Publié le 5 Mars 2014

http://www.brusel.com/wp-content/uploads/2014/02/horla.jpgBD - Editions Rue de Sèvres - 64 pages - 15 €

 

 

 

Parution le 12 mars 2014 (Nouveauté)

 

 

 

4ème de couv : Je ne suis pas fou... Quelque chose habite avec ici... avec moi. Elle peut toucher les gens... "Il" se nourrit d'eau et de lait... Mais je ne peux la voir...

Je suis possédé ! Quelqu'un possède mon âme !

 

 

 

 

Tentation : Le titre et Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cet album est un pur chef d'oeuvre visuel ! Du pur bonheur ! Les dessins, graphiques et couleurs sont on ne peut plus sublimes et nous plongent avec délice dans l'atmosphère deu 19ème siècle et avec terreur dans les effrois et cauchemards du narrateur qui le mèneront à la folie. Quel coup de pinceaux ! J'en reste sans voix d'admiration. Alors cette BD est bien évidemment aussi un magnifique objet ! Belles couverture et reliure, papier de qualité et doux.... A s'offrir ou à offrir sans hésiter.

Bien entendue, cette BD est inspirée de l'oeuvre éponyme de Guy de Maupassant. Le Horla, je l'ai lu en classe de seconde, donc en 1988 ! Ca ne date pas d'hier. Mon souvenir était imprecis : une sensation de peur intense, présence de l'autre. C'était le premier "classique" que je lisais avec un plaisir immense  Aussi, cet album était vraiment le bienvenu pour me rafraichir la mémoire.

Le narrateur coule des jours heureux dans sa grande demeure, sur le bord de Seine Rouannais me semble t-il. Il a quelques personnes dévouées à son service. Un jour, des navires Brésiliens déchargent leur cargaison sur les quais.... Quelques jours plus tard, les nuits, puis la vie du narrateur ne seront plus jamais les mêmes... Des carafes d'eau qui se vident seules, des objets qui bougent, une fleur cueillie par une main invisible. Et puis, partout et tout le temps, cette impression de ne pas être seul... mais de ne rien voir.... Et cette chose invisible qui devient toute puissante sur le narrateur jusqu'à le garder prisonnier chez lui.

Au fil des pages, les traits du personnage sont de plus en plus tendus, terrifiés et la violence visuelle (parce que psychologique) s'intensifie par les couleurs plus sombres puisque le narrateur s'enferme de plus en plus dans sa chambre. Puis, au sommet de la terreur, les dessins prennent les couleurs des feux de l'enfer : rouge, jaune, orange.

A noter que le narrateur prend la fuite un moment au Mont Saint Michel. Et là, les dessins : Wow wow wow !!!!!

Le Horla prend une forme très contemporaine dans le dessin de cet album, presque effets speciaux cinéma, quelque part science fiction ou film d'horreur ! On sent vraiment qu'il enveloppe sa proie et s'en nourrit. Le narrateur n'est pas le seul à angoisser !

Bien entendu, je ne vais pas refaire l'analyse littéraire de l'oeuvre que l'on a du me servir il y a 25 ans et que j'ai complètement oubliée. Mais pour moi, cette histoire parle très bien de la folie, de la peur....Il pourrait aussi, à notre époque, évoquer la dépression qui s'immisce petit à petit, avec cette impression de ne pas être seul en soi même, puisque l'on ne se reconnait plus, quand un autre nous prend les rennes du pouvoir... Car même si cette oeuvre traite du surnaturel, mon humble avis est que le narrateur se bat contre son démon intérieur, comme Maupassant luttait déja contre la folie lorsqu'il a écrit Le Horla.

Bref, il est grand temps pour moi de me replonger dans les écrits de mon écrivain classique préféré et que j'ignore depuis plus de 10 ans.

Et cette BD rend un très très bel hommage à Maupassant. Vraiment, l'univers à bulles est d'une richesse qui je ne soupçonnais pas, et qui ne cesse de m'étonner et m'éblouir !

