Publié le 9 Octobre 2010

Roman pastiche - Editions Chiflet&Cie, 199 pages - 15 €

 

Existe aussi en format poche.

 

 

Résumé : Une petite commune, recroquevillée sur un drame jamais élucidé : la disparition, dans les eaux boueuses de la Glavoise, du Père Plasson. Mais il n’y a pas que le fantôme du malheureux que l’on croise par ici : les plus grands écrivains du moment, venus s’inspirer du passé tourmenté du village, y rédigent leur prochain livre. D’un auteur à l’autre, les personnages se répondent, les intrigues se croisent, les révélations se télescopent.
Tant de grandes plumes réunies permettront-elles de faire éclater la Vérité avant la saison des prix littéraires ?

 

 

Tentateur : l'auteur et sa valeur sure

Fournisseur : Mon porte monnaie lors du salon de lôches.

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Vous aviez aimé « Et si c’était niais », vous adorerez aussi « L’élégance du maigrichon ». Vous n’avez pas lu « Et si c’était niais », ce n’est pas très grave, cela arrive à tout le monde, même aux gens biens, et il n’est jamais trop tard pour bien faire. Par contre, si vous ne lisez pas l’Elégance du Maigrichon, il ne faudra pas vous plaindre, vous aurez été prévenus.

Le célèbre auteur caméléon est de retour pour une guirlande de nouvelles pastiches. Et je peux vous dire qu’il n’a rien perdu de sa, oups, de ses plumes. Je suis toujours autant bluffée par l’étonnante facilité avec laquelle Pascal Fioretto semble se glisser dans la plume et l’univers de ses congénères. Bon, je dis « semble », car si ça se trouve, il en bave pendant des mois. Depuis quand le talent tombe du ciel ?

Alors, l’histoire est… rocambolesque et burlesque à souhait, donc irracontable ! Mais, ça se tient, et puis Pascal Fioretto peut compter sur le pouvoir sacré de la force ancestrale du maitre de l’univers spacio temporel Guillaume Muzo pour tout expliquer. Mais aussi, sur son art de mettre du non sens là où il n’y en a pas et d’en retirer là où il y en a un peu de bon.

Nul besoin de connaître les auteurs pastichés pour apprécier votre lecture. Mais bien sûr, les connaître décuple votre plaisir, c’est vous dire ! Seul nécessité : le sens de l’humour et de l’observation pour ne manquer aucun jeu de mots ou moquerie. J’ai lu ce livre après un autre roman déprimant à souhait et dieu que ça m’a fait du bien. Je pense aussi que si les médecins m’avaient prescrit  une dose régulière de Fioretto au lieu de cachetons de D…T (mon  ennemi public N°1 ces temps ci), je n’en serais pas là. Dès la troisième ligne, je me suis marrée comme un sanglier surgelé qui se prend pour une dinde.

Au menu de ces pastiches, Christian Pignol (tellement vrai), extrait : dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. (ahahaha, j’adore ! Bon, la suite)Qu’on lui ouvre en le prenant pour le facteur et alors, aveugle et sourd, il tue les bêtes, piétine les récoltes, engrosse les servantes, viole les poules et fait tourner le lait. (hihihi, c’est exactement mon souvenir du Signol que j’ai lu)

J’ai adoré aussi Milliardium (pas lu l’original mais vu au ciné). Ah, Fioretto n’a pas raté sa Sylveth Salamander. Et génial le coup de la notice IKEA !

Bon, je me suis un peu ennuyée pour Phillipe Solers et Philippe Delerme,  disons … « soporifiquisés ». Normal, ils doivent être un peu mortels dans leurs vrais livres non ?

En tout cas, l’Elégance du maigrichon est à coup sur un livre antidépresseur qui vous fera mourir de rire au lieu de mourir d’ennui. Drôlissime et puis pas méchant non plus. Après tout, qui aime bien châtie bien non ? Et, à l’approche du long hiver qui nous attend, une bonne cure de rire ne fera de mal à personne !

 

Et lundi, une 'tite interview de l'auteur !!!

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L'avis d'AGFE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Octobre 2010

 

BD - Editions Gallimard - 127 pages - 16 €

 

 

Résumé : Comment Ignace expliquera-t-il à sa femme son deuxième bureau et ses nouveaux enfants?
Qui est cette mystérieuse inconnue qu’Albert voit toutes les nuits à l’Hôtel aux mille étoiles ?
Adjoua pourra-t-elle à s’en sortir en vendant des claclos toute la journée ? Mais surtout : qui sera élue Miss Yopougon? Et Aya ! A-t-elle besoin de se mêler de toutes les histoires de Yop City ?
Les réponses à ces questions et à bien d’autres encore dans le troisième volume des aventures de Aya de Yopougon.

 

 

 

Dessins  : Clément Oubrerie

Scénario : Marguerite Abouet

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai toujours fui les romans en plusieurs volumes et pourtant, je suis on ne peut plus fan de cette série. Hélas, la fin approche, puisque j'en ai lu plus de la moitié (3/5, CQFD !). Je me sens bien chez moi dans la ville ivoirienne de Yopcity !

Toujours le même plaisir de lecture, voire un plaisir cresendo tant je m'attache aux personnages, à leurs qualités et à leurs travers. Et habituée que je suis maintenant aux dessins etc, je ris encore plus des situations, des bons mots et des proverbes hilarants qui pululent presque dans chaque bulle. C'est drôle et fin à la fois, le tout, bien sûr à la sauce africaine. Les couleurs sont toujours chaude et évoque bien la chaleur tropicale. Toujours sur le ton de l'humour (souvent le meilleur pour atteindre la cible !) cette fois ci, ce sont les sujets de la polygamie, de la lenteur administrative ou de l'homosexualité sont évoqués, dans cette afrique qui vit avec son temps mais que freinent les traditions. Aya est de plus en plus présente dans le rôle de "l'avocate de tout le monde". Oui, Aya est comme cela, elle défend le pauvre, l'opprimer et l'orphelin, elle se bat pour la justice et contre la domination des hommes. Une véritable crème cette fille, mais elle sait ce qu'elle veut et elle est doté d'un sacré caractère ! D'ailleurs, ses "tanties" ne se laissent pas faire non plus. Cette BD est aussi construite comme un roman à suspens. Chaque double page mets en scène des personnages et au moment crucial, au moment ou vous vous dites, "Il va se passer cela", ou "que va-t-il lui arriver"... et bien vous tourner la pages et retrouvez d'autres héros... Vous voilà obligés de poursuivre votre lecture jusqu'au bout du tome et à la fin de celui ci, vous n'avez qu'une envie, connaître la suite et vous procurer le tome 4 !

Comme d'habitude, un bonus clôture cette BD, avec lexique, recette locale et cette fois ci un texte expliquant pourquoi il n'y a pas ou peu de psychiatre en Afrique, via la propre histoire de l'auteure ! 

 

 

Voici un trailer qui vous donnera un bon aperçu de l'atmosphère de cette BD !

Un film n'animation serait en création pour le cinéma, sortie prévue en 2011 !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 5 Octobre 2010

Interview en VF... Si une VO vous tente, je l'ai publiée juste avant  ICI... Des fois, c'est mieux de lire directement les mots de l'auteur. D'ailleurs, je veux rendre ici hommageà tous les traducteurs professionnels ! Quel métier difficile. Car comprendre le sens global des réponses de

son "interlocuteur" est une chose. Le traduire, qui plus est dans un français à peu près correcte est une autre chose.... Je pensais pouvoir m'appuyer sur les sites internet de tradution. Très mauvaise idée. Ces sites traduisent globalement mot à mot, au sens littéral de chaque mot à chaque fois, donc les phrases qui en résultent n'ont aucun sens... Alors, j'ai pris mon temps et suis allée cherchée monvieux dictionnaire d'Anglais. Voilà le résultat, parfois, j'ai été incapable de traduire correctement et avec certidude les idées de l'auteur (c'est alors précisé entre parenthèses !

 

Samoens st Lu 061 

C'était au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo au printemps derniers. R.J Ellory présentait, lors d'une conférence passionnante, son dernier roman paru en France : Vendetta. Alors, il y a eu une séance de dédicace : pour cela j'avais acheté la version poche de Seul le silence, autre roman de l'auteur, roman que de très nombreux billets élogieux m'avaient bien donné envie de lire.

 

J'en étais à... Dédicace et obtention de l'adresse mail.

