Publié le 26 Juin 2015

Thriller - Editions Thélème - 6h30 d'écoute - 23 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire : Dans une banlieue tranquille de Boston, une jeune mère de famille, Sandra Jones, disparait une pleine nuit sans laisser de trace. A son retour de son travail de nuit, son époux ne trouve que leur petite fille endormie dans son lit. Alors que le commandant DD. Warren mène l'enquête, les médias se passionnent pour cette histoire.

 

Lu par Elodie Huber

 

Tentation : La promesse d'un bon thriller

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt.

 

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Mon humble avis : Un super bon thriller comme je les aime : pas de description sanguinolente, pas non plus de cauchermar pour le lecteur, juste pour les protagonistes ! La maison d'à côté est un pur thriller psychologique ou l'on se fait des noeuds au cerveau pour tenter de démêler l'énigme avant tout le monde, en vain !

Impossible (enfin, presque, y'a la vie quoi) d'interrompre cette lecture, du coup, j'ai poursuivi comme une acharnée à détapisser ma chambre en écoutant ce roman pour avoir le fin mot de l'histoire au plus vite.

L'interprétation d'Elodie Huber est une fois de plus magistrale. Qu'elle incarne une femme, un homme ou juste "la narration", Elodie Huber module à peine sa voix, mais l'on sait parfaitement quel personnage s'exprime. Ici, pas de fausse grosse voix d'hommes ni de voix de femmes aux timbre d'ados en pleine mue. Elodie Huber possède vraiment un talent hors norme pour nous raconter une histoire et nous garder captifs !

Certes, l'interprète ne suffit pas, il faut aussi un bon auteur derrière. Avec Lisa Gardner, nous l'avons sans aucun doute. Celle-ci profite de cette oeuvre pour mettre en question le fameux fichier des délinquants sexuels aux USA, dont les conséquences sont en effet bien ambigües. Vous comprendrez dans ces pages qu'un violeur (ou un pervers...) sera fiché toute sa vie, alors que si celui-ci tue sa victime, il ne figurera pas dans ce fameux fichier accessible à tous.

Ce thriller bénéficie d'une extraordinaire construction narrative. Tour à tour, 2 personnages s'expriment à la première personne du singulier. Entre deux, la romancière fait son travail de descriptions, de mise en place, d'action. Cela donne vraiment une ambiance particulière, déjà trouvée dans un de ces romans précédents : Derniers adieux. D'ailleurs, Lisa Gardner a eu ici l'idée de génie de reprendre un personnage de ce titre.... Ce qui rend vraiment cette histoire ci captivante. J'ai lu Derniers adieux l'an dernier, j'en gardais assez de souvenirs pour frissonner à l'idée de la présence de ce Jason. Cependant, la lecture de Derniers adieux n'est absolument pas indispensable pour apprécier "La maison d'à côté" à sa juste valeur.

Ce Jason, on comprend bien qu'il ne puisse avoir des réactions normales comme n'importe quel commun des mortels. Il n'empêche, son comportement est plus que perturbant tant pour les flics que pour le lecteur qui oscille sans cesse entre envie d'empathie et panique totale devant certaines hypothèses.

Bref, on peut supposer que Lisa Gardner s'est bien amusée à nous emmêler les pinceaux, à laisser tant de place aux doutes dans cette histoire. Objectifs atteints !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Juin 2015

Roman - Editions Belfond - 439 pages - 20 €

 

Parution le 14 mai 2015

 

L'histoire : Que c'est il passé dans sa vie pour que Marion, bourgeoise, femme d'avocat, mère de 3 enfants dans un quartier chic de Paris, devienne en quelques semaines une militante altermondialiste recherchée par toutes les polices, qui apparait aussi vite qu'elle disparait et que la France entière, via les médias, connait sous le pseudo de Barbatruc ?

