Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Synopsis : Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C'est le temps qu'il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu'il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son "associée" Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d'expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l'arnaqueuse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode. Le butin convoité est une rivière de diamants d'une valeur de 150 millions de dollars. Le somptueux bijou sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kluger qui devrait être l'objet de toutes les attentions au cours du Met Gala, l'événement de l'année. C'est donc un plan en béton armé. À condition que tout s'enchaîne sans la moindre erreur de parcours. Enfin, si les filles comptent repartir de la soirée avec les diamants sans être inquiétées…
Mon humble avis : Divertissant même si très formaté et convenu. Glamour/fashion par les tenues vestimentaires de ses dames braqueuses de haut vol. Et enfin, une toute fin tout de même surprenante. Voici ce que vous pouvez attendre de cette version féminine de la série Ocean 11, 12 , 13...
Ah si, un autre bon point à mettre en avant par les temps qui courent : pas de violence, pas de vulgarité
Si vous cherchez un brin d'émotion, oubliez ! Trop de botox sur le visage des deux héroïnes principales. Quant aux autres personnages, ils en deviennent tellement secondaires et caricaturaux qu'on les remarque à peine.
Bien sûr, l'on sait que l'on est au cinéma et que donc... on regarde du cinéma. Il n'empêche, quand on réfléchit au déroulement de l'action et son rappel par flash-back, et bien on a l'impression que ces super cambrioleuses ont un étonnant don d'ubiquité ! La préparation de ce fameux cambriolage parait "trop facile" et garnit de "comme par hasard". Et puis, ce qui est frustrant, c'est que ces 8 nanas semblent bien s'éclater entre elles, au point d'agir beaucoup plus dans le dos du spectateur que face à lui. De ce fait, difficile pour le spectateur de se sentir impliqué dans l'affaire ou de ressentir empathie ou complicité avec les personnages.
Donc voilà, un divertissement paresseux pour celles ou ceux qui apprécient une certaine passivité devant un grand écran...
Roman - Editions Audiolib - 7h17 d'écoute - 22.90 €
Parution d'origine chez Gaia en mars 2015, existe aussi en format poche.
L'histoire : Des touristes suédois divers et variés embarquent pour une croisière en Antarctique. Parmi eux, une septuagénaire globe-trotter, une trentenaire qui a toujours le mot pour rire, une jeune homme qui a décidé d'en finir, un type qui aimerait se débarrasser de sa femme sur un iceberg et quelques autres... Bref, tous les ingrédients pour que cette croisière reste inoubliable et animée.
Tentation : Pitch et bandeau
Fournisseur : Bib N°3
Mon humble avis : J'ai lu ce livre juste après "Briser la glace" de Julien Blanc-Gras, livre qui m'avait amenée en Pôle Nord. Alors, pourquoi pas le Pôle sud juste après, c'est ça la magie de la lecture, pouvoir vous téléporter d'un bout à l'autre de la planète ! Et puis... je garde un bon souvenir de "Le mec de la tombe d'à côté", de la même auteure suédoise. Et enfin, le bandeau annonçant "une comédie pétillante et stimulante" m'a fait dire : un peu de rigolade sera le bienvenu...
Bon, ben... j'ai pô ri... J'ai même pô vraiment souri ! Je pétillais plutôt d'impatience d'en finir en fait, puisque je n'ai pas trouvé dans ce roman les ingrédients que j'espérais, pire, que le bandeau m'avait promis !
Les personnages prennent la parole les uns après les autres. On repère et on suit bien les principaux, par contre, les secondaires floutent l'ensemble et interviennent souvent comme un cheveu sur la soupe... inutilement.
L'aspect voyage en Antarctique est très peu développé, mise à part la description de quelques volatiles, lions des mers, pingouins (évidemment) et de "superbes paysages". Le roman aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs sur la planète, voire même dans un hôtel club en pleine saison, cela n'aurait pas changé grand-chose. Dommage de ne faire de l'Antarctique qu'un prétexte à une histoire plutôt plate, prévisible et surtout "calibrée" tout comme il faut, avec une distribution des rôles digne d'un show de télé-réalité.
Certes, quelques situations intéressantes s'amorcent, mais elles ne sont jamais approfondies ni exploitées alors qu'elles auraient justement pu apporter du cocasse ou de la causticité... Mais non, Katarina Matzetti reste bien sur les rails, ou plutôt sur son bateau. Les conversations qu'échangent les protagonistes sont on ne peut plus consensuelles et évoque bien sûr les sujets actuels tels que le réchauffement climatique etc... Mais sans jamais voler bien haut...
