Publié le 14 Août 2018

Roman - Editions Arléa - 264 pages - 10.50 €

 

Publication en septembre 2011

 

L'histoire : Quelque part dans le Finistère Sud, une femme est là, sur la plage, seule. Anne attend. Dans une semaine, son amant viendra la rejoindre. Anne espère et dans cette expectative, elle observe ce qui se déroule autour d'elle, comme au fond de son esprit.

Elle décompte les jours qui la sépare des retrouvailles, et se cramponne à son téléphone , aspire à entendre sa ridicule sonnerie, annonciatrice de la voix de son Amour, qui viendra, c'est sûr. Sauf si...

 

Tentation : Sylire + le sujet

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce livre, si bien écrit, si délicat et intimiste. Cette histoire où il ne se passe pas grand-chose, mais qui nous fait vivre au gré des marées, hautes et basses, au sens propre comme au figuré. Il y a les marées hautes qui obligent les vacanciers à s'agglutiner sur le sable sec... Et les marées basses, qui élargissent l'horizon et qui éparpillent les gens. Et dans le coeur d'Anne, c'est un peu pareil. Flux et reflux. Espoir et joie, déception, souffrance, solitude, compagnie et souvenirs qui remontent à la surface.

Pourtant, Anne fait partie des personnages littéraires à qui j'aimerais botter les fesses, les remuer, leur ouvrir les yeux. Les tirer de tant de naïveté, de tant d'aveuglement. Mais je me suis sentie bien avec elle, dans cette petite station balnéaire nommée d'un simple "S", son Hôtel de la Plage". Toute une petite galerie de personnages dont on apprendra peu par des instants volés, des conversations captées par bribes, sans le vouloir. Et d'autres qui diront beaucoup par le regard, une attention où juste quelques mots.

J'ai vraiment adoré toutes les observations et déductions potentielles que fait Marie Sizun à travers l'oeil et l'esprit d'Anne. Sur la plage... Oui, il y a les habitués, qui se placent toujours aux mêmes endroits. Les propriétaires de villa, les locataires... Ceux du camping. Le clan des familles, celui des jeunes couples, des esseulés, des jeunes adolescentes toutes longilignes et la main clouée au portable. Il y a les nouveaux, qui cherchent une place, qui n'osent pas le centre. Il y a les discrets, les bruyants qu'on aimerait fuir de plusieurs dizaine de mettre. Ceux qui se collent à vous alors que la plage est grande. Ceux qui s'ennuient ensembles. Ceux qui lisent. Ceux qui s'assoupissent, malgré le brouhaha constant de la plage (où d'autre parviendrons nous à dormir dans un tel boucan ?). Les seniors, qui s'installent toujours dans un même cercles tellement étroit que les pieds se touchent et que seuls les dos voient la mer qui n'est qu'un décor devenu aussi habituel qu'un meuble dans un salon. Pourquoi si serrés ? Pour tout de même s'entendre quand les oreilles faillissent ? Bref, je me suis régalée de toutes ces descriptions tant j'y ai retrouvé les observations estivales annuelles.

Et Anne dans tout cela ? Car ce roman aurait pu aussi s'intituler Anne. Anne attend, cramponnée à son téléphone, l'appel puis la venue de l'être aimé. Elle est à son service, à sa disposition d'une façon on ne peut plus unilatérale. Car l'Amour d'Anne est marié, à des enfants. Donc Anne est l'autre, celle qui doit rester inexistante de l'officielle et qui de ce fait, subit tant pour quelques heures de bonheur, ou d'espoir de quelques heures... Mais Anne cheminera et réalisera la nocivité de sa dépendance affective. Elle découvrira que l'absence de sentiment rend libre, supprime la souffrance, permet d'être soi. 

Pas de grand suspens dans ce roman, mais quelques rebonds et quelques surprises qui prouvent que le monde est petit. L'écriture entraînante, jamais pesante, très agréable rend ce récit addictif... Trop d'ailleurs car pour la petite histoire, j'ai entamé ma lecture chez moi, quelques jours avant d'aller à la plage. Cela faisait un moment que je réservais ce roman pour cet été dans la ferme intention de le lire sur le sable. Pas eu le temps d'arriver à la plage que je tournais déjà la dernière page !

