Publié le 8 Avril 2010

Ce weekend Pascal a été bien mouvementé sur la Blogosphère littéraire.... Bref, les cloches ont bien sonné et rameuté tout le monde et bien des oeufs ont été cassés...

Si vous êtes blogueurs, vous êtes sans doute déjà au courant de l'affaire...

Si vous êtes juste de passage ou abonnés à ce blog, peut-être ceci ne vous intéressera pas forcément.

 

Quoiqu'il en soit, il est de mon devoir d'écrire ce billet et de relayer ainsi l'information.....

 

 

 

De quoi s'agit il.... D'une blogueuse, Cynthia, qui écrit par un billet qu'elle n'a pas aimé le livre "Papou", de l'auteur Jean Claude Deray, aux Editions Alphée. Vous pouvez visualiser ce billet ICI. Vous en conviendrez que nulle part Cynthia ne manque de respect envers l'auteur et qu'elle insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit uniquement de son avis sur un livre d'un genre qui ne lui convient pas, mais qu'elle a reçu par un partenariat "aveugle". (où l'on accepte de recevoir un livre sans savoir duquel il s'agit contre chronique sur un blog.

 

Maintenant, petit rappel de la loi....

 

La liberté d'expression a été consacrée par une proclamation solennelle lors de la Révolution. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789affirme dans son article 11 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi."

Cette Déclaration a valeur constitutionnelle et le Conseil  constitutionnel a  reconnu que la liberté ainsi définie est "une liberté fondamentale d'autant plus précieuse que son exercice est une garantie essentielle des autres droits et libertés et de la souveraineté nationale, rappelant que ce droit a pour finalité principale celui pour chacun de recevoir une expression libre" (Conseil constitutionnel 10-11 octobre 1984).

 

 

Et enfin, un extrait de la réaction que Cynthia a reçu de l'auteur...

 

« Votre critique de Papoua est le juste reflet de vos limites que vous projetez avec une absence d'humour et de finesse d'esprit. Apprenez donc d'abord à vivre, puis à lire. Et enfin à écrire. Les chiens de la steppe mongole hurlent avec plus d'élégance que vous. Vous dîtes ce que vous pensez. mais pensez vous vraiment?

Vos mots sont bulle de savon qui vous donnent l'impression d'exister et qui crèvent au premier vent du large. J'accepte la critique quand elle est constructive mais pas les lallations et gazouillis de pétasses. Bien à vous, JCD »

 

 "De l'avis unanime de mes amis journalistes qui ont parcouru vos " critiques ": une débile frustrée, qui ferait mieux de s'orienter vers le repassage ." Désolant, non ? Moi, j'ai été moins virulent: vous n'existez pas comme être humain et comme critique? Vous avez devant vous de beaux jours de famine.
Lisez donc la collection Harlequin, au dessus de vos moyens intellectuels mais qui devrait vous satisfaire." 

 

 

Si vous souhaitez lire la totalité des échanges entre Cynthia, JC Deray et son éditeur qui s'excuse très gauchement, cliquez sur les liens suivants :  ICI et LA. Si vous avez un peu de temps devant vous, je vous invite à les lire... Cela vaut son pesant de caramels mous et s'est surtout affligeant de voir comment un homme peut tomber dans tant de vulgarité et de bêtise....

 

Qu'une blogueuse se fasse traiter de pétasse, se fasse ôter son humanité par un auteur n'est pas tolérable. Ne l'est pas non plus la réponse de l'éditeur qui explique et tente d'excuser les propos virulent de son poulain par la sensibilité de celui ci en tant qu'auteur.... Et depuis quand les auteurs auraient l'exclusivité de la sensibilité.... Enfin, si un auteur est trop sensible pour supporter la critique, qu'il continue à écrire si cela lui fait du bien, mais de grâce, qu'il le fasse pour son tiroir.

 

Résultat des courses : La blogosphère se sert les coudes et, outrée par le comportement de l'auteur, a décidé de boycotter l'auteur. Celui ci vient donc de perdre un paquet de lecteurs potentiels et de publicité éventuelle sur ces précédents ou futurs ouvrages. Bref, il a perdu une poule qui peut être aux oeufs d'or...

 

Certaines blogueuses proposent de boycotter aussi l'éditeur. Je serais plus nuancée, afin de ne pas pénaliser d'autres auteurs qui possèdent certainement talent et gentillesse, qui ne sont pour rien dans cette histoire et qui n'ont donc pas à en pâtir....

