Publié le 25 Juin 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/077/21007796_20130523110959763.jpgSynopsis :  Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France...
 
 
 
Avec : Jamel Debbouze, Tewfik Jallab, Malik Bentalha
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
       étoile3etdemi
 
 Mon humble avis : Né quelque part... Un film qui vient en écho à une chanson bien connu de Leforestier "Etre né quelque part, c'est toujours un hasard...."
Ce film est vraiment intelligent et raffiné, il se permet même un humour délicat et par moment, nous atteignons des états de grâce. Certains paysages sont à couper le souffle, on se régale de l'ambiance village autour du café et l'on (re)découvre les traditions et la fraternité qui règnent encore dans ces pays et ces cultures là. 
Nous voici tour à tour dans la peau de l'immigré, de l'émigrant, du clandestin, de l'étranger dans ses origines et de l'étranger dans les structures de son propre pays juste par ce que le mot Français n'est pas écrit sur son front de fils d'émigrés. On constate vraiment avec force l'incongruité de certaines situations... C'est tout de même fou, que les aléas de la vie fassent que dans une même famille, on soit de nationalités et de cultures différentes. Tout cela parce que dans les années 60, c'est l'aîné qui a été envoyé en France par la famille pour gagner de l'argent, et pas le cadet. Les regrets et la jalousie se répercutent sur la génération suivante. Et c'est ainsi que 40 ans plus tard, Jamel se retrouve à piquer les papiers de son cousin français venu sauver la maison de familiale au bled.
Ce film a un aspect initiatique... C'est avec émotion que l'on suit Farid dans sa découverte de son pays d'origine et de quelques secrets de famille. A 26 ans, il n'avait jamais mis les pieds en Algérie.
C'est avec dégoût que l'on surveille Jamel dans son mauvais coup, Jamel en gars du bled ô combien insupportable, quoique... En même temps, à la table du café avec ses amis, les discussions sont intéressantes : pourquoi vouloir partir en France, pourquoi rester. Né quelque part, par quelques scènes bien senties et sans tralala, nous montre bien le dilemme que représente le fait de quitter son pays, que la décision n'est jamais facile car, quand elle se fait sans visa ni autorisation, elle est sans retour. Et son pays, même s'il est fait de beaucoup de poussière, en général, on l'aime.
Enfin, c'est la révolte qui nous anime sur la fin, lorsque nous accompagnons les migrants clandestins dans leur enfer bien huilé par des passeurs sans aucun scrupules.
Un film à voir, qui fait se poser les bonnes questions, ou des questions que notre confort de vie ne nous conduit pas à nous poser.
Et puis une mention particulière pour Tewfik Jallab qui joue le rôle principal de Farid : Eblouissant, dans tous les sens tu termes. Un comédien que j'espère revoir bientôt et souvent sur mon cher grand écran !
 
   
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 23 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782290034606.jpgRoman - Edition J'ai lu - 125 pages - 5.60 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu le 2 mai 2013 (Albin Michel en août 2010)

 

 

 

L'histoire : Il y a le grand père, qui est arrivé de Majorque pour fuir la guerre d'Espagne. Sans le sou, Il s'est arrêté à Quimper, puisqu'il ne pouvait plus aller beaucoup plus loin. En quelques années, il a fait fortune dans les fruits et légumes sur les halles de Quimper.

Il y a le père qui s'est aussi installé comme marchand de fruits et légumes . Mais ce n'est plus la même époque. Et c'est la chute.

Il y a les étés passés à Majorque dans la maison de famille.

Il y a Marie.

Et il y a le fils, qui regarde ce passé et qui le raconte.

 

 

 

Tentatrice : Silvana

Fournisseur : J'ai Lu, Merci !

 

 

 

 

 

 

-toile3.jpg

 Mon humble avis : C'est l'histoire d'une ascension et du chute familiale, vu à travers le prisme des souvenirs d'un enfant devenu adulte. Les chapitres sont très courts, dynamisant ce qui pourrait devenir longuet et de ce fait, la lecture est très agréable et rapide, presque légère. Elle donne comme l'occasion de feuilleter un album photo qui couvrirait presque un demi siècle : La Bretagne profonde, Majorque, la vie sur les marché, le labeur, les halles de Quimper, leur incendie. Les fruits et légumes sur les étales et les clientes, qui sentent et qui tâte, parfois trop.

