Publié le 27 Août 2010

Récit - Editions Mercure de France -  102 pages - 10.50 €

     

Rentrée littéraire

 

Parution : 2 septembre 2010

 

 

Résumé : On m’a attribué un rôle que je prends très au sérieux, n’en connaissant pas d’autre… Chien savant… Je dirais même caniche savant… Les rares fois où je suis en compagnie de mes parents, ce n’est jamais dans une situation d’enfant, mais toujours entourée d’adultes, et jouant moi-même le rôle d’une adulte miniature. C’est là que je désapprends à être ce que je suis : une enfant. J’apprends à dissimuler ce que je pense et à endosser mon costume de caniche : souriante, aux aguets, silencieuse, mais prête à répondre à toutes les questions que l’on me pose… Sachant aussi simuler une attention aiguë, pour faire oublier que ma place n’est pas là où je me trouve.

 

   

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Mon humble avis : Un titre accrocheur.... Voilà ce qui m'a attirée dans une des longues listes proposées par U.Like cet été. Une rapide lecture de la 4ème de couv' confirme mon choix. Quelques jours plus tard, ce livre atterrit dans ma boîte aux lettres.

Les premières pages m'inquiètent un peu. De toutes parts surgissent des personnages que je ne situe plus. Puis la plupart d'entre eux disparaissent et laissent place au vif du sujet : une femme se souvient avec amertume de son enfance. Ses parents sont des espèces de bobos, capricieux, manquant cruellement de maturité et de fibre parentale. L'enfant de 3 ans accompagnent ces parents aussi bien dans les restaurants gastronomiques, que dans leurs voyages incessants ou dans le bureau du président Tunisien de l'époque. Le sourire figé des uns, l'argent qui coule à flot et la mise en scène permanente laissent à penser que la fillette vit dans le meilleurs des mondes. Hélas, ses parents la délaissent complètement, la confie à des nurses successives et l' exhibent comme un caniche qui doit être docile, souriant, bien dressé. Bref, l'image d'Epinal.

Je ne m'attendais pas du tout à ce type de récit. Avec un tel titre, je pensais lire un roman très caustique, drôle , cynique et sarcastique. C'est en fait l'autobiographie tragique d'une enfant mal traitée. Pas comme les médias ou autres livres l'entendent. Ici, le petite fille vit dans l'opulence, n'est pas battue et mange à sa faim. Mais elle manque cruellement d'affection de la part de ses parents et est souvent considérée comme une adulte. Les cicatrices d'un tel traitement seront aussi très douloureuses. Le cynisme est là  mais ne fait pas rire. Le portrait que  l'auteur  brosse de ses parents est sans complaisance et ahurissant. Comment des parents peuvent ils être aussi peu... parents. Cela fait froid dans le dos.

Les mots sont justes, le style parfait et nous ne sommes pas noyés dans des détails inutiles. Certaines phrases vous atteignent comme des flèches et pénètrent votre chair. Et pourtant, l'auteur ne multiplie pas les formules percutantes toutes faites, mais des mots qui lui viennent du coeur et du fin fond de la mémoire, celle qui est toujours là pourvu qu'on sache l'entendre : l'enfance.

Comme quoi, une lecture peut être très plaisante, touchante et marquante même lorsqu'on se "trompe de bouquin". Parfaite illustration de la magie des livres.... surprise et séduction, pourvu que le lecteur soit prêt à recevoir ce qu'un auteur a à lui dire, à découvrir... 

 

Quelques phrases :

 

Celle-ci démontre bien la criante non éducation sexuelle des jeunes femmes à une certaine époque...

... mariée, ma mère a "20 ans. Elle est malheureuse, et s'étonne de ne pas avoir d'enfant. Elle va voir un médecin qui lui apprend qu'elle est vierge".

 

"Quant à ma mère, je suppose qu'elle ne me pardonne pas d'être dans le camp ennemi. Aveuglée par la rage, elle me déclare un jour : "Je te souhaite d'être aussi malheureuse que moi".