 

Tentation ; Belfond et le Pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : La simplicité du coup de massue est une suite de Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille que j'avais lu avec délice l'an dernier. Je viens de parcourir de nouveau mon billet écrit à cette occasion, et pour ce nouvel opus, je pourrais presque écrire la même chose !

Suite du précédent, ce nouveau roman peut tout à fait se lire séparément, sans avoir connaissance des (mes)aventures des personnages, 5 ans plus tôt, dans un centre de thalassothérapie breton. La seule différence, c'est que vous ne vous régalerez pas en retrouvant vos potos de l'an dernier, qui entre tour à tour ou simultanément dans cette nouvelle histoire. 

Au premier abord, je pensais cet opus moins cocasse que son aîné, et en fait, je n'en suis plus sûre. Cette fois ci, plus de presque huit clos en Bretagne, nous voici à Paris et en Ile de France. Nous sommes ancrés dans le quotidien des personnages et donc dans une réalité tant temporelle que socio-économique. Fini les vacances, chacun va au travail, s'occupe de ses gamins etc. Le train-train quotidien de chacun, qui fait que j'ai rencontré de toutes petites longueurs au début.

L'héroïne de ce tome, c'est Marion Descottes, l'épouse modèle, qui n'était l'an dernier qu'un personnage parmi d'autre. Sa soeur jumelle vient de décéder. Cet événement sera l'élément déclencheur d'une véritable révolution personnelle... voir même nationale ! Suite à un pétage de plomb sur la voie public, Marion se retrouve en cellule. Là, elle rencontre Ludo Gilles, activiste très actif ! Cette rencontre ne sera pas sans lendemain et au fil des semaines, Marion devient l'activiste Barbatruc, un personnage façonné par Ludo Gilles.

On retrouve dans ce roman un sujet qui semble cher à Elise Tielrooy : les conséquences de nos choix et de nos actes sur notre entourage. Mais ces conséquences doivent elles nous empêcher d'être nous-même, d'exprimer notre moi profond ?

Nous côtoyons de très près un groupe d'activistes altermondialistes. Manifestement, l'auteure s'est bien renseignée sur le sujet, ce qui apporte un plus "culture G" à cette histoire. Pour ma part, j'ignorais tout du fonctionnement et des procédures de ces groupes dont on entend parfois parler à la télé. Maintenant, j'en sais plus !

Autre sujet bien abordé : A force de se battre contre pour une cause, (ici, la surconsommation, la publicité, la manipulation médiatique, l'exploitation du personnel et de la clientèle chez certaines grandes enseignes d'hyper... ) d'en devenir la porte-parole médiatique, ne se transforme -t-on pas un objet à son tour manipulé pour la cause. Sans le vouloir, ne devient-on pas l'exact contraire de ce que nous croyons être, le modèle parfait de ce que l'on décrie ? C'est ce qui arrive à Marion en tout cas !

Chapeau bas à Elise Tielrooy pour la façon dont elle introduit, de façon tout à fait indépendante, tous (ou presque), les personnages de son précédent livre. Comment dire... rien de prédestinait ces gens à se revoir dans la vie, et bien Elise Thielrooy les réunit de nouveau, mais comme si c'était le fruit du hasard et non comme une suite logique (genre on prend les mêmes et on recommence). Franchement, j'ai admiré l'imagination de l'auteur pour créer les circonstances qui invitent ces héros et ces héroïnes dans cette histoire... même si Mona et ses copines m'ont moins convaincues que l'an dernier.

Bref, comme pour le tome précédent, un livre à lire, un livre tout aussi faussement léger que plombant. Un roman anti-crise, même s'il prend justement racine dans cette maudite crise. Joli tour de force donc !