Seul le Silence, je l'ai lu, dévoré, adoré et chroniqué en août. Et la semaine dernière, lorsque j'ai sollicité par mail une interview auprès de cet auteur britannique de bestsellers, c'est cinq minutes après que j'ai reçu un "Oui" enthousiaste ! L'auteur s'excusait juste d'avance de ne pouvoir répondre qu'en Anglais !

 

 

Voici donc cet interview ! Elle est un peu longue mais passionnante, R.J Ellory n'étant pas avare de conseils d'écriture etc... N'hésitez pas à revenir la relire à un moment tranquille, ou vous aurez un peu de temps pour la savourer pleinement !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oh mon dieu, je viens de lire votre bio sur votre site internet.  Je suis si impressionnée ! Etes- vous sûr d'avoir le temps de me répondre ?

RJE : Oui !

 

 

En France, on vous connaît pour deux romans : Seul le silence et Vendetta. Mais vous avez écrit tant d'autres livres ? Quand vont-ils sortir en France ? Pourquoi un tel écart de temps entre les sorties anglophones et les sorties francophones de ces livres ? Vous avez écrit Vendetta il y a au moins 5 ans ans... Cela doit être drôle, par exemple lors de votre venue à St Malo, de parler d'un livre écrit il y a si longtemps. N'aviez vous pas envie de dire "hey, j'ai écrit bien d'autres choses depuis vous savez ?

RJE : Bien, il y a actuellement huit livres disponibles en anglais - Candlemoth (2003), Ghostheart (2004), A quiet Vendetta (2005), City of lies (2006), A quiet belief in Angels (seul le silence) (2007), A simple act of violence(2008), The anniversary Man (2009) et Saints of New York (2010). Trois sont maintenant disponible en français - une Croyance Calme En Anges (publié comme ' Seul Silence ', une Vendetta Calme (publié comme 'la Vendetta') et maintenant un simple Acte de Violence (publié comme ' Les les Anonymes). J'ai signé avec un éditeur il y a seulement deux ans alors là, évidemment, j'ai beaucoup de titres en retard en France. Nous sommes tombés d'accord avec mon éditeur pour publier tous mes titres. Nous le faisons dans un ordre légèrement différent et c'est excellent car aucun des livres n'est connecté l'un à l'autre. Parfois il est étrange de parler d'un livre que j'ai écrit il y a de nombreuses d'années et je devrais vraiment prendre le temps de les relire tant des détails de l'histoire sont oubliés avec le temps, mais il est toujours intéressant de regarder derrière soi et de voir comment j'écrivais il y a cinq ans. Il a été dit que si vous lisez quelque chose que vous avez écrit des années auparavant et qu'avec le recul vous pensez immédiatement que vous auriez pu faire mieux,  et bien  cela signifie que vous vous améliorez comme un auteur ! Quand je lis un ancien livre je peux voir où j'ai pris trop de temps pour dire quelque chose, ou comment j'aurais pu le faire les choses plus simplement. Je pense qu'au cours des ces années de travail, j'ai appris à dire plus avec moins de mots!

 

 

Dans "Seul le silence" le lecteur assiste à la naissance d'un auteur, peu à peu. Ce fut pour moi très émouvant et fascinant. La façon dont Joseph commence à écrire... est-ce autobiographique ? Y a -t-il une grande part de vous dans le personnage de Joseph ? Je pense que c'est une question souvent posée aux auteurs. Quelle est la part d'autobiographie dans leur oeuvre, dans leur travail ?

RJE : Combien du travail d'un auteur est autobiographique ? Je pense que nous "absorbons énormément de la vie - tant en bien qu'en mal. Nous prenons dans les événements et les circonstances, on réagit ou non face à eux, nous nous redressons, nous continuons, nous essayons de faire de notre mieux avec d'être en accord avec que nous faisons. Parfois, nous visons juste, d'autres fois, nous avons tout faux. C'est la vie,c'est vivre. Comme dans n'importe quel domaine artistique - la peinture, la sculpture, la chorégraphie, la composition musicale - le créateur doit composer avec son expérience personnelle et lsa perception personnelle dans tout ce qu'il crée. Je pense que ce que nous peignons, nous écrivons et  nous chantons  est simplement des extensions de nous même et que ces extensions grandissent avec l'expérience personnelle. Je pense qu'il y a très peu d'auteurs qui écrivent leurs propres vies dans des romans, mais qu'il y a en beaucoup qui écrivent leurs perceptions, leurs conclusions et leurs sentiments sur leurs propres vies et celles des autres. Ils mettent tout cela dans les personnages qu'ils créent.

 

 

Pouvez vous nous dire à quoi ressemble une journée de Robert J. Ellory ? Quelles sont les bonnes conditions pour écrire pour vous ? Ecrivez-vous au stylo sur papier ou sur un PC ?

RJE : Pendant des années, j'ai écrit à la main, presque 3 millions de mots, mais maintenant, j'utilise un ordinateur. Parfois, quand je suis loin de chez moi, je réécris à la main, pour retranscrire sur PC à mon retour. J'ai tendance à écrire le livre en entier "d"une traite". Pour cela, je me plonge dans un labeur énorme. Ensuite, je reprends tout depuis le début pour retravailler, modifier, corriger les accrocs, les anomalies, les erreurs, je coupe lors de cette relecture autant que je le peux et de mon mieux. C'est presque organique (naturel ?), la façon dont certains personnages prennent d'eux même un aspect ou un autre. Quand j'écris un livre, c'est comme si je vivais avec une bande de gens pour quelques semaines. Je les regarde grandir, je les regarde prendre le contrôle sur certains événements de l'histoire. Et quand je termine, c'est comme si je perdais quelque chose. Truman Capote a dit qu'une fois, la fin d'une histoire avait ressemblé à l'enlèvement d'un enfant dans une cours et à sa mort par coup de feu. (pas sûre du tout de cette traduction !). C'est un peu mélodramatique mais je vois ce qu'il veut dire. Quand un livre est terminé, il laisse un énorme vide, un trou en vous, et alors, il faut en recommencer un autre sur le champs !

Je suis discipliné. Je me mets à écrire très tôt dans la journée. J'essaie et je "produis" 3 ou 4 mille mots par jour. je travaille tout d'abord dans l'objectif d'avoir un premier brouillon en 12 semaines. Parfois cela me prends plus de temps, parfois moins. 

Pour moi, un livre commence toujours avec l'émotion que je veux susciter chez le lecteur. C'est la chose la plus importante pour moi. Que ressentez vous pour un livre et est-ce que sentiment restera dans votre mémoire ? Donc voici ma première considération : l'effet émotionnel que j'essaie de créer. Ensuite, vient la situation géographique de l'intrigue, de l'histoire. La situation géographique est pour moi vitale, car de celle ci dépend le langage, le dialecte, le langage, les personnages, tout. La situation influence tout. Je choisis de commencer un livre qui se déroule en Louisiane, à New York ou à Washington simplement parce que cette "toile" est la meilleure pour peindre le tableau précis que je veux peindre.

J'achète un nouveau carnet de note, de bonne qualité, parce que sais que je vais l'emmener partout avec moi dans les 2 ou 3 mois à venir. Dans ce carnet, je note les idées qui me viennent au fil du temps, au fil de la vie, quelques dialogues, des choses comme ça. Parfois, j'ai un titre, d'autres fois non. A une époque, je me sentais très fort d'avoir un bon titre avant de commencer. Mais maintenant - comme au moins la moitié des livres que j'ai publié on finit avec un titre différent - je suis un peu moins obsédé par le titre !

 Et j'ai un rituel, une habitude quand je termine un livre. Je me fais un vraiment bon Manhattan et ensuite, j'emmène ma famille dîner au restaurant !

 

 

 

Tous vos livres se déroulent aux Etats-Unis. Est-ce que la météo Anglaise et si mauvaise pour que vous n'écriviez pas une seule histoire qui se passerait dans le grand sud de l'Angleterre, comme à Brighton par exemple, avec une Miss Marple !! Trève de plaisanterie : pourquoi les USA ?

RJE : Ah l'Amérique, l'Amérique, l'Amérique...

Paul Auster a dit quelque chose de très interessant. Pour lui, devenir un écrivain n'est pas un choix de carrière comme peut l'être celui de devenir médecin ou policier. Vous ne choisissez pas autant que vous êtes choisis. Et une fois que vous acceptez le fait que vous n'êtes fait pour rien d'autre, alors vous devez vous préparer pour une très longue marche, une route très difficile pour le restant de vos jours. Je crois aussi que vous ne choisissez pas tant que ça non plus le genre de livres ou les sujets que vous écrirez. Ce sont ces genres de choses qui vous choisissent. Le pire livre que vous pourrez écrire et celui que vous penserez pour qu'il plaise aux autres. Et je pense que le meilleur livre à écrire et celui dont vous êtes persuadé qu'il vous plaira. Le genre de livres que vous écrivez doit retranscrire vos propres centres d'intérêt et vos passion. Ecrire un livre peut prendre un bon bout de temps, alors si votre sujet ne vous intéresse pas, cela va rendre le boulot encore plus dur, peut-être même impossible.