 

Je tiens à préciser que la réaction de JC Deray est très rare. La plupart du temps, nos contacts avec les auteurs sont très cordiaux et débouchent même sur de chaleureuses relations.... J'en veux pour exemple Nicolas Ancion (que j'avais pourtant sévèrement critiqué), Maud Lethielleux, Mary Dollinger, Thierry Cohen, Georges Flipo.... Liste non exhaustive bien sûr !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 7 Avril 2010

51-hNApfqbL__SS500_.jpgRoman jeunesse/ Série - Edition du Triomphe - 219 pages -8.55 €


Résumé : Sujet : ...Ou comment devenir un agent secret! Le jeune Langelot ne se doute pas, en effectuant ses trois jours d'orientation en vue du service militaire, que l'on va lui proposer d'appartenir au fameux S.N.I.F. : le Service National d'Information Fonctionnelle. Les épreuves vont être variées car il faut révéler toutes ses capacités morales, physiques et psychiques pour devenir un espion compétent. Une mission délicate va très vite lui être confiée.

 

 

 

 

 

Pour les livres jeunesse, comme d'habitude sur ce blog, ce sont les jeunes qui si collent ! Ma filleule qui a pris un an de plus le même jour que moi !

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia (14 ans) : Langelot, un jeune blondinet de 18 ans est choisi pour être agent du S.N.I.F (Service d'Information National Fonctionnel) ! Il suit donc un stage d'entraînement, sur un bateau normalement connu uniquement du Ministre de la défense, ou règne un atmosphère tendue car la formation d'agent secret nécessite une habitude de la solitude. Aussi chaque participant portera durant tout le stage d'environ 6 mois le lourd secret de sa personne en la masquant par une fausse identité. Une formation pratique qui aura était, pour Langelot et Corinne, sa nouvelle amie, comme une première mission après la découverte de la principale occupation du Colonel, accusé d'être agent ennemi : détruire le navire.
L'auteur, dont l'identité est nouvellement dévoilé, ayant travaillé pour la Défense National et connaissant bien le monde des service secrets sait le ton à donner au roman d'action pour les rendre haletants et vrais. J'ai bien aimé ce livre car il peint bien l'ambiance des services secrets et pose bien le décor pour les nombreuses autres missions de Langelot !


Je ne sais pas vous, mais moi, je découvrirais bien ce Langelot !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Avril 2010

La semaine dernière, pour mon anniversaire, je me suis offert un spectacle peu courant. Les Choeurs de l'Armée Rouge. Très curieuse, et me disant que leur passage à Rennes ne se renouvellerait pas deux fois au court de ma vie, j'ai donc pris mon billet. Je m'attendais à voir ou plutôt à entendre les exploits vocaux d'une chorale mythique. Oui, mais pas seulement.
Ce fut un spectacle magnifique que je garderai longtemps en mémoire. En alternance : les musiciens, les musiciens + les Choeurs, auxquels s'ajoutent parfois des chanteurs solistes et des danseurs. Un spectacle haut en couleur et d'une rare gaieté. Oui, je pensais que l'ensemble serait assez rigide, histoire de "coller" à la réputation de la Russie et de l'ancienne URSS. Que nenni ! Les morceaux interprétés sont joyeux et guillerets et font regretter les places assises genoux contre siège de devant. Une telle envie vous prend de danser ! Alors on se contente de frapper dans les mains puisque l'on ne peut pas non plus chanter. Personnellement, je n'ai rien compris des paroles !
Les chorégraphies et les accrobaties m'ont vraiment épatée. Certaines étaient effectuées en costumes traditionnels, d'autres en uniformes. Et là, je peux vous assurez que la grâce et la légèreté des pas de danse contraste vraiment avec la rigueur évoquée par l'uniforme.
Pour conclure : Un spectacle qui n'a plus rien à voir avec l'austérité soviétique que l'on nous a appris à l'école ou par les médias. Il s'agit d'une fête que rendent possible 150 talents exceptionnels ! A voir si ça passe près de chez vous !

Et pour l'histoire (source Wikipédia)

Le Chœur de l'Armée rouge fut formé en 1928. Sous l'appellation « Ensemble vocal de l'Armée rouge », la formation originale regroupait 12 soldats artistes. Le groupe se produisit pour la première fois en 1928 sous la baguette de son directeur musical, Aleksandr Aleksandrov, un professeur de musique du Conservatoire de Moscou. En 1929, l'Ensemble effectua une tournée dans les régions éloignées de l'URSS pour soutenir le moral des troupes affectées à la construction du réseau de chemin de fer de l'Extrême Orient. La démarche visait également à développer le goût artistique des militaires et à les initier à la bonne musique. En 1933, on dénombrait 300 membres répartis en trois unités : un chœur masculin, un orchestre et un groupe de danseurs. Durant la  Seconde Guerre mondiale, le Chœur donna plus de 1 500 représentations sur les deux fronts soviétiques, pour divertir les troupes prêtes à être déployées sur les champs de bataille, dans les tranchées ou les terrains d'aviation, aussi bien que dans les hôpitaux.

