Publié le 11 Février 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/13/12/03/10/19/524458.jpgSynopsis : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie.
 
 
 
Avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade.
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  Mon humble avis : Une merveille que ce film d'animation ! Une pépite, un voyage dans un monde imaginaire, plein de surprises, de trouvailles plus mimi les unes que les autres, drôles ou touchantes. Quelle créativité, de quelle imagination a fait preuve toute l'équipe du film, c'est inoui ! Ca met du baume au coeur, ça attendrit, et je remprends encore la même racine linguistique, ça émerveille ! Nos yeux s'écarquillent devant tant de beauté, notre sourire s'étend sur toute la largeur de notre visage devant tant de tendresse, de douceur, d'ingénuosité, de naïveté, de beauté. Les images numériques sont absolument splendides, rayonnantes, lumineuses. Les personnages sont assez ressemblant avec les personnes qui leur prêtent leur voix : Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Jean Rochefort, Grand Corps Malade entre autre. Par moment l'ensemble prend des allures de comédie musicale, des passages étant chantés par les chanteurs que son Mathias Malzieu (Groupe Dyonisos) et Olivia Ruiz. Certaines chansons sont issues de leurs répertoires personnels, d'autres m'ont tout l'air d'être des inédits. Pour celles ou ceux qui ne le connaissent pas, Mathias Malzieu  (l'un des réalisateurs), est aussi, en plus d'être musicien chanteur réputé, écrivain. Jack et la mécanique du coeur est en fait l'un de ses romans dont il cosigne ici l'adaption ciné. Je n'ai pas lu ce livre, mais un autre de Malzieu. Aussi, je m'attendais à un univers d'adulte enfant, un monde intérieur, une atmosphère on ne peut plus onirique. J'ai eu ce que j'espérais, mais en puissance 10 !!!
Ce film s'adresse à touts publics, puisque là mention "dès 6 ans' est stipulée. Je ne suis pas sûre que les minots de cet âge saisiront les subtilités des dessins, des trouvailles, et la symbolique très forte du domaine amoureux. Par exemple, Miss Accacia se recouvre partiellement d'épine lorsqu'elle se sent en danger, pas sûre que les enfants le remarquent.. Mais ils verront une belle histoire à travers les yeux d'un adulte qui se souvient tant de son enfance, et le monde n'y est pas enjolivé. Et oui, le monde peut-être cruel, comme il l'est avec ce petit Jack si différent des autres, ce Jack qui à une petite horloge à la place du coeur. Et cette horloge, elle a une clé, car il faut la remonter régulièrement.... Alors, cette superbe et adorabe histoire, c'est sur la clé de notre coeur, et ce que nous en faisons.
A voir, à revoir (au cas où des petites merveilles de trouvailles nous aurait échappé), à avoir chez soi. Une perle dans un écrin ! Un énorme coup de coeur !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Février 2014

http://p7.storage.canalblog.com/72/10/1111954/92756601.jpgRoman - Editions J'ai Lu - 286 pages - 13€50

 

 

 

Parution chez J'ai Lu le 8 janvier 2014

 

 

 

L'histoire : Il s'appelle Bernard, il a 50 ans. Il y a 30 ans, il avait la bonne tête de l'emploi alors la BNP l'a recruté. Bernard pensait que ça durerait toujours. Mais voilà, dans le prénom de Bernard, il y a une certaine notion de précipice.... Et ce précipice se présente d'un seul coup, à moins qu'il n'y ait eu quelques signes avant coureurs... Mais d'un seul coup, Bernard n'a plus la tête de l'emploi ni auprès de sa femme, ni auprès de la BNP.... Il se retrouve alors sans rien après une vie sans histoire... la seule solution... retourner vivre chez Papa et Maman...

 

 

 

Tentation : Foenkinos, les yeux fermés je dis OUI !!!

Fournisseur : Les éditions J'ai Lu et Silvana Bergonzi, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

 

 Mon humble avis : Patatras, déjà une de mes résolutions 2014 à terre. J'avais dit que je n'achetais plus de livre.... Mais celui ci me faisait forcément de l'oeil.... j'avais dit que je limitais un max les SP (Services Presse) et voilà que J'ai Lu me propose ce roman, que j'accepte, ni une ni deux . La mise à mal de cette résolution ne met pas à mal mes finances fragilisées !