 

Je pense que dans ma petite enfance, j'ai été sevré à la culture américaine (traduction pas sûre...). J'ai grandi en regardant Starsky et Hutch, Hawaii Five-O, Kojak, tout ce genre de choses. J'aimais l'atmosphère et la diversité culturelle. La politique me fascinait.  Comparé à l'Angleterre, l'Américque est un pays neuf, et il me semble qu'il y a là-bas tant de couleurs et de vies inhérentes à sa socité. J'y suis allée à plusieurs reprises, et à chaque fois, je ressens l'impression de rentrer à la maison,  honnêtement. En tant que non Américain, que crois qu'il y a beaucoup de chose de la culture américaine que je peux regarder en spectateur. Quand vous écrivez à propos d'un lieu qui vous est très familiers, le danger est que vous avez tendance à ne plus remarquer les choses, ou vous les prenez pour acquises. Les choses étranges ou intéressantes sur les gens et la région cessent d'être étranges et intéressantes. Alors que lorsque vous êtes un étranger, vous ne perdez jamais ce point de vue, cette impression de voir les choses pour la première fois et pour moi, c'est important. On suggère souvent aux auteurs d'écrire sur des choses et des lieux qui leur sont familier. Ce n'est pas forcément une mauvaise idée, mais je pense que cela pose beaucoup de limites. Il faut écrire sur des choses qui vous fascinent. De cette façon, je pense que vous avez une chance de laisser votre passion et l'enthousiasme transparaître dans votre prose.

 

Je crois aussi qu'il faut se poser un défi avec chaque nouveau livre, prendre des sujets divers et variés. Ne vous autorisez pas à tomber dans le piège d'écrire des choses comme on écrit des formules. Quelqu'un m'a dit un jour qu'il y avait deux types de romans. Ceux que vous lisez simplement parce qu'il y a un mystère d'installé, une intrigue et que vous devez savoir comment cela se termine. Le second genre de livre est celui que vous lisez juste pour le langage lui même, l'écriture de l'auteur, sa façon de dire les choses et s'user des mots, l'atmosphère et les description. Les vrais bons livres, les grands livres sont ceux qui réunissent les deux genres !

Je crois que personne - du plus profond de son coeur - n'écrit par choix professionnel ou pour un quelconque gain financier. J'aime juste écrire et même si mes sujets me mènent aux Etats-Unis, le plus important pour moi est de remuer intérieurement les gens, peut-être de changer un point de vue sur la vie. Et en même temps, j'essaie d'écrire aussi joliement que possible.

J'écris aussi sur des sujets - conspirations politiques, serial killet, relations interraciales, assassinats politiques, enquêtes du FBI ou de la CIA - qui ne peuvent fonctionner qu'aux USA. Le genre de livre que je veux écrire ne marcherait pas dans de petits villages feuillus où l'on trouve les Hobbits !

 

Ce qui m'intéresse, c'est l'émotion provoquée par un roman. Un roman est pour moi une grande opportunité d'écrire sur de vraies personnes et sur leur façon de composer avec de vraies situations.  Il y a quelque chose de plus passionnant encore que les gens, c'est leur capacité à dépasser les difficultés et à survivre. Je crois que j'écris des "drames humains" dans lesquels se trouve le spectre complets des émotions humaines, des émotions capturées par mon attention.

Une fois, j'ai entendu dire que la littérature non romanesque a pour but premier la transmission d'informations, là où la fiction doit évoquer une émotion chez le lecteur. J'aime les auteurs qui me font ressentir quelque chose -une émotion quelle qu'elle soit- mais je veux ressentir quelque chose quand je lis un livre. Il y a des millions de bons livres de part le monde, tous très bien écrits, mais ils sont mécaniques dans leurs intrigues et leur style. Trois semaines après votre lecture, il se peut que vous ne vous rappeliez plus grand chose. Les livres qui m'ont vraiment accrochés, je m'en rappelle encore des mois après. Il se peut que j'ai oublié le nom des personnages ou des détails d''intrigues, mais je me souviens toujours des émotions qu'ils ont suscité en moi. Pour moi, là est l'essentiel. Le connexion émotionnelle.

Bon, retournons au propos du cadre d'un livre et du style littéraire. "Seul le silence", par exemple, a été décrit comme étant "Steinbeckesque". Pour être complètement honnête avec vous, je dois dire qu'avant d'écrire ce livre, je n'avais lu que "Cannery Row". J'ai cité Steinbecq comme source d'inspiration, tout comme Hemingwy, Carson Mc Cullers, Harper Lee, Willa Cather, mais c'est seulement maintenant que je commence vraiment à lire leurs oeuvres. Dans tous mes livres, le style d'écriture dépend du sujet que je traite.  Par exemple, Vendetta est en fait écrit avec un style plus "économique" et punchy. Le sttyle vient avec le cadre et la voix, et il n'y a jamais eu d'intention d'écrire comme un autre auteur.

 

En amont, je fais toujours un énorme travail de recherche. C'est très important pour moi d'être sûr que tout ce qui est mentionné dans le livre soit authentique et correcte, tant sur les lieux que les époques décrites. Cela peut-être une sacrée besogne ! Il y a un vieux diction qui dit à propos de l'écriture : " Portez votre savoir (culture -étude) légèrement". Ceci signifie que vous ne pouvez pas enterrer votre oeuvre romanesque sous des tonnes de faits historiques ou réels. Il faut faire attention à cela aussi : assurez vous que les aspects culturels et historiques (nécessaire pour donner un reflet réaliste du cadre et de l'époque du roman) n'écrasent pas votre histoire qui disparaît en dessous.

Des faits et détails ont été plus ou moins durs à trouver, mais l'auteur doit faire son travail aussi sincèrement que possible. Vous pouvez lire sur les lieux - sur les villes et leurs environs-. Vous pouvez étudier des guides touristiques, des cartes, des photos sur internet, mais chaque description du cadre n'est que la vision de l'auteur sur ce même cadre. Les lecteur ne recherchent pas nécessairement quelque chose qui correspondrait à leur idée de ce cadre. Ils veulent quelque chose qui développe une atmosphère. La première phrase de "Vendetta" comporte 87 mots, et n'a pas de point à la fin. C'est sur la Nouvelle Orléans ! Je n'y étais pas allé quand j'ai écrit ce livre, et n'y suis toujours pas allé d'ailleurs. Des habitants de la Nouvelle Orléans m'écrivent. Ils ne me disent pas "Hey vous, vous n'êtes jamais venu à la Nouvelle Orléans... vous ne pouvez pas écrire cela !". Non, ils disent " Pour moi aussi, c'est à cela que ressemble la Nouvelle Orléans". Tout est dans la création de l'atmosphère et non dans le fait d'être d'accord avec le point de vue des autres sur un lieu, sur une ville. Est-ce sensé ?

De toute façon, les lecteurs vous pardonneront n'importe quoi tant que vous les attachez à vos personnages.

 

Les gens me fascinent. Peut importe qui ils sont et ce qu'il font. L'ignominie humaine n'ai jamais cessé de m'impressionner, comme la capacité qu'ont les gens à la dépasser, à y survivre.  Quand j'écris des Thrillers, des mystères, ce n'est pas tant sur le crime en lui même, ni même l'enquête que j'écris. C'est sur les éléments qui éclairent le chemin de ces gens qui doivent composer avec des événement inhabituels.

Le fil commun de mes romans, qui racontent tous des histoires différent, c'est qu'ils traitent toujours de personne ordinaire dans une situation extrordinaire. Voilà le thème commun qui me fascine. Je suppose que je suis profondémment romantique, mais j'essaie d'être au plus près de la nature émotionnelle des gens et des choses. Je m'efforce à ce que les lecteurs ressentent toujours ce que les personnages éprouvent, qu'ils aient l'impression d'avoir passé du temps avec des personnes réelles, et qu'ils comprennent l'évolution des personnages à chaque étape de l'histoire. Cela me semble la clé pour rendre un livre innoubliable.