Ma vie de pingouin pourra peut-être vous divertir sur une plage en pleine canicule mais n'en n'attendez pas beaucoup plus !
C'est à peu près à cette date qu'il y a 10 ans, j'ouvrais ce blog en me disant juste "pourquoi pas moi ?!" parce qu'une de mes connaissances en tenait un !
Si l'on m'avait dit que 10 ans après je serais toujours penchée sur mon clavier à rédiger mes chronique, je ne l'aurais jamais imaginé ! Qui peut se projeter 10 ans plus tard ? Même dans les entretiens d'embauches, je n'ai jamais eu de réponse à cette question aussi récurrente que débiles !
Parce qu'en 10 ans, il peut s'en passer des choses, des bonnes et des moins bonnes, des événements choisis ou subis, des coups du hasard ou des rencontres...qui font que nos envies évoluent en même temps que nous, à moins que ce ne soit le contraire !
En fait, un blog, c'est comme la vie !
Il y a des moments de frénésie, de lassitude, de sérénité, d'envies simples ou d'envies de grandeur, de routines, de repères rassurants, des essais, des bugs, des échecs, une maturité. Il y a des rencontres ponctuelles et d'autres durables, mais toujours enrichissantes.
Il y a la solitude et les moments de partages, in real life ou par écrans interposés ! Mais en tous cas, un blog tout seul ne sert à rien... Un blog, c'est certes un blogueur (en l'occurrence UNE blogueuse en ce qui me concerne), des lecteurs, et la blogo... Toute une communauté de passionnés, une tribu qui partage les mêmes valeurs et à qui j'ai plaisir à appartenir, à avoir une place, aussi petite soit-elle. Chacun prend la place qu'il veut dans cette tribu. Mais la notion d'appartenance est importante... pour moi ! J'ai une confiance entière dans la nature humaine de ma tribu blogo personnelle, peu importe que je connaisse réellement ou pas ces personnes. Car quand on écrit des billets tels que toutes lectrices en écrivent, on ne peut être qu'une bonne personne. Et ça, c'est immense comme sentiment !
Et surtout, derrière ou avant tout cela, il y a des auteurs, des écrivains, des cinéastes qui nous donnent envie d'avoir envie, qui nous passionnent, qui nous enrichissent, qui nous captivent. Sans ces artistes ultra célèbres ou discrets, il n'y aurait pas de blogo littéraire !
Donc merci à tout ce petit et large monde d'exister.
Souvent je me demande ce qu'il en serait de mes lectures actuelles si je n'avais pas créé ce blog et intégré la tribu de la blogo littéraire ? Fort possible que je sois encore dans mes lectures habituelles de l'époque... Harlan Coben ou autres thrillersites et quelques best-sellers... En fait, le seule auteur qui est survécu dans mes envies d'il y a 10 est... je vous le donne en 1000 ! Amélie Nothomb ! Grâce à ce blog et mes copines blogueuses, j'ai élargi mes choix de lecture de façon.. Pfiouuu !
Que c'est il donc passé de mémorable ces 10 dernières années ?
Les chats (et surtout les miens), ont pris une place prépondérante dans ma vie et se sont fait une place régulière sur ce blog.
Depuis quelques années, lire m'est devenu quasi impossible sans cet instrument...
Et celui-ci :
Car oui, les livres audios sont arrivés discrètement dans ma vie pour prendre un place telle qu'ils représentent presque plus de la moitié de mes lectures actuellement. (Merci la bib', et merci la nouvelle voiture avec port USB ;) !)
Les rencontres avec les blogueuses se sont multipliées, en groupe ou en duo, s'espacent parfois mais sont toujours là, régulières... Et ce qui est dingue quand on y réfléchit, c'es que depuis que l'on a créé nos blogs, on a tous changé de dizaine ! Mais...
Certaines blogueuses sont devenues mères, d'autres grand-mères !
Et évidemment, j'ai lu des tonnes de livres, au point que depuis 10 ans, je dois régulièrement songer à me séparer de certains d'entre-eux pour que mon petit appart ne ressemble pas à ça :
Et last but not the least... Mon compteur ne devrait pas tarder à afficher la 600 000ième visite !
L'histoire : Mathilde l'aînée et Félicité la cadette. Deux soeurs que tout semble opposer, tout est notamment l'idée qu'elles se font l'une de l'autre.
Jusqu'aux révélations qui mèneront aux retrouvailles émotionnelles des soeurs et confirmeront le vieil adage : l'union fait la force pour reconstruire ce qui est détruit !
