Publié le 28 Avril 2011

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C'était en mars dernier à Rennes. Je rencontrais deux auteurs ravis d'être en Bretagne en plein hiver (cela se remarque bien à leurs sourires ). Mabrouk Rachedi et Habiba Mahany, frère et soeur à la vie civile !

A deux et à quatre mains, ils ont écrit La petite Malika qu'ils m'ont dédicacée de maniière innoubliable LA.

Et c'est à une, deux, trois ou quatre mains qu'ils ont eu la gentillesse de répondre à mes questions !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle est l’étincelle, l’idée première qui a déclenché l’écriture de cette version féminine “Du petit Malik”  “la petite Malika”. Malika a t-elle été surdouée dès la genèse du livre ? Pourquoi ce choix ?

  

Mabrouck : Après « Le Petit Malik », beaucoup m’ont demandé une suite. Mais moi, je voulais une vraie raison pour revisiter un univers adjacent à celui de Malik. L’écriture à la première personne au féminin représentait le challenge de ce nouveau projet.

 

Habiba : Mabrouck m’a demandé d’écrire avec lui quand il a réalisé que, seul, il arrivait à un résultat insatisfaisant. Nous avons donc réfléchi à la façon de rendre « La Petite Malika » différente du « Petit Malik » et l’idée d’une jeune surdouée nous est venue. Malika peut ainsi poser un regard mi-adulte, mi-enfantin sur son environnement.

 

  
L’écriture à 4 mains a t-elle été une évidence ? Comment s’y prend-on pour écrire à 4 mains. Chacun écrit il des passages qu’il soumet à l’autre ou chaque phrase est elle construite en présence des 4 mains et des deux cerveaux ?! Comment fait on pour que le style ne soit qu’un lorsqu’on est deux ?
  
Habiba : L’écriture à quatre mains suppose un dialogue permanent. Pendant l’élaboration du plan, pendant l’écriture et pendant les réécritures, nous avons été en contact permanent, soit par mail, soit en direct.

 

 

Mabrouck : Cela suppose aussi une grande confiance mutuelle. Nous savions que quand l’un soumettrait un avis à l’autre, ce ne serait pas pour tirer la couverture à lui mais pour le bien du livre. Notre proximité, à la fois dans la vraie vie et dans l’approche littéraire, a rendu les choses plus faciles.

 

Heu... Durant l’écriture de la petite Malika, qui avait le plus souvent raison ? En cas de désaccord, qui a le mot final ? Qui a fait le plus preuve de patience pour “imposer” ses idées à l’autre ?!!! Qui est le martyr de l’autre ?!!!

 

Habiba : Nous n’avons pas tenu un tableau de bord des modifications apportées par l’un et par l’autre ! Nous avions une vision commune, personne n’a eu à imposer ses idées à l’autre.

 

Mabrouck : Ma sœur et moi sommes suffisamment proches pour faire passer les questions d’egos au second plan. Je ne pense pas que j’aurais pu écrire ce roman avec quelqu’un d’autre qu’elle.

 

Habiba : Ni moi avec quelqu’un d’autre que Mabrouck !

 

   

Quels traits de caractère ou quelles anecdotes racontées par Malika doit on particulièrement à Habiba ou à Mabrouck ?  

 

Habiba : Malika doit autant à Mabrouck qu’à moi. Moi-même, je serais bien en peine de distinguer ce que j’ai écrit de ce que mon frère a couché sur papier ! Notre écriture donne à entendre une seule voix.

 

 

  Dans les choix de vie de Malika, peut on y voir un certain parallèle avec ceux de Mabrouck qui a quitté la haute finance pour se consacrer à l’écriture et aux zones dites sensibles ?   

 

Mabrouck : Bien vu. Malika et moi faisons en effet le même choix de quitter un poste lucratif, socialement en vue. L’un comme l’autre, nous sortons du chemin qui nous était tracé pour une voie plus aléatoire mais plus authentique.

 

Habiba : Sans avoir fait un choix aussi radical que Mabrouck, puisque je continue à exercer une activité professionnelle salariée, l’écriture de mon premier roman « Kiffer sa race », puis le reste de mon aventure littéraire, procède du même élan. Je ne pourrais pas être pleinement moi-même sans écrire.

 

   

Mabrouck, on dit de vous que vous êtes un auteur de La Nouvelle Génération ? Que signifie ce concept ? Est-ce un label de plus pour classifier encore un peu plus un auteur et son œuvre ? Qu’est-ce qui sépare et distingue les “générations d’auteurs “ ? J’imagine que ce n’est pas qu’une date de naissance ?  

 

Mabrouck : Je ne sais pas ce que veut dire « auteur de la nouvelle génération ». Je ne me pose aucune étiquette. La seule que je revendique, c’est celle d’écrivain. Je n’aspire qu’à devenir un auteur de l’ancienne génération, ça voudrait dire que je continue à être publié et que mes livres traversent le temps !

