Publié le 10 Juillet 2014

Récit - Editions Livre de Poche - 188 pages -6.10 €

 

Parution d'origine : Mai 2013

 

Le sujet : Il y a des pays en voie de développement, et d'autres, en voie de disparition. C'est le cas des Kiribati, archipel perdu au milieu de l'océan Pacifique. Vu d'avion, c'est le paradis. Au niveau de la mer, c'est une autre histoire. Car le niveau de la mer dépasse bientôt celui des terres. Aussi, c'est l'engloutissement d'une nation qui est annoncée à plus ou moins long terme. Sur ces iles, il y a bien sûr des hommes, des femmes et enfants qui seront sans doute les premiers sur terre à bénéficier du statut de réfugiers climatiques. Oui, c'est tout un pays qui devra déménager.

Julien Blanc-Gras, journaliste écrivain, a passé plusieurs semaines sur l'archipel. Il observe, rencontre et raconte avec la plume qui est la sienne !

 

Tentation : Le sujet et ma lecture de Touriste, du même auteur

Fournisseur : Ma CB aux Etonnants Voyageurs St Malo

 

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Mon humble avis : Je ne sais par quel bout commencer ce billet tant ce livre est dense et riche. Oui, c'est un livre sur fond d'écologie, mais jamais dans le pathos ni la leçon de morale, et ce comme le montre la couverture. Oui, Julien Blanc-Gras nous parle d'une catastrophe annoncée et bien avancée aussi, une catastrophe on ne peut plus réelle et palbable. La montée des eaux salées et de ce fait, la disparition progressive de certaines iles atoliennes, notamment, les Kiribati.

Avec la plume, l'humour, l'ironie, la verve, la fantaisie, l'autodérision et la malice de l'auteur, ce récit, qui aurait pu être plombant sous n'importe qu'elle autre plume, donne plutôt l'effet d'un bol d'air frais, malgré la chaleur tropicale, presque équatoriale, on ne peut plus écrasante qui règne au fil des pages.

Julien Blanc-Gras est dans le constat. Pour cela, il observe, compare, écoute, rencontre les I.Kiribati, les habitants. Depuis l'ancien Président jusqu'au simple pêcheur, en passant par l'ex religieuse devenue combattante climatique ou le rappeur local. Ses rencontres sont tour à tour émouvantes, pittoresques, enrichissantes, étonnantes, drolissimes et toujours variées. Point de grands discours et de statistiques. Quelques données scientifiques oui, il en faut bien pour expliquer ce qui se passe. Mais tout est dit sur un ton qui nous fait ouvrir grand les yeux et point nous endormir de lassitude.

Julien Blanc-Gras pointe le doigt sur les paradoxes mondiaux et locaux. Tarawa, la capitale de l'archipel est une des cités du monde à la densité de la population la plus élevée. Et pourtant, c'est aussi la ville la plus isolée de la planète. L'Etat Kiribati élabore des projets pharaonesques pour sauvegarder l'ile des eaux, mais en même temps, avec le rythme tropical, il faut 6 mois pour réparer un ordinateur. Les habitants construisent sans relâche des digues de fortune alors que des Nations fortunées et très pollueuses ne sentiraient même pas l'allègement financier de quelques millions  de dollars nécessaires pour protéger durablement l'archipel. Durablement ? Rien n'est moins sûr en même temps. Le problème devrait être traité sérieusement à la source, chez nous en occident, mais aussi aux Etats-Unis ou en Inde. Mais chaque sommet mondial pour le climat se referme sur un goût d'échec.

Les îles Kiribati, ce sont des atolls, des lagons bleus avec une eau à 29° toute l'année. Mais aussi une des populations les plus pauvres de la planète. Peu de sanitaires ou de tout à l'égoût. Alors, les besoins grosses commissions, c'est sur la plage que ça se passe, plage recouverte à chaque marée qui emporte les déjections humaines. Il en résulte une eau polluée à souhait, pas baignables pour un touriste, malgré le bleu carte postale. Et, alors que, par définition, ces îles sont entourées d'eau, c'est du poisson importé que l'on consomme sur place. Quand la partie maternité de l'hôpital déborde de nouveaux-nés, on place ces derniers là où il reste de la place, même si c'est dans le pavillon des tuberculeux...

