Publié le 3 Mai 2014

Synopsis : Pour ses 50 ans, Antoine a reçu un cadeau original : un infarctus. A partir de maintenant, il va devoir "faire attention". Or, Antoine a passé sa vie entière à faire attention : attention à sa santé, à ce qu'il mangeait, attention à sa famille, à accepter les travers de ses amis, et à avaler de trop nombreuses couleuvres… Désormais, il va adopter un nouveau régime. Mais en voulant changer sa vie, on change forcément celle des autres…

 

Avec Lambert Wilson, Florence Foresti, Franck Dubosc

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Que donnerait une vie que l'on déciderait d'un seul coup sans contraintes ? Barbecue nous en donne un savoureux aperçu.

C'est un film sur une bande de potes, pas forcéments assortis. Mais quand l'amitié et la routine sont là, on finit par ne plus savoir ce que l'on apprécie chez l'autre et ce que l'on subit, alors on s'installe dans une hypocrite indifférence. C'est ainsi que vivait Antoine, jusqu'au jour où sa vie est bouleversée par un infarctus. Il décide de se débarasser des contraintes qu'il s'est imposé jusqu'alors. Donc fini la langue de bois, même avec ses amis. La vérité fuse de toute part via des réparties drôles, cyniques ou même parfois amères, pour la plus grand plaisir des spectateurs qui ne se privent pas de rire devant ses vérités dont ils ne sont pourtant pas forcément à l'abris. C'est ça une comédie au ciné : on rit de soi même sans ce reconnaitre.

Ce film montre qu'il est bon parfois de faire table rase, afin de repartir d'un bon pied en toute franchise, sur une route débarassée des non-dits, des exaspérations, des cachoteries... Tout le monde en sort finalement grandi et l'amitié renforcée, plaisante à voir !

Barbecue est un très bon divertissement, servi par de bons comédiens à l'unisson. Il donne sacrément envie de louer une superbe demeure dans les Cévennes et de profiter des paysages lors de petits déjeuners si possible.... au calme ;)

Ce film décortique le fonctionnement de l'amitié et est, à mon humble avis, plus profond que la bande annonce ne le suggère. Ne boudons pas notre plaisir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Mai 2014

http://fr.web.img6.acsta.net/pictures/14/03/06/13/18/456482.jpgSynopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 
Elle est entrée dans une boutique de téléphonie sur le boulevard Voltaire. Elle a fait mine de s’intéresser aux nouveaux portables, a obtenu le numéro du vendeur et s’en est allée. Elle l’a rappelé dès le lendemain, lui a dit qu’elle voulait le revoir. Ilan ne s’est pas méfié. Il avait vingt-trois ans, la vie devant lui…
Comment pouvait-il se douter qu’en rejoignant cette jolie fille dans un café de la porte d’Orléans, il avait rendez-vous avec la mort ?
Le vendredi 20 janvier 2006, Ilan Halimi, choisi par le gang des Barbares parce qu’il était juif, est enlevé et conduit dans un appartement de Bagneux. Il y sera séquestré et torturé pendant trois semaines avant d’être jeté dans un bois par ses bourreaux. Retrouvé gisant nu le long d’une voie de chemin de fer à Sainte-Geneviève-des-Bois, il ne survivra pas à son calvaire.
Dans ce film, Ruth Halimi revient sur ces 24 jours de cauchemar. 24 jours au cours desquels elle aura reçu, elle et son mari, Didier, plus de six cents appels, des demandes de rançon dont le montant ne cessera de changer, des insultes, des menaces, des photos de son fils supplicié… 24 jours d’angoisse de toute une famille, contrainte de garder le silence pour laisser travailler la police criminelle.
Mais le 36 Quai des Orfèvres ne sait pas à quels individus il a affaire. Personne ne mesure la haine antisémite qui habite les ravisseurs, et ne s’imagine qu’Ilan allait perdre la vie...
 