 

 

http://www.bdnet.com/img/couvpage/11/9782369810117_pg.jpg

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Mars 2014

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Mars 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/14/01/17/10/17/335126.jpgSynopsis :    En famille, on se soutient. En famille, on se déchire... Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec la mère paranoïaque et lunatique qui les a élevées. A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface…
 
 
 
Avec Meryl Streep, Julia Roberts, Erwan McGregor, Chris Cooper
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : L'affiche l'annonce, mais je confirme, il y a de l'Oscar dans l'air. L'interprêtation de Meryl Streep est simplement ahurissante. On le savait déjà mais, pff, quelle actrice ! Dans un personnage qui l'enlaidit au plus haut point (vieillesse, maladie, drogue en médoc en tout genre), Meryl Streep excelle dans le détestable, l'acariâtre. En même temps, son personnage est troublant car on ne sait jamais si on doit le détester, l'aimer, le prendre en pitié. Une once de gentillesse émerge parfois de cette mère ignoble avec le monde entier, mais aussi malheureuse à mourir et souffrant le martyre à cause de son cancer. Alors sa méchanceté lui ronge -t-elle le corps où est elle dûe à la dégénérescence de son cerveau grillé par l'abus de médicaments qu'elle avale à longueur de journée ? Je ne savais jamais quoi penser, sans doute parce que j'imagine mal que l'on puisse aller aussi loin dans l'ignominie, aussi, j'espérais que celle ci ne puisse être juste le résultat d'aigreur et de caractère. Aussi, un certain malaise nous envahit tout au long du film, car on ignore jusqu'où tout cela peut aller, comment cela va finir.
Un été à Osage County nous emmène dans les plaines de l'Amérique profonde, à des miles de tout lieu habité. Nous sommes presque dans un huit clos dans cette grande maison, où la chaleur est écrasante, les rideaux toujours tirés et l'horizon fait de champs interminables.
A travers les personnages des 3 filles de Meryl Streep, et même des autres, on voit ainsi jusqu'où l'on peut aller, ce que l'on peut supporter par amour, ou par respect pour ses parents....A moins que pour certains des personnages, ce soit par faiblesse ou par bêtise. C'est très remuant, bouleversant même, certaines scènes sont très violentes psychologiquement.
Chacun des personnages est très subtile. Parfois, leur discrétion est lourde de sens (notamment celui de McGregor).
Nous serions dans une comédie, on se délecterait des réparties ultra cinglantes qui jaillissent de toute part dans cette famille faussement unie, ou faussement déchirée, c'est comme on veut. Mais nous ne sommes pas dans une comédie, alors, on souffre plutôt.
A noter aussi la magnifique performance de Julia Roberts, qui a franchement abandonné son "sex appeal" dans cette histoire. Elle est aussi nominée pour les Oscars
C'est un film sans effet grandiloquent, sans pathos, et pourtant, le tragique est partout.
J'ai toutefois déploré des longueurs, et comme je l'ai dit plus haut, et en toute logique, le malaise qui règne dans "Osage County" ne m'a pas été toujours délectable comme seul au cinéma peut l'être le malaise. Le régal, l'éblouissement est vraiment dans l'interprêtation. Y'a pas à dire, acteur, quand c'est bien fait, c'est vraiment un métier pas à la portée de tout le monde !
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Mars 2014

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/575/21057533_20131113175943179.jpgSynopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement 
 