Les Kiribati, c'est aussi des ministères où l'on travaille pieds nus, et des hommes politiques qui ne jurent que par Dieu pour sauver l'île, ou que par la communauté internationale.

Les Kiribati, c'est aussi 10% de la population qui, chaque année, tente sa chance à la lotterie pour gagner le droit d'émigrer en Nouvelle-Zélande, alors que les neuf dixièmes de ces 10% n'ont même pas les moyens de se payer le billet d'avion pour cet Eden de pays qui pourra offrir un avenir pieds au sec à leurs enfants.

Paradis (avant liquidation) est bien évidemment un livre INCONTOURNABLE, qui vous apprendra 10 choses par page, des choses pas toujours très gaie dans l'absolu, mais qui, portées par l'énergie de Julien Blanc-Gras et son humour, pourrait presque passer pour une lecture divertissante, il faut le dire. En même temps, c'est bien connu, y a-t-il meilleur moyen d'apprentissage que le divertissement ? Julien Blanc-Gras a donc tout compris pour toucher sa cible et son but : INFORMER, ALERTER !

Et puis ce livre est aussi et surtout un formidable récit de voyage, avec toutes les anecdoctes, les péripéties et la magie que cela comporte !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 8 Juillet 2014

BD - Editions Furupolis - 133 pages et 20 €/tome

 

Parution du 1er tome en avril 2012

 

L'histoire : Naïm connaît mieux les ruelles de Lamu que les versets du Coran. Le jeune orphelin n'a que faire des conseils de son grand frère. À onze ans, il n'a plus envie d'être traité comme un enfant. Ses nombreuses escapades l'amènent à coudoyer des personnages pittoresques plus ou moins honnêtes. Touristes naïfs, trafiquants, prostituées, promoteurs immobiliers et djihadistes... Et puis un jour, il croise le chemin du vieil Ali, le gardien de l'arbre sacré, là où repose le corps géant de Liongo Fumo, le dernier héros de son peuple...

 

Tentation : Ma bibliothécaire

Fournisseur : La bib' !

 

étoile2.5

Mon humble avis : Kililana Song est ce que l'on peut appeler une belle BD, tant dans son contenu que dans son apparence. L'objet est magnifique, les couleurs chatoyantes nous mènent dans une Afrique vivante, animée. Plus exactement au Kenya et plus précisément encore, sur l'île de Lamu. Nous y cotoyons toute une petite communauté bigarrée dont les chemins se croisent pour le meilleurs et pour le pire. Il y a là les Kenyans pure souche, un capitaine de navire sud africain, fort en gueule et louche à la cargaison encore plus suspecte, des pêcheurs, des investisseurs français, des trafiquants de drogue, des somaliens, armés jusqu'aux dents, pro des kidnapping et proches d'Al Qaïda, un vieil infirme qui se souvient de son glorieux passé sur la mer, un grand frère qui court partout à la suite de son petit frère pour le mener de force à l'école coranique, et des gamins. Parmi eux, Naïm, le héros de cette bande dessinée. Sympa le môme, malicieux, courageux, intrépide et attachant, celui qui rencontrera le vieil Ali, gardien de l'arbre sacré, avec qui il vivra de curieuses aventures.

Cette BD, qui est dite initiatique, est inspirée de fait réelle. Je suis assez dubitative sur cet aspect initiatique, pas assez développé à mon goût, et qui ne se ressent pas vraiment dans l'épilogue. D'ailleurs, cette épilogue, heureusement qu'elle existe quelque part. Car elle justifie tout le reste, cet imbroglio de personnages trop nombreux dans cette intrigue, et parfois peu reconnaissables entre eux et dont on se demande ce qu'ils vont bien avoir en commun dans cette histoire pour justifier leur présence.