 

 

Si je veux devenir un aussi bon écrivain que vous, que devrais-je faire ? Comment m'y prendre ?

RJE : Qu'est-ce qui m'a poussé à écrire ? Mon amour de la lecture, je crois que c'est aussi simple que ça. J'aimais juste tant lire. J'ai toujours eu en tête l'idée qu'écrire quelque chose capable d'émouvoir,  quelqu'un émotionnellement serait génial, de créer un genre d'effet, d'avoir quelqu'un qui lit ce que vous avez écrit et qui en est remué. C'est ça en fait : sentir que vous avez quelque à dire, quelque chose qui vaut la peine d'être dite ! Alors, je m'y suis mis et je l'ai fait ! Je ne suis pas allée au lycée ni à aucun cours d'écriture ou chose comme ça. A l'école, mon niveau en grammaire et composition était même spectaculaire tant il était mauvais ! Je pense que je voulais juste dire des chose et que j'ai continué à travaillé jusqu'à ce que j'aboutisse à un style qui me plaisait. J'ai juste écrit, écrit et écrit, j'ai continué à lire autant que possible. Mais jamais les deux en même temps. Je trouve que lire les livres des autres tout en écrivant le votre interfère trop dans votre processus de création. !

 

 

  Cela vous a pris des années et une quantité impressionnante de timbres avant de réussir à être publié. A une époque, vous avez même arrêté d'écrire. Et maintenant, regardez où vous en êtes ! N'est-ce pas effraynt ? Est-ce que cela ne donne pas un peu le vertige ? Et, n'êtes vous pas fatigué de toutes ces nomminations et de tous ces prix littéraires que vous avez reçu ?

RJE : Pour moi, mon obsession a toujours été d'écrire. L'été dernier, j'ai signé un autre contrat d'édition, mais cela n'a pas été sans deux semaines de stress, à savoir si je vendais ou non vraiment assez de livres pour cesser d'être "garanti" par un autre contrat. Le pire pour moi aurait de connaitre la situation de l'auteur qui écrit pour être publié, et qui, à cause de faibles ventes, ne peut plus être publié. Heureusement, mon éditeur croit très fort en moi et soutient dans ce que je fais. Je suis plein de gratitude pour son encouragement et le soutient qu'il m'a donné tout au long de ses dernières années. J'ai confiance, et je peux voir une carrière devant moi. Simplement, être publié me permet de continuer à faire ce que j'aime. Mais quoiqu'il en soit, je ne prends rien pour acquis. Je sais que je suis privilégié d'avoir été publié, et je continue de travailler aussi dur que je le peux, de bouger, de voyager autant que possible et de répondre  à un maximum d'interivews. J'essaie de gagner de plus en plus de nouveaux lecteurs et jamais je ne me reposerai sur mes lauriers !

 

 Quand vous commencez un nouveau livre, savez vous depuis la première page où vous allez où est-ce que la fin vous apparaît pas à pas, page après page ou chapitre après chapitre ? Comment faites vous pour construire un livre et captiver ainsi le lecteur ?

RJE : Je n'ai pas de plan quand j'écris un livre, ni se synopsis ou de ligne de conduite définie. J'ai juste un vague idée du style de livre que j'aimerais écrire, et alors, je me lance. Je change d'avis et d'idée au fur et à mesure que je travaille. Je prends de nouvelles décisions concernant les personnages, la fin, sur plein de choses en fait. J'essaie juste d'écrire le meilleur roman possible. Le pire roman est celui qu'on écrit en espérant qu'il plaise aux autres. Le meilleur, celui qu'on écrit parce qu'on aimerait le lire.

 

 

 

Quel est le meilleur compliment que l'on pourrait vous faire, et la pire insulte, en tant qu'auteur mais aussi en tant qu'homme ?

RJE : En tant qu'écrivain, je pense que la pire insulte est que des gens me disent qu'ils ont essayé de lire mon livre mais qu'ils ne l'ont pas finit par ce qu'ils en avaient rien à faire du tout de ce que j'ai écrit !

En tant qu'homme, bien, sacrée question ! Sans doute un peu la même chose qu'en tant qu'écrivain : que vous n'avez juste aucune importance.

Et je pense que le meilleur compliment est le contraire, que vous importez vraiment, que vous être important, que vous êtes nécessaire.

 

 

 

Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?

RJE : Les 3 derniers livres que j'ai lu et adoré sont 
'Norwood' de Charles Portis
'Winter's Bone' deDaniel Woodrell
'Provinces of Night' de William Gay

 

Bon, habituellement, je me limite à 10 questions... Mais là, comme la première tenait plus de la plaisanterie, je m'en permets une 11ème : avez vous déjà écrit le livre que vous réviez d'écrire ou ce livre est-il encore à écrire ?

 

RJE : Non, je n'ai pas encore écrit ce livre.... Et si un jour j'y arrive, j'arrêterais probablement d'écrire !

 

 

 

 

Vendetta

 

 

 

 

 

 

Vendetta sort demain en format poche ! Une bonne raison de plus de ne pas y échapper !!!! 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anonymes sortent courant octobre

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 5 Octobre 2010

Ce billet est en Anglais, car je sais que certains d'entre vous le lisent couramment et préféront la VO. Une version française est juste au dessus ! ou LA 

 

Samoens st Lu 061

C'était au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo au printemps derniers. R.J Ellory présentait, lors d'une conférence passionnante, son dernier roman paru en France : Vendetta. Alors, il y a eu une séance de dédicace : pour cela j'avais acheté la version poche de Seul le silence, autre roman de l'auteur, roman que de très nombreux billets élogieux m'avaient bien donné envie de lire.

 

J'en étais à... Dédicace et obtention de l'adresse mail.

Seul le Silence, je l'ai lu, dévoré, adoré et chroniqué en août. Et la semaine dernière, lorsque j'ai sollicité par mail une interview auprès de cet auteur britanique de best seller, c'est cinq minutes après que j'ai reçu un "Oui" enthousiaste ! L'auteur s'excusait juste d'avance de ne pouvoir répondre qu'en Anglais !

 

 

Voici donc cet interview !

 

 

 

 

 

 

 

Oh my God, I've just read your bio on your website. I am so impressed ! Are you sure you've got enough time to answer me?

RJ.E : Yes!

 

In France, we know you for two of your novels " A quiet belief in Angels" (Seul le silence) and "A Quiet Vendetta" (Vendetta). But there are so many other books ! When will they all come out in France ? Why such a long time between the English coming out and the French one. By the way, must be funny to come in St. Malo to speak about a book you wrote more than five years ago. Didn't want you to say "hey, you know, I wrote many things else !" ?

 RJ.E :  Well, there are currently eight books available in English – Candlemoth (2003), Ghostheart (2004), A Quiet Vendetta (2005), City of Lies (2006), A Quiet Belief In Angels (2007), A Simple Act of Violence (2008), The Anniversary Man (2009) and Saints of New York (2010). Three are now available in French – A Quiet Belief In Angels (published as ‘Seul le Silence’, A Quiet Vendetta (published as ‘Vendetta’), and now A Simple Act of Violence (published as ‘Les Anonymes’) I only secured a French publisher two years ago, so obviously there is a backlog of titles. I am committed to my French publisher, and we have agreed to publish all the titles. We are doing them in a slightly different order, and this is fine as none of the books are connected to one another. Sometimes it is odd to talk about a book I wrote many years ago, and I really should take the time to re-read them as many of the details of the story are forgotten with time, but it is always interesting to look back and see how I was writing five years ago. It has been said that if you read something you wrote years before and you cringe a little, and you immediately think how you could have done it better, well that means you are improving as a writer ! When I read old material I can see where I have taken too long to say something, or how I could have made it simpler. I think over the years of working I have learned how to say more with less words !

 

 

In "Seul le silence/ a quiet belief in angels", the reader attends an author’s birth, little by little. For me, it was very fascinating and emotional.  The way Joseph begins to write... is it autobiographical ? Is there a huge part of you in Joseph's character? 

RJ.E : I think this is a question authors are always asked. How much of their work is autobiographical ?

 There is that perennial question: How much of an author’s work is autobiographical ? I think we absorb so much from life – some of it good, some of it bad. We take in events and circumstances, we deal with them (or not), we recover, we carry on, we try our best with everything we do. Sometimes we get it right, other times we get it wrong. That is life, and that is living. As with any field of the arts – whether it be painting, sculpture, choreography, musical composition – the creator must draw on personal experience and personal perception in everything he or she creates. I think that what we paint and what we write and what we sing are merely extensions of ourselves, and that extension grows from personal experience. I think there are very few writers who write their own lives into novels, but I think there are a great deal who write their perceptions and conclusions and feelings about their own lives and the lives of others into the characters they create.

