Publié le 25 Août 2012

 Synopsis : 

Rachel, 9 ans, est enfant unique. Dans la France provinciale du début des années 1980, cette petite fille effacée ne peut s'empêcher de dormir avec son cartable sur le dos, angoissée à l'idée de rater la rentrée scolaire. Affolée, sa mère (excellente Agnès Jaoui) la fait suivre par une psychiatre (Isabella Rossellini). Coincée entre une mère qui la surprotège, un père rêveur et passif, rescapé d'Auschwitz (Denis Podalydès, toujours juste), et une grand-mère facétieuse (Judith Magre), Rachel peine à exister par elle-même. Tout va changer lorsqu'elle rencontre l'intrépide Valérie, gamine fantasque, délurée et pleine de vie, qui l'entraîne hors du train-train quotidien étouffant de sa propre famille.

 

 

Avec Agnès Jaoui, Denis Podalydes, Isabelle Carré, Isabella Rossellini, Juliette Gombert, Anna Lemarchand

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis  : Quel film !  je n'ai aucun reproche à lui faire, du pur bonheur, et pourtant...

Du vent dans mes mollets, c'est une bonne dose d'ingrédients qui vous mènent du rire aux éclats aux larmes, à l'émotion, aux souvenirs, à la nostalgie.... Nostalgie de l'enfance, dans les années 80, celle que j'ai vécue, où je me suis retrouvée à 100%. Nostalgie et mélancolie aussi d'une époque qui se décline au passé, même si les angoisses enfantines et les affres des adultes se conjugent toujours au présent, comme à l'imparfait, et sans doute au futur. Il semble que finalement, rien ne change, mis à part les décors, les téléphones qui ont (ou pas des fils) etc, et le vent qui souffle toujours dans les mollets quand on fait du vélo... Les deux fillettes qui jouent Rachel et Valérie sont délicieuses de justesse, de malice et de naturel. Chacun pourra se retrouver dans l'enfant délurée ou dans l'autre, mal dans sa peau car différente, qui se révelera et découvrira le bonheur dans cette amitié avec une petite fille si dissemblable, mais pas tant en fait ! L'excellente surprise de ce film tient donc dans ces deux petites filles et leurs répliques cuisinées aux petits oignons, un scénario et des dialogues succulents... au point de mener une salle entière à rire.

Et puis il y a les adultes, qui surprennent moins car on connait leur talent qu'aucun film ne dément jamais. Ce couple qui s'oublie et se retrouve grâce au risque, au danger de l'adultère... ce couple qui va se dérider quand il constatera que leur petite fille peut être heureuse sans être ultra couvée. Car bien sûr, le sujet principal du film tourne autour de l'amitié, de l'enfance, et des parents qui, pensant bien faire, sont complètement à côté de leur plaque. Mention spéciale tout de même pour Agnès Jaoui, que l'on reconnait à peine, tant elle est empâtée et vêtue comme une mégère psychorigide, dans un rôle où l'on ne l'attend pas forcément.

Chaque personnage apporte sa dose d'émotion et de rire, jusqu'à un final que l'on attend pas et qui vous emprisonne dans votre fauteuil bien après que la lumière fut !

Pour moi, un sans faute sur toute la ligne : bravo à la réalisatrice, scénariste, à l'auteure dont est inspiré ce film et à l'équipe de comédiens qui a tout donné pour faire de ce film un cocktail de rire et d'émotions, un voyage dans le monde finalement merveilleux, même si pas toujours, de l'enfance. Un monde en tout cas où l'imagination n'a pas de limite ! Le vent dans les mollets et un vent de fraicheur dont il serait vraiment dommage de se priver.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Août 2012

Roman - Editions Albin Michel - 170 pages - 16.50 €

 

 Parution le 22 septembre 2012, RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : Suite à une annonce dans la presse, Saturnine se présente pour devenir la colocataire d'un riche ermite Grand d'Espagne dans un hôtel particulier du beau Paris. Dans la salle d'attente, parmi une quinzaine de curieuses, Saturnine semble être la seule à ignorer que le 8 colocataires précédentes ont mystérieusement disparues. C'est elle que Don Elmirio Nibal y Milcar choisit pour partager son toit et ses dîners...

Où comment Amélie Nothomb revisite, à sa façon, le célèbre conte de Barbe Bleue.

 

 

  

Tentatrice : Moi même !!!!

Fournisseur : Abeline Majorel et  "les chroniques de la rentrée littéraire". Merci !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La la la la belle saison le Nothomb est là ! Un an d'attente joliment récompensé !

Vingt ans après son premier succès, "L'hygiènede l'assassin", Amélie Nothomb s'offre le plaisir d'écrire un nouveau roman ressemblant assez à son premier opus. Pour son plaisir et celui de ses fans, à n'en point douter !