 

Petit message perso à l'auteure : Chère Elise, si vous n'êtes pas à cours d'inspiration, c'est avec plaisir que je retrouverai Marion, Claudine, Iris et les autres dans une nouvelle aventure l'année prochaine !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Juin 2015

 

La Résistance de l'air : Affiche

Film de Fred Grivois

Avec Reda Kateb, Ludivine Sagnier, Johan Heldenbergh, Tchéky Karyo

 

 

Synopsis : Champion de tir au fusil, Vincent mène une vie tranquille entre sa femme et sa fille. Jusqu’au jour où des problèmes d’argent l’obligent à remettre en cause ses projets et menacent l’équilibre de sa famille.
Une rencontre au stand de tir avec Renaud, personnage aussi séduisant qu'énigmatique, lui promet une issue grâce à un contrat un peu particulier. Dès lors, Vincent met le doigt dans un engrenage des plus dangereux…

 

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Mon humble avis : Nous étions 6 potes à aller voir ce film. Trois ont détesté, trois ont globalement aimé. Je fais partie du 2ème groupe !

La bande annonce semble "annoncer" un film qui bouge sacrément. Et ce n'est pas le cas. L'intrigue est assez longue à se mettre en place, ce qui a provoqué l'ennui d'une partie de notre groupe. Disons que c'est plus un film sombre qu'un réel thriller, même si, à la fin, la tension monte sacrément au fur et à mesure que le piège se referme sur Vincent.

Mais l'évolution du personnage de Vincent est intéressante. De mari, homme et fils plutôt effacé et complaisant, il devient un tueur à gage. Nous voyons donc son étonnement à accuser le coup, la découverte qu'il fait de lui même, une certaine violence qui se révèle en lui, malgré son calme plutôt olympien exigé par sa passion : le tir à 300 mètres. Et puis, il y a le cas de conscience de trop, et voilà, c'est l'engrenage vers l'infernal.

Son épouse découvre aussi son mari sous un autre jour.

Les acteurs sont tout à fait convaincants, et Tchéky Karyo est aussi méconnaissable que détestable, malgré l'empathie que son état devrait générer. Reda Kateb est grandiose et porte royalement le film.

Il règne une atmosphère plutôt malsaine dans ce film qui ne met pas vraiment à l'aise. Avec la crise économique, nous avons un (anti) héro qui se révèle prêt à tout pour solutionner tous ses problèmes d'un coup. Le réalisme social de ce film est incontestable. Des gens normaux qui mènent une vie normale mais qui ne s'en sortent pas.

J'ai apprécié le découpage séquences de ce film. Mais il manque du rythme, un peu plus d'action et un impact plus fort pour le rendre innoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Juin 2015

Roman - Editions Audiolib - 7h01 d'écoute - 22.90 €

 

Parution le 13 mai 2015

 

L'histoire : Lui est écrivain américain vivant à Paris, et qui connait le succès en Corée du sud.

Elle est une actrice anglaise reconnue, qui vient faire le point chez une amie parisienne et se fait passer pour chef cuisinière.

Lui a des amis un peu trop intrusifs. Cette intrusion mènera Elle et Lui a un premier rendez-vous un peu cahotique... mais qui ne compte pas...

 

Lu par Hervé Bernard Omnès

 

 

Tentation : Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Voici le cru 2015 du prolifique Marc Levy !

Elle et Lui, c'est aussi le titre d'un roman hautement biographique de George Sand. J'ignore si c'est un pur hasard ou une réelle volonté de Marc Levy... Mais je pense que cet opus est aussi en partie biographique, même si biographique inversé !

Je m'explique... Paul (Lui) est un auteur américain, architecte de profession, qui a fui San Francisco pour Paris après le succès de son premier roman (c'est d'ailleurs un personnage que l'on a déjà rencontré dans d'autres titres de Marc Levy). Ceci, pour échapper à la soudaine célébrité. Marc Levy était aussi architecte et suite à l'immense succès de "Et si cétait vrai" a quitté la France pour s'installer à Londres puis à New York.