 

Can you tell them what does an Ellory's day look like? What are the good writing conditions for you: your bedroom, your kitchen ? With music? With coffee? A cup of tea? Alone far from everyone ? With your good old jacket or a simple T.shirt ? Barefoot, or with your slippers? With paper and pen or PC? With a cigarette to keep concentrated or just you and the silence? (seul le silence !!!)

RJ.E :   For years I wrote longhand, almost three million words, but now I use a computer.  Sometimes when I'm away from home I'll write longhand, and then transcribe when I return. I tend to write a whole book, furiously ploughing through it, and then I go back through from start to finish and handle all the snags, anomalies, mistakes, cut back on the over-writing as best I can. It’s kind of organic in a way, like it’s something that takes on certain character aspects of its own. It’s like living with a bunch of people for a few weeks, and you watch them grow, watch them take control of certain elements of the story, and then when you’re done it’s like losing something.  Capote once said that finishing a story was like taking a child out into the yard and shooting them. Perhaps a little melodramatic, but I know what he means! When a book is finished it kind of leaves a hole in you, and then you have to start another one right away! I am disciplined. I start early in the day. I try and produce three or four thousand words a day, and work on the basis of getting a first draft done in about twelve weeks.  Sometimes it takes longer, sometimes shorter. For me a book always begins with the emotion I want to evoke in the reader. That’s the most important thing for me. How does a book make you feel, and does that memory stay with you? So that’s my first consideration: the emotional effect I am trying to create. The second thing is the location. Location is vital for me as the location informs and influences the language, the dialect, the characters – everything. I choose to start a book in Louisiana or New York or Washington simply because that ‘canvas’ is the best for to paint the particular picture I want to paint. I buy a new notebook, a good quality one, because I know I’m going to be carrying it around for two or three months, and in the notebook I will write down ideas I have as I go. Little bits of dialogue, things like that.  Sometimes I have a title, sometimes not. I used to feel very strongly about having a good title before I started, but now – because at least half the books I’ve published have ended up with a different title - I am not so obsessive about it ! And as far as little idiosyncratic routines and superstitions are concerned, I don’t know that I actually have any that relate to starting a book. I do have a routine when I finish a book. I make a really good Manhattan, and then I take my family out to dinner !

 

 

All your books take place in the United States. Is the British weather so bad that you don't write a single story in the deep south of great Britain, like Brighton, with Mrs. Marple for example?  Stop joking: Why the US? And one day, might you write a book taking place in Australia or in France, like in St Malo, for example? (If you need a private guide tour, I'm yours !)

RJ.E So…America, America, America…

Paul Auster said something very interesting one time. He said that said that becoming a writer was not a ‘career decision’ like becoming a doctor or a policeman. You don’t choose it so much as get chosen, and once you accepted the fact that you were not fit for anything else, you had to be prepared to walk a long, hard road for the rest of your days. I also believe that you don’t so much choose your genre or subject mater, it kind of chooses you. I thin the very worst kind of book you could write is the book that you think others will enjoy. I thin the best kind of book to write is the one you believe you yourself would enjoy reading. I think the genre you write in has to relate to your own interests and passions. Writing a book can take a while, and if you’re not interested in what you’re writing about, then that’s going to make the job so much harder, perhaps even impossible.

I think I was weaned out of infancy on American culture. I grew up watching Starsky and Hutch, Hawaii Five-O, Kojak, all those kinds of things. I loved the atmosphere, the diversity of culture. The politics fascinated me. America is a new country compared to England, and it just seems to me that there was so much colour and life inherent in its society. I have visited a number of times, and I honestly feel like I’m going home. And I believe that as a non-American there are many things about American culture that I can look at as a spectator. The difficulty with writing about an area that you are very familiar with is that you tend to stop noticing things. You take things for granted. The odd or interesting things about the people and the area cease to be odd and interesting. As an outsider you never lose that viewpoint of seeing things for the first time, and for me that is very important. Also many writers are told to write about the things they are familiar with. I don’t think this is wrong, but I think it is very limiting. I believe you should also write about the things that fascinate you. I think in that way you have a chance to let your passion and enthusiasm for the subject come through in your prose. I also believe that you should challenge yourself with each new book. Take on different and varied subjects. Do not allow yourself to fall into the trap of writing things to a formula. Someone once said to me that there were two types of novels. There were those that you read simply because some mystery was created and you had to find out what happened. The second kind of novel was one where you read the book simply for the language itself, the way the author used words, the atmosphere and description. The truly great books are the ones that accomplish both. I think any author wants to write great novels. I don’t think anyone – in their heart of hearts – writes because it’s a sensible choice of profession, or for financial gain. I just love to write, and though the subject matter that I want to write about takes me to the States, it is nevertheless more important to me to write something that can move someone emotionally, perhaps change a view about life, and at the same time to try and write it as beautifully as I can. I also want to write about subjects – whether they be political conspiracies, serial killings, race relations, political assassinations or FBI and CIA investigations – that could only work in the USA. The kind of novels I want to write just wouldn’t work in small, green, leafy villages where you find Hobbits!

With me, the most important thing about any novel is the emotion it evokes. The reason for writing about the subjects I do is simply that such subjects give me the greatest opportunity to write about real people and how they deal with real situations. There is nothing in life more interesting than people, and one of the most interesting aspects of people is their ability to overcome difficulty and survive. I think I write ‘human dramas’, and in those dramas I feel I have sufficient canvas to paint the whole spectrum of human emotions, and this is what captures my attention. I once heard that non-fiction possesses, as its primary purpose, the conveying of information, whereas fiction possessed the primary purpose of evoking an emotion in the reader. I love writers that make me feel something – an emotion, whatever it might be – but I want to feel something as I read the book. There are millions of great books out there, all of them written very well, but they are mechanical in their plotting and style. Three weeks after reading them you might not recall anything about them. The books that really get me are the ones I remember months later. I might not recall the names of the characters or the intricacies of the plot, but I remember how it made me feel. For me, that’s all important. The emotional connection. So back to the setting and literary style. ‘A Quiet Belief In Angels’, for example, has been described as ‘Steinbeck-esque’. The setting and the literary style were certainly not meant to be evocative of Steinbeck. I have to be completely honest and tell you that prior to writing ‘A Quiet Belief In Angels’ I had read only ‘Cannery Row’. I have cited Steinbeck as an inspiration, also Hemingway, Carson McCullers, Harper Lee, Willa Cather, but it is only now that I am beginning to read more of their work. As with all my novels the style in which I write is based on the subject matter. Other novels – ‘A Quiet Vendetta’, ‘City of Lies’, ‘The Anniversary Man’ – are actually written in a far more economical and punchy style. The style came with the setting, the style came with the voice, and there was never any intention to write like another author.

I have done, and still do, a tremendous amount of research. It was always very, very important to me to ensure that everything mentioned in the book was genuine and correct as far as the time and place were concerned. It can be quite a task. There is an old adage as far as writing is concerned – ‘Wear your learning lightly’ – meaning that you cannot bury your fictional work beneath a ton of facts. I had to be careful of that too; to make sure that the history and the cultural aspects necessary to give a sincere reflection of the time and place weren’t so overwhelming that the story beneath was lost. Some facts were hard to find, others somewhat easier, but still the responsibility lies with the author to make his or her work as sincere and genuine as possible. You can read about places – about cities and towns and areas. You can study guide books, maps, photos on the internet, but any description of a place is the author’s ‘take’ on that place. Readers are not necessarily looking for anything that will agree with their perspective on a location; they are looking for something that evokes an atmosphere. The first sentence of ‘A Quiet Vendetta’ is eighty-seven words long and has no full stop at the end. It’s about New Orleans. I had not been to New Orleans when I wrote it, and I still haven’t. People from New Orleans write to me. They don’t say ‘Hey, you haven’t been to New Orleans…you can’t write this!’ They say, ‘That’s what New Orleans feels like to me as well!’ It’s about evoking an atmosphere, not agreeing with everyone else’s viewpoint of a place. Does that make sense?

Anyway, more than anything else is people. Readers will forgive you anything if you engage them, and the way to engage readers is with your characters.

