Publié le 15 Novembre 2019

Film de Nicolas Bedos

Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier

 

Synopsis :  Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon humble avis : L'idée du scénario est vraiment excellente et fait preuve d'une belle inventivité. Evidemment, avec Nicolas Bedos aux manettes et aux dialogues, cela ne peut qu'être percutant. Oui, mais il y a aussi beaucoup de tendresse et de belles réflexions sur la nostalgie, sur ce que l'on a fait de sa vie, et ce que l'on peut toujours en faire, malgré l'usure du temps, et l'amour fané, faute d'eau fraîche dans le vase. La belle époque aborde donc avec subtilité et humour plein de petits moments plein de magie.

Ce film est aussi un bel hommage au cinéma et au théâtre, qui emmènent ailleurs, qui ramènent là où l'on veut, ou les décors et le jeu n'empêche pas l'émotion et le reflet de leurs effets sur chacun. Ce retour en décors de théâtre dans les années 70 donne un charme réel à cette histoire. Retourner dans le passé peut parfois être un point de départ pour se réinviter soit même. Donc des éloges oui, mais pas que...

Et pour une fois, à mon humble avis... Le bât blesse au niveau de Guillaume Canet, ou en tout cas, dans son personnage, agaçant au possible, imbuvable et donc les caprices et colères gâche l'atmosphère délicate et surannée qui s'installe. En fait, ses interventions sabotent l'émotion qui s'installe. Son "histoire d'amour" avec sa comédienne est de trop, elle envahit ce qui n'avait pas besoin de l'être. Et le résultat est un aspect un peu brouillon, où chaque départ de feu serait éteint comme si le personnage de Guillaume Canet voulait absolument nous priver de nos émotions et de notre propre questionnement. 

Car évidemment, à la sortie de ce film, on se demande... Et si je pouvais revivre une période personnelle ou historique, laquelle choisirais-je ? Bonne question ! Un medley des meilleurs moments vécus en Guadeloupe entre 1999 et 2001 peut-être pour le perso. Et pour l'historique ? Avoir 20 ans dans les années 70 et être à Woodstock !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Novembre 2019

BD, la différence invisible, autisme, autisme asperger, TSA

BD - Editions Delcourt - 196 pages - 23.95 €

Parution en 2016

 

Le sujet :  Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d'elle-même et découvrir qu'elle est autiste Asperger. Sa vie va s'en trouver profondément modifiée.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Encore un album indispensable, qui se penche sur ce que beaucoup considèrent à tort comme une maladie, puisque c'est un syndrome, celui de l'Autisme Asperger. "La différence" invisible est écrit et scénarisé par Julie Dachez qui est elle -même autiste asperger et qui, dans ces pages, devient le personnage de Marguerite. Voici donc une auteure qui a travers son oeuvre, évoque ce qui est souvent méconnu, voir inconnu de la plupart, et abat les idées reçues et les poncifs sur ce syndrome. Tous les aspis (comme se nomment et se reconnaissent entre elles les personnes atteintes du syndrome Asperger ne sont pas des Rain Man ou des Spencer Reed (Esprits Criminels) capables de compter d'un regard le nombre d'allumettes tombées au sol ni les cartes au casino. Le syndrome Asperger est un autisme léger, sans retard de langage ni déficience intellectuelle. Au contraire, les aspergers ont un Q.I supérieur à la moyenne, qui se situe entre 70 et 90. Mais leur manque souvent les codes sociaux et les interactions sociales leur sont difficiles.

Ici, Julie Dachez évoque encore une particularité plus rare : l'autisme Asperger féminin, qui se différencie particulièrement par une empathie plus aisée et qui est donc plus difficile à diagnostiquer. On compte environ une femme asperger pour 4 hommes. Nombre d'Asperger sont diagnostiqués très tard, parfois après la cinquantaine, ce qui leur explique enfin les difficultés d'adaptation qu'ils ont rencontrées dans leur vie et contre lesquelles ils ont dû batailler.

