Publié le 15 Mars 2014

En février, je suis allée faire une petite rando de 8.2 km près de Cancale, à la Pointe du Grouin. L'objectif était d'aller entre autre admirer les mimosas en fleurs.... C'était peut-être un peu tôt en saison car ces superbes arbres étaient moins flamboyants que ceux que j'ai pu voir ces jours ci.
Quelques jours plus tard, ce fut pour moi l'occasion de me lancer dans mon tout premier diaporama Power Point, histoire de m'entraîner pour ma formation en bureautique.
Un peu plus d'une journée complète plus une soirée pour ce résultat, depuis l'éclaircissement et le recadrage de certaines photos, jusqu'à la publication en vidéo sur You.Tube ! Entre application de mes cours et bidouillage certains, voire incertains !!! Mais une belle victoire pour moi !
 
 
 
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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Mars 2014

imagesCAD0WXX7.jpg   Roman - Editions Grand Océan - 247 pages - 18 €

 

 

 

 

Parution en 2005 

 

 

L'histoire : Maximin est un tout jeune homme révolté et la tête plein de rêve. Il vit avec sa mère, ses frères et soeurs à Bras la Boue, un bidonville proche de St Denis, à la Réunion. Son quotidien, c'est ennui, désoeuvrement, misère, poussière, petits boulots minables et une collection de "Non" quand il se présente pour un emploi. Alors que pas très loin, vit l'autre société Réunionaise. Les riches, dans leur  villa, belle voiture, beaux vêtements, poste dans l'administration.

Mais Maximin a entendu des rumeurs.... Il existerait, sur l'île une multitude de trésors encore cachés. Des trésors datant de l'époque des pirates et de flibustiers. Maximin part, se promettant de découvrir un trésor, et ainsi, de gagner sa place au soleil.

 

 

tentation : Le pitch, l'exotisme

Fournisseur : Ma PAL (livre acheté lors de mon voyage à la Réunion)

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 

 

 Mon humble avis : C'est une bien belle histoire que nous conte là Bernadette Thomas et mes mots sont choisis... En effet, on n'est pas loin du conte, de la fable... qui s'adresserait plus, je pense, à un lectorat adolescent, même s'il n'est pas interdit encore aux adultes de rêver. Cette jolie histoire, celle d'une quête, est plutôt simple, comme le message qu'elle distille : Pour trouver un trésor, encore faut il ouvrir les yeux... le trésor c'est le bonheur et le bonheur, c'est les autres. Bref, il en faut un peu plus, à moi la quadra désabusée, pour m'extasier devant une telle évidence  Ce n'est donc pas l'histoire que je retiendrais longtemps, mais sa situation géographique ! Et, à mes yeux, c'est tout l'intérêt de ce roman, et pas des moindres.

Je veux ma place au soleil nous emmène dans la Réunion loin des cartes postales et des circuits touristiques, donc la Réunion que je n'ai pas vraiment vu lors de mes vacances là-bas il y a déjà un an et demi . Même si cette Réunion là, je peux un peu l'imaginer, ayant vécu en Guadeloupe. Des DOM, je sais qu'il y a une médaille ensoleillé et un revers plus sombre même si le soleil brille de la même façon pour tout le monde.

Comme dit dans la quatrième de couv, Bernadette Thomas nous montre une Réunion à deux vitesses et s'attache particulièrement à décrire la Réunion des oubliés, et ce de l'intérieur. Le premier tier du livre nous fait évoluer dans un microcosme on ne peut plus créole, dans un bidonville de la banlieue de ST Denis. C'est cette partie là que j'ai préférée. Très intéressante, vivante, ponctuée de quelques phrases créoles (très compréhensible). On y constate la débrouille des uns et des autres, le courage des mères malgré leur ignorance culturelle et alphabétique. L'espoir ou "l'attrappe couillon" représente l'école pour certains. La poussière, les cases qui tiennent à peine debout. Les us, les coutumes, les légendes, les croyances. La soumission des ainés à un système qui les écrase mais qu'ils n'ont pas la force de combattre, et la peur qu'ils ont de perdre le peu qu'ils possèdent. Et la révolte sous-jacente des jeunes devant ce à quoi ils n'ont pas accès. Et surtout, l'auteur se penche de très près à l'hypocrisie des visites politiques officielles. En effet, le quartier de Bras la Boue reçoit la visite de la Première Dame... Dès ce passage annoncé, alors là, la commune transforme ce bas quartier en un semblant de petite banlieue où il fait bon vivre, multipliant les caches misères.