Autre point commun entre Paul et Marc Levy... Paul écrit des romances légères, des livres anti-sinistroses et subit ainsi souvent les foudres des médias élististes. Ceci donne lieu, dans ce roman, à quelques dialogues qui remetten critiques, médias, mauvaises langues etc à leur place tout en expliquant une bonne fois pour toutes qu'il y a de la place pour tout type d'écrivain, pour tout type de lecteur. Moi, ce genre de discours, j'approuve ! J'aime lire de tout, mais de moins en moins les romans sinistres qui sont plus plombants encore que ma vie.

A part ça, et bien Elle & Lui est un bon Marc Levy, même si je ne m'en suis pas rendue compte immédiatement, déplorant quelques longueurs dans la partie dédiée à la naissance de la romance, qui d'ailleurs n'en sera pas forcément une.

Mais Marc Levy réussit un joli tour de passe passe et profite de ce roman pour dénoncer la dictature qui sévit en Corée du Nord. Le retournement de situation, pour Paul notre auteur, est presque comique, en tout cas, indédit et très orginal. Et cela permet à Marc Levy d'aborder suffisament le sujet de la Corée du Nord pour informer ou intriguer sur la situation de ce pays, mais pas trop non plus pour ne pas tomber dans le pathos et la déprime. Un peu comme dans ma dernière lecture de Levy ("Et si c'était à refaire) qui évoquait la gunte militaire d'Argentine et les disparus de cette dictature.

La toute fin de cette histoire se déroule sur le plateau d'une certaine "Grande Bibliothèque" et d'un coup de théâtre qu'un certain François n'a encore jamais vécu !

Un bon cru pour cet été !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Juin 2015

Le monde de Nathan : Affiche

Film de Morgan Matthews

Avec Sally Hawkins, Asa Butterfield, Rafe Spall

 

Synopsis : Nathan est un adolescent souffrant de troubles autistiques et prodige en mathématiques. Brillant mais asocial, il fuit toute manifestation d’affection, même venant de sa mère. Il tisse pourtant une amitié étonnante avec son professeur anticonformiste Mr. Humphreys, qui le pousse à intégrer l’équipe britannique et participer aux prochaines Olympiades Internationales de Mathématiques. De la banlieue anglaise à Cambridge en passant par Taipei, la vie de Nathan pourrait bien prendre un tour nouveau… 

 

 

Mon humble avis : Le monde de Nathan est un film intéressant, touchant et émouvant, sans être tire-larmes non plus. Bon, quelques scènes finales m'ont serré la gorge, mais rien de plus. Mais j'ai été happée par ce film et ses personnages qui sont bouleversants chacun à leur manière.

Ce film porte principalement sur l'autisme de Nathan, mais aussi sur les jeunes génies scolaires qui participent à des Olympiades internationales en représentant leur pays. Ici, il s'agit des Olympiades de mathématiques, notre jeune Nathan étant surdoué dans cette matière. Mais surtout, les maths constituent ses seuls repères dans la vie, la seule chose qu'il comprend. Nous fréquentons donc tout au long du film un groupe de surdoué en maths, surdoués plus ou moins sociables, intégrés, heureux ou malheureux. On ne peut que devélopper une réelle empathie envers eux.

Mais l'empathie la plus profonde que j'ai ressentie s'adressait sans contest au personnage de la Maman de Nathan. Pfff, que la vie doit être dure pour elle. Elle aime son fils qui ne lui témoigne aucune affection ni sentiment : pas de câlins, pas d'au revoir, pas même une main serrée. Pire, Nathan considère sa Maman comme non intelligente puisque nulle en maths. Pourtant, cette Maman courageuse va reprendre des cours de maths pour rejoindre son fils sur son terrain. Ainsi, elle parviendra à expliquer les sentiments à son fils en usant de termes mathématiques lors d'un dialogue magnifique et saisissant.

Le personnage du prof de maths est lui aussi bien creusé et poignant dans ses propres combats contre lui même.