Les détracteurs habituels de l'auteure retrouveront leur tracteur pour labourer ce roman. Les admirarateurs, où en tout cas les friands de notre belge préférée seront ravis de retrouver toute la verve, la folie, le décalé, l'humour, l'autodérison, la plume propre à l'auteur. Je fais indéniablement partie de cette deuxième catégorie mais jamais aveuglément. Je ne me suis pas gênée pour tacler ici même "La fait d'un prince" ou "Journal d'Hirondelle". Tout Amélie Nothomb se retrouve dans ce roman, le 21ème publié. Lors d'interviews, Amélie Nothomb ne cache pas qu'il lui est finalement plus aisé de parler d'elle dans les romans fictifs que dans ses oeuvres plus autobiographiques. Barbe Bleue est totalement fictif, même si inspiré d'un célèbre conte. Aussi, on a le plaisir de découvrir diverses facettes de la personnalité de l'auteure dans la peau du diable, de son avocat, et de son innocente et éventuelle prochaine victime. Innocente, Saturnine ne l'est pas tant que cela. Le personnage étrange de Don Almério et l'inquiétante rumeur qui l'entoure ne l'inquiète pas, bien au contraire. Tout cela  l'intrigue et emmène avec elle le lecteur, surpris de trouver autant de suspens dans un roman rédigé par une auteure qui ne s'estampille pas "ni polar, ni thriller". Ainsi, nous assistons avec autant de crainte que de jouissance à un nouveau huit clos entre Saturnine et Don Almirio. Chaque personnage semble aussi brillant l'un que l'autre, même si les idées de l'un sont largement contestables, détestables et pédantes. Mais quel bonheur de participer à cette joute verbale que se livrent les deux personnages de ce roman ! Car oui, le lecteur participe à ces échanges de hautes volées sur les sujets qui hantentnotre chère Amélie : l'amour, la mort, l'autre, la passion, le mystère, le droit qu'à chacun à sa zone de secret et les risques qui prend quiconque à s'y aventurera. Qui est coupable  ; celui qui délimite un secret ou celui qui dépasse ses limites ?  Serait-ce un avertissement de la part d'une romancière présente dans la presse à chaque rentrée littéraire, mais que les médias n'évoquent qu'à propos de son oeuvre ou de ses légendaires chapeaux, et rarement un millimètre de sa vie privée qu'elle n'aurait choisi de livrer en pature.

En tout cas, je suis ravie de constater que la planète Amélie Nothomb, si éloignée de notre système solaire, brille toujours autant d'originalité, de distinction, d'unicité, de flamboyance et d'intelligence. A l'aveugle, je pourrais reconnaître la galaxie d'Amélie Nothomb dès les 3 premières pages et ça, j'adore ! Je n'en  dirais pas plus sur ce roman, car lorsque l'on observe une voûte étoilée, un oeil averti et volontaire ne perçoit pas la même chose qu'un regard qui vise le lampadaire. A chacun le plaisir et l'envie de voir, de découvrir et de ressentir ce qu'il veut, ce qu'il est près à accueillir.

En tout cas, Amélie Nothomb, souvent raillée sur le faible nombre de pages de ses romans dit " Les bons romans sont toujours trop courts, les mauvais toujours trop longs". Pour moi, Amélie Nothomb reste la reine du bon et court roman, avec un style de plus en plus épuré qui va droit à l'essentiel, tout en laissant à chacun le choix (ou pas) de s'interroger sur les questions ouvertes dans ses pages, ou d'y voir une simple distraction.

Mon seul regret, ce n'est pas au champagne élevé au rang d'élixir dans ce roman que j'écris ce billet, mais au Gamay de Touraine. Mais ce n'est déjà pas mal, bien fruité, comme Barbe Bleue restera un bon millésime dans la bibliogaphie de la romancière.

A l'année prochaine, pour des nouvelles de la Galaxie Nothombienne littéraire.

 

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                                                                                   2/7

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Août 2012

Roman - Editions Léo Scheer - 254 pages -19 €

 

 

Parution 22 août 2012 - RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : La narratrice a perdu sa mère il y a dix ans.... Mais le lien était déjà brisé depuis plus d'une décennie. Elle était encore adolescente lorsque sa mère l'abandonna pour un jeune Artiste à qui elle sacrifiera tout. De cette blessure, nait un livre et ainsi, les cendres pourront enfin s'envoler.

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris et les Editions Léo Scheer, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ainsi commence ce roman : "J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion".

Le livre n'est pas épais, les marges importantes et la police de caractère assez grande. Je pensais ne faire qu'une bouchée de ce roman... Et bien non, car je me le suis pris de plein fouet, alors il m'a fallut autant déguster que digérer. Laisser les cendres s'envoler est un roman qui camouffle à peine une histoire pleinement autobiographique. Certes, les personnages ne sont jamais nommés autrement que par leur titre (mon père, ma mère, mon grand père, l'Artiste). Certes, les lieux sont modifiés (j'ai tapé sur Google Chateau de Gombière... pour aboutir sur une photo représentant une chambre de maison de retraite...) Bien sûr, on s'interroge sur les frontières romanesques et autobiographiques de l'oeuvre, ce qui est ajouté, édulcoré, romancé.... Mais en même temps, je n'ai cessé de me dire : cela sonne si vrai.

Nathalie Rheims appartient à une dynastie de richissime et reconnus banquiers instaurée depuis des générations et dotée d'une particule. Une famille où la bienséance, l'apparence et la réputation priment sur les sentiments, l'émotionnel et la vérité. Une famille carcan qui met le coeur en cage, et qui, comme les célèbres 3 singes, se cache les yeux, se bouche les oreilles et ferme la bouche... Une famille où le silence est roi !