Cette BD n'est pas avare de légendes africaines et l'atmosphère de l'île de Lamu est sympathiquement retracée. Kililana Song a aussi le mérite de dénoncer les investissements étrangers à tout va, au mépris des coutumes ancestrales et des dégats collatéraux qui en découlent. On promet des emplois à la population locale. Il en résulte des eaux poluées, une baisse de la pêche, des catastrophes écologiques à la chaîne, le tout sous couvert d'une belle corruption tant locale qu'internationale.
Le but de cette BD est donc tout à fait louable, malheureusement, l'auteur a pour moi développer trop de sujets et j'ai eu par moment l'impression de partir dans tous les sens, sans lien apparent, au premier abord. Et ces liens apparaissent trop tard pour que cette lecture soit inoubliable. D'autant que certains personnages semblent avoir été abandonnés en route, et ne figurent pas dans l'épilogue, en point de suspension donc...

 

La couv du tome 2

 

Un aperçu du graphisme :

                                     

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Juillet 2014

Il ne fait pas beau ce weekend, en tous cas, en Bretagne. Peu importe, le soleil a fini par brillé merveilleusement en ce dimanche de février, "Insta" journée, où toujours accompagnée de mon insta amie Malgat, nous nous sommes organisée cette séance de shooting à St Briac, dernière commune côtière avant d'entrer dans Les Côtes d'Armor. Ce fut un superbe après midi où même le blouson s'est révélé superflux, voire envahissant !

Je vous laisse vous délecter, en photo, de ces paysages bretons dont je ne me lasse pas.

Je vous emmène donc sur deux plages différentes de St Briac, vues sous différents angles. Et puis une petite photo de Lancieux (côte d'armor), s'est glissée ici !

 

UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC
UN DIMANCHE A SAINT BRIAC

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyage en Bretagne

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Publié le 1 Juillet 2014

Synopsis : Marithé travaille dans un centre de formation pour adultes. Sa mission : aider les autres à changer de métier et à trouver leur vocation. Se présente alors Carole, qui vit et travaille dans l’ombre de Sam, son mari, énergique et talentueux chef étoilé. Ce n’est cependant pas tant de métier, dont Carole semble avoir besoin de changer, mais de mari. Marithé se donnera à fond pour aider Carole à se projeter dans une nouvelle vie. Mais quelle est la nature profonde de ce dévouement, quand Marithé ne semble pas insensible au charme de Sam, ni à sa cuisine ?

 

Avec Karin Viard, Emmanuelle Devos, Roschdy Zen

 

 

 

 

Mon humble avis : On a failli être amies est un film une l'amitié féminine qui sera mise à mal par... un homme, à l'insu de son plein grè. Sam (Roschdy Zen) est plein de charme, mais sa femme Carole ne le voit plus, alors qu'il saute aux yeux de Marithé, la conseillère d'orientation de Carole.

C'est un très bon film français comme je les aime. Un film qui n'a pas l'intention de renouveler le genre, mais qui fait du bien, qui est décliné de façon subtile, très humaine,faussement légère,  délicate et profondément juste. Derrière une apparence de comédie, se cache bien sûr un drame... Celui de femmes qui dépassent de peu la quarantaine. L'une vit dans l'ombre de son brillant mari depuis des années. L'autre mène sa vie comme elle semble l'apprécier, jusqu'à ce que l'inattendu frappe à sa porte de manière... inattendue et fera ainsi tout vasciller. Les certidudes, la déonthlogie que l'on ne croyait pas bafouer... Celle qui se disait menteuse est pourtant franche. Celle qui se disait droite prend des virages qui la fond sortir de sa route et de ses convictions. Elle en devient menteuse et manipulatrice insidieuse. En même temps, qui pourrait lui en vouloir puisqu'elle aime celui que l'autre n'aime plus.