Ce commerce de proximité et de courage qui ne tiendra pas longtemps devant les mastodonte qui s'installent à l'entrée de la ville : les hypermarchés....

L'écriture est soignée, l'humour subtile qui cache même un certain cynisme. Ce roman balance entre mélancolie et nostalgie. Sourd de la colère face à cette fatalité quelque part. L'enfant voulait voir son père en héros, il n'en fut pas. L'enfant a tout fait pour ne pas ressembler à son père et au final...

Un livre plaisant, qui dépeint une famille, une région et une époque hélas révolue.

 

 

L'avis de Val  , de Sophielit

 

 

Ce roman a reçu le prix littéraire des Deux Magots, en 2011. Prix créé en 1933, à la terrasse du café "Les deux Magots" à St Germain des Prés

A tous prix

 

 

 

                                                                         Pour le Finister

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 21 Juin 2013

 http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/alice-ferney-les-autres.jpgRoman - Editions J'ai Lu - 374 pages - 7 €

 

 

Parution chez J'ai lu en 2009 (origine Actes Sud 2006)

 

 

L'histoire : Elle est racontée 3 fois, sous 3 points de vue....

Dans une maison, une famille et quelques amis fête l'anniversaire du benjamin. Théo a 20 ans. Pour l'occasion, Niels, son frère, lui offre un jeu de société qu'ils "s'empresseront" de tester. Un jeu fait de questions destinées à mieux se connaître les uns les autres. C'est alors que certains se révèlent et que d'autres se découvrent. Qui se connaît vraiment ? Faut il tout savoir des autres ?

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et une auteure à découvrir

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 Mon humble avis : Très vite, je me suis dit que ce livre allait être un énooooorme coup de coeur ! Et puis finalement non, mais il s'en est fallu de peu !

Dans sa forme, "Les autres" montre une belle audace. L'idée d'Alice Ferney de narrer la même histoire sous trois aspects (ou points de vue) différents se révèle rare et très judicieuse. Tout d'abord, place aux "choses pensées" nous font pénétrer par de courts passages (entre une et trois pages), dans l'esprit des protagonistes. Nous savons alors ce qu'ils pensent durant cette soirée mouvementée, ce qu'ils craignent, ce qu'ils observent ou remarquent. Ensuite, ce sont les "choses dites" qui s'expriment. Le texte prend alors plus la forme de dialogues et nous suivons en direct échanges paisibles et altercations entre les personnages. Enfin, les "choses rapportées" épousent la forme classique du roman, apportant un oeil, une oreille extérieurs... sans doute ceux d'Alice Ferney, de l'auteure... ou de nous, lecteurs, si nous avions assistés à cette soirée et avions dû en faire un récit. Nous discernons donc de nouveaux détails qui nous font concevoir ces gens encore différemment. Et puis c'est un peu comme la vie qui est toujours vue sous prismes hétérogènes. Il y a ce que l'on ressent de soi, ce que l'autre pense de nous, et ce que nous imaginons que l'autre perçoit de nous. La boucle est bouclée, et pourtant, rien à voir avec le point de départ.

Ces trois procédés accolés sont très intéressants. Ils m'ont permis de constater que les formes narratives qui me captivaient le plus étaient les "choses pensées", car écrites à la première personne du singulier. Le sentiment d'identification avec certains personnages devenait paroxystique. Ensuite, "les choses dites" m'ont placée au milieu de la scène, me donnant presque un rôle de participante.... bien qu'inactive. Enfin, "Les choses rapportées" m'ont laissée plus distante, comme extérieure... et c'est d'ailleurs là que mon entrain et mon attrait de lectrice se sont émoussés. La cause à la narration, où au fait que je connaissais déjà l'issue ? Je l'ignore, mais c'est là que ma quatrième étoile s'est coupée en deux !