 

" A ma mère, le rôle de divinité. Mon père et moi sommes ses adorateurs. Elle n'a d'autres tâches dans la vie que de se faire vénérer"

 

 

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat avec http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/ ... Dont l'objectif est de chroniquer, à grand renfort de blogs, les 700 livres de cette rentrée littéraire de septembre !

Merci aussi à U.like et son équipe SelectionUlike.jpg

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Août 2010

Synopsis : Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle.
Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.

 

 

 

 

Comédie avec : Gemmar Artenton, Roger Allam, Bill Camp, Tamsing Greig

 

 

 

                                                                                          étoile2.5

 

Mon humble avis :Pas si drôle que ça cette satire sociale. C'est plutôt un drame annoncé qui se joue devant nous, même s'il est traité avec une légèreté et un flegme tout britanniques. Je m'attendais à rire bien plus, même si certaines situations prêtent tout de même à sourire. Le scénario ne réserve pas de surprise, la fin est un peu cousu de fil blanc. Les quelques excentricités semblent ajoutées juste pour conserver le spectateur éveillé entre deux longueurs. Le sujet se prêtait à l'hilarante comédie ou à l'oppressante atmosphère d'un drame familial, mais pas à un film entre deux eaux... , enfin, ce n'est que mon petit avis.

Néanmoins, cette production distille tout de même quelques arguments qui peuvent charmer le public. Les magnifiques photos de la campagne anglaise à l'atmosphère si bucolique, des personnages très intéressants (surtout celui de Beth, femme d'auteur célèbre) et enfin, quelques passages savoureux, notamment ceux mettant en scènes les auteurs en manque cruel d'inspiration et / ou d'éditeurs ! Ceux ci viennent pour une plus ou moins longue période dans une résidence d'écrivain. Beth tient à leur disposition un superbe cottage ou elle leur garantit une atmosphère propice à la création. Un tel séjour ne me déplairait pas !

Tamara Drewe est certes pétillante et mignonne comme tout, mais ce n'était pas suffisant pour me convaincre. Ce n'est pas le film de l'année, ni même de l'été. Pour le Bristish et l'humour, "Petits meurtres à l'Anglaise" méritait vraiment sa réputation. Alors que là...

 

 

Si vous voulez des infos sur le roman graphique à l'origine du film, c'est chez Keisha

 

 Une bande annonce un peu trompeuse... Qui reprend toutes les bonnes réparties ou presque

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Août 2010

Hier, je publiais un article sur le roman policier d'Hugo Buan "Cézembre Noire". L'intrigue de ce livre se déroule  sur l'île de Cézembre et évoque son Histoire, notamment durant la seconde guerre mondiale. Cette lecture a bien éveillé ma curiosité sur ce gros rocher pas si loin de chez moi.

Voici ce qu'il en est dit sur Wikipédia :

 

 

                                                          Photo  Rennes airclub    

 

La légende raconte qu'au VIe siècle, saint Maclou(Mac'h Low), après avoir traversé la Manche depuis le Pays de Galles, y aurait accosté vers 538, puis aurait rejoint l'ermite Aaron sur le rocher qui portera son nom et sur lequel la ville de Saint-Malo allait se développer. À la mort d'Aaron, Maclou reviendra à Aleth, l'ancienne capitale des Coriosolites située juste en face de l'île, pour en devenir le premier évêque et releva la cité de ses ruines.

 

L'île hébergea par la suite, plusieurs ermites au cours des siècles puis un monastère. Elle fut fortifiée par Vauban à la fin du XVIIe siècle et servit ensuite de lieu de quarantaine. L'armée française y effectuera certains essais militaires au début du XXe siècle.

 

Durant la Première Guerre mondiale l'armée belge a installé sur l'île de Cézembre une compagnie disciplinaire.