C'est au sein de cette famille, dont elle se sent étrangère, que grandit la narratrice qui dit " A 9 ans, j'aimais encore ma mère. Quand ai-je perdu sa trace ?"Dans cette quête du "pourquoi un lien se rompt" , l'auteure se retourne sur sa vie, depuis sa tendre enfance familiale jusqu'à son âge adulte où, pour apparaitre et renaitre aux yeux des autres, elle décide de disparaitre dans l'anorexie. Ainsi, elle effacerait le trait posé sur elle en rétraicissant. Par tous les moyens, la narratrice cherche à retrouver sa mère. Parce que depuis des années, celle ci ne fait plus aucun cas d'elle et que l'Artiste, le nouveau mari de cette dernière, occupe toute la place. Il n'est pas ici question de jalousie, puisque cet Artiste évince complètement la jeune femme de leur existence. Au point qu'à la mort de sa mère, l'auteure ne récupèrera pas un objet et encore moins une fortune dilapidée. Il ne lui restera que de lointains souvenirs et des "pourquoi" ?

Il y a dans ce livre toute la souffrance de l'auteure, son désarroi, son incompréhension, son besoin d'amour maternel absent et les conséquences présentes de cette privation. Mais pas de pathos ou de larmoiement. Une écriture très travaillée et succulente, parfois jusqu'à l'extase. Comme j'ai aimé l'humour dont fait preuve l'auteur, et l'ironie, le cynisme élégant avec lequel elle dresse le portrait vritiolé de cette famille. Certes, je me suis parfois égarée dans certain lien familiaux, j'ai remarqué certaines redondances dans les propos, mais en même temps, certains m'ont parfois poussé jusqu'à l'effroi... Comment ont-ils pu aller jusque là ??? Ca, c'est pour la forme.

 Dans le fond, c'est un roman très intimiste, qui a reçu un nombre si incroyable de petites croix dans les marges que je ne lâchais plus mon crayon. C'est un roman sur le deuil.... Sur une page qui se tourne... Sur l'oubli ou plutôt la distance nécessaire pour renaître, ou naitre, même si c'est à 30 ans passés. Des sujets qui semblent cher à Nathalie Rheims, puisque je les avais relevés dans "Le chemin des sortilèges", autre roman de Nathalie Rheims.

Comme tout ce qui traite de l'intime, au delà de la qualité littéraire indéniable de ce roman, celui ci plaira à tout à chacun en fonction de son propre vécu. De mon côté, si cette lecture m'a pris autant de temps, c'est qu'au fil des pages, j'avais l'impression de me regarder dans un miroir, un miroir déformant et déformé certes car différent, mais un miroir. J'y ai trouvé les mots de mon silence. Car oui, l'essentiel de chacun est trop souvent dans le silence.

 

 

Exemple d'ironie : J'étais bien décidé à prendre le temps nécessaire pour commettre un meutre littéraire, un assassinat de papier. Mais les années passaient, et je devais me rendre à l'évidence : je n'étais pas la mieux armée pour ce genre d'homicide"

 

"Je découvre aujourd'hui que ce que je prenais à l'époque pour un carcan moral pesant sur cette famille était, en réalité, le véritable secret de la réussite. L'art de prévoir le pire, tel était le savoir faire à transmettre pour fabriquer ces princes de la finance..."

 

"Pouvoir faire des choix. Etre libre, même si ce n'était qu'une apparence. Je ne désobéissais jamais, de peur que l'on m'abandonne."

 

 

Une rentrée littéraire qui commence fort bien pour moi. En effet, livre lu dans le cadre du

                                          Chez Hérisson et Mimipinson

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Août 2012

 Synopsis : 

 

Odile est une jeune femme indépendante et rationnelle à l'existence bien réglée. Pourtant, alors qu'elle prend possession de la maison de sa tante dont elle vient d'hériter en Bretagne, la réalité, petit à petit, commence à lui échapper… Est-ce l'endroit qui est hanté ? La mémoire d'Odile qui, en se réveillant, lui joue des tours ? Ou bien Loïc, son prétendu "ami d'enfance retrouvé", qui l'entraîne vers d'étranges chemins ? Dans les brouillards de cette Cornouaille mystérieuse, rien ne se passe comme Odile l'attendait...

 

 

Avec Vanessa Paradis, Samuel Le Bihan, Jonathan Zaccaï...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Cornouaille ne manquepas d'arguments.... Un Finister magistralement filmé, des paysages superbes, une atmosphère particulière et une actrice aussi magnétique qu'un pôle. Vanessa Paradis est effectivement "magnifique" dans le rôle de cette jeune femme perdue, en manque de repère, à un tournant important de sa vie. Je mets des guillemets à magnifique car en fait, ce que j'ai plus apprécié, c'est de voir Vanessa Paradis sans fard ni artifice, une femme commune en quelque sorte. Même si, au fil d'un film, son personnage retrouve une certaine paix intérieure et devient moins tourmentée, et là,on retrouve la Vanessa Paradis que l'on connaît, lumineuse physiquement.

Mais celle qui occupe les neuf dixièmes du film, c'est l'actrice aussi fragile que forte, une actrice au sommet de son art. Et ça, c'est du pure plaisir.

Le reste, et bien, l'histoire est agréable, intrigante, construite de façon assez originale. Cette maison isolée, inhabitée, pleine de souvenirs bon pour les uns, traumatisant pour les autres, et ces gens qui vivent là où la terre s'arrête, bref, tout ce quotidien tantôt battu par les vents, tantôt recouvert d'un généreux soleil, j'ai aimé.