Serai- je objective dans ce billet ? Certainement pas. Foenkinos, j'adore ! Tant l'homme que ses romans. Ouvrir un Foenkinos, c'est comme rentrer chez moi, être sûre de m'y sentir bien. C'est lire ce que j'aurais aimé écrire si j'avais du talent. L'homme et sa plume me font rire, pas forcément aux éclats, mais rire délicieusement... En fait, pour moi, Foenkinos c'est l'inventivité dans la simplicité ! 

David Foenkinos maitrise effectivement l'art de divertir, de détendre, de faire sourire, ou rire avec des situations pas drôles, même parfois pathétiques ou dramatiques. Il ne tourne pas ces événements, ou non événements en comédie hilarante, mais en situations faussement farfelues, avec un humour et une atmosphère faussement détachés. Foenkinos fait de l'extraodinaire avec de l'ordinaire, mais sans grandiloquence ni feux d'artifice. Son arme redoutable, cet humour particulier, presque pince sans rire, et cette imagination débordante pour les métaphores, les comparaisons incomparables, les évidences et les non sens de la vie qu'il pointe du doigt, enfin, de la plume avec des expressions aussi flegmatiques qu'efficaces, et parfois, bien cruelles sans en voir l'air.

La tête de l'emploi ne fait pas exception, on retrouve bien les ingrédients que l'on recherche en ouvrant ce livre. Ici, Foenkinos s'attaque à la Crise et à un phénomène de société plutôt récent : Le retour des quinquagénaires chez leurs parents, faute de revenus, suite à un divorce etc...

Bernard était bien dans sa petite routine qu'il jugeait confortable, que ce soit au travail ou dans son couple. Il n'imaginait pas que sa femme ne puisse s'en contenter. Ne doutant pas de son amour pour elle, comment aurait-il pu douter de son amour pour lui. La société actuelle est bien décortiquée : sa violence morale... Le monde impitoyable du travail où l'on vous vire pour les mêmes raisons qui vous ont fait embaucher 30 ans plus tôt.... Le monde à l'envers... Où les adultes retournent chez leurs parents, où les enfants devenant adultes aident leurs parents désarçonnés à remettre le pied à l'étrier... Un monde qui n'accepte pas les failures, où il faut toujours se montrer en forme. Ca parait déprimant vu comme ça ? Et bien non, sous la plume de Foenkinos, entre tendresse et cynisme, ça ne l'est pas du tout !

Une nouvelle fois, l'auteur fait de Bernard un anti-héros auquel on s'attache, un gars qui n'est pas foudre de guerre mais qui, en restant plus ou moins lui même, trouvera une solution là où il ne l'attendait pas. Le message final pourrait paraitre simpliste (il faut rebondir par soit même, ne pas attendre la solution de la société...) Mais à mes yeux, elle ne l'est pas. Je préfère une issue aux abords simplistes mais réalistes à une fin et ultra romanesque et bien improbable, à des années lumières de ma réalité. De mon côté, il me reste à trouver de quel emploi j'ai la tête !  

 

PS : Ce roman est un inédit publié chez J'ai Lu dans un format et un tarif à mi chemin entre le format brochet et le poche.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Février 2014

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/13/12/18/12/43/406041.jpgSynopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 
Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.
 
 
Thriller avec Gilles Lellouche, Vincent Lindon, Nadine Labaki
 
 
étoile3etdemi
 
 
  Mon humble avis : Quel film ! J'ai l'impression que cela fait une éternité qu'un film ne m'avait pas autant scotchée à mon siège ! Une fois l'action en route, plus moyen de l'arrêter, pas un temps mort !  Pourtant, la fameuse scène qui déclenche l'ensemble tarde un peu à venir. Le premier quart du film sert donc à installer les personnages, leurs failures, leur passé. Ce n'est pas sans intérêt, loin de là, et déjà, on apprécie le jeu formidable, même si ce n'est pas une réelle surprise, des acteurs : Gilles Lellouche, Nadine Labaki, Vincent Lindon (qui ose un timide sourire à la fin ) et enfin, l'adorable jeunot de la bande : Max Baissette de Malglaive, qui du haut de ses 13 ans, se hisse largement sur la même marche du podium que ces collègues adultes et confirmés. Ce gamin, on l'a vu il y a quelques mois, déjà brillant, dans le film "Une place sur terre", avec Poelvoorde. Ici, il est tout aussi brillant et craquant, sauf que... j'ai trouvé que le gamin, sensé avoir 9 ans dans le film, agissait avec une maturité parfois peu crédible pour son âge. Les scénaristes auraient mieux fait de lui laisser son âge véritable.
Le film devient stressant à souhait, et même assez violent physiquement comme moralement. Moralement, parce que la cible est un enfant, et il est donc tout à fait répugnant que la mafia s'en prenne à un enfant témoin... Physiquement, car il y a pas mal de combats corps à corps, ça flingue sans hésiter, ça fait tout pour survivre dans les pires situations. Et puis les méchants ont vraiments des gueules de très méchants qui sont, qui plus est, du genre increvables !
Mise à part l'action, l'autre grand intérêt de ce film est la profonde amitié, même si devenue taciturne, entre deux hommes (Lellouche et Lindon), qui formèrent un tandem de choc dans la police toulonnaise avant qu'un terrible accident de voiture conduise l'un d'eux à la perte de tout (boulot, famille, mariage....) L'un soutient l'autre envers et contre tout, quitte à se remettre hors la loi. Ces deux personnages sont touchants et intéressants. J'imagine que Lellouche et Lindon n'ont pas du être difficiles à convaincre pour endosser de tels rôles.
Le titre ? Et bien il prend tout son sens dans les dernières minutes du film. Quelle révélation ! Inattendue ! Elle donne le vertige, et vous amène à voir le film, les personnages et même l'humain d'un oeil encore différent. Où se situe l'inhumanité, et jusqu'où l'amitié peut elle aller ?
Un chouette film, vraiment, si on lui pardonne d'avance ses quelques contradictions ou improbabilités.
 
