Publié le 27 Août 2015

Récit - Editions Albin Michel - 183 pages - 16 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : L'année de ses 28 ans, Eric Emmanuel Schmitt n'est pas encore l'auteur que l'on connait, mais philosophe et enseignant en cette matière. Il s'engage avec un ami dans un voyage dans le sahara. Ceci, dans le but de repérer les lieux pour le tournage prochain d'un film sur Charles de Foucault. Au cours de se périple, Eric Emmanuel s'égare seul dans le désert pendant 24 heures. L'athée qu'il était alors ne sera plus jamais le même. Il a une révélation. Désormais, "il ne sait pas si Dieu existe mais il y croit"

 

 

Tentation : Le pitch, la couv, le lieu, l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, Merci pour l'envoi.

 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Si le désert vous laisse de glace, si votre esprit est fermé au point que tout questionnement et discussion ouverte autour de l'existence de Dieu vous agace, j'ignore si ce livre vous plaira. En cas contraire, je n'en n'ai aucun doute !

Eric Emmanuel Schmitt met son âme à nu dans cette nuit de feu. Avec humilité, enthousiasme, simplicité, honnêteté. Il nous narre son voyage au coeur du Hoggar Algérien avec un groupe de 10 personnes menées par un Touareg. Entre les paysages grandioses et infinis, le froid glacial de la nuit, le rythme lent des dromadaires, la majestuosité et la sagesse targui; l'étroitesse de certains occidentaux, nous retrouvons la plume délicieuse et jamais prétentieuse d'Eric Emmanuel Schmitt : De la poésie, des réflexions, des passages philosophiques et d'autres plus cocasses. 

Il est question ici de la découverte et de l'acceptation de la foi et non d'une conversion à une religion quelconque. C'est sans doute ce qui m'a plu aussi dans ce livre, qui ne laisse pas la place au prosélytisme. Même si Schmitt témoigne et espère transmettre sa confiance, il avoue en épilogue qu'il ne se fait guère d'illusion à ce sujet.

D'ailleurs, le chapitre de "la révélation" est le seul que ne m'ait pas convaincu ! Pourquoi donc ? Je vais d'abord répondre avec les mots d'Eric Emmanuel Schmitt :

"Face au questionnement sur l'existence de Dieu, se présentent 3 types d'individus honnêtes, le croyant qui dit "je ne sais pas mais je crois que oui", l'athée qui dit "je ne sais pas mais je crois que non" et l'indifférent qui dit "je ne sais pas et je m'en moque". L'escroquerie commence dans l'affirmation: je sais que Dieu existe/je sais que Dieu n'existe pas".

Je suis à mi-chemin entre le 2ème et le 3ème type car rien ne me prouve que Dieu n'existe pas mais de toute façon, peu m'importe. Je n'ai pas vécu Dieu, j'ai vécu la religion, la religion tellement obligation qu'elle ne permet pas la réflexion intime et personnelle de Dieu ou peu importe le nom qu'on lui donne. Et de toute façon, je déteste ce que les religions monothéistes font de Dieu s'il existe, leur façon de se l'accaparer, de l'imposer, de l'interpréter et d'établir des lois là où il ne devrait y avoir que liberté personnelle.

"Les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place et prétendent L'avoir trouvé. ...Les certitudes ne créent que des cadavres"

Alors, que l'on soit croyant ou athée, ce livre est un formidable accompagnateur de réflexions individuelles ; sur nos croyances, leur pourquoi et leur comment, sur nos importances, sur nos rapport à l'autre, au temps, à la nature, au ciel étoilé, à l'infiniment grand, au dénuement, à nous même. Cette nuit de feu est aussi un livre de sage qui prône l'union, le respect, la tolérance. Très actuel à une époque ou comme par le passé, les religions séparent le monde plutôt que de l'unir.

"Nous devons reconnaitre et cultiver notre ignorance. L'humaniste pacifique coûte ce prix là. Tous, nous ne sommes frères qu'en ignorance, pas en croyance. Ce ne sera qu'au nom de l'ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent."

