Publié le 5 Octobre 2014

Cette année, pour cause de chômage (et l'adoption d'une minette qui a un peu vidé mon compte en banque, il n'y a pas eu voyages aux Seychelles, en Guadeloupe ou ailleurs. En même temps, j'ai tellement profité ces 20 dernières années, que j'apprécie un peu de calme et de proximité. Cela tombe bien, j'habite une région tellement riche et variée, que si je prends mon temps, je n'en n'aurais pas encore vu les moindres recoins en arrivant à la retraite !

Alors, fin juin, avec des amies, je me suis offert 2 jours à l'île de Batz, dans le Finistère, à à peu près un quart d'heure de bateau de Roscoff. L'île de Batz, qui fait partie des Iles du Ponant, offre un dépaysement garanti dès le ponton ! 507 habitants sur 3.5km de long et 1.5 km de large pour 10 km de côte, le tout se parcourant pédibus ou pédalibus ! Pour nous, ce fut pédibus ;) . Les quelques voitures croisées ne sont que celles des iliens et de toute façon, on en est venu à penser que sur cette ile, il y avait plus de tracteurs que de voitures !

Là-bas, tout n'est que luxe (celui de se contenter de peu), calme et volupté. Une tranquilité qui en devient presque assourdissante et des paysages à couper le souffle ! (Par contre, précision, nous n'y étions pas lors d'un week end prolongé ni pendant les vacances scolaires !)

Nous sommes arrivées par temps gris et menaçant et, au fil des heures, le soleil s'est fait une grande place dans le ciel. De même, l'intérêt de rester deux jours dans un tel coin, c'est de le vivre à marée haute comme à marée basse, et de profiter du calme olympien du soir après le départ de la dernière navette, ou du matin avant l'arrivée du premier bateau.

UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ
UN DIMANCHE A L'ILE DE BATZ

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 3 Octobre 2014

BD - Editions Gallimard - 57 pages - 12.10 €

 

Première parution en 2000

 

L'histoire : Laurent Aubier se réveille d’un coma de dix heures dans une clinique des Pyrénées. Il a été victime d’un accident de voiture. Une infirmière, Janine, lui remet le cahier dans lequel elle a noté tout ce qu’il avait dit lors de son coma. Selon Janine, cela ouvre la voie vers sa boite noire, c’est-à-dire son inconscient. Ce cahier contient une mine de souvenirs enfouis sur lesquels Laurent va enquêter et découvrir des choses anodines ou bouleversantes.

 

 

Tentation : Le nom Benacquista et le titre, dont j'ai déjà entendu parler

Fournisseur : La bib'

 

 

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Mon humble avis : Cet album est l'adaption BD de la nouvelle éponyme de Tonino Benacquista, qui s'est vue aussi, il y a quelques années adaptée au ciné ou à la télé, je ne m'en souviens plus. Et comme je ne l'ai ni lue ni vue, cette lecture était donc pour moi une totale découverte.

Bon, ce n'est pas la BD du siècle pour qui serait exigeant et ellitiste dans le domaine. Mais, honnêtement, le divertissement est bien là, tout comme l'intérêt, même s'il est un peu brutalisé par une fin plutôt abrupte, qui aurait pu être un peu plus développée dans une suite par exemple.

Le graphisme est agréable, et j'ai aimé la façon dont Ferrandez nous fait comprendre que le personnage voit sa vie défiler où qu'il zappe devant sa télé.

Sans doute l'introduction est un peu longue par rapport à la descente aux enfers du personnage en nombre de page, mais en même temps, a-t-on envie de voir un homme sombrer sur une demi BD, pas forcément. On comprend bien ce qui ce passe, le pourquoi du comment, donc c'est pour moi suffisant.

La boite noire est notre inconscient, ce qui nous construit aussi à notre insu. Cette BD effleure donc un sujet intéressant : est-ce bon de se souvenir de tout ou en tout cas, d'avoir soudain accès à nos souvenirs les plus enfouis. Ne vaut il pas mieux se contenter de ce que nous sommes au présent ? L'accès à notre inconscient a t-il plus de chance d'être profitable ou destructeur. Est-ce important de savoir qui nous sommes vraiment depuis les âges qui précèdent notre conscience. Moi, j'ai ma réponse, à vous de vous constituer la vôtre.