 

 

L'avis de Sylire

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Août 2018

Film de Christopher McQuarrie

Avec Tom Cruise, Rebecca Fergusson, Henry Cavil, Ving Rhames, Simon Pegg

 

Synopsis :  Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… 
Dans MISSION : IMPOSSIBLE – FALLOUT, Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

 

 

Mon humble avis : Epoustouflant, spectaculaire ! Comme les autres "Mission Impossible" mais avec la barre encore plus haute... Bref, un sixième opus de cette très rentable franchise encore plus stupéfiant que les précédents, et c'est peu dire !

Sans doute un peu plus d'émotions et de fond dramatique qu'auparavant, mais du coup, pour compenser et que le film reste distrayant, la dose d'humour et d'autodérision ne manque pas. Oui, on rit bien des mésaventures d'Ethan et son équipe.

Le scénario est d'une extrême intensité, nerveuse XXL. Il ne laisse aucun répit au spectateur dans ce tourbillon d'action qui pourrait presque donner le tournis ! Bon comme d'habitude, il faut tout de même rester concentrer pour bien suivre l'histoire à tiroir, à personnages mystérieux, et aux rebondissements multiples, sur fond de M.I, de CIA, de MI6, d'anciens agents dissidents, des agents doubles, tous killers professionnels et parfois opportunistes. Au milieu de tout cela : des échanges avec comme monnaie : des bouts de bombes atomiques (qui posés au bon endroit, anéantiront presque un tiers de la population mondiale, un dissident scientifique ennemi juré d'Ethan et une charmante espionne britannique ! Le choix sera cornélien pour Ethan, mais celui-ci y réfléchit ! Et comme d'hab (pour moi en tous cas), il faut accepter de ne pas tout saisir dans la finalité, car tout est tellement intense est rapide que l'on n'a pas le temps de se dire :" bon alors si c'est lui, cela veut dire que l'autre..." et de retenir tout ça car hop, coup de théâtre l'instant d'après, et on recommence tout !

La moitié du film a été tournée à Paris (Le réalisateur et Tom Cruise tenaient à rendre hommage à notre belle capitale après les attentats de 2015) et les prises de vues sont magistrales ! Ensuite, nous suivons l'équipe à Londres pour un tiers. Le dernier tiers nous emmène au Cashmire (enfin dans le scénario, car les scènes ont été tournées en Nouvelles Zélande et en Norvège).

Evidemment, les cascades sont incroyables et les courses poursuites sensationnelles. Dans chaque MI, Tom Cruise effectue l'une d'entre elles... Ici, ce sont plusieurs cascades que l'acteur a réalisé lui-même après des mois et des mois de préparations. Pas de fond vert pour le tournage, mais de la sueur ! Malgré ses 56 ans, il assure Tom, que ce soit pour sauter d'un avion ou se pendre à un hélico ! Il donne même de sa personne. Le saut entre deux immeubles londoniens lui a valu une double fracture de la cheville. Le tournage a dû être interrompu pendant un mois et demi. (je préfère ne pas imaginer les frais d'assurance dans tout cela !)

Bref, Mission Impossible... Impossible de le manquer si l'on est fan de film d'action/espion. Car dans ce genre, on a ici un pure chef d'oeuvre. Mission réussie pour ce sixième opus !

Attention, ce billet s'autodétruira dans cinq secondes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Juillet 2018

Film de Peyton Reed

Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas

 

Synopsis :  Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

 

 

Mon humble avis : Un début "intergénérationnel" un petit peu difficile à suivre (le temps aussi de se rafraîchir la mémoire) et pas mal de dialogues indigestes que l'on ne cherche pas à comprendre car basés sur la physique quantique !

Mais à part cela, ce nouveau Marvel, 2ème opus avec Ant-Man comme héros est parfaitement réussi. Ultra divertissant et frais, de l'humour en veux-tu en voilà, un rythme effréné, des jeux de proportions qui amènent des situations franchement délirantes. Bref, ce nouveau Marvel est presque plus comédie que... Marvel, même si le cahier des charges de l'écurie est respecté.

Personnellement, j'avais préféré le premier Ant-Man, lorsque celui-ci réalisait des exploits altruistes. Là, il s'agit de faire revenir la mère de La Guêpe des fins fond du quantique où elle est enfermée depuis 30 ans (c'est en résumé hein !).