Puis, avec Maximim, nous quittons Bras la Boue pour l'intérieur du pays, les montagnes, puis la côte Sud et Sud Est. Les gens y ont une autre mentalité, qui n'ont jamais vu la ville, voire jamais quitté leur village. Oui, là où mécaniquement un touriste peut faire le tour de l'ïle en une journée (sans rien voir, on est d'accord), certains réunionnais ne le font jamais en une vie. C'est un constat qui ne manque jamais de m'ébranler.

Ce livre est donc très instrutif à plus d'un titre : humainement, culturellement, "botaniquement".... Il est toujours intéressant de savoir comment l'on vit à l'autre bout du monde, qui plus est un bout du monde qui s'appelle aussi la France et qui lui donne aussi son visage si multiple et cosmopolite. Ce livre est à mettre dans toute les mains d'une jeunesse qui rêvent parfois d'un ailleurs avec les mauvaises cartes en main. Et puis rappelons le, l'histoire est mignonne malgré tout, même si trop mignonne pour moi en fait.

Il est temps aussi de remarquer le style et l'écriture magnifiques de Bernadette Thomas qui use à bon escient d'une très belle poésie. J'ai ressenti la chaleur étouffante, la verdure, le souffle des alizés. J'étais là-bas en fait.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Mars 2014

http://fr.web.img4.acsta.net/pictures/14/01/24/16/11/590379.jpg  Synopsis : La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.
 
 
Avec André Dussolier et Niels Arestrup
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Ce film est l'adaptation d'une pièce de théâtre, elle même adaptation de la Grande Histoire. Car ce qui se déroule en une nuit dans le film, s'est en fait étendu sur 3 semaines en 1944. Les rencontres entre Nording le suédois et  le Général Von Scholtitz ont vraiment eu lieu, mais personne ne sait exactement ce que se sont dit les deux hommes.  Pièce et film sont donc dans la spéculation mais on peut les imaginer très proche de la réalité.
Ce presque huit clos est tout simplement fascinant, captivant ! Même si on connait la fin, puisque Paris est fort heureusement toujours debout, le suspens est palpable et s'intensifie au fil du temps. On se demande quel argument va bien pouvoir utiliser Nording pour faire plier le Général allemand. C'est vraiment un bras de fer en gants de velours ! Courtoisie et diplomatie... mais c'est tout de même la guerre. Même le spectateur se fait prendre dans le coup de bluff ! Bien sûr, le scénario permet de s'interroger sur l'obéissance suprême.... Jusqu'à quand l'obéissance est elle un devoir devant un ordre qui n'a pas de sens ? De même, qu'est on prêt à faire pour préserver ceux que l'on aime ? Car l'on apprend ici que la famille de certains généraux allemands étaient tenue en "otage" par Hitler, comme monnaie d'échange pour garantir l'obéissance... Se pose aussi la question du nationalisme... et de la propriété d'une ville ou d'un pays envahi. A qui appartient il ? Aux habitants qui y sont nés... Ou à l'envahisseur ? Bien sûr, pour nous personnes sensées et non belliqueuses, la question ne ne pose pas.... Mais elle est on ne peut plus d'actualité lorsque l'on voit ce qui se passe en Ukraine actuellement. Hélas, l'Histoire semble n'être qu'un éternel recommencement.
La mise en scène est on ne peut plus maitrisée. J'ai juste regretté les quelques sorties de ce huit clos et l'intervention de personnages "extérieurs", liés à la stratégie militaire pure, car cela m'a un peu égarée. Mais il n'empêche, c'est un film à voir absolumement, ne serait ce que pour rappeler, en notre époque où tout tremble un peu partout, d'où revient Paris, quelle perte cela aurait été pour le patrimoine français et mondial...
Quant à André Dussolier et Niel Arestrup.... Que dire ? Pfiou.... Ils sont tout simplement magistraux ! Ils portent le film ! Et vraiment, en France, on peut être fier d'avoir d'aussi grands acteurs, discrêts dans la vie, mais qui crêvent l'écran. Qui font leur métier avec un talent exceptionnel... Et qui font aussi partie de notre patrimoine. Bravo Messieurs !
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mars 2014