Je l'ai dit plus tôt, la fin est plutôt abrupte, mais elle était inattendue pour moi, aussi, j'ai aimé la route prise par cette histoire. Par contre, si j'avais été auteure, j'aurais sans doute développé un autre élément révélé par la boite noire qui aurait ainsi pu orienter cette BD vers le genre thriller, poursuite, en parallèle à la quête personnelle de ce Laurent Aubier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 30 Septembre 2014

Synopsis : Muriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel estaussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu'une nuit Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. Elle est entrainée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer.

 

Avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Pascal Delomon.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ce film est tout bonnement surprenant si l'on n'est pas trop informé à son sujet. En lisant le pitch, je m'attendais à une comédie amère. Et bien non ! C'est un drame, un polar, un thriller qui nous donne quelques bonnes occasions de rire mais ce n'est pas son objectif principal !

Elle l'adore est avant tout machiavélique à souhait ! Le scénario est pour moi franchement original et devient de plus en plus jubilatoire au fil du film. De même, la réalisation est très maitrisée, on se demande tout au long de l'histoire où celle ci va nous mener.... le tout dans une atmosphère très subtile. Point de fan hystérique, point de chanteur déjanté. Des gens presque normaux...

Les dialogues sont savoureux, les quiproquos ne manquent pas et certaines situations deviennent acadabrantesques tout en restant on ne peut plus logiques. Le spectateur est aussi ahuri et baladé que ne l'est la police enquêtant sur la disparition de l'amie du chanteur. Lorsque vous irez voir ce film, je suis sûre que vous vous régalerez de la démonstration par A+B de Sandrine Kiberlain à propos du peigne de Tina Turner. Sandrine Kiberlain, une fois de plus excellente en fausse naïve désopilante, fait tourner bourrique la police tout en gardant un calme et une distance olympiens lors d'une garde à vue mémorable.

Le personnage du chanteur, joué par Laurent Laffite, fait vraiment froid dans le dos. Tellement calculateur, manipulateur, sans scrupule et d'un sang froid. Brrr, dorénavant, si Nicola Sirkis vient sonner chez moi à 3h du mat', je me méfierai.

A part 2 ou 3 ficelles bien posées pour justifier un événement suivant, je n'ai aucun reproche à faire à ce film excellent, qui traite de la manipulation, de la "fan attitude" et quelque part, de l'instinct de survie même si chacun n'y montre pas son profil le plus flatteur ! A voir, vous allez l'adorer !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Septembre 2014

 

Roman - Editions Albin Michel - 395 pages - 19€

 

Parution le 4 juin 2014

 

L'histoire : En 1903, Jacques Lebaudy, fantasque richissime héritier de la raffinerie sucrière Lebaudy quitte une France décevante pour débarquer sur une côte déserte de l'Afrique Occidental. Son projet n'est rien d'autre que de créer un empire, l'Empire du Sahara. Il se déclare donc empereur Jacques 1er, exige qu'on l'appelle Sir et règne ainsi sur un empire fantôme, reconnu de lui seul, mais qui fait bien parler de lui et inquiète certains Etats colonialistes.

 

 

Tentation ; Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

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Mon humble avis : Le propre d'un roman est d'être romanesque ! Celui ci l'est à tous points de vue, à ceci près qu'il est inspiré d'une histoire vraie, et c'est ce qui paraît incroyable ! En effet, à une époque où l'on réalise hélas que la bêtise humaine est sans limite, et bien vous vous direz en lisant ce texte que les bornes des limites avaient déjà été largement dépassées il y a plus de 100 ans, par ce fameux Jacques Lebaudy, alias Jacques 1er ! A la différence près qu'en 1903, ces aventures avaient sans doute fait pleurer une poignée d'hommes mais provoquaient l'hilarité générale dans toute l'Europe qui s'est régalée des milliers d'articles de journeaux parus alors sur cet individu exécrable en premier lieu, mais surtout loufoque à souhait, ubuesque, bref, complètement barré ! Et surtout aussi fier et pédant que bête comme ses pieds ! Son égo déborde de son corps de laidron, ses ambitions dépassent l'entendement, sa naïveté et son inculture sont aussi vaste que le Sahara sur lequel il prétend régner !