 

    

L’un des messages de ce roman est “ Ne pas oublier ses racines, ne pas oublier d’où l’on vient”. Ceci est il valable quelque soit le milieu social d’origine ?  

 

Habiba : Vous nous avez très bien lus et très bien compris. Ca fait plaisir. Ce que vous soulignez là est très important. On ne construit rien sans fondations. C’est vrai quelles que soient les origines (sociales, géographiques ou autres). La question est très juste parce qu’on a tendance à nous demander si on s’adresse à des gens qui nous « ressemblent », c’est-à-dire issus des mêmes quartiers populaires ou de la même communauté que nous. Or, nous nous adressons à tout le monde et, d’ailleurs, nos lecteurs sont de toutes les générations, de tous les milieux, etc. Nous croyons l’un comme l’autre à la portée universelle de la littérature.

 

 

 

Selon vous, le style d’un écrivain c’est : une méthode, des tripes, un don, une prédisposition et beaucoup de travail ou une envie accompagnée d’une tonne de travail. En même temps, faut il forcément avoir un style pour être auteur ? Un style, une plume reconnaissables et précis ne risquent ils pas d’enfermer l’auteur dans certains sujets. Le talent ne serait il pas de ne pas avoir de style mais de s’adapter, justement, à chaque sujet ?  

 

Mabrouck : Je crois surtout qu’il y a autant de styles, de façons d’aborder l’écriture, de poser sa plume, d’imposer sa patte qu’il y a d’écrivains. L’histoire de la littérature montre suffisamment de parcours différents, de talents différents pour nous garder de poser une généralité sur la « bonne » façon d’écrire. Pour ma part, j’essaie de m’adapter. Je laisse le sujet aller à moi, puis je réfléchis à la meilleure façon d’avoir le ton juste. Avant d’être publié, lors de mes premiers bouts d’écriture, j’avais tendance à trop en faire, pour montrer que je savais écrire. Maintenant, j’ai compris que la simplicité est une force.

 

Habiba : Entre « Kiffer sa race » et « La Petite Malika », les styles sont très différents, même si l’environnement reste urbain. Comme Mabrouck, je pense que chaque histoire « dit » naturellement son style. D’ailleurs, qui lira « Eloge du miséreux », l’essai de Mabrouck, et « Le Poids d’une âme », « Le Petit Malik » et « La Petite Malika », ses trois romans, y verront de très grandes différences.

 

 

 

 Me trompe-je en criant haut et fort qu’une suite de La Petite Malika est incontournable, déjà en cours d’écriture et donc pour très bientôt ?!!! Quels sont vos autres projets en commun ou chacun de votre côté ?

 

Habiba : Pour l'instant, nous n’avons rien décidé. En ce moment, je me dirige plutôt vers des projets personnels mais ils sont à un stade trop embryonnaire pour en parler.

 

Mabrouck : Si à la sortie du « Petit Malik », on m’avait dit que « La Petite Malika » sortirait, je n’y aurais jamais cru. Tout est possible, même si pour le moment, ce n’est pas d’actualité.

 

 

 

 Quels lecteurs êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de cœur littéraires ?

Mabrouck : Paradoxalement, je lis moins depuis que j’écris.  Lire les autres m’immerge dans l’univers des autres au détriment du mien. C’est difficile d’isoler seulement trois coups de cœur alors je n’en dégagerai qu’un seul pour ne pas faire de jaloux : « Kiffer sa race » d’Habiba Mahany !

  Habiba : Mes trois derniers coups de cœur ? « Le Poids d’une âme », « Le Petit Malik » et « Eloge du miséreux » de Mabrouck Rachedi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 26 Avril 2011

Synopsis (Allociné) :  La famille, c'est compliqué…
Surtout quand Eli, le père, bientôt 60 ans, attend un enfant de sa nouvelle femme. À l’annonce de la nouvelle, ses deux grandes filles, Dom, qui cherche a adopter, et Justine, qui passe d’un petit ami à un autre sans trop d’état d’âme, sont ébranlées.
Pour se rapprocher de Justine avec qui il n’a jamais pu s’entendre, Eli a la bonne idée de se lier d’amitié avec tous ses ex… A son insu.
Mais lorsque Justine tombe de nouveau amoureuse et qu’Eli s’apprête à tout gâcher, la famille est sur le point d’imploser. Est-ce que tout ce petit monde va parvenir à se réconcilier avant qu’il ne soit trop tard ?