En ce beau dimanche ensoleillé, je vous emmène à St Servan, quartier de St Malo extra muros. Charmante petite bourgade en bord de mer avec port, petit port, plage, monuments historiques, Histoire...
Toutes ces photos ont été prises avec mon célèbre iphone en un délicieux dimanche du 17 janvier où j'ai pu savourer galette, crêpe et cidre en terrasse, en plein soleil !!! Si si, en plein janvier sous des lattitudes bretonnes ! Comme quoi, entre deux tempêtes et 3 déluges, tout arrive !
Et tout arrive au carré !!!! En fin de billet, surprise !!! Les résultats de ma formation bureautique et de mon entrainement à titre perso donc ludique, fun, pour mon plaisir, pour créer.... Mon 2ème diaporama Power Point transformé en vidéo et publié sur You.Tube ! Et oui, depuis 10 jours, je suis tombée en amour de Power Point !!! Y'a encore des améliorations à apporter, mais je suis déjà très fière et ravie de ce nouvel horizon qui s'offre à moi pour orner mes billets, même s'il y a du temps à passer  
 
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 Dans deux semaines, je vous emmènerai sur les plages de St Malo au pied des remparts !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Mars 2014

http://www.brusel.com/wp-content/uploads/2014/02/horla.jpgBD - Editions Rue de Sèvres - 64 pages - 15 €

 

 

 

Parution le 12 mars 2014 (Nouveauté)

 

 

 

4ème de couv : Je ne suis pas fou... Quelque chose habite avec ici... avec moi. Elle peut toucher les gens... "Il" se nourrit d'eau et de lait... Mais je ne peux la voir...

Je suis possédé ! Quelqu'un possède mon âme !

 

 

 

 

Tentation : Le titre et Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Cet album est un pur chef d'oeuvre visuel ! Du pur bonheur ! Les dessins, graphiques et couleurs sont on ne peut plus sublimes et nous plongent avec délice dans l'atmosphère deu 19ème siècle et avec terreur dans les effrois et cauchemards du narrateur qui le mèneront à la folie. Quel coup de pinceaux ! J'en reste sans voix d'admiration. Alors cette BD est bien évidemment aussi un magnifique objet ! Belles couverture et reliure, papier de qualité et doux.... A s'offrir ou à offrir sans hésiter.

Bien entendue, cette BD est inspirée de l'oeuvre éponyme de Guy de Maupassant. Le Horla, je l'ai lu en classe de seconde, donc en 1988 ! Ca ne date pas d'hier. Mon souvenir était imprecis : une sensation de peur intense, présence de l'autre. C'était le premier "classique" que je lisais avec un plaisir immense  Aussi, cet album était vraiment le bienvenu pour me rafraichir la mémoire.

Le narrateur coule des jours heureux dans sa grande demeure, sur le bord de Seine Rouannais me semble t-il. Il a quelques personnes dévouées à son service. Un jour, des navires Brésiliens déchargent leur cargaison sur les quais.... Quelques jours plus tard, les nuits, puis la vie du narrateur ne seront plus jamais les mêmes... Des carafes d'eau qui se vident seules, des objets qui bougent, une fleur cueillie par une main invisible. Et puis, partout et tout le temps, cette impression de ne pas être seul... mais de ne rien voir.... Et cette chose invisible qui devient toute puissante sur le narrateur jusqu'à le garder prisonnier chez lui.

Au fil des pages, les traits du personnage sont de plus en plus tendus, terrifiés et la violence visuelle (parce que psychologique) s'intensifie par les couleurs plus sombres puisque le narrateur s'enferme de plus en plus dans sa chambre. Puis, au sommet de la terreur, les dessins prennent les couleurs des feux de l'enfer : rouge, jaune, orange.

A noter que le narrateur prend la fuite un moment au Mont Saint Michel. Et là, les dessins : Wow wow wow !!!!!

Le Horla prend une forme très contemporaine dans le dessin de cet album, presque effets speciaux cinéma, quelque part science fiction ou film d'horreur ! On sent vraiment qu'il enveloppe sa proie et s'en nourrit. Le narrateur n'est pas le seul à angoisser !

Bien entendu, je ne vais pas refaire l'analyse littéraire de l'oeuvre que l'on a du me servir il y a 25 ans et que j'ai complètement oubliée. Mais pour moi, cette histoire parle très bien de la folie, de la peur....Il pourrait aussi, à notre époque, évoquer la dépression qui s'immisce petit à petit, avec cette impression de ne pas être seul en soi même, puisque l'on ne se reconnait plus, quand un autre nous prend les rennes du pouvoir... Car même si cette oeuvre traite du surnaturel, mon humble avis est que le narrateur se bat contre son démon intérieur, comme Maupassant luttait déja contre la folie lorsqu'il a écrit Le Horla.

Bref, il est grand temps pour moi de me replonger dans les écrits de mon écrivain classique préféré et que j'ignore depuis plus de 10 ans.

Et cette BD rend un très très bel hommage à Maupassant. Vraiment, l'univers à bulles est d'une richesse qui je ne soupçonnais pas, et qui ne cesse de m'étonner et m'éblouir !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Mars 2014

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Mars 2014

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/14/01/17/10/17/335126.jpgSynopsis :    En famille, on se soutient. En famille, on se déchire... Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec la mère paranoïaque et lunatique qui les a élevées. A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface…
 
 
 
Avec Meryl Streep, Julia Roberts, Erwan McGregor, Chris Cooper
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : L'affiche l'annonce, mais je confirme, il y a de l'Oscar dans l'air. L'interprêtation de Meryl Streep est simplement ahurissante. On le savait déjà mais, pff, quelle actrice ! Dans un personnage qui l'enlaidit au plus haut point (vieillesse, maladie, drogue en médoc en tout genre), Meryl Streep excelle dans le détestable, l'acariâtre. En même temps, son personnage est troublant car on ne sait jamais si on doit le détester, l'aimer, le prendre en pitié. Une once de gentillesse émerge parfois de cette mère ignoble avec le monde entier, mais aussi malheureuse à mourir et souffrant le martyre à cause de son cancer. Alors sa méchanceté lui ronge -t-elle le corps où est elle dûe à la dégénérescence de son cerveau grillé par l'abus de médicaments qu'elle avale à longueur de journée ? Je ne savais jamais quoi penser, sans doute parce que j'imagine mal que l'on puisse aller aussi loin dans l'ignominie, aussi, j'espérais que celle ci ne puisse être juste le résultat d'aigreur et de caractère. Aussi, un certain malaise nous envahit tout au long du film, car on ignore jusqu'où tout cela peut aller, comment cela va finir.
Un été à Osage County nous emmène dans les plaines de l'Amérique profonde, à des miles de tout lieu habité. Nous sommes presque dans un huit clos dans cette grande maison, où la chaleur est écrasante, les rideaux toujours tirés et l'horizon fait de champs interminables.
A travers les personnages des 3 filles de Meryl Streep, et même des autres, on voit ainsi jusqu'où l'on peut aller, ce que l'on peut supporter par amour, ou par respect pour ses parents....A moins que pour certains des personnages, ce soit par faiblesse ou par bêtise. C'est très remuant, bouleversant même, certaines scènes sont très violentes psychologiquement.
Chacun des personnages est très subtile. Parfois, leur discrétion est lourde de sens (notamment celui de McGregor).
Nous serions dans une comédie, on se délecterait des réparties ultra cinglantes qui jaillissent de toute part dans cette famille faussement unie, ou faussement déchirée, c'est comme on veut. Mais nous ne sommes pas dans une comédie, alors, on souffre plutôt.
A noter aussi la magnifique performance de Julia Roberts, qui a franchement abandonné son "sex appeal" dans cette histoire. Elle est aussi nominée pour les Oscars
C'est un film sans effet grandiloquent, sans pathos, et pourtant, le tragique est partout.
J'ai toutefois déploré des longueurs, et comme je l'ai dit plus haut, et en toute logique, le malaise qui règne dans "Osage County" ne m'a pas été toujours délectable comme seul au cinéma peut l'être le malaise. Le régal, l'éblouissement est vraiment dans l'interprêtation. Y'a pas à dire, acteur, quand c'est bien fait, c'est vraiment un métier pas à la portée de tout le monde !
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Mars 2014

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/210/575/21057533_20131113175943179.jpgSynopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement 
 
 
Avec Dany Boon, Alice Pol, Kad Merad
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
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 Mon humble avis : Ah, quel bonheur de retrouver mon cher Dany Boon au sommet de sa forme et de son humour. Voilà longtemps que je n'avais pas ri autant et de bon coeur, à la bonne franquette quelque part, au ciné ! Mon dernier coup de coeur comédie était "9 mois ferme" de Dupontel. Bien sûr, avec Supercondriaque, il s'agit d'un humour moins cynique, plus tendre quelque part envers les personnages, plus dans le sympatoche que dans le supervache ! Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, en choeur avec la salle entière.
Il faut savoir que dans ce film, Dany Boon se moque de lui même, puisqu'il a une fâcheuse tendance à l'hypercrondrie ! Bien sûr, pour nouer avec le genre comédie, le tout est poussé à l'extrême, mais c'est franchement bien trouvé et le scénario ne s'enfonce pas dans le seul sujet du malade imaginaire. Même si l'hypercrondrie, encouragée par l'automédication via internet est un sujet tout à fait sociétal, Dany Boon s'interresse aussi au sort des réfugiés sans papier de pays en guerre civile et pousse son personnage à confronter ses petits malheurs inexistants mais sa maladie psy réelle au sort plus qu'alarmant de ces réfugiés. Comme le dit l'acteur réalisateur,  l'hypercondrie est un phénomène très bourgeois, en ce sens qu’il faut avoir le temps et l’argent d’en souffrir !"
Kad Merad, médecin méritant et presque stoïque de Dany Boon, va, donc confronter son patient à la solution radicale qui effectivement, le transformera ! Le duo formé par les deux comédiens est toujours aussi réjouissant et bénéficie dorénavant d'une complicité qui n'est plus un secret pour personne.
Le rythme comique est soutenu et ne manque pas de rebondissements, de malentendus etc. Je pense, enfin, j'espère, que certaines scènes deviendront anthologiques (comme celle du métro ou encore celle de l'interrogatoire qui n'est pas sans rappeler un certain "Juste Leblanc c'est juste ?!"
Ah oui, il est bon de préciser que la bande annonce ne livre pas tous les gags à l'avance, ni les meilleurs !
Si vous n'avez pas d'hyperdondrie à soigner, cette franche comédie populaire vous aidera sans aucun doute à soigner la sinistrose ambiante. Car j'ai eu la banane tout le long du film et même bien après encore !
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Février 2014

http://www.babelio.com/couv/8425_1229419.jpegRoman - Edition Livre de Poche - 246 pages - 6.50 €

 

 

 

Parution d'origine en 1969

 

 

 

L'histoire : Journaliste, flambeur, habitué des nuits parisiennes, Gilles tombe soudain en dépression, même si le mot mais quelque temps à être prononcé. Il part alors se reposer chez sa soeur dans le Limousin. Loin de la capitale, il se reconstruira et découvrira autre. Lors d'un dîner mondain, pourtant pas à son avantage, Nathalie remarque Gilles. Et sa vie s'en trouvera bouleversée.

 

 

Tentation : Sagan, gage de qualité non ?

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Comme une telle lecture me fait du bien ! Non pas qu'elle soit particulièrement joyeuse, mais elle fut assez agréable et fluide pour que je lise ce roman en un après midi, ce qui, dans mon cas actuel, est loin d'être monnaie courante !

Voilà bien 10, 15 ans que je ne m'étais plus penchée sur un écrit de Françoise Sagan, et j'ai été ravie de retrouver ici mon plaisir intact. Car la romancière n'a pas son pareil pour décrire les choses avec autant de précision que d'impressions et le tout, sans jamais être pompeuse dans le style. Celui ci semble sans effet, 100% naturel, BIO, made in France

Dans les premiers temps, le personnage de Gilles m'est paru sympathique car mu par une espèce de remise en question personnelle. Celle ci déclenchée par une dépression, qui fait forcément voir les choses et les êtres, même soit même, différement. Les prémices, puis les symptômes de cette maladie, jugée encore plus à l'époque comme un caprice que maintenant, sont subtilement distillés par Françoise Sagan, tout comme les premiers signes de la "résurrection". J'éprouvais une profonde empathie pour cet homme mangé par la vie, et qui renait peu à peu... Grace à l'amour. Le seul, le vrai, l'unique, la PASSION. La passion dans ce qu'elle a d'aveuglante et de destructrice. C'est très judicieux de la part de Sagan de rendre salvateur du pire ce qui conduira forcément à la perte. La fulgurance des sentiments, c'est un peu la marque de fabrique de la regrettée romancière qui comme le personnage de Nathalie, était entière, et forcément sincère jusque dans le verbe. Ah, Nathalie la provinciale qui tombe en amour pour ce parisien pourtant mal en point. Au fil des pages, l'accent est bien mis justement sur cette différence entre la capitale et la province, depuis les tenues vestimentaires, jusqu'aux habitudes, en passant par le mode de vie et un certain enfermement qui n'est pas toujours là où l'on pense le trouver. Le parisien a tout à portée de main et ne fait pas grand chose de sa vie. La provinciale, qui mène une vie plutôt ennuyeuse de femme mariée à un notable, possède la culture de l'ailleurs. C'est cuireux, mais cette différence Paris/province me frappait moins il y a 15 ans que maintenant. Car en 2014, quand je débarque à Paris, je me sens vraiment.... provinciale. La différence, c'est que j'en suis dorénavant ravie !

 Et puis ce Gilles m'est devenu de plus en plus insupportable lorsqu'il revient sur son territoire pavé des trottoirs parisiens. Nathalie m'a fait plutôt pitiée. Elle a fait toutes les concessions, lui n'en fait aucune, sans jamais se préocupper du prix des concessions de sa compagne. Car la passion s'effrite lorsqu'elle est vécue au grand jour et pire encore.... au quotidien. Gilles devient celui qui veut le beurre, l'argent du beurre et la crémière, incapable de réfreiner ses reflexes de gamin, alors qu'il est trentenaire bien consommé. J'ignore comment étaient les mentalités de l'époque, mais ce roman pourrait être tout à fait actuel. On veut l'amour, sans les concessions qu'il demande. On le veut définitif mais dans son état actuel, sans tolérer la moindre habitude, le moindre train train, et surtout, sans renoncer à l'avant. Dans ce livre, les faits parlent d'eux mêmes et l'auteure ne se lance pas dans de grandes analyses. Elle décrit et constate. 

Oui, c'est ce que semble montrer brillament ce livre : certains veulent l'amour et pensent que abandonner sa vie précédente, c'est se renier, se perdre soi même.... Sans voir la richesse de l'autre, qui fait grandir... Parce qu'un jour, il est bien grand temps de grandir non ?

Trève de beaux discours, Françoise Sagan m'a encore captivée et éblouie de sa justesse. Sûr que je n'attendrai plus quinze ans avant d'ouvrir mon prochain Sagan, même si j'en ai déjà lu une palanque !!!

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Février 2014

Je vous invite ce dimanche à une petite balade buccolique dans la campagne tourangelle, et même, pour être plus précise, la campagne à quelques kilomètres de Loches. J'ai passé la bas une dizaine de jours durant les fêtes de Noël, chez ma soeur. J'ai profité de deux après midi ensoleillés pour prendre une voiture et me promener au hasard des routes, des chemins, de panneaux routiers, et même des champs (mais là, à pieds !) sans but précis ! Et à titre exceptionnel, ces photos ne sont pas issues de mon I.phone célèbre dans la blogosphère intersidérale !!! Mais de l'appareil photo de mon beau frère. Et puis, là, sur mon I.Phone à nouveau, j'ai encore découvert une nouvelle appli qui correspond tout à fait à ce que je veux faire, ce que je veux montrer, à mi chemin entre réalité et peinture. Je vous laisse apprécier.. ou pas ! Et en musique.... ou pas !
 
 
 
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 Et voilà ! Il y aura certainement un autre "Dimanche en Touraine" car je suis loin d'avoir épuisé mon stock de photos
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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