 

En août 1944, l'île de granite, solidement fortifiée par les Allemands comme élément du mur de l'Atlantique et de la Forteresse Saint-Malo (les canons de 194 millimètres utilisés étaient d'ailleurs du matériel français récupéré), fut intensément pilonnée pendant près d'un mois par les bombardiers alliés qui utilisèrent pour l'une des premières fois en Europe des bombes au napalm (la première utilisation officielle du napalm eut lieu en 1942 lors de la campagne du Pacifique et lors de la bataille de Normandie, l'armée américaine l'utilisera également dans le bocage normand). Plus de 20 000 bombes seront larguées, en faisant le lieu le plus bombardé au mettre carré de la 2ème Guerre. L'île ne se rendit que le 2 septembre par manque d'eau, les soldats allemands survivants ayant résisté dans cet enfer furent salués militairement par les officiers américains prenant pied sur l'île.

 

Du fait de ces bombardements, l'île présente une végétation rare et un relief tourmenté. On y dénombre plus de 2 000 cratères de bombes[1]. Elle n'est d'ailleurs toujours pas complètement déminée et l'accès à la plus grande partie (hormis la plage) est interdit.

 

De mars à mai 2008, l'île et les eaux environnantes ont été entièrement interdites d'accès au public pour permettre à la Marine nationale de mener une vaste opération de déminage. La plage principale sera ainsi déminée sur plus de 3 mètres de profondeur, ce qui n'avait jamais été fait. Une fois dépolluée, l'île devrait être acquise par le Conservatoire du littoral.

 

Du fait de l'interdiction de circuler à l'intérieur de l'île, celle-ci représente un lieu particulièrement favorable pour les oiseaux de mer (goélands, mouettes, cormorans) qui s'y reproduisent en grand nombre.

 

                                            

(Toutes les photos viennent de Google)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 23 Août 2010

Policier - Editions Pascal Galodé - 317 pages - 18 €

 

 

 

Résumé : Que se trame-t-il à Cézembre, cette île mystérieuse de la côte bretonne ? Petite terre, riche d’Histoire et, interdite aux touristes. Cette question, Berty, tueur à gages intérimaire, et endetté jusqu’au cou, ne se la pose pas. Sa cible il devra l’atteindre coûte que coûte. « Il n’y a pas un chat sur ce foutu rocher en plein hiver ! » lui avait dit Kolo.  En effet, il n’y avait presque personne sur les dix-huit hectares de l’île. Hormis deux agents de la C.I.A., cinq officiers de la Police Judiciaire, un ancien para de Diên Biên Phu, des séminaristes et une famille d’accueil particulièrement troublante. Devra-t-il tuer la douce Daphné ? Ou Hale le boiteux ? Plus sûrement un des flics ? À moins que ce ne soit un des agents américains ? Ou encore le mystérieux Noël ? Peut-être le PDG de cette famille en séminaire ? Ce qui est sûr, la photo de la victime apparaîtra sur l’écran de son portable. Et, là, il n’aura plus qu’à viser et tirer… Mais mon Dieu, que ce commissaire Workan l’ennuie. Et ne parlons pas de cette foutue tempête.

   

 

  

Tentatrice : Alex du blog Mot à Mot

Fournisseur : Un prêt d'Alex, que je remercie !

 

                                              

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Mon humble avis : J'avais détesté ma lecture de "La nuit du tricheur", 3ème polar de Hugo Buan. Le style et les personnages m'avaient excédée et l'histoire pas convaincue une seconde.

Et pourtant, je viens de royalement DEVORER "Cézembre Noire", le 2ème roman de l'auteur malouin. Les livres, c'est peut-être comme les chevaux. Quand on tombe, il faut remonter !  Comme quoi, accorder à un écrivain une deuxième chance de vous séduire peut se révéler bien bénéfique et agréable.