En 1946, après la mort d'Aleksander Aleksandrov, son fils Boris Aleksandrov prit la relève comme directeur musical du chœur, jusqu'au moment de sa retraite en 1987. Aujourd'hui, le chœur est connu sous l'appellation « L'Ensemble Académique de Chants et Danses de l'Armée Rouge Alexandrov » par décret de la Fédération de Russie.

Les Chœurs de l'Armée rouge ont résisté à l'effondrement du mur de Berlin et à la fin de l'Union soviétique et leurs succès sont restés intacts dans la mémoire collective.












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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 5 Avril 2010

.... SUR LES IDEES RECUES !

 

                                                            

 

 

 

COUP DE PHILO est avant tout un livre écrit par Julia de Funès, petite fille du célèbre Louis...., qui s'engage dans un contre pied des idées reçues. Un développement philosophique de ces contre-idées, mais rassurez vous, à la portée de tous. Nul besoin de détenir un doctorat de philo pour prendre plaisir à cet exercice.

 

Certains d'entre nous se souviennent encore de leurs cours de philo. Bons ou mauvais souvenirs, peut importe, le temps est venu pour votre esprit de reprendre du service et de réfléchir sur les grands sujets de la vie.... Car depuis vos cours de philo, certains de vos idées et avis ont surement changé radicalement où peut-être se sont ils affinés, ajustés. 

 

Ces sujets et réflexions peuvent s'attaquer à la liberté, au pouvoir, au langage, au temps, à l'identité, à l'amour...

 

Exemples de contre pied pris sur le site Michel Lafon « Non, être épicurien n’est pas cultiver le plaisir », « Non, la liberté ne consiste pas à faire ce que l’on veut, où l’on veut », « Non, le JE n’est pas le MOI », « Si, la mauvaise foi est sincère », « Non, un visage n’est pas qu’une figure ». Quant à « ne pas se fier aux apparences », ça se discute, selon Berkeley.

 

Et pour accompagné la sortie de ce livre, un blog sympa comme tout a été créé pour vous :

 

http://coupdephilo.over-blog.com/

 

Si vous avez lu le livre, il vous permettra de confronter vos avis à celui des autres, et de prendre le temps de mettre noir sur blanc vos pensées.

Si vous n'avez pas lu le livre, rien ne vous empêche, que vous ayez 2 mn devant vous ou une heure, d'aller réfléchir et de discerter ces thèmes. En fait, chaque thème du livre est repris dans un billet que vous pouvez commenter à souhait.

 

Ce blog est une initiative intelligente et ludique, et je ne peux que vous conseiller d'aller y faire un tour, voire plusieurs.... Pourquoi pas un sujet de réflexion en chaque début de journée, ou si vous préférez, le soir, avant d'éteindre votre lumière. Puisque la nuit porte conseille paraît il....

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 4 Avril 2010

Thriller - Editions de La Table Ronde - 267 pages - 19 €

 

 

Résumé : Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ce week-end «entre filles», manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence.
Très vite, trois autres disparaissent. Leurs amies se rassurent en pensant qu'elles ont filé à l'anglaise. Mais la tension ne cesse de monter, d'autant que le week-end prend fin et que le minibus censé venir chercher les hôtes de la Villa Camerelle se fait attendre. C'est alors qu'Amanda, la plus angoissée de la bande, fait une macabre découverte. Y aurait-il une meurtrière parmi elles ?

 

 

 

Ce livre est un livre voyageur. Inscription chez Stéphie

 

 

 

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Mon humble avis : Voici un livre qui a remporté l'adhésion de tous ses lecteurs ou presque jusqu'à maintenant, mais qui a eu bien du mal à obtenir la mienne.

Le premier tiers a manqué de peu me pousser à l'abandon. Comme je m'y suis ennuyée ! En même temps, j'étais épatée par la quantité de choses effectuées par les personnages en une matinée, tout en prenant leur temps... C'est vrai  qu'elles sont en Week end, et par définition, dans ces moments là, on ne se presse pas. Le temps m'a semblé interminable. De plus, je me suis vraiment emmêlée les pinceaux pour reconnaître un personnage de l'autre. Heureusement, un marque page livré avec le roman reprends les caractéristiques principales de chacune de ces femmes, dont leur prénom. Ces aller-retours entre l'histoire et le marque page n'ont cessé qu'à la presque toute fin de ma lecture et m'a gêné. Qui plus est, Maria Luisa et ses amies ne sont pas assez approfondies et fouillées par l'auteur pour ne pas être confondues l'une avec l'autre, pour être vraiment différenciées. Et puis, j'en étais à me dire : "hou hou, thriller, où es tu ?!!!" Pour info, ceux qui espèrent avec ce roman un magnifique voyage en Toscane, sachez qu'on ne "voit" de la Toscane que le bout du jardin et encore...