 

 

Comédie (?) avec Michel Blanc, Mélanie Laurent, Géraldine Nakache, Guillaume Gouix...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Et soudain j'ai trouvé le temps long. Ce film n'a pas su choisir un genre : comédie ? Drame ? Burlesque ? Un peu tout en même temps, du coup rien n'est approfondi, chaque genre n'est qu'effleuré. Bref, de ce fait le film ne touve pas vraiment ni son style ni son rythme. Après une mise en place rapide et efficace du sujet, les choses s'emmêlent. Quand il aurait fallut  y aller franchement, dans l'humour et le loufoque du personnage de Michel Blanc, la réalisatrice a choisi de couper l'élan par des dialogues ou des situations intimistes...  Les élans de comédie sont interrompus par des moments plus graves qui approchent souvent la mièvrerie, avec une apothéose dans la voix Off de Michel Blanc sur la dernière image.... A force de bouillir, la casserole d'eau finit par déborder. C'est la même chose avec les bons sentiments qui dans l'excès, empêchent l'émotion.  Je me demande pourquoi les cinéastes insistent tant pour mettre des mots sur le message global du film que les spectateurs ont logiquement compris... bref, je trouve cela ringard...

Le personnage de Michel Blanc est trop ou pas assez corsé, trop ou pas assez joué. Bref, on n'y croit pas. Les autres acteurs s'en sortent bien, même avec les honneurs pour Mélanie Laurent. Son personnage m'a bien plu, m'a touchée. J'ai bien aimé son délire de création artisitique à partir de clichés de radio. Le beau frère complètement à l'ouest m'a amusée aussi.

Il y a de bons passages, de bonnes répliques. Le problème c'est qu'ils figurent tous ou presque dans la bande annonce et laissent ainsi croire que l'on pourrait voir une comédie hilarante et cynique à souhait. On a juste un film de plus sur les  difficultés relationnelles père / fille, sur les parents qui ne sont pas éternels mais qui même absents, ne sont jamais loin... Un film qui manque dCe sera donc à votre appréciation. La mienne est très mitigée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Avril 2011

 Roman - Livre de poche - 150 pages - 3.00 €

 

 

 

L'histoire : Le père de Jean Louis Fournier était un médecin pas comme les autres. Atypique, vêtu comme un clochard, adoré de ses patients qu'il soignait souvent gratuitement... Mais sa résidence principale était le bistrot du coin et quand il rentrait à la maison, il était saoul et très méchant et criait beaucoup.

C'est le petit Jean Louis, qui se son regard et de ses mots d'enfants, dresse le portrait d'un père pas comme les autres qui est décédé "pour de vrai cet fois ci" lorsque l'auteur avait 15 ans.

 

 

 

 

 

Tentation : Curiosité et réputation de l'auteur

Fournisseur : ma PAL

 

 

 

    

 

  

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 Mon humble avis : C'est un livre très touchant qui aborde, par petites scènes d'une page ou deux, différents aspects de la vie familiale mouvementée des Fournier. Mouvementée car le père est un médecin alcoolique, irresponsable, méchant à la maison. Mais il n'est pas que ça. C'est un personnage haut en couleur. Il se croit drôle mais ne l'est que pour le lecteur et malgré son statut, sa famille est pauvre : il ne fait pas payer ses patients et dépense le peu qui reste au bistrot. 

Dans ces pages, beaucoup d'humour, de sarcasme et de cynisme. Et malgré des situations cocasses, incongrues ou drôles dans la plume de l'auteur, on hésite à rire. Car ne nous leurrons pas, le fond de l'air est tragique : il pue l'alcoolisme du père, d'un père. Le talent de Jean Louis Fournier est de conter cette époque de sa vie sans pathos et de ne pas porter de jugement. On sent la souffrance de l'enfant de ne pas être comme les autres, et d'avoir un père différent des autres aussi.

Par ce livre, l'auteur a le mérite d'attirer et de garder dans ses filets des lecteurs qui ne pêcheraient pas forcément d'eux même le difficile sujet de l'alcoolisme. Et le message passe, les images restent. Le but est atteint je pense, sans prosélytisme.

Dommage que le style enfantin, qui utilise parfois du vocabulaire adulte, m'ait un peu dérangée, notamment dans les répétitions et la formule "mon papa il a... papa, il allait".... Certes, c'est un peu dans le titre. Mais de temps en temps, un "mon père" aurait été bienvenue, ou un prénom ou un simple "il" non doublé de "mon papa".... Cela aurait, à mon humble avis, allégé le style et rendu parfaite cette lecture. Un bel hommage, particulier, à un homme aimé malgré tout.

 

"Je ne lui en veux pas. Maintenant que j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des "mauvais" moyens pour rendre supportable leur insupportable".

 

 

 

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Les avis de Clara, de Moka, de Lasardine, de Pimprenelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Avril 2011

Synopsis (Allociné) : Un braqueur s’évade de prison pour traquerson ancien codétenu, un tueur en série qui a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite du braqueur, devenu bien malgré lui l’ennemi public numéro 1. Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ?