Sortons du procédé littéraire et intéressons nous à l'histoire, au style, au personnage, au talent exceptionnel d'Alice Ferney. Son sens de l'observation, sa claivroyance, son acuité, sa psychologie et la finesse de l'ensemble m'ont bluffée au plus haut point. Je ne pense pas avoir déjà mis autant de petites croix dans les marges pour relever la crème d'un roman. Alice Ferney détaille avec une sensibilité et une cruauté sans faille les dits et les nons-dits, les secrets, les gestes, les hypocrisies, les regrets, les craintes, les regards, les boutades qui n'en sont pas, les récriminations, les larmes ravalées, les secrets de familles qui remontent à la surface. C'est un sacré trajet que nous faisons dans le labyrinthe et les voies sans issue des liens entre les Hommes. Alice Ferney suggère ou met des mots sans complaisance sur nos travers et notre intime. Ce livre criant de vérité pourrait servir de base à l'écriture d'un traité sur la complexité de l'individu et des relations (in)humaines. Pourquoi le regard que l'autre pose sur nous prend il tant d'importance, pourquoi se ment on à soit même avant de mentir au autre, pourquoi la critique nous est si pénible, pourquoi nous détestons nous au lieu de nous aimer, pourquoi ce jeu que nous montrons à l'autre et que l'autre prend pour argent content ? Pourquoi nous connaissons nous si peu les uns les autres, et soi même. Un roman d'une fabuleuse richesse sur le MOI, le TOI, le IL et ELLE, le VOUS, le ILS et ELLES, bref, le NOUS à découvrir, comme ce livre. Car Les Autres, c'est forcément un peu de nous quelque part. Nous sommes tous l'autre de quelqu'un, voire de quelques uns ou d'une multitude.

 

 

 http://p0.storage.canalblog.com/04/52/864271/84686081_o.jpg

 

 

 

 

 

 Avec Tiphanie

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 19 Juin 2013

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/210/023/21002373_20130430122051035.jpgSynopsis :    François est un passionné du Tour de France.
Licencié par son patron et quitté par sa femme, il part faire la Grande Boucle avec un jour d’avance sur les pros. D’abord seul, il est vite rejoint par d’autres, inspirés par son défi. Les obstacles sont nombreux mais la rumeur de son exploit se répand. Les médias s’enflamment, les passants l’acclament, le Maillot Jaune du Tour enrage. François doit être stoppé !   
 
 
 
Avec : Clovis Cornillac, Bouli Lanners, Ary Abittan, Elodie Bouchez, Nelson Monfort
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile4.jpg
 
Mon humble avis : Allez, 4 étoiles ! Je ne sais pas si cinématographiquement parlant, la Grande Boucle les mérite, mais en tous cas, humainement OUI, cent fois oui, et c'est ce qui compte pour moi.
Franchement, je n'attendais rien d'exceptionnel de ce film, j'y suis allée dans l'idée de faire un beau tour de France en une heure trente huit, sans effort ! Alors oui, on voit de superbes paysages pyrénéens entre autre... Et justement, un coin de France qui m'est cher, le Cran D'Escales, au pied du Cap Blanc Nez, avec Le Cap Gris Nez en face, à Wissant, dans le NPC (Nord Pas de Calais !). Les performances d'acteur et de sportif de Clovis Cornillac sont à saluer avec un énorme respect. Le comédien s'est tout de même entraîné sur 5000 km à deux roues pour être crédible dans le rôle du coureur cycliste amateur, qui devient amateur + + + au fil des étapes. On rit parfois, on sourit beaucoup, on est aussi ému. Oui, à un moment, ma petite gorge s'est nouée. On s'amuse notamment de l'auto dérision dont fait preuve Nelson Monfort qui joue ici sont propre rôle. Et surprise, des anciens du tour reprennent le guidon !
Après, je ne pense pas que ce film rentrera dans le panthéon du cinéma, car quelques situations sont un peu attendues ou improbables (mais là, c'est la magie du cinéma qui rend tout possible !). Mais quel plaisir ! Et c'est ce qui compte quand on entre dans une salle obscure. Ce film donne la banane ! La Grande Boucle est un superbe hommage à tous ces sportifs amateurs qui se lancent des défis juste pour se dépasser, se relever, se retrouver, être, et vivre leur passion. Quand en plus elle est partagée et que, quand d'autres se mettent à croire en vous, vous êtes portés lorsque vous vous sentez à terre, cela donne envie d'y croire ! Il faut vivre nos vieux rêves quand ils se présentent ! Alors rien que pour cela, pour cette aventure humaine individuelle qui devient collective, pour les envies, même passagères, qu'il fait émerger de vous, ce film est à voir !
En rentrant chez moi, durant mon trajet en voiture, je me disais que je ferais bien le chemin de St Jacques de Compostelle. Comme quoi, oui, ce film a des effets très euphorisants, optimistes  et inattendus !
La Grande Boucle donne envie de croire, en ce que vous pouvez, en ce que vous voulez ! Dépassez vous, pédalez jusqu'à l'Arc de Triomphe !
 