Le deuxième tiers a commencé à m'accrocher, les disparitions mystérieuses entrant en scène. Nous voilà enfin dans le vif du sujet.... Mais là encore, peut mieux faire tant il est curieux que les protagonistes ne s'inquiètent pas plus que cela des disparitions de leurs camarades.

Enfin, le dernier tiers m'a tout simplement captivée. Impossible désormais de lâcher le livre et ce jusqu'à la toute dernière page qui vous le fait lâcher de surprise. Et là, vous vous dites, mince alors, je n'ai rien vu venir. Chapeau !

Comme quoi, même dans la lecture la persévérance finit souvent par payer !

 

 

Les avis de : GIO, de Stéphie, d'Esmeraldae

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 2 Avril 2010

Synopsis : Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.

 

 

Thriller avec Jean Reno, Marina Foïs, Jean Pierre Daroussin, Kad Mérad.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

   

                                                                                                                    

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Mon humble avis : L'immortel est l'adaptation du roman homonyme de Frantz Gibert, lui même adapté de faits réels. Si l'on ignore cela, il est de notre droit de trouver le début de ce film gros, si gros qu'il en devient énorme. En fait,  c'est vrai, à la fin des années 70, l'un des derniers parrains de Marseille survécu à une attaque de 22 balles. Ensuite, il paraît que Richard Berry ait pris quelques libertés pour nous compter ces histoires de gangsters, de mafieux. En tout cas, ce film est parfaitement réalisé et les images sont maîtrisées. Certes, on pourrait reprocher quelques clichés,mais les hommes mafieux de cette époque là (je n'ai pas le plaisir d'en connaître aujourd'hui), ne sont ils déjà pas les clichés d'eux mêmes. Je ne pense pas que Richard Berry ait abusé de ce côté là, cela se passait bien comme cela dans ce milieu, d'autres films nous l'ont déjà prouvé. Et comme dans ces autres films, il nous faut un certains temps pour nous habituer à la confusion qui provient de tout ces personnages à la même démarches, qui ont tous la gueule de l'emploi. Qui est avec qui ? Je me suis posé la question à mainte reprises !

Mattei reçoit donc 22 balles : dans la voiture 8 personnes, donc 5 tireurs. Une fois recousu de partout et remis sur pieds, celui ci prendra temps et patience pour parfaire sa vengeance, sans dépasser les limites de son code d'honneur.  Les occupants de la voiture sont donc "dégommés" chacun leur tour au film des mois....  Alors bien sûr, le film n'est pas Alice aux pays des merveilles, mais plutôt au pays de la vengeance, des armes et de la tortures. Beaucoup de scènes de violence ou les plus sensibles se prépare à plonger la tête sous leur manteau, fermer les yeux très forts et puis aussi, il faut se boucher les oreilles, ou autre solution bondir se protéger au creux de l'épaule de son voisin, que celui ci soit surpris ou volontaire. Vous espérez une épaule forte pour vous rassurer !

Mais rassurez vous, la caméra coupe dévie toujours de trajectoire avant l'insupportable.

Et la police me dirait vous ? Que fait elle ? Son commissaire en chef a tendance à penser : "tant mieux, qu'ils se tuent entre eux, cela en fera moins à arrêter. Mais le lieutenant Marina Foïs (grandiose de distance dans ce rôle) ne l'entend pas ainsi. Elle veut faire son métier, surtout que dans ces hommes qui s'entre-tue, ce trouve celui qui a tué son mari policier quelques mois plus tôt;

Kad Mérad est inattendu mais très crédible en parrain mafieu. Un tel film pour lui tombe à pic afin de redorer son blason quelque peu pâli par certains navets récents.

Quant à Jean Reno, il n'a plus rien a prouvé, il est impeccable comme d'habitude. Déjà, lorsqu'il parle, sa voix si profonde fait trembler les murs. Alors imaginez lorsqu'il est en colère ! C'est le cinéma complet qui vibre !