 
      
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Février 2014

http://www.bdouebe.net/img/lephotographe/lephotographe3couv.jpgBD - Editions Dupuis - 98 pages - 19 € avec le DVD

 

 

 

Parution en janvier 2006

 

 

L'histoire (vraie) :

   
     

Fin 1986. Après trois mois passés avec les MSF en Afghanistan, Didier Lefèvre, le Photographe, décide de rentrer seul en France. Juliette, la chef de mission, s'y oppose ; sans la protection de l'équipe, sans parler la langue, c'est trop dangereux. Didier insiste. Juliette, finalement, lui cède la responsabilité qu'elle exerce sur lui : " Tu es majeur et vacciné. Si tu veux partir, pars ". Et c'est le retour. Un retour riche en péripéties et en rencontres, léger et heureux dans les premiers jours, âpre et pénible à l'extrême les jours suivants. Ses photos et sont récit en témoignent. La mission et le chemin du retour marqueront sa vie à jamais. De la même façon que longtemps encore après avoir refermé ce livre poignant, merveilleusement écrit, photographié et dessiné, les lecteurs auront l'Afghanistan chevillé au coeur, et qu'ils n'oublieront jamais ces hommes et ces femmes qui " tentent de réparer ce que d'autres détruisent ".

    
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Mon humble avis : Comment ne pas mettre 4 étoiles à ce 3ème et dernier tome de la série, même s'il est un tout petit peu moins intéressant que les deux autres ?
Le 2ème tome terminait alors que Didier venait de décider de rentrer seul au Pakistant, puisque sa mission de photographe au sein de l'équipe d'MSF s'achevait. Ce tome ci est donc plus centré sur le personnage de Didier et son long, plus long que prévu chemin du retour, et bien sûr, sur l'Afganistan, pour le meilleur comme pour le pire, au niveau humain, puisque nous sommes toujours en période de guerre. Il y a des gens qui le raquette, d'autres qui le laisseraient pour mort en bord de chemin, d'autres qui le ramassent, et le sauvent.
Ce tome est "moins" dur à lire, puisque nous n'affrontons "que" les conséquences secondaires de la guerre sur le comportement humain. Mais la nature n'en n'est pas moins hostile et face à cela, même le plus grand homme peut y perdre la raison. C'est ce qui arrivera à notre photographe, pendant quelques heures. La peur, entre autre celle de mourir là alors qu'il voulait juste rentrer, l'amène a faire l'inimaginable. Impossible de juger bien sûr, mais au contraire, on ne peut que demeurer admirative devant la force de ces gens qui vont au fond d'eux même et du monde pour témoigner, sauver, réparer.
Histoire d'alléger un peu l'atmosphère, il y a des passages assez comique lors des rencontres de 2 cultures, avec 2 langues différentes qui ne se comprennent pas. Les Afgans que Didier croisera en chemin lui demanderont, en guise d'introduction, quelle est sa religion. Heureusement, il est chrétien et non juif... Car il est bien expliquer que nos occidentaux assistent alors à l'émergence de deux Islam..... L'Islam radicale et l'Islam nationaliste.... Car au fond de l'Afganistan, en ces temps de guerre, les seules écoles qui restent un tant soit peu ouvertes sont les mosquées. Et Juliette, la chef d'MSF afganistan, de s'interroger sur la possibiliter de reconstruction du pays un fois que la guerre sera terminée. Comment, des gosses qui auront grandi une kalashnikov à la main et des versés du Coran dans l'autre, pourront ils rebâtir un pays ?
Il faut tout de même savoir que Didier ne sortira pas indemne de ses quelques mois Afgans et de se retour très éprouvant. Entre fatigue extrème, effort, manque d'hygiène et sous-nutrition, il perdra par la suite 14 dents....
En post face de cet album, un portrait de chaque personne rencontrée au cours des 3 tomes, ce qu'ils étaient, ce qu'ils sont devenus... La bande d'MSF a depuis longtemps quitté l'association... Certains sont devenus vignerons dans le Sud Ouest.... Quoiqu'il en soit, c'est une équipe unie pour la vie, qui, loin des horreurs de la guerre, vivent de bons moments ensemble. Ces dernières pages sont une belle bouffée d'oxygène et un sacré gage sur la grandeur humaine.
Ces 3 tomes m'auront profondément marquée. Jamais je n'oublierai ces bénévoles, ces hommes et ces femmes que le mot "admirable" ne suffit pas à décrire.
 