 
 
 
   

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 17 Juin 2013

http://p3.storage.canalblog.com/33/69/289417/80289608.jpgRoman Historique - Edition J'ai lu - 410 pages - 7.60 €

 

 

Parution J'ai lu Juillet 2012 (d'origine juin 2011)

 

 

 

L'histoire : Dans les années 1640... En Bretagne.... Emilie est une adolescente rêveuse, ambitieuse, éprise de lettre et de culture. Elle parle même le Français. Au décès de son père, sa mère l'envoi à Paris, auprès de la Comtesse de La Tour. Elle y sera gouvernante de deux de ses enfants. La comtesse relève vite les talents de plume d'Emilie, et commence à l'emmener dans les salons. Dès lors, Emilie n'aura de cesse que d'être incluse dans ce cercle fermé des ruelles, des jours, des salons des précieuses.... Pour cela, il faudra que sa condition et ses origines soient, si pas oubliés, du moins acceptés. Les efforts d'Emilie suffiront-il ?

 

 

 

Tentatrice : Silvana et le pitch

Fournisseur : J'ai Lu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

 Mon humble avis : Me voici dans des contrées littéraires que je fréquente très peu, le roman historique. Et pourtant, comme  ce roman m'a plu ! Je me suis tout de suite attachée à Emilie, cette jeune fille qui se trouve encore, au début, au fin fond de sa Bretagne, à Locronan. Emilie ne peut que plaire, en jeune fille éprise de littérature, ambitieuse, qui malgré l'époque, rêve déjà d'émancipation féminine. Les premières pages me fond découvrir une époque de ma Bretagne d'adoption dont j'ignore tout, et dont je pourrais apprendre par coeur quelques mots et expressions Breizhou !

Puis, nous suivons Emilie à Paris et son destin peu commun me fascine, me captive, me fait tourner les pages, toujours et encore, sans m'en rendre compte.

On ne peut qu'être séduite par l'écriture savoureuse et soignée, digne de l'époque, d'Emmanuelle de Boysson. Ensuite, ce sont les recherches que l'on imagine faramineuses que l'on salue, tant Emmanuelle de Boysson réunit ici une multitude d'informations, de personnages et d'événements historiques. Je découvre la vie à Paris au 17ème siècle, lorsque Louis XIII et Richelieu décèdent et sont remplacés par la régence et un Mazarin ô combien décrié, en personnage central de nombre d'événements historiques cités ici. Il en devient presque amusant, voire déprimant, c'est à vous de choisir, de constater que politiquement, la France n'a pas beaucoup changé en 350 ans... même sans monarchie....Les "tracas" sont toujours les mêmes, sauf les proportions diffèrent. Le roman se déroule presque entièrement durant La Fronde, période historique complexe. L'auteure donne moult détails des stratégies politiques et militaires d'alors. J'avoue que ces passages m'ont perdue, devant la multitude des personnages aux noms ressemblant ou nommés différemment suivant les pages. Et c'est là que ce roman a buté contre ma très petite culture dans ce domaine, culture que l'on peut dire "scolaire", et qui donc, ne date pas d'hier. J'aurais pu, ou dû m'informer au cours de ma lecture. Je ne l'ai pas fait, trop prise pas l'histoire d'Emilie. Aussi, je vous encourage, avant d'entrer dans ce livre à cliquer sur le lien que j'ai mis sur le mot Fronde, et qui vous mènera sur Wikipédia. Ce sont ces égarements passagers, liés à la foule de personnages, qui m'ont fait amputer une de mes étoiles et qui ne mène pas ce roman sur le podium de mes coups de coeurs. J'imagine qu'un lecteur cultivé ou friand ce cette période de l'Histoire pourrait qualifier Le salon d'Emilie de chef d'oeuvre.