And last but not the least pour moi, même first dans l'absolu... L'Algérie, le Hoggar, Tamanrasset, l'Ermitage du Père de Foucault, l'Assekrem, le sable, les dunes, les ergs, les regs, les oueds à sec, les petites plantes rachitiques, le feu de camps allumé par les Touaregs,  la galette de pain des Touaregs, les bivouacs, le soleil, la nuit froide, le ciel étoilé dépollué de tout éclairage artificiel, le vide à l'infini mais le paysage qui change constamment. Tout cela je l'ai vécu il y a exactement 10 ans, au même endroit, lors d'une randonnée d'une semaine dans cette majestueuse et splendide région du monde. Alors Monsieur Schmitt, merci de m'avoir permis de marcher dans vos pas, sur mes propres pas, dans mes souvenirs, d'avoir accueilli le désert et sa magie dans ma chambre !

 

logo challenge rentree litteraire 2015

 

Alors, en cadeau pour vous, si vous manquez d'image durant votre lecture...

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

Repost0

Publié le 25 Août 2015

American Ultra : Affiche

Film de Mima Nourizadeh

Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Topher Grace

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernementale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre. 

 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Y'a pas à tortiller, j'adore les films (et livres) d'espions, d'action, de CIA etc...

Et celui-ci, je l'ai trouvé particulièrement jubilatoire ! Car on ne sait pas trop si l'on est dans une comédie, un film dégeanté, un pur thriller... Sans doute un peu, même beaucoup tout à la fois.

Pas un seul temps mort dans cette histoire, qui va crescendo, où le spectateur est aussi ahuri que Mike, le personnage principal.

Comme Mike et Phoebe sont des habitués de nombre de substances hallucinogènes, le film en tient compte tout du long dans l'image, les couleurs, le rythme de la caméra. Bref, on est dans un trip (mauvais pour Mike et Phoebe) mais excellent pour nous. Surtout qu'au milieu du film, un petit détail que l'on n'a pas vu venir, et qu'on découvre en même temps que Mike, fait basculer l'histoire dans le style plus classique du genre espion - du moins dans la narration - toujours pas dans la réalisation.

Bien sûr, c'est violent, mais drôle à la fois. Le T.Shirt blanc de Mike est de moins en moins blanc et sa tête sera bientôt celle d'un rescapé de l'enfer. Bagarres (le mot est gentils), fusillades, explosions, rien ne manque. 

D'ailleurs, ne manquent pas non plus les émotions car Mike et sa copine sont touchants, voire très attachants. D'anti-héros de base, ils se transforment en super héro... mais pas par magie ! (je ne spoilie pas trop) Je n'espère qu'une chose : une suiiiiiite SVP ! (on verra si je suis exaucée).

Pour info, American Ultra, c'est le nom de code d'une mission de la CIA. En même temps, ce film est ultra Américain, depuis la haute technologie, la CIA, jusqu'à l'Amérique profonde.

Un film qui se déguste à plusieurs degrés, dont je ne saurais dire lequel est le premier : la parodie ou le bon film d'espionnage.

Avec des acteurs plus que convaincants... Alors, partant pour un trip, oups, un film pas comme les autres ?

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 23 Août 2015

Roman - Editions Belfond - 238 pages - 17 €

 

Parution août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Angie est prof de Français à Paris. Elle est aussi l'auteur d'un premier roman "Bébé de Brume". A ce titre, elle est invitée sur un plateau de télévision pour promouvoir son livre. Entre un acteur vieillissant et un député aux dents longues, Angie assiste à l'émission plus qu'elle n'y participe, laissant libre court à ses réminiscences et livrant un combat sans merci contre "L'ombre".

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond ou Gilles Paris, je ne sais plus, mais merci !