A titre d'exemple.... La mer est salée parce qu'il s'y trouve des morues salées, dans son empire, il devra y avoir autant de femmes infidèles que de maris cocus....Sa Majesté ne voudrait pas qu'on le prenne pour un bouc hémisphère. Il trouve les chameaux très peu pratiques de couleur car ils se confondent avec les dunes. Il faudra donc songer à les peindre tels des zèbres, voire à créer le chaval, mélange de chameau et de cheval. Pour marquer ses "conquêtes" territoriales, Jacques 1er enterre dans le sable une boite de thon à l'huile. And on, and on, and on. Jacques 1er ira jusqu'à envisager prendre la place de Roosevelt !

J'ignore, dans toutes ses allocutions impériales, lesquelles sont issues de l'imagination de l'auteur ou de la réalité rapportée par la presse d'alors ou par les protagonistes de l'histoire, mais c'est vraiment hilarant et c'est avec les yeux ronds d'étonnement devant tant d'abérration et un plaisir non feint que j'ai lu ce livre (non sans faire un petit tour sur Wikipédia afin de m'assurer que j'avais bien affaire à une histoire vraie !!!)

Ah oui, il y a une harangue, parmi tant d'autres de Jacques 1er, qui m'a particulèrement fait rire : Moi, empereur, je ferai ceci, moi, empereur, je serai ceci, moi empereur, j'exigerai cela.... bref, vous voyez bien de qui l'auteur se moque (aussi !)

Mais Moi, empereur du Sahara n'est pas qu'une histoire délirante ! C'est aussi le reflet d'une certaine époque et d'une certaine classe sociale désoeuvrée devant sa montagne d'argent, c'est aussi une réflexion sur l'expansionnisme et le colonialisme, le portrait d'une Europe à deux pas de la première Guerre Mondiale. la mégalomanie par excellence.

Mais ce n'est pas toujours pas tout !. C'est aussi, et surtout, l'histoire d'un homme qui savait rêver !

Alors moi, Impératrice de ce blog qui demain sera connu dans le monde entier et dans tout le système solaire, moi Géraldine 1ère, exige que vous lisiez ce livre !!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Septembre 2014

Témoignage - Editions J'ai Lu - 382 pages - 7.50 €

 

Parution en format poche en avril 2013

 

Le sujet : Dans son livre précédent, "L'amour dans le sang", la comédienne Charlotte Valandrey révélait sa séropositivité et sa greffe cardiaque. Quelques temps plus tard, dans le courrier de ses lecteurs, des lettres étranges lui disent : "Je connais le coeur qui bat en vous". Qui est l'auteur de ces missives, dit il vrai ? D'autant que Charlotte fait des rêves qui ne semblent pas lui appartenir, pas plus que certains goûts nouveaux....

 

Tentation : Envie d'en savoir plus sur le don d'organe.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : C'est suite à l'émission très belle et émouvante, hommage à Grégory Lemarchal que j'ai voulu me plonger dans ce livre, histoire d'en savoir un peu plus sur le don d'organes, mais pas du point de vue scientifique, juste du point de vue humain.

Et puis je voulais une lecture vraiment différente de mes habitudes... Or, je lis rarement, voire jamais de témoignage.

On pourrait se dire qu'entre l'histoire des filles Bennet chez Jane Austen et ce "Coeur inconnu" de Charlotte Valandrey, il y a matière à faire un grand écart. Oui, du certaine façon, non de l'autre. Le livre de Valandrey est aussi le reflet d'une époque, et le portrait d'une femme, mais au XXIème siècle.