LE DVD : Ce 3ème tome est accompagné du DVD des images filmées pendant cette mission MSF en Afganistan par Juliette Fournot. Il complète extrèmement bien les 3 BD. Déjà, on y voit le vrai visage de cette fameuse Juliette, et des quelques médecins qui l'accompagnent. Le DVD explique aussi parfaitement l'aspect logisqtique et la préparation d'une mission, (ces missions MSF sont clandestines) depuis l'achat de 120 chevaux et mulets jusqu'à l'empaquetage du matériel médical. Dans les 120 bêtes, il est prévu que 10% n'arrivent pas à destination... Une bête de perdue avec son chargement, c'est aussi 2 semaines de soins de moins sur place. Il y a la route aussi. 3 semaines à pieds dans la caillasse, de nuits, des cols dont certains à presque 600 mètres. Et puis il y a les Afgans, depuis les chefs de guerre, en passant par les bénévoles, les Moudjadins, les gamins armés, ceux qui ne le sont pas, les blessés, les morts.
Attention, ce DVD est très dur à regarder. Les images sont terribles, car nettes et réelles (là où les photos noir et blanc des BD ne montraient pas forcément le détail et la couleur.
C'est dur au niveau animal, on voit des ânes tomber dans des torrents et se noyer, ou des chevaus mourir d'épuisement.
C'est dur au niveau humain.... Cette jeune fille qui s'est pris des éclats d'obus dans les vertèbres et qui plus jamais ne rermarchera... Ce gamin dont le bras a été transpersé par une balle et qui ne pleure même pas lors de soin.
C'est dur au niveau médical.... On assiste à une partie de l'opération du jeune homme qui s'est fait arraché la machoire par des éclats d'obus... C'est dur mais mon dieu, comme c'est fort... L'on voit les deux médecins recoudre cette machoire à la lampe frontale, patiemment.... Et la photo du blessé, deux mois après : un bel homme, un miracle de ce que l'homme peut faire. Pas n'importe quel homme j'en conviens, un homme extraordinaire.
Alors malgré la violence morale  et visuelle de ces images, je pense qu'il faut savoir les regarder, pour ne pas oublier la chance que l'on a de ne pas avoir à les vivre et pour que, chacun de notre côté, nous fassions en sorte que "plus jamais cela", même si cela arrive encore bien trop souvent de part notre planète.
Ces BD et ce DVD sur les résultats de la guerre sont un formidable appel à la paix !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Février 2014

http://www.babelio.com/couv/29333_aj_m_2530.jpegRoman - Editions Lunatique - 89 pages - 10 €

 

 

Parution le 21 mars 2013

 

L'histoire : Celle de Pénélope, reine d'Ithaque, qui attend Ulysse depuis 20 ans. 20 ans que que son époux, parti en guerre, est porté disparu.

Pénélope attend, brode, espère, désespère,se souvient. Elle se regarde aussi vieillir et se demande si Ulysse la reconnaitra à son retour, car elle en est sûre, il reviendra.

 

 

 

Tentation : Le ptich

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Ce court roman est une petite merveille ! Comme il m'a plu ! Il m'a replongée avec délectation dans l'histoire de L'odyssée d'Homer, que j'avais déjà adorée il y a 20 ans, et dans l'approche de la fin m'avait mise en transe, tant je trouvais le suspens implacable.