 

 

Film d'action avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Sergi Lopez, Stéphane Debac, Natacha Regnier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Attention : 1er quart d'heure du film assez violent : âmes sensibles et trop jeunes s'abstenir...

 

 

Mon humble avis : La proie est un thriller musclé et efficace. Il vous entraîne dans un rythme effréné qui ne s'essouffle jamais et vous laisse KO.Bref, ça déménage ! Nous sommes dans le thème pourtant bien étrenné de la course poursuite mais qui entraîne toujours ! Originalité : le braqueur devient ici la cible d'une terrible machination. Le diable en personne sous le visage d'un homme à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession ! La référence à de tragiques et horribles" faits divers" est bien là. On en tremble. On est glacé quand on comprend à quel monstre on a affaire sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Notre seul espoir : Dupontel !

Même si l'on devine en partie l'issue de l'énigme, (on est au cinéma !) le plaisir et le suspens fonctionnent à merveille. Par contre, c'est la partie de la fin que je n'avais pas imaginée qui m'a déçue car  "énorme", et cliché... Nous sommes toujours au cinéma !

L'interprétation des acteurs est impeccable et n'est pas étrangère au magnétisme dégagé par ce film. Dupontel n'est pas qu'en muscles. Comme d'habitude, il est toujours aussi mystérieux, inquiétant, dur et touchant. Juste. J'adore. Et le rôle du père truand prêt à tout pour sauver sa fille lui va comme un gant. je suppose qu'après un tel tournage, il a gagné un repos bien mérité ! Alice Taglioni est l'atout charme du film mais ne joue pas que sur cela. Elle est convaincue de ce qu'elle fait et on y croit. Mais la révélation de ce film est pour moi Stéphane Debac dont l'apparente placidité est bien trompeuse... Ne jamais se fier aux apparences !

Un très bon film dans le genre si l'on accepte les défauts qui accompagnent souvent ce genre justement : poncifs, coïncidences et invraisemblances multiples, jusqu'à une surenchère dans "l'immortalité" du héros. Des détails qui nuisent tout de même à la qualité globale du film. j'ai eu des impressions de "too much" même si "la proie" a rempli son rôle premier :me divertir, m'amener à prévenir le héros du danger qui le guette, me scotcher à mon siège et broyer le bras de mon voisin !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Avril 2011

BD - Editions Gallimard - 105 pages  - 17 €

 

 

 

Parution en novembre 2010

 

 

L'histoire :  A Yopougon, comme à Paris, les histoires se dénouent, les vérités éclatent et chacun va devoir faire face à son destin. A commencer par Aya, qui a toujours un compte à régler avec son prof de biologie, le harceleur. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et les histoires toutes réglées ?

 

Où la vie dans un quartier populaire d'Abidjan dans les année 80 autour de la belle Aya.

 

 

Textes : Maguerite Abouet

Dessins : Clément Oubrerie

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Enfin la suite de ce feuilleton à la sauce africaine et pimentée d'humour, de joie et de bonne humeur ! Snif snif, car ce tome semble sonner le glas de cette série, à moins que nous signions tous une pétitition pro Aya

A l'heure où les nouvelles d'Abidjan sont alarmantes dans les médias, quel plaisir de se replonger dans les histoires croisées, petites et grandes des habitants de Yopougon. Même si on frôle parfois le drame, le comique de la situation et les multiples ressources des personnages prennent toujours le dessus.

Les sujets traités sont néanmoins sérieux (l'homosexualité, le harcèlement, l'abus de pouvoir, la manipulation, l'éducation, l'adultère, la difficulté d'obtenir des papiers pour les sans papiers en france.... ) Mais ils sont là pour démontrer la valeur de l'amitié, du courage, du travail, de la confiance, de l'amour, de l'union qui fait la force...

Aucun personnage des tomes précedents n'est oublié ici et chacun a droit aux rebondissements et au coup de théâtre qu'il mérite.

Grégoire a d'abord ce qu'il mérite et... finalement, un sacré surprise l'attend.

L'inénarable Moussa en surprend plus d'un, jusqu'en plus haut lieu

Innocent se serait bien trouvé lui même à Paris

Gervais va-t-il choisir entre sa mère et sa chérie ?

Albert aimerait tant tout avouer et ne pas épouser Isidorine

Aya va-t-elle devoir épouser Albert ?

Se vengera-t-elle de son méchant prof de bio

Adjoua et Bintou ne sont jamais loin et ont leur avis sur tout!!!!

Je ne cite pas tout de monde... Je mets tout mon espoir sur Didier pour que la série se poursuive car c'est de son côté qu'il reste une porte ouverte !!!