 
Avec Dany Boon, Alice Pol, Kad Merad
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
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 Mon humble avis : Ah, quel bonheur de retrouver mon cher Dany Boon au sommet de sa forme et de son humour. Voilà longtemps que je n'avais pas ri autant et de bon coeur, à la bonne franquette quelque part, au ciné ! Mon dernier coup de coeur comédie était "9 mois ferme" de Dupontel. Bien sûr, avec Supercondriaque, il s'agit d'un humour moins cynique, plus tendre quelque part envers les personnages, plus dans le sympatoche que dans le supervache ! Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, en choeur avec la salle entière.
Il faut savoir que dans ce film, Dany Boon se moque de lui même, puisqu'il a une fâcheuse tendance à l'hypercrondrie ! Bien sûr, pour nouer avec le genre comédie, le tout est poussé à l'extrême, mais c'est franchement bien trouvé et le scénario ne s'enfonce pas dans le seul sujet du malade imaginaire. Même si l'hypercrondrie, encouragée par l'automédication via internet est un sujet tout à fait sociétal, Dany Boon s'interresse aussi au sort des réfugiés sans papier de pays en guerre civile et pousse son personnage à confronter ses petits malheurs inexistants mais sa maladie psy réelle au sort plus qu'alarmant de ces réfugiés. Comme le dit l'acteur réalisateur,  l'hypercondrie est un phénomène très bourgeois, en ce sens qu’il faut avoir le temps et l’argent d’en souffrir !"
Kad Merad, médecin méritant et presque stoïque de Dany Boon, va, donc confronter son patient à la solution radicale qui effectivement, le transformera ! Le duo formé par les deux comédiens est toujours aussi réjouissant et bénéficie dorénavant d'une complicité qui n'est plus un secret pour personne.
Le rythme comique est soutenu et ne manque pas de rebondissements, de malentendus etc. Je pense, enfin, j'espère, que certaines scènes deviendront anthologiques (comme celle du métro ou encore celle de l'interrogatoire qui n'est pas sans rappeler un certain "Juste Leblanc c'est juste ?!"
Ah oui, il est bon de préciser que la bande annonce ne livre pas tous les gags à l'avance, ni les meilleurs !
Si vous n'avez pas d'hyperdondrie à soigner, cette franche comédie populaire vous aidera sans aucun doute à soigner la sinistrose ambiante. Car j'ai eu la banane tout le long du film et même bien après encore !
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Février 2014

http://www.babelio.com/couv/8425_1229419.jpegRoman - Edition Livre de Poche - 246 pages - 6.50 €

 

 

 

Parution d'origine en 1969

 

 

 

L'histoire : Journaliste, flambeur, habitué des nuits parisiennes, Gilles tombe soudain en dépression, même si le mot mais quelque temps à être prononcé. Il part alors se reposer chez sa soeur dans le Limousin. Loin de la capitale, il se reconstruira et découvrira autre. Lors d'un dîner mondain, pourtant pas à son avantage, Nathalie remarque Gilles. Et sa vie s'en trouvera bouleversée.

 

 

Tentation : Sagan, gage de qualité non ?

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Comme une telle lecture me fait du bien ! Non pas qu'elle soit particulièrement joyeuse, mais elle fut assez agréable et fluide pour que je lise ce roman en un après midi, ce qui, dans mon cas actuel, est loin d'être monnaie courante !

Voilà bien 10, 15 ans que je ne m'étais plus penchée sur un écrit de Françoise Sagan, et j'ai été ravie de retrouver ici mon plaisir intact. Car la romancière n'a pas son pareil pour décrire les choses avec autant de précision que d'impressions et le tout, sans jamais être pompeuse dans le style. Celui ci semble sans effet, 100% naturel, BIO, made in France

Dans les premiers temps, le personnage de Gilles m'est paru sympathique car mu par une espèce de remise en question personnelle. Celle ci déclenchée par une dépression, qui fait forcément voir les choses et les êtres, même soit même, différement. Les prémices, puis les symptômes de cette maladie, jugée encore plus à l'époque comme un caprice que maintenant, sont subtilement distillés par Françoise Sagan, tout comme les premiers signes de la "résurrection". J'éprouvais une profonde empathie pour cet homme mangé par la vie, et qui renait peu à peu... Grace à l'amour. Le seul, le vrai, l'unique, la PASSION. La passion dans ce qu'elle a d'aveuglante et de destructrice. C'est très judicieux de la part de Sagan de rendre salvateur du pire ce qui conduira forcément à la perte. La fulgurance des sentiments, c'est un peu la marque de fabrique de la regrettée romancière qui comme le personnage de Nathalie, était entière, et forcément sincère jusque dans le verbe. Ah, Nathalie la provinciale qui tombe en amour pour ce parisien pourtant mal en point. Au fil des pages, l'accent est bien mis justement sur cette différence entre la capitale et la province, depuis les tenues vestimentaires, jusqu'aux habitudes, en passant par le mode de vie et un certain enfermement qui n'est pas toujours là où l'on pense le trouver. Le parisien a tout à portée de main et ne fait pas grand chose de sa vie. La provinciale, qui mène une vie plutôt ennuyeuse de femme mariée à un notable, possède la culture de l'ailleurs. C'est cuireux, mais cette différence Paris/province me frappait moins il y a 15 ans que maintenant. Car en 2014, quand je débarque à Paris, je me sens vraiment.... provinciale. La différence, c'est que j'en suis dorénavant ravie !