Je suis entrée avec un bon rythme dans ces pages, puis celui ci s'est tranformé en balade dominicale, l'intérêt s'est dilué, sans doute à cause de certaines longueurs, répétitions ou situations qui ne me passionnaient pas plus que ça. Les chagrins d'amour à répétition d'une jeune femme qui ne semble pas tirer leçon de ses échecs passés, mouais, bof (pour moi en tout cas)

Par contre, ce témoignage permet de se rendre compte à quel point il est difficile d'être une comédienne connue, mais qui ne perce plus. D'attendre des rôles qui ne viennent plus, de devoir correspondre à une image précise, disons celle de ces 30 ans et non celle des 40 etc. En même temps, ma situation (et celle de 3 millions de personnes) n'est pas plus enviable non plus. Quand on envoie un CV parmis 450 reçus....) Bref, la vie est dure, même dans un monde de paillettes !

De même "De coeur inconnu" montre la difficulté de la séroposivité (même si ce n'est pas une découverte), même si cette séroposivité est minime, comme c'est le cas pour l'actrice. La tri-thérapie, ses effets secondaires et surtout les préjugés persistants sur les personnes porteuses de ce virus. Préjugés que je pensais dépassés, éculés... Et bien non. D'illustres personnes très cultivées ont gardé sur le sujet leur connaissances des années 80... D'ailleurs, depuis sa révélation, le téléphone professionnel de Charlotte Valandray sonne beaucoup moins souvent...

Venons en (enfin) au sujet même du livre : vivre avec un coeur greffé, le coeur d'un autre ou d'une autre, qui est forcément décédé dans des conditions tragiques et brutales pour que votre propre vie puisse être prolongée. Se demander qui et en quoi cela peut influencer votre vie future, au delà du fait d'être toujours vivant... Dans une bien moindre proportion, ce sujet me concerne. Il y a 24 ans, j'ai dû être transfusée. Le sang d'un inconnu a donc circulé dans mes veines, dans mon propre sang, mon intimité instrinsèque. A l'époque, cela m'avait un peu obsédée et je me prenais à rêver de devenir bonne en maths grâce à ce nouveau sang !

Comme depuis sa greffe Charlotte Valandrey fait des cauchemars récurrents de situations qui lui semblent étrangères, comme certaines de ses réactions ne sont plus les mêmes qu'avant, comme ses goûts ont étrangement et même parfois radicalement changé, la comédienne s'interroge et enquête sur la mémoire cellulaire. Se pourrait il que ces cauchemars soient ceux de son greffon ? Bien sûr, il n'y a pas de réponse scientifique, juste des ressentis humains et des expériences vécues frôlant le "paranormal". Mais j'aurais aimé que ces sujets soit plus détaillés et approfondis, quitte à ce que les peines de coeur prennent moins de place dans ces pages.

Quoiqu'il en soit, le récit est agréable à lire, l'écriture est fluide et Charlotte Valandrey s'avère très attachante et pleine d'envies, pleine de vie !

Mais je dirais que l'intérêt premier de ce témoignage est de rappeler l'importance du don d'organe, de posséder sa carte de donneur et surtout, d'avoir évoqué cette démarche avec nos proches, même si l'on n'a pas l'intention de mourir demain !

 

PS : Par contre, un doute de la véracité de tous les propos m'est venue. En effet, en cours de récit, Charlotte Valandrey et sa meilleure copine décident de partir en Inde sur un coup de tête à J-10. Dans ce livre la comédienne dit, en quelque sorte "banco pour l'Inde, pas besoin de visa, juste un passeport valide + de 6 mois après le retour". Auprès de l'agent de voyage que j'étais encore il y a un an, cela ne passe pas !!! Visa pour l'Inde obligatoire, et l'ambassade de l'Inde n'est pas des plus rapides !!!! Je suis assez lassée des incohérences de ce style niveau voyage que je trouve au fil de mes lectures !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 20 Septembre 2014

Synopsis : Dans une ville de province, une nuit, Marc rencontre Sylvie alors qu’il a raté le train pour retourner à Paris. Ils errent dans les rues jusqu’au matin, parlant de tout sauf d’eux-mêmes, dans un accord rare. Quand Marc prend le premier train, il donne à Sylvie un rendez-vous, à Paris, quelques jours après. Ils ne savent rien l’un de l’autre. Sylvie ira à ce rendez-vous, et Marc, par malheur, non. Il la cherchera et trouvera une autre, Sophie, sans savoir qu’elle est la sœur de Sylvie…

 

Avec Benoit Poelvoorde, Charlotte Gainsbourg, Chiara Mastroïani, Catherine Deneuve

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : J'aurais aimé me montrer plus enthousiaste envers ces 3 coeurs. Hélas, la passion ne m'a pas tant dévoré le coeur que ça !