Comme d'habitude, ce qui m'a le plus réjouie dans ma lecture, c'est la richesse des dialogues toujours aussi succulents et les expressions, devises et maximes, proverbes de là-bas  ! Quand sagesse et philosophie se mèlent à une bonne dose d'exotisme et d'humour  elles actionnent sacrément les zygomatiques !

Une fois de plus, que du bonheur. Lisez cette série, vous vous garantirez de belles heures ensoleillées !

 

 

"Aya, ce ne sont pas tous les fous qui se baladent nus"

"Certains actes sont dictés par la nécessité".... "Ce n'est pas pour ça qu'il faut utiliser les mauvais moyens"

"Éteins un peu ta colère"... "Je n'aurai pas assez d'eau Simone"

"La richesse ne fait pas le bonheur".... "A t'entendre, tu m'as épousé que pour le bonheur".

"J'espère que je ne vais pas rester longtemps dans mon célibétariat "!

"hé, train là va vite dêh ! Il est pressé pourquoi, même ?"

"Maman, il faut donner des conseils à celui qui est disposé à les entendre".

"Ma fille, avant de prendre un homme, il faut d'abord étudier sa mère"

"Maman, l'eau qui est versée là, on ne peut plus la ramasser, dêh !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Avril 2011

 

Roman - Livre de poche - 179 pages - 6.00 €

 

 

Parution d'origine chez Grasset en avril 2009

 

 

L'histoire : C'est l'histoire de l'amitié de Loup et de Mando, qui commence au bac à sable. Une amitié fusionelle, à la vie à la mort, croix de bois croix de fer, inconditionnelle. Et puis il y a le temps et les années, les manquements de l'un et leurs conséquences sur l'autre, conséquences insoupçonnées...

 

 

 

 

Tentation : Poursuivre ma découverte de l'auteur d'Un secret

Fournisseur : La bib'

Le petit plus : renouveler l'expérience livre audio

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Je me demande quel est le plus grand talent d'un auteur ?

Celui de faire douter le lecteur, à la dernière page : cette histoire est elle autobiographique ou pure invention de l'auteur ?

Celui de marcher près du lecteur, puis de le tenir par la main pour qu'ensuite, ce soit le lecteur qui s'accroche à lui ?

Celui de créer une atmosphère page après page, où l'on devine qu'un drame s'annonce, sans jamais en imaginer la nature ?

Celui de la justesse des mots, de la maîtrise du rythme, de l'écriture et de l'émotion, une justesse qui vous fait dire dieu que la langue Française est belle !

Celui de mener le lecteur à s'interroger sur lui même et sa propre vie. Quelles places mes amitiés ont pris dans ma vie ? Quelle importance je revets aux yeux de mes amis ? Ai-je toujours été fidèle ? Est-ce les aléas de la vie qui m'auraient rendue indidèle, ma part d'ombre ou juste le temps... car avec le temps va, tout s'en va. Aurais-je pu être la mauvaise rencontre de quelqu'un ? Puis- je le devenir ?

Je pense que chacune de ces qualités peut mener à un bon roman. Et quand elles sont toutes réunies, elles donnent naissance à un excellent roman. Ce qui est le cas ici.

La mauvaise rencontre m'a captivée et bouleversée, d'autant plus je crois que l'histoire m'était contée par la propre voix de l'auteur, du narrateur. La dimension émotionnelle s'est trouvée décuplée par ce format de lecture.

On retrouve dans ce roman la signature que l'auteur avait déposée dans "UN secret". Cette recherche de " ce qui existait depuis le début", cette faille qui était bien cachée et qu'un événèment va faire exploser. Ici, c'est l'amitié, parfaitement étudiée qui est prétexte à ce sujet (mais cela aurait pu être une histoire d'amour, un deuil....). L'amitié qui peut être vécue inégalement chez chacun des protagonistes, exclusive chez l'un, beaucoup moins pour l'autre. Les promesses que l'on se fait, que l'on tient ou pas, sans se douter des conséquences. Il y a ce que l'on voit, ce que l'on ne veut pas voir et ce que l'on ne peut pas voir. Il y a aussi ce que l'autre montre ou pas. Il est difficile de connaître l'autre, même si l'autre est votre meilleur ami.

Philippe Grimbert nous offre ici une merveilleuse alchimie de ses talents de conteur et des ses compétences professionnelles : il est psychanalyste.

Qu'est-ce qu'une mauvaise rencontre ? Je ne vous le dirais pas, vous lirez ce livre pour le savoir !

Ce qui est sûr, c'est qu'avec cet auteur, j'ai fait une excellente rencontre !