Cet album est très agréable à lire et vivant Ses dessins, qui nous décrivent le quotidien et Marguerite et ses difficultés (souvent incomprises) sont très parlants. La différence invisible pointe aussi du doigt l'énorme retard de la France dans la prise en charge de ce syndrome, la liste d'attente interminable dans les centre de diagnostic et l'hypocrisie des entreprises qui disent ouvrir grand leurs portes aux personnes en situation de handicap mais qui sont incapables du moindre aménagement ou de la moindre adaptation.

A la fin de l'album, une espèce de petit cahier redonne moult informations sur ce syndrome, depuis sa découverte, jusqu'aux principaux symptômes, en passant par de nombreux conseils et une bibliographie pour ceux qui voudraient approfondir le sujet.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Novembre 2019

Roman - Editions de minuit - 173 pages - 16 €

 

Parution le 5 septembre 2019 : Rentrée littéraire !

L'histoire : Eva et Charles, quinquagénaires, sont lassés de la promiscuité parisienne et du béton. Enfin, ils sautent le pas : accéder à la propriété privée... Dans une banlieue sur la ligne du R.E.R, où fleurissent les lotissements éco indépendants, peu énergivores et construits en matériaux durables. Et surtout, un jardin, de la verdure... Tout s'engage très bien, leurs premiers jours dans ce jardin d'Eden répondent à toutes leurs attentes.... jusqu'à ce qu'aménagent, dans la maison mitoyenne, Les Lecoq...

 

Tentation : Passage de l'auteure à LGL

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai littéralement dévoré ce court roman jusqu'à la fin... et c'est là que cela a coincé un peu pour moi. Une sensation de flou, de dernières pages un peu bâclées, comme s'il fallait trouver une issue autre pour ne pas être classé dans la catégorie thrillers psychologiques mais bien dans celle des romans. Quant à la fin décevante, est-ce bien grave, non pas forcément, car elle est en fait secondaire. Ce qui compte dans ces pages, c'est vraiment le déroulement et le message de l'histoire.

En effet, Propriété Privée use des nombreux codes de la littérature policière. Une tension qui monte, des suspects potentiels (mais suspects de quoi précisément ?)  des gens qui s'observent de loin ou de très près, mine de rien. En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui m'a rappelé celle de Wisteria Lane (Desperate Housewives) et qui donc m'a régalée. Y aurait-il un cadavre caché quelque part ?

En fait, Julia Deck observe aussi bien à la loupe (les individus) que depuis un satellite (l'aspect communautaire) de ce lotissement. Julia Deck voit tout, décortique et analyse parfaitement les comportements des uns et des autres. Et oui, tous ces habitants qui ont fui la promiscuité parisienne et l'indifférence, se retrouvent plus ou moins prisonniers, à leur insu, d'une autre promiscuité... Celle des espaces ouverts, celle de la collectivité et de la convivialité qu'il est de bon ton de vivre dans ce genre de résidence. Qui dit espaces ouverts, compost collectif, jardins, fenêtres entrouvertes, barbecues dans les jardins et la liberté des uns qui empiète de plus en plus sur celle des autres. Tout se sait, tout se voit, tout se raconte, tout se transforme. L'aspect "privé" diminue un peu plus chaque jour. Les "amis" des premiers jours deviennent très vite insupportables et si près, trop près... Et sitôt qu'un doute s'installe, la belle convivialité des débuts devient vite un climat de suspicion, d'hypocrisie et d'individualisme... Celui-ci menant jusqu'à la lâcheté... "Et oui, il faut penser à l'avenir, maintenant que l'on a un crédit sur le dos".

Alors oui cette observation et analyse sociétale m'a beaucoup plu, intéressée et amusée. Le style est en parfaite adéquation avec le sujet, mêlant cynisme délicieux, littérature, simplicité et subtilité.

Propriété privée est donc à mes yeux un très bon roman, si l'on oublie la fin dépitante, mais je le répète, secondaire. Oui, ce qui prime ici, c'est le sujet jubilatoire et cruel, mais si réaliste.

6/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Novembre 2019

Ce jeudi, je suis allée au cinéma Gaumont voir.... le film.... des derniers concerts de Mylène Farmer.

Et oui, cela peut étonner d'aller voir un concert au cinéma.... Certes, nous n'avons pas l'ambiance des milliers de spectateurs. Mais... Nul besoin d'aller à Paris, d'arriver des heures à l'avance pour avoir une place correcte et de payer un prix... inabordable (pour ma bourse, et par choix aussi, on ne peut pas tout faire dans la vie !)