Pourtant, les comédiens sont irréprochables. Il faut dire que nous avons la une sacrée brochette, avec en prime, le plaisir de voir mère et fille ensembles à l'écran (Catherine et Chiara !). J'aime énormément Poelvoorde, qui excelle dans les rôles dramatiques, bien plus que dans ces rôles comiques où il devient parfois saoulant. La relation fusionnelle et très complice entre les deux soeurs est enviable aussi. Les mouvements de caméra sont judicieux et montrent parfaitement la montée du malaise qui s'installe au fur et à mesure que la passion amoureuse envahit ces 3 coeurs.

Alors, où le bât blesse-t-il ? Dans le rythme tout d'abord. Comme ce film m'a paru long !

Dans la musique ensuite ? Quel besoin de mettre une musique stressante à souhait, agaçante même, à la façon Shutter Island ou Eyes Wide Shut. Soit elle nous fait attendre quelque chose qui ne vient pas, soit elle n'est pas adaptée, car la comparaison avec Shutter Island et ces 3 coeurs s'arrête à la musique !

Enfin, dans la narration. Voilà qu'en milieu de film surgit une voix off, une narration extérieure, dont on se demande ce qu'elle vient faire là, surtout pour nous dire dans une banalité affigeante ce que l'on voit très bien à l'écran.

Et puis, il y a moi qui suis moi, et qui n'ai pas vraiment cru à cette histoire. Petits détaisl, Charlotte Gainsbourg achète dans un bar (non tabac) un paquet de Malborow à 5 €.... Ce prix là, c'était y'a 10 ans....

Tout au long du film, qui se déroule sur plusieurs années, Charlotte Gainsbourg porte le même style de chemise aérée et transparente.... Avec toujours le même soutien-gorge noir par dessous. Je ne sais pas si le personnage achète ses soutifs par 10 ou si elle en achète des qui soient garantis 10 ans !!!

Alors qu'elle marche dans la rue de nuit, elle se laisse aborder par Poelvoorde qui n'a d'autres manières que celui d'un dragueur avec ses gros sabots, et erre toute la nuit durant dans la ville endormie avec lui. Logiquement, une femme de cette "CSP" aurait vite coupé court à cela.

Enfin, que juste une nuit d'errance dans une ville provoque une telle passion qui dévastera tout des années plus tard, et bien je n'y crois pas une seconde. Peut-être suis-je désabusée au sujet de l'amour ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Septembre 2014

Synopsis : Suite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde s’invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains a priori et pose sur les autres un regard différent. Et, contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une renaissance…

 

Comédie avec Gérard Lanvin, Fred Testot, Jean Pierre Daroussin, Claudia Tagbo

 

 

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Mon humble avis : Au moment où j'écris ces lignes, les critiques sur Allociné ne sont pas très tendres avec ce film, le public étant cette fois plus sévère que la presse. Alors moi, je vais être toute tendre, pas pour faire plaisir, ni pour que Gérard Lanvin vienne diner chez moi (même si je ne suis pas contre cette idée). Simplement, j'ai adoré ce film, et dans le genre comédie, je n'ai rien à lui reprocher !

Ces 24 dernières années, j'ai passé pas mal de temps dans les hôpitaux et cliniques, dans diverses régions (même tropicales), pour des raisons parfois bénines, et souvent plus graves. J'y ai pleuré de douleurs, de tristesse, de too much, d'incompréhension, d'agacement, de lassitude. Et j'y ai aussi vécu des moments très forts. Aussi, c'est un sujet que je maitrise assez bien.

