Publié le 26 Octobre 2013

SAM_3955.JPG En octobre, la romancière Claudie Gallay a répondu présente à l'invitation de la librairie Lefailler... Dans une médiathèque Rennaise, elle a donc présenté son dernier ouvrage, intitulé Une part de Ciel.

Bien sûr, j'ai assisté à cet événement et j'ai pris quelques notes, dont voici des extraits !

 

 

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2013/07/16/part-ciel-1370525-616x0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'histoire de Carole, qui retourne dans sa famille au coeur de la Vanoise. Elle y a rendez-vous avec son père, l'absent.. rendez vous fixé via une boule de neige...

 

 

 

 

 

SAM_3964.JPG   CG : La première idée et image de ce livre, ce fut le lieu. Tous mes romans partent d'un lieu. Je voulais aussi traiter de la fratrie. J'aime les lieux géographiques forts, rudes. Je suis native du Dauphiné, donc je connais ces montagnes. Et puis il y a eu le personnage de Gaby, un peu rustre, qui n'a jamais quitté ce lieu. C'est donc l'histoire d'un lieu et de quelqu'un.

 

 

 Arnaud, l'interviewer : Pourquoi Carole veut voir son père, qu'elle n'appelle même pas Papa ?

CG : Oui, c'est un père un peu absent, qui partait mais qui revenait toujours. La mère aimait ses retours, elle s'apprêtait.... On ne sait pas trop où ce père habite... Et puis, il convoque ses enfants et ses 3 enfants vont se retrouver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3957.JPG Arnaud : Pourquoi vouloir rassembler 3 solitudes au même endroit ?

CG : Il fallait qu'ils soient seuls tous les 3, à un moment où ils sont sans conjoint, pour pouvoir se retrouver. Avec un frère ou une soeur, si les conjoints sont là, on ne dit pas les mêmes choses. Le cocon, ce sont les souvenirs car la maison n'est plus là, elle a brûlé. Ils vont devoir retrouver ensemble ces souvenirs et se réconcilier autour de ça.

 

 

 

Arnaud : Celui qui s'en va est il le plus fort ou le plus faible ?

CG : Carole n'est pas très à l'aise dans ce lieu C'est difficile de revenir, on est toujours étrangère... elle se laisse donc doucement réapprivoiser.

 

Ecrire l'attente et l'absence n'est pas compliqué mais il fallait oser la lenteur, admettre la lenteur des détails. Je ne pouvais pas faire un livre de 200 pages. Une fois ce fait accepté, je me suis dit que ce livre ne pouvait pas être écrit autrement...

 

 

 

CG : Au début, pour moi, c'était Gaby qui était faible, fragile. Elle est au quotidien, c'est la débrouille sans son mari. Finalement, celle qui est la plus fragile, c'est Carole, celle qui revient

SAM_3968.JPG et a besoin de Gaby. J'aime ce lien indestructible entre les deux soeurs. Gaby a beaucoup changé depuis ma première version du roman.

 

 

Arnaud : La mère a-t-elle aimé à égalité ses enfants et en fonction de l'ordre dans lequel elle les a évacué lors de l'incendie ?

CG : C'est une question terrible que peuvent se poser des frères et soeurs. Ai-je été aimé, mieux, pareille, moins ? C'est une question essentielle par rapport aux parents. C'est le noeud du livre. La première scène que j'ai écrite, c'est la fin du livre. Je savais que je voulais aller là-bas, sans savoir par où l'allais passer.

 

 

Arnaud : Il y a une forte dimension visuelle dans ce livre....

CG : C'est important pour Carole, alors ça le devient pour moi. Au départ, ce sont des taiseux qui disent beaucoup de choses par des gestes, des regards... C'est un livre à lire lentement car beaucoup de choses sont dites autrement que par le verbe. Il y a des silences qui cachent des choses et d'autres qui en révèlent. Il y a des choses qu'il faut deviner et qui ainsi prennent un poids de vérité car elles sont découvertes.

 

 

 

 Arnaud :  Comment avez vous inventé ce village ? Comme le bout du monde ou comme le lieu le plus beau du monde ?

CG : Difficile à dire. Ce sont des villages où personne ne s'arrête alors que si on s'y arrêtait, on y trouverait de la vie. C'est aussi le bout du monde... car il faut marcher sur les chemins pour les garder vivants.

 

 

Arnaud : Pourquoi en faire un village à l'avenir précaire ?

CG : C'est porreux avec ma propre histoire. Ca me touche beaucoup ces villages qui évoluent avec le progrès. J'ignore si c'est une bonne chose ou pas, cette modernisation. Je ne suis pas paséiste, mais j'ai toujours mal aux paysages qui disparaissent. Quand j'aime un paysage, je voudrais qu'on y touche jamais.

 

 

Arnaud : Vous évoquer la lenteur pour ce roman et pourtant, vos phrases sont courtes. Comment avez vous décidé cela ?

CG : Je ne décide pas et c'est dommage car cela irait bien plus vite si je décidais. C'est un texte que j'ai écrit plusieurs fois. J'ai commencé en septembre. Donc, quand je suis arrivée au corps du livre, c'était l'hiver. Par contre la relecture s'est faite au printemps, donc c'était moins facile de se croire en plein hiver.

 

 

Ma question : A quoi ressemble une journée de Claudie Gallay, l'écrivaine ?