Tentation : L'auteure
Fournisseur : L'éditeur, merci pour l'envoi
Mon humble avis : Sans être "feel good" "Là où l'on s'aime il ne fait jamais nuit" est un roman qui fait du bien. Parce qu'il reste résolument positif malgré les difficultés de vie que rencontrent les deux héroïnes. Parce qu'il y règne une atmosphère familiale chaleureuse et bienveillante malgré certains non-dits et ressentiments. Parce qu'il est facile à lire, léger dans la forme et intense dans le fond.
La couverture, étonnante au premier abord, représente finalement bien l'ambiance du roman... L'amertume, voire l'acidité du citron, comme celles de la vie... Mais s'y l'on y ajoute un autre ingrédient, ici le vert, cela devient bien plus acidulé !
L'aînée des deux soeurs, c'est Mathilde ! Celle qui semble forte, décidée, qui réussit dans la vie... mais Mathilde et son mari Germain ne parviennent pas à avoir d'enfant... Cette envie de maternité tourne à l'obsession et ils s'engagent dans la P.M.A (Procréation Médicalement Assistée). Et là, en tant que lectrice, je me suis rendue compte de quel parcours du combattant il s'agissait ! Parcours incertain, contraignant médicalement, corporellement et aussi quotidiennement, ce qui est en fait très difficilement compatible avec une vie professionnelle contemporaine... Encore une inégalité homme/femme dans le monde du travail.
Félicité, la benjamine, a deux enfants de pères différents et se fait licencier de son emploi d'assistante de vie... Bref, elle galère, n'a jamais été sûre d'elle... Etc... Le portrait à priori opposé à celui de sa soeur. L'aîné de ses enfants, Corentin, fête ses dix ans... Félicité lui avait promis alors de lui révéler l'identité de son père... Père qui reste un mystère pour tout le monde... Et manifestement un traumatisme ou une honte pour Félicité...
Bref, avec l'aide de leurs proches et l'arrivée de nouvelles personnes dans leur vie, les deux soeurs vont enfin se libérer du poids qui leur brise les ailes. L'une par le lâcher-prise, l'autre par une reprise du contrôle de soi. Deux façon opposée mais qui mènent au même résultat : se reconstruire en cessant de se détruire. Faire confiance et laisser à la vie la liberté d'écrire ce qu'elle veut sur la nouvelle page.
Certes, je suis restée un peu sceptique sur "le début de la fin" que j'ai trouvé un peu hasardeux et elliptique... Mais cette belle histoire de fraternité et d'amour familial reste très agréable à lire et un hymne à la foi, quelle-que soit cette foi et sa forme !
Oh, un tag ! Cela fait... une éternité ! Je l'ai tout d'abord trouvé sur le blog de Cultur'elle, puis sur d'autres, alors, hop, je me lance... C'est aussi une bonne occasion de faire un petit point sur mon blog, ma façon de le tenir et mes motivations !
1/ Avis, critique, recension et/ou ressenti...
Critique certainement pas. Je rédige des chroniques qui développent mon ressenti face à un film, une BD ou un roman... Mais en aucun cas une critique, terme qui s'adresse pour moi aux professionnels et médias officiels. Sauf quand je lis une vraie daube (style pitoyable, non corrigé etc), oui, cela m'est arrivé, mais sinon, je ne "juge" pas la qualité du livre... Car par exemple, des classiques qui ont fait leur preuve depuis plus d'un siècle ou quelques décennies peuvent me déplaire. Ce n'est pas pour autant que je vais dire qu'ils sont nuls... Donc je dis "j'ai aimé" ou "je n'ai pas aimé" parce que... Et ce, sans jamais mentir, car je sais que certains lecteurs de mon blog se fient parfois à mes avis pour orienter leurs choix de lectures...
Mon blog est aussi une façon pour moi de recenser mes lectures et le reste...Parce qu'avec ma mémoire très sélective, j'oublie beaucoup... Alors qu'avec le blog, tout est gravé sur le web !
2/ Le choix du livre :
La couv, la 4ème de couv', le sujet, l'auteur... Il y a tant d'arguments pour lire ou non un bouquin. Son état physique l'importe aussi, je déteste les livres abîmés ou trop vieux avec des pages jaunies. La renommée ou le succès commercial d'un titre peuvent m'inciter à me le procurer. Ensuite, je fais aussi "mes courses" sur les blogs de mes copines, qui m'inspirent souvent, même si ce n'est pas sur le champ. En bibliothèque, il m'arrive de tomber sur une oeuvre qui me fait dire "Ca je l'ai vu sur un blog, la chronique était sympa !"