Confortablement installée dans mon fauteuil rouge, inutile de me dresser sur la pointe des pieds les trois quarts du temps parce qu'il y a des plus grands devant moi. Mylène est là, au premier plan ou en plan large, à deux pas de moi, sur grand écran. Je vois TOUT, j'entends TOUT... Pour la modique somme de 15 € 

" Ses 9 concerts en résidence à Paris La Défense Arena, la plus grande salle d'Europe, ont rassemblé 235 000 spectateurs. Un show monumental et inégalé à vivre en immersion au cinéma sur écran géant. "

Effectivement, avec Mylène, on parle plus de show ou de spectacle que de concert... Tant tout dépasse l'entendement et les rêves. Les superlatifs manquent pour évoquer toute cette grandiose et magnifique scénographie, les effets spéciaux, les décors, les costumes (made by Jean-Paul Gauthier), les chorégraphies et les super danseurs, les trucs qui montent, qui descendent, qui disparaissent... La scène en feu.

La dernière et la seule fois où je suis allée réellement voir Mylène Farmer en concert, c'était à Lille il y a 25 ans. Depuis, j'ai pris cher... Mais pas Mylène ! Toujours cette silhouette gracieuse et fine, qui cumulée avec certains costumes, est reconnaissable entre mille. (Là, je ne lutte pas !) Et toujours ce visage d'ange de porcelaine... Sans une ride (là, je n'ai pas les moyens pour lutter). Mylène a toujours la forme, malgré ses presque 60 ans.

Je ne connaissais pas ces dernières chansons et ai eu plaisir à les découvrir dans ces conditions. Mais rien à voir avec le bonheur et l'émotion de réentendre (et revoir) les tubes qui ont bercé ma fin d'adolescence et le début de mon âge adulte. Ces titres, comme leur auteure, n'ont pas pris une ride (hélas, on aurait pu espérer qu'en presque 30 ans, le monde change et que les préoccupations soient plus sereines. Il n'en n'est rien). Et oui, des titres comme Désenchantée sont on ne peut plus d'actualité.

En tout cas superbe soirée, aucun regret ! Que du bonheur tant pour les yeux que les oreilles... et les souvenirs !

Certains cinémas Gaumont proposent encore des séances les 9 - 10 - 11 - 12 novembre (en tous cas, pour celui de Rennes). Renseignez-vous auprès du Gaumont de votre ville et s'il reste des places, sautez dessus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 7 Novembre 2019

Roman, livre audio, La révolte, Aliénor d'Aquitaine, Histoire

Roman - Editions Audiolib- 5h43 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine chez Stock en août 2018

 

L'histoire : Celle d'Aliénor d'Aquitaine, de ses 30 à 82 ans, qui fut reine de France puis d'Angleterre narrée par son fils, Richard Coeur de Lion, par sa voix et ses échanges épistolaires avec elle.

 

Tentation : La culture ne nuit jamais

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Avec ce roman, je suis très loin de mes terres et de mes époques de prédilection en lecture. Me voici dans un roman historique et en plein Moyen-Age ! Mais c'est ce genre de petit miracle que permet la littérature.

Et oui, quand un roman peut vous apprendre (ou réapprendre) l'Histoire, autant sauter sur l'occasion de joindre l'utile à l'agréable. D'autant que le style soigné de Clara Dupont-Monod, adapté au sujet et à l'époque reste fluide, doux ou cruel en fonction des événements, mais toujours facile à suivre.

D'Aliénor d'Aquitaine, je ne savais que le nom et une situation géographique évidemment, je connais mon pays. J'ignorais qu'elle avait été reine de France en épousant Louis VII qu'elle quitta, pour se marier à Henri II, roi d'Angleterre, surnommé le Plantagenet. De lui, elle aura 10 enfants qu'elle enterrera tous sauf le dernier, Jean Sans Terre. Une grande partie de cette fratrie se haïra, se fera la guerre. Mais à une époque, elle s'unira contre son père le Plantagenet, et ce sera La Révolte.