 
Avec : Zabou Breitman , Pascal Elbé, Jacques Gamblin, Sylvie Testud
 
 
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Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a presque deux mois, en avant première et en présence d'Alexandre Arcady venu répondre à nos questions en fin de séance. Et bien je peux vous dire qu'à l'issue du générique final, il régnait dans la salle un silence terrible. Un silence d'effroi.
C'est une histoire hélas vraie, dont on se souvient tous plus ou moins. Mais l'on ne sait plus y mettre de date, de visages, de noms. Et bien ce film me fait dire qu'heureusement que l'art existe, dont le septième. Car seul l'art reste gravé à tout jamais. En fin de séance, j'avais ainsi remercié maladroitement le réalisateur pour ce film. Les pyramides du Caire sont toujours là, mais la civilisation d'Egypte Antique a disparu. Et bien 24 jours permettra que ce "fait divers" (quelle horrible expression) ne tombe jamais dans l'oubli. Ce qui pour moi n'avait été que quelques minutes de ci delà à la télé ou la radio, ce fut là presque deux heures d'immersion dans ce drame. Avec ce film, nous cottoyons au quotidien la famille d'Ilan Halami, ainsi que celui des policiers responsables de l'enquête.
Il y a eu des erreurs dans cette enquête. La première a été de ne pas considérer ce rapt comme un acte raciste. Parce qu'à l'époque, méfiance. Nous sommes quelques mois après l'histoire de la fameuse "fille du RER". Et puis le manque de personnel, de moyens. Il faut savoir que c'est suite à la mort d'Ilan que sera créé en France "l'alerte enlèvement". Et que le meutre de d'Ilan ne sera reconnu comme crime raciste que bien plus tard, suite au combat de sa mère.
Ce film est extrêmement bien réalisé et bien sûr, interprêté. Seule une scène m'a parue ridicule, archi cliché. C'est celle de la mise en place des policiers en planque. Pour le reste, rien à redire. Alexandre Arcady a fait le choix (judicieux afin de ne pas rebuter) de ne pas montrer la torture, même si celle-ci est est allusive.
Reste la violence psychologique énorme et inhumaine de ce film, inhumaine parce que vraie. Cela ne peut que nous révolter, nous écoeurer. C'est aussi l'effroi qui s'installe en nous devant ce fameux gang des barbares. C'est hallucinant que des "hommes" aient autant de violence gratuite en eux avec si peu de neurones dans le cerveau. C'est terrible, car dès le début, on sent que ces monstres sont complètement ingérables, sanguins. Inconscients de la gravité et de l'horreur de leurs gestes, mais pas reconnus comme deficients mentaux. Bref, rien à en tirer. Et pourtant, ils avaient une vie entre leurs mains.
A savoir que nombre de protagonistes de ce drame sont déjà sortis de prison.
Un film à voir, comme un devoir de mémoire. Pour que... plus jamais ça.
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Avril 2014

 Roman - Editions Belfond - 285 pages - 19 €

 

Parution le 3 avril 2014

 

L'histoire : William Baker fut une star d'Hollywood, avec une carrière récompensé par 3 oscars. Mais un stupide accident, le laissant claudiquant, l'a remisé au statut de souvenir.

Voulant s'éloigner de Los Angeles, William achète une superbe villa sur la petite île de Martha's Vineyard, au large de Boston.

A peine arrivé sur l'île, William rencontre Lisa Hamilton, une jeune new-yorkaise. Leur histoire ne fait elle vraiment que commencer ?

 

Tentation : Le pitch, une île !

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Ce roman est plein de bonnes intentions, mais hélas, rarement atteintes, à mon humble avis !

Le pitch me tentait vraiment, mais son développement m'a déçue, bref, la rencontre n'a pas eu lieu. Pourtant, j'ai aimé l'insularité de l'histoire, m'imaginer sur les plages, sur le port, à vélo dans les allées arborées. Les rencontres et les amitiés qui se fait William m'ont rappelé ma propre histoire, puisqu'il y a bientôt 15 ans, je m'installais aussi sur une île où je ne connaissais personne. Ces petits plaisirs n'ont cependant pas compensé d'autres désagréments de lecture.