 

 

 

 

Mon humble avis : Première lecture de cette Rentrée Littéraire pour moi et une chouette surprise ! Enfin disons que ma curiosité a été récompensée, car si je crois qu'un livre ne va pas me plaire et bien je l'évite. Donc j'ai bien fait d'accueillir ce roman chez moi.

Tandis que je me dénude est un roman surprenant, à plusieurs titres.

Sa construction est très originale. L' "action" se déroule sur les 2h30 que dure une célèbre émission télé. Je mets des guillemets à action car il n'y en n'a pas vraiment, puisque chacun reste assis sur son tabouret. Il se transforme en roman choral, car les interventions de différents personnages à la première personne se succèdent, pour revenir à celles d'Angie, l'héroïne de l'histoire. Se suivent donc les pensées de différents membres de la famille d'Angie qui, devant leurs écrans de télévision, la regarde "se dénuder". Bien sûr, il n'est point question d'effeuillage vestimentaire, mais de la sensation d'Angie d'être nue, ou mise à nue devant les (télé)spectateurs, et aussi lors de cette méditation où le voile se lève sur un même. Nous avons aussi les pensées et observations de l'acteur vieillissant, du député, d'un élève d'Angie, d'une spectatrice qui n'a qu'une idée en tête (être sous les feux de la rampe), du Bouffon (alias le Chroniqueur), du Homard, ennemi réel, virtuel ou imaginé d'Angie.

De ce fait, le style change pour chaque confession pour coller au plus près du caractère des confidents. Mais l'écriture est toujours soignée, fluide, parfois faites de phrases très courtes, courtes mais percutantes et d'autres plus classiques. Il y a beaucoup de réflexions intéressantes sur la société actuelle gavée de médias, de réseaux sociaux et débordée d'égo en tous genres. Le texte foisonne de sujets abordés ou développé. Le tout saupoudré tantôt d'une jolie poésie, ou tantôt d'un réalisme froid. Je n'ai pas eu l'impression de tourner les pages, comme si j'étais sous hypnose quelque part. Et qui dit roman choral, dit un lien qui unit chaque protagoniste, lien qui se précise au fil des pages.

L'auteur, Jessica L.Nelson a longtemps été chroniqueuse littéraire pour les émissions Vols de nuit et au Field de la nuit. On imagine donc qu'elle a eu l'occasion d'observer le déroulement de ce type d'émission et d'en tirer une chouette inspiration. Ce ne sont pas les coulisses d'une émission qu'elle livre ici, mais les coulisses intérieures de chacun des protagonistes, les fissures, les comportements, le regard de la caméra, l'observation du voisin, l'hypocrisie, les animateurs qui n'ont pas lu le roman, qui coupent leurs invités etc...

Bien sûr, Jessica L.Nelson ne prend pas pour modèle UNE émission en particulier, mais effectue un mix bien parlant. Pour moi, il y a un peu de C à vous, un peu du Petit/grand Journal, beaucoup de Thierry Ardisson, d'on n'est pas couché, de Laurent Baffi (ici le Bouffon). Bon, là, c'est mon interprétation, à ne pas prendre pour argent comptant.

Pour conclure, je dirais que Tandis que je me dénude est un roman d'une belle originalité, plein d'émotions, un roman à tiroir. Bref, une réussite.

 

« Et si en revêtant un masque on en disait plus sur soi parce que, enfin, on se sent libre ? »

 

 

logo challenge rentree litteraire 2015

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 21 Août 2015

Mission: Impossible - Rogue Nation : Affiche

Film de Christopher McQuarrie

Avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Rebecca Ferguson, Simon Pegg

 

 

Synopsis : L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat. 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Un film à 150 millions de dollars qui vaut bien le prix d'une place de ciné. Car oui, on en a pour notre argent en spectacle, explosion, courses poursuites (en moto notamment), cascades etc ! Le show est assuré, le 5ème opus de la franchise Mission Impossible n'a rien à envier aux précédents (dont j'avoue ne pas avoir vu le 4ème).