La tournure surnaturelle que peut prendre le film suivant votre regard est intéressante, en effet, elle donne lieu à deux interprétations différentes du film.... et donc, à un "débat" entre copines.

Hélas, la langueur se transforme parfois en lenteur, la fin est attendue et , je ne saurais comment expliquer cela, mais il m'a manqué un zest de profondeur pour que ce film me bouleverse totalement.

Cornouaille reste un film qui mérite sa place dans le haut du panier, et un plaisir à ne pas bouder !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Août 2012

Roman- Editions Albin Michel - 344 pages - 20 €

 

 

 Parution en aout 2011, rentrée litt sept 2011

 

 

  

L'histoire : Benjamin, un écrivain sans inspiration, Héloise, une faiseuse de miracles, un violon qui apparait, un hamster qui mange des pommes, une étrange concierge qui disparait, des péroquets poêtes, des artistes plastiques qui ressemblent à des clowns et sortent dont ne sait quelle époque, un philosophe qui est peut-être mort.... C'est tout ce petit monde que nous suivons à travers l'Europe, l'Histoire et ces pages.

 

 

 

tentatrice : L'auteure au salon du livre de Rennes

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Voici un roman qui me laisse perplexe, dubitative et sans avis réellement tranché. Entre réalisme et fantaisie, entre onirisme et vérité historique, le roman vogue et la lectrice que j'étais ignorait si le livre voguait, tanguait volontairement, avec un but précis, où s'il errait un peu au hasard, là où les personnages plus incongrus les uns que les autres voulaient bien mener tout le monde. A la toute fin, j'ai cru apercevoir, l'espace d'un instant, l'endroit où l'auteur a voulu nous conduire et depuis ma lecture (4 jours), j'ai oublié... Je n'ai gardé que le classique toute vérité n'est pas bonne à savoir, la vérité libère quelqu'elle soit, et il ne faut négliger personne. Rien de bien nouveau en soit. ERRATUM... Après la réaction de ce billet, j'a reparcourru mes petites croix... Et j'ai retrouvé un message fort dans ce livre, un message qui me touche personnellement... La nuit n'éclaire pas tout parle aussi de ces familles, ou des ces gents qui pensent que le silence est "leur seul royaume" et n'y voient pas "leur prison".

Et pourtant, ce livre est très original en soit, par sa forme narrative entrecoupée de poèmes, par sa légèreté apparente qui contredit les vérités historiques qu'il décrit (celle qui se déroule entre la Russie et l'Europe dans le première moitié du 20ème siècle. L'écriture est très agréable et ponctuée de belles phrases comme on les aimes et d'aphorismes que l'on coche dans la marge. 

 Mais dès le début, pour moi, une sauce n'a pas prise... la rencontre entre Benjamin et Héloise, rencontre qui semble comme arriver par magie ou du ciel.... Pourquoi ces deux personnages se rencontrent -ils ? Parce qu'ils sont seuls et on un compte à régler avec leur passer pour que leur avenir s'ouvre. Certes, mais cela n'explique pas comment Héloise se retrouve à côté de Benjamin dans un bar, lui parle, et que sans question ni "rebellion" celui ci la suive dans toute l'Europe. Pour moi, cet aspect là a sonné creux, surtout que les dialogues entre les deux personnages principaux ne remplissent pas grand chose. On est dans une quête identitaire d'où ne sort que fantaisie et légèreté (excepté les événements historiques cités) et cela ne donne lieu à aucun dialogues intéressants entre les deux héros, même si ces mêmes dialogues ne sont pas dénués d'humour. Comme si nous restions toujours à distance, parce que même les personnages qui livres les clés de son passé à Héloise, semblent tous sortir d'un monde improbable... En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui mélangerait Alice au Pays des merveilles et Minuit à Paris de Woody Allen. Car moult écrivains, musiciens, artistes américains, anglais, russes des années entre les deux guerres sont cités. Malheureusement, une fois de plus, ma pauvre culture sur ces époques m'ont fait survoler cet aspect sans doute très recherché et approfondit du roman.

Et puis il y a aussi ce Markus, genre de philosophe et meilleur ami de Benjamin, qui disparait, meurt, ne meurt pas, finalement, on ne sait pas ni vraiment ni pourquoi...

Ce livre est vraiment déconcertant, je l'ai lu rapidement et avec plus d'agrément que de désagrement malgré quelques longueurs et répétitions. Il  en émane un hommage à la littérature et à ses pouvoirs (ou ses prétendus pouvoir), ça c'est sûr. Je pense que ce livre a beaucoup pour plaire aux lecteurs qui aiment le décalé, ce qui frôle l'absurde, le fantaisiste, le contenu à l'opposé du contenant. Faites vous partie de ces lecteurs ? (en tout cas, je pense à quelqu'un en particulier !!!)

 

"La vérité ! La vérité ! Qui veut la savoir bon Dieu ?! Pas moi, certainement. La littérature, c'est beaucoup mieux. Un petit monde docile, chatoyant et contrôlé. Des personnages riches, bancals, touchants. Des poètes, des équilibristes, des belles dames au grand coeur. Des villes pleines de lumières, des Babels pleines de langues ou chacun cherche son chemin et le trouve, même, peut-être...Pourquoi vouloir la vraie vie, la vérité vraie ? La vraie vie ne marche jamais."