Pour conclure, l'immortel est un film certes violent mais très efficace, sur la mafia, sur la rédemption, sur la vengeance, sur l'immoralité, sur l'envie de tourner la page. Mais le sang que l'on a sur les mains ne sèche pas.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Mars 2010

Roman - Editions Flammarion - 377 pages - 21 €


Résumé : Parce que la vie dépend des chemins que l'on prend ou des portes que l'on ouvre, comment Alice, jeune femme pas du tout à la mode, va-t-elle survivre à un bizutage sexuel, piège tendu par son amie Hilda dans un somptueux appartement parisien? Son désir de vengeance pourra-t-il être assouvi? Et pourquoi Elly Schlossberg, tante d'Alice et milliardaire grâce à ses produits de beauté, est-elle si tourmentée par cette affaire? Parce qu'elle veut défendre sa nièce ou protéger du scandale son ami, propriétaire de l'appartement où l'agression a eu lieu et ambassadeur qui veut s'engager dans la course à l'élection présidentielle de 2012? Quel rôle trouble joue encore l'Hôpital Central, établissement où nombre de médecins et d'étudiants étrangers apprennent leur métier en s'exerçant sur des patients vulnérables et fragiles?






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Mon humble avis :Alice est la nièce d'une milliardaire. Elle subit un viol collectif, chez la nièce d'un candidat aux présidentielles, qui la laisse pour morte. Sa tante la prend sous son aile et lui adjoint Johnatan, un privé qu'elle engage à prix d'or, comme homme de compagnie ou garde du corps pendant la convalescence qui durera plus d'un an. Les égards de cette femme  viennent ils du coeur ou sont ils pour cacher le scandale en éloignant sa nièce, qui ensuite, n'aura de cesse que de ce venger. Car les milliards de la richissime tente soutienne un ambassadeur qui pourrait devenir présidentiable....
Voici un livre qui ne vous laissera pas une minute d'ennui. Il mêle différents ingrédients et genres, roman classique en premier plan avec la reconstruction de la pauvre Alice, violée. L'horreur de ce type d'agression, la convalescence et les dégâts physiques et psychologiques sont très bien décrits. Alice est très attachante, tantôt fragile, tantôt volontaire et déterminée. Puis, en second plan, ce livre prend l'apparence d'un thriller.... Avec la vengeance d'Alice, avec cette tante qui semble prête à TOUT pour parvenir à ses fins, avec du trafic de drogue, du blanchiment d'argent, et un hôpital aux pratiques plus que douteuses. Le danger rode, on ne sait de qui il va venir. On tourne les pages sans s'en rendre compte, on veut savoir. Enfin, une bonne dose de romanesque apporte un peu de légèreté au sujet plutôt grave. Mon seul petit reproche serait que par moment, apparaissent des personnages qui disparaissent aussitôt, sans que l'on sache ce qu'il en advient (je pense notamment au journaliste qui paraît abandonné en chemin par la romancière).

La vie, d'une manière ou d'une autre... Un titre fort que chacun est libre d'interpréter comme il le souhaite, avant ou après la lecture du livre. Car il est certain que dans la vie, on fait certains choix déterminant pour la suite,  on ouvre les bonnes ou les mauvaises portes, et parfois sans s'en rendre compte. Le choix que je vous propose est moins capital, mais il vous assurera au moins un bon moment de lecture : procurez vous ce livre, et plongez vous dans cette histoire passionnante, aux multiples rebondissements.


Je remercie
Gilles Paris et les Éditions Flammarion pour cette lecture

De la même auteure sur ce blog, l'excellent : "Une rentrée Littéraire"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 30 Mars 2010

Synopsis : Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.


Avec : Johnny Deep, Mia Wasikowska, Anna Hahaway...












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Mon humble avis : Encore une 3D aux effets très limités, voire peu visibles, hormis dans la battage médiatique fait autour de ce film. Non, je ne suis pas de mauvaise humeur, j'ai juste un terrible mal de tête : Deux heures avec des lunettes qui me compressaient le crâne et un ressenti visuel pas encore naturel. C'est d'ailleurs l'aspect commercial de cette 3D qui m'incite à pénaliser le film d'une étoile de moins.
Car à part cela, j'ai beaucoup aimé le film et me suis rendue compte par la même occasion que je ne connaissais quasiment pas l'histoire "d'Alice au pays des merveilles.". De mon enfance, me viennent des images d'un lapin, d'une petite fille blonde, de soldats en forme de cartes à jouer.... Rien de plus.
Donc découvrir ce conte à deux lectures m'a plu énormément. Deux lectures car bien sûr, il y a le monde imaginaire, la notion de princesse, de bons et de méchants, de créatures sorties d'une imagination bien excentrique qui plaît et est compris par tous spectateurs, petits et grands.
Et puis, quand on est plus grand, on y voit la force de certains symboles. Ceux ci sont ils voulu par Tim Burton ou font ils parti du livre d'origine, je l'ignore. Car Alice donne ici l'image d'une femme moderne, qui fait ses choix, qui mène sa vie telle qu'elle le décide malgré les convenances, entêtée, battante, refusant la soumission, et qui a elle seule, change le cours du monde en terrassant un monstre et une armée. Une femme moderne mais toujours très douce, oeuvrant plus pour la paix  et la justice que la guerre. Bref, un brin de féminisme est à déceler. Mais c'est aussi une femme qui grandit ou rapetisse à "souhait", comme une femme forte peut toujours rester fragile...
M'ont ravis aussi les décors imaginés par l'équipe de Tim Burton, flirtant toujours entre l'imaginaire magique et le gothique. Il y a de très belles scène colorées, avec des créatures curieuses, amusantes ou effrayantes, bref, c'est sûr, nous sommes dans un autre monde. Celui des merveilles...
Enfin, chapeau, c'est le cas de le dire, aux acteurs, qui ont tout et tous jouer simplement devant un écran vert avant que les décors ne soit ajoutés par des moyens techniques qui me dépassent. La jeune Alice est charmante, et s'exprime réellement comme dans un conte. Quant à Johnny Deep, il n'apparaît finalement pas tant que cela à l'écran. Fidèle à lui même, il est excellent, même si je pense qu'il est sacrément aidé par le grimage et le costume, donc l'apparence de son personnage, qu'il aurait créé lui même dit on.
Un petit clin d'oeil à sa compagne Vanessa Paradis ne vous échappera pas : son personnage, le chapelier, porte les dents du bonheur (écartées), exactement comme notre chanteuse/actrice nationale.
Pour conclure, un film à voir bien sûr, mais personnellement, je vous déconseille de payer 3 € de plus pour la 3D.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Mars 2010