Qu'en est il d'Emilie d'ailleurs ? Elle est admirable, intègre, naïve aussi (comme le sont toutes jeunes provinciales débarquées à Paris), passionnée, courageuse, persévérante, humble mais loin d'être idiote. Elle a jouit d'une très bonne éducation, et très vite, apprend les manières qui lui permettent de s'intégrer à la société noble et aristocratiques du Paris d'alors. Manières que je découvre en même temps qu'elle, que je trouve souvent drôles, hypocrites et ridicules, et parfois, très classes ou curieuses. Nous voici dans les salons d'alors, où les précieuses se jouent des mots ou manigancent contre l'une ou l'autre, sous couvert de lettres soient disant égarées. Des noms célèbres apparaissent, telle Madame de Sévigné, Lafayette, Ninon de Lenclos, des Comtesses ceci, des duchesses cela. Corneille et Descartes sont cités, un certain Jean Baptiste Poquelin, encore méconnu, traîne aussi par là.... Quelques années plus tard, il parlera de ces femmes comme de précieuses ridicules ou des femmes savantes.

Suivre l'ascension d'Emilie dans cet environnement m'a réellement fascinée, tant j'ai aimé ce personnage qui sait allier ambition et respect des traditions et des autres. Malgré sa force de caractère, elle subit encore le poids des us et coutumes séculaires qui font que le femme est loin d'être libre. Avec Emilie, j'ai donc découvert le Paris du 17ème siècle, que ce soit dans les rues aristocratiques où des les rues boueuses infestées de rats et de brigands crevant la faim. Je me suis introduite dans ces salons où, malgré des bouches parfois édentées, les femmes brillaient par leurs tenues et leur élocution. C'était l'époque où, bien avant Georges Sand, les femmes n'avaient pas le droit de publier, usaient donc de pseudonymes et gardaient, autant que faire se peut, l'anonymat. Une époque pas si lointaine encore où le mariage n'apportait qu'une garantie et statut social et où l'on cherchait officiellement l'amour auprès des amants.

Je ne vous dirais rien des aventures et mésaventures d'Emilie dans son ascension sociale, ni des révélations qui parsèment son parcours. A vous de les découvrir en  lisant ce livre magnifiquement écrit et qui saura vous captiver par ses multiples rebondissements. Sachez qu'il a une suite "La revanche de Blanche", que je vais m'empresser de me procurer. Bonne lecture, et bon voyage dans l'Histoire.

 

 

L'avis d'Hérisson

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 15 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356410047.jpgRoman - Audiolib - 2h45 d'écoute - 15.30 €

 

 

 

 

Parution en février 2008

 

 

L'histoire : En 1942, Joseph, garçonnet juif de 7 ans, est caché et recueilli avec d'autres enfants par le père Pons, dans un pensionnat catholique. Ce prête qui, tel Noé, fera tout pour protéger ces enfants d'un déluge de violence et surtout, qui les encouragera à conserver leur indentité et à en être fiers. Une affection particulière le liera à Joseph. Il lui ouvrira la porte du monde et l'instruira, pour que rien ne disparaisse.... Et pourtant, de toute son âme d'enfant, Joseph souhaite devenir chrétien.

 

 

 

Tentation : L'occasion qui fait le larron !

Fournisseur : la compagnie aérienne Corsaire !

 

 

 

 Lu par Eric-Emmanuel Schmitt lui même !!!