 Et puis ce Gilles m'est devenu de plus en plus insupportable lorsqu'il revient sur son territoire pavé des trottoirs parisiens. Nathalie m'a fait plutôt pitiée. Elle a fait toutes les concessions, lui n'en fait aucune, sans jamais se préocupper du prix des concessions de sa compagne. Car la passion s'effrite lorsqu'elle est vécue au grand jour et pire encore.... au quotidien. Gilles devient celui qui veut le beurre, l'argent du beurre et la crémière, incapable de réfreiner ses reflexes de gamin, alors qu'il est trentenaire bien consommé. J'ignore comment étaient les mentalités de l'époque, mais ce roman pourrait être tout à fait actuel. On veut l'amour, sans les concessions qu'il demande. On le veut définitif mais dans son état actuel, sans tolérer la moindre habitude, le moindre train train, et surtout, sans renoncer à l'avant. Dans ce livre, les faits parlent d'eux mêmes et l'auteure ne se lance pas dans de grandes analyses. Elle décrit et constate. 

Oui, c'est ce que semble montrer brillament ce livre : certains veulent l'amour et pensent que abandonner sa vie précédente, c'est se renier, se perdre soi même.... Sans voir la richesse de l'autre, qui fait grandir... Parce qu'un jour, il est bien grand temps de grandir non ?

Trève de beaux discours, Françoise Sagan m'a encore captivée et éblouie de sa justesse. Sûr que je n'attendrai plus quinze ans avant d'ouvrir mon prochain Sagan, même si j'en ai déjà lu une palanque !!!

 

 

 

objectif pal

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Février 2014

Je vous invite ce dimanche à une petite balade buccolique dans la campagne tourangelle, et même, pour être plus précise, la campagne à quelques kilomètres de Loches. J'ai passé la bas une dizaine de jours durant les fêtes de Noël, chez ma soeur. J'ai profité de deux après midi ensoleillés pour prendre une voiture et me promener au hasard des routes, des chemins, de panneaux routiers, et même des champs (mais là, à pieds !) sans but précis ! Et à titre exceptionnel, ces photos ne sont pas issues de mon I.phone célèbre dans la blogosphère intersidérale !!! Mais de l'appareil photo de mon beau frère. Et puis, là, sur mon I.Phone à nouveau, j'ai encore découvert une nouvelle appli qui correspond tout à fait à ce que je veux faire, ce que je veux montrer, à mi chemin entre réalité et peinture. Je vous laisse apprécier.. ou pas ! Et en musique.... ou pas !
 
 
 
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 Et voilà ! Il y aura certainement un autre "Dimanche en Touraine" car je suis loin d'avoir épuisé mon stock de photos
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 21 Février 2014

http://img.bd-sanctuary.com/bds/big/ma-vie-d-adulte-bd-volume-1-simple-39108.jpgBD - Editions La boite à bulles - 79 pages - 15 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

L'histoire : Lisa a 30 ans. Elle multiplie les CDD, accumule les kilos, ne rechigne pas devant les illusions et voudrait tout, sauf rentrer dans "le moule". Mais faut il se perdre pour ne pas rentrer dans le moule ou entrer dans le moule pour ne pas se perdre soit même ?

 

 

Tentation : L'ensemble en fait !

Fournisseur : La bib'

 

 

Auteurs :

Couleurs : Virginie Blanchet

Scénario : Isabelle Bauthian

Graphisme : Michel Yves Schmitt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cette BD est bien sympathique à lire, et ultra contemporaine. Qui plus est, pour celles qui rechigne devant l'équation format BD / taille sac à main pour lire dans les transports... Soyez ravis, le format de celle ci est petit et la couverture très souple  (clin d'oeil personnel à peine déguisé !)

Revenons en à nos moutons...