 

" J'ai soupiré en pensant aux vérités qu'il fallait apprendre à fréquenter, sans peur et sans colère".

 

"La vie est envisageable que si on lui prête ce qu'elle n'a pas"

 

" Avec tout ce que je n'avais pas su accomplir, il y avait justement de quoi écrire tout un livre".

 

" Ma mère, la seule gardienne d'une mémoire familiale qui n'était pas la sienne et dont elle ne possédait que des bribes formant un puzzle à jamais impossible à reconstituer".

 

"Je pensais que le silence était notre seul royaume. Et notre prison. Je ne savais pas qu'au dehors, il y avait es êtres humains qui échangeait des considérations sur ces choses. Je croyais qu'il n'y avait que la poésie ou l'écriture pour contourner tout ce monstrueux et dégoutant foutoir, ce scandale assourdissant ! La disparition des nôtres !"

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Août 2012

A la base, je ne suis pas fan des challenges, car une expérience du challenge ABC m'avait un peu traumatisée, me donnant l'impression de ne plus lire ce que je voulais vraiment au moment où je le souhaitais.

Alors, lors de cette dernière année 2011/2012, je ne m'étais engagée que dans des challenges qui je considérais comme "sans risque, que du plaisit", sûr de m'y tenir. Et paris tenus...

 

BILAN :

Il s'agissait du challenge 1% de la rentrée littéraire de septembre, organisée par Herisson, sous ce logo :

 

 

Il s'agissait de lire 1% des presque 700 livres publiés entre mi août et fin octobre 2012. J'ai logoté mes billets jusqu'à 2% et ai poursuivi ensuite en free style. Livres lus :

 

La nuit n'éclaire pas tout, de Patricia Reznikov (billet à venir)

La femme au miroir, d'Eric Emmanuel Schmitt

Les amandes amères, de Laurence Cossé

Retour à Killibegs, de Sorj Chalandon

Des vies d'oiseaux, de Véronique Ovaldé

Le pacte des vierges, de Vanessa Schneider

Les souvenirs, de David Foenkinos

Et rester vivant, de Jean Philippe Blondel

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

J'ai déserté le pays de l'enfance, de Sigolène Vinson

Du domaine des murmures, de Carole Martinez

Tu, de Sandrine Soimaud

Tuer le père, d'Amélie Nothomb

Son corps extrème, de Régime Détambel

L'envie, de Sophie Fontanel

Bienvenue dans la vraie vie, de Bernard Foglino

Room, d'Emma Donoghue

L'équation africaine, de Yasmina Khadra

Je ne suis pas celle que je suis, de Djavann Chadortt

Sunset Park, de Paul Auster

Premier bilan après l'apocalypse, de Frédéric Beigbeder

 

 

21 livres, soit 3% pile poil !

Cela n'aurait été possible sans : les éditeurs et sites partenaires de qui j'ai reçu certains livres,  ma CB qui m'a permi d'en acheter quelques uns, ma bibliothèque municipale qui est bien fournie et sait acheter les livres qu'il faut et surtout, la blogo qui a su attirer ma curiosité ou mon envie vers certains livres dont j'aurais pu passer à côté. C'était une chouette aventure, de belles lectures, d'excellentes surprises et découvertes, et très peu de déceptions. Et bien sûr, rien n'est possible sans les auteurs !!! Merci à tous !

 

 

Cette année, j'ai aussi participé au challenge Thriller de chez Cynthia

 

 

 

ET MAINTENANT, UNE NOUVELLE ANNEE COMMENCE ! Et me voici avec 4 challenges !

 

 Chez Hérisson et Mimipinson

Pour cette rentrée littéraire, à part l'incontournable Amélie Nothomb et le nouveau roman de Nathalie Rheims qui est déjà arrivé chez moi, je n'ai aucune idée de ce que je vais lire. Je me laisserais tentée au fil des coups de coeurs des uns et des autres, des propositions de partenariat, des rencontres littéraires, des émissions, des articles dans la presse...

 

 

Challenge Thrillers et Polars

Chez Liliba. Cette année, je compte exploser mon petit record de l'an dernier. J'ai tant de thrillers dans ma PAL, certains depuis des années, que ce challenge est pour moi un "Objectif PAL" déguisé. Et puis les thrillers, c'est vraiment un genre dont je raffole, celui que je lisais le plus avant de tenir ce blog. Depuis, les nombreuses tentations en littérature française m'ont fait un peu délaisser ce genre qui devrait donc retrouver sa place de choix dans ma vie cette année !

Je me suis inscrite en catégorie "même pas peur", soit 12 livres, j'en suis déjà à 3 !

 

 

 

Logo Lystig

Chez Lystig... J'ai bien dans ma PAL quelques livres (dont des polars) qui se déroule dans ma Bretagne et dans mon Nord, et en plus, on peut aussi découvrir d'autres régions !

 

 

Et the last but not the least, le challenge que je me suis enfin décidée à lancer !

 

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4 catégories possibles (presqu'ile,  1 livre - Cocktail deuzil, 2 livres - Cocktail troizil,  3 livres - ou Archipel, 4 livres et plus)

Tous les détails et inscriptions ici sur ce billet .