L'envie de changement de vie de l'une se répercutera sur celle de l'autre. Bref, l'apparence des personnages est en trompe l'oeil. Pas si naïve que ça Carole. Pas si désintéressée que ça Marithé. Et pourtant, attachantes toutes les deux.

Le petit plus de ce film, c'est l'environnement appaisant et lumineux. Une belle province, calme, vers Orléans je pense, avec des paysages simplement beaux. Ca, c'est pour l'extérieur. A l'intérieur, il y a les petis plats dans les grands du chef cuisinier Sam. Du plaisir pour les yeux, et des idées pour les papilles !

Bien sûr, On a failli être amies n'aurait pas la même saveur sans le régal que nous offrent les interprêtes, des comédiens de valeur sûre, dont les seuls noms sur une affiche incite à aller voir le film. Karine Viard, Emmanuel Devos, vraiment je les adore ! Et je succombe bien sûr au charme de Roschdy Zen, qui n'a plus à prouver depuis longtemps ses qualités et son talent d'acteur, mais qui continue lui aussi de le faire, pour notre bonheur de cinéphile. Un très beau film donc, à voir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Juin 2014

 

Dans deux jours, cela fera exactement 6 mois que ma minette Aya est arrivée chez moi ! Inutile de vous dire la place qu'elle prend désormais dans ma vie. Je ne voulais pas en faire un chat de luxe... et bien c'est complètement raté ;) !

J'ai adopté Aya, via une association, alors qu'elle avait 9 mois. Deux mois plus tôt, cette même association avait sauvé cette mignonne petite chatte de la fourrière, donc de l'euthanasie. Cela aurait été plus que dommage. J'y pense souvent en regardant Aya, cela m'émeut et donne une profondeur supplémentaire à cette adoption.

A 9 mois, Aya avait presque sa taille adulte. Ceux qui l'ont connue avant moi disent qu'elle a grandi. Moi, je n'ai pas vu de différence, parce que je ne l'ai pas eu bébé, mais elle est et restera toujours mon bébé. Mon bébé que je soigne, que je protège, que je caline, que je nourris, dont je vide la litière depuis 6 mois et pour les 15 ans à venir.

Aya qui m'amène à modifier volontairement ma vie. Non, je ne me sens pas un fil à la patte, tant j'ai choisi ce "fil" et tant je l'aime. Oui, je voyagerai moins, oui, je pars moins facilement sur un coup de tête, mais j'ai tant de bonheur au quotidien chez moi que je me sens moins le besoin d'aller le chercher ailleurs.

Aya avec qui je joue, avec qui je partage des parties endiablées de lancé de souris (en pluche hein !), qui monte sur ma table mais pas sur mes genoux, ce qui "m'oblige", quand je suis bien installée dans mon canapé, à me relever pour aller la caliner.

Aya, qui est désormais ma première préoccupation du matin. Avant, c'était prendre mes médocs, maintenant, c'est la prendre dans mes bras (pas trop longtemps, elle n'est pas fan des bras), lui donner à manger et verser de l'eau fraiche dans son bol.

Aya qui m'attend toujours derrière la porte quand je rentre et qui, instantanément, se couche sur le dos pour que je carresse son bidon.

Aya que je pense connaître par coeur et qui m'étonne toujours ! Par sa beauté déjà et par ses nouvelles lubies, ses variations de caractère, ses nouvelles altitudes toujours plus hautes sur mes étagères, quitte à ne plus savoir descendre (saison des fenêtres ouvertes, donc des moustiques et moucherons qui se collent au plafond, forcément, quand on est chat, il faut monter plus haut pour choper les bébêtes !)

Aya qui dors sur mon lit, ou dans le salon et qui vient parfois en pleine nuit se glisser sous ma couette.

Aya qui me ramène partout sa canne à pêche souris, surtout dans les endroits où je semble tout à fait inoccupée (genre petits coins lol ).

Aya qui m'a même fait grillager deux de mes fenêtres pour qu'elle ne saute pas par la fenêtre à la poursuite d'un oiseau, d'un papillon ou d'un éléphant rose égaré ! Ne vous moquez pas, par deux fois, je l'ai rattrapée de justesse en superbe position de saut avant les grillages.