L'enquête se déroule exclusivement sur l'île de Cézembre, à quelques encablures de St Malo et 70 km de chez moi. Une tempête phénoménale fait rage et retient quelques personnages mystérieux, hauts en couleur et intriguants sur le cailloux. Certains sont  là de leur plein gré et par hasard, d'autres non. Mais le hasard existe-t-il vraiment, et fait il toujours bien les choses ? En tout cas, ici, Hugo Buan les maîtrise parfaitement les choses : depuis les données historiques jusqu'à une intrigue captivante et surprenante, en passant par l'atmosphère curieuse et pesante d'un huit clos alors que les éléments se déchaînent. Un cadavre est vite découvert... et le criminel est forcément parmi nous... Alors surveillez vos arrières ! Le lecteur se retrouve prisonnier bien volontaire de l'île et de l'histoire, jusqu'à ce que le vent retombe et que le commissaire dénoue le sac de noeuds...  Devenant presque un personnage parmi les autres, nous observons tout ce petit monde et ses secrets. Nous tentons de déduire et de deviner. Peine perdue. Le dénouement est judicieusement bien travaillé et on ne peut plus inattendu. Il fallait vraiment le trouver ! Bon, en même temps, nous sommes excusés, car l'auteur a bien ententu toute liberté pour nous fourvoyer et nous mener par le bout du nez dans quelques fausses pistes sinueuses.

Un tout petit bémol mais qui m'a moins choquée que dans 'la nuit du tricheur'. Le vocabulaire et les manières vraiment peu chatiés du commissaire...

Sinon, j'ai été fascinée et intéressée par les renseignements historiques sur Cézembre, durant la 2ème Guerre Mondiale en autre. J'ignorais tout de cela... ou plutôt, je ne m'étais jamais penchée sur la question... a appronfondir donc !

Sans aucun doute, ce livre ravira les amateurs de bons polars, les malouins, les bretons, les passionnés de Bretagne, les vacanciers qui ont un jour arpenté les remparts de St Malo ou les plages de St Lunaire. Ca devrait faire pas mal de monde non ?

 

 

 

PS : Publication d'un mémo sur l'histoire de Cezembre demain.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 22 Août 2010

La culture peut aussi passer par les pieds ! La preuve en images !

 

Voici une excellente idée d'activité de plein air, qui ravira petits et grands. A quelques kilomètres à l'Ouest de Rennes, se trouvent " Les jardins de Brocéliande"... qui ne se situent pas dans la forêt du même nom !

Une ancienne ferme transformée en parc floral et ludique qui se visite... pieds nus !

 

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Abandonnez vos chaussures et lancez vous sur ce parcours d'un kilomètre. Vous marcherez pieds nus sur plus de 45 matières différentes et redecouvrirez des sensation perdues, oubliées ou inédites. Ces fameuses matières (bon j'avoue pas toujours agréables au touché pédestre)  sont " inspirées des jardins traversés : broceliande-022.JPGcosses de sarrasin, caoutchouc, quartz, sable, coquillages, galets de tailles et de couleurs différentes à côté du labyrinthe de dahlias, marbre, grés, pouzzolane, schiste, ardoises, granit dans le Chemin de l'Observatoire, écorces rouges et bambous pour les "Escapades Asiatiques", empreintes d'animaux le long de l'étang, cordes et pavés de verre hauts en couleur parmi les Lilas, éléments de pressoir sous les pommiers, pommes de pins, sciure, écorces de chênes dans le "Charroi des Ecorces", sans oublier le pont de singe, le passage dans la rivière et dans la boue, ou le brumisateur surprises ! (extrait du site internet des jardins et de Ouest France).  

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Au cas où vous fantasmeriez, sachez que ce pied épanoui et ces jambes superbement galbées ne m'appartiennent pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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 Amusez vous à deviner à qui appartiennent ces empreintes tantôt minuscules, tantôt inquiétantes. Si vous ne trouvez pas,  aucune inquiétude, les réponses ne sont pas loin ! De mon côté, j'ai reconnu les traces de l'abominable homme des neiges ! 