A noter que le réalisateur est issu du milieu des documentaires, aussi s'est-il attaché à ce que son film soit le plus réaliste possible.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Juin 2015

Une vie entre deux océans, de M.L. Stedman, lu par Martin SpinhayerRoman - Editions Audiolib - 12h27 d'écoute - 23.60 €

 

Parution en 2014

 

L'histoire : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu un bébé, sain et sauf.

 

Lu par Martin Spinayer

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Malgré sa qualité indéniable, ce roman me laisse plutôt mitigée. Peut-être ne suis-je pas le meilleur public pour ce type d'histoire.

Mais cette lecture/écoute m'a paru interminable. Bien des longueurs auraient pu être évitées, même si celles ci permettent de rendre compte du temps qui passe lentement sur une île dont les seuls habitants sont le couple gardien de phare.

Autre bémol pour moi, l'interprétation de Martin Spinayer. Elle est nickelle dans la narration, les dialogues entre personnages masculins. Mais cela "déraille", c'est le cas de le dire quand il interprête les voix de femmes, de grand-mère ou de petite fille. On a alors la désagréable impression d'écouter un adolescent en pleine mue et en colère !

Mais si je passe outre mes bémols, je reconnais sans peine qu' Une vie entre deux océans est un roman très intéressant et bien ficelé.

Les personnages sont attachants, bien creusés. Tom Sherbourne, le personnage centrale, reviens de la guerre des tranchées. Même si celle-ci fut mondiale, j'ignorais que des soldats australiens y avaient participé. Il ne se remettra jamais tout à fait de cet enfer.

Les véritables sujets de cette oeuvre sont la limite parfois infime entre le bien et le mal, les conséquences de nos actes (même si justifiés) sur les autres. On peut être responsable mais si peu coupable en même temps, même si c'est la culpabilité qui nous ronge. Mais surtout, quelle maternité doit prédominer : la maternité biologique ou la maternité d'adoption, de coeur, d'éducation. J'avoue avoir peiner à trouver la réponse à cette question durant toute cette histoire, sauf à la fin, puisqu'à la fin... Stop je ne vous le dirais pas !

A noter aussi qu'une vie entre deux océans est aussi une histoire d'amour puissante, malgré le tiraillement de Tom Sherbourne. Et une chouette incursion dans l'Australie des années 20. Et puis rassurez vous, la deuxième partie est bien plus haletante que la première et l'histoire devient poignante. Notre coeur se sert, on tremble et on ne sait ce que l'on souhaite pour la jeune enfant, que deux mères se déchirent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juin 2015

Comme un avion : Affiche

Film de Bruno Podalydès

Avec Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui

 

 

Synopsis : Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux… 

 

 

 

Mon humble avis : Méfiez vous des palindromes... Certains pourraient changer le cours de votre vie, et vous amener à suivre le cours d'une rivière !

J'ai adoré ce film au faussement léger, aérien, décalé (tant dans les personnages que dans certains dialogues et situations). Bref, il se dégage de "Comme un avion" un charme délicieux et délicat. Il y a dans ce film autant de mélancolie que de fantaisie et d'onirisme.

On flotte, on se laisse porter, on fait des allers retours avec Michel, on plane parfois aussi tant l'environnement et les décors incitent à bucoliser. Et surtout, on rit beaucoup.

Un feel good movie qui donne le sourire, servi par des comédiens tous en harmonie. On plonge dans un autre monde qui n'est pas si loin... et qui confirme le dicton ; l'aventure, l'inconnue, le changement et le dépaysement ne sont pas forcément au bout du monde. Un autre dicton trouve ici toute sa splendeur : ce n'est pas le destination qui compte, mais le chemin emprunté. Car parfois, la destination se trouve en cours de route, en cours de chemin et ici, en cours de cours d'eau !

La destination du  film, c'est les bonheurs simples dont celui de se réaliser, de transformer un rêve en une autre réalité et de se trouver soi même. La destination peut se révéler être une renaissance, un nouveau départ !