Bonjour,

 

 

Hier, je vous présentais le dernier livre, le premier policier, et le non moins exellent livre  de l'auteur Georges Flipo, La commissaire n'aime point les vers.

Monsieur Flipo a accepté avec gentillesse, rapidité et humour de répondre à mes questions.... Et comme nous évoquons un roman policier, mon interview a pris cette fois-ci la forme d'un interrogatoire "musclé !" mené de mains de maîtres par les deux personnages principaux de cette histoire : La commissaire Viviane et le lieutenant Monot.

Voici...







 

 Viviane : Bien alors, monsieur Flipo, vous voici en garde à vue le temps que vous répondiez à nos questions. Pour commencer, nom, prénom, adresse et métiers, car vous savez bien, Monsieur Flipo, qu'écrire des livres est une lubie, pas un métier !!!

GF : Mais, c’est un traquenard ! On m’avait promis une charmante discussion avec une certaine Géraldine, peut-être même une part de son gâteau d’anniversaire, et je me retrouve face à une commissaire et à son lieutenant qui m’invitent à me mettre à table. Bon, puisque vous y tenez : Flipo, Georges Pierre César Marie Joseph, demeurant à Clamart, consultant en stratégies de communication, nouvelliste pour la radio quand la radio lui commande des nouvelles, et écrivain.

En ce qui concerne la lubie, je précise que ma vraie lubie c’est justement de faire de l’écriture mon métier.



Viviane : Mais cette idée de m'inventer et de faire de moi le personnage principal d'un roman policier vous est venue quand et comment ?

GF : D’une discussion avec une femme : les femmes ont beaucoup trop d’influence sur moi, je l’avoue. Je voulais changer des héros masculins, car certains lecteurs perfides prétendaient y voir mon autoportrait, ce qui est vexant quand on décrit des loosers glorieux. Je voulais donc une femme commissaire, mais pas superstar. Une vraie femme, une héroïne pas héroïque. On m’avait suggéré Christine Boutin, je l’ai rendue plus explosive, plus jouisseuse.

 



Monot : L'intrigue de nos aventures tournent autour d'un sonnet a priori inédit et authentique de Baudelaire. Pourquoi Baudelaire et pas un autre poète ? Vous fascine t-il particulièrement ?

GF : J’aime aussi Verlaine, Apollinaire, Hugo, Banville, Ronsard. Mais je mets Baudelaire au-dessus de tout, même si le personnage m’exaspère : il me fascine, par son esthétique, sa sensualité, sa musique. C’est le seul que je me sentais capable d’imiter. Enfin, capable... hum, on se comprend.

 

Viviane : Oui, c'est vrai, vous auriez plus choisir un poète plus récent, comme Gainsbourg ou Bashung. Tout le monde les connaît ceux là, alors que Baudelaire, c'est fini, ringard, plus personne n'en parle. En plus, vous en avez profiter pour me faire passer pour une inculte : justifiez vous !

GF : Nous avons les mêmes goûts, j’aime vivement Gainsbourg et Bashung. Mais je les considère d’abord comme d’excellents paroliers-musiciens-chanteurs, c’est déjà beaucoup. De plus, il me fallait un poète disparu depuis longtemps pour que les hésitations sur l’authenticité de l’inédit soient plus plausibles.