                   

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Par un saut en longueur dans le sable, vous pouvez mesurer votre saut à celui d'un animal. Inutile de dire que je suis loin du cabri et très proche de la limace

 

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Voilà la seule grâce dont je fus capable avant de rejoindre au deuxième parcours :

  Vous remarquerez les années (euh, très lointaines) de pratique de danse classique !

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Deuxième parcours, je vous disais : Réveille tes sens !

 

Les yeux bandés, cramponnés à une rampe, une corde ou à rien du tout... Vous écoutez beaucoup plus, vous tentez de vous équilibrer, de suivre le chemin dans le bon sens et sans vous cogner. Une façon aussi de se mettre un instant à la place des non-voyants.

 

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               Ensuite, n'oublions pas que ce parc est aussi floral.... Aussi, je ne peux résister à l'envie de vous offrir ces quelques fleurs. Parce que les fleurs, même si c'est périssable, c'est tellement beau !!!

 

 

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Fin de cette journée aussi originale qu'estivale ! Un grand bol d'air, un avant goût de vacances !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 21 Août 2010

  Je les espérais, les attendais, les guettais depuis des mois. Elles sont là ! Mes vacances... Enfin, une bonne semaine, mais qui me fera du bien. Jugez en par ce programme sympathique...

 

Quelques jours sur ma côte Bretonne, à St Lunaire... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Une petite journée chez moi, le temps d'aller à la bib, au ciné et de changer de valise. Puis direction la Tourraine. Quatre jours chez Keisha. Entre les voyages, les bouquins et la blogo, le sujets de conversation ne manqueront pas et nous permettront de faire plus ample connaissance. Le vendredi, nous serons rejointes par AGFE, qui viendra directement de la capitale pour nous voir !!!! Et aussi, pour assister à l'apothéose de cette semaine, à Loches :

 

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Ensuite, une nuit ou deux chez ma soeur et sa tribu et je serai de retour, comme si de rien, derrière mon bureau, à répéter aux clients : Non Monsieur, à Marrakech, il n'y a pas la mer, même à marée haute ! Et ce sera reparti pour un tour !

 

Par contre, mon blog ne s'absente pas cette fois ci. Donc billets en perspective, programmés of course !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 19 Août 2010

Roman - Editions Albin Michel - 232 pages - 18 €

 

Parution en mai 2010

 

 

Résumé : Si l'auteur a eu besoin, pour son propos, de mettre en scène un explorateur ingénu de nos tribus éditoriales et littéraires, il n'est pas dans ses intentions d'user d'un anonymat de pacotille pour susciter on ne sait quel teasing de mauvais aloi et ne pas assumer la paternité de ce livre. Aussi signe-t-il : Claude Durand

 

 

 

 

 

 

"Fournisseur" : Bibliothèque

 

"Tentateur" : Titre et "pourquoi pas"

 

 

 

    

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Mon humble avis : Dans ces pages se cacheraient les mémoires de Claude Durant lui même plus ou moins camouflé derrière le pseudonyme François Thuret, le tout bien emballé dans un roman au titre accrocheur, diablement marketing, qui piégera bon nombre de lecteurs, de blogueurs, de journalistes, d'amateurs de lynchage public, de poules à la recherche de leurs oeufs, de crayons à papier sans mine ni taille crayon, de bidons d'essence dans le désert, de talons aiguilles glissant sur une frites du Mac Do, de Victor Hugo et de Stéphanie de Monaco....

Vous trouvez cette page interminable, avec une tête mais sans queue ? Normal, j'y "copie" le style de l'auteur...

 

Claude Durant est un ancien grand éditeur du Seuil et de Fayard. Ca, c'est pour situer...

Aucune surprise dans cette oeuvre, ni même à la fin. Mon billet trônait dans ma tête depuis la page 50 et n'a pas bougé d'un iota au cours d'une lecture indigeste. Exécrable même, au point que l'abandon me tentait à chaque fin de chapitre, tel un ange  portant ma PAL suppliante sur ses ailes.