Un film où il ne pleut que la nuit (ça fait du bien ces temps ci !) aussi burlesque que bucolique et tout à fait enchanteur, que je vous conseille donc sans retenue.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Juin 2015

On voulait tout casser : Affiche

Film de Philippe Guillard

Avec Kad Merad, Benoît Magimel, Charles Berling

 

Synopsis : Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves... Où sont passés leurs 20 ans... Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser. 

 

 

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Mon humble avis : Etrange est l'impression que donne ce film. Il est truffé de bons petits moments et pourtant, dans son ensemble, j'ai eu l'impression que la mayonnaise ne prenait pas, qu'il manquait quelque chose. Bref, même si le film est loin d'être désagréable, j'en suis sortie comme déçue.

Déja, "On voulait tout casser" manque d'originalité. Il m'a fait l'effet d'un énième film de bande de potes sans rien apporter de nouveau. Donc sensation de "déjà vu".

Le casting... ressemble fort à celui d'une émission de téléréalité, comme s'il fallait que chaque personnage soit calibré sur des critères précis : il y a le "jeune glandeur", le sage, le révolté, l'abruti, le fort en bras. Bref, rien qui, dans le caractère, le style de vie ou les centres d'intérêts ne semble réunir ces copains, dont l'amitié m'est parue improbable, comme construite juste pour le scénario, qui s'en retrouve donc fragilisé. Les 5 hommes sont sensés être amis depuis 30 ans, sauf que physiquement dans le film, on voit un écart de génération confirmé par la différence d'âge des comédiens. Magimel a 41 ans et Berling 57... Je ne pense pas que dans le film, Berling soit devenu grand poteau avec un gamin de 11 ans...

Sans compter qu'il ne faut pas compter sur trop d'effet de surprise, la caméra insistant trop sur certains détails annonçant ainsi en grande pompe ce qui pourrait être un rebondissement.

Cependant, de bonnes répliques provoquent de bons rires et pour mes ami(e)s grands lecteurs, un passage en librairie par l'un de personnage est mémorable. Et oui, certains achètent des livres au mètre... Je voudrais 13.75 mètres de livres s'il vous plait.

Si je note autant de "défauts" c'est que le film me convainc pas et que je suis alors toute ouïe pour la bande orginale qui est, elle, délicieuse.

Pour conclure, un film pas désagréable, mais rien de plus.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Juin 2015

Mes loulous, Aya et Tsingy se portent à merveille !

Depuis mon dernier billet à leur sujet... Et bien Aya a fêté son 2ème anniversaire, et Tsingy, ses 10 mois. Il grandit bien et garde pour l'instant sa silhouette de mâle sportif et musclé ! Pourvu que ça dure ! Faut dire qu'il n'en rate pas une et même s'il ne sort pas, il ne manque pas d'activité. Il grimpe partout (avec une affection pour l'arrête de la porte de la salle de bain), et partage de folles courses poursuites avec Aya ou... contre lui même !

Aya est depuis quelques temps une vraie adulte, donc plus posée, même si elle aime courser son frérot et jouer.

Bref, ce sont deux amours et notre trio vit un parfait équilibre, sous mon oeil attentif sur le partage des attentions, des jeux et des gamelles !!!

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy, sur la porte de la SDB, ou en tant que "Le penseur félin" de Rodin ;)

Tsingy, sur la porte de la SDB, ou en tant que "Le penseur félin" de Rodin ;)

Aya, grâce et beauté !

Aya, grâce et beauté !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Aya et Tsingy en mode calinou !

Aya et Tsingy en mode calinou !

Tsingy, en mode beau p'tit mec au regard qui tue !

Tsingy, en mode beau p'tit mec au regard qui tue !

Happy Birthday ma choupinette ! Et en cadeau, une belle gamelle anti-glouton !

Happy Birthday ma choupinette ! Et en cadeau, une belle gamelle anti-glouton !

Aya et Tsingy !

Aya et Tsingy !