Alors quel plaisir que de pouvoir rire de tous ces malheurs, avec un peu de recul, sans être concernée et surtout, quand c'est Gérard Lanvin qui subit les âffres du milieu hospitalier. On pourrait croire ce film parodique, et bien non. C'est peu être un concentré du bon comme du meilleur de l'hôpital. Ce que Lanvin vit en un séjour, je l'ai vécu sur plusieurs. Mais oui, tout est vrai, même l'intruision d'autres patients dans votre chambre par exemple.

Les dialogues sont cuisinés aux petits oignons, dans une sauce douce amère. On rit, tout en finesse. Ce film est tout sauf un concours de gros gags. L'émotion n'est cependant pas absente, lorsque l'on découvre au fil du film ce qui a rendu le personnage de Gérard Lanvin si bourru. De même, des sujets sociétaux sont abordés, telle que la prostitution estudiantine, ou encore les grossesses de très jeunes adolescentes. Tout en étant drôle, ce film n'oublie pas d'être très humain.

Et puis cerise sur le gâteau : Le dénouement ! Tout au long du film, tout le monde ignore le pourquoi de la chute de Lanvin dans la Seine. La police évoque même la possibilité d'un règlement de compte. Mais Jean Becker nous réserve une toute autre surprise ! Génial ! Si vous voulez sortir du ciné de bonne humeur, voyez "Bon rétablissement" !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Septembre 2014

Roman -Editions Thélème - 12h d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2011

 

L'histoire : Dans l'Angleterre de la fin du XIXème siècle, Monsieur Bennet a 5 filles, 5 filles à marier. Voilà que vient s'installer dans le voisinage un homme qui a tout pour être un bon parti. Son épouse n'aura de cesse que de "caser" Jane, son ainée, auprès de ce Sir Bingley, sous l'oeil attentif et avisé d'Elisabeth, sa deuxième fille, personnage principal de ce roman.

 

Lu par Mélodie Richard

 

Tentation : La célébrité de ce roman et de son auteure

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ce type de roman n'est dans l'absolu pas ma tasse de thé, et mon élan n'a donc rien de spontané. Il s'agit de curiosité et surtout l'envie de combler au fur et à mesure le trou béant de mon inculture... Celle ci étant, je ne suis pas forcément bien placée pour évoquer ici les détails de cette histoire romanesque. Aussi, avant de partager avec vous mes impressions personnelles de lecture, je vais céder à la facilité en "copiant/collant" cette description d'Orgueil et Préjugés que je trouve bien complète :

 

Orgueil et préjugés est sans doute le plus romanesque et le plus anglais des romans anglais. L'histoire des cinq filles Bennet selon le point de vue de la cadette, Elisabeth, est une peinture des moeurs de la fin du XIXe siècle, la bonne société, ses codes et ses carcans, les questions de l'argent et du mariage sont au premier plan pour ces jeunes filles dont l'avenir dépend entièrement des hommes. Jane Austen a écrit le portrait de femmes et le contexte d'une époque, avec humour et élégance, livrant ainsi un grand classique de la littérature qu'on ne se lasse de redécouvrir. (Site Amazon)

 

Les six premières heures d'écoute m'ont parues terriblement longues et ennuyeuses. Une multitude de personnages aux patronymes parfois ressemblant, parfois déclinés en diminutifs, des liens familiaux pas toujours faciles à saisir ou à retenir et des lieux à consonnances Anglaises mais à la phonétique bien proche aussi m'égaraient bien souvent. Sans doute une lecture papier, qui aurait permis de visualiser tous ces noms m'aurait facilité la tâche ! De même, les propos, les intrigues et les commérages de salon m'intéressaient peu.

Puis, lorsque le titre commençait peu à peu à se justifier, mon attention s'est intensifiée pour devenir réelle. Les personnages se découvraient entre eux, les relations potentiellement amoureuses (selon les codes de l'époque) s'amorçaient enfin et l'adage "ne pas se fier  aux apparences" prenaient tout son sens.