J'ai trouvé les personnages stérotypés et les dialogues caricaturaux. Les propos et ressentis exprimés ou non des personnages sont pour moi bien trop redondants. Enfin, le style manque cruellement d'harmonie. Je ne supporte pas le mélange d'envolées lyriques et poétiques avec du vocabulaire ou des expressions on ne peut plus famililères ou incorrectes. Ex : Sortir jouer dehors... ou des termes comme godasses et bagnole n'ont pour moi pas leur place dans des phrases aux tournures plutôt apprêtées. N'est pas Renaud qui veut !

Le fond de l'histoire n'est pas désagréable, l'aspect surnaturel des choses ne m'a pas dérangée, au contraire, j'avais hâte qu'il advienne afin de réinsuffler du rythme dans l'ensemble. Par contre, le comportement final d'un des protagonistes, qui participe ainsi au dénouement, m'a paru hautement improbable, démeusuré, mal conçu.

Mais heureusement, j'étais sur une île...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Avril 2014

Synospis : Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d'errance, il se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

 

Avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Féodor Atkine

 

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Mon humble avis : Dans la cour est un film qui a tout pour être parfait sauf qu'il n'est pas très joyeux, bref, il ne remonte pas le moral !

Il s'agit pratiquement d'un huit clos dans un immeuble parisien et dans sa cour. Nous rencontrons ainsi différents personnages qui, au premier abord tous on ne peut plus classique, se révèlent, au fil du film, comme recelant fêlures, obsessions, névroses au fond d'eux. Chacun compte sur l'autre pour l'épauler, le seconder ou se "débarasser" de ses blessures, sans se rendre compte que le "recepteur" est sans doute encore bien plus fragile. Le message serait donc : êtes vous sûr que votre béquille est plus solide que vous, une béquille doit elle vous ressembler pour vous aider et vous comprendre, et n'y a-t-il pas danger à trop d'empathie envers l'autre.

Les deux personnages principaux se ressemblent bien plus que les apparences ne le laissent supposer. L'un tente de sortir la tête de l'eau pour respirer un peu, l'autre respire très bien et ne se rend pas compte de la noyade qui l'attend. Chacun pense que la détresse de l'autre pourrait, sans doute, comme le distraire de sa propre détresse, sans voir le risque exponentiel de deux détresses qui se cotoient. Quoiqu'il en soit, la relation que nouent Antoine et Mathilde est très belle, sobre et touchante... Et bien sûr, magistralement interprêtée. Depuis quelques films, j'apprécie de plus en plus Catherine Deneuve, dans des rôles qui lui permettent d'exprimer de belles émotions, à l'opposé de la femme froide à laquelle nous avons été habitués. Quant à Gustave Kerven, il mériterait bien un César.

Ce film est à voir si l'on est en forme ! Et puis, il démontre avec tendresse et subtilité cet adage bien connu, même si pas très poétique : "trop bon, trop con" !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Avril 2014

Essai - Editions Léo Scheer - 105 pages - 15 €

 

Parution le 2 avril 2014

 

Le sujet : Le chat et son mystère... Sa position au travers des siècles et des civilisations... Et son omniprésence dans les arts, dont la littérature...

 

Tentation : Le sujet !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Déjà, depuis quelques mois, je ne vois plus les chats de la même façon, puisque j'ai accueilli un "catus" chez moi. Je les regarde et les observe, et me trouve forcément confrontée à leur mystère...

Avec cet essai très riche, bien documenté et instruit, mon attention se renforcera encore tant j'ignorais moult choses... que je ne soupçonnais même pas.

Je n'avais pas prêté attention à l'évolution de la position du chat dans nos sociétés. D'animal déifié dans l'Egypte antique, au compagnon maudit des sorcières moyen-âgeuses, à l'employé chasseur de souris, le chat est devenu le roi de nos salons. Le chat est l'animal le plus aimé sur terre, même si en compétition avec le chien.

Le chat serait le miroir de l'homme parfait, l'homme dans son rêve...qui jouirait d'une parfaite tranquillité, occupant sa journée à manger, dormir, jouer un peu. Le chat est le seul être sur terre à voir croitre sa respectabilité en fonction de son surpoids, là où, dans tout autre domaine, nos sociétés font l'éloge de l'ultra minceur.

A des époques où le chat était honni, des personnages célèbres en ont fait leurs alliés, allant jusqu'à copier leur caractère et comportement dans leur stratégie pour s'imposer. Il en est ainsi notamment de Richelieu et Mazarin.