Aya, qui m'aide à sa façon à vider mes cabas de courses, qui aime fouiller dans mon sac à main, qui adore le gruyère rapé et le melon.

Aya qui me fait m'arrêter, juste pour la regarder.

Aya que j'avais adoptée comme animal d'intérieur, pour me renfermer du monde et me replier sur moi, qui me fait découvrir un nouvel univers et rencontrer plein de monde !

Bref, Aya qui... TOUT... et que bien entendu, je mitraille !

UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 28 Juin 2014

 

6 ans déjà, depuis ce jour de 28 juin 2008, où je m'aventurai un peu au hasard dans la blogosphère en créant ce blog !

Ce blog a eu très chaud cette année, il a failli purement et simplement disparaître... lors de son transfert sur la nouvelle plate-forme d'overblog, en avril. Que de galères techniques pour livrer des billets qui ressemblent visuellement à quelques choses, pour maitriser cette nouvelle inter-face : des ratés, des doublés... Bref, tout est à peu près rentrer dans l'ordre, même si je ne choisis plus tous les ordres, notamment celui de mes colonnes et ai moins l'impression d'être chez moi. Cela reviendra peut-être.

Cette année, mon blog a suivi doucement mon évolution et l'avènement dans ma vie de nouveaux centres d'intérêts, de nouvelles passions. Certains d'entre eux ne sont pas forcément tout neufs, mais les technologies si facilement accessibles aujourd'hui les ont ramenés au premier plan.

Ainsi, la photo prend maintenant une place régulière et majeure dans cet espace. Via mon i.phone et ses appli, je vous emmène dans ma Bretagne, dans mes déplacements dans l'Hexagone ou encore aux 4 coins du monde (j'ai globalement 20 ans de voyages et photos à exploiter encore !)

Mes interviews exclusives ont presque disparu. Pour l'instant, plus envie, trop de travail en amont et en aval devant mon PC. Il en est de même pour mes compte-rendus de conférences/rencontres avec les auteurs. Moins envie d'être toujours "fourrée" en centre ville, de chercher à stationner, d'arriver une heure avant pour être bien  placée. Et puis, là aussi, beaucoup de travail en aval.

Même la lecture est moins présente ici et dans ma vie ! Pourquoi ? Parce qu'une boule de poils et même une centaine d'autres attirent tout mon attention, mes envies, mes besoins et occupent mon temps. Et de cela, je vous reparlerai bientôt.

J'ai un an d'avance en fait ! L'âge de raison, je le célèbre avec mon blog pour ses 6 ans !

je ne vais plus voir mes stats and co. Bien sûr, être lue et partager reste le moteur de ce blog, mais qu'importe désormais que le nombre de lecteurs soit tout à coup délirant ou soudainement plus confidentiel... Qu'importe si je prends du retard pour répondre à mes comm' et si parfois, mon blog n'est pas alimenté plusieurs jours d'affilés.

Parce que je vis mieux et différement. J'ai sans doute moins à me prouver et à prouver aux autres maintenant que ma santé s'améliore ENFIN ! Je profite plus du moment et de l'envie présente sans me mettre de pression et ce n'est qu'ainsi que ce blog pourra perdurer quelques temps encore. Ainsi et grâce à vous, fidèles lecteurs et lectrices de la première heure ou de la dernière minute. Alors merci ! Et à bientôt on the web or in the real life ! Parce que oui, j'adore toujours faire partie de cette tribu des blogueurs littéraires et des rencontres que cela occasionne !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 26 Juin 2014

BD - Editions Delcourt - 95 pages - 14.95 €

 

Parution en septembre 2012

 

L'histoire : 1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.
 

Tentation : Ma bibliothécaire

Fournisseur : La bib, du coup !

 

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La nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres et par la haine commune de ses voisins"

(Dean William R.Inge)

 

 

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée d'une légende encore fort vivace outre-manche. Et comme les auteurs le signalent en postface, on ne peut qu'espérer que la part de vérité soit la plus mince possible.