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Loin de moi l'envie de faire de la pub... mais quelle bonne surprise ! La compagnie aérienne Corsaire a renouvelé sa flotte en direction des DOM TOM et lors de mon récent voyage pour la Guadeloupe, j'ai pu jouir d'un écran individuel. Habituellement, je boude ce genre d'équipement pour préférer mes livres mais là, quelle ne fut pas ma surprise  de constater qu'une dizaine de livres audio étaient proposés à l'écoute individuelle. Entre ceux qui j'avais déjà lus et ceux qui duraient trop longtemps, mon choix s'est porté volontairement sur L'enfant de Noé. Lors de mon écoute des Deux Messieurs de Bruxelles, j'avais déjà admirer le talent de lecteur et de narrateur de l'auteur. Aussi, imaginez mon plaisir, à 15 000 pieds au dessus de la terre, de me laisser bercer par ce grand conteur qu'est Eric Emmanuel Schmitt. Bon, ça, c'était pour l'anecdote. Qu'en est il du livre maintenant ?

Sur le moment, j'ai bien évidemment été transportée, fascinée, captivée, émue par cette histoire magnifique qui prone avant tout l'ouverture d'esprit, la curiosité pour la culture de l'autre, l'importance de la survie de cette (ou ces) cultures, qu'elles aient traits à la religion ou non. C'est une histoire sur la tolérance, le respect.

Le père Pons, qui recueille Joseph et bien d'autres petits garçons de sa condition, est un fabuleux personnage de roman. Comme il m'a plu, ce prêtre qui, sous sa chapelle, a construit une synagogue dans laquelle il lit la Torah, la Kabbal et autres textes de culture juive parce qu'il sent celle ci en danger. On apprendra en fin de livre qu'ensuite, ce père s'est consacré à la survie d'autres cultures menacées. J'ai aimé la façon que ce prêtre catholique a d'initier ces enfants juifs à leur culture et leur religion à une époque où l'horreur les éloignait de leur famille, de leurs origines, de leur identité. Cette notion d'adulte qui transmet à l'enfant un savoir, une croyance, même si ceux ci ne sont pas siens, juste pour leur survie est une magnifique leçon de grandeur d'âme. Apprendre et transmettre, au delà de nos croyances et de nos confessions, pour que le monde garde la richesse de sa diversité.

Et puis il y a Jospeh, ne l'oublions pas, ce petit garçon, personnage central de cette belle histoire. Au contact du père Pons, il souhaite de tout coeur devenir chrétien... et ce père Pons qui fera tout pour que ce garçon reste juif, manquant presque une bonne occasion facile d'évangélisation ! Peut-être parce que la sagesse voudrait aussi que toutes les religions se ressemblent et ne soient qu'une : l'humanisme.

Une très belle histoire, émouvante. Maintenant, pour être honnête, plus de 15 jours après ma lecture écoute, c'est une impression et une sensation générales qu'il me reste. Les détails seront sans doute plus vite oubliés. A suivre... Puisqu'en écrivant ce billet, certains d'entre eux me reviennent. D'où l'utilité de tenir un blog !!!

 

 

free-road-trip-games-audio-book

                                                         Challenge chez Val

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 13 Juin 2013

Synopsis :     http://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/97/21/64/20530466.jpg
 Alors que le Commandant de Police Richard Kemp enquête sur un meurtre, d'étranges similitudes lui rappellent le Perce-Oreille, un tueur en série qu'il a traqué en vain au début de sa carrière. Son seul témoin est Hélène Batistelli. Mais un événement mystérieux renvoie Kemp vingt ans en arrière, en mai 1989, à la veille du premier meurtre commis par le Perce-Oreille. Kemp tente à nouveau d’empêcher les meurtres d'avoir lieu, mais un jeune flic lui complique la tâche : cet inspecteur ambitieux n'est autre que lui-même, vingt ans plus tôt...
Hélène, qui ignore encore tout de lui, va alors croiser son chemin…
 
 
 