Ici, c'est Richard Coeur de Lion qui raconte la vie mouvementée de sa mère Aliénor, femme implacable autant que remarquable. C'est tantôt la voix de Richard qui parle, puis elle laisse à place à celle d'Aliénor ou du Plantagenet, via certains échanges épistolaires.

Ce roman est très dense. Dans la première partie, ce sont surtout des "affaires familiales et territoriales" dont il est question. En effet, à l'époque dans la vie d'Aliénor et de son entourage, il est très souvent question de stratèges géopolitiques et guerriers divers, notamment pour protéger et préserver l'indépendance de l'Aquitaine (entre autre). La deuxième partie fut plus complexe et perdit mon attention par moment. Nous sommes avec Richard dans les croisades, alors qu'il rencontre Saladin qui évoque déjà le jihad. Etonnamment, l'on apprend que ce terme existait déjà à l'époque, alors que celui des croisades n'était pas usité. Là, notre Richard au coeur de lion m'a un peu lassée avec ses tactiques purement militaires sur le terrain, avec quelques détails pas toujours délicats (les têtes coupées ou autres réjouissances de la barbarie et de la guerre).

Dans ce roman, Clara Dupont-Monod admet avoir pris quelques libertés avec l'Histoire, du genre, en plaçant un donjon là où il n'y en avait pas. Mais les faits et gestes des protagonistes et le déroulement de l'histoire est bien réel.

Une lecture enrichissante, qui m'a permis de (re) découvrir le décor et les us du Moyen-Age, et de resituer quelques personnages historiques dans leur généalogie et leur époque... En espérant que cette culture acquise ne me quitte pas trop vite ! Ah mémoire, quand tu nous fais défaut !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Novembre 2019

Film d'Yvan Attal

Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Eric Ruf, Ben Attal

 

Synopsis :  Henri est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme et ses quatre enfants, évidemment ! A l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison, pour son plus grand bonheur mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme dont l’amour indéfectible commence à se fissurer.

 

 

Mon humble avis : Autant le dire de suite, mes "coséanceurs" étaient bien plus mitigés que moi quant à ce film... que j'ai adoré ! Oui, vraiment, je me suis éclatée tout au long de l'histoire.

Yvan Attal réussit brillamment le mélange de deux genres : la comédie hilarante et le drame. En tant que spectatrice, j'ai beaucoup ri de bon coeur jusqu'à ce que certains passages m'émeuvent et méritent silence et réflexion intérieure. On peut dire que cette famille est gratinée et aucun de ses membres n'échappent n'échappe à ce qualificatif, quelles que soient les différences de chacun.

Mon chien stupide est l'adaptation (modernisée et épurée de certains passages) du roman éponyme de John Fante, paru en 1985... que je n'ai pas lu encore mais, suite à ce film, ça pourrait s'envisager ! C'est donc un film sur un livre qui est lui-même sur un autre livre ! 3 couches donc !

Cette histoire est très politiquement incorrecte ! En effet, Henri, en pleine crise de la cinquantaine, met la somme de ses échecs (dont surtout son manque d'inspiration d'auteur) sur le dos de ces enfants, et ce pas toujours avec bonne foi. Il ne rêve que du départ de ses enfants, il veut sans débarrasser. Et l'arrivée de Stupide le chien dans la famille va servir de détonateur à une situation déjà explosive. Ajoutez à cela le temps qui passe, la fatigue, la lassitude, les regards dans le rétroviseur, les rêves jamais réalisés, l'usure du couple, le machisme, les différents caractères forts qui composent une famille censée être un nid douillet, vous avez là les principaux ingrédients de ce film bien piquant et épicé, et bien sûr, sans temps mort ni baisse de régime !

De ce fait, nous avons des situations et des dialogues DELICIEUX, drôlissimes, cyniques à souhait. Ce film est loin d'être lisse, il est drôle, féroce et très touchant et, à mes yeux, parfaitement interprété. A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Novembre 2019

C'est par cette journée que je commence le "reportage" sur mon récent superbe voyage en Afrique du Sud (en septembre rendu possible par un an d'économie de cigarettes !). Celui-ci se fera dans le désordre chronologique, afin d'alterner billets citadins et billets pleine nature... animalière !