Enfin, deux éléments sont indissociables de mes choix de lecture... l'épaisseur du roman et la taille de la police. Les pavés me découragent d'avance et les pattes de mouche me fatiguent !
3/ Cas particulier : parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP ou Service Presse...
De moins en moins et par choix. Il fut une époque où je participais volontairement à la "course aux SP"... la joie de recevoir une nouveauté gratuitement, de participer à un mouvement collectif... Et puis il m'est arrivé d'avoir une PAL SP... Et donc de lire dans la précipitation, l'urgence, l'obligation... Car à mes yeux, qui dit SP, dit lecture et chronique dans un délai respectueux de l'actualité littéraire. Maintenant, je choisis quelques SP par an chez le même attaché de presse et participe au Match de la Rentrée Littéraire de Priceminister. Devenue très "bibliothèque" avec les années, je peux me procurer certaines nouveautés sans me ruiner et garder ma liberté de rythme de lecture et l'espoir un jour de faire baisser ma PAL.
Ma hantise... Les SP "sauvages", que l'on m'envoie parfois sans mon accord ou ma demande... Souvent des auteurs peu connus avec qui j'ai ensuite "des problèmes" si ma chronique est négative... Ou alors, des livres au sujet complètement à côté de la plaque de mes goûts... Récemment, j'ai reçu un SP sur la paternité... Ces romans atterrissent très vite à la bib de ma commune, où j'espère qu'ils trouvent un lectorat !
Et puis, c'est mieux ainsi, cela rend la blog plus diversifiée... il fut une époque, les SP "envahissaient" tant la blogo que certaines nouveautés se retrouvaient chroniquées sur tous les blogs ou presque en même temps, et l'ensemble ressemblait plus à une campagne de presse en fait.
4/Mettre ou ne pas mettre la 4ème de couv' ? That is the question !
Souvent, les 4ème de couv en disent beaucoup trop. Donc j'en réécris une moi-même en introduction de mes billets. Sauf si je suis vraiment à cours d'inspiration et que le 4ème de couv dit à mes yeux ce qu'il faut et juste ce qu'il faut.
Exception tout de même pour les BD ou les films que je chronique, avec un copier/coller des résumé des sites marchands !
5/ Prise de notes ?
Il y a quelques années, oui, j'en prenais, et collais des petits post-it à tout bout de champs et obtenais alors de livres "hérissons"... Plus des petites croix dans la marge pour les passages ou citations marquants... Maintenant, c'est de temps en temps une petite croix, mais guère plus...
6/ Rédaction ?
Parfois, je rédige mon billet mentalement en même temps que ma lecture... Par ce qu'il me semble avoir une bonne idée, parce que mon ressenti est limpide... Dès lors, une fois le roman achevé, je me rue sur mon ordi pour ne pas oublier ce qui tourne dans ma tête.
.Le plus souvent, je rédige mes chroniques peu de temps après ma lecture, quand tout est encore bien chaud dans ma tête et mon coeur... Sauf ces temps-ci où j'ai audiolu beaucoup, et bien je me retrouve parfois à rédiger mon texte plusieurs jours (voire semaines) plus tard. C'est une autre démarche qui n'est pas inintéressante, puisqu'elle permet de se centrer sur ce qui reste vraiment en mémoire, ce qui marque vraiment dans l'histoire... Même si cela donne un billet plus "général".
Je suis hélas consciente que je suis moins inspirée qu'avant pour chroniquer, que je "travaille" moins mes textes quand je ne jouis pas d'une envolée naturelle... C'est peut-être aussi parce que je lis moins de romans "torturés" et que je le suis moins moi-même, où qu'en tous cas, j'ai moins besoin de l'exprimer. Parfois, quand je relis d'anciens billets, je suis admirative de ce que j'ai réussi à pondre !
Enfin, et cela se voit je crois, à part avec l'aide relative du correcteur orthographique Word, je ne reviens jamais sur mes billets. J'écris d'une traite, je corrige ce qui me saute aux yeux et hop ! Chez moi, c'est du spontané, comme dans ma vie de bélier ! Donc quand il reste des fautes, c'est la faute de Word !
7/ Serré ou plutôt long ?
Ah, au début de mon blog, j'étais plutôt "serré" et avec le temps, je me suis "allongée" (pas en taille hein, bien que cela n'aurait pas été pour me déplaire). Et j'aimerais rétrécir... Ou en tout cas, passer du café allongé au double expresso. Pas trop court non plus, mais frappant ! Et à ce niveau-là, je me déçois souvent, je trouve certains de mes billets trop longs, mais ne sais plus comment faire autrement... j'écris ce qui sort et comme ça sort ! Et surtout, j'essaie de ne pas me la "péter" grave (même si je n'ai pas les "moyens" de me la péter grave) pour que ce que je dis reste simple à saisir. Après, chacun son plaisir, je ne critique pas hein !