The thing that fascinates me is people. Doesn’t matter who they are or what they do, the important thing is people. The thing that never ceases to amaze me is the indomitability of the human spirit, the things that people are capable of overcoming, and the fact that they can then survive beyond that. For me, writing ‘crime thrillers’ or ‘mysteries’ is not so much about the crime itself, even the investigation, but the way in which such events can be used to highlight and illuminate the way that people deal with things that are not usual. If there is one common thread throughout my books, though they are all very different stories, it is that we are always dealing with an ordinary person thrown into an extraordinary situation. That’s the common theme. That’s the thing that fascinates me. I suppose I am a romantic at heart, and I try very hard to be in touch with the emotional nature of people and things, and what I am always striving to do is have a reader feel what the characters are feeling, to get an idea that they have spent some time with real people, and to bring about the sense that they were aware of what was going on with that character on many levels. That, for me, seems key to making a book memorable.

 

 

 If I want to become an as excellent writer as you are, what should I do? 

RJ.E : What drew me to write?  I loved reading. That was the simplicity of it. I just loved reading. Always had the thought there that it would be great to write something capable of moving someone emotionally, to create that kind of effect, to have someone read something you’d written and be moved by it.  That was the thing: to feel like you had something worth saying. And so I just went ahead and did it !  I didn’t go to college or take any classes or anything like that. Even at school I was spectacularly bad at grammar and composition, such things as that. I think I just really wanted to say something, and I kept on working at it until I felt I had accomplished a style that pleased me. I just wrote and wrote and wrote, and I carried on reading as much as I could (though never the two at the same time as I find that reading other peoples’ books while you’re writing a book tends to interfere with your thought processes!)

 

 

It took you many years and many stamps to attend to be published. Once, you even quit writing. And now, look where you are ! Isn't frightened ? Don't feel some kind of dizziness ? And aren't you tired of all theses nominations and awards you received ?!!! 

RJ.E : For me it was always about the writing. In the summer of last year I secured another publishing contract, but it was not without a couple of weeks of nervousness about whether or not I was selling sufficient books to actually warrant being granted another contract. The worst thing for me would have been to have known what it was like to be writing for publication, and then because of low sales be in a situation where I then could not get published. Luckily my publishing company are very definitely of the viewpoint that they believe in and support what I am doing, and I am immensely grateful for all the tremendous support and encouragement they have given me over the last few years. I do have confidence in the fact that I can see a career ahead of me. So, in simple terms, being published has made it possible for me to continue doing what I love.  However, I never take it for granted. I know that I am privileged to have been published, and I continue to work as hard as I can to tour and travel as much as possible, to do as many interviews as I can,. To try and make as many new readers as possible. I will never rest on my laurels!

 

 

When you start a new book, do you know from the first page where you’re going until the end and does it come in your head step by step, or page by page, or chapter by chapter... Anyway, how do you build a novel and catch readers like this?

 RJ.E : I do not plan a novel.  I do not have a synopsis or a clear outline. I just have a rough idea of the sort of novel I wish to write, and then I get going. I change my mind as I work. I make new decisions about characters, about the ending, about all sorts of things. I just keep trying to write the best novel I can.  

 

What's the best compliment someone could make, and the worst insult someone could make, both to you as a writer and as a man ? 

RJ.E : As a writer, I think the worst compliment is that someone says they tried to read your book, and they didn’t finish it because they just didn’t care at all about what you had written! 

 

As man, well that’s a hell of a question! Maybe the worst thing that someone could say to you as a man is the same as the worst thing they could say to you as a human being: That you just don’t matter.

 

I think the best compliment is the opposite: That you do matter, that you are important, that you are necessary.

 

 

What are the 3 last books you read and loved ?

 RJ.E : The last three books I read and liked very much were:
'Norwood' by Charles Portis
'Winter's Bone' by Daniel Woodrell
'Provinces of Night' by William Gay

 

 

Have you already written the book you dreamed of or do you still have to write this famous book? 

RJ.E : No, I still have to write this book...and if I ever succeed in writing this book, then I will probably stop writing!

 

 

 

 

 

 

 Vendetta sort ce mercredi 6 octobre en format poche ! Plus aucune raison de ne pas le lire n'est-ce pas !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 4 Octobre 2010

 

Aujourd'hui, c'est à 12H50 que mon téléphone portable a sonné... J'étais occupée à me faire un thé dans la cuisine au bureau... Le temps que j'arrive près de mon sac et que je fouille dans ses entrailles, le téléphone ne sonnait plus... Une minute ou deux après, le "glig" d'un message...

 

"Bonjour Géraldine, c'est à nouveau Amélie Nothomb, je vous remercie pour la lettre dans laquelle vous me remerciez pour l'interview, je suis ravie qu'elle vous ait procurré autant de joie...."....

Amélie papote sur ma messagerie et finit par être coupée. Elle rappelle pour conclure son appel par toutes les formules de politesse et les bons encouragements. Et Zut Zut, Zut, je suis entrain d'écouter son premier message quand elle me rappelle !!! Je la loupe une 2ème fois !

 

Attention Amélie, je vais finir par m'y habituer !!!! Vous croyez que je lui renvoie une lettre qui la remercie de me remercier ???!!!!

 

Bon, en tous cas, demain, ici même, c'est Roger J . Ellory (Seul le silence, Vendetta...) qui répond à mes questions. Monsieur est Anglais alors pour l'instant, je traduis ! Interview qui sera publiée en VO et en VF !

 

Pour celles  ou ceux qui seraient passer à côté de l'interview d'Amélie Nothomb, elle est ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 3 Octobre 2010

Synopsis : Après un divorce difficile, Liz Gilbert décide de prendre une année sabbatique et de changer de vie. Elle entame alors un périple initiatique qui va l’emmener au bout du monde et d’elle-même. Lors d’un voyage aussi exotique que merveilleux, elle retrouve l’appétit de vivre et le plaisir de manger en Italie, le pouvoir de la prière et de l’esprit en Inde, et de façon tout à fait inattendue, elle trouvera la paix intérieure et l’amour à Bali.

 

 

 

Avec : Julia Roberts, Richard Jenkins, Javier Barden

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis : Pas de grande surprise pour moi qui ait lu le livre "Mange, prie, Aime" d'Elizabeth Gilbert, chroniqué ICI.

Mais là où le livre m'avait captivée et embarquée, le film m'a juste fait passé un bon moment. En même temps me direz vous, il n'est pas évident de résumer en deux heures une année entière d'introspection et de découvertes personnelles. C'est peut-être ce qui pêche dans le film : trop nombreux sont les raccourcis. Alors, le roman initiatique joyeux devient une comédie romantique. C'est dommage car l'intérêt du livre résidait surtout dans le cheminement intérieur de l'héroïne. Le scénariofait aussi de Liz une jeune quadra qui remet toute sa vie en cause, dont son mariage, point de départ de ses aventures. Or, à l'origine, Liz a une trentaine d'année lorsqu'elle divorce. Et, on me dira ce que l'on veut , on envoie pas valser sa vie de la même façon et pour les mêmes raisons à 30 qu'à 40 ans. De même, l'homme qu'elle rencontre à Bali est sensé avoir 15 ans de plus qu'elle, ce qui compte dans une relation et le ressenti que l'on en a... Hors dans le film, nos deux tourtereaux ont sensiblement le même âge. Et oui, même si elle est toujours charmante et rayonnante, Julia Roberts n'est plus crédible en jeune trentenaire.... D'ailleurs, avec mes amies, on a passé une bonne partie de la séance à "disséquer" la lèvre supérieure de l'actrice avec la désagréable impression que des injections de toxine ne seraient pas encore totalement résorbées... Qu'en pensez vous ? Botox ou pas ???

Vous me trouvez sans doute bien cruelle avec ce film auquel j'octroie tout de même 3 étoiles ? Oui, parce qu'en dépis de ces remarques et d'une certaine dose de clichés, j'ai regardé ce film avec plaisir, notamment pour les superbes paysages balinais. Même Rome m'est apparue magnifique alors que la ville m'a déçue l'an dernier. Et puis soyons honnêtes, le sujet me parle tout de même et certaines réflexions me touchent même au plus profond de mon âme. En fait, je voudrais relire le livre.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Octobre 2010

Roman, Edition Actes Sud - 350 pages - 21, 80 €

 

 

Rentrée littéraire septembre 2010

 

Résumé : C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige. Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort clans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune soeur Marie - une écorchée vive - vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses. Car autour de l'oeuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent clans la souffrance

 

 

 

Tentateur : blogosphère, presse, TV

Fournisseur : Bibliothèque

 

 

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Mon humble avis : Ce livre me divise. J’ai aimé l’histoire, son environnement et la révélation finale inattendue. Au fil des pages, je savais que ce livre ne laisserait pas indifférente. Ni moi, ni la presse, ni d’autres médias. « L’amour est une île » est une œuvre majeure de cette rentrée littéraire qui mérite certainement les projecteurs.  Mais…

Alors, pas d’indifférence chez moi, plutôt un malaise qui s’est insinué au fil des pages.  L’auteur a réussi son objectif : rendre compte de la touffeur estivale en Avignon, et des tensions autour d’un festival qui ne se déroule pas vraiment, à cause de la grève des intermittents du spectacle. Là, je lève mon chapeau à Claudie Gallay car on ne pouvait faire mieux.