Ma vie d'adulte est très actuelle à deux titres.... Cette BD n'aurait pas pu se dérouler dans les années 60 où l'on intégrait une entreprise pour la vie.

Ici, notre héroïne est une trentenaire qui enchaine les CDD, jusqu'à ne pas renouveler le dernier. Doté d'un grand idéal de vie, Lisa rêve d'un super boulot où elle s'éclaterait pour de vrai, qui correspondrait à ses études et où elle ne serait plus le larbin tout juste bonne à subir et à se la fermer. Pourtant, moi, je l'aurais bien enviée puisque son dernier CDD était d'être vendeuse en librairie ! J'en connais plus d'une (dont moi !) qui tuerait pour se poste ! C'est la seule différence entre cette Lisa et moi en fait. Car je me suis plutôt pas mal reconnue dans ce portrait, jusque dans les kilos en trop . Cette BD s'interresse aux trentenaires qui n'ont pas encore trouvé leur voie, qui n'ont pas suivi un chemin tracé d'avance, par curiosité, par rébellion ou simplement, parce qu'ils ont pris la vie comme elle se présentait, au fur et à mesure, sans faire de grand plan sur la comète pour leur 40 années à venir. Lisa fait partie de ceux qui sont persuadés que quelque chose de grand, d'extraodinaire les attend quelque part... Alors leur vie est comme une quête, qui hélas, mène parfois au point de départ, ou à accepté un constat refusé des années plus tôt. Alors on suit Lise dans ces périgrinations de chômeuse, et l'on reconnait le chemin que l'on a déjà emprunté de gré ou de force, un chemin parsemé d'abhérrations toutes plus abherrantes les unes que les autres ... Ne serait-ce que le chemin de croix pour parvenir à s'inscrire aux Assedic, car il manque toujours un papier qui remet en cause votre inscription, donc votre indemnisation. Puis, viennent les désillusions... Pourtant pleine d'enthousiasme, Lisa se cogne contre l'absence d'annonces, les "on vous rappellera" (jamais etc).... Puis, ô joie, elle décroche enfin le job de ses rêves ! D'ailleurs, à ce niveau là, on ne dit plus Job mais Travail !!! Et papatras... Elle s'y ennuie à mourir, même si elle aime ce qu'elle fait et peine à se faire comprendre de son équipe. Elle se retrouve à devoir faire semblant de travailler, trainer à la tâche qui n'est pas assez lourde pour l'occuper toute la journée. Elle passerait bien la moitié de ses 8 heures sur Facebook, mais Lisa s'étonne que cela ne soit pas apprécié par la hiérarchie ! En fait, Lisa se révolte devant les inepsies là où les autres s'inclinent parce que... c'est comme ça ! Pour Lisa, c'est ridicule d'arriver tous au travail à 9h, alors que les transports sont bondés, que les missions n'affluent pas..... Mais voilà, on est dans une époque où la conscience d'une logique pratique hors norme passe pour de la révolte ou de l'immaturité.

Car la grande question de cette BD est là.... Quand devient on adulte ? Quand acquerrons nous une la maturité nécessaire pour gagner le respect d'autuit et ne pas garder l'étiquette d'ado éternelle ? Pourquoi faudrait il forcément marcher dans les rails pour obtenir ce fameux label "maturité/respectable". Au nom de quoi chacun devrait trouver sa destination à peine entamé le chemin ? Pourquoi l'insouciance est elle synonyme d'immaturité banie dans notre système social ? Comment s'intégrer dans le monde sans perdre ses convictions et une relative indépendance ?D'intéressantes questions développées dans cette BD aux couleurs chattoyantes, au graphisme pour moi un peu trop irrégulier (notamment dans l'expression de visage). J'aurais aussi aimé qu'à la dérision, soit ajoutée une touche d'humour plus jovial ! Mais quoiqu'il en soit, c'est une lecture très agréable, quelque part initiatique, que je vous recommande chaudement !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Février 2014

http://www.lapasteque.com/Paul_a_Quebec_files/9782922585704.jpg BD - Editions de La Pastèque - 187 pages - 23 €

 

 

Parution le 25 mars 2010

 

 

L'histoire : L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, de découvrir sa famille à travers une histoire fort émouvante : ce sont les derniers mois de Roland, le père de Lucie et beau-père de Paul. Autour de Roland, rongé par le cancer, la famille se soude…

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai lu énormément d'avis élogieux à propos de cette BD il y a quelque temps, mais je ne savais plus trop à quoi m'attendre, vu qu'en plus, il n'y a pas de quatrième de couv pour annoncer la couleur !