Je vous trouve sévère avec Baudelaire, il reste actuel, la sensualité est toujours d’actualité. Voulez-vous que je vous récite « Les bijoux » ? Je vous préviens, commissaire, je vous mettrai dans un état... un état ! Cela dit, vous n’êtes pas inculte : durant l’enquête, chez la graphologue, vous découvrez « La servante au grand coeur » et vous tombez en admiration. La vraie inculture ce n’est pas l’ignorance, c’est le refus de découvrir.

 


Monot : Je voudrais comprendre Monsieur Flipo, lorsque vous avez pris la plume pour commencer à rédiger notre enquête, vous avez avancé à petits pas sans trop savoir où tout cela allait vous mener ou aviez vous déjà une idée de comment se résoudrait l'enquête, bref, saviez-vous déjà qui était le ou la coupable ? Si vous le saviez, pourquoi ne pas nous l'avoir dit plutôt !??

GF : Je savais très bien où j’allais vous mener, lieutenant, mais c’est vous qui m’avez fait changer d’avis en route. La conclusion était trop complexe, j’ai réorienté l’intrigue - sur le conseil d’une femme, encore une fois, mais pas la même. Et, avec du recul, le résultat est meilleur. Heureusement que je ne vous en ai rien dit, vous vous seriez égarés avec moi.

 



Viviane : Dans tout ça Monsieur Flipo, il semble que vous m'ayez pris en grippe dès le début ? Pourquoi avez vous fait de moi une femme serrée dans son tailleur et obsédée des régimes 0% avec barre de chocolat ? Vous ne m'avez pas fait de cadeau, pourquoi ?

GF : Oh, commissaire, comment pouvez-vous être aussi aveugle ? Ne comprenez-vous pas les tendres sentiments que je nourris pour vous ? Vous êtes une femme blessée, en souffrance, pleine d’affection refoulée mais si attirante. En vous décrivant, je pensais souvent à une copine de la pub pour laquelle j’ai beaucoup d'amitié : elle est votre portrait, à la coiffure près. Quand je devais décrire vos réactions, vos coups de blues, vos fureurs, quand je devais caler vos dialogues, c’était elle que j’imaginais, et le clavier écrivait tout seul. C’est peut-être pour ça que Viviane, avec tous ses défauts, sonne vrai – c’est en tout cas ce qu’on me dit. Si je vous avais fait « des cadeaux » vous auriez été aussi insipide qu’un dessert Weight Watchers.



Viviane : Au fait Monsieur Flipo, savez vous pourquoi vous êtes ici, à subir cet interrogatoire ? Pensez vous être témoin, suspect, coupable ? Si oui de quoi ?

GF : Disons que je suis témoin non-engagé. Le regard de mes héros décrit une société, de façon d’ailleurs contradictoire : le lieutenant Monot vient même reprocher à sa commissaire d’être « trop franchouillarde ». J’ai cependant voulu évoquer les relations entre la police et la presse, la dérive des médias qui se veulent à la fois témoins et procureurs. Je l’ai fait sur le mode de l’humour pour éviter d’être tragique.

Et le lecteur en pensera ce qu’il voudra. Il haussera les épaules en disant « C’est pour rire », ou il les fléchira en ajoutant « C’est quand même vrai ».



Monot : Quelles relations entretenez vous avec vos complices du milieu littéraire ?

GF : Je compte de nombreux amis dans les milieux de la nouvelle, et c’est normal, puisque j’en suis issu. Amitiés merveilleuses, inaltérables et désintéressées, puisque les nouvellistes sont les moins influents des plumitifs. L’une d’elles m’a précieusement aidé dans la bonne mise en route de « La commissaire... ».

Je compte quelques amis, plus récents mais déjà chers, dans le monde du roman. Et je n’ai que deux ou trois amis dans ce nouveau monde du roman policier. Dont une qui compte pour dix.

 



Viviane : Maintenant que votre renommée va grandissant, écrire devient-il plus difficile ou plus facile ? Devez-vous continuer à frapper aux portes pour trouver éditeurs où cette contrainte vous est elle dorénavant épargnée ?

GF : Vous surestimez ma renommée ; elle ne rend pas mon écriture plus facile, mais plus confiante : quand j’écris un livre, je sais qu’il trouvera preneur, et je me donne le mal qu’il faut pour cela. Cela dit, je continue à « frapper aux portes » ou plus exactement à envoyer par la poste, (c’est plus facile) quand un manuscrit ne séduit pas chez mon ou mes éditeurs. C’est comme ça que j’ai eu le bonheur d’entrer à La Table Ronde. À mes débuts, j’envoyais mes manuscrits à 30 ou 40 éditeurs ; maintenant, c’est à 3 ou 4. Mais toujours par la poste : je n’ai aucun « réseau », sinon celui des facteurs.