Et puis, il y a l'apparition d'un nouveau personnage... Le fantôme.... Et cela ne m'étonnerait pas que celui-ci obtienne un de ces quatre sa propre franchise. De toute façon, on ne peut pas laisser Le Fantôme là où "Ant-Man et la Guêpe" le laisse. Et bien sûr, l'annonce dans le générique de fin nous fait trépigner d'impatience pour un Ant-Man 3.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Juillet 2018

Film d'Erick Zonca

Avec Vincent Cassel, Romain Duris, Sandrine Kiberlain, Elodie Bouchez

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Au sein de la famille Arnault, Dany, le fils aîné, disparaît. François Visconti, commandant de police usé par son métier, est mis sur l’affaire. L’homme part à la recherche de l’adolescent alors qu’il rechigne à s’occuper de son propre fils, Denis, seize ans, qui semble mêlé à un trafic de drogue. Yan Bellaile, professeur particulier de Dany, apprend la disparition de son ancien élève et propose ses services au commandant. Il s’intéresse de très près à l’enquête. De trop près peut-être…

 

Mon humble avis : Ca pour être le polar choc de l'été comme l'annonce le film, Fleuve Noir est choc... Dans les toutes dernières confidences... Déjà le dénouement de l'enquête met mal à l'aise, mais les confidences qui nous attendent quelques minutes plus tard chamboulent et donne définitivement au film une atmosphère très malsaine...

Mais l'intrigue est parfaitement ficelée et l'enquête rondement menée, le tout hyper prenant et le suspense est haletant. Bref, c'est un polar très sombre et glaçant, violent psychologiquement mais sans scène de réelle violence physique. On est dans un "certain" réalisme policier et sociétal

Mais "certain seulement", car le personnage de Vincent Cassel cumule tous les clichés du genre (alcoolique, obsédés par son boulot, en mal d'amour) et à mes yeux comme à ceux de mes "coséanseurs" Vincent Cassel en fait beaucoup trop pour que le flic reste crédible. Toujours sous le joug du Whisky, à proximité d'haleine de tout le monde, de jour comme de nuit, en service ou pas... Bref, je ne trouve pas cela peu vraisemblable ou alors très inquiétant D'autant que le maquillage et les traits de Vincent Cassel accentue au maximum cet "aspect alcoolo crado cheveux gras imperméable dégueulasse" alors que dans une scène, on voit Cassel torse nu, les pectoraux bien formés, les épaules magnifiquement dessinées, bref, le corps d'un homme qui s'entretient avec la tronche d'un alcoolique, ben pour moi, ça ne colle pas ! Et cela m'a dérangée tout au long du film.

Romain Duris est, quant à lui, parfait dans le rôle ô combien inquiétant de cet étrange professeur de français, qui se dit et se rêve écrivain, et pour qui cause justifie n'importe quel moyen.

A noter, pour moi, un réelle plaisir de retrouver Elodie Bouchez sur grand écran, actrice que je trouve superbe et que l'on n'a vu que trop rarement ces dernières années.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Juillet 2018

Tout est dans le titre ou presque. La raison de cette pause pourrait être ça :

 

Mais en fait, c'est plutôt "ça"

 

J'ai beau ne pas travailler officiellement, je suis, nous sommes débordées par le nombre de chats/chatons abandonnés/ errants / sauvageons/ sevrés/pas sevrés/gestantes/allaitantes j'en passe et des meilleurs.

Donc quand je ne suis pas à la banque alimentaire, quand je ne dors pas, je suis à droite à gauche à trapper ou tenter de trapper chatons et chattes... l'urgence des chattes errantes/sauvegeonnes (la différence est qu'une sauvegeonnes est née dehors et ne connait pas l'humain), c'est qu'elles sont gestantes, soit qu'elles le seront bientôt... Elles peuvent aussi être allaitante de jeunes chatons et se faire prendre de nouveau par un mâle, puisque le retour de couches n'existe pas chez les chats. Donc il faut stériliser ou faire avorter d'urgence, puisque les refuges et associations débordent. Plus de places nulle part, ni d'argent d'ailleurs pour recueillir ces boules de poils qui arrivent parfois (quand elles ont la chance d'arriver) dans un état pitoyable.

Et quand je ne suis pas sur le "terrain", je suis devant mon ordi à conseiller, mettre en contact, tenter de trouver des solutions financières et/ou d'accueil dans le réseau de la PA (Protection Animale) en Bretagne. Même si c'est souvent en toute impuissance.