Pilgrim's rest est une petite localité de la province de Mpumalanga. Comme son nom l'indique, elle servait de lieu de repos pour les pèlerins dès la fin du 19ème siècle. Pèlerin d'une certaine religion : l'or ! L'or fut découvert dans la région en 1873 et ses mines exploitées jusqu'en 1971.

En 1986, la petite commune fut déclaré monument national, pour son architecture presque toujours identiques par rapport aux temps anciens et qui restitue donc parfaitement l'atmosphère de l'époque. D'ailleurs, j'ai trouvé qu'il y régnait une certaine ambiance, genre Far West (une autre ruée vers l'or).

Cette bourgade est donc maintenant un lieu touristique charmant. On y trouve petits musées, boutiques, petits hôtels, bars et restaurants, toujours dans un décors d'un autre temps. Et bien sûr, sur le bas côté de la route et sous des bâches, des vendeurs de souvenirs plus ou moins sud-africains. Et oui, je me suis faite avoir en achetant un masque zoulou (la vendeuse me la confirmer de moult arguments). Quelques minutes plus tard, lorsque je retrouve mon guide, celui-ci me dit que les zoulous ne font pas de masques mais que leur artisanat est fait de perles. Certes, ils se sont mis récemment aux masques pour répondre à la demande des touristes, mais pas du tout dans le genre de celui que j'ai acheté, qui serait du style Kenyan !

Nous avons assisté à une petite représentation folklorique de la culturelle danse de la botte en caoutchouc (Gumboot Danse). 

Cette danse prend son origine au début du xxe siècle, durant l'Apartheid, auprès des mineurs noirs sud africains. Leurs conditions de travail dans les mines étaient pénibles et dangereuses (enchaînement, humidité, obscurité, interdiction de parler, etc.); dans ce contexte difficile elle fut tout d'abord un mode de communication non - verbal, composé essentiellement de claquements entre les différents éléments situés à portée (bottes, chaînes, surface de l'eau, sol). Elle permettait également de prévenir d'un danger.

Elle prit par la suite un aspect revendicatif de la culture populaire et se répandit dans d’autres pays du continent africain. Considérée de nos jours à la fois comme danse traditionnelle et instrument de musique idiophone, sa dimension culturelle est désormais connue à travers le monde.

 

 

 

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
Pour le fun photographique !

Pour le fun photographique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PILGRIM'S REST

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 1 Novembre 2019

Film de Tim Willer

Avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackensie Davis, Gabriel Luna, Natalia Reyes

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.
 

 

Mon humble avis : Je ne suis pas fan, donc grande connaisseuse, des Terminator comme je peux l'être des Marvel. Mais j'aime de temps en temps voir ce genre de film, d'autant que les premiers opus de cette franchise sont tous de même devenus cultes. 6ème film de la série, il faut chronologiquement le situer (si on suit l'histoire), près le 2ème.

Et puis, après avoir vu Hors Normes, film assez lourd tout de même, j'avais envie de voir un autre film lourd... au niveau de l'artillerie ! Et ça dégomme, le cahier des charges est parfaitement rempli, les effets spéciaux toujours plus spéciaux ! Le moment de ciné est donc agréable et bien divertissant, on ne s'ennuie pas devant un tel film sans temps morts, et où l'on ne compte même plus les morts !

C'est drôle aussi... de ridicule parfois, notamment dans des dialogues on ne peut plus stéréotypés et plats. Mais on ne va pas voir Terminator pour les dialogues ça se saurait... Si, en fait, on attend la phrase cultissime qui est une fois de plus présente, à savoir : "I'll be back" et en VF : "Je reviendrai" !

Rien de bien nouveau dans le scénario qui reprend les trames des autres, mais avec un Terminator encore plus méchant et encore plus surpuissant que les précédents ! Linda Hamilton, du haut de ses 63 ans, qui a subi un entraînement plus qu'intensif pour se reglisser dans le personnage mythique de Sarah Connor, assume toujours tant le rôle que ses rides. Rides beaucoup moins visibles sur Arnold, qui a dû passer plus souvent sous le bistouri esthétique alors qu'il a 10 ans de plus que Linda ! 