 

Les phrases tendent vers l'infini, dépassant souvent les demi-pages et s'embourbant dans une opacité de style et d'intérêt rarement atteinte. D'ailleurs, je me suis arrêtée en cours de route de nombre d'entre elles, ou les ai survolées, à la recherche désespérée d'un point. Ce livre manque donc cruellement de points, qu'ils soient d'exclamation, d'interrogation, de suspension, peu importe ! Mais des points s'il vous plaît. Inutile de dire que j'ai évité aussi quelques pages même si, de ci-delà, certains passages m'amenaient un sourire de minuscule agrément.

 

Au niveau du contenu, on pourrait croire que Claude Durant se prend pour Victor (le célèbre nettoyeur de Nikita de Luc Besson). Avec des litres d'acide sulfurique, il décrit l'univers de l'édition. Il ne doit plus rien rester après son passage, alors tout le monde y est ignare, égocentrique, hypocrite, débile, capricieux, incompétent, j'en passe et des meilleurs. Les éditeurs n'y publient que des "merdes" invendables et les auteurs ne savent pas écrire un mot. Je caricature à peine. C'est à se demander  pour quelles raisons l'auteur a fait carrière dans un monde si pourri... Enfin, manifestement, Claude Durant prend plaisir dans son exercice, faute de s'intéresser à celui de ses lecteurs. Le contraire se remarquerait par le biais, par exemple, d'une prose bien plus savoureuse et légère.

 

En fait, je pense que ce livre est une farce destinée à tester l'endurance et l'entêtement  du lecteur à lire jusqu'au bout un ouvrage qu'il n'apprécie pas et comprend à peine...

Certes, le narrateur /auteur aurait "voulu être éditeur". De mon côté, j'aurais préféré qu'il s'abstienne d'être auteur pour ce titre ci.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Août 2010

 Si vous ne savez pas quoi lire et cette période estivale où l'on aime tant flâner dans un transat, je vous propose de vous plonger dans mes 4 premiers polars, parus aux éditions Latournière dans les années 1990. A l'époque, vus leur immense succès, ils sont vite arrivés à épuisement chez les libraires. Mais, bonne nouvelle, les éditions Aléatoires ont racheté les droits et publie à nouveau mais quatre oeuvres, pour mon plus grand bonheur, et j'espère, le vôtre.

Suivez donc les aventures de Roxelane, une jeune globe-trotteur qui met toujours les pieds où il ne faut pas et se trouve parfois face au plus grand danger !

 

 

 

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 Houston, Texas,  pour quelques barils de pétrole

 

 

  

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 Miami et ses bas fonds, pour quelques grammes de poudre blanche...

 

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                                   Le lac St Jean au Québec, pour quelques hectares boisés

 

 

  

 

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New York en pleine tempête, pour quelques millions de dollars

 

 Vous y avez cru, rassurez vous, vous n'êtes pas les seuls... J'ai bien eu mes collègues aujourd'hui !  Je n'ai jamais écrit ces livres, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque !

Non, j'ai tout simplement trouvé sur le blog de Mango, qui l'a elle même trouvé sur le blog de Nicolas Ancion, ce lien super drôle, qui vous donne, de façon aléatoire, un titre, une couverture, le tout avec votre nom !

 

 

Bon, j'espère tout de même qu'un jour, ce sera pour de vrai !!! Faudrait vraiment que je me remette au travail !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 17 Août 2010

Synopsis : En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre...