Personnellement, j'ai 3 livres dans ma PAL qui correspondent à ce challenge. Ensuite, ce sera du hasard, de la découverte, un coup de coeur chez quelqu'un...

L'objectif est qu'ensemble, nous fassions un tour du monde des îles, quelles soient connues ou inconnues, tropicales ou dans les brumes écossaises ou même jusqu'à St Pierre et Miquelon.

Certains d'entre vous semblent réticents, comme paniqués par la difficulté du sujet. Et pourtant, les îles sont milliers sur terre...  A titre d'exemple, l'Islande est de plus en plus parcourrue par la littérature, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de Patates nous a fait découvrir l'ïle de Guernesay et Dany Laferriere représente brillament Haïti... Je dis ça, je dis rien, mais c'est un challenge facile, sans prise de tête, dont le seul but et de nous emmener ailleurs, là où c'est l'eau c'est l'eau qui vous sépare, et vous laisse à part !

Alors je vous attends toujours plus nombreux pour participer à ce challenge. N'hésitez pas à cliquer sur le lien si dessus !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 15 Août 2012

Synopsis :

 

Mila et Javier sont tous deux chirurgiens du cœur.
Mariés depuis dix ans, ils ont deux passions : leur amour et leur métier.
Mais Mila tombe enceinte, contre toute attente, et la perspective d'un enfant remet en cause l’équilibre de leur relation. Le penchant pour l’alcool de Javier devient alors une réelle menace…

 

 

 

Drame avec Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Ce film est on ne peut plus légitime dans son sujet et même dans sa façon de le traiter et pourtant,  je suis peu enthousiaste. La sauce n'a pas pris pour moi. Outre des longueurs, il y a surtout une base empêche d'y croire tout à fait et qui parvient même à excéder devant l'inconscience de Mila et Javier. Oui, les deux personnages font preuve de tant d'inconscience, pire que des enfants,  que même si le scénario était tiré d'une histoire vraie, on aurait du mal à mordre à l'hameçon. De ce fait, on ne ressent aucune empathie pour ce couple qui implose de l'intérieur.... la cause, un enfant non souhaité qui pointera son nez dans quelques mois... et la mise sur au banc de sa profession de chirurgien cardiaque par l'hôpital pour cause d'alcoolisme. Et c'est surtout là que le bat blesse... J'espère que ce n'est que du cinéma, car qu'un hôpital mette autant de temps à relever de ses fonctions un chirurgien dont l'alcoolisme n'est un secret pour personne, cela fait froid dans le dos et me parait complètement irréaliste. Le film aurait gagné en profondeur si les antihéros avaient eu une autre profession à moindre responsabilités humaines. Leur déchéance aurait alors été crédible et j'aurais pu me consacrer sur leur déchéance propre. De plus, nombre de scènes de bloc opératoire (âmes sensibles s'abstenir) prennent trop de place au dépend d'un dialogue de couple sur l'alcoolisme qui n'arrive jamais alors qu'il aurait été intéressant. Bon, pour tout dire, je n'arrive pas à croire qu'une femme chirurgien de haut niveau soit aussi aveugle devant l'état lamentable de son mari et continue à l'encourager et à le recommander professionnellement... sans que jamais une cure de désintoxe ne soit abordée. Mêmesi  Mila et Javier partage un amour fusionnel, passionnel et destructeur, je refuse de croire que cet amour rende aussi aveugle et inconscient quand on vit dans cette catégorie socioprofessionnelle, de même que l'entourage qui se contente d'un simple réconfort. Mais je suis peut-être très très naïve.

Encore une fois, ce sont les acteurs qui pour moi, sauvent ce film du naufrage. Oui, Juliette Binoche parvient enfin, à quelques minutes de la fin, à nous arracher un peu de pitié, ce qui n'est pas le meilleur des sentiments... Quant à toute fin, on nage dans le cliché au point que l'on quitte la salle noyé et plutôt démoralisé par ce film... Et qu'un remontant n'est pas de refus !

Ah et puis petit détail mais énorme à mes yeux... Mesdames et Messieurs les réalisateurs, faites attention, à force de vouloir forcer sur le symbole, on quitte la réalité... Quand Javier arrache ses billets d'avion... Ce sont des billets d'avion d'il y a 5 ans que l'on voit là.... Depuis au moins 5 ans, les billets d'avion sont passés à tout l'électronique. Il n'y a plus que des E.Ticket depuis des années et vous pouvez les arracher autant que vous voulez, vous n'en n'avez nul besoin. Pour embarquer, une simple pièce d'identité suffit !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Août 2012

Roman - Editions Sabine Wespieser - 182 pages - 18 €

 

 

Parution le 12 janvier 2012

 

 

L'histoire : Alice et Cécile sont des amies d'enfance. Presque quincagénaires, elles ont tout vécu ensemble, fidèles l'une à l'autre, inséparables, fusionnelles...

Mais depuis quelques années, la vie les a éloigné. La vie ou autre chose ? Et puis, c'est l'accident...

Cécile, dans le coma, se souvient et s'adresse en silence à son amie Alice. Alice se souvient aussi, mais à la terrasse d'un café, sans rien connaître de l'état de son ancien ami.... Jusqu'à ce que les deux récits se rejoignent....