Bien sûr, j'ai fini par prendre du plaisir à cette lecture et l'enrichissement culturel est indéniable. Comme je suis heureuse d'être une femme du XXème siècle, une femme libre et indépendante. Même si cette indépendance n'apporte pas forcément le bonheur, même si cette liberté ne signifie pas qu'il est facile de trouver l'amour. Mais tout cela ne dépend plus du montant d'une dote ou d'une approbation parentale incontournable. De même, une femme qui n'épouse personne n'est plus condamnée à rester vieille fille chez ses parents vieillissants, mais peut être une femme dynamique vivant dans l'air de son temps. Entre Elisabeth Bennet et moi, il y a 100 ans ! Comme tout cela a évolué ! Même si notre société actuelle est encore enfermée dans de nombreux carcans sociaux, religieux, raciaux ou familiaux, la progression est tout de même époustoufflante.

 

Malgré mon peu d'affinité avec la littérature Anglaise du 19ème siècle, je dois tout de même avouer que je me suis régalée, vraiment, de la plume de Jane Austen. Quelle élégance ! Quelle délicatesse ! Quelle richesse ! et aussi, malgré l'aspect désuet, quelle fluidité ! Il faut ajouter que l'interprétation de Mélodie Hubert est vraiment excellente, vivante et loin d'être monotone.

 

Combler quelques lacunes n'est donc pas forcément synonyme de déplaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Septembre 2014

Synopsis : Hassan Kadam a un don inné pour la cuisine : il possède ce que l’on pourrait appeler « le goût absolu »… Après avoir quitté leur Inde natale, Hassan et sa famille, sous la conduite du père, s’installent dans le sud de la France, dans le paisible petit village de Saint-Antonin-Noble-Val. C’est l’endroit idéal pour vivre, et ils projettent bientôt d’y ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié. La cuisine indienne affronte la haute gastronomie française. Jusqu’à ce que la passion d’Hassan pour la grande cuisine française – et pour la charmante sous-chef Marguerite – se combine à son don pour orchestrer un festival de saveurs associant magnifiquement les deux cultures culinaires. Le charmant village baigne désormais dans des parfums débordants de vie que même l’inflexible Madame Mallory ne peut ignorer. Cette femme qui était autrefois la rivale d’Hassan finira par reconnaître son talent et le prendre sous son aile…

 

Avec Charlotte Le Bon, Helen Mirren, Manish Dayal

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : On ne va pas nier que ce film est gentillet, qu'il ne nuit pas à la santé, met plutôt de bonne humeur et divertit pleinement. Les débuts ne sont pas sans rappeler la guerre de clochets de Don Camillo et Peppone. Sauf qu'il s'agit ici d'une guerre de cuisines et de saveurs !

Les personnages sont sympathiques, attachants et finissent par former une petite tribus dans laquelle il fait bon vivre, et où.... les bons sentiments débordent !

Le message du film est simple mais efficace, même si pas franchement inédit : ensemble, on peut aller tellement plus loin, alors pourquoi ne pas allier nos différences, nos richesses personnelles, nos expériences pour remplir nos objectifs finalement communs ?!!!

Jusque là, vous me direz tout va bien, et pourquoi pas ?!

Sauf que le hic arrive ! Le grand drame de ce film, qui se déroule dans la bonne France profonde et gastronomique, c'est que c'est un film américain réalisé par un suédois !!! Erreur totale ! Car de ce fait, les poncifs, lieux communs, et clichés sur notre veille France pullulent !... au point dans devenir même anachroniques. Alors que l'intrigue se déroule de nos jours, le village qui sert de modèle (de loin), se retrouve comme sorti des années 60 !!! Les boutiques aux devantures désuettes (certes mimi, mais une telle collection côte à côte est fort improbable) ne sont que des crèmeries, des drogueries etc. Les téléphones sont antédiluviens, les voitures semblent dater de l'époque Ford. Sur la place du village, en plein milieu, à côté du bar brasserie, des enfants jouent même à la marelle... Bref, tout cela ressemble bien à des décors de cartons pâtes très made in Hollywood. Même les perspectives sur le village font fausses. (Si vous allez voir ce film, vous remarquerez que le village est dans une cuvette, mais qu'on le voit de loin avec un clochet d'église ridiculement petit rapport aux habitations. Même les deux maisons, d'un style oh combien différents et séparées d'une toute petite route sonnent faux. Franchement, si j'avais un peu d'argent, je ne construirais pas ma superbe baraque à 10 mètre d'une fermette, au ras de la route, alors que les alentours sont déserts.... Bref, à ce niveau là, le film est râté. (D'ailleurs, après vérification sur Allociné, il s'avère que mon ressenti est une réalité.... La route a été construite pour le film, le resto étoilé n'est en façade qu'un décors rajouté. Pourquoi pas, mais alors que cela ne se voit pas SVP !!!)