Pas une minute d'ennui pendant les 2h12 pour tout spectateur fan du genre, ou genre, même pas fan, car ce type de cinéma est forcément fait pour être captivant, quelques soient vos goûts en matière de ciné.

L'intrigue (qui débute à la toute fin du 4ème opus) se suit très facilement, même si, of course, on doute beaucoup de l'intégrité du personnage féminin. Donc on ne sait jamais trop si c'est une gentille ou une méchante, ce qui amène quelques bons tremblements sur le sort d'Ethan. C'est d'ailleurs une première dans la franchise. Un personnage féminin qui occupe presque autant l'écran que Tom Cruise, dont le rôle est primordial, et non secondaire dans l'intrigue, le glamour et l'action du film. Ethan a presque trouvé son alter égo... invincible version femme ! Comme une suite est annoncée, je gage que Mission Impossible pourrait compter un membre supplémentaire. 

Bien appréciable aussi, l'humour qui ponctue régulièrement ce film, apportant un peu de légèreté bienvenue. Et ce que j'aime toujours dans ces films, c'est qu'en 2 heures, on fait presque le tour du monde, avec des images... Wahou... Londres, Vienne, Maroc, Cuba, Maroc. Faut dire que tous ces espions prennent l'avion comme on prend le métro !

Enfin, je rends à César ce qui lui appartient, même si je n'apprécie pas vraiment l'homme qui est notre César du jour : Tom Cruise. C'est lui qui réalise toutes ses cascades, même celle d'ouverture du film où il se retrouve accroché à la porte d'un avion à 1500 mètres de hauteur. Cette scène est réalisée sans effets spéciaux et a été tournée 8 fois en tout ! De même, la scène qui nous ferait fuir tout milieu aquatique jusqu'à la fin de nos jours.... L'acteur s'est mis à l'Apnée.

Rebecca Ferguson mérite aussi bien ses lauriers. Elle n'a eu que quelques semaines pour apprendre l'art des cascades, des combats and co.

Bref, un excellent moment de détente, un bon film d'espionnage ou tout le monde fait extrêmement bien son boulot ! Donc pourquoi se priver ?!

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 18 Août 2015

Roman - Editions Pocket - 405 pages - 7.70 €

 

Parution en poche en octobre 2013

 

L'histoire : Sexagénaire retraité menant une vie on ne peut plus morne, Harold Fry semble sans histoire. Un jour, il reçoit une lettre de Queenie, qui lui annonce qu'atteinte d'un cancer, elle n'a plus que quelque temps à vivre. Queenie, c'est une ancienne collègue d'Harold, ils ne se sont pas vus depuis 20 ans... Harold lui répond et part poster sa missive... De boite aux lettres en boite aux lettres, Harold peine à se résoudre à poster cette enveloppe. Et, comme une révélation, il décide de partir à pied sur le champs retrouver Queenie dans son centre de soins palliatifs.... à 800 kilomètres de là.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Comme le temps, et même les années passent vite. Je me préparais à dire que j'avais repéré ce titre l'année dernière lors de sa parution et de son tabac. Et bien tout cela remonte déjà à 2012. Hum Hum.

Comme d'habitude, je n'ai pas eu ce à quoi je m'attendais et ce que m'annonçait la 4ème de couv. Je n'ai ni ri ni pleuré. Mais une émotion grandissante au fil de pages, on pourrait dire ici au fil des kilomètres parcourus par Harold, s'est réellement emparée de moi.

Ce roman se lit et s'apprécie comme une très loooongue marche. Il est en fait la propre allégorie de la marche d'Harold. Cela commence lentement, tellement que je ne voulais marcher plus vite, que les découragements d'Harold me lassaient. Plus, lorsque l'on prend le rythme, il y a une espèce d'euphorie qui s'installe, même si cela n'empêche ni les doutes ni les cailloux dans les chaussures (les cailloux étant ici métaphorique, car ce brave Harold se coltinera de sacrés boulets.