8/ Divulgâcher moi ? Jamais !
J'espère ne l'avoir jamais fait à mon insu ! Car à mes yeux, il n'y a pas pire qu'une chronique de blog ou qu'un avis sur un site marchand qui spoilie ou raconte la moitié du roman. Ca me gâche le plaisir de lire et grrr, ça m'énerve grave ! Donc quand je rédige un billet, je prends le plus grand soin possible à ne point trop en dire !
9/ Ils en pensent quoi, les autres blogueurs ?
Ben, il faudrait leur demander ! Je suis moins de blogueurs qu'avant (le temps passé à la blogo n'est plus une priorité) et suis aussi moins suivie qu'avant par les blogueurs... Puisqu'en général, c'est souvent du "donnant-donnant", à partir du moment où l'on se retrouve dans l'univers de l'autre. Mais j'ai mes fidèles de la première heure et des suivantes, qui se reconnaîtront, et les compliments de leur part me font toujours plaisir (mais attention, on ne passe pas non plus notre temps à se congratuler hein !)
10/ Citations ?
Ultra rare... Car comme je ne prends pas de note et me contente parfois de petites croix, il m'arrive de ne pas les retrouver ces petites croix !
11/Taguer ses billets ?
Très peu, personnellement, je n'en vois pas trop l'intérêt...Y'a peut-être quelque chose que je n'ai pas compris là-dedans ! Une catégorie/tag par billet, tout simplement.
12/Noter ses lectures :
J'écoute mes lecteurs...Même très ponctuels ! Il y a des années de cela, mon frère m'a dit : "ton blog, c'est sympa mais il faut tout lire avant de savoir si tu as aimé ou pas"... Evidemment, tout lire pour mon frère était énorme lui qui s'était toujours contenté des versions "prépabac" des romans imposés au lycée. Aussi, depuis, j'ai instauré un barème clair et net qui a d'abord pris la forme d'étoiles de mer, puis de pattes de chats. Mais ce n'est en aucun cas une note ni un jugement. Le nombre de pattes est là pour indiquer d'entrée de jeux le plaisir que j'ai eu à lire un roman, à voir un film... Mes pattes de chats sont une échelle de plaisir personnel et non une notation et un jugement... J'ai d'ailleurs bien trop peu de culture littéraire et/ou de la langue française pour juger quiconque dans la plupart des cas. Donc c'est j'aime ou je n'aime pas, ça m'est agréable ou non...
13/Les affiliations ?
J'ai récemment "signé" pour une affiliation. Etre partenaire d'un site de vente en ligne qui voudrait concurrencer le géant que l'on n'a pas besoin de nommer et ainsi, inciter mes lecteurs à acheter leurs livres via ce site. Mais en fait, il y a tant de manipulations, de clics et de lien URL à afficher que je n'ai jamais mis ce partenariat en pratique, découragée d'avance par le temps additionnel que cela me demanderait, moi qui suis très vite paumée dès que je sors de ma "zone de confort" dans tout ce qui touche à internet. Certes, cette affiliation aurait permis quelque gain d'argent (que je destinais à l'avance à mes sauvetages de chats) mais si peut qu'il m'aurait fallu presque 10 ans de partenariat pour stériliser et soigner un chat ! Et ce blog n'a jamais eu de but lucratif, qui gâcherait mon plaisir, ma spontanéité et qui, quelque part, transformerait la démarche en obligation.
14/ La reconnaissance ?
Je pense que le bloggeur qui dit ne pas rechercher de reconnaissance via son blog n'est pas très honnête avec lui-même, ni avec les autres... Car si l'on rédige de façon presque quotidienne des chroniques en ligne (donc accessibles à tous), c'est que l'on a envie d'être lu. Sinon, un carnet de moleskine avec nos petits résumés de livres suffirait parfaitement.
