 

 

Résumé : Une petite commune, recroquevillée sur un drame jamais élucidé : la disparition, dans les eaux boueuses de la Glavoise, du Père Plasson. Mais il n’y a pas que le fantôme du malheureux que l’on croise par ici : les plus grands écrivains du moment, venus s’inspirer du passé tourmenté du village, y rédigent leur prochain livre. D’un auteur à l’autre, les personnages se répondent, les intrigues se croisent, les révélations se télescopent.
Tant de grandes plumes réunies permettront-elles de faire éclater la Vérité avant la saison des prix littéraires ?

 

 

Tentateur : l'auteur et sa valeur sure

Fournisseur : Mon porte monnaie lors du salon de lôches.

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

Mon humble avis : Vous aviez aimé « Et si c’était niais », vous adorerez aussi « L’élégance du maigrichon ». Vous n’avez pas lu « Et si c’était niais », ce n’est pas très grave, cela arrive à tout le monde, même aux gens biens, et il n’est jamais trop tard pour bien faire. Par contre, si vous ne lisez pas l’Elégance du Maigrichon, il ne faudra pas vous plaindre, vous aurez été prévenus.

Le célèbre auteur caméléon est de retour pour une guirlande de nouvelles pastiches. Et je peux vous dire qu’il n’a rien perdu de sa, oups, de ses plumes. Je suis toujours autant bluffée par l’étonnante facilité avec laquelle Pascal Fioretto semble se glisser dans la plume et l’univers de ses congénères. Bon, je dis « semble », car si ça se trouve, il en bave pendant des mois. Depuis quand le talent tombe du ciel ?

Alors, l’histoire est… rocambolesque et burlesque à souhait, donc irracontable ! Mais, ça se tient, et puis Pascal Fioretto peut compter sur le pouvoir sacré de la force ancestrale du maitre de l’univers spacio temporel Guillaume Muzo pour tout expliquer. Mais aussi, sur son art de mettre du non sens là où il n’y en a pas et d’en retirer là où il y en a un peu de bon.

Nul besoin de connaître les auteurs pastichés pour apprécier votre lecture. Mais bien sûr, les connaître décuple votre plaisir, c’est vous dire ! Seul nécessité : le sens de l’humour et de l’observation pour ne manquer aucun jeu de mots ou moquerie. J’ai lu ce livre après un autre roman déprimant à souhait et dieu que ça m’a fait du bien. Je pense aussi que si les médecins m’avaient prescrit  une dose régulière de Fioretto au lieu de cachetons de D…T (mon  ennemi public N°1 ces temps ci), je n’en serais pas là. Dès la troisième ligne, je me suis marrée comme un sanglier surgelé qui se prend pour une dinde.

Au menu de ces pastiches, Christian Pignol (tellement vrai), extrait : dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. (ahahaha, j’adore ! Bon, la suite)Qu’on lui ouvre en le prenant pour le facteur et alors, aveugle et sourd, il tue les bêtes, piétine les récoltes, engrosse les servantes, viole les poules et fait tourner le lait. (hihihi, c’est exactement mon souvenir du Signol que j’ai lu)

J’ai adoré aussi Milliardium (pas lu l’original mais vu au ciné). Ah, Fioretto n’a pas raté sa Sylveth Salamander. Et génial le coup de la notice IKEA !

Bon, je me suis un peu ennuyée pour Phillipe Solers et Philippe Delerme,  disons … « soporifiquisés ». Normal, ils doivent être un peu mortels dans leurs vrais livres non ?

En tout cas, l’Elégance du maigrichon est à coup sur un livre antidépresseur qui vous fera mourir de rire au lieu de mourir d’ennui. Drôlissime et puis pas méchant non plus. Après tout, qui aime bien châtie bien non ? Et, à l’approche du long hiver qui nous attend, une bonne cure de rire ne fera de mal à personne !

 

Et lundi, une 'tite interview de l'auteur !!!

rire-anime-par-gi-1.gif image by forum-gi

L'avis d'AGFE

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0