 
Thriller avec  Jean-Hugues Anglade, Mélanie Thierry, Philippe Berodot
-toile2.jpg
  Mon humble avis : De bonnes idées au départ, un scénario relativement original, mais une réalisation qui ne suit pas et qui m'a franchement gênée. Et pourtant, on est tout de même pris par l'intrigue, même si celle ci met un temps certain à s'installer. Mais au début du film, qui se déroule en 2010, on apprend que le personnage de Mélanie Thierry est né en 1968, elle a donc 42 ans.... et ne les fait pas. Elle n'est pas crédible dans cet âge malgré les quelques rides qui lui sont ajoutées et son personnage minaude beaucoup trop pour que le naturel fonctionne. Puis le scénario nous ramène en 1989, où l'on retrouve une Mélanie Thierry qui a donc 21 ans et qui exerce avec une grande maturité le métier de psychologue.... Que l'on m'explique comment l'on peut être psychologue à 21 ans, même en étant un génie.... Elle croit trop facilement à l'histoire d'Anglade, se met très facilement au tactile quand elle découvre ce qu'est un téléphone portable etc... Bref, invraisemblances et improbabilités se multiplient, jusqu'à retrouver des voitures avec des plaques d'immatriculation de 3 départements différents dans une petite rue de province, sur 50 mètres. Concentration improbable, en dehors d'une station de ski en haute saison ! Et puis les violons et le romantisme à 3 francs débarquent bien trop vite, trop vite pour que l'on y croit et que l'on ne soupire pas. Dommage, car vraiment l'intrigue, non dénuée d'intérêt et de suspens, tenait la route. Le milieu du film parvient à peu près à faire oublier tous ces menus défauts. Sauf que la fin est grotesque, surtout dans les comportements de personnages on ne peut plus invraisemblables. Et quand on l'en vient à rire dans un thriller, c'est qu'il y a un problème quelque part. Bref, ce film ne m'a pas convaincue, malgré le plaisir non feint de voir 2 Jean Hugues Anglade pour le prix d'un : un jeune et un plus mature. C'est bien entendu le 2ème qui remporte ma préférence !
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Juin 2013

http://img4.hostingpics.net/pics/224505Gwada2013638.jpgPolar - Editions Pockets - 158 pages - 5.70 €

 

 

Parution Pocket : Novembre 2012  (origine 2009)

 

 

L'histoire : Paul Serinen était un petit malfrat... Et en 10 ans, il est devenu le plus grand des brigands... Comme il existe la notion de crime parfait chez Agatha Christie, Paul Serinen a commis 3 vols de très hauts vol parfaits. Du moins, c'est ce qu'il croit.... Car l'énorme caillou qu'il a entre les mains est invendable... car trop connu... Et même s'il n'a laissé aucune trace lors de ces vols, ils ignorent encore à quels points ceux ci vont bouleverser la vie de quelques personnes, inconnues de lui même, et même des années après...

 

 

 

Tentation : Le sourire d'Hervé Commère à la Rue des Livres de Rennes !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi 

 

Mon humble avis : J'attraperai ta mort... En tous cas, Hervé Commère m'a bien attrapée avec ce polar très original. Autant le dire tout de suite, si je n'ai pas octroyé mes 4 étoiles à cette lecture, c'est parce que le système narratif choisi m'a quelque peu perturbée, surtout dans les premiers temps, jusqu'à ce que je finisse par m'y habituée. Les chapitres sont courts, datés, mais pas dans l'ordre chronologique. Comme on dit dans ma région d'origine, on fait des "je va je viens" dans le temps et j'ai mis du temps à trouver mes repères.

A part ce bémol, Hervé Commère a tout bon avec ce roman, son premier d'ailleurs... La construction de l'histoire et ses rebondissements est excellente.

Trois narrateurs se succèdent, en deux parties.

Le premier est bien sûr Paul Serinen, le bandit qui se prend pour Arsène Lupin... puisqu'il va jusqu'à s'installer  Etretat. En même temps,l'image qui nous est offerte de lui nous laisse admirative, si l'on extrait toute intégrité et valeur morale de notre esprit. Suivre Paul Serinen qui monte ses coups (du gros hein, genre sur en million d'Euros et plus si affinité !), on est assez fasciné.

C'est avec le deuxième narrateur que l'intrigue s'oriente vers le thriller, avec une tension qui s'installe. On sait que cela ne finira pas joyeusement, puisque celui qui n'est nommé qu'à la fin (Matthieu), dit : je n'aurais pas du..... Avec son épouse, il a racheté aux enchères la maison de Paul Serinen lui même en mauvaise posture. Matthieu se retrouve sans le savoir avec un butin bien encombrant et qui changera sa vie à jamais.