  

Tentation : La blogo + passage de l'auteur à la Grande Librairie

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'attendais beaucoup de ce livre dont j'ai lu nombre d'éloges. Au final, il me laisse un goût peut-être amer, car très réaliste. Si l'âme de livre m'a totalement séduite, il n'en est pas de même pour la forme narrative qui a mis du temps à m'accrocher et qui a lutté pour ne pas m'égarer trop souvent.

Commençons par ce point là... 2 voix, voire 3....Je n'ai jamais réellement su, en plus de Cécile allitée dans son coma et d'Alice attablée dans un café, si  l'auteur n'intervenait pas directement lors de certains chapitres. D'ailleurs, ceux ci sont plutôt courts et permette un rythme de lecture soutenu. Mais j'ai parfois eu du mal à deviner qui parlait, à vraiment séparer les deux voix, d'autant plus que de nombreux personnages apparaissent, nommés différemment selon que ce soit Cécile ou Alice qui les évoque. J'ai donc mis un temps certains à superposer le personnage de "mon père" et de "Laurent" par exemple...Je n'ai jamais saisi non plus avec certitude la situation matrimoniale actuelle d'Alice. Autre point qui m'a souvent déroutée... Les deux amies se remémorent toute leur vie, depuis leur première rencontre dans la petite enfance à la dernière, à la dernière il y a quelques années où un mur de glace les séparait. C'est très sympa de traverser à nouveau les années 80, 90, les années Mitterrand etc... Mais aucune des deux narratrices ne suit une chronologie précise, de ce fait, elles évoquent des mêmes faits à des moments et parfois avec des points de vue différents. Difficile alors de départager la répétition et le regard différent, et surtout, pas évident pour moi de placer certains événements à leur bonne place dans l'histoire... Cet aspect "désordonné" m'a fatiguée et supprime donc une étoile dans ma "notation".

Parlons du contenu du livre maintenant.  De ce côté là, je n'ai aucun reproche à lui faire. Ce roman est magnifique et décrit à merveille le sentiment de l'amitié et tous les stades qui jalonnent cette longue aventure, souvent bien plus longue que l'amour. Je lève mon chapeau à l'auteur qui a sur décrire l'infime, ce qui ne se dit pas dans l'amitié, ce qui ne se soupçonne même pas. Car ici, Kéthévane Davrichewy se penche sur l'amitié totale, fusionnelle, celle où tout se partage : les secrets, les joies, les peines, l'avenir, les rêves, les passions, les illusions. TOUT. On essaye de devenir ce que l'autre attend de nous. Et malgré cet absolu, l'auteur lève le voile sur des secrets plus ou moins importants cachés par l'une ou l'autre des protagonistes. Il y a celle qui admire l'autre et celle qui envie l'autre. Il y a les jalousies qui s'installent, même si elles sont tues, voire étouffées pour ne pas blesser l'autre et maintenir le lien, la relation sans laquel le monde s'écroulerait. Car dans cette relation, il y a notre histoire, notre passé, nos repères et nos promesses d'avenir.

Et puis il y la vie. Chacun prend sa route, quitte à décevoir l'autre ou à se tromper soit même. Il y a les mots qui blessent, la jalousie encore plus forte devant ce qui ressemble au succès dans la vie de l'autre. L'envie de ce que l'on a pas, plus ou jamais eu et avec quoi "tout aurait été différent". Comme le décrit l'auteur, il y a le passage à l'âge adulte. Il y a la perte des illusions, la fin du pacte. Mais pourtant, le lien est toujours là. L'amitié sous toutes ces coutures,admirablement décortiquée par Kéthévane Davricheny. Alors malgré mes réserves sur la forme narrative, je vous recommande tout de même chaleureusement ces "Séparées". Si vous vivez ou avez vécu cette amitié absolue, ce livre ne pourra que vous interpeller. Un livre imparfait qui évoque parfaitement cette relation forte, exigeante, parfois envahissante mais incontournable.

 

 

L'avis de Gambadou, Clara, Audouchoc

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Août 2012

 

Je me disais justement la semaine dernière que ça faisait un moment que je n’avais pas vu circuler de tag… Et bien en voilà un bien sympathique d’autant plus qu’il est accompagné d’un Sunshine Award, ce qui fait drôlement plaisir. Merci beaucoup A_Girl_from_Earth et Midolla pour ce petit cadeau estival.

 

 

Sunshine Award

 

 

Mais pour mériter cet award, il me faut répondre à quelques questions...

 

Ma couleur préférée : Le bleu sous toutes ses déclinaisons (ok, pareil que Midolla). Tout simplement parce que les vêtements bleus me vont toujours bien (assortis à mes supers yeux bleus), qu'un ciel bleu permet de réussir une photo et que je ne me lasse pas de tous les bleus de la mer !

 

Nombre préféré : Peu importe, pourvu qu'il soit suivi de multiples zéros et que ce soit sur mon compte en banque. Alors avouons une préfénce pour le 9 !

 

Boisson non alcoolisée préférée : COCA (light de préférence), quelque soit la marque, le parfum, la date de péremption, chaud ou frais, avec ou sans bulle !

   

Facebook ou Twitter : Facebook, car limite, je dirais c'est quoi Twitter. Mais depuis un an, facebook addicte j'avoue être !