Il y a eu une époque où j'espérais avec ce blog une profonde et grande reconnaissance. Enfin, disons que j'aspirais à être dans le top des blogs... C'était l'époque où je courrais les salons, où il me fallait à tout prix l'adresse mail d'un auteur pour ensuite l'interviewer, où il me fallait absolument être à la page niveau lecture etc... Cette époque correspondait avec un bouleversement médical dans ma vie, bouleversement qui m'obligeait à me projeter différemment dans l'avenir. Bref, j'avais besoin de réussir quelque part, et dans quelque chose. Et puis cette course folle m'est soudain apparue vaine et secondaire, sans que ma problématique santé/vie soit pour autant résolue... mais je me suis épanouie dans un autre domaine, la protection animale... J'y reçois un peu de reconnaissance humaine évidemment, et énormément aussi de la part des animaux.... Et quand je sauve un chat ou que je ravis un chien de la SPA en allant le promener, je n'ai pas besoin du regard des autres pour savoir que je fais quelque chose de bien. C'est un sentiment qui vient de moi, du moment partagé avec l'animal qui me réjouit. Donc je pense avoir gagné une certaine sagesse... Ou peut-être suis-je devenue plus "adulte".
Après, soyons honnêtes, si demain je n'avais plus que 10 lecteurs par jour, pas sûr que je continuerais à soigner autant mon blog !
Parution d'origine chez Acte Sud en août 2016, existe aussi en format poche
L'histoire : Nous sommes en 1981 dans une cité de Toulouse. Il se passe beaucoup de chose en France, notamment l'avènement proche de Mitterrand. Et dans la cité, ça parle beaucoup, ça se révolte, ça rêve, ça subit, ça se résigne... Sauf Magyd qui prépare son bac littéraire et qui deviendra le premier bachelier rebeu de la cité !
Tentation : Curiosité et Pitch
Fournisseur : Bib N°3
Mon humble avis : Le patronyme de l'auteur ne vous rappelle peut-être rien... Sauf que si je vous dis : "Tomber la chemise", un petit air joyeux et bien entêtant vous revient en mémoire. Magyd Cherfi a en effet été parolier et chanteur du célèbre groupe toulousain Zebda !
Ici, il nous raconte sa vie, depuis son enfance en primaire jusqu'à l'obtention du fameux baccalauréat, ce drôle de truc, ce sésame pour devenir soit ingénieur soit docteur. Personne n'envisage de l'obtenir dans son entourage, puisque le bac serait réservé aux français.
Alors, c'est quoi être français, quand la carte d'identité dit que nous le sommes, que les parents ne le sont pas, qu'on vacille entre deux cultures, qu'on connaît plus "nos ancêtres les gaulois" que l'histoire de l'Algérie, que les idoles qu'on admire sont tout sauf maghrébins, que l'on a les cheveux crépus et qu'une partie de la France nous montre du doigt.
Voici la question fil rouge de ce récit de Magyd Cherfi. La question de l'identité personnelle dans l'identité nationale, de l'identité de coeur, l'identité à laquelle on veut ressembler. Magyd Cherfi offre des réponses qui viennent du fond du coeur. Les siennes, celles de ses potes de la cités etc... Et celles-ci diffèrent évidemment. Comme pour beaucoup de sujets, il peut y avoir autant de réponses que d'individus. Mais l'auteur appuie sur la complexité de la question, à force de commentaires, d'exemples et d'arguments bien développés tous plus convaincants les uns que les autres. En dehors de ce questionnement identitaire, le sujet de la femme dans les cités, et notamment de la maltraitance, est largement développé.
Mais attention Magyd fait figure d'exception dans le quartier. C'est le littéraire, l'intellectuel, le poète, l'écrivain public, le rêveur de la cité. Celui qui, en cachette, lit Victor Hugo. Et qui se prend de la part de ses copains "Et c'est qui ce bouffon de Victor Hugo".
Au début de mon audio-lecture, j'ai vraiment cru que ce livre allait être un véritable coup de coeur pour moi. Le style, autant poétique que contemporain, m'emportait, me berçait, m'amusait, me bouleversait.
Et puis, j'ai trouvé pas mal de redondance dans les situations et les propos, et surtout, les dialogues au vocabulaire très fleuri ont commencé à être trop présents, puis envahissant à mes yeux, ou plutôt, à mes oreilles. De ce fait, j'ai fini par avoir hâte d'achever ce livre.... qui, comme vous pouvez le constater, garde néanmoins de très bons arguments pour que vous vous penchiez dessus !
Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.
Mon humble avis : La presse n'est pas très tendre avec ce film... Pour ma part, je l'ai trouvé magnifique.
J'avais lu le livre dont il est adapté (Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates) peu de temps après sa sortie. Je me souvenais juste avoir beaucoup aimé et pensé que ce roman méritait son statut de best-seller international.
Aussi, je ne pourrais dire si le film est tout à fait fidèle au manuscrit... Quoiqu'il en soit, la reconstitution des années de guerre et d'après-guerre (40) est parfaitement réussi. Le film revient avec sobriété sur les années d'occupation allemande sur l'île de Guernesey, et leurs conséquences, quelques années après. Il montre aussi parfaitement la différence de vie et de préoccupation d'alors entre la bourdonnante Londres qui n'a pas été envahie (même si ayant subi le Blitz) et l'insulaire et mélancolique Guernesay qui a dû vivre avec les envahisseurs. La perception de la guerre en est alors changée et les traumatismes différents.