« L’amour est une île » est ce que j’appelle un roman atmosphérique… L’atmosphère, l’ambiance, le lieu forment un personnage qui l’on appelle ici Mélancolie ! Il fait très chaud en Avignon. Alors dans ce roman, tout devient minimaliste, comme quand on économise ses paroles lorsqu’on a la bouche sèche, les gestes quand on meurt de chaud. Tout est ralenti et étouffant ici.  Les actions des personnages comme leurs dialogues. Même les descriptions des sentiments sont réduites et plus suggérées par un minimum de mots. (C’est peut-être pour laisser libre de lecteur de vivre lui-même ses sensations avec  ses propres mots ? ) Alors, j’ai eu du mal à m’attacher à ces êtres qui sont TOUS, sans exception, abîmés par la vie, par l’amour, par la mort, par la vieillesse.  Seule la veille Isabelle a su m’intriguer et me toucher réellement.  Alors que le personnage principal, celui de Marie, m’a presque énervée avec ses comportements redondants. Souvent, j’ai eu l’impression que ce livre était écrit par une peintre. Des descriptions de fenêtres, de fruits, d’objets, jamais longues mais tout aussi étouffantes. Ces pages offrent une succession de natures mortes, parfois animées,  par une porte qui s’ouvre ou une personne qui traverse la place. Parfois,  il y a de très jolies phrases,  des « citations » comme on dit, mais pas très gaies, qui n’apportent pas une bouffée d’oxygène. L’écriture est particulière aussi. Par moment, deux mots forment une phrase et on va à la ligne et ainsi de suite. Les phrases sont très courtes, les points trop nombreux. Des virgules m’auraient fait du bien, qui permettent de reprendre sa respiration. Mais un point, ça arrête tout. Même votre élan. Du coup, je n’ai jamais pu prendre mon élan dans cette lecture. J’étais comme maintenue au sol par une chape de plomb. Et je me disais, de l’air, de l’air ! 

Le titre « L’amour est une île, quand on part, on ne revient pas »… Je ne suis pas d’accord. Une île qu’on a vraiment aimée, on y revient toujours, même si ce n’est plus jamais comme avant.

                                                                                                        

 

 

 

L'avis de Clara, Leiloona et de Canel 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Septembre 2010

BD - Editions Dupuis - 46 pages - 10.40 €

 

 

 

Résumé : Surtout, ne dites pas à sa mère que Soda est flic. La chère femme le croit pasteur... Et David Elliot Hanneth Solomon (son véritable patronyme) ne tient pas à voir sa vieille maman morte d'inquiétude chaque fois qu'il part en mission. Les rues de New-York sont si peu sûres... Alors, pour ne pas l'effrayer, il change de tenue dans l'ascenseur, planque son flingue dans les toilettes et ses revues pas très catholiques sous son oreiller. Dur métier. Surtout quand un tueur à gages est prêt à tout pour récupérer un billet de cent dollars tombé par hasard entre les mains d'un sans-abri.

 

 

Textes : Philippe Tome

Dessins ; Luc Warnant

Couleurs : Stéphane De Becker

 

 

 

 

 

Mon humble avis : 2ème épisode, tout aussi hilarant que le premier, voire plus, car maintenant, j'ai mes marques. Je me suis encore une fois surprise à rire réellement et non à "juste sourire", même  si le graphisme ne me séduit toujours pas.

Ici, le temps d'un trajet en voiture avec son collègue policier, Soda raconte pourquoi il est entré dans la police, pourquoi il fait le même cauchemard toutes les nuits. Tome donc surtout en flash back, où Soda devient écrivain à ses dépends, pendant qu'un dangereux criminel est recherché.

On en apprend donc beaucoup sur le passé de notre flic/pasteur préféré qui à l'époque possédait encore tous ses doigts.... Et oui, car habituellement, Soda porte un gant à la main gauche.... L'explication à ceci viendra certainement dans les tomes suivants.

Les dessins sont réalistes et nous mènent dans des endroits de New York où il ne vaut mieux pas traîner... L'ambience est sombre. Heureusement, les dialogues sont à nouveau très percutants, drôles à souhait pour certains. Impossible d'en écrire un exemple... Sans les images, l'effet n'est pas le même. Alors, si vous voulez vous en rendre compte, découvrez les aventures de Soda... 14 tomes me semble-t-il.... je n'ai pas fini, mais je compte bien n'en faire qu'une bouchée !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Septembre 2010

 

Avertissement : Je jure devant Ste Lison que ce billet est véridique et porte sur une vérité vraie et véritable, même si incroyable !!! 

 

C’était mardi dernier, il est 8h13, je dors, toujours dans ma clinique. Mon rêve : Millénium 7. Je suis Lisbeth Salander, rien que ça ! Je cours dans les feuilles d’un sous bois. Soudain, une forte douleur au ventre, insoutenable. Je viens de me prendre une balle. Je m’effondre, reste immobile et fais la morte…Puis quelqu’un arrive et là je dis : « Je suis Lisbeth Salander, et je ne suis pas encore morte ».

 

8h14

 

Passage à la réalité : les guitares d’Indochine résonnent partout. Ca, c’est mon téléphone portable. Qui peut m’appeler ? J’ai bien précisé à mon entourage qu’à la clinique, je ne voulais aucun coup de fil ni visite. Alors qui, entre SFR, Bouygues ou le CIC a décidé de me vendre ce matin un abonnement qui me fera économiser des centaines d’Euros que je ne dépense même pas chez eux ? Qui vais-je trucider ce matin ?!!! Et pourtant, je réponds d’une voix endormie.

  

Réalité :

- Allo

- Allo, Géraldine ? Géraldine B ?

- Euh oui… (pas d’accent, une voix claire et posée même si intimidée. Ce n’est donc pas SFR). Reste Bouygues Télécom ou le CIC…

- Bonjour, c’est Amélie Nothomb.

- Amélie Nothomb ?!!! (comment n’y avais-je pas pensé !!!, Amélie Nothomb, mon auteur préférée, j’ai lu 16 de ces 18 livres. Le 18ème, je m’apprête à le lire. Et le premier, je le garde en réserve, au cas où un jour, Amélie Nothomb arrêterait d’écrire. Il y a de nombreux artistes que j’adore et que j’admire. Amélie en fait partie mais en plus, elle jouit de ma totale fascination tant pour ce qu’elle fait que pour ce qu’elle est : car tout chez elle est hors norme !)

- Oui, Amélie Nothomb, l’écrivain. Je vous réveille ?

- Euh, oui, non, un peu, je ne sais pas. Il faut juste que je réalise…

- J’ai reçu votre lettre dans laquelle vous me demandez une interview pour votre blog, je vous appelle donc pour répondre à vos questions.

J’ai envoyé ma lettre la semaine dernière (avec mes dix questions au dos de la feuille). Et comme chaque année, Amélie Nothomb est l’une des auteurs phares de cette rentrée littéraire. On la voit partout, on la lit partout, le monde entier la  sollicite …. Et elle m’appelle moi !!!! (J’ai toujours rêvé de cet autre monde !)

Nous discutons. Qu’avons-nous dit ? Je ne sais plus et ce dont je me souviens ne vous regarde pas !!! Mais la terre s’est arrêtée de tourner pendant 3, 5, 10 mn ??? Je l’ignore. Ce qui est certain, c’est que si à la fin de l’année, la Terre termine son ellipse en retard de quelques minutes, Messieurs les scientifiques, ne cherchez pas de raison dans les bouleversements climatiques ou autres… C’est juste un bouleversement très personnel !

Ensuite, comme convenu, je raccroche mon téléphone et l’éteins. Amélie me rappellera 5 fois pour déposer ses réponses sur ma messagerie, me laissant ainsi le loisir de les recopier et d’en garder aussi un souvenir impérissable !

  

Alors, comme je suis très généreuse, je vais donc partager ce « questions/réponses » exclusif et exceptionnel avec vous ! Mais juste avant, je vous laisse répondre en votre âme et conscience à l’équation « probabilitique » suivante.