Alors, si vous pouviez nous aider dans notre/nos action(s) en participant à cette cagnotte, cela nous permettrait de poursuivre les stérilisations, notamment sur un site où 2 chattes gestantes ont déjà été stérilisées, où il reste encore au moins 3 autres chats à trapper + 6 bébés de 3 semaines à mettre au plus vite à l'abri, avant qu'ils ne deviennent sauvageons et non adoptables. Car la racine du problème, c'est l'inconséquence des propriétaires de chats qui ne stérilisent pas leur animal. Et au final, ça donne ceci :

Chaque euro compte, il n'y a pas de petit don !  Cette cagnotte participativea été ouverte par mon amie Dany, avec qui nous avons trappé hier soir l'une de ces minettes. D'avance merci

https://www.leetchi.com/c/sos-sterilisations

Et quand je prends l'air et que je m'éloigne de "tout ça", c'est deux jours par-ci, deux jours par là, à la mer chez Moman ! Et le plaisir est alors de se plonger dans un bon bouquin, faute de plonger dans une Manche trop glaciale à mon goût.

Autant dire que dans tout cela, je n'ai plus le temps de rédiger mes billets en les soignant un minimum. Donc une petite pause s'impose d'autant que du 5 au 13 août, une escapade d'une semaine dans le Cantal m'attend ! Une semaine de bol d'air chez mon oncle et ma tante, où nous célébrerons les 40 ans de ma cousine. Dans un coin tellement paumé que normalement, il ne devrait pas y avoir un chat abandonné à des kilomètres à la ronde !

Je reviendrai donc mi août par ici, et d'ici là, je ne posterai que mes billets ciné, car évoquer un film un mois après sa sortie n'a plus grand intérêt. Faut-il encore que je prenne le temps d'aller m'asseoir à l'ombre dans un fauteuil rouge...

Et bien sûr, je serai présente pour l'événement nationale de la deuxième quinzaine d'août, à savoir, la sortie du nouvel Amélie Nothomb !

Bon et bien à part ça : 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 15 Juillet 2018

Film de Steven Soderbergh

Avec Claire Foy, Joshua Leonard, Amy Irving

 

Synopsis :  Une jeune femme, convaincue d’être harcelée, est enfermée contre son gré dans une institution psychiatrique. Alors même qu’elle tente de convaincre tout le monde qu’elle est en danger, elle commence à se demander si sa peur est fondée ou le fruit de son imagination …

 

 

Mon humble avis : L'originalité de ce film est qu'il a été filmé en Iphone 7 (avec certes, des applis de pros évidemment) en seulement 10 jours, avec un budget mini mini pour un film américain. Evidemment, cela on l'apprend sur Allociné et on ne l'imagine pas du tout lorsque l'on est devant le grand écran.

Les images du film représentent parfaitement la folie ou l'illusion de folie... Car oui, tout au long du film et même à la toute fin, le doute reste permis. Sawyer est-elle parano ou pas...Puisque je parle de la fin, et bien sachez que la pré-fin m'a un peu laissée sur ma faim...

Paranoïa nous plonge dans l'univers psychiatrique, surtout celui de la paranoïa, via une clinique privée des Etats-Unis. Steven Soderbergh profite de ce thriller psychologique pour se  pencher sur ce qu'il peut s'y passer : hospitalisations indues et forcées, prolongation des hospitalisations en fonction du type d'assurance des patients, et bien sûr, la solution de la camisole chimique contre tous les maux de l'esprit...

Evidemment, ce film parfaitement interprété est thrillant, mais j'ai déjà vu du plus flippant. Deux ou 3 scènes sont difficiles à supporter, mais elles passent vite. Le rythme ne faiblit jamais, le suspense est bien là... Dommage qu'il semble y avoir quelques "comme par hasard", quelques incohérences médicales (genre un dortoir mixte de malades psy... ça me parait vraiment improbable) et sur la fin, des scènes un peu téléphonées

En tout cas, l'atmosphère est très kafkaïenne, avec une héroïne qui s'enfonce toujours plus dès qu'elle entreprend quelque chose pour se tirer de cette spirale qui semble infernale, à tous les niveaux.

Un thriller donc de bonne facture, sans être celui du siècle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Juillet 2018

Roman - Editions le livre qui parle - 5h12 d'écoute - 15€90

 

Parution d'origine chez Flammarion en 2016. Existe aussi en poche.