Bon, les couleurs, c'est le noir et blanc et cet album s'inscrit dans une série dont on peut lire chaque tome individuellement. En cherchant, on peut trouver Paul à la pêche, Paul à la campagne....

La première partie pourrait passer pour une chronique familiale classique, si ce n'est que l'on se délecte des expressions utilisées pour décrire us, coutumes et personnages de cette famille... Québecoise, de Québec ! Ah, les week end où toute la famille au sens large se réunit chez les grand- parents ! Les petits bonheurs, les agacements, les partages, les retrouvailles, le rôle "social" de chacun dans cette micro société. Exotisme garanti, transportation directe au pays de la Poutine dès la première page ! Pour celle et ceux qui la connaissent, j'ai eu l'impression de passer la soirée avec Karine, la fameuse blogueuse Québécoise qui, sur son blog ou sur Facebook, nous régale des mille et une anecdocte de sa vie de plutôt gaffeuse dans une langue qui nous amuse tant et nous dépayse.

Puis Paul et son épouse achète une maison dans la banlieue de Montréal... Et là, chaque lecteur pourra retouver dans ces passages des souvenirs personnels quand on découvre tous les vices cachés et leurs conséquences. L'hilarité est là devant les mésaventure de Paul face aux nouvelles technologies informatiques. Passage d'anthologie et tellement vrai ! On s'amuse beaucoup et tant mieux. Car comme dans la vraie vie, la suite devient bien moins drôle. Roland, le beau-père de Paul, déclare un cancer fulgurant...

Des rires précédents on passe à l'émotion et au respect. Le rythme de l'histoire ralentit, l'auteur traite mois par mois, puis jour par jour l'agonie de Roland. C'est triste mais en même temps pas tragique, c'est juste la vie qui s'en va, même si cela peut paraître révoltant pour ce qui le vivent. L'épouse de Roland s'occupe de son mari du mieux qu'elle peut, même si le caractère de celui ci devient de moins en moins facile, logique, quand on se sent diminuer jour après jour. Arrive le jour ou Roland ne peut plus rester à la maison. La famille s'accorde pour le placer en soin palliatifs. On découvre cette unité de fin de vie mais également pleine d'amour et de dévouement de la part du personnel. Toute la famille se sert les coudes, se retrouve, se souvient jusqu'au dernier souffle. Le vrai sujet de cette BD est donc l'accompagnement d'un proche en fin de vie. Et c'est traité avec une justesse incroyable, sans pathos, sans voyeurisme, avec beaucoup d'humanité malgré l'inhumanité de la situation. Rien ne semble éluder, depuis la dégradation physique, à l'acceptation de la maladie, au questionnement des plus jeunes, les petits enfants. Encore une BD très intelligemment constuite !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Février 2014

http://nsa28.casimages.com/img/2011/09/29//110929121205846834.jpgRoman - Editions Livres VDB - 7h30 - 15 € en occas

 

 

 

Parution d'origine en 2004

 

 

L'histoire : Ferdinand vit seul avec Clara, sa fille de 8 ans, autiste au plus haut degré. Cinq ans plus tôt, Lorna, la maman, ne supportant plus la maladie de sa fille et se sentant impuissante, les avait quitté subitement.

Ferdinand fait tout pour sa fille, suivie dans un centre de jour. Il espère sans plus trop y croire une toute petite amélioration, aussi infime soit elle...

Hors, un jour, sur le cahier de Clara, des phrases sont notées, et ce parfaitement. Il y est question d'Alaska. Le personnel médical mène l'enquête pour découvrir l'auteur de ces phrases. Jusqu'au jour où Ferdinand surprend sa fille Clara, pourtant incapable du moindre sourire ou de la moindre manifestation, écrire elle même quelques phrases, la suite, sous ses yeux...