  

Sachant qu’Amélie Nothomb a publié 18 livres. Sachant que si j’ôte 18 à mon âge, je retrouve mes vingt ans. Sachant 3a² + 1/3 bc ( x – xy)= c+d-y(a+b)-2

  

Quel événement avait la plus forte probabilité de se réaliser :

- Qu’entre 20 et 38 ans, parmi les centaines, voire les milliers de personnes rencontrées, croisées, aperçues, je rencontre THE MAN of my life ?

- Qu’Amélie Nothomb m’appelle en ce mardi 21 septembre 2010 à 08H15 ?

 

Cela paraît évident… Comme quoi, il faut toujours se méfier des probabilités. De toute façon, que ce soit du côté clair ou obscur, ma vie tend plus vers l’improbable que vers l’infini !

 

Allez, je n’abuse pas plus longtemps de votre patience, voici l’interview : 

 

Un auteur doit-il être cultivé ?

 AN : Non, vraiment pas. La culture ne nuit pas forcément à un auteur, elle peut même l’aider. Mais ce n’est absolument pas indispensable. Je dirais même que la culture peut certainement être une gêne si elle encombre trop l’auteur.

 

Vous êtes une constante dans la rentrée littéraire depuis presque 20 ans. De votre observatoire, distinguez- vous une évolution au fil des ans ? Un retour en force de la littérature ? Dans les médias peut-être ?

AN : Mon dieu ! Je n’ai pas constaté de retour en force de la littérature, ni d’ailleurs l’inverse ! Je dois dire que « bravo à la France », car moi qui vient de Belgique, je suis assez frappée par la place que la France octroie à la littérature dans les médias. En Belgique, c’est tout de même moins frappant. Donc j’observe, mais j’ai peut-être tord, mais j’observe une certaine constance dans la place prépondérante que les médias français offrent à la littérature.

 

Le 21ème siècle est-il bien parti pour être plus littéraire que le 20ème ?

AN : Oh là, je pense que nous manquons vraiment beaucoup de recul pour le dire. En tout cas il est parti pour être au moins aussi littéraire, cela me paraît certain. Et certainement aussi d’une autre façon. Je ne pense pas qu’on puisse espérer avoir au 21ème   un Proust comme nous en avons eu au 20èmesiècle. Mais sans doute d’autres écrivains, différents et j’espère aussi intéressants.

 

A l’époque de la médiatisation, un auteur muet pourrait-il réussir ?

AN : Oui, je le crois vraiment. D’autant plus qu’il y a des médias où la parole n’est pas utile. Je n’y connais strictement rien à internet, mais je crois savoir que sur internet, on peut aussi s’exprimer d’une autre façon que par la parole. Donc je pense qu’un auteur muet pourrait réussir. Je pense aussi que dans certaines émissions de télévision, certains auteurs qui parlent très peu, je pense à Patrick Modiano parle très peu dans les médias: il passe très bien à la télévision parce qu’il a des regards très intéressants. Donc oui, je crois qu’un auteur muet peut réussir aujourd’hui.

 

Plus de 700 livres publiés lors de cette rentrée littéraire. Démentiel ou non ?

Je ne trouve pas cela démentiel. Je crois qu’il devrait y avoir de la place pour autant d’auteurs. C’est vrai que ce qui est un peu dommage aujourd’hui, c’est que les gens se diversifient de moins en moins. On a tendance à lire un peu tous les mêmes livres mais je ne vois pas de raison pour que cette tendance demeure. Ce serait très bien qu’on aille de plus en plus vers les livres moins connus. Là, vous êtes consciente Géraldine que je prêche contre ma chapelle puisque je suis un petit peu une élue des lecteurs et cela me touche beaucoup. Mais je trouve que ce serait bien aussi de s’intéresser à des auteurs moins connus. Je suis persuadée qu’il peut y avoir place pour autant d’auteurs chez les libraires, comme dans le coeur des lecteurs.

 

Une rentrée littéraire sans le Nothomb est-ce concevable pour vous ?

AN : Mais oui absolument, c’est certainement quelque chose qui se produira un jour !

 

Que craignez vous le plus : le manque d’idées ou de ne pas trouver les mots justes pour décrire ces idées ?

AN : Je crains beaucoup ces deux écueils qui sont dangereux et angoissants pour un auteur. Je ne sais pas vous dire lequel je crains le plus.

 

 vous parlez de la place de l’écriture dans votre vie, mais quelle est celle de la lecture ?

AN : Ô mon Dieu, une place encore plus grande ! Je suis absolument boulimique de lecture. Je peux passer des heures et des heures par jour à lire, encore plus qu’à écrire. Surtout quand je suis en vacances. Je peux lire huit heures par jour, et même plus. C’est sans limite ! J’aime follement lire ! Bien sûr, surtout des romans, mais pas seulement !

 

Tout le monde vous parle de votre lever. Moi c’est le coucher qui m’intéresse. A quelle heure vous couchez vous pour vous lever si tôt? Et, après votre fameux 4 à 8h, vous recouchez vous ?

AN : Je me couche généralement à minuit. Ce qui fait que j’ai des nuits assez courtes et que je suis fatiguée Géraldine ! Et comme vous pouvez le constater, je ne me recouche pas, je n’en ai pas le temps, je passe ensuite au courrier des lecteurs.

 

 

 

10/ Quels sont vos 3 derniers coups de cœur littéraires ?

AN : Le premier est de cette rentrée littéraire ci, justement, on parlait des livres moins connus, il s’agit de l’un d’eux. C’est une jeune femme qui s’appelle Stéphanie HOCHET qui publie « la distribution des lumières » son formidable roman chez Flammarion. Je suis cette auteure depuis ses commencements en 2001. Tous ses romans sont extraordinaires. Je la recommande chaleureusement.

 Sinon, je recommande aussi le roman de Virginie Despente. Mais là, je ne suis pas la seule. Elle a beaucoup de succès cette rentrée. Apocalypse bébé, publié aux Editions Grasset.

 Et bien sûr, je recommande toujours les livres de mon chéri Japonais, le romancier Haruki Murakami… Tous ses livres sont formidables. « Kafka sur le rivage » vient de sortir en poche.

 Voilà Géraldine, très belle vie et bonne journée.

C’était Amélie Nothomb pour Géraldine B !

 

 

 

 

 

Un million de mercis Amélie ! Et là, je constate et regrette les limites de « mon média » internet. Malgré toute la ponctuation à ma disposition, impossible de retranscrire l’intonation et la musicalité des paroles d’Amélie Nothomb. Et vous remarquerez que durant cette interview, il n'a été nullment question du dernier livre d'Amélie Nothomb, "Une forme de vie". Amélie Nothom n'a rien vendu auprès de moi, elle a juste donné !

En tout cas, l’adage (plus poétique que de dire le slogan publicitaire), « le bonheur, c’est simple comme un coup de fil », se vérifie parfaitement ici !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 25 Septembre 2010

Synopsis : Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.

 

 

Thriller avec :  Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le magazine Première annonce “un, thriller redoutable, dans la lignée de “Heat”. D’accord, pourquoi pas. Mais alors dans cette lignée, Town fait office de cousin issu issu de germain.

La trame est exactement la même : on suit une équipe de braqueurs de banque et les flics qui sont à leur trousse. Beaucoup de ressemblances entre les deux scénarii, trop peut-être. L’idylle « impossible entre la jolie banquière et le beau gangster », la et l’unique scène commune entre le flic et le chef de la bande (bien pâle copie par rapport à l’originale) et enfin, une partie de la fin… Bon, là je me tais ! Mais Town ne peut prétendre concurrencer  Heat, la tête de file du genre : ses acteurs principaux n’ont absolument pas (encore) le même charisme, la même présence et la même puissance de jeu que Robert de Niro et Al Pacino. Et surtout, le bon et le méchant ne s’inspirent pas la même fascination ni le même respect qui faisaient toute l’originalité de Heat.

Bon, ai-je aimé ou pas ? Oui,  Town reste un film efficace dans le genre, d’honnête qualité et qui fait d’un quartier de Boston un personnage à part entière. C’est distrayant et voir Ben au ciné l’après midi et son copain Matt à la TV le soir, je peux vous dire que la journée a été visuellement bien agréable ! Même si, attention, le mythe Ben tombe un peu : dans le film, se tenue principale se révèle être le jogging…. Là où de Niro était en costar cravate. Un décalage générationnel peut-être ??!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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