Enfin, le 3ème narrateur... que l'on va nommer ici "l'Erreur de Paul" et qui prouve que le vol parfait n'existe pas. L"identité de cette erreur se trouve bien sûr de le roman !

Entre une première partie intéressante et fascinante et une deuxième partie captivante, voire inquiétante tant on se demande comment tout cela va finir, nous avons ici un très bon polar qui possède une identité propre et qui surprend, tant par son contenu, sa forme et sa fin, très ouverte en fait malgré l'obscurité.... Si si, j'ai ma petite idée Hervé !!!

 

 

Challenge Thrillers et Polars

                                                             Chez Liliba

A tous prix

 2011 :Prix Marseillais du Polar et  prix du premier roman de la ville de Villepreux

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 10 Juin 2013

    Aie, qu'il est dur de vieillir ! Je le constate aussi par rapport à la musique. Et oui, les chanteurs qui me surprennent et me touchent ont maintenant la moitié de mon âge et pourrait être mes enfants ! Donc plus de fantasme et de fanitude comme quand j'étais jeune, plus de rêve secret, plus de poster dans les chambres (oui à 41 balais, il est temps, mais ça fait déjà longtemps). En même temps, ce n'est peut -être pas plus mal. C'est donc juste la musique ou les paroles qui me parlent, pas un physique ou une allure vachement sexy ! Juste le talent en fait qui rentre en compte ! Bon, ici, Louis Delort, demi finaliste de The Voice 2012, qui explose royalement dans la comédie musicale Les Amants de la Bastille, qui est passée à Rennes et que je n'ai hélas pas vu ! Le clip est très beau, dans un décors simple mais ô combien splendide ! 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

Repost0

Publié le 9 Juin 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/009/21000901_2013042317444331.jpg Synopsis : Chaque été, depuis leur adolescence, les Dead MaKabés se paient ce qu’ils appellent prétentieusement une "tournée d’été" - quelques concerts dans des festivals du fin fond de l’Europe.
Mais, pour ces quatre copains, la crise de la trentaine couve et cette semaine de récréation risque bien d’être la dernière.
Difficile de rester fidèle à ses idéaux quand on est membre d’un groupe de black metal…
 
 
 
 
Comédie avec : Julien Doré, Grégory Gadebois, Jonathan Cohen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile4.jpg
 
 Mon humble avis : Hilarant, voilà le premier mot qui me vient à l'esprit. Je ne sais pas depuis quand je n'ai autant ri dans une salle de ciné, mais il me semble que cela date d'un temps antédilivien . Un savoureux mélange d'absurde et de finesse, tant les répliques comiques, sans prévenir, tombent à pique. Le film se veut potache et sans prétention, nous suivons les tribulations d'un groupe de black métal lors de leur tournée d'été.... de 2 dates. Pérégrinations où se multiplient gaffes, malentendus, catastrophes, mises au point, manque de bol et révélations, bref, les galères d'un groupe de musicos ! Ce qui donne un ensemble jubilatoire pour le public, au point que l'on en oublie de se demander si les acteurs jouent bien ou pas. On embarque dans ce road moovie et on en débarque avec regret un heure trente plus tard. Alors que le film démarre sur une ambiance black métal dont il se moque gentiment a force de clichés drolatiques,il évolue doucement pour nous amener dans un univers presque psyché, seventies et déjanté. Parce que... parce que, les clins d'oeil aux Beatles ne sont jamais loin et savoureux, notamment avec cette parodie de la fameuse pochette de disque du groupe mythique : abbey road. Pop redemption est avant tout un film de pote et l'occasion d'une franche déconnade !
Pop redemption n'a d'autre prétention que de faire rire et de vous mettre d'excellente humeur. Mais cette prétention est, à mon humble avis, largement atteinte. Alors même si l'on est loin des Oscar où des César, sur mon petit blog, vu le plaisir et la détente qu'il m'a procuré, Pop Redemption mérite bien quatre étoiles !
Un conseil, n'hésitez pas ! Pour une fois qu'une bande annonce ne donne tout pas le meilleur !!!
 
 
  
   
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0