 

 

Tentation : J'aime bien l'auteur + le pitch

Fournisseur : La bib'  

 

 

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 Mon humble avis : Mitigé l'avis, très mitigé. 7h50 d'écoute, honnêtement, j'ai cru qu'il en faisait une quinzaine tant cela n'en finissait pas. Qui plus est, les chapitres sont assez longs, donc pas évident d'en écouter plusieurs de suite et d'ainsi, bien rentrer dans l'histoire. L'interprétation est assez monotone et la voix pas franchement charmante et douce à l'oreille... Très académique quelque part. Vous me direz, devant tant de flèches vers le bas, pourquoi deux étoiles tout de même ? Parce que ce roman est intéressant sous deux aspects.

Clara est une enfant autiste à un degré très élevé. Pas une parole, pas une expression sur le visage, elle ne reconnait personne. Ne supportant pas son impuissance devant cela, sa mère, Lorna, a quitté le domicile familial 3 ans plus tôt. Ferdinant s'occupe donc seul de Clara, qui passe ses journées en centre spécialisé. Alors oui, ce livre éclaire beaucoup sur les conséquences de cette maladie tant sur les patients qui sur leur entourage. Questionnement, desespoire, espoire au moindre petit signe, résignation, révolte. En cela, le livre m'a plu.

Dans la vie, Ferdinant est producteur de cinéma. Cela amène un aspect plus distrayant au roman et moult informations et réflexions sur ce milieu et la production cinématographique, ce qui, comme vous pouvez vous en douter, n'est pas pour me déplaire.

Hélas, l'histoire traine en longueur et l'intrigue s'oriente vers des hypothèses et des explications paranormales, type réincarnation et autres, auxquelles je n'adhère pas et qui m'ont franchement laissée dubitative et sur ma faim. Dommage, j'ai toujours apprécié les écrits de Patrick Cauvain jusqu'à maintenant, mais je ne recommenderais pas celui ci, à moins d'être disposée à accepter de telles réponses, qui, qui plus est, ne relèvent pas d'une grande connaissance de cet environnement et n'apprennent rien là-dessus, tant cet aspect là est peu creusé.

 

 

 

 

 

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                                                                                  Chez Val

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/26/10/26/068920.jpgSynopsis : Ils sont trois,
Ils sont frères,
Ils sont de retour.
15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis... par leur mère...
Cette fois sera peut-être la bonne.
 
 
De et avec Pascal Légitimus, Didier Bourdon et Bernard Campan
 
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   Mon humble avis : Le film le plus attendu de l'année (dixit les médias et j'étais assez d'accord), risque bien d'être aussi le flop de l'année. Même si nous ne sommes qu'en février, je doute que le 7ème art puisse nous offrir un fim pire que celui ci dans les 10 prochains mois.
Quelle déception ! Quelle tristesse même ! Car j'attendais tant de ce film, nostalgique que je suis de la grande époque des Inconnus qui détonnaient sacrément. Oui, c'est de la tristesse que je ressens en voyant la pauvreté de ce qu'ils nous ont livré ici. On peine même à croire qu'ils soient auteurs, à 3 du scénario. Rien pour rattraper rien. Les quelques passages qui prêtent à sourire, voir à rire parce qu'on se dit qu'on a payé pour rire, sont complètement engloutis par la bêtise du reste. Tout n'est que clichés, la critique cynique de la société a bien disparu du programme, pour laisser place à des personnages nostalgiques d'eux mêmes et qui s'embourbent dans leur propre parodie. Les extraits et bande annonce que l'on avait pu voir paraissaient prometteurs et amusants, et bien même ceux là ne le sont pas dans le contexte du scénario.
Seul Légitimus semble tirer son épingle du "jeu", et c'est rien de le dire. La jeune comédienne qui incarne la fille de Bernard Campan a un jeu qui ne vole pas plus haut que dans une sitcom, sauf qu'avec elle, la vulgarité atteint des sommets désagréables et lassant.
Bref, en résumé : navrant, affligeant, pitoyable. Et pourtant, je suis bonne publique et étais acquise d'avance, c'est vous dire si la déception est grande !
 
 
   
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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