 

Motif préféré : Les motifs que l'on peut distinguer, imaginer... dans les nuages... et sur certains carrelages. Oui, cela permet une imagination sans limite. je me souviens parfaitement de certains motifs du carrelage des toilettes de mes grands parents. Il y' avait des monstres dedans et un chien. Si si, je vous jure !

 

Passion : Les livres…, le voyage, le ciné, et mon blog !!!

 

Donner ou recevoir : les deux. Quitte à choquer, je dirais que donner fait plaisir et recevoir fait du bien...

 

Jour préféré : Le lundi au soleil !!!! ou toute autre journée, au soleil bien sûr et sans travail ! Sinon, j'adore aussi les veilles de départ en voyage !

 

Fleur préférée : Exaequos : la fleur d'hibiscus pour l'exotique et les coquelicots pour nos contrées. Un champs bien vert, avec des coquelicots bien rouges et un ciel bien bleu, splendide non ? Quoiqu'il en soit, deux fleurs qui fânent très vite une fois coupées, donc qui s'admirent dans leur milieu naturel !

 

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A moi maintenant de décerner ce Sunshine Award à 5 blogueuses qui ont toute liberté pour accepter ou non ce petit jeu mais que je remercie au passage pour leurs visites régulières.

 

 

Clara, Moonshadow, L'irrégulière, Lystig, Sandrine SD49

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 11 Août 2012

  textes inspirés du guide Hachette

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  Kanda, en singhalais, signifie "Montagne", aussi, Kandy est la ville centrale, considérée comme la capitale des montagnes. Selon la légende, elle fut fondée par le roi Vikrama Bahu 1er (1474-1511), sur les conseils d'un astrologue qui lui recommanda d'y construire un temple pour la dent de Bouddha. Cette ville est inscrite à l'inventaire du Patrimoine Mondial de l'UNESCO

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  Le temple de la dent a fait l'objet de nombreuses modifications au fil des siècles. Il se compose de plusieurs édifices.  L'ajout du toit doré ne date que de 1988 ! On y accède par ne grande esplanade et ensuite, ordre de se déchaussé et de laisser des chaussures à l'entrée et de payer pour les récupérer !

 

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 Dans la pavillon reliquaire, la partie la plus ancienne du temple, il y a des fresques et boiseries magnifiques. Des roulement de tambours annoncent le début des cérémonies quotidiennes : matin et soir si ma mémoire est bonne. Nous avons assisté à celles du soir. La galerie où se tiennent les musiciens est accessible au public, et nous passons devant la porte d'argent de repoussé encadrée de défenses d'éléphants.

  

   

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  Pélerins et croyants font des offrandes de fleurs que des hommes réunissent avec un ordre bien précis pour obtenir un ensemble esthétique magnifique.

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  Pour certains, des heures d'attentes et des kilomètre pour apercevoir, lorsque la porte s'ouvre, le reliquaire composé de 6 coffrés en forme de Dogota. Certains favorisés pourront s'approcher du reliquaire et s'y recueillir une seconde, car c'est à la queueleuleue que l'on profite du privilège. Personne n'est autorisée à voir cette fameuse dent du bouddha, qui est toutefois copieusement décrite : une canine de gauche, de 2.5 cm de largeur et d'épaisseur. Lors des processions extérieure,s'est un fac similé qui circule car le dent ne quitte jamais le temple.

Une douce ferveur et un réel recueillement reignait à l'ouverture de ces fameuses portes.

 

Les tribulations de la dent de Bouddha sont contées sur 21 panneaux dans la salle à prière. La dent de Bouddha fut à l'origine recueillie dans les cendres de son bûcher funéraire. Elle arriva miraculeusement au Sri Lanka en 313 dans les cheveux d'une princesse. A la suite d'une guerre malheureuse, elle fut emmenée si loin, jusqu'au Portugal, avant de revenir à Kandy en 1590, où on la vénère aujourd'ui et ce symbole est vénéré dans le monde entier. La dent fut aussi séquestrée par les Anglais de 1817 à 1853 pour consolider leur pouvoir sur une partie de la population rebelle.

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  Au fond de la court, se trouve la salle de prière ou se dresse un énorme Bouddha en or, de modèle thaïlandais.

 

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 Ensuite, nous avons assisté à un spectacle folklorique de mangeurs de feu, de marcheurs sur feu... bref, ça, je ne suis pas fan.

 

J'ai bien sûr préféré le spectacle de danses traditionnelles.

Le développement du tourisme a tout de même permis, ces dernières années, de maintenir des écoles de danse et de conserver certaines traditions en voie d'extinction. Comme quoi, le tourisme a parfois du bon !

Les célèbres danses de Kandy sont les seules héritières des divertissement de cour. L'élève doit travailler au moins une dizaine d'années pour atteindre une maîtrise totale de son art. Les parures sont assez impressionnantes : plastrons incrustés de pierreries et perles, diadème, ceinture de velours et de métal, lourds bracelet aux poignets et aux chevilles, anneaux de biceps, colliers....

Malgré ce lourd accoutrement, les danseurs esquissent des figurent enlevées et bondissantes, la technicité de la danse Kandyenne repose sur la maîtrise des contrastes : puissance des rythmes et grâces des figures, virilité des attitudes et délicatesse du tintement des grelots au chevilles. Une seule photo, les autres sont complètement ratées !!!

   

 

SRI LANKA 1 202 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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