Je me suis attachée très fort au personnage d'Harold, alors qu'il m'agaçait au début en s'engageant dans défi sans aucune préparation ni matériel adéquat. Et puis son évolution psychologique autant que physique m'a plu, car l'homme modifiait l'essence même de sa marche au fil des jours et des rencontres qui nous sont racontées. J'ai adoré notamment sa rencontre avec la médecin/femme de ménages slovène. Un moment très fort, d'une grande intelligence qui m'a permis de voir dans l'obstination/aveuglement d'Harold sous un autre angle, et d'ainsi, de vivre pleinement ce roman.

Mais Harold ne serait rien sans Maureen, son épouse depuis 40 ans, avec qui il "partage" un mariage usé jusqu'à la moelle. Maureen subit le départ de son mari en restant à la maison bien propre. Mais la marche de son époux va autant la changer elle qu'elle changera Harold pour le restant de leurs jours.

L'histoire est ponctuée des souvenirs d'Harold et Maureen, souvenirs joyeux mais enfouis sous une épaisse couche de souvenirs douloureux. Même si l'on devine assez vite la nature du fardeau d'Harold, on n'en reste pas moins attaché à savoir comment il va digérer ou du moins accepter celui-ci.

Ce roman est une ode à la marche, à la foi en quelque chose,  à la notion de "voir autrement", à l'ouverture de soi aux autres et à leurs bizarreries, (sachant qu'on est tous le bizarre de quelqu'un), à la relation avec la nature et le juste nécessaire. Rachel Joyce, l'auteur, dénonce également d'une plume non masquée tous ces gens parasites, ces médias et autres qui font de votre défit personnel et intime un événement médiatique qu'ils finissent même par s'approprier, dénaturant ainsi jusqu'à la racine la démarche entreprise.

Mais La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry est avant tout pour moi une puissante leçon de courage, de vie, et surtout, d'Amour. A lire, passionnément !

 

 

logochallengeamoureux

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 16 Août 2015

 

Les 4 Fantastiques : Affiche

Film de Josh Trank

Avec Miles Teller, Kate Mara, Michael B.Jordan

 

 

Synopsis : Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi. 

 

 

LES 4 FANTASTIQUES, film de Josh TRANK

 

Mon humble avis : Dieu sait comme je suis devenue une inconditionnelle des Marvel depuis quelques années, au point que je vais aveuglément au ciné à chaque nouvelle sortie. Et bien cela m'apprendra à être aveugle !

Cette nouvelle version des 4 Fantastiques est à mes yeux un raté total !

Déjà, le film met dix fois plus de temps à démarrer vraiment qu'à se développer et à se finir. Peut-être les prochains opus de cette franchise Marvel seront captivants plus vite, les personnages étant enfin installés après plus de deux heures de film.

Mise à part les super pouvoirs, je n'ai rien retrouvé ici de ce qui m'attire dans les Marvel. Pas d'humour, des dialogues d'une platitude déconcertante et sans 2ème ni 3ème degré. Des personnages lisses à pleurer, et de surcroît pas franchement bien interprétés. Aucune empathie, aucune sympathie ne s'est développée envers eux chez la spectatrice pourtant bon public que je suis pour ce genre là. Même pas de quoi fantasmer sur le charme, la musculature, le sourire ou autre de l'un d'entre eux ! Non mais !

Qui plus est, le film est bourré de poncifs hors sujets et même anachroniques. Alors que "l'action", disons l'histoire commence en 2007 dans une salle de classe américaine, on se croirait sorti d'une école des années 50 avec un instit d'une autre ère...

Bon, bien sûr, il y a les effets spéciaux. Mais c'est le minimum attendu quand on va voir un comics. Donc on va dire que mon étoile ne va pas pour la copie et l'encore, ni pour la bobine à l'ère du tout numérique, mais aux effets spéciaux, même si ceux-ci n'apportent rien de franchement nouveau.