 

 

 

 

   

Lu en audiolivre

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Avril 2011

WORLD TOUR 2011

 

 

Il y a quelques jours, j'ai eu la chance d'assister, à Rennes à un spectacle fabuleux et hors du commun. Celui de Gospel pour 100 voix. Le Gospel, je connais peu alors je suis allée à ce concert avant tout par curiosité, pour découvrir en prenant directement le format XXL, et pour l'aspect peu ordinaire dans ma vie de ce genre de spectacle.

 

 

"Avec 150.000 albums vendus, 3 Palais Omnisport Paris Bercy, 9 Palais des Sports, 140 dates de concerts à travers le monde et 1 million de spectateurs, Gospel pour 100 Voix est la formation de gospel la plus médiatisée et la plus professionnelle de toutes les Mass Choir en Europe.


Le spectacle 2011 est totalement nouveau.

 

Des chanteurs encore plus talentueux, une énergie encore plus débordante, un show encore plus époustouflant ont valu à ce spectacle de remporter 4 GMA Dove Award on Gospel Music 2010 à Los Angeles Rencontre de la douleur des esclaves noirs et de la joie de vivre des caraïbes, le gospel est aujourd'hui un véritable phénomène de société qui touche le coeur de tous par la force de son message et la beauté de ses chants."

http://www.infoconcert.com/artiste/gospel-pour-100-voix-11217/biographie.html (+ infos sur la tournée qui s'achève fin mai je pense et billets)

 

 

 

Même si une salle de spectacle en France ne se laisse pas chauffer du même bois qu'une fervente église à Harlem, même si je n'écouterais pas forcément du Gospel en boucle, je dois dire que j'ai vivement apprécié mon spectacle et ai été ébahie par les talents regroupés sur scène. Performances vocales, émotion, unisson, énergie, joie tout cela donne vraiment un fabuleux spectacle. Je n'imaginais pas l'importance des chanteurs solistes, je pensais avoir affaire à un choeur... seul. Et bien non. Et parmis ces solistes, une artiste prénommée Dominique m'a amené les larmes aux yeux et la chair de poule. De même, l'homme qui, comme sorti d'un autre temps, a interprêté Louis Amstrong.

 

 

 

 

Qu'est ce que le Gospel exactement et en résumé ?!!

(D'après Wikipédia) :

Le gospel est un chant religieux chrétien, protestant d'origine, qui prend la suite des negro spirituals. Le gospel se développa d'abord chez les afro-américains et les blancs du sud, avant de conquérir le reste de l'Amérique et du monde.

Le mot Gospel signifie « évangile » : littéralement god spell, c'est-à-dire « Incantation de Dieu  ».

Le Gospel est incontestablement une révolte musicale contre une Amérique raciste. C'est une expression de la souffrance des noirs récemment émancipés, mais encore sous l' autorité blanche, particulièrement dans les États du Sud ; d'où une très forte migration vers les grandes villes du Nord (Chicago, Détroit, New York). Ces populations ne s'engagent pas politiquement même si elles restent fidèles au parti républicain.

 

D'après le site http://membres.multimania.fr/christiansongs/studies.html

 

Le gospel est une culture musicale née il y a plusieurs siècles.

1612. Le trafic d'esclaves noirs en Amérique du Nord commence. Ils arrivent de l'Afrique, avec leur culture, leur tradition et leur croyance.
Du matin au soir, ils travaillent dans des champs de coton sur le rythme de leurs Worksongs et de leurs Hollers.

L'un est un chant a capella improvisé par un chanteur et repris par un chœur. L'autre est un ensemble de brefs cris et interjections. Ils décident de créer ces nouveaux chants pour communiquer entre eux, et donner des informations codées afin de se prévenir des dangers et d'organiser des évasions.

Le temps passe. Sans oublier leur culture, ils découvrent, puis se passionnent pour la religion chrétienne… Ils se comparent aux Hébreux captifs en Egypte, pensent au peuple d'Israël et rêvent du Canada où l'esclavage est interdit. Ils se mettent à chanter des prières et à improviser des sermons… Ce mélange de fragments mélodiques connus, de versets libres parlés ou chantés, et d'interjections de l'assemblée, est appelé "Negro-Spiritual".

Au dix-neuvième siècle, l'esclavage est aboli. Dès 1865, les chorales des universités noires chantent le negro-spiritual pour un large public noir.
Au vingtième siècle, les pasteurs itinérants utilisent cette musique pour leurs prédications et l'évangélisation. Le negro-spiritual se modernise. C'est la naissance du Gospel.
Le Gospel plaît, émeut, et touche par la force de ses mots et le rythme de sa musique. Très vite, il est chanté en concert. Le Gospel devient commercial et son public ne cesse de s'élargir.
Le révérend Martin Luther King utilisera même ce nouveau style musical pour défendre les droits du peuple noir.

Aujourd'hui, on distinguele gospel traditionnel, le Gospel (moderne) et l'urban gospel. trois Gospel : le gospel traditionnel, le Gospel (moderne) et l'urban gospel.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 14 Avril 2011

 Bien sûr, la société Sri Lankaise évolue comme toute autre... Comme chez nous, les femmes s'essaient aux jeans et le jeunes aux pantalons Slims. Mais les tratiditions sont tenaces... A la campagne ou en ville, à l'occasion de cérémonie ou dans le quotidien, qu'elles soient fluettes ou enveloppées, de nombreuses femmes portent encore la tenue traditionnelle : Le sari. C'est l'un des aspects qui m'a énormément marquées et éblouie lors de mon voyage : la grâce de ces femmes ainsi vêtues, leur féniminité mise en valeur par mille couleurs.... l'arc en ciel n'est jamais loin, qu'il soit fait fait d'un plus simple tissus à l'étoffe la plus riche, de côton ou de soie brodée d'or. En voyant ces femmes, le titre de mon circuit prenait toute sa dimension : Majestueuse Ceylan.

 

 

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  L'origine du Sari remonterait à plus de 100 siècle avant JC. C'est l'une des rares habitudes vestimentaires a avoir été conservée par le temps. C'est une large bande de tissu d'environ 1 m 20 de large sur 5.5 à 10m de long. Le sari lui-même est toujours fait d'une seule pièce (selon l'hindouisme, tout vêtement cousu ou percé par une aiguille était considéré comme impur) et se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu.

(http://artetdecodumonde.over-blog.com/article-22070441.html)

 

  

 

 

 

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  Le Sari se portent différement suivant les régions, les religions et les activités. Chaque couleur a une signification et, comme on le retrouve en Inde, montre l'appartenance à une caste plutôt qu'à une autre. Sur les photos si dessus, prise près de Kandy, dans le centre du pays, nous avons la technique de drapage Wasana, originaire de cette partie du Sri Lanka. 

  

  

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  C'est un pur bonheur pour les yeux, un rêve de fille car ce tissus vous donne une grâce de princesse. J'aurais aimé saisir mon appareil photo au passage de ses femmes.  J'ai toujours du mal à prendre les gens au vol.... Alors, je me suis souvent contentée de regarder pour mon plaisir....

Et je me suis imaginée à 8000 km de là.... bien minable avec mes pantalons, jeans, pantacourts, shorts.... 

 

Ces femmes montrent leur ventre et leurs rondeurs éventuelles, et ce  n'est jamais vulgaire ni disgracieux. Attendez un train pendant une heure et demie sur un quai animé, vous vous régalerez, quand par chez nous, on déprimerait plutôt... 

 

   

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 12 Avril 2011

  Roman - Editions JC.Lattès - 237 pages - 16.50 €

 

 

Parution en septembre 2010

 

 

L'histoire : Malika est à l'école maternelle et déjà, elle fait tout plus vite que les autres. Une batterie de tests la déclare "précoce". Sa mère comprend par là qu'elle serait tombée enceinte. Elle refuse donc que l'enfant saute quelques classes. Cette enfant pas comme les autres, surdouée écrit une chronique chaque année. Nous la suivons donc jusqu'à ses 26 ans...

 

 

 

Tentation : La blogosphère

Fournisseur : Sandrine, merci pour le cadeau !!!

 

 

 

 

 

 

 

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  Mon humble avis :Imaginez le Petit Nicolas, transposé en l'an 2010, dans une cité de banlieue parisienne. Ah, j'oubliais l'essentiel, le Petit Nicolas est une fille !!! Et petit détail, elle est surdouée... et se raconte dans ce livre.

Les deux auteurs nous offrent un délicieux moment de lecture résolument optimiste ! Fraîcheur, tendresse, humour, bons mots, coups de gueule et enthousiasme... de ces pages émanent une véritable bouffée d'oxygène, légère, même si l'on ne quitte pas beaucoup le bitume ombragé par les tours. Attention, qui dit légèreté ne dit pas vide intersidéral, bien au contraire. Le ton enlevé favorise le passage et la réception cérébrale de quelques messages subliminaux (genre stop au préjugés, la différence ne prend pas forcément la forme que l'on imagine, stop au fatalisme et misérabilisme à outrance. ) Vous apprécierez cela suivant votre ouverture d'esprit, votre capacité à vous laisser surprendre, à vous poser des questions, à étudier les réponses des autres,  et à partir à l'aventure. L'aventure d'une vie... "comme les autres" de l'extérieur, mais vraiment différente de l'intérieur.  D'ailleurs, s'il n'y avait dans ce titre un clin d'oeil à un autre roman de Mabrouck Rachedi (Le petit Malik), ce livre pourrait s'intituler : "un autre regard", ou "un regard inhabituel"

Car c'est ce qu'il m'a apporté. Il ne suffit pas de lire ce livre pour prétendre connaître la vie de cité (que je n'ai pas vécue) ni l'état de surdouée (que je n'expérimenterais jamais). Je me suis enrichie du regard lucide de Malika qui m'a dit tant de choses... Un surdoué n'est pas qu'une personne qui fait une multiplication à 10 chiffres que divise pi en 3 secondes. La banlieue et l'école, ce ne sont pas que des cancres rebelles... Il y a aussi des élèves qui aimeraient que les profs puissent faire cours, même en accéléré, non pour être libérés par la sonnerie de la récré, mais pour apprendre plus. Ces élèves qui, de ce fait, se retrouvent aussi hors système.