Maintenant, reste le plaisir des yeux devant ces plats tous plus appétissants les uns que les autres, le plaisir de parcourir le marché et de saisir de belles tomates bien rouges, d'apercevoir des poivrons qui ne sont pas maigrichons et difformes.... qui font parfois oublier la mièvrerie de l'ensemble pourtant produite par Spielberg himself !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 11 Septembre 2014

Roman - Editions Albin Michel - 169 pages - 16.50€

 

Parution le 21 août 2014, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Quand Amélie Nothomb recherche le "convignon" ou la "convigne" idéale pour partager l'ivresse de son elixir favori (à savoir le Champagne), elle rencontre Pétronille, une jeune femme qui n'a ni froid aux yeux, ni la langue dans sa poche. Aux côtés de ce personnage singulier, Amélie Nothomb n'est pas au bout de ses surprises !

 

Tentation : Incontournable pour moi !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

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Mon humble avis : 2014 sera sans contest un excellent millésime dans la bibiographie de ma chère Amélie !

 


"D'être soudain une si agréable société pour moi même m'a ouvert des horizons. J'aurais aimé être de bonne compagnie pour quelqu'un. Qui ?"

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Que l'une des plus célèbres consommatrices de champagne se rassure. Elle me fut de si bonne compagnie lors de ma lecture que je doublais celle ci, malgré une légère honte : je lus en buvant une simple eau pétillante. Mais, et donc, tout de même avec quelques bulles !

La fascination de la romancière pour le champagne n'a de secret pour personne qui l'a connaît un peu ou la lit régulièrement. Ici, l'élixir doré est le point central de ce roman, il coule à flot dans des circonstances bien souvent insolites et amène Amélie Nothomb à évoquer une curieuse mais forte amitié avec cette fameuse Pétronille, personnage inspiré de la l'écrivaine Stéphanie Hochet. Les deux amies élève la consommation de champagne et l'ivresse qu'elle procure au rang d'art !


"L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part"...."Le champagne élève l'âme vers ce que dut être la condition de gentilhomme à l'époque où ce mot avait un sens. Il rend gracieux, à la fois léger et profond, désintéressé, il exalte l'amour et confère de l'élégance à la perte de celui ci".

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Au fil des pages, Amélie Nothomb revient sur les débuts de sa célébrité, sur sa relation avec ses lecteurs (notamment lors des séances de dédicaces), la difficulté de certains romanciers à se faire éditer, puis à vivre de leur plume.

Mais surtout, l'auteure fait une nouvelle fois preuve de beaucoup d'humour et d'une autodérision inégalée. Comme j'ai ri en imaginant Amélie Nothomb dans les situations dans lesquelles elle se place ici :

-Sur une piste de ski, plus de 30 ans après sa première expérience de glisse !

- Dans la rue, en train de secouer quelques matelas envahis d'acariens

- Dans un dîner entourée de communiste

- En promeneuse du Toutou de Vivienne Westwood dans un Londres inconnu.

J'en passe et des meilleures !

Pétronille est un personnage désinhibé, qui pense tout haut et parle fort. Les deux amies sont diamétralement opposées de caractère, ce qui laisse place à des dialogues incongrus, décalés, très drôles, piquants et pétillants ! Pétronille n'hésite pas à traiter son amie "d'handicapée mentale" !!!

Bref, si vous voulez tout savoir sur le "bien boire" du champagne, si vous voulez vous détendre et passer un excellent moment de lecture, délectez vous de ce roman, véritable ode tant à l'amitié qu'au plaisir provoqué par ce formidable vin doré qui pétille !


"Plus le contexte est hostile, plus le champagne fait figure d'oasis."

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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