Bref, les 4 fantastiques, une franchise Marvel qui ne me comptera pas parmi ses inconditionnels, loin de là. Donc, je ne vous encourage pas vraiment aller en salle obscure, mais plutôt à profiter du bon air estival !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 12 Août 2015

ImageCe n'est plus un secret pour personne ici, depuis un an et demi, je suis presque devenue monomaniaque. Le sujet de mon obsession : Mes (les) chats.

Aussi, ce billet sera surtout orienté "chat", mais il peut aussi être valable pour le monde canin.

De même, je prendrai comme exemple l'association Félin Possible, où je suis bénévole. Félin Possible officie sur Rennes et tout le département d'Ille et Vilaine (35) Toutes les asso de sauvetage animal ne fonctionnent pas de manière identique, mais il y a de nombreux dominateurs communs.

Alors, si aimer vos animaux ne vous suffit pas et que vous souhaitez vous investir, ou juste aider ponctuellement...

Ou Alors, si votre vie ne vous permet pas de vivre avec un animal de compagnie, mais que vous êtes sensibles à la cause animale, vous pouvez aussi donner un sacré coup de main. 

 

Les associations de sauvetage félin débordent d'avril à novembre... Printemps et été voient la Imagenaissance de nombreux chatons ("sauvages" ou chez des particuliers), donc de nombreux abandons, cumulés à ceux des chats abandonnés par leurs maîtres au profit de vacances au bout du monde, de la France...). Certains de ces chatons sont abandonnés alors qu'ils n'ont que quelques jours. Le sauvetage est donc urgent, les chatons ne survivant pas par eux mêmes

En hiver, plus ou peu de chatons. Mais il est très dur psychologiquement de laisser les chats adultes dehors alors que les températures extérieures avoisinent de zéro.

Aussi, pour les asso, pas vraiment de répit....

 

 

VOICI DONC 6 MOYENS D'AIDER LES ASSO DE PROTECTION ANIMALE

(du plus simple... au plus prenant...)

 

1/ IDENTIFIEZ VOTRE ANIMAL

Image

Si votre chat se perd ou s'échappe... S'il est identifié et qu'il est ramassé par la fourrière, il évitera l'euthanasie. Et la fourrière vous contactera pour vous informer que votre chat est retrouvé.

S'il est récupéré par une asso... vous n'imaginez pas le temps gagné dans la recherche de propriétaires... et de ce fait pour recueillir d'autres animaux en réel besoin. Nous ne prenons jamais de chat en charge sans effectuer une très longue recherche de propriétaire (internet, mairie, voisinage, recherche de puce d'identification...)

 

De même, si vous trouvez un chat errant, emmenez le chez le vétérinaire qui vérifiera gratuitement si celui ci est identifié, si c'est un mâle ou une femelle, sérilisé ou non, ce qui vous aidera sans doute très vite à retrouver les propriétaires. Un chat errant n'est pas forcément abandonné, il peut être juste perdu à quelques rues de chez lui, ou bien plus loin parfois. Vérifiez sur internet, sur des sites tels que chatperdu.org si une annonce ne correspond pas au chat trouvé et au besoin, passez vous même une annonce.

 

 

Image

 

 

2/ STERILISEZ VOTRE ANIMAL

 

Image

Stérilisez votre chat, que ce soit un mâle ou une femelle. Un mâle entier en balade peut-être responsable de plusieurs portées au fil des minettes rencontrées. De même, un mâle entier va se bagarrer beaucoup plus avec ses congénères, ce qui accroît le risque de transmission de maladies telle que le sida du chat (FIV+)

Une chatte n'est pas faite pour affronter de multiples grossesses et portées (parfois plusieurs par saison). Stériliser une chatte permet de limiter les portées, les naissances régulières de chatons, et de ce fait, les abandons. Il nait beaucoup trop de chatons chaque année, et ceux ci sont le plus souvent "donnés contre bons soins sur "Le bon coin" a des gens qui n'ont pas forcément réfléchi à leur acte d'adoption, ou encore abandonnés en forêt, dans des poubelles, sur des aires d'autoroute, dans un carton, devant la porte d'un vétérinaire, ou par dessus sa grille.