Ici, le récit des 20 ans est beaucoup moins long...  89 pages... Et il nous amène aux côtés de Pénélope, qui attend, inlassablement, décidée, désespérement Ulysse.  Comment Pénélope a t-elle vécu cette attente, l'approche des retrouvailles et les retrouvailles elles mêmes. Violaine Bérot répond à ces questions par des suppositions qui comblent ainsi les lacunes de l'Odyssée d'Homer. Ces suppositions sont on ne peut plus humaines, et déroulées dans un style lyrique tout à fait adéquat à l'époque antique et à la mélancolie de Pénélope. Se faisant, l'auteure nous parle tout simpement d'Amour, du plus bel Amour : l'adoration platonique, qui se nourrit de souvenirs de plus en plus lointains. La grande crainte, que ces souvenirs s'effacent. Autre possibilité, que ces derniers subliment la réalité. Et puis, l'héroïne s'interroge : Ulysse a-t-il connu d'autres femmes alors qu'elle lui est restée fidèle au point de repousser autant les convenances que ses dizaines de prétendants impatients... Bien sûr, Pénélope craint que sa vieillesse la rende moins sésuidante aux yeux de son Amour. D'ailleurs, se reconnaitront ils ? Pénélope est partagée entre excitations et angoisses. La lectrice que je suis n'était pas encore à l'épogée du plaisir, qui se fait on ne peut plus délicieux dans le jeu et la connivence qu'installe l'auteure entre Pénélope et Ulysse et qui, loin d'une apparence physique ou d'un contact corporel, sont le moyen de reconnaissance entre les deux êtres qui s'aiment. C'est juste sublime, et servi par une écriture magnifique.

Ce roman est donc très odacieux et original, jusque dans sa narration très sensuelle... L'auteure interpelle Pénélope pour s'imaginer à sa place sans doute. C'est la deuxième personne du singulier qui nous livre que coeur de Pénélope.

 

 

 

   http://leslecturesdasphodele.files.wordpress.com/2013/03/logo-challenge-amoureux-3.jpg     Amour mythique, mythologique

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Février 2014

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/619/21061922_20131128171836198.jpgSynopsis : Ancien Marine, Jack Ryan est un brillant analyste financier. Thomas Harper le recrute au sein de la CIA pour enquêter sur une organisation financière terroriste.
Cachant la nature de cette première mission à sa fiancée, Jack Ryan part à Moscou pour rencontrer l’homme d’affaires qu’il soupçonne d’être à la tête du complot.
Sur place, trahi et livré à lui-même, Ryan réalise qu’il ne peut plus faire confiance à personne. Pas même à ses proches.
 
 
Thriller avec : Chris Pine, Kevin Costner, Keira Knightley, Kenneth Branagh
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 étoile2.5
 
 Mon humble avis : Bon, c'est clair, The Ryan Initiative n'est pas le film du siècle et donne une certaine impression de déjà vu, mais en moins bien. Ce film surfe sur les vagues rentables des Jason Bourn and co, mais sans atteindre le même barreau de l'échelle, loin de là ! Pourtant, c'est efficace, il y a de l'action (mesurée), ça n'explose pas de partout et pas de surenchère d'effets spéciaux frisant le ridicule.
Chris Pine rend le personnage de Ryan très sympathique, voire un peu trop avec sa belle gueule d'ange à peine sorti de l'enfance. Certains passagent m'ont même semblé improbable, même pour du cinoch made in U.S... Le gars, même si ancien marine, qui est un agent dormant pendant derrière son bureau de Wall Street et qui arrive à venir à bout d'un body gard black armoire à glasse XXL.... mouais. Bon, en même temps, si Ryan ne l'avait pas dégommé ce body gard, le film aurait duré une demi heure ! On prend plasisir à retrouvé Kevin Costner et on déplore l'aspect archi caricatural des méchants Russe. J'aurais aimé des méchants plus subtils !
Les enjeux et coeur du scénario ne sont pas évidents à saisir au début, puisqu'il s'agit de terrorisme financier pour mettre à genoux les USA... On a du mal à comprendre ce que vient faire l'histoire du pipeline Turc and co. En plus, les dialogues geopolotico-fincanciers, en V.O, ce n'est pas trop ma came !
Dommage aussi que le pitch soit si trompeur.... Il y ait dit que Ryan se retrouve trahi, qu'il ne peut faire confiance à personne. Et bien cette trahison, qui aurait donné du piquant au film, on l'attend jusqu'au bout, en vain.
Bon, c'est pas déplaisant, c'est même distrayant, mais cela n'apporte rien de nouveau, et encore moins la fin, écrite d'avance, et qui n'est qu'un copier / coller de la fin des films à la Bruce Willis
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Janvier 2014

http://ecx.images-amazon.com/images/I/816UEv9AncL._SL1500_.jpgRoman - Editions Pocket - 405 pages - 7.60 €

 

 

Parution en Pocket en avril 2013

 

 

L'histoire : A 28 ans, Julie est plutôt une Miss Catastrophe, qui n'a pas peur du ridicule. Enfin si, mais ça n'empêche.