Enfin, le chat est très présent dans les arts, et toujours fort en symbôle... Au point de devenir les personnages principaux ou les trouble-fête dans une histoire, un roman, un tableau. A y bien y faire attention, on réalise que le chat ne s'est pas contenté d'investir nos coeurs et nos intérieurs, il s'est aussi invité largement dans la littérature. Baudelaire, Colette, Rabelais, Balzac, George Orwell, Amélie Nothomb, Marcel Aymé, Maupassant, Natsume Sôseki et bien d'autres encore ont écrit sur ces compagnons si discrets qu'on ne les entend pas. Et souvent, ces auteurs ont remarqué que le chat devenait souvant "l'amant" ou la "maitresse" dans les couples distordus ou encore le colocataire idéal pour les déçus de l'amour.

Mon billet est bien sûr non exhaustif sur les richesses déployées dans cet essai et qui font bien l'éloge du chat !

 

Alors, je ne résiste pas à ajouter une petite photo de ma minette qui n'a pas apprécié que je rédige ce billet, et qui aurait préféré que je sois tout à elle à lui lancer des souris !

                    

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 22 Avril 2014

Synopsis : Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt "vieille France". Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit...Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

 

Comédie avec Chantal Lauby, Christian Clavier, Elodie Fontan

 

 

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Mon humble avis : Hilarant ! Drôlissime ! Et jamais "lourdaing", ce que je craignais un peu, malgré une bande annonce alléchante !

La salle entière riait, se frappait sur les cuisses, ou tapait des pieds sur le sol tant il fallait exprimer ce débordement de bonheur !

C'est un film très humain sur les différences et les à priori qu'elles génèrent. Depuis les lieux communs sur les différentes communautés raciales ou religieuses qui composent notre belle France, jusqu'à la rigidité d'une certaine vieille France (comme on dit), ce sont tous des personnages qui vont faire un pas, puis deux, puis trois vers l'autre. Tout le monde s'amuse des clichés qui sont ainsi bien mis à mal ! Le rythme du film ne faiblit jamais, les personnages sont approfondis et subtils, les raparties fracassantes et mémorables, et les gags tout simplement géniaux !

Un film qui fait du bien, généreux, qui réunit tout le monde. Un film plus que bienvenu dans notre époque morose. Un film qui fait aimer les gens avec leurs défauts et leurs qualités ! A ne pas manquer, à voir, voire à revoir ! Du bonheur !!!

Ce film mérite amplement de devenir cultissime !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Avril 2014

Je sais, nous sommes au printemps et nous attendons l'été avec impatience ! Mais moi, je vous remmène en hiver, en Touraine ! Et oui, lors de mon séjour familial de Noël là-bas, j'ai pris tant de photos que j'ai trouvé dommage de ne pas en exploiter plus. Mais rassurez vous, c'est par jour de grand beau temps que je me suis baladée avec mon appareil photo. Donc pas de feuille dans les arbres, mais du ciel BLEU, BLEU, BLEU !

Je commence par le diaporama / vidéo qui réunit ces photos ! (A regarder en Grand lecteur, mais pas plein écran )

 

 

UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE
UN AUTRE DIMANCHE EN TOURAINE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyages en France et ses îles

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Publié le 18 Avril 2014

 Synopsis : Elsa,écrivain, et Pierre, avocat, se croisent lors de la soirée de clôture d’un salon du livre : un regard, un briquet qui change de mains, des rires un peu trop nerveux, le frémissement d’une histoire possible… Une rencontre ? Sauf que la vie de Pierre, c’est d’abord sa famille : ses enfants et Anne, sa femme depuis quinze ans, celle qui l’aimera toujours, et qu’il aimera toujours, en dépit de la routine et du temps qui passe, il le sait. Elsa, de son côté, se reconstruit peu à peu suite à un divorce compliqué, se partageant entre l’écriture, ses ados qui grandissent trop vite, ses amies et une histoire légère comme l’air avec Hugo, son jeune amant. Pour elle, l’homme marié est un tabou et même pire : une erreur. Pourtant… Dès le premier regard, la rencontre de Pierre et Elsa s’inscrit dans une temporalité différente, comme si présent et futur possible se dédoublaient, s’entrechoquaient... jusqu’à créer une réalité où tout serait possible...