Même si j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film dans un premier temps, je me suis très vite laissée charmée par les paysages majestueux et très vite, les personnages me sont devenus très attachants. Contrairement à la presse, je n'ai pas eu l'impression que l'aspect romance prenait le dessus dans l'histoire, bien au contraire. L'émotion est là, mais toute en délicatesse, avec parfois, une légère pointe de british humor ! Et le spectateur est tenu en haleine du presque début à la toute fin.
En fait, malgré son sujet dramatique, Le cercle littéraire de Guernesey est un film qui fait du bien. Il rappelle, une fois de plus, toute la magie qui peut découler d'un livre, de la lecture : évasion, partage, rencontres.
A ne pas bouder, que vous ayez ou pas lu le roman d'origine !
PS ; Pour conserver l'aspect so british du film, je vous conseille de le voir en V.O !
Roman SF - Editions Le livre qui parle - 7h26 d'écoute - 17.95 €
Parution d'origine en 1943
L'histoire : Nous sommes en 2052. La société est ultra électrisée, automatisée, robotisée...
Puis, un jour, tous les avions tombent en même temps... L'électricité a disparu... Plus rien ne fonctionne. Paris, puis la France entière tombe alors dans le chaos... Les réflexes humains les plus primitifs remontent alors à la surface...
Tentation : Curiosité, envie de culture
Fournisseur : Bib N° 3
Mon humble avis : Jeune adulte, j'avais lu quelques romans de Barjavel, sans me rendre compte que je lisais alors de la science-fiction, les différents genres littéraires m'étant alors soit inconnus, soit indifférents. J'avais adoré à l'époque et depuis 20 ans, je me disais qu'il me fallait retourner vers Barjavel. C'est chose faite avec Ravage, un classique de la SF, et bien plus sombre que les quelques souvenirs qu'il me reste de mes précédente lecture.
Ravage est une dystopie écrite en 1943, soit plus de 100 ans avant l'époque où se déroule son intrigue, qui ne se trouve plus qu'à 25 ans de notre époque... Et c'est réellement fascinant ! Je suis épatée par l'imagination dont a fait preuve Barjavel pour créer un lointain futur dont nous sommes maintenant si proches dans tous les sens du terme. L'auteur avait alors conçu des technologies et des façons de vivre qui sont hélas devenues si réelles... L'hyper connexion, le tactile, l'ultra concentration urbaine, et même la création ex nihilo de starlette à la mode téléréalité. Et nous nous approchons tellement du reste que cela en est effrayant, puisque la société imaginée par Barjavel sombre dans un chaos tel que seuls les instincts primaires et un retour en arrière dans le mode de vie permet de survivre. L'approche et le message de Barjavel jouxtent nos peurs actuelles et même les prédictions pessimistes des scientifiques, historiens, ou humanistes contemporain. Imaginez qu'en 1943, René Barjavel évoquait déjà le réchauffement climatique ! Les artistes et écrivains seraient donc des précurseurs passant pour fantaisistes alors qu'ils devraient être pris on ne peut plus au sérieux et écoutés...
Quant à déroulement du roman lui-même : 4 parties...
- Les temps nouveaux... Présente la société de 2052, surtout pour le pire mais un peu pour le meilleur, avec forte ironie et causticité de la part de l'auteur. Pour le lecteur, c'est très divertissant et amusant et pleinement satirique.
- La chute des villes... Les choses sérieuses commencent ! Plus d'électricité... le chaos commence avec ses destructions, son lot de violence humaine (par vice ou par survie)... La barbarie est de retour et touche tout le monde.
- Le chemin des cendres... François et Blanche, les personnages principaux, ont constitué une équipe qui fuit la capitale pour rejoindre le sud de la France où subsistent encore une véritable agriculture et un certain art de vivre... Cette partie ci est vraiment post(apocalyptique)... La longue route qui attend ce petit groupe est parsemée d'embûches en tout genre et les décès seront nombreux. Cette partie-là fut assez laborieuse et longue pour moi.
- Le patriarche : François et les quelques survivants de son groupe refonde une société ex nihilo, avec des bases et des règles très stricte pour repeupler le pays Cette société est basée sur la sagesse, la méfiance de tous progrès scientifiques et technologiques, pour ne pas renouveler les erreurs du passé. Seule importe réellement l'agriculture et l'autosuffisance. Par contre, il m'a semblé que le comportement de François, qui devient le patriarche, s'approche du despotisme... A l'époque où Barjavel a écrit ce roman, en France, nous sommes dans les années Pétain...