Mais ce club de "papy/mamie" fonctionne bien avec une dose d'autodérision. L'ex terminator Arnold reprend du service après avoir élevé tranquillou un gamin dans une belle cabane au fond de la forêt et en apprenant à devenir "humain" !

On a donc ce que l'on veut, du divertissement et de l'action, sans grande nouveauté : on a toujours un personnage qui vient d'un futur qui n'existera peut-être pas s'il fait bien son boulot dans le présent. C'est un résumé ! Il y a aussi de nouveaux protagonistes qui vont sans doute donner un nouveau souffle à la série, ou au moins en garantir un 7ème opus (à mon avis !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Octobre 2019

Roman - Editions de l'Olivier - 256 pages - 19 €

 

Parution le 14 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Près de Montréal, Paul Hansen, ancien super-intendant d'une résidence de luxe du centre ville, purge une peine de deux ans de prison. Il partage sa cellule avec le costaud Patrick Horton, un Hells Angel accusé de meurtre. Tout sépare ces deux hommes et pourtant, entre eux naît comme une amitié. Horton s'évade grâce aux magazines de moto qu'il décortique avec passion. Paul lui, n'a rien pour s'évader... Ce sont ses morts qui lui rendent visite (feu son père, sa femme, son chien)... Et l'histoire de sa vie, qui l'a mené entre ses quatre murs.

Tentation : La brouhaha autour de ce roman

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Les médias disent que c'est là le meilleur roman de l'auteur. Les listes de certains prix confirment cet enthousiasme et sur billet sur la blogo suivent le même ton le plus souvent. Je ne peux me prononcé, ayant si peu lu de Jean-Paul Dubois.

Paul Hansen est dans sa cellule, partagée avec un gros dur qui n'a pas inventé la poudre mais plus sensible qu'en apparence... Après, tout est dans la forme.

Paul alterne le récit de quelques moments de journées partagés avec Horton, pour le pire (le manque d'intimité dans les moments les plus intimes), comme pour le meilleur (des échanges bien plus profonds, touchants et révélateurs qu'il n'y parait). Horton est un personnage haut en couleur, truculent, pour qui le lecteur se surprend d'affection. Entre ces moments du quotidien immuables, il y a la vie de Paul, toute sa vie, depuis sa naissance en France d'un pasteur Danois et d'une propriétaire de cinéma (indépendant) française, en passant par son départ pour le Canada, pour y retrouver son père, puis les trente ans qu'il passe en qualité de super intendant d'une résidence de luxe montréalaise...  Les dernières années vont mener au drame qui s'annonce, mais qui ne se dévoilera que dans les dernières pages du roman. On craint le pire. Et pourtant...

Sans élever ce livre au rang de mes coups de coeur, j'avoue avoir apprécié vivement ma lecture, même si, de temps en temps, quelques longueurs me sont apparues. Le style de l'auteur est magnifique tout en étant fluide, et dans la façon qu'il a eu de construire tant son oeuvre que les personnages qui l'habitent, il y a comme quelque chose de littérature américaine. L'histoire n'est pas dense en événements (elle l'est cependant en sujets développés), mais les pages se tournent toutes seules.

Les portraits d'hommes et de femmes sont délicieusement et pudiquement brodés au fil des pages, dans leur antagonisme, leur secret, leur hypocrisie, leur force, leur idéalisme, leur révolte ou leur soumission, leur faiblesse. Dans leur passion aussi et s'il n'y a pas de passion, le plaisir, le bonheur d'une vie tranquille et sereine au service des autres, le plaisir du job bien fait et plus s'il le faut, parce que l'homme a besoin d'humanité, et Paul le sais très bien.

Et puis, un nouveau personnage débarque dans la galerie et l'on sent que l'orage arrive.

Ce roman montre comment une vie de bonté et d'effort peut être ruinée en très peu de temps, et à cause d'une seule personne qui, par un discours bien huilée et une présentation bien pompeuse, parvient à manipuler le reste de la troupe. Et c'est ce diable qui va provoquer l'orage, et faire sortir de l'homme sage la bête qu'il y a en chacun de nous.... Et oui, aussi bons que nous puissions être toute une vie durant, nous ne sommes jamais à l'abri de croiser un être maléfique qui nous fera sortir de nos gongs, un être qui nous fera devenir un autre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon a donc été une lecture très agréable et prenante pour moi, qui me suis régalée de la plume de l'auteur. Par contre, dire qu'elle m'a transportée d'émotion serait mentir. J'admire l'oeuvre d'art qu'est ce roman, mais je m'attendais à être complètement remuée de l'intérieur. Et non.