Ce film sort mercredi prochain

 

Avec Sophie Marceau, François Cluzet et Lisa Azuelos

 

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Mon humble avis : Voici un film qui ne révolutionnera pas le septième art ! Car même si la bande annonce promet la plus belle histoire d'amour for ever, et bien c'est avec un sentiment de déjà vu ou de rien de nouveau que j'ai quitté la salle en fin de séance.

Certes, les acteurs sont mimi et touchants à regarder alors qu'ils retrouvent leur quinze ans et l'Amour. Mais bon, ils m'ont un peu agacés ces deux là, avec leurs "oui mais non" et leurs "non mais oui".  Les clichés sont en culture ici, et ça m'énerve encore plus quand les personnages en sont conscients et s'en excusent, comme pour qu'on leur pardonne notre agacement. En même temps, le coup de foudre est souvent cliché en lui même.

Voir François Cluzet dans une comédie romantique est assez rare, c'est agréable. Sophie Marceau, on sait qu'elle est belle, splendide même. Mais ici, j'ai eu l'impression qu'elle minaudait trop. Et puis, elle semble porter les mêmes robes ultra moulantes sexy rouges que dans les films précédents et qui me valent pas mal de visites sur mon blog (mots clés de recherche : la robe rouge de Sophie Marceau dans le film Blablabla.;) )

Maintenant, la réalisation du film ne manque pas d'originalité, dans l'aspect ping pong des saynettes dans la vie des deux personnages. Les sujets de la fidélité au couple, des démons passagers (ou pas)  et de la chute des tabous lorsque the Amour est là est bien rendue. La fin est inattendue, c'est à souligné.

Mais bref, même si l'on regarde ce film sans déplaisir, je ne suis pas conquise. Peut-être parce que j'ai été énervée dès la première scène. Celle ci se déroule au salon du livre de ... Rennes... représenté ici comme étant plutôt people, comme lieu d'échanges décisifs dans une environnement cossu et cosi, aux lumières tamisées etc... Quand on sait que ce fameux salon, avant de se dérouler cette année dans une salle de sport très bien aménagée, on dit même paysagée, le salon se tenait sous une espèce de tente améliorée... et bien oui, ça m'a énervée. Le réalisme n'aurait rien gâché. Les salons régionnaux ont leur charme et y amener un parisianisme effronté était pour moi déplacé !

 

 

UNE RENCONTRE, film de Lisa AZUELOS

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Avril 2014

http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/8/9782952152839.jpg Recueil - Editions Lire dans le noir - 1h30 d'écoute - 15€20

 

Parution en 2004

 

Le pitch : Brèves de comptoir, adieux sur un quai de gare, échange de texto. Des fragments de vie pas si anecdotiques que ça, en fait...

 

Tentation : Honte sur moi, jamais lu Delerm

Fournisseur : J'ai gagné ce livre audio sur le blog de Valérie !

 

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Mon humble avis : Quelle écoute délicieuse ! Je m'en explique...

Enregistrements pirates est un recueil de textes si courts qu'ils ne peuvent prétendre au nom de nouvelles. D'ailleurs, des nouvelles sont censées être fictionnelles, alors que ces fragments de vie ne le sont point. L'auteur y a assisté, les a vécu ou ressenti et sans doute un peu romancé sous sa plume. Ce format littéraire est donc inédit pour moi, les fragments amoureux de Barthès étant tout de même plus longs.

Chaque saynète ne dure guère plus que quelques minutes et est lue par Philippe Delerm lui-même. Si la première n'a pas eu le temps de me capter, je me suis laissée royalement immergée par les 34 suivantes ! Car bien vite, j'ai noté que l'auteur, même s'il semblait évoquer des petits évènements de la vie de parfaits inconnus, parlait en fait de moi, de vous, de mes voisins, des gens que je croise, en les regardant... ou pas. La différence, c'est que Delerm semble regarder tout le monde et extrait mille petites "merveilles" de ses observations. Je mets merveilles entre guillemets car certaines saynètes sont plus mélancoliques que d'autres. Quoiqu'il en soit, Philippe Delerm plonge dans l'intime de chacun, cet intime qu'il devine d'après une posture, un mot perçu, un échange. Il nous parle ici de choses simples, mais tellement vraies, qu'il fait bon de ralentir notre vie pour les écouter, les réfléchir, les méditer et se dire que "oui, je ressens également cela", où, "c'est curieux, je n'y avais pas prêté attention", ou encore "je l'ai déjà vécu, je ne suis pas seule" !

La langue sublime et lecture paisible laisse entrevoir des regrets, des joies, des rires, des moqueries, un doux cynisme et un océan de clairvoyance subtile sur notre époque et les contemporains que nous sommes.

Je me suis particulièrement délectée des fragments suivants :

- La main au fond des poches (sur la solitude de ceux qui promènent leur chien)

- Les dénicheurs (ces gens qui semblent vivre dans des maisons de magazines déco et qui dénichent tout, partout, surtout le plus loin possible)

- Les vrais problèmes (Ces gens qui se réunissent mais n'ont rien à se dire)

- Visiteurs programmés (Ces touristes qui suivent une visite guidée mais qui en savent toujours plus que le guide)

- Vincennes - La Défense (ou l'échange inattendu entre une personne âgée un "djeuns").

Je pourrais encore en citer d'autres. D'ailleurs, j'ai bien envie de les réécouter encore et encore, pour mieux m'en imprégner !

A noter que ce format audio est suivi d'une interview de l'auteur, Philippe Delerm.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Avril 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/14/01/31/16/50/583089.jpgSynopsis : Deux sœurs que tout oppose. Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un dîner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leurs vies.
 
 
 
 
Avec Julie Depardieu, Patrick Bruel, Emmanuelle Béart
 
 
 
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Mon humble avis : Je n'ai pas lu le livre de Katherine Pancol, découragée par le volume de la célèbre trilogie. Donc pas de comparaison avec l'oeuvre d'origine dans ce billet !
J'ai beaucoup aimé ce film, même si j'ai ressenti quelques longueurs. Pas à des moments précis, mais c'était comme une impression générale. Je me demandais si le film ne durait pas trois heures, ce qui n'était pas impossible, étant donné la fameuse épaisseure évoquée plus haut.
Pour moi, Les Yeux jaunes des crocodiles n'est pas tout à fait une comédie. Certes, des passages tirent vers une franche cocasserie, mais dans l'ensemble, cette histoire témoigne des dysfonctionnements plus ou moins visibles d'une famille, et de la souffrance qui se répercute sur chacun des protagonistes. On ne peut que déplorer que personne n'est vraiment heureux dans cette chronique familiale, et certains maux trouvent leurs racines dans l'enfance des deux héroïnes. La mère, cette infernable bonne femme, a toujours eu une nette préférence, exprimée violemment au fil des ans, pour son ainée. Alors, pour Joséphine, il fut et est toujours difficile de gagner le respect de ses proches, malgré l'amour indeffectible, même si vampirique, de sa soeur Iris. Ce sujet est vraiment bien traité, avec délicatesse.
La force de cette histoire, c'est l'intérêt innévitable et grandissant que nous portons aux personnages, intérêt que devient veritable affection pour certains, notamment pour ceux joués par un subtil Patrick Brel et une sublime Julie Depardieu. Je ne connais pas bien la filmographie de cette dernière, mais je pense pouvoir affirmer qu'elle a trouvé en Joséphine un rôle magistral où exprimer pleinement son talent. Emmanuelle Beart est fidèle à elle même, parfaite pour se rôle de femme narcissique tant à la recherche de reconnaissance alors qu'elle vit dans l'oisiveté. Je ne vais pas me plier au rang des Voici et Gala, mais l'on regrette encore une fois les méfaits de la chirurgie esthétique. Cette femme était si belle au naturel... Maintenant, on décroche difficilement le regard de sa bouche mal refaite.
Quoiqu'il en soit, c'est vraiment un casting cinq étoiles qui sert magnifiquement cette histoire dont on ne peut qu'attendre la suite avec impatience !
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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