 

L'histoire : Durant l'hiver 1926, la reine du crime Agatha Christie a disparu durant quelques semaines. Plus tard, dans son autobiographie, la célèbre romancière dira avoir perdu le texte relatant les faits de sa disparition, qui resta donc un mystère pour tout le monde, depuis son mari, jusqu'à la presse et tout un pays qui y alla alors évidemment de toutes les suppositions : kidnapping ? assassinat ? Suicide ? Brigitte Kernel se glisse dans la peau d'Agatha et de son imagination, tente de reconstituer la vie d'Agatha lors de cette disparition.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Un mystère autour d'Agatha Christie, elle-même reine du mystère, voilà une lecture bien tentante. Certes, je n'ai pas lu de roman de celle-ci depuis belle lurettes, mais dans ma jeunesse, presque chacune de ses enquêtes sont passées entre mes mains !

Dans ce roman, il flotte d'ailleurs une atmosphère très proche de l'écrivaine Anglaise, et le ton à la première personne du singulier employé rappelle celui d'un de ces personnages phares : Miss Marple !

Agatha Christie a alors 36 ans quand elle choisit de disparaître volontairement des "écrans radars". Elle vient de perdre sa mère adorée et de découvrir les tromperies de son époux, Archibald Christie. Personne ne saura vraiment ce qui s'est passé à ce moment-là. Toutes les hypothèses sont avancées, même celle de l'amnésie.

Brigitte Kernel nous propose sa version, et nous accompagnons donc Agatha Christie durant ces deux semaines, depuis une fugue et une tentative de suicide ratée, jusqu'à une série de déguisements pour ne pas être reconnaissable jusqu'à une station thermale pour un couler des jours tranquilles... Quoique...Agatha Christie n'ait jamais imaginé le retentissement médiatique qui entourerait sa disparition et les complications que cela engendrerait pour elle.

Le style est simple et fluide, la lecture agréable (malgré quelques longueurs) et divertissante, bien qu'un peu trop "tea time" et linéaire pour moi. Le personnage d'Agatha Christie ne parait pas toujours agréable et compréhensible et semble parfois un peu idiote. Comme je l'ai dit, même s'il y a l'atmosphère "Miss Marple" ce roman n'atteint pas le génie de Mrs Christie, donc la disparition reste et restera "son crime le plus parfait, jamais résolu"... Un livre distrayant et original, qui replonge le lecteur dans l'Angleterre des années 20. Ne pas s'attendre à de l'exceptionnel permet de ne pas être déçu.

 

L'avis de Sylire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Juillet 2018

Polar - Editions Pocket - 427 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine au Cherche Midi en 2009

 

L'histoire : A San Francisco, il y a Bill, un flic à la retraite penchant bien sur le Whisky. A Paris, il y a Anne, animatrice d'émissions culinaires à la télé. Depuis 25 ans, Anne attend que Daniel, son amour fulgurant de jeunesse vienne de Californie la rechercher, comme promis... Elle se décide alors à traverser l'Atlantique pour comprendre pourquoi Daniel n'est jamais revenu... Elle découvre là-bas que Daniel a été assassiné. Sa route traversera celle de Bill, qui accepte pour elle de rouvrir le dossier "Daniel Harling", sur lequel il a vaguement travaillé à l'époque.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Mon enthousiasme sans limite pour "L'enfant aux cailloux" (enthousiasme quasi général d'ailleurs) de Sophie Loubière m'a naturellement menée sur cet autre roman de l'auteure : "Dans l'oeil noir du corbeau". D'autant plus que celui-ci est estampillé de la mention "Thriller"... Autre motivation pour en faire une lecture estivale qui m'emmènerait à San Francisco.

C'est maintenant que cela se gâte et je rappelle que mon billet est un ressenti de lecture en fonction de mes goûts et qui n'engage que moi...

Déception totale. La cata... Lecture subie... Ennui...Jamais dans ma vie de lectrice je n'ai lu autant de pages en diagonale histoire de finir par en voir le bout... donc l'issue.

Thriller ? Pas du tout. Polar ? A peine, peut-être pour l'ambiance terne et le flic alcoolo. Drame personnel/passionnel certainement, mais intérêt romanesque très limité. A mes yeux en tout cas, ce livre déçoit à cause d'une mauvaise orientation éditoriale. Quand on attend un thriller, les frissons et les nuits raccourcies qui vont avec et qu'on ne trouve rien de cela au fil des pages, ben forcément, cela énerve et déçoit.