CG : Je suis au bureau à 5h du matin. C'est l'heure où on ose le plus en écriture... jusqu'à 8 ou 9h, tous les jours. Le soir, je relis. Et l'après midi, je vis ! Ce que je préfère dans le travail de l'écriture, c'est le choix du mot juste, précis. Ne pas trahir la langue, la façon de parler du personnage. C'est compliqué de savoir quand s'arrêter, au moment juste. Je prends beaucoup de notes, j'ai toujours des carnets avec moi.

 

CG : Aucun des personnages de vient d'une seule personne existente. Ils sont vraiment inventés, contrairement aux paysages qui existent.

 

Ma 2ème question : En cas d'incendie, lequel de vos livres sauveriez vous en premier ?

CG : Je sauverais mes notes du prochain livre !

 

 

 

  Passons aux photos qui complètent ma collection d'effets de mains d'auteurs !

 

 

 

SAM_3974.JPGSAM_3965.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_3966.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PEINTURE 3543 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

Repost0

Publié le 24 Octobre 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/210/327/21032768_20130828161559985.jpg   
Synopsis : Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.
 
 
 
Avec  Raphaël Personnaz, Bérénice Bejo, Guillaume De Tonquédec, Emir Kusturica
 
 
 
 
-toile3.jpg
 
 
 Mon humble avis : Au bonheur des ogres est l'adaptation du roman éponyme de Daniel Pennac, que je n'ai pas lu ! Donc point de comparaison de mon côté !
J'ai aimé l'univers désuet dans lequel ce film nous fait évoluer : les grands magasins et leurs mystères, leurs mythes, l'aspect magique pour le regard d'un enfant. La réalisation originale lui donne en plus un aspect fantaisiste, presque féérique malgré les drames qui se trament. Oui, c'est vraiment mignon en fait. Le petite tribus en mal de pères et de mère est attachante tout en étant rigolote. Et ces histoires de girafes que Benjamin (Personnaz) racontent à ses frères et soeurs tout ouïs c'est beau... Cette façon qu'il a d'édulcorer la réalité pour que sa fratrie ne s'inquiète pas, soit fière, oui, c'est vraiment touchant.
Les comédiens campent à merveille rôle, que ce soit en grand frère dépassé mais qui gère à peu près, en journaliste glamour prête à tout, ou en petit bambin dans la lune, déconnecté, à raison...
Plaisanteries et gags sont bien trouvés et donnent le sourire. Oui, c'est une histoire qui pourrait nous ramener en enfance. Et ce métier de bouc-émissaire ! Ah ! Quelle trouvaille ! Si près de la réalité en même temps.... puisqu'il suffit d'avoir un métier en contact clientèle grand public pour faire partie de cette congrégation que j'imagine.... imaginaire !
Il est juste dommage que l'intrigue tarde quelque part à se mettre en place, qu'il nous faille un certain temps à saisir que tout cette équipe veut nous emmener vers un dénouement précis, et dénoncer un fait de société tout aussi.... précis !!!
De ce fait, le premier tiers du film m'a semblé long, limite ennuyeux.... Ou plutôt décevant par rapport à la bande annonce qui paraissait promettre plus de rythme.
Mais j'ai bien aimé tout cette galerie de personnage, et l'aspect un peu "époque Guignol" revisitée à la sauce plus moderne. Mon enthousiasme de débordera donc pas devant ce film gentillet, surtout que juste après, je suis allée en voir un autre... bien plus cynique et qui m'a fait rire aux éclats... C'était "Neuf mois ferme", de Dupontel !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 22 Octobre 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/210/303/21030330_20130823114607709.jpgSynopsis : Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane, qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l'attend...
 
 
 
 
Avec Sandrine Kiberlain et Bernard Dupontel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile4.jpg
 
 
 
 Mon humble avis : Ahahah ! Hilarant, décalé, cynique, loufoque.... excellent ! Quel bonheur de rire autant, et de concert avec toute un salle ! Pas une minute d'ennui, des dialogues aux petits oignons sauce Dupontel, donc avec des oignons frais qui piquent là où il faut et qui font pleurer de rire. On est dans la cocasserie du début à la fin, mais avec avec le piment vachard qu'on adore avalé d'un coup, mais qui reste en bouche longtemps ! Le piquant de Dupontel, j'en veux, j'en redemande. D'ailleurs, une copine qui avait vu le film la veille est revenue avec moi ! C'est dire.
Sandrine Kiberlain est une fois de plus dans un rôle qui lui va comme un gant, ou une tenue de juge ! Géniale en magistrate rigide, mariée à son travail et subissant des collègues dont le nom rime avec connard !!! "Pour fuir les autres, parfois, le meilleur moyen est de rester avec eux" ! Qui plus est, elle finira par se trouver devant un cas de conscience que l'on est loin d'imaginer en début de film.
Dupontel renfile sa panoplie de type au faciès d'abruti et au QI proche de celui d'une moule.... En apparence, car bien plus subtile qu'il ne le montre.
Les personnages secondaires sont tout aussi jubilatoires que les deux stars... Entre le juge Bernard et l'avocat bègue, la galerie est bien gratinée !
Les gags se suivent, parfois, on les attend, même cette attente est déjà un vrai délice, on en rit d'avance !
La société coince ? Dupontel décoince d'une irrévérence soignée, une mise en scène ultra maîtrisée, et un rythme qui fait de nous des cascadeurs du rire.
Et voici la magistrature passée au peigne fin et rhabillée pour quelques hivers d'humour noir !
Albert, encore !!!!
 
 
 
 
  

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 20 Octobre 2013

Il y a quelques semaines, toujours armée de mon joujou I.Phone, je me suis baladée sur les rives de la Rance, à la recherche de d'Instaplaces, pour prendre des instaphotos, en compagnie d'une instafriend lors d'une instawalk !

Vous devez vous dire que je parle une langue bizarre... Qui est devenue ma seconde langue depuis début septembre. Toujours à fond sur Instagram (appli internationale de publication de photos sur smarphone), j'en ai appris les us et coutumes, et le vocabulaire des hashtags !(mots clés). Si vous êtes sur instagram, vous pouvez me suivre sous le pseudi @geybuss ! Et comme pour moi, les réseaux sociaux ne sont pas une fin en soi mais un moyen... Je me suis faite une nouvelle copine via instagram. Elle habite près de St.Malo.... Donc on se retrouve, on va shooter et ensuite : bonne bouffe  Bref, c'est sympa !

 

La Rance (Renk en breton) est un fleuve côtier du nord de la Bretagne. Elle prend sa source dans les monts du Méné à Collinée, dans le département des Côtes-d'Armor, et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo dans le département d'Ille-et-Vilaine. A son estuaire, se trouve l'usine marée-motrice de la Rance. Et dans ces environs, la Rance est un fleuve à l'eau salée qui subit aussi les marées ! On peut donc y aller plusieurs fois, le paysage sera différent ! Source d'inspiration infinie donc !

 

Une petite carte aérienne pour situer et ensuite, le résultat de ce chouette après-midi !

 

http://espace-svt.ac-rennes.fr/lithotheque/Rance/images/Rance_earth.jpg

 

 

 

 Instagram-3556.JPG

 

 

 Instagram-3561.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Instagram-3554.JPG

 

 

Instagram-3569.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Instagram-3560.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3558.JPG

 

 

 Instagram-3585.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3568.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Instagram-3390.JPG

 Instagram-3495.JPG

 

 

 

 

 En espérant que cela vous ait plu, je vous dis à dans 2 semaines pour une autre instabalade ! 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyage en Bretagne

Repost0

Publié le 18 Octobre 2013

 Roman - Editions Gallimard - 3h20 d'écoute - 20.20 €    http://www.images-chapitre.com/ima2/original/657/23665657_6107002.jpg 

 

 

Parution en audio en 2004

 

 

L'histoire : Pendant la Grande Crise américaine, deux travailleurs vont de ferme en ferme californienne et louent leurs pour quelques dollars.... Lenny est un colosse attardé mental, George est petit mais est le garant de leur sécurité.

Car Lenny va toujours au devant des problèmes dont George tente de le prévenir, de le protéger. Et ensemble, ils partagent le même rêve : une ferme à eux, des lapins, un lopin... Une magnifique histoire d'amitié.

 

Lu par Lorant Deutsch, Jacques Gamblin, Benard Pierre Donnadieu (en autre)

 

Tentation : Un peu de culture ne nuit pas à la santé !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

-toile4.jpg

 Mon humble avis : Quelle histoire ! Quelle interprétation ! Ou les deux ? Ou l'une grâce à l'autre !?

J'ignore ce qui a tant agi sur moi, mais Des souris et des Hommes a eu un effet magnétique sur moi. Deux pôles opposés qui s'attirent.... Oui, car habituellement, ce n'est pas par grand élan naturel que je me dirige vers des romans "classiques", qu'ils soient français ou d'origines diverses. Le "classique" me rebute depuis des temps scolaires. Et une fois de plus, cette lecture me prouve que j'ai tort !

Le plus souvent, les travailleurs mobiles comme le sont George et Lenny sont seul... Ils vivent dans une solitude infernale imposée par leur style de vie (ou de non vie) et par la pauvreté. Ils ne s'installent durablement nulle part, ne possède rien d'autres que ce qu'ils portent sur le dos. Mais pour George et Lenny, c'est différent. Lenny, le grand simplet qui aime caresser des choses douces (les souris entre autre) à George, un petit gars sec et vif, et un cerveau pour deux. George a Lenny, une force de la nature, dont on ne sait pas tout à fait s'il est un poids pour George. Alors, ils ne sont pas seuls. George protège Lenny contre sa bêtise du mieux qu'il le peut... par devoir ? Par intérêt, par attachement réel ? Et ce rêve qu'ils partagent et qui soudain, paraît prêt de se réaliser ? Un pur fantasme ? Une possibilité ? Un encouragement de l'un pour l'autre ?

La tension monte... On se demande si l'ineluctable presque annoncé par Steinbeck se réalisera, ou si l'auteur épargnera ces hommes.

L'histoire se déroule en Californie,  à Soledad... J'ignore si c'est important. Quoiqu'il en soit, il y règne vraiment une atmosphère du sud américain, amplifiée par les bruitages très soignés de cette éditions audio... On devine le crépitement du feu, le soir qui tombe, les sabots des chevaux et l'harmonica nous offre de magnifiques interludes. C'est une immersion dans une époque, les années 30, dans le coeur de l'Amérique, le ranch. Des images nous viennent d'elles mêmes tête. Une multitude de personnages entre en scène, que je n'ai pas toujours différencier tout à fait, peut importe. Je me suis plus qu'attachée aux deux anti héros George et Lenny, même si l'un n'est pas toujours très gentil avec l'autre et que l'autre est le simplet dans toute sa spendeur... Comme un enfant que l'on voudrait protéger. Cet attachement, cette amitié qui lie les deux hommes est tout simplement sublime, bouleversante, même si... Cette histoire est captivante, y entrer signifie ne plus en sortir, et même garder ces deux hommes dans notre mémoire un bon bout de temps...

Cerise sur le gâteau... Ce livre audio est le meilleur qu'il m'ait été donné d'écouter. D'une qualité exceptionnelle. Une voix différente par personnage plus un narrateur. Et ces voix, elles ne lisent pas, elles interprêtent, elles vivent, elles interpellent, elles remuent. Imaginez l'acteur Jacques Gamblin qui entre dans la peau de Lenny, l'attardé. George, quant à lui, est magistralement campé par un Lorant Deutsch au sommet de son art qui, à l'époque (en 2004), n'était pas encore reconnu à sa juste valeur. Saisissant ! Les chefs d'oeuvre atemporels existent bien ! 

 

 

 free-road-trip-games-audio-book

                                                             Chez Val

 

 

 

 

                                                                Chez Fersenette   

 

 

 

 

 

L'avis de Sandrine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 16 Octobre 2013

http://www.froggydelight.com/images/octobre2013/bernadette_pecassou.jpgRoman - Editions Flammarion - 306 pages - 20 €

 

 

 

Parution le 9 octobre 2013

 

 

 

L'histoire : Celle d'Ashmi, jeune népalaise des montagnes, qui a accès à l'éducation, puis devient journaliste, ce qui est extrêmement rare pour une femme dans ce pays. Mais Ashmi doit faire face à une société sclérosée par les traditions millénaires et le système des castes. Elle finit par déranger...

 

 

 

 

Tentation : La magnifique couv + le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile2.jpg

 

 Mon humble avis : Un intéressant voyage sur les chemins du Népal ou dans les ruelles de Katmandou, mais une lecture oh combien fastidieuse...

Sous toit du monde nous emmène dans les veines (ce que l'on voit) et les artères (ce que l'on ne voit pas) du Népal. A ce titre, ce roman retient l'attention. La place des femmes dans ce pays, la violence de la guerre (terminée) invisible aux touristes, le système des castes dont on ne se rend pas plus compte lorsque l'on est sur place, voilà quelques uns des nombreux thèmes développés dans cette histoire. Qui plus est, ces sujets sont abordés sous des prismes différents qui en donnent une vision globale : Le népalais qui a grandit en France et qui revient aux pays, l'Anglaise qui a fait sienne cette terre, l'étudiante Népalaise que des fonds humanitaires ont sortie d'une extrème pauvreté, des journalistes, des directrices d'université, des voyageurs. On sent une romancière assez bien documentée sur la société népalaise et ses clivages. Quant à Ashmi, la jeune héroïne, elle est attachante, vraiment.

Mais le bât blesse au niveau de l'écriture, du style. Il fait même plus que blesser, il horripile et a failli avoir raison de mon endurance et de ma patience livresques...

Ce roman est édité par une maison de renom qui possède quelques moyens. Et pourtant, sur les 100 premières pages, j'ai cru que ce texte n'était pas passé par la case correction, ou encore que l'éditeur avait, sans s'en rendre compte, envoyé une mauvaise version à l'imprimeur... Ensuite, soit cela s'est un peu arrangé, soit je me suis "habituée", mais j'ai moins saisi mon crayon à papier pour entourer et souligner en soupirant d'agacement.

Poncifs à la pelle, répétitions tant dans le verbe que le sentiment exprimé, du pathos à noyer un himalayen, présence d'adjectifs systématique et multiple à côté de chaque nom commun, bons sentiments qui dégoulinent enrubannés de miel...

Sans compter que touristes, voyageurs, marcheurs, trekkeurs, grimpeurs se font rhabiller pour l'hiver, et ce de manière métronomique et quasi sans distinction. Toutes les cinq pages où presque, le refrain revient "méchants touristes, grimpeurs inconscients, pollueurs, exploitants, forcément richissimes, irrespectueux et désintéressés de la culture locale, prétentieux, capricieux...."

Fin 2005, je suis allée au Népal, au Camp de Base de l'Annapurna (ABC - 4200m). Et bien non, il n'y a pas que ce genre de personnes au Népal. Je ne doute pas qu'il existe, mais il est minoritaire. Nous accompagnait un himalayiste plus que confirmé, un amoureux du Népal et de son peuple, et je peux vous dire qu'il ne ressemblait à rien aux abrutis de la course aux sommets décrits ici. De la tempérance dans le propos aurait été la bienvenue pour remplacer d'autres incohérences flagrantes.
Dommage, un livre à l'intérêt certain mais desservi par son écriture.

 

 

 

  00490013.JPG

 

 

 

   

                                                                                     7/6 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 14 Octobre 2013

http://chezmo.files.wordpress.com/2010/11/abdallahi01.jpgBD en 2 tomes, éditions Futuropolis - 86 pages X 2 - 27 € en coffret

 

 

 

Parution en 2006

 

 

 

L'histoire :  Celle, romancée, de René Caillé, fils de bagnard, qui, parti de St Louis du Sénégal, fut le premier blanc à entrer seul... et à sortir vivant de la ville mythique Tombouctou (Mali), après un périple de 4000 km.

 

 

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 

 Mon humble avis : Cette BD est une galerie d'art ! Oui, c'est notamment ainsi que je l'ai perçue. Plus qu'une BD ! Peux t-on parler de graphisme quand chaque planche, chaque case n'est pas un dessin, mais une peinture, une peinture à l'huile il me semble. Ainsi, on entre dans cette oeuvre comme dans une galerie, et on admire les planches comme des toiles uniques. Mises à part celles qui représente la violence et les cruautés de ce périple, je me verrais bien décorer mon appartement de tels tableaux, qui sont une telle invitation au voyage, à l'observation... L'ocre du désert, les scènes de vies dans les villages reculés d'Afrique. Quel travail ! Quelle beauté ! Quelle réussite ! Une immersion au coeur de l'Afrique du 19ème siècle.

abdallahi-tome-2-_-traversee-d-un-desert-6818.jpg

Venons en au sujet : Passionnant, fascinant, enrichissant, instructif ! Comme j'ai appris avec cette BD ! René Caillé est plutôt un paria, car fils de bagnard et orphelin. Il ne rêve que de découverte, et de réaliser un exploit : ce sera d'être le premier blanc à entrer et sortir vivant de Tombouctou, à l'époque où la ville était interdite aux blancs. Il fera ce voyage "seul" et "sans" assistance, entre 1825 et 1828... Je mets des guillimets, car il sera accompagné une bonne partie du voyage par Arafanga, un noir, esclave affranchi. Pour parvenir à son but, René devient Abdallahi le Maure, puis l'Egyptien. Il se convertit à l'Islam qu'il pratique assiduement, apprend l'arabe auprès des peuplades mauritaniennes et joue "son" rôle jusqu'au bout. Abdallahi nourrit des rêves d'absolu, d'horizon toujours plus loin mais il est vite rattrapé par les difficultés du voyage qui se transforme bientôt en enfer. Il échappera plusieurs fois à la mort des mains de l'homme, comme de la maladie, car son corps, celui qu'il cache, est bien celui d'un blanc, inapte à un tel périple.

 

"Certains rêves sont mortels, ils sont plus forts que la vie. Il m'aura fallu venir ici pour le savoir".

 

L'intérêt culturel de ces deux BD est indéniable. J'y ai appris moult choses sur l'Afrique, sur les débuts du colonialisme, sur l'esclavage. Je pensais l'esclavage "l'apanage" des blancs à l'époque, tout en sachant qu'il fallait déjà des noirs pour vendre leur frère, père, mère. Mais j'ai découvert ici que Maure et Arabes n'étaient pas étrangers du tout à ce trafic ignoble et que celui ci s'étendait jusqu'en Orient. D'intéressantes et sensées réflexions sur le voyage, la découverte de l'autre, le respect des cultures parsèment les pages. Le personnage s'interroge aussi sur la religion. Tout au long de son voyage, il prendra discrètement des notes dans son Coran pour décrire paysages, villes, tribus, peuplades. S'il s'était fait prendre à ce jeu, c'était la mort qui l'attendait.

René Caillé, surnommé "Le Marco Polo de l'Afrique", fut considéré comme un des premiers africanistes : anti-esclavagiste, humaniste, respectueux des hommes et des civilisations rencontrées. Bref, un blanc vraiment pas comme les autres pour qui les noirs n'étaient alors que des "sauvages". René Caillé pensait pouvoir abolir l'esclavage dans cette région du Sahel. Il semble hélas que ses découvertes soient un peu à l'origine du colonialisme... Les bonnes intentions des uns, détournées par d'autres qui se croient supérieurs et s'octroyent tous les droits.

 

Bref, une BD plus que magnifique et passionnante ! INCONTOURNABLE ! 

 

 

 Bien entendu, Google ne livre pas les plus belles planches, mais celles ci annoncent tout de même la couleur !

 

 

 

 

http://www.canalbd.net/img/couvpage/13/9782754800136_pg.jpg

 

 

 

http://bdsnews.files.wordpress.com/2008/04/abdallahi-t2-pl-3.jpg 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 12 Octobre 2013

     100 2413    

En septembre dernier, Sorj Chalandon est venu à Rennes présenter son dernier roman : Le quatrième mur

La conférence, qui se tenait aux Champs Libres, était captivante et bouleversante à la fois. Le public ne bougeait plus, l'émotion était palpable, dans dans le regard et la voix de l'auteur, que dans la salle où régnait un silence inhabituel. Personne n'osait même tousser.

Voici quelques extraits de cette conférence d'après mes petites notes.

Je rappelle que dans cette catégorie "conférence et rencontre d'auteur", je ne suis que spectatrice. L'interview n'est pas de moi, elle est le travail d'un journaliste littéraire. Je reprécise cela car il semble qu'il y ait quelque confusion chez vous lecteurs !

 

 

 

 

 

 

 Le journaliste : "Le quatrième mur", pour un romancier, quel est-il ?http://www.evene.fr/files/imce_dates/2013/08/sorj-chalandon-le-quatrieme-mur.jpg

 SJ : Pour un romancier, je n'en sais rien. Mais dans ce livre, il est triple. Je mets la guerre du Liban en scène et Georges va mettre en scène Antigone. Donc il y a déjà un 4ème mur. George est mon deuxième prénom, donc le lien n'est pas long à faire... George va prélever un acteur dans chaque camp. Il y a un 4ème mur qui sépare la guerre et la paix, puis celui qui sépare les acteurs et le public.

C'est l'histoire d'un emmuré, puisqu'il n'y a ni porte ni fenêtre.

  

Je suis sali par la guerre, qui m'a sali et blessé pendant 20 ans. Même si je suis sans blessure apparente, j'ai laissé des lambeaux de moi partout. Un journaliste doit dire ce qu'il voit. Il ne doit pas pleurer mais recueillir les larmes des autres. J'ai recueilli pendant des années avec effroi. Il fallait que cette effroi sorte et que je donne.

  

Dans mon journal, il y a deux colonnes : Ce que l'on me dit / ce que je vois et ressens. 

 

 

 

SAM 3855 

 ...SJ : Ce n'est pas un roman à suspens. L'important n'est pas la réussite, mais le test, l'essai jusqu'au bout.

Un journaliste n'est pas un sujet. Je ne me mettrai jamais en scène en tant que journaliste dans un roman. J'ai envie d'être quelqu'un d'autre. Je prends un homme en paix, qui n'a rien à faire dans la guerre. Je ne voulais pas être dans l'autofiction, j'aurais trouvé cela obscène. Georges me ressemble, mais il n'est pas moi. Je voulais que Georges soit en désarroi. Devant la barbarie, il n'y a pas de place pour les larmes. Quand avec mes compères journalistes on est arrivés à Chatila, les mots tremblaient sous les stylos mais il fallait être concis, précis. J'aurais aimé être aveugle, j'avais deux yeux de trop. Dans chaque homme, il y a un bourreau et une victime. Qui fait-on taire en premier ?

 

 

 

 

 

 

SAM_3854.JPGLe journaliste : Y a-t-il une différence d'écriture entre le journaliste et le romancier ?

SJ : Je ne voulais pas que l'auteur Sorj Chalandon puise dans les écrits journalistiques du journaliste Chalandon. Et pourtant, j'ai retrouvé des phrases identiques ou presque. Le journaliste et l'auteur ont trouvé les mêmes mots. Quand on est journaliste, il ne faut pas rajouter du mot, il ne faut pas jouer avec les mots.

Georges décide de retourner à la guerre et d'y rester. J'ai deux filles, je ne pouvais pas repartir à la guerre.

On imagine pas le nombre de gens qui rentrent de la guerre et se taisent... Je porte ce livre depuis longtemps. Il aurait dû être mon 3ème roman. J'ai écrit "Le petit bonzi" qui m'a fait continuer. La trahison de l'Irlandais m'a obligé à écrire "Mon traitre" et "Retour à Killybegs". J'en ai fini avec l'Irlande au niveau littéraire, car personellement, je n'en n'aurai jamais fini avec l'Irlande. Et j'espère qu'avec "Le quatrième mur", j'en aurai fini avec la guerre. Je n'écrirai plus sur la guerre.

 

Je viens d'un monde où l'on a cru que l'on pourrait changer les choses. Georges ne connait que les violentes bagarres étudiantes et il se retrouve dans une guerre à laquelle il ne connaît rien. Moi, en 73, pour "changer" les choses, je suis entré à Libé. Pour Georges, c'est avec le théâtre qu'il veut changer les choses. Il veut que les mots du théâtre classique pénètre une population qui était écartée de cette joie.

La première chose que l'on brûle dans une dictature, ce sont les livres puis les armes. Les livres sont des armes. Sans rendre compte serait un progrès immense mais pas trop urgent !

Comme Antigone va devoir jouer son rôle jusqu'au bout, Georges va aussi aller jusqu'au bout. Il ne comprend rien à la situation mais ce n'est pas grave. C'est l'histoire d'un petit français qui arrive dans un pays en guerre et qui va devoir apprendre pour survivre.  

 

 

 

SAM_3838.JPG

SJ : Georges va être obligé de trahir Antigone et Anouilh. Il doit barrer plein de petites choses pour que tout le monde puisse entrer en scène malgré croyances et traditions. Il ajoute des contradictions pour que tout le monde accepte de jouer. A chaque fois, Georges est en plein coeur des communautés. Il ne juge pas. Qui est l'ennemi ?  Son problème n'est pas de savoir qui il préfère... il veut juste que les gens arrêtent de faire la guerre pendant 1h50.

 

Quand on est journaliste, on rend compte et on se tait. Il y a le journaliste du savoir et du regard. Je suis un journaliste du regard. J'aime apprendre, être surpris, bousculé sur le terrain...

Les chants et les rires de l'assassin qui part ou qui revient d'un massacre sont très violents, brutaux. On peut être poête et tueur. Quand on rentre en paix, on sait qu'on n'est pas que poête, mais aussi tueur - pas que tueur, mais aussi poête.

 

"Il faut croire, il faut aller au bout, c'est quand tu baisses les bras que tu n'es pas digne", c'est ce que je veux dire dans ce roman. J'espère qu'il n'est pas un requiem pour la guerre. Ce n'est pas un livre d'actualité, car j'ai fait parler des choses que je croyais muette à tout jamais. Hélas, non, l'actualité montre que non...

 

Même dans les pires situations, il y a toujours une petite place pour la poésie, le théâtre. Il reste encore une place. J'ai pleuré de faire partie de cette humanité là. Je revendique le droit de pleurer les blessures des autres. J'ai confié à Georges la tâche d'aller où je me suis arrêté. Avec lui, je veux voir ce qui me serait arrivé si j'avais continué...

 

Je voulais me débarasser des fantômes, mais je les ai convoqué. Je ne suis pas appaisé. J'ai un sac de pierre sur le dos, et je suis en train de le partager avec vous. La part de vécu est immense dans ce livre, mais c'est bien plus que ça. Je ne veux pas partager ma douleur, mais l'universel. Je n'ai pas envie qu'on oublie. Certes, on ne peut pas vivre qu'avec des morts, mais je vis avec un cortège. Il n'y a pas de visage de monstre. Le pire assassin de guerre, c'est celui dont on vient de tuer la femme et l'enfant.

Celui qu'il faut combattre est en nous, et c'est ce qui est le plus inquiétant.

 

 

 

 

 

 

Bon, pour détendre l'atmosphère, voici quelques photos qui complètent ma collection de photos d'effets de mains d'auteurs !

 

 

 

 

SAM_3860.JPGSAM_3845.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM 3852SAM_3861.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PEINTURE-3047.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

Repost0

Publié le 10 Octobre 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/pictures/210/233/21023376_20130730121416649.jpg  Synopsis : Biopic sur Lady Di

1er Septembre 1995 : La princesse de Galles et le docteur Hasnat Khan sont présentés l’un à l’autre par Oonagh Toffolo, amie de Diana, au Royal Brompton Hospital de Londres. Officiellement séparée du prince Charles depuis décembre 1992, Diana a connu plusieurs aventures amoureuses décevantes. Alors qu’elle s’interroge sur le sens à donner à sa vie, elle s’éprend du chirurgien pakistanais et, pour une fois, parvient à garder quelques temps secrète leur liaison. Son divorce définitivement prononcé en août 1996, Diana veut croire à un avenir possible avec cet homme qui l’aime avec ses qualités et ses défauts, indifférent à l’image d’icône princière qu’elle incarne aux yeux du monde depuis plus de quinze ans.
6 Septembre 1997 : Un homme effondré derrière ses lunettes noires assiste aux obsèques de Diana. Peu de gens reconnaissent Hasnat Khan. Alors que les tabloïds affirment que Diana s’apprêtait à épouser Dodi Al-Fayed, rares sont ceux qui savent que, peu avant son accident, elle essayait encore de joindre Hasnat pour le convaincre de revenir à elle.

 

 

 

Avec

Naomi Watts, Naveen Andrews, Douglas Hodge
   
-toile2.jpg
Mon humble avis : Le synopsis que j'ai lu avant d'aller au ciné était bien plus bref que celui que je vous ai servi sur un plateau.. Et de ce fait, il m'a induit en erreur... Il disait : Les deux dernières années de la vie de Lady Di, décédée en 1997....  Vu comme cela, j'étais intéressée, d'en savoir plus sur sa vie publique, sur ses missions humanitaires, sur son mode de vie au sein de la royauté.
Alors certes, il y a un peu de cela dans le film, mais bien trop peu à mon goût, au profit d'une histoire d'amour dont j'ignorais tout, et qui aurait aussi bien pu rester "secret d'histoire" pour moi. Non qu'elle n'est pas jolie, non que le cher élu soit pas attachant, sincère et désintéressé royal du statut royal de sa douce.
Mais franchement, j'ai eu l'impression d'assister à un épisode interminable "des feux de l'amour", avec des "je t'aime moi non plus", "je m'en vais mais je veux que tu reviennes", "fuyons au bout du monde pour être heureux", "je ne peux pas être moi avec toi mais je ne peux pas vivre sans toi". Bref, des dilemmes d'amoureux qui feraient fuire la terre entière si l'aimée n'était une princesse des temps modernes. Oui, mieux vaut préciser des "temps modernes", car cela n'a rien à voir avec celles dont on m'a parlé dans mon enfance... Et franchement, cela ne fait pas rêver ! Sans parler des dialogues qui sont parfois d'une platitude déconcertante...
Naomi Watts est assez convaincante dans le rôle de Lady Di. Par moment, je me demandais si c'était elle ou si le réalisateur avait intégré des images d'archives dans son film. Les mimiques, le port de tête sont très bien imitées, mais la grâce n'est jamais vraiment atteinte.
Lady Di parait ici assez complexe et pas toujours à son avantage... Je trouve que ce biopic ne lui rend pas vraiment hommage... On la voit malheureuse (on le savait), gamine, manipulatrice, paumée, décidée, volontaire, très minaudeuse (cela m'a agacée). La première moitié du film montre même une image d'elle presque nunuche quelque part. Cela m'a dérangée. Certes, on constate avec effroi l'assaut constant des journalistes et paparazzi à la moindre sortie hors de Kensington Palace... Oui, je ne sais pas comment on peut supporter cela, un te assaillement systématique...."Lady Di, une femme harcelée jusqu'à l'épuisement" (Première). Certes, le film finit par mettre en avant les oeuvres et démarches humanitaires de cette dame, et surtout, leur aboutissement. Mais ce n'est pas assez pour redonner l'image que l'on connaissait et qui semblait convenir à au moins 5 milliards d'hommes ! Alors, je vais m'empresser d'oublier la Diana version ciné pour me replonger dans mes souvenirs où Lady Di méritait à mes yeux son surnom de "Reine des Coeurs". Il est des fois où il ne faut pas trop en savoir...
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 8 Octobre 2013

 http://www.evene.fr/files/imce_dates/2013/08/sorj-chalandon-le-quatrieme-mur.jpg Roman - Editions Grasset - 327 pages - 19 €

 

 

Parution le 21 septembre 2013, rentrée littéraire !

 

 

 

L'histoire : Années 80... Georges est un éternel étudiant, engagé, révolté.

Son ami Sam, mourant, lui fait promettre de reprendre et de faire aboutir un projet qui semble inconcevable : mettre en scène Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en réunissant des acteurs de toutes confessions et de tous camps... Faire taire les bombes, faire cesser la guerre, le temps d'une représentation de théâtre... Georges est fidèle, envers et contre tout...

 

 

 

Tentation : Deux ans d'attente !!!!

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 Mon humble avis : Le Liban, la "guerre de mon enfance", à laquelle je n'ai jamais rien compris. Peut-être parce qu'il n'y a rien à comprendre dans une guerre, c'est juste l'enfer, l'abjecte. Parce que de loin, le méchant est celui que nous proposent certains médias, et sur place, l'ennemi est celui qui tue les enfants, qui occupe les terres. Il est donc partout, dans les deux, trois, cinq, dix camps. Sorj Chaladon nous emmène à Beyrouth, sous les bombes, derrière la ligne verte, chez les chiites, chez les Palestiniens, chez les Chrétiens, les Druzes, les Phalangistes etc. Après cette lecture, la situation de cette ville, de ce pays ne m'est pas plus claire, mais là n'est pas l'essentiel. D'ailleurs, cette situation inextricable échappe à Georges, le personnage principal. Il est là pour montrer que c'est encore moins simple vu de près que vu de loin, de notre écran de TV. Je pense n'avoir jamais "vécu" la guerre d'aussi près, même si confortablement assise dans mon canapé. De confortable, il n'y avait que le canapé d'ailleurs, car la lecture ne l'était point. Il me semble que jamais un livre qui traite de la vérité ne m'a autant noué la gorge, assommée, laissée sans voix, remuée, au point qu'il m'était impossible de rester durablement dedans, petite nature que je suis. Oui, il faut s'accrocher. Car les ressentis, les moments et les images décrits sont vécus pour la plupart, vécus par Chalandon lui même, alors qu'il couvrait cette guerre en tant que journaliste. Cette guerre que nous voyons de l'intérieur, par un regard extérieur de position comme d'opinion. La guerre qu'écrit Chalandon, c'est la vraie, pas celle qui dure deux minutes trente à la télé avant les résultats sportifs. C'est celle qui gangrène tout, même le plus innoncent, même le "moins" concerné... qui finira, lui aussi, par s'habituer aux explosions des bombes la nuit. Là-bas, c'est l'absence de bombes qui inquiète, car elle annonce leur arrivée, et oblige à guetter.

Et puis il y a le théâtre, cet espoir, ce répit, ce repos, cette trêve possible, peut-être. Tout semble réunis. Mais George doit composer avec les croyances et les divergeances parfois ancestrâles des comédiens qui viennent de toutes les factions présentes à Beyrouth, des factions qui se déchirent ou se soutiennent en camps. Mais grâce à Sam, à Georges, un représentant de chaque religion, de chaque camp acceptera de jouer le jeu, de passer escorté de l'autre côté, d'entrer ou non dans la peau d'un personnage, d'oublier ou non ses préjugés et peut-être, de tendre la main à l'autre. Cela peut sembler dérisoire, c'est pourtant magnifique, fort, et très symbolique. Comme l'est Antigone, la révoltée.

Pourquoi "le quatrième mur" : Le quatrième mur, en langage théâtrale, c'est le mur invisible que créent les acteurs entre eux et le public. Une scène de théâtre ne comportent que trois murs, à chacun le soin d'imaginer son quatrième, comme vous le ferez sans doute vous même. Le mur qui protège, le mur qui osbtrue et rend aveugle, les murs dressés par les hommes entre eux... Des quatrièmes murs, il y en a plus d'un au fil de ces pages.

Le quatrième mur raconte l'amitié, l'absuridité de la guerre, sa cruauté, l'indiscible et l'espoir. 

Georges ne rentrera pas intact du Liban, et nous ne sortons pas idemnes de cette histoire. Manifester, voter, se révolter, maugréer, s'insurger devant les images que nous montrent les médias ou contre une décision "politique" ne sert à rien si nous ne sommes pas capables de lire un tel livre, et de savourer notre chance de vivre dans un pays en vraie paix, celle qui est importante, vitale dans tous les sens du terme et que nous oublions souvent, trop souvent.

 

 

 

L'avis de Gambadou, d'Hérisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0