Cette parodie de la comédie humaine fait froid dans le dos : oui, la bêtise, l'ignorance et l'ignominie humaines sont sans limite. Les premières pages nous montre la l'arrogance et le sentiment de supériorité des français, via un capitaine qui fustigent les droits de l'homme qui l'empêche de travailler. Son job, c'était la traite des esclaves. Mais ce capitaine déteste par dessus tout les anglais et les rhabilles en quelques bulles.

Puis, nous voici en Angleterre, dans un village isolé sur la côte. Les villageois exercrent les français, même s'ils n'en n'ont jamais vu. Aussi, quand on navire français fait naufrage et que le seul survivant est un singe portant l'uniforme français, ils ne se posent pas de question. Ils tiennent là un français, un ennemi puissance 10. Ce singe subira toute la barbarie humaine. Lui, l'innoncent par définition sera persécuté, torturé, pour lui soutirer des renseignements sur l'invasion que préparent sûrement les français. Il sera accusé d'acte d'espionnage, de tentative d'invasion et de voies de fait sur plusieurs villageois. Et le village entier, toujours convaincu d'avoir affaire à un français type, monte un tribunal populaire pour juger ce singe.

Cette BD est formidable. Dessins, bulles, scénarios et dialogues sont juste très justes, subtiles, touchants, bien sentis et pourraient être drôles s'ils ne trahissaient pas une telle possible réalité. Au fil des planches, le lecteur est de plus en plus ahurri par ce qui se déroule sous ses yeux. Légende peut-être, mais l'on retrouve toujours hélas, 200 ans plus tard, des situations similaires dans les journeaux télévisés, tant au niveau international qu'à celui d'une banlieue et d'un fait "divers". La bêtise, la connerie, la barbarie humaine. Le singe de Hartlepool illustre parfaitement le racisme primaire, les préjugés sur les autres peuples, l'ignorance, le manque de curiosité pour l'autre, l'absence de tolérance envers les autres cultures. Bref, la peur de l'autre et de tout ce qui est différent, que l'Homme considère encore trop souvent comme un danger plutôt qu'une source d'enrichissement.

Petit clin d'oeil, nous croisons dans cette BD un jeune garçon de passage dans ce village avec son père. Et ce garçon n'est autre que Charles Darwin, qui deviendra plus tard le père de la théorie de l'évolution de l'espèce animale...vers l'espèce humaine.

UNE BD INCONTOURNABLE qui démontre les dangers du nationalisme aveugle.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 24 Juin 2014

Roman - Editions Belfond - 371 pages -18 €

 

Parution le 7 mai 2014

 

L'histoire : Dans un centre de thalasso breton, en hiver. Une poignée de curistes va vivre quelques jours pas si reposants que ça, à l'opposé de ce qu'ils avaient imaginé. Alors qu'ils n'ont rien en commun, leur destin va s'entrelacer et les laissera, sans doute, différents à jamais. Et puis, au milieu d'eux, il y a la jeune masseuse Guillemette, dont le passé douloureux revient comme un boomerang parti très loin. Tout cela sous le regard de Cyrille, le bienveillant réceptionniste.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Ce roman est une véritable pépite, caché derrière un titre et un pitch qui ne lui correspondent pas. Dans l'objet même, seule la couverture l'illustre parfaitement : un poisson qui saute hors de son bocal. C'est ce que vont faire chacun des personnages de cette histoire, chacun à sa façon, à son rythme, sur un mode brutal suite à une révélation ou pas à pas, suivant le conseil d'un être croisé, rencontré, observé. Que cette personne soit agréable ou complètement antipathique, mystérieuse ou à priori lisse comme une rocher poli par la mer, celle ci influencera, de gré, de force ou à son insu, ces hommes et femmes croisées pendant ces quelques jours de thalassothérapie.