D'ailleurs, en relisant mon billet, je me dis qu'il n'est pas très inspirant. Il en sera ainsi !

 

5/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Octobre 2019

Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes".

 

 

Mon humble avis : Un film bouleversant et d'une absolue nécessité. Un film d'utilité publique, sociale, médicale et humaine. Un film qui prouve l'urgence de la situation et cette urgence est particulièrement ressentie et "accentuée" par un tournage à caméra à l'épaule. On suit Vincent Cassel et Reda Kateb H24, dans toutes les situations qu'ils rencontrent, et ce, toujours sur le fil... Hors normes n'est pas précisément un film sur l'autisme, mais une dénonciation grand public du manque de moyens d'encadrement et de prises en charge de ces personnes en grand handicap en France.

Hors normes est tiré d'histoires vraies, et inspiré d'associations et de personnes réelles. Les autistes sont joués par des autistes... Aussi, on peut imaginer le travail d'immersion et d'adaptation que ce film a du représenter tant en préparation qu'en tournage, tant par les réalisateurs que pour les comédiens. Chapeau archi bas pour Vincent Cassel et Reda Kateb et tous les autres d'ailleurs, car on sent un travail d'équipe en bienveillance magistral. Nakache et Toledano l'ont déjà prouvé, ils ont le sens des dialogues percutants, une fois de plus. Et cela fait du bien, apportant de temps en temps un léger humour ou une dose de causticité bien placés et qui font mouche et disent les choses comme elles doivent être dites !

Dans ce film, tout est hors normes... Les enfants et adolescents autistes dont personnes ne veut, à qui la société n'offre aucun cadre humain et approprié à leur pathologie. Les associations qui font un travail de dingue et obtiennent des résultats, mais le tout sans autorisations officiels, sous le mode de la "débrouille", sans le sous, dans des conditions hors normes etc.... Des institutions et des milieux hospitaliers, débordés et non armés pour ces pathologies, font eux même appels à ses associations... C'est le serpent qui se mord la queue, dans cette France qui ne prend pas ses responsabilités et préfère s'embourber dans la lenteur administrative, la suspicion et les normes officielles, avant de se rendre compte qu'elle n'a rien de mieux à proposer... Sont hors normes également ces jeunes de banlieue désocialisés et sans place dans la société, qui parviennent, par un encadrement adéquat et une formation sur le terrain, à trouver leur place et une raison d'être en devenant référent d'un enfant autiste. La preuve qu'avec patience et logique, tout le monde peut trouver sa place et jouer un rôle dans la société. Il suffit de trouver le meilleur chez chacun et le laisser s'exprimer. Il y a d'ailleurs un parallèle entre ces jeunes de banlieue et les autistes... "On" les croit vides, alors qu'ils sont pleins de ressources.

Enfin, sont hors normes ces deux hommes que vouent toute leur vie à leurs associations et aux jeunes autistes, en en oubliant leur vie personnelle, en se battant contre vents et marées, en y croyant dure comme fer, parce que parfois, un petit miracle, un petit progrès chez un de leurs jeunes leur prouve qu'ils ont raison de persévérer dans leur combat. Et puis, sans eux, où iraient la quarantaine d'autistes dont ils se chargent ? Nulle part, car en France, ils n'ont nul part où aller... Et oui, ces associations hors normes sont indispensables.

Un film sur l'appel à l'espérance et à l'ouverture et à la tolérance, notamment dans le milieu de l'entreprise. Un film à voir, qui remue évidemment, qui émeut. Un film dont il faut parler pour que personne n'ignore cette réalité et qu'enfin, les pouvoirs politiques et sociaux mettent en place des structures adaptées... Ah oui, mais c'est vrai, ça coûte de l'argent et il paraît qu'en France, il n'y en n'a plus... Par pour cela en tout cas...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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