Tsingy en mode warrior ! Faut dire que pour les 2 photos du haut, il fait connaissance d'un chien dans la cuisine !

Tsingy en mode warrior ! Faut dire que pour les 2 photos du haut, il fait connaissance d'un chien dans la cuisine !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 2 Juin 2015

La Loi du Marché : Affiche

Film de Stéphane Brizé

Avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine de Mirbeck

 

 

Synopsis : À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ? 

 

 

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Mon humble avis : Si Vincent Lindon n'avait pas reçu le Prix d'interprêtation à Cannes, et ne m'avait émue lors de son interview télé, je ne serais pas allée voir si film, qui me change si peut de mon ordinaire. Puis qu'étant au chômage, je subis de plein fouet cette épouvantable loi du marché, contre laquelle tout le monde s'insurge, mais sans pour autant changer de comportement.

Comme l'a titré Libération il me semble, ce film fait du chômage une super star, qui attire les foules dans les salles de cinéma. Le monde est curieux tout de même. Une bonne petite comédie divertissante peut passer inaperçue, alors qu'un film on ne peut plus réaliste fait le plein. Enfin, bon, c'est ainsi.

Quid du film ? Ultra réaliste, ultra brutale dans les situations décrites, la vie de 3.5 millions de français en quelque sorte.

Sauf qu'ici, le réalisateur a ajouté une dose de pathos qui n'était sans doute pas obligatoire pour que ce film soit remuant et frappant. En effet, Thierry, le chômeur quinca en fin de droits du films est aussi le père d'un garçon lourdement handicapé. Certes, cela permet des passages particulièrement touchant entre le père et le fils. Mais cela fait un peu too much.

La réalisation empreinte quelques raccourcis. Dommage. On quitte Thierry dans une réunion collective Pôle Emploi et l'image d'après, on le retrouve en costume et en poste dans une grande surface. Que c'est-il passé entre les deux ? On peut l'imaginer bien sûr, mais j'aurais aimé le voir, pour suivre le cursus de A à Z.

La première partie du film est consacrée à la recherche d'emploi et ses déboires, la deuxième aux premiers temps de Thierry dans son nouveau boulot. De ce fait, la naissance et l'explosion de son nouveau dilemme sont un peu rapide, pour aboutir à une fin abrupte, qui laisse sur la faim.

Je tire des flèches, pour expliquer mes 3 étoiles et non mes 4 étoiles possibles. Mais il faut avouer que ce film est nécessaire. C'est un film sur la crise, sur le chômage, sur la désillusion. Sur le plus fort qui est prêt à fondre sur le plus faible. Sur un monde qui ne tourne plus rond. Sur une société qui impose à un manutentionnaire des entretiens d'embauche, une présentation et une motivation digne d'un cardre achi supérieur qui toucherait 5000 € par mois.

C'est un film aussi sur la débrouille, qui pousse à commettre l'irréparrable pour quelques euros supplémentaires en fin de mois. C'est un film sur la brutalité des rapports humains en 2015. Et pourtant, pas une goutte de sang, pas un flingue dans ce film, juste une réalité parfaitement décrite. C'est aussi un film sur les gens que la société rejette, mais est prête à réintégrer sitôt qu'elle sent qu'elle peut l'exploiter jusqu'au trognon. (les mésaventures bancaires de Thierry sont hallucinantes, il faut presque se pincer pour y croire.)

Et il y a Vincent Lindon, qui mérite son prix tant pour ce rôle que pour sa carrière. Car l'une des forces de Vincent Lindon, c'est de donner la parole, à travers lui, à Monsieur Tout le monde.

C'est comme ci ce prix d'interprêtation à Cannes de Vincent Lindon revenait à tous ces gens, chômeurs ou en situation précaire, qui se battent pour garder la tête haute, malgré la conjoncture, malgré ce qu'en pensent certains élus, malgré la vie qui ne fait pas de cadeaux.

Donc, merci Monsieur Lindon, et bravo !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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