Un jour, un nouveau voisin emménage dans son immeuble. Son nom : Ricardo Patatras ! Un tel patronyme ne peut qu'aiguiser la curiosité de Julie qui fera tout, mais alors tout, pour rencontrer cet inconnu et tout savoir de lui. Pour Julie, rien d'impossible !

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Prêt de ma cop Armelle !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Ce roman a eu un succès fou cet été, tant sur la blogo que dans les librairies, et ça se comprend bien. Date de parution parfaite pour un succès estival... Ce livre étant idéal pour lire sur la plage, dans le train, dans un transat etc... Je me demande s'il aurait fait aussi bonne fortune en sortant en novembre, malgré le bonnet péruvien de la couverture.

Mais ne vous y trompez pas, j'ai passé un assez bon moment de lecture, et il en sera certainement de même pour vous à une seule condition : que vous n'y cherchiez qu'un total divertissement. Je me suis bien amusée des (mes)aventures de cette fameuse Julie qui n'en loupe pas une et qui aime aller un peu au devant des ... ennuis. On tremble pour elle plus d'une fois et nombre de passages et situations si hilarants qu'on ne peut s'empêcher de se créer un film dans sa tête pour visualiser le tout. Et bien sûr, en tête d'affiche, on a vite fait de remplacer Julie par soi même, si l'on est du sexe féminin. Car l'auteur se moque avec gentillesse, et sans doute un peu d'exagération, quoique, de nous autres, les femmes amoureuses. Les espoirs, les "taquetaquetiques" pour approcher, aperçevoir, croiser l'heureux élus qui s'ignore. Les hontes, les gaffes, les malchances, les catastrophes qui n'arrivent jamais quand vous êtes seules chez vous, mais face à votre fantasme !!! Le comportement amoureux féminin est donc ici bien décortiqué et rendu, malgré une tendance narrative qui frôle souvent l'hyperbole. Et oui, il faut bien correspondre au registre de la comédie revendiquée. Ce qui est assez épatant, c'est que l'auteur soit un homme... Et oui, derrière une telle histoire et ses rebondissements, on imagine plus une plume féminine et quelque peu autobiographique !

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de quartier et de voisinage qui règne dans ces pages. On n'y fait connaissance de pas mal de monde, entre la boulangère, le banquier, l'épicier, "le chinois".... Cet aspect m'a réjoui, car ces personnages sont souvent hauts en couleurs et décrits avec tendresse.

Mais j'émets tout de même quelques bémols...

Malgré le mystère qui l'entoure (imagination débordante de Julie ou pas), le personnage de Ric m'a paru vraiment trop parfait... pour être un tant soit peu crédible. En fait, ce ne sont pas les pitreries les plus incroyables de Julie qui m'ont fait tiquer, mais ce côté "absolute perfection" de ce Ric. Mais sans doute suis-je désabusée ?!

Le style n'est pas très riche et aurait mérité quelques coups de pelle supplémentaires. Une histoire qui se veut drôle et légère (mais reflet d'une certaine réalité) peut tout à fait remplir son objectif avec une écriture plus soignée.

Enfin.... et bien l'ensemble finit tout de même par s'essoufler et les rires (ou sourire) par s'espacer de plus en plus au fil de la lecture, sans doute parce que les proportions des délires de Julie deviennent tels que l'on s'identifie moins à elle. Et puis les redondances dans les réflexions ou les situations se remarquent.

Mais quoiqu'il en soit, Demain j'arrête occasionne un bon moment de détente et nous présente des personnages attachants. 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Janvier 2014

http://madmoizelle.com/carnets/bd/files/2012/03/pablo-1-225x300.jpgBD - Editions Dargaud - 88 pages - 16.95 €/tome

 

 

 

 

Parution du tome 1 en janvier 2012

 

 

 

L'histoire : Max Jacob est le 1er tome de Pablo, une série signée Birmant et Ourbrerie qui, en 4 épisodes, racontera le quotidien de Picasso jeune homme, à Montmartre, entre 1900 et 1912.

Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au coeur de leur existence, il y aura les grands poètes Max Jacob, le clown tragique amoureux fou de Picasso, et Apollinaire et puis Gertrude Stein, sa jumelle visionnaire, le peintre Georges Braque, copain de cordée avec lequel il inventera le cubisme, sans oublier, au-dessus de la mêlée, avec ses lunettes cerclées de fer, le seul grand rival : Henri Matisse.

 

 

 

 

 

Tentation : Un peu de culture ne nuit pas à la santé

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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 Mon humble avis : Une histoire qui se déroule sur 4 tomes, le quatrième étant, si j'ai bien compris, à paraître. Mais je ne l'attends pas, tout comme je n'ai pas l'intention de dégotter le troisième.

En effet, cette BD ne m'a pas convaincue, je n'y ai pas vraiment accroché. Et pourtant, le sujet est digne d'intérêt, et le contenu n'en manque pas, mais bien moins que je ne l'espérais !

La narratrice est Fernande Olivier, qui fut amante, compagne et modèle de Picasso. Elle nous raconte sa vie d'avant Picasso (mariée très jeune à un abruti qui la battait), autour de Picasso et avec Picasso.

Nous assistons donc aux premiers pas de Pablo Picasso, alors illustrement inconnu, à Paris, loin de sa patrie espagnole. Rencontres multiples avec poètes, sculpteurs, peintres confirmés ou en devenir. Vie de bohême, sans le sous, squatte chez l'un chez l'autre et les uns avec les autres et les unes avec les autres. Bref, beaucoup de monde. Au programme : Orgies, alcool, opium, déprime dans la crasse. L'artiste cherche désespérement à vendre ses toiles, à trouver un agent (officiel ou roublard), se trouve un moment un mécène en la personne de Max Jacob. L'artiste se cherche encore, l'invention du Cubisme viendra plus tard. Dans le tome 2, c'est son amitié avec Appolinaire qui tient un peu plus le devant de la scène. Picasso vend un peu, mais pas assez. Dans sa chambre, il gèle en hiver. Mais l'artiste peint sans s'arrêter, tentant de se faire un nom... qui commence à se murmurer dans le Paris du début 20ème.

Picasso, je n'en connais pas grand chose, à part des toiles vues dans quelques musées, une bio très résumée, une réputation et sa côte dans le marché de l'art actuel !!! Aussi, cette BD avait tout pour me captiver.

Et bien non. Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé l'ensemble très fouilli. Une multitude de personnages difficiles à reconnaitre d'une planche à l'autre. Les dessins de la ville, de Montmartre etc m'ont bien plus, mais ceux des personnages : non. Trop irréguliers, trop changeants. D'une page à l'autre, Fernande passe de rousse à châtain, Picasso de beau jeune homme à un homme on ne peut plus commun, voire pas gâté par la nature... Sans parler des fois où je ne l'ai pas reconnu ou quand j'hésitais sur son identité... Et pourtant, les dessins sont de Clément Oubrerie, que l'on connait bien sur la blogo pour s'être illustré dans la BD Aya de Yopoungo. D'ailleurs, certains visages de "Pablo" ne sont pas sans rappeler des personnages d'Aya !

Peut-être qu'une culture moins "légère" dans cette époque artistique m'aurait aidé à reconnaitre des personnages faisant leur apparition et installant ainsi toute l'époque et l'entourage de Piccasso.

On a l'impression que le tout Paris ou presque connait Picasso, quand celui ci vit dans la pauvreté. Donc je n'ai pas trop saisi. De même, on passe d'une scène à une autre sans en apprécier l'enjeu, voire l'utilité. "Fouilli" résume vraiment bien mon impression.

Pourtant, les couleurs sont agréables et l'atmosphère bohême de Montmartre et du Paris des années 1900 est bien rendue, tout comme les us et coutumes du milieu artistique, que ce soit du côté des artistes, ou de leurs modèles.

J'ai appris, un peu... Mais sans délectation.

 

 http://www.letelegramme.fr/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2012/09/02/1823836_12867566-0209pablo-20120831-j125e.jpg?article=20120902-1001823836&aaaammjj=20120902

 

 

 http://a3.mzstatic.com/us/r30/Publication4/v4/24/73/3a/24733a53-7610-ab9d-a8ab-554eb466ad32/IMG_2263.480x480-75.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Janvier 2014

Allez, un petit dimanche en photo ! Si vous êtes enfermés chez vous aujourd'hui, voici un bol d'air bien iodé !
Toujours réalisé avec mon iphone... Et parfois, de nouvelles appli avec lesquelles je m'éclate tant à donner certains effets ! Et parfois, j'ai l'impression d'avoir un pinceau au bout des doigts, sauf que c'est bien plus facile, rapide, économique (etc...) que la peinture, la vraie que je pratiquais il y a quelques années !
Aujourd'hui, je vous emmène toujours en Ille et Vilaine (mon département !). Tout d'abord à St Benoit des Ondes, à l'Est de Cancale, puis quelques plages entre Cancale et St Malo, dont la célèbre plage de la Guimorais où, en hiver, tout le monde est bien habillé, ce qui n'est à priori pas le cas en été...
Enfin, nous terminons par un coucher de soleil en hauteur, sur la baie de St Malo !
Enjoy !!!
 
 
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 24 Janvier 2014

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/13/12/04/16/53/529485.jpgSynopsis :À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même
 
Avec Karine Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac
 
-toile4.jpg
 
 
 
  Mon humble avis : Ce film est l'adaption ciné de la célèbre bande dessinée Lulu femme nue, du non moins fameux Etienne Davodeau, qu'il est impossible d'ignorer si l'on se promène un peu sur la blogo.
Les adaptations sont toujours plus ou moins périlleuses car les lecteurs comparent souvent avec l'histoire du média d'origine.
Et bien j'ai trouvé le film très fidèle à la BD. Pas forcément à 100% dans le scénario, mais dans l'atmosphère, dans le message, ça oui, à 200%.
Le système narratif de la BD a disparu (la bande d'amis/famille sur la terrasse en été qui raconte l'aventure de Lulu, si je me souviens bien). Personne ne raconte. Nous suivons Lulu dans son éveil, son réveil à la vie, à son identitée de femme aimable au sens littéral du terme. Lulu était devenue transparente aux yeux du monde, et pire encore, même aux siens. Elle retrouve de la couleur, de l'épaisseur, de la beauté au fil de ce parcours initiatique qu'elle s'offre. Lulu redécouvre sa propre valeur à travers celle des autres qui la regardent pour de vrai, pas comme si elle était un meuble immuable. J'aime terriblement cette histoire de femme qui prend le large quelques jours suite à quelques désillusions. Lulu met au placard ces responsabilités des mères de famille pour se retrouver elle. Et c'est beau qu'une femme réalise qu'elle n'est pas que mère de famille, même si elle adore ses enfants, ni que la potiche de son ignoble mari.
La réalisation semble simple. Authentique je dirais, comme le sont les sentiments déployés dans ce film. Pas d'effets grandiloquents. Un film au plus proche de la vie, la vraie. Celle où l'on se cherche, se bat, s'aime, se découvre, se défend.
Le message est simple aussi : respect des autres, de la différence, l'amour, le partage, la solidarité. Mais le tout est traité avec une telle finesse que tout en devient grand, magique. On croirait presque à un conte de fée, même s'il n'y a pas de longues robes, de princesse et que le prince charmant n'est pas là où on l'attend !
Les relations entre les personnages, et les personnages eux mêmes d'ailleurs, sont touchants, drôles aussi dans leurs réparties ou leur naturel. Ils nous donnent envie de sourire, et aussi, de temps en temps, de rire. Pas d'hilarité non, un rire de bien être que nous provoquent les gens qui sont drôles juste en étant eux mêmes, sans artifices ni efforts.
J'aimerais bien que Karine Viard ait un César pour le rôle de Lulu. Car elle y est splendide, rayonnante, bouleversante. J'ai beau y réfléchir, je ne vois pas qu'elle autre actrice française aurait pu interprêter ce rôle aussi bien qu'elle. Karine Viard donne vie à Lulu, chair et os, regard, fragilité, force. Elle l'a fait exister pour de vraie cette Lulu qui n'était jusqu'à maintenant que quelques traits de crayons dans une BD. Et surtout, elle la respecte entièrement et lui rend justice ! Quand à Bouli Lanners dans le rôle de Charles... Très touchant, doux et mystérieux à la fois. Juste parfaitement juste !
Un film magnifique sur une femme qui semble banale à mourir, mais qui a bonté et beauté au fond d'elle même. Joli message. Quand on sait creuser là où il faut, on trouve toujours son or !
PS : Regardez bien.... Dans l'une des scènes du café, le client qui commande un café sans croissant n'est autre qu'Etienne Davodeau himself !
    
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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