Bref, chaque année La petite Malika conte une anecdote de sa vie et nous parle de sa mère, de son grand père, de ses copines, de la difficulté à être différente, de l'illettrisme, de l'adolescence,de l'importance de ne pas oublier ses racines, surtout quand on est différente justement. Vous voyez, je tourne un peu autour du pot qui a bien trop de saveurs et d'intérêt pour que je puisse les enfermer dans un seul petit billet.

Ce livre est très riche, très inattendu pour moi. Je pensais que l'aspect "surdouée cérébrale" serait plus développé (ça, c'est mon penchant inavoué pour les sujets buzz à l'insu de mon plein gré). Les auteurs n'ont pas choisi cette facilité là pour accrocher le lecteur. C'est bien plus de la vie de Malika et de son regard sur son entourage dont il est question ici. Les arguments sont bien plus subtils et finalement bien plus agréables à lire et efficaces. Seule l'année des 18 ans a perdu mon attention.

Forcément, on s'attache à notre Malika mais aussi aux nombreux personnages dont elle dresse d'avisés portraits. Le style est enjoué, dynamique, soigné aussi même s'il colle à son époque. Il évolue au fur et à mesure que Malika grandit et mûrit, mais reste toujours sous le signe de la bonne humeur... contagieuse. Et j'ai trouvé ça chouette car peu courant, une plume qui évolue discrètement mais sûrement au fil des pages. C'est judicieux et très juste. Pas de pathos, ni de mélo mais de belles émotions et des vérités vraies comme je les aime. Un petit mot sur la fin... un peu plus convenue que l'ensemble du livre. Elle réserve tout de même une belle surprise qui annonce une très probable suite qui met déjà  le lecteur dans la transe de l'attente. Ca c'est pour mettre la pression aux auteurs ! lol

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec Liyah 

 

 

 

Les avis de Keisha; de Sandrine; Clara 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Avril 2011

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

 

   

Avec Clothilde Courau, Stefano Accorsi, Néri Marcoré, Lisa Cipriani....

 

   

 

étoile2.5

Mon humble avis : Voici un film qui se regarde gentiment, dans la joie et la bonne humeur, au rythme de bande originale sympa, tantôt péchue, tantôt lyrique. On rit beaucoup devant certaines scènes et les réparties sont le plus souvent efficaces. Certains personnages sont gratinés, notamment l'excellent Oncle Luiggi, joué par le non moins excellent neri Marcoré. Il en deviendrait presque le centre du film si Stefano Accorsi ne dégageait pas un charme aussi solaire et décalé. On est également ravi de retrouver les gracieuses Anouk Aimé et Clothilde Courau. Les sujets de l'adolescence, des rapports parents / ados à cette époque et celui, plus grave du deuil sont les thèmes principaux d'un scénario qui se veut léger en surface et un peu plus profond.... en profondeur !!!

En me couchant, je me suis dit, c'est un peu "La Boum" trente ans après, version monoparentale Italienne, puisqu'Alessandro élève seul sa fille suite au décès de sa femme quelques mois après la naissance d'Irina. La Boum donc mais le personnage central est le père et l'adolescente n'est hélas pas Sophie Marceau (ou en tout cas, pas encore)...Et c'est maintenant que du dièse, je passe au bémol...

Le jeu de la jeune Lisa Cirpriani est très inégal et manque souvent de naturel. Certes, elle a un très joli minois et déborde de fraîcheur mais... De même, l'interprétation de la grand mère ne m'a pas du tout convaincu, tout comme celle de quelques autres personnages qui apparaissent de ci delà...

Même les passages des figurants devant la caméra, sensés être anodin et s'inscrire naturellement dans un décorum, m'ont paru envahissants et trop marqués. En général, les figurants, on ne les voit pas ou alors, on n'y prête très peu attention et là, impression bizarre...

Enfin, la présence de deux personnages de trop dans la scène finale la fait basculer dans le mélo mièvre.... et c'est un peu dommage.

Mais nous étions 10 à voir ce film, 6 l'ont adoré sans retenue et 4 étaient plus mitigés, non mitigés n'est pas le terme... 4 étaient moins enthousiastes.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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