Je n'ai éprouvé aucune empathie pour Bill et Anne, les deux principaux protagonistes de cette histoire. Pire même, ils m'ont agacée, malgré leurs problématiques personnelles. D'enquête il n'est quasiment pas question, mise à part une relecture du dossier de l'époque.

Par contre, que de détails inintéressants, qu'ils soient architecturaux, vestimentaires, gestuels. Que de répétitions dans les vagues à l'âme et les pensées intimes des deux personnages !

En fait, toutes les cinquante pages, j'ai eu l'impression que l'intrigue allait enfin commencer, pour repartir pour cinquante pages de blablas.

A mes yeux, ce "thriller" se rapproche beaucoup plus d'un guide touristique des bonnes adresses culinaires de San Francisco que d'un polar. Les pages sont truffées de références musicales et/ou vaguement historiques qui donnent un aspect étalage de confiture sur une tartine... Quand le sujet est faible, on l'étale pour qu'il prenne de la place, en l'occurrence ici 427 pages.

Amateurs de thrillers/polars, je vous conseille de passer votre chemin. Par contre, les fins gourmets et les cordons bleus se régaleront sans aucun doute, la romancière ayant voulu écrire un polar (raté pour moi) culinaire (sans doute réussi) : descriptions de plats, de recettes conçues par des chefs, listes de courses et d'ingrédient tous plus fin les uns que les autres prennent une large place dans ces pages... Trop large pour moi, qui suis tout sauf fin-gourmet ! Donc pour l'aspect culinaire, ce roman peut trouver son lectorat !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 8 Juillet 2018

C'était il y a deux semaines, une petite virée dominicale sur l'île de Bréhat, dans les côtes d'Armor. En fait d'île, il s'agit d'un archipel de 86 îlots et récif avec une île principale, Bréhat... Où les voitures sont bannies. Seuls quelques tracteurs circulent. Un coin de paradis protégés et qui fut, en 1907, le premier site naturel français classé.

Accessible au départ de Paimpol. A peine 20 mn de bateau... Mais à l'aller, nous avons pris l'option "tour de l'île" en bateau... Magnifique. Oui, cette île est aussi splendide vue de la mer que lorsque l'on parcourt sa côté déchiquetée, faite de caps, de rochers granitiques (dont le fameux granite rose), d'anses et de plages... Et parsemée de maisons isolées, toutes plus charmantes les unes que les autres. Bréhat se visite donc pédibus par des toutes petites routes ou des chemins de terres, souvent ombragés (ouf).

On se régale autant des paysages naturels que des lieux de villégiature bien fleuris !

Vous pouvez également découvrir cette île en littérature grâce au roman "Deux étés" d'Erik Orsenna !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 6 Juillet 2018

Policier - Editions Thélème - 3h20 d'écoute - 21 €

 

Parution d'origine en 2012 chez Actes Sud

L'histoire : Policier,  Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l'île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu'il les avait déshérités. Martin se rend vite compte qu'il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l'île est isolée du monde et Martin décide de mener l'enquête.

 

Tentation : Approche de cette auteure prolifique par un court roman

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : Camilla Läckberg, auteure suédoise, je la vois dans toutes les librairies, dans toutes les bibliothèques, romans papiers ou audio... mais à chaque fois, des pavés devant lesquels je rechigne, malgré leur fameuse renommée. Aussi, quand je suis "tombée" sur Cyanure et ses 3h20 d'écoute, j'ai bondi !

Certes, l'écoute de ce policier est très agréable, déjà parce que la lecture en est faire par Elodie Huber, qui est pour moi l'une des meilleures interprètes de roman audio.

L'intrigue elle-même n'est pas inintéressante, d'ailleurs, la chute est vraiment surprenante, mais voilà, je l'ai trouvé d'un classique déroutant. Certes, une ambiance à la Agatha Christie et ses "Dix petits nègres", mais du coup, une sensation de réel déjà-vu : Huit clos familiale, plusieurs décès, tempête qui empêche quiconque de quitter l'île, donc l'assassin est forcément "parmi nous". L'enquête se déroule donc "en famille" et l'on se doute que révélations, non-dits, aigreurs, acrimonies et rivalités familiales vont éclore deci-delà et donner autant de bonnes que de mauvaises pistes.

Mais bon, l'ensemble, même si décevant par rapport à la renommée de l'auteure, reste agréable et surtout, accessible à tous lecteurs... Point de macabre, ni de torture, ni d'éclaboussure sanguine. Un policier très tranquille, vite lu et sans doute vite oublié.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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