Rassurez vous, même avec de plus en plus de chats stérilisés, il restera toujours assez de chats à adopter.

Les asso aiment les chats et les protègent, mais luttent contre leur prolifération !

 

 

3/ N'ABANDONNEZ PAS VOTRE ANIMAL

 

ImageOn n'abandonne pas un chat parce qu'il fait des bêtises, on réfléchit avant d'adopter si l'on est prêt à "subir" ses bétises.

On n'abandonne pas un chat parce qu'il urine là où il ne faut pas. Déjà, on le stérilise, ce qui évite le marquage. Ensuite, un chat qui urine ailleurs que dans sa litière a soit un problème de santé (cystite par exemple), soit un problème comportemental qui se résoud, s'il le faut avec une comportementaliste après avoir tout essayé.

On n'abandonne pas un chat parce qu'il devient vieux ou malade. On réfléchit avant d'adopter si nos moyens financiers nous permettront de payer des frais vétérinaires insoupçonnés.

On n'abandonne pas un chat parce qu'il n'a plus la frimousse qu'il avait chaton. Comme tout être, un chat grandit, et même sa couleur peut changer (notamment chez les typés siamois etc).

On n'abandonne pas un chat parce qu'on se sépare de son/sa compagnon)

Et enfin et surtout, on n'abandonne pas un chat pour partir en vacances. Le chat est attaché à vous, n'est pas un objet de consommation dont on se débarasse dès que pointe la première gêne ou la première lassitude.

 

Parce qu'avant d'adopter un chat : on réfléchit à tout ce qu'il y a derrière la belle frimousse, on réfléchit s'il le faut en faisant une colonne "Pour" et une Colonne "Contre", qui sera sans doute différente pour chacun.

 

 

4/ DONS FINANCIERS

 

ImageUne association comme Félin Possible vit avec l'argent des adoptions (qui ne couvre que les frais vétérinaires basiques effectués sur le chat : tests, indentification, vermifuges, vaccins et stérilisation). Chez Félin Possible l'adoption est à 190 €... Ce qui est peu comparé aux frais de base que vous auriez sur votre chat, car les associations bénéficient souvent de tarifs "asso" auprès des vétérinaires.

L'asso récolte aussi de l'argent en participant à des braderies, des ventes d'objets...

Ensuite, il y a les dons financiers. Par chèque, par PayPal.(Déductibles des impôts)

Parce que certains chats sont récupérés en très mauvais état, mais tout à fait viables, et génèrent de grosses dépenses vétérinaires.

Enfin, si vous ne pouvez pas avoir de chat chez vous, vous pouvez aussi parrainer un matou pour une modique somme mensuelle  de 15 €. Ont besoin de parrain/marraine les chats adultes/âgés/malades ou handicapés qui auront plus de mal à se faire adopter et qui, par leur présence plus longue au sein de l'asso, coûtent plus cher.

 

 

5/ DONS MATERIELS

 

Image

Une association a aussi besoin de matériel, de médicaments, de nourriture.

Caisses de transport, maisons de toilette, gamelles, griffoirs, arbres à chat, jeux pour chats.

 

Si vous possédez ce type de matériel mais n'en avez plus besoin, plutôt que d'en tirer une misère en les vendant sur "Le bon coin", donnez les à une association. Il y a des associations comme Félin Possible partout en France, et sinon, il y a aussi la SPA...

 

 

6/ DEVENEZ FAMILLE D'ACCUEIL

 

ImageCertaines asso fonctionnent en refuges. D'autres, comme Félin Possible, fonctionnent grâce à un réseau de familles d'accueil

Etre famille d'accueil est une formidable aventure humaine et animale. Il s'agit d'accueillir chez vous le chat que l'association vous confie et d'en prendre soin jusqu'à ce qu'une famille d'adoption pour la vie soit trouