Publié le 9 Décembre 2010

Bosphore.... Istambul.... La basilique Ste Sophie.... Et oui, une basilique se cache dans une mosquée... Les aléas de l'Histoire.

Cette toile est en acrylique. C'est la seule que j'ai vendue d'ailleurs. A un ami certes, mais vendue tout de même. (Merci Jacques)

C'est curieux, quand vous peignez, les gens s'attendent à ce que vous leur donniez vos toiles. Des fois, ils les demandent même et s'offusquent dès qu'on donne un prix pourtant bien modeste.... Les gens oublient que peindre, c'est du temps, du matériel qui coûte une fortune... et au final, la satisfaction que quelqu'un estime tellement votre travail qu'il est prêt à dépenser de l'argent pour l'acquerir.

Quand à donner des toiles... C'est trop facile. On est vraiment sûr qu'une toile plait à quelqu'un que lorsque cette personne est prête à sortir son porte-monnaie. Avant cela, pas de coup de coeur, peut-être de l'hypocrisie ou de la bienséance. Alors qu'un achat, c'est un choix du fond du coeur, un choix qui implique un geste autre que recevoir.

Quant au prix.... Certains en rient.... alors qu'il est si dérisoire par rapport à la moindre peinture, magnifique ou immonde, moderne ou classique, que l'on peut trouver dans n'importe quelle galerie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 7 Décembre 2010

Synopsis : Tout va pour le mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l'oeil impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois heures pour sortir de l'hôpital dans lequel il travaille un homme sous surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de police. S'il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire vite...

 

 

 

Thriller avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, Gérard Lanvin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : A bout portant... Où comment ne pas voir le temps passer, comment apprendre à rester en apnée pendant plus d'une heure. Ce thriller d'une efficacité redoutable vous cloue à votre fauteuil et ne vous laisse pas un instant de répit. Pas de super héro dans ce film. Juste Gilles Lellouche embringué de force dans des histoires qui le dépassent et un piège qui se referme toujours un peu plus sur lui. Mais comment va-t-il s'en sortir quand tout paraît s'acharner contre lui ? Il ne pourra compter que sur les moyens du bords, sur lui même et sur le malfrat à l'origine de son enfer. D'ailleurs, la relation entre Lellouche (le gentil) et Zem (le bandit, de haut vol et plus si énervement) est intéressante. ON ne sait plus bien qui des deux tient le flingue, ni qui a le plus besoin de l'autre pour s'en sortir.

Enfin, il y a les flics, les bons et les méchants. En fait, en sortant de la salle, j'ai pensé au film "Le bon, la brute et le truand". Dans A bout portant, on sait qui est le bon mais les autres....

La réalisation est très réussie, bien ficelée et très réaliste. Certaines scènes flirtent parfois avec une violence physique ou psychologique assez dure, mais c'est pour la bonne cause. (jeune public, s'abstenir) On y croit, on y est, on tremble. Cocoricobreizh, Fred Cavayé est rennais !!!!

Quant à Gilles Lellouche, il est entrain de gagner ses galons de grand acteur à mes yeux.... Roschdy Zem est toujours aussi charismatique.

Franchement, foncez au cinéma, bravez le froid, fuyez les magasins qui vous rappellent que bientôt c'est Noël. Offrez vous une heure trente de pur suspens ! Et ne vous inquiétez pas, c'est Gilles Lellouche qui court pour vous !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Décembre 2010

A l'heure ou vous lirez ces quelques lignes, je m'envolerai pour ... l'autre pays des éléphants. Peut-être même y serais-je déja arrivée, profitant d'un premier bain...

 

 

Où vais ? Dans un pays dont je ne connais rien du tout.... Quand je suis allée au Cambodge, je savais que j'allais voir le temple d'Angkor Wat. En Jordanie : Pétra. A Madagascar : Les grands tsingy. Là, je ne sais pas et ne veux pas le savoir non plus. Je n'ai lu aucun guide avant de partir, à part les pages où l'on apprend les règles et les mots de politesse, ce qu'il faut faire et ne pas faire.

 

Je devine juste que je vais voir beaucoup de femmes dans des plantations de thé :

 

 

 

Des Bouddhas à droite à gauche :

 

 

 

Peut-être un petit bout de plage :

 

 

je sais que ce pays à cette forme :

 

 

et qu'il s'appelle : Sri Lanka !

 

 

Le blog sera alimenté durant ces deux semaines par des billets programmés !

 

A bientôt

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 3 Décembre 2010

CHRONIQUE D'UN VOYAGEUR...

 

 

BD de Stéphane CEPPY

 

TOME 1 : LE GUEPIER

 

Présentation : Aventurier parfois malgré lui, Stéphane Clément explore le monde contemporain dans sa réalité géo-politique. Il croise le destin extraordinaire d'autres personnages romanesques. Turquie, Inde, Irlande, à travers des péripéties passionnantes, le genevois Daniel Ceppi ramène dans ses pages un peu du parfum vrai des pays qu'il a lui-même visités et dont il offre des vues inédites et personnelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Stéphane a des envies de voyage mais est sans le sous. Un braquage de bijouterie qui tourne mal. Stéphane est doublé par son acolyte  et se retrouve fugitif. Alors qu’il pense grimper dans un train pour le Havre (destination finale US…) Il ne va pas bien loin et se retrouve en Suisse. Des montagnards fermiers l’engagent. Le temps passe et son passé le rattrape. Il doit fuir à nouveau. Cette fois-ci, Alice, la fille des fermiers, l’accompagne.

Première surprise, je m’attendais à un super héros, un baroudeur, un voyageur au long court… Ce Stéphane est un fugitif. Il ne semble pas bien dégourdi cet homme là. Ou alors, malchanceux. Bref, il ne paraît pas taillé pour la route ni vraiment sympathique. Enfin, c’est un homme normal quoi !

Les dessins sont corrects, hélas, il pleut souvent. Des planches entières se retrouvent donc barrées de trais obliques. Les réactions des personnages sont parfois simplifiées au strict minimum et de se fait, pas toujours crédibles.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas été franchement convaincue par ce premier tome…. Mais sans doute celui-ci n’est qu’une mise en place de la série ?...

 

 

 

TOME 2 : A l'est de Karakulak

 

 

 

 

Mon humble avis : Heureusement, j’ai emprunté le deuxième tome en même temps. Et là, mon avis commence à changer !

Nos deux fugitifs, Alice et Stéphane, sont à Istambul, en Turquie et cela devient réellement intéressant et culturel. Nous sommes dans le vif du sujet, nous voyageons. Les rues, les ponts, l’atmosphère de la ville sont très bien restituées. A leur insu, ils se retrouvent embringués dans une aventure (espionnage ou autre) qui je pense s’étendra dans les autres épisodes. Mais dans celui-ci, nos deux jeunes gens, dans un village reculé de Turquie, vont aussi mettre à jour un secret bien gardé et sauver ce village d’un empoisonnement certain.

Côté dessins, cela reste inégal. Pourquoi Alice est une véritable bombe, mimi comme tout dans pour se retrouver vilaine comme tout en bas de page. Dommage.

On sent que Stéphane commence à s’affranchir, même si Alice reste bien plus téméraire que lui ! Nous voilà parti pour un tour du monde bien mouvementé  je pense ! Chouette. Il me semble que le prochain tome emmène notre couple de fugitif en Iran. J’y serai !

 

Mémo culture glané dans ce tome : de 1924 à 1934, Mustafa Kemal Atatürk s’efforça de faire naitre une nouvelle Turquie. Abolissant les ordres religieux, interdisant le port du voile pour les femmes et du fez pour les hommes, donnant le droit de vote aux femmes, l’usage du système métrique et de l’alphabet latin entre autres réformes…

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Décembre 2010

J'ai reçu une proposition de partenariat surprenante ces derniers temps...

Thomas, du site http://www.journaldulivre.eu/, et Audiolib me proposent de choisir un titre dans leur librairie... Oui, je suis surprise car bêtement, jusqu'à maintenant, je m'étais imaginé que le livre audio était destiné à un lectorat de malvoyant... que je ne suis pas.

J'ai donc vite remisé mon idée obsolète et placard et ai accepté ce partenariat par curiosité , histoire de m'enrichir d'une nouvelle expérience.

 

 

Bien entendu, je me suis tout de suite interrogée... Ce format va-t-il me convenir ? Vais-je réussir à rester concentrée sur une voix ? Que vais-je faire de mes mains si elles ne tiennent pas de livre ? Aurais-je vraiment l'impression de lire un livre ?

 

 

Alors, je suis restée prudente, j'ai choisi une oeuvre courte : Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig : une heure et demi d'écoute. Et l'occasion de découvrir un auteur, histoire de garantir un peu plus ma curiosité.

Déjà, en parcourant les titres disponibles en audiolib, j'ai découvert un univers beaucoup plus étendu que je ne l'imaginais. Et aussi, une façon peut-être différente pour moi de choisir une lecture... La durée de lecture certes, l'histoire aussi... Mais j'ai aussi choisi la voix, la personne qui lit ce texte enregistré à haute voix. Il fallait qu'elle me plaise, j'avais aussi envie de pouvoir y mettre un visage.

"Lettre d'une inconnue" est lu par Lea Drucker et préfacé par Elsa Zylberstein, deux actrices que j'aime beaucoup.

 

Dans un questionnaire, Audiolib  demande dans quelle condition je prévois lire ce livre et me propose de cocher certaines possibilités :

En faisant des courses ou du ménage ? Certainement pas, ce serait faire un affront au talent de l'auteur. Un livre, qu'il soit audio ou papier, reste une oeuvre qui se respecte et qui mérite une attention totale, ou du moins la plus grande possible.

En me promenant ? En campagne, en bord de mer ? Non plus, ces moments m'appartiennent et sont là pour laisser mon esprit divaguer.

Je le lirais donc dans mon lit, quelques jours après l'arrivée du colis chez moi. L'objet, une pochette cartonnées, entourée d'un film plastique, comporte deux CD. Il est resté quelques jours sur ma table, subissant mon hésitation, mes regards sceptiques, presque suspicieux...

 

Et puis un soir, j'ai mis mon casque de Discman sur la tête, me suis glissée dans mon lit, ai mis le volume au maximum, j'ai éteint la lumière et j'ai écouté... Alors,

 

Les plus : j'ai tout de suite été captivée par ces voix qui me contaient préface et histoire. D'emblée, les mots ont trouvé un lyrisme, une musicalité magnifique que je ne leur donne pas forcément quand je lis dans "dans ma tête". Suivre le rythme de la lectrice m'a énormément apaisée, alors que souvent, quand on lit avec ses yeux, on a tendance a parcourir les lignes à une grande vitesse. Et que dire de l'émotion délivrée par Léa Drucker ! Sa voix est douce, elle m'a bercée. J'ai vraiment senti le professionnalisme de la comédienne qui m'a souvent emmenée à mi chemin entre le théâtre et la lecture. L'action même de lire avec mes oreilles a été un véritable repos pour tout mon corps : Pour la première fois, je lis dans le noir, les yeux fermés, le corps complètement au repos, aucune position à maintenir pour tenir le livre en main et tourner les pages. Moi qui ne sais pas rester "sans rien faire, juste à me reposer", je découvre une façon de ne rien faire sans perdre mon temps... Et puis, il y a comme une remontée dans le temps... Une époque, et un âge où, le soir, on me contait des histoires. C'est délicieux, vraiment.

 

Les moins : Quand mon attention s'est évadée, par facile de faire "marche arrière" pour rejoindre l'endroit lâché alors qu'en lisant un livre papier, je peux très aisément relire une phrase, remonter 3 paragraphes au dessus si un détail m'a échappé. De même, une phrase pas forcément saisie à sa juste valeur n'est pas répétée 3 fois, comme je n'ai pas pu réécouter les passages que je trouvais magnifiques, ni faire mes petites croix dans la marge. Alors je dirais que c'est une lecture et un ressenti de l'instant

 

Question : J'ai écouté ce livre d'une traite. Maintenant, je ne sais pas comment cela se passe si on veut faire une pause et retrouver 3 jours plus tard l'endroit exacte où l'on s'est arrêté. Bref, qu'est-ce qui peut tenir lieu de marque page ??!

 

 

Au final...Une expérience enthousiasmante, que je renouvellerai, c'est sûr. Une autre façon de lire, qui ne remplacera pas pour moi ma méthode initiale, mais qui viendra en complément, comme on aime diversifier une activité...

J'ai vraiment adoré lire en écoutant cette voix qui me parlait et l'aspect reposant de cette lecture a été une véritable découverte pour moi. Je pense que le titre que j'ai choisi s'adapte parfaitement à ce format. Est-ce le cas d'un thriller ou d'un roman avec moult personnages et dialogues ? C'est maintenant la question que je me pose et à laquelle je répondrais bientôt en renouvelant l'expérience. Quant à ce livre audio précisément, "Lettre d'une inconnue", je pense que je le réécouterais, quand j'aurais envie ou besoin de calme, de repos, d'apaisement, chez moi ou ailleurs, lors d'un voyage ou dans un lieu dont j'aurais complètement envie de m'échapper en posant mon casque sur les oreilles. Pour fuir le bruit ambiant.

 

 

 

D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir cette "lettre d'une inconnue" et expérimenter le livre audio par la même occasion, j'en fais un livre voyageur...

Pour vous inscrire, vous devez tenir un blog que je connais ou que mes copines blogueuses connaissent. Vous devez aussi vous engager à ne pas garder le "livre" plus d'une semaine chez vous. Lorsque vous le recevrez, vous trouverez bien une heure et demi de libre dans la semaine suivante !

Pour vous inscrire, un commentaire + envoi de votre adresse postal par un mail via le lien contact de mon blog 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 1 Décembre 2010

Roman - Editions Stock - 105 pages - 10 €

 

 

Lu en format Audiolib, 2 CD, 13 €

 

  

L'histoire : Vienne. Le jour de son anniversaire, un écrivain reçoit une lettre. Alors que la maladie l'emporte, une inconnue lui confesse son amour total, passionnel, inconditionnel et tapi dans l'ombre, dans cette unique et ultime lettre. Depuis l'adolescence... L'auteur l'a pourtant croisé plusieurs fois au fil de ces années, mais il ne l'a jamais reconnue. Même si, et il l'ignore, il lui a fait un enfant qui vient de mourir.

 

 

 

Tentateur : La réputation de l'auteur + Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Tout s'explique...  Je comprends l'engouement général pour cet auteur autrichien.

Stefan Zweig se glisse brillamment dans l'esprit et la plume d'une femme qui, toute sa vie, a aimé en silence, sans rien demander, ne prenant que ce qui lui était donné. Cette confession passionnelle est saisissante d'abnégation, de réalisme, de lucidité et de cruauté. Car toute passion amoureuse unilatérale est l'annonce d'un drame. Chaque étape de cet amour obsessionnel est décrit avec maestria sans aucune mièvrerie. On n'a jamais envie de rire de notre inconnue. Au contraire, on la plaint de tout de notre coeur. Stefan Zweig décortique la passion amoureuse de l'intérieur, loin d'une quelconque étude scientifique ou statistique. Nous sommes juste dans l'émotion entière, dans les sentiments. Le texte est entraînant, pas une seconde d'ennui dans ce monologue servi par une écriture soignée, délicieuse, fluide, intime et littéraire. Magnifique ! Quiconque a un jour aimé de passion se reconnaîtra dans l'attente, le geste, le regard, l'envie, la peur, la fuite, l'espoir, l'obsession qui vous habite tout entier. Souvent, ces amours passent, mais chez notre inconnue, il est resté, toute sa vie durant. Et chacun conviendra qu'il y a pire que de ne pas être aimé...  c'est de ne pas être reconnue par votre voisin, par l'homme que vous croisez dans vos sorties mondaines, par l'homme qui vous a tenu dans ses bras et vous a aimée, ne serait-ce qu'une nuit. Dans la vie intime, sociale ou dans notre entourage, le pire effectivement, c'est de ne pas être reconnu.  Et cette humiliation extrême est formidablement bien décrite par l'auteur dans ce texte qui m'a réellement bouleversée.

Je ne connaissais pas Stefan Zweig, malgré les multiples recommandations. Je suis touchée en plein coeur par son magnifique talent, qui relève vraiment du sublime. Ce livre m'a emmenée en appesanteur . Et si c'était le début d'une passion dévorante et unilatérale pour cet auteur ???!!! Ce qui est sûr, c'est que comme nombre de lecteurs, j'en redemande ! Aucun doute, je lirai les autres oeuvres de Stefan Zweig !

 

 

J'ai "lu" ce livre en format Audiolib... Aussi, demain, par un autre billet, je vous décrirais mes sensations à la découverte de ce format nouveau... pour moi.

 

L'avis de Leiloona, de Bibliza 

 

D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir cette "lettre d'une inconnue" et expérimenter le livre audio par la même occasion, j'en fais un livre voyageur...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Novembre 2010

 

BD - Editions Quadrant - 143 pages - 17 €

 

Parution : Septembre 2007

 

 

 

Résumé : Jung a 5 ans et erre dans les rues de Seoul (Corée du Sud). C'est un enfant abandonné qui fait les poubelles pour survivre. Un policier le conduit dans un orphelinat. Quelque temps plus tard, Jung s'envole pour la Belgique et découvre sa nouvelle famille.

 

 

 

Tentatrice : Midola, ma bibliothécaire

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'étais récalcitrante, cette BD est en noire et blanc. A bon ? Cela n'a eu aucune importance tant j'étais captivée par cette histoire et ces dessins si parlants.

C'est une BD autobiographique. Jung est un BDtiste réputé. Il nous livre ici son histoire avec beaucoup d'humour, d'autodérision et d'émotion, mais jamais de pathos.

On aime tout de suite ce petit garçon. Et il nous fait comprendre bien des choses. Les thèmes de l'abandon, du déracinement, de l'acceptation de ses origines, et de l'adaptation dans un nouvel environnement sont traités ici par un homme qui sait vraiment de quoi il parle, puisqu'il l'a vécu. Enfin, l'adoption vue par l'enfant est assez rare dans les livres.

Cette BD nous emmène aussi en Corée du Sud, pays dont nous ignorons tout ou presque par chez nous. La guerre, la division de la Corée en deux, les conséquences... une leçon d'histoire ne fait pas de mal. Et surtout, on apprend que lorsque histoire et politique se mèlent, on aboutit à un phénomène d'adoption internationale jamais égalée dans son ampleur... Très intéressant de comprendre pourquoi. Vraiment un beau coup de coeur pour cette BD dont je ne tarderai pas à lire le 2ème et dernier tome.

Cette BD plaira à tout le monde (curieux un minimum avec envie de découvrir autre chose). Il intéressera particulièrement les familles s'apprêtant à accueillir un petit enfant du bout du monde, où l'ayant fait récemment. Elle peut être une très bonne introduction pour expliquer et faire comprendre à la famille déjà existante qu'un enfant qui vient de loin, il a déjà une vie, un passé, qu'il a particulièrement besoin d'amour et que toute sa vie, il gardera  des racines différentes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Novembre 2010

JE PRECISE QUE CE BILLET N'EST PAS UNE INTERVIEW DE L'AUTEUR MAIS LE COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE QU'IL  A DONNE A RENNES

 

Jeudi soir, dans le cadre de la Rentrée Littéraire, Les Champs Libres (centre culturel de Rennes) recevait l'auteur Philippe Claudel.

Philippe Claudel est l'auteur des Âmes grises(prix Renaudot 2003, Grand prix littéraire des lectrices de Elle en 2004, consacré meilleur livre de l'année 2003 par le magazine Lire), traduit dans plus de trente pays, de La Petite Fille de Monsieur Linh (Stock, 2005), et du Rapport de Brodeck(prix Goncourt des lycéens 2007). Son premier film, réalisé en 2008, Il y a longtemps que je t'aimeavec Elsa Zylberstein et Kristin Scott Thomas, a reçu deux César. Il a également écrit deux pièces de théâtre : Parle-moi d'amour (créée fin 2008) et Le Paquet (créée en janvier 2010).

 

Le sujet de la conférence était "dans les rouages de l'entreprise", thème principal de son dernier livre "L'enquête", paru pour cette rentrée.

Le pitch du livre : Un homme va enquêter dans une entreprise sur une vague de suicides...

Un sujet très... contemporain...

La conférence a donc porté sur le livre...sur ce qui l'a inspiré : l'actualité sociale l'importance de notre travail...

J'ai pris des notes. Voilà, pelle mèle, ce que ça donne. Je n'ai pas pu tout noter, mais j'ai bu chaque parole du romancier qui a vraiment captivé son auditoire. Conférence passionnante !

 

 

 

 

Tout d'abord, Philippe Claudel se souvient du prix Goncourt des Lycéens qu'il a reçu ici même en 2007

" J'ai l'impression de toujours venir à Rennes ! Les prix des lecteurs sont ceux qui me font le plus plaisir."  Pour le Goncourt des Lycéens, c'est en plus un lectorat très jeune, connu de l'auteur puisque celui ci est enseignant à l'université et éprouve un intérêt  pour le lien avec la jeune génération et une fascination pour la transmission. "La seule limite du Goncourt des Lycéens est que la liste dépende de celle du Goncourt, qui n'est pas choisie par des lecteurs. Mais dans leur choix, les lycéens ont suivi les critères de l'émotion, de l'engagement, de la passion, en se fichant du nom de l'auteur. Il il a donc une grande honnêteté intellectuelle et du coeur autour de ce prix... La capacité d'analyse du livre, la plongée, l'inspection du livre Le rapport de Brodeck faite par les lycéens était épatante et nombre de critiques professionnels devraient s'en inspirer"

 

"Il y a des livres qui nous construisent en profondeurs et qui nous orientent comme une boussole".

 

" Les lecteurs n'influencent jamais ce que j'écris. Je n'écris pas en fonction de mon public, car ce serait plus de la paralysie que de vouloir satisfaire le public".

 

 

Passons maintenant à L'enquête : Pourquoi ce livre ???

 

"Le principe du suicide me frappe beaucoup. Quand cela arrive dans l'entourage, on reste stupéfié devant cet acte violent tant pour le suicidé que pour ceux qui restent. C'est un acte qui va à l'encontre de l'esprit de l'humanité. C'est aussi une façon de pointer du doigt les autres et de dire sans mots "vous n'avez pas été là...". Il y a aussi un jugement de la société, un souhait peut-être de créer un électrochoc."

 

Philippe Claudel est aussi intrigué par les suicides collectifs au Japon "organisés" sur internet. Comment le suicide, acte solitaire et de solitude extrême, peut-il donner lieu à des rendez vous pour passer à un tel acte ensemble. Est-ce pour ce donner du courage ? Dans l'espoir que quelqu'un vous empêchera de commettre ce geste irréparable ???

 

Enfin, l'actualité n'est pas étrangère à ce livre avec les suicides médiatisés chez France Telecom, chez Renault ou dans la police.

 

"Le travail représente un part prépondérante de notre existence et de notre identité, il est donc normal qu'il intéresse un auteur, même si le sujet n'est pas nouveau" (cf Zola, Hugo...)

 

 

 

L'enquête, le livre de l'intérieur...

 

Les fidèles lecteurs de Philippe Claudel trouveront une ressemblance avec ces oeuvres précédentes, dans cette façon qu'il y a de vite quitter la réalité.

 

Ce roman nous interroge sur notre fonctionnement social et économique avec des personnages nommés uniquement par leur fonction et décrits de la même façon, puisque dans notre société, c'est la fonction qui prône. "Inutile de décrire ces personnages, ils se ressemblent tous. "

 

Beaucoup d'ironie et de cauchemars absurdes dans ce livre déroutant où le lecteur est amené à rire jaune ou noir. "Ce n'est pas un rire moqueur mais libératoire".

 

L'entreprise possède toute la ville, c'est une entreprise envahissante qui a pénétré dans tous les lieux urbains où pénètre cet enquêteur...

 

" Je me confronte à un fonctionnement économique que je ne parviens plus à comprendre. Avant, ce n'était pas mieux mais...

Avant, le capitalisme avait un visage, c'était une famille, un patron. Le capitalisme était incarné.

L'actionnariat et la mondialisation sont passés par là. Maintenant, celui qui dirige l'entreprise n'est plus celui qui la possède, ce ne sont même plus des personnes physiques qui détiennent l'entreprise et cette puissance à de plus en plus d'emprise sur nous. C'est de plus en plus nébuleux et c'est un sujet d'angoisse de plus en plus fort pour moi".

 

"Il y a comme un allègement du fais grave, une volonté de ne pas savoir, de ne pas se sentir responsable dans les grandes entreprises"

 

Le personnage de l'enquêteur se demande qui est au dessus de lui, qui le fait agir, qui le manipule ainsi. Philippe Claudel avoue avoir été pervers avec son personnage, c'était aussi une façon de réfléchir sur ce qu'un romancier fait de ses personnages. Le plaisir de l'auteur était de raconté une histoire qui peut se lire comme un thriller, de faire ressentir cette peur, cette oppression, que le lecteur ait l'impression de devenir l'enquêteur.

 

"Je me suis inspiré du mythe du labyrinthe. C'est un homme perdu dans un labyrinthe, mais qui ne cherche pas forcément la sortie mais le Minotaure pour l'interroger, même si le Minotaure se dérobe, même si peut-être, il n'existe pas."

 

"De plus en plus de lieux se protègent et quand on y entre, on a l'impression de pénétrer dans un secret absolu. C'est le monde de l'hyperprotection ou l'élément extérieur est synonyme de danger".

 

L'hypersurveillance est aussi sujet d'angoisse pour Philippe Claudel. "Le traçage par téléphone portable, internet, GPS, cartes de crédit, caméra... On sait ce que je fais, où je suis... Ces instruments de communication seraient des éléments de surveillance épouvantable si notre démocratie venait à disparaître, même si à la base, tout part d'un bon sentiment."

 

" Dans l'histoire, le mal être a toujours abouti a des pics de violence, à des pics révolutionnaires dirigés vers les autres. Maintenant, le mal être n'est plus extériorisé, il est dirigé vers soit même, d'où l'augmentation des suicides... maintenant, on ne peut plus forcément identifier le pouvoir donc on ne peut plus diriger la violence vers l'autre par exemple dans l'entreprise.

 

"La grêve maintenant est trop codifiée et ne sert donc plus à rien. Elle donne juste une illusion d'exister, une illusion de contre pouvoir."

 

L'écriture de L'enquête fur un grand plaisir, celui de jouer avec les mots, de construire une histoire, de faire son travail, de "jouer" avec ce paradoxe, ce dédoublement d'écrire des choses très dur mais de prendre plaisir à le faire le mieux possible.

 

Philippe Claudel aime voyager dans différentes formes littéraires ( fantastiques, burlesques, anticipation, classique...) dans l'espoir de trouver la meilleure forme, sans être sûr d'y arriver. Il aime changer d'outil artistique (roman, théâtre, cinéma) pour exprimer ce qu'il a en lui. Il a la chance de pouvoir aborder différents arts (projet de travailler par exemple avec une chorégraphe sur un ballet)

 

"Le langage est un espace de liberté absolu. On ne peut pas légiférer le langage. Le langage est notre ami et notre traître."

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 25 Novembre 2010

Roman - Editions de l'Olivier - 232 pages 18 €

 

 

Parution Aout 2010

 

Rentrée Littéraire Septembre 2010

 

 

L'histoire : Sarah apprend la mort de son frère Nathan. Elle est persuadée qu'il s'agit d'un suicide. Elle lâche prise, par sur le chemin de son frère... Ses pas la mène au Japon, en haut d'une falaise tristement réputée. Elle rencontre Natsume, un homme qui guettent pour que d'autres ne sautent pas. En "retrouvant" son frère Nathan, c'est sa propre vie que Sarah met en lumière.... Et c'est tout aussi douloureux.

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : L'auteur, la blogo, les médias, la rentrée littéraire... Bref, plein de bonnes raisons

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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Mon humble avis :S'il y a bien une critique que je ne veux pas lire à propos d'un roman d'Olivier Adam, c'est "qu'est-ce que c'est triste". On le sait, Olivier Adam n'écrit pas sur le bonheur. C'est dans l'histoire de la blessure intime, de la disparition, du difficile rapport à l'autre, au monde et à soi même que cet auteur excelle. Des blessures parfois hurlées, parfois cachées mais qui font, au final, autant de dégâts. Si on n'aime pas ces thèmes, on n'ouvre pas ses livres. . Vous pénétrerez dans ce Coeur Régulier pour la qualité extrême de son écriture, pour trouver un écho à votre douleur où comprendre celle d'un proche, d'un autre... Pour appréhender un certain mécanisme. Si vous n'êtes pas prêt à entendre, inutile de tourner ces pages.

Certains lisent ce roman d'une traite, j'en ai été incapable, parce que l'atmosphère est lourde et que saisir le sens profond de ces mots ne se fait pas d'un regard. Il faut les réfléchir, les comprendre, ce mettre à la place de... si besoin. Si vous arrivez dans ce livre avec un esprit cartésien et todo va bene, vous risquez d'inffliger aux personnages de nombreux reproches, parmi eux celui de la lâcheté, puisque nous vivons dans une société qui ne tolère aucune faiblesse.  Non, pour apprécier la magnifique valeur de ce texte, ce témoignage, il faut, ne serait-ce que quelques instants, s'imaginer aller mal, perdre pied, ou  ne jamais avoir pris pied. Car la dépression, quelle soit ponctuelle ou installée, n'a rien de logique, n'a rien de sensé aux yeux du monde, sauf aux yeux de celui qui en souffre et encore.... Je connais le sujet. Olivier Adam en parle de l'intérieur et de l'extérieur... Car c'est dur des deux côtés du mur.

L'histoire de ce livre est, pour moi, plus un prétexte pour plonger dans l'esprit blessé qui se connaît, qui s'ignore ou qui se refuse. Le sujet des rapports filiaux et fraternels, des ressentis d'enfance et de leurs conséquences, le monde du travail sont intelligemment étudiés aussi ici.

J'ai apprécié l'alternance des chapitres... Nous sommes tantôt dans la vie de Sarah avant le drame.... Et tantôt avec Sarah dans ce Japon emprunt de traditions et perdu dans la brume. Chaque personnage est attachant et, celui qui intrigue et fascine le plus est bien entendu Natsume. Ce policier Japonnais à la retraite a passé sa carrière à arriver trop tard. Maintenant, il essaie d'arriver juste à temps, sur les bords de la falaise, pour que les éclopés de la vie renoncent à sauter. Ce qui donne une dimension bouleversante à ce roman, c'est que justement, ce personnage là n'est pas sorti de l'imagination de l'auteur, mais qu'il existe bien. Il existe quelque part quelqu'un qui comme un phare, guette les âmes à la dérive et pose, quand il le faut, une main sur une épaule.

Un livre presque parfait. Comment ça presque ?(ça, c'est ma copine Clara que se dit cela en lisant mon billet !) Oui...J'ai mis un peu trop de temps à différencier 3 personnages japonnais. Et puis trois ou quatre mots dissonnants dans cette somptueuse poésie ambiante et une scène m'ont semblé lâchés là par erreur, troublant une indiscutable harmonie. Certes, chez certains prétendants au Goncourt, ces mots seraient presque châtiés et la scène scène extraite des bisounours... mais moi, ils m'ont heurtée, m'ont coupée dans ma lecture. Enfin, une invraissemblance qui penche vers le cliché... Sarah va voir son frère en clinique psy (me semble-t-il) .... il y aurait plein de médicaments sur la table... Dans ce genre d'établissement, il n'y a jamais un médicament qui traîne...

 

 

"Souvent, entre frères et soeurs, les versions, les ressentis, divergent, c'est parfois spectaculaire au point d'en devenir incompréhensible"

 

"...C'était une autre vie que je ne leur enviais pas tant j'aurais été incapable de la vivre, d'y tenir un rôle."

 

"... on a toujours le choix... entre la main droite et la main gauche. Entre ce qui blesse et ce qui soigne, entre ce qui aggrave et ce qui répare."

 

"Sentir battre en moi un coeur régulier... Même si je n'y parviens pas toujours. Trop souvent, ça bourdonne, et le sang bout, je me sens frénétique et vibrer pour rien, une guêpe piégée par le verre à l'envers.

 

"Vu de près,.... on ne voit rien de sa propre vie. Pour la saisir, il faut s'en extraire, exécuter un léger pas de côté. La plupart des gens ne le font pas et ils n'ont pas tort. Personne n'a envie d'entrevoir l'avancée des glaces. Personne n'a envie de se retrouver suspendu dans le vide".

 

" Il aimait tellement chaque personne qu'il croisait, son amour était envahissant,  baveux, encombrant, dérangeant, personne ne savait quoi en faire, il y en avait trop on finissait par lui rendre et par s'enfuir.

 

" La vie est dure et certaines personnes, à certains moments de leur parcours, ont besoin qu'on s'occupe d'elle. Et nul n'a le temps pour ça. Lui si.

 

"Personne n'a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de votre vie, cela devient juste impossible.

 

 

L'avis de Clara, de Canel

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Novembre 2010

Synopsis : On dit de Lou qu’elle est une enfant précoce. Elle a treize ans, deux classes d’avance et un petit corps qui prend son temps. Elle a une mère emmurée dans les tranquillisants, peu d’amis, et le ressenti aigu d’un monde qui va de travers.
Lou doit faire un exposé sur une jeune femme sans abri. Elle en a vu une à la Gare d’Austerlitz. Une qui fait la manche, demande des clopes, s’endort sur la table du café lorsque Lou lui offre à boire pour l’interviewer.
Elle a 18 ans, s’appelle No, Nora en fait mais tout le monde dit No, et bientôt Lou ne pourra plus se passer d’elle. Mais No est imprévisible, elle a grandi dans les foyers et elle ne ressemble à personne. Un jour, elle disparaît.
Lou la recherche, sûre de ce besoin qu’elles ont l’une de l’autre. Lorsque No réapparaît à bout de forces, Lou sait ce qu’elle doit faire : No viendra vivre chez elle.

 

 

Avec Nina Rodriguez (Lou), Marie Julie Parmentier (No), Zabou Breitman, Bernard Campan, Antonin Chalon

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film est l'adaptation du roman éponyme de Delphine de Vigan, chroniqué ICI. Une très belle histoire d'amitié, de main tendue, où ne sont pas forcément sauvés ceux qu'on pense.

Adaptation très réussie, avec finesse et justesse. Le film est très fidèle au livre, à quelques nuances près, j'ai  bien retrouvé ce que j'ai lu. Nous avons moins accès à l'univers intérieur de Lou, cette jeune enfant surdouée, et à son imagination qui m'avait fait bien sourire lors de ma lecture. Zabou Breitman ajoute un regard d'adulte (mais sans jugement ni commentaire) sur les ados et leurs aspirations. J'ai trouvé le film un peu plus aéré que le livre, même si certaines scènes sont très fortes et disent beaucoup du désert affectif des uns et des autres. Le joli minois de Lou,  la nonchalance amusante de Lucas et une superbe bande originale sont pour beaucoup à la lumière du film. Ils permettent de respirer un peu dans un ensemble qui reste grave quoiqu'il en soit. Le sujet vous interpelle forcément, vous remue, vient vous chercher derrière vos retranchements. Enfin, je ne me souvenais pas m'être interrogée autant, dans le dernier quart de l'oeuvre,  sur le personnage de No et sur ce que cache ou pas son comportement et ses addictions. D'ailleurs, une relecture s'impose peut-être car je me demande si Marie Julie Parmentier n'est pas parfois trop extrême dans son jeu pour être complètement fidèle à l'héroïne du roman. Ce serait mon seul mini bémol sur ce film.

Dès la bande annonce, en apercevant le jeune Lucas, je me suis dit : C'est le fils de Zabou ! La ressemblance est frappante dans chaque scène où il figure.... Ce lien de parenté est confirmé sur Allociné. D'ailleurs, le jeune Antonin Chalon a joué dans les 3 autres films de sa mère.

Quant à Nina Rodriguez (lou), elle avait déjà été la fille (petite) de Zabou Breitnam dans le film "Le premier jour du reste de ta vie". J'espère qu'on la reverra bientôt, souvent et longtemps, tant elle est talentueuse et lumineuse.

Peut-on dévier la fatalité et jusqu'où peut-on aller pour cela, que l'on ait 13 ans ou 40 ans, voici les vrais questions de ce film très agréable et réussi.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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