Le pitch annonce ce livre comme une comédie pétillante. Je ne suis pas d'accord avec cette description. J'ai été très touchée par ces histoires qui s'entrecroisent, même émue. Bien sûr, certaines scènes frôlent parfois le rocambolesque, malgré l'arrière plan plutôt dramatique, l'intime fissuré, blessé, malmené, blackboulé de tous ces personnages. Au premier abord, certains peuvent paraître caricaturaux, mais la suite du roman nous prouve qu'une fois de plus, il ne faut pas se fier aux apparences.

Les changements ont un prix. Chacun va l'apprendre ici à ses dépents. Ils sont issus aussi d'un choix, parfois difficile, par peur des conséquences dans la vie personnelle. Bien sûr, dans ce roman, chacun se soucie peu, ou est loin d'imaginer les retentissements en cascade de ses actes sur son entourage affectif ou de proximité géographique.

Petit aperçu de ces personnages, très attachants, qui se cotoient plus ou moins ici... Il y a les gentils qui aimeraient apprendre à être méchants parfois, et les méchants qui voudraient savoir être gentils, parfois aussi.

Claudine, caissière d'hyper marché en Ile de France, qui a gagné ce séjour grâce au concours d'une marque de yaourt. Elle se retrouve alors dans un monde qui n'est pas le sien et réalise à quel point elle se laisse marcher sur les pieds par son employeur, son mari, ses enfants. Ce séjour la changera a tout jamais, par des détails qui peuvent paraitre infimes.

Marion et Thomas, riches parisiens. Après la naissance de leur 3ème enfant, ils s'offrent un break. L'un est sûr de son mariage, l'autre a des doutes. Pendant ce séjour, la tendance s'inversera.

Iris, executive women on ne peut plus imbuvable. Pourquoi est elle aussi acariâtre ? Ses attaques ne sont en fait que défenses, et vengeance d'un traumtisme qui remonte à l'enfance. Un truc de gosses, de sales gosses, mais qui a façonné sa vie malgré tout.

Mona, septuagénaire richissime, se fait harcelée par son Victor de fils pour quelques centaines de millier d'euros, afin d'ouvrir un business à Londres. D'ailleurs, pour faire plaisir à sa mère et la faire plier, cet homme d'affaire sans pitié ni sentiment débarque à la thalasso.

Guillemette, jeune masseuse de l'hôtel, vient d'apprendre que sa mère, qu'on lui avait toujours dit morte, ne l'est pas.

Et Solange, cette même mère, qui se sent enfin prête à rencontrer sa fille. Que s'est il passé il y a 20 ans ?

Tout ce petit monde va donc sortir de sa coquille, de son bocal. Bocal qu'il s'est imposé pour plaire et surtout ne pas déplaire, pour épater sans en avoir besoin, pour se protéger, pour supporter son quotidien, pour être comme les autres, pour correspondre à l'image qu'il faut renvoyer, à l'image que la société ou les proches attendent "certainement".

Vous voyez, avec ce petit trombinoscope, que l'on est loin de la comédie pétillante. Non, nous sommes dans un livre profondément humain, intelligent, sensible, où les relations entre chacun sont subtilement fouillées et décrites. Qui plus est, cette histoire est servi par une écriture très agréable, soignée sans trop l'être non plus, bref, fluide.

J'ai vraiment adoré "Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille" et si j'ai mis du temps à le lire, c'est parce que ces derniers temps, je consacre moins de temps à la lecture. Mais pour vous, il est grand temps de vous plonger dans ce magnifique roman aux allures légères, mais au sens profond.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Juin 2014

Et oui, il n'y a pas que les Seychelles dans la vie et sur la terre ! Il y a aussi Lille ! Ville qui m'a vu naître, grandir, et devenir jeune adulte ! (donc il y a longtemps). En jeune adulte, j'en suis partie, revenue, et repartie pour la dernière fois en 1999.

J'y retourne très rarement. Ma mère, mes frères et soeurs n'y habitent plus non plus.