Bref, Ravage est un roman très dense, dont il est impossible d'aborder tous les sujets dans une simple chronique. Fascinant, Ravage n'est finalement pas si pessimiste que cela quand on voit où nous en sommes en 2018, et terriblement contemporain. En effet, nombre d'idéologies, de prévisions scientifiques ou de modes de vie de certains d'entre nous ne prônent-ils pas le retour à la terre et aux valeurs essentielles.
Synopsis : Laure a 23 ans. Elle se cherche. C’est dans la Marine Nationale qu’elle va trouver un cadre, une structure, des repères. Solide et persévérante, elle va faire son apprentissage et découvrir sa voie.
Mon humble avis : Avec ce film, nous entrons dans les arcanes de l'école de formation de la marine. C'est très intéressant, mais parfois compliqué si l'on n'y connait pas grand-chose à cette armée, au niveau du vocabulaire employé, des expressions et des initiales, surtout qu'en début de film, cela semble trop souvent murmuré ou pas assez articulé.
Bien sûr, il y a des images superbes et l'on peut se rendre compte de ce qu'est vraiment intégrer l'armée. Le style de vie, le protocole, les cérémonies, les us et coutumes et surtout, cette obéissance à toute épreuve et l'humiliation souvent subie. Bref, un univers qui n'aurait jamais été pour moi, au cas où mon âge avancé m'apporterait quelques regrets !
Le parcours de la jeune Laure, sa persuasion, son entêtement, son courage, et sa persévérance sont admirables et sont pour moi le seul enjeu du film alors que celui-ci devrait se placer dans sa relation avec le commandant Rivière (Lambert Wilson)...
En effet, la source de sa volonté n'est pas claire et du coup nous tient à distance... Est-ce pour se surpasser elle-même (ce qui serait pour moi la seule raison vraiment intéressante), pour prouver à l'autre qu'elle peut y parvenir ? Pour suivre un modèle qu'elle admire ? Ou par amour ? Si c'est cette raison qui l'emporte, à mes yeux, c'est raté. Tout cela reste bien flou, trop flou ou trop subtil pour être réellement crédible. Ce qui est certainement un choix de la cinéaste mais qui m'a laissée mitigée en sortie de salle. L'armée la taiseuse est ici poussée à l'extrême avec un afflux de non-dits qui noient les émotions en fait...
Le ton du film est froid, ton appuyée par une météo finistérienne qui ne semble jamais avoir un rayon de soleil. Ce qui donne une certaine langueur à ce film, accentuée par des dialogues souvent minimalistes. Je me demande ce qu'aurait donné le film avec une actrice aux yeux marron en fait... Car ce qui est vraiment magnétique ici, ce sont les yeux de Diane Rouxel. Bref, j'ai trouvé l'ensemble assez lisse, malgré l'interprétation irréprochable.
Mais bon, Volontaire n'est pas non plus un film désagréable. A vous de voir !
Voici les 3 chats que j'ai élu à l'unanimité comme les plus beaux chats du monde chacun dans leur catégorie :
- Praslin le plus beau chat tuxedo, alias chat noir et blanc !
- Tsingy le plus beau chat trigré/marbré gris !
- Aya, plus belle minette tigrée marron.
Je l'ai déclare aussi comme les chats les plus respectueux du sommeil de leur humaine puisque, si besoin, ils me laissent faire le tour du cadran (ça doit faire rêver plus d'un propriétaire de chat !)
Pendant que vous regardez ces photos, je suis de bénévolat pour la journée à la Braderie du Quartier Ste Thérèse à Rennes, pour l'association à laquelle j'appartiens : Félin Possible. La braderie est l'occasion de parler de notre action, de recruter des bénévoles et surtout de gagner de l'argent en vendant moult et divers objets qui nous ont été donnés à cet effet... Du vide grenier donc...
Si vous ne pouvez pas venir me voir et m'acheter une bricole pour l'asso Félin Possible, vous pouvez tout de même nous aider par un petit geste tout simple... Car l'un des nerfs de la guerre pour sauver tous ces toujours plus nombreux chats et chatons abandonnés, c'est l'argent.
Félin Possible a donc mis en place un système de teaming.... En vous enregistrant, vous vous engagez juste à donner 1€ par mois à l'association. 1 € / mois donné, si discret dans votre budget et tellement pour les boules de poils à remettre sur pattes !