Monot : Quel regard portez vous sur votre succès ? Cela vous rajoute-t-il une pression supplémentaire lorsque vous écrivez ? L'écriture vous laisse t-elle encore du temps à consacrer à vos autres passions. D'ailleurs, quelles sont elles ?

GF : Un regard très prudent, car on ne peut pas encore parler de succès. Le succès, ce sera quand chacun de mes livres trouvera 20.000 lecteurs. L’entrée dans le monde du roman policier et le soutien des blogs m’y aideront peut-être. Cela dit, je ne suis pas prêt à écrire n’importe quoi pour les trouver, c’est une pression que je refuse.

L’écriture me laisse du temps pour d’autres passions, mais je l’utilise mal : même quand je n’écris pas, l’écriture « me vide ». La seule autre passion, où je puisse couper avec l’écriture, c’est le voyage.

 


Monot : Quels sont les trois derniers livres que vous avouez avoir particulièrement appréciés ?

L’intégrale des nouvelles de Pirandello, Les mystères de Buenos Aires, de Manuel Puig et Service des affaires inclassables, de John Dickson Carr.



Viviane : Bien, merci Monsieur Flipo pour votre coopération. Manifestement, nous ne pouvons rien retenir contre vous, vous êtes donc libre. Vous pouvez rentrer chez vous. Un conseil, profitez en pour me remettre en selle dans d'autres aventures. Même si je ne suis pas très douée pour les communications médiatiques, une renommée à la Miss Marple par exemple me plairait bien !
GF : Une renommée à la Miss Marple ! Oh, Viviane, comme ça vous irait bien. Le jour où ça vous arrivera, je vous offrirai un nouvel ensemble Caroll, c’est promis ! En attendant, je vais vous envoyer en vacances dans un club. Préparez votre paréo ! 


                        


                                                         

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 27 Mars 2010

Roman Policier - Ed. de la table ronde - 297 pages - 18 €


Résumé : La commissaire Viviane Lancier n'est pas du genre poète, mais la voici condamnée à se passionner pour Baudelaire : un sonnet torride dont il serait l'auteur se transforme en serial killer, envoyant à la morgue ceux qui s'y intéressent. Flanquée de son ingénu lieutenant, Viviane Lancier plonge dans une enquête où semblent la narguer les morts, les survivants et même les revenants.














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Mon humble avis :  Charmant est un qualificatif rare pour évoquer un roman policier. Et pourtant, c'est le premier qui me vienne à l'esprit. Et j'ai comme l'impression que "La commissaire n'aime point les vers" est d'un genre nouveau, en tout cas pour moi. On s'attend rarement à se sentir aussi bien et détendu à la lecture d'un policier. C'est cependant ce qui c'est passé pour moi, tant ce roman m'a apaisée et amusée aussi. Georges Flipo a effectivement glissé beaucoup d'humour dans ses lignes, de nombreuses allusions à la poésie (et surtout Baudelaire) très instructives, et des faux indices dans lesquels on tombe comme dans un panneau. Les personnages sont sympatiques et dynamiques, parfois maladroits mais toujours humains. On ne peut que s'y attacher. Même si, par moment, les multiples allusions aux nombreux régimes de la commissaire m'ont un peu lassée. Puisque je suis dans les défauts, j'ai cru noter quelques invraissemblances policières. Mais, mais...
Point de gore dans ce livre mais de l'action et le danger qui rode...Et surtout, il règne dans ce roman une bonne humeur contagieuse qui ne fait néanmoins aucune ombre à l'intérêt de l'intrigue. L'enquête est parfaitement présentée, ficelée et menée. Elle est surtout nébuleuse et captivante comme un sac de noeuds qui ne semblent pas vouloir se dénouer. Et finalement, notre commissaire, bien embrouillée par moment, finit par trouver le bout de fil qui la conduira à la résolution de l'énigme. Je tire mon chapeau à l'auteur. Je ne savais pas que l'on pouvait allier tant de légèreté avec une trame policière qui tienne aussi bien la route. J'ignore si Madame la commissaire est un personnage récurrent mais en tous cas, j'en redemande !


Je soussignée Géraldine certifie que cette aveu n'a été écrit sous aucune pression ni menace et que je suis seine de corps et d'esprit !!!!


Demain, à 17h, publication içi d'une interview exclusive de l'auteur !


Les avis de Leiloona, d'Aifelle, de Keisha et de Schlabaya qui elle n'a pas aimé

 

 

Ce livre voyage : Il était chez Saxaoul, il part chez Mary, puis Audouchoc, puis Canel, puis Mango, Thaïs.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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