Mais en octobre dernier, j'y ai fait un aller / retour plutôt express et de dernière minute pour fêter les 40 ans d'une cousine lors d'une fête qui réunissait donc un max de cousins/cousines. Ce fut aussi l'occasion de rencontrer la blogueuse Liliba, de partager un déjeuner léger (hum hum ! y'a pas de léger dans ch'Nord) et de faire un tour dans le vieux Lille, le tout en papotant sans discontinuer ! Et ce jour là, grand soleil.... terrasse.... Un régal !

Voici donc des photos complètement inédites de Lille, des photos d'une nana qui y a vécu plus de 20 ans sans prendre une photo et qui, quand elle y revient en touriste armée de son i.phone, regarde sa ville d'origine autrement !

Ces photos sont bien entendu non exhaustives, puisque je n'ai pas parcourru toute la ville. Mais bien sûr, je suis arrivée à Lille Europe, puis suis allée Grand Place avec la Vieille Bourse, l'breffroi, l'opéra, le désormais fameux hôtel Carlton, puis le vieux Lille et enfin, vers le musée des beaux arts et l'Eglise Saint Michel ! Dans toutes ces photos, une intruse, celle d'une maisonnette de Marcq-en-Baroeul, près de là où je vivais !

UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyages en France et ses îles

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Publié le 20 Juin 2014

Synopsis : Brigitte et Xavier sont éleveurs bovins en Normandie. Elle est rêveuse, la tête dans les étoiles. Lui, les pieds ancrés dans la terre, vit surtout pour son métier. Avec le départ des enfants, la routine de leur couple pèse de plus en plus à Brigitte. Un jour, sur un coup de folie, elle prend la clef des champs. Destination : Paris. Xavier réalise alors qu’il est peut-être en train de la perdre. Parviendront-ils à se retrouver ? Et comment se réinventer, après toutes ces années ? La reconquête emprunte parfois des chemins de traverse...

 

Avec Isabelle Huppert, Jean Pierre Darroussin, Michael Nyqvist

 

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Mon humble avis : La Ritournelle est un très joli film. Même si le sujet n'est plus si original que ça au cinéma, la réalisation, toute en pudeur, délicatesse, légèreté et émotion apporte à ce film une identité propre. Les dialogues sont bien sentis et silences et regards en disent beaucoup. L'atout majeur de ce film est, vous vous en doutez, ses interprêtes. Des acteurs dont le nom sur une affiche suffit à vous conduire dans une salle obscure. Avec Isabelle Huppert et Jean Pierre Darroussin, un film ne peut être ni mauvais ni débile tant ces deux comédiens savent choisir leurs rôles. Isabelle Huppert est très touchante dans cette femme qui semble comme se réveiller d'un long sommeil d'habitudes et qui se retrouve ébranlée alors qu'elle ouvre les yeux sur sa vie et ce qui l'entoure. On sent la femme tiraillée entre ses serments et ses valeurs et son envie, son besoin, de penser à elle, de se laisser aller à être elle même, ou, en tous cas, à savoir qui elle est vraiment. Elle s'autorise ce qu'elle s'est toujours interdit : la liberté, la jeunesse de l'âme et quelque part, une certaine insouciance.

Darroussin brille également, dans cet homme qui croit perdre sa femme, sa femme qu'il aime plus que tout et finalement, pas uniquement par habitude.

La surprise vient de l'acteur suédois Michael Nyqvist, dont le charme, pas si flagrant que ça dans la trilogie Millénium, explose royalement ici. Exploser n'est pas être pas le bon terme. Car c'est un charme doux, qui caresse en fait.

La Ritournelle est un film sur une crise de couple, une crise que l'oxygène de l'un permettra à l'autre de respirer plus sereinement... et vis et versa.

J'ai un petit regret sur l'impression de longueur ressentie durant la projection et sur le surplus de lieux communs sur le monde paysan, en tout cas, me semble -t-il. Même si cette Ritournelle a le mérite de montrer la dureté de ce métier, et la passion nécessaire pour l'exercer.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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