 

 

 

Comedie dramatique avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davis, Marton Ksocas

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : L'arbre est un très joli film, intelligent, fin et subtil sur le deuil d'un parent. Ou même le deuil en général. Chacun réagit à sa manière. La veuve s'effondre avant de se relever, le benjamin ne parle pas. La fillette se persuade que son père s'est réincarné dans ce gigantesque figuier qui jouxte la maison. La symbolique arbre / père / robustesse est délicatement rendue. Les adultes réfléchiront aussi sur l'importance des racines et de la place mesurée qu'il faut leur attribuer dans notre vie. L'histoire est touchante sans jamais verser dans le voyeurisme et les larmes sans fin. Au contraire, beaucoup de non-dits, de regards, de suggestions. Pas de fioritures inutiles et de grands effets. On suivrait presque Simone dans sa rêverie, son imagination, tant cet arbre paraît s'humaniser sous l'habile caméra de la réalisatrice. Les photos de la campagne australienne sont splendideset éveillent en nous l'envie de s'asseoir un moment sur la terrasse de la maison, juste pour regarder le temps s'écouler. J'ai aussi ressenti l'impression que Julie Bertucelli regardait ses personnages évoluer, comme surprise elle même, comme si elle prenait au vol, ou à l'instantané, ce que ses comédiens était prêt à donner, à offrir même. Car quel cadeau d'interprétation ! Quel casting judicieux ! Charlotte Gainsbourg est sublime de justesse,  de fragilité et de force aussi. Entre pudeur et réalisme, elle ne sur-joue jamais un rôle pourtant difficile : un magnifique portrait de femme et mère de famille. Quelle belle et grande actrice, tellement naturelle !  Morgana Davis joue la petite Simone et donne parfaitement la réplique, tant à notre magnifique Charlotte qu'à l'arbre pas si immobile que ça ! Une surdouée, un talent indubitable à suivre... Enfin, le personnage principal du film, l'arbre est interprêté par un figuier aussi gigantesque que fascinant. Ayant fait l'objet d'une sacrée recherche par l'équipe du film, il est on ne peut plus vrai, même si sa circonférence hors norme m'a rendue méfiante. Un tout petit bémol très perso : j'ai trouvé quelques longueurs. Mais celles ci étaient peut-être incontournables pour bien signifier le temps qui passe sous la chaleur écrasante du soleil australien.

"L'arbre" est un film plein de charme, à voir sans aucun doute et en VO si possible. Vous pourrez aussi vous replonger dans l'histoire ou la découvrir via le livre dont elle est l'adaptation : "L'arbre du père", de Julie Pascoe.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Août 2010

BD - Gallimard - 105 pages - 15 €

 

Résumé : Aya aimerait devenir médecin, alors elle fait bien ses devoirs. Ses copines, plus adolescentes écervelées qu'elle, ne pensent qu'à draguer au "Ca va chauffer". Pour elles, la réussite consiste à trouver un gars qui a de l'argent...

 

Le tout, dans une afrique plus vraie que nature, la Côte d'Ivoire des années 70.

 

 

Auteur : Marguerite Abouet

Dessinateur : Clément Oubrerie.

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

Mon humble avis : Une nouvelle héroïne est entrée dans ma vie : Aya ! Et quel dépaysement ! Voici tout à fait le style d'ouvrage qui pourrait me convertir pleinement au genre BD. Aya est une fille aux préoccupations "universelles", (comme poursuivre ses études etc), qui vit et nous montre une Afrique réelle, loin des clichés déprimants ou des photos en papier glacé des magazines et brochures de voyages. Avec elle, nous évoluons dans un quartier d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Nous en découvrons l'environnement, les habitants, leurs us et coutumes, leur langue... Pour être déjà passée par quelques villes africaines, je peux vous dire qu'on yretrouve franchement l'ambiance. Jeux de mots et situations cocasses rendent cette BD aussi distrayante qu'instructive. D'ailleurs, dans les dernières pages, un lexique, des recettes de cuisine, les manières de nouer son pagne complètent votre culture.

Certes, il m'a fallu du temps pour "entrer" dedans et que tout se mette en place dans mon petit cerveau. Par exemple, j'ai parfois eu du mal à distinguer Aya de ses deux copines. Il n'empêche, il me tarde de découvrir la suite des aventures de cette jeune africaine. Le tome 2 est en cours de lecture, et le 3 déjà emprunté à la bibliothèque.

 

 

 

L'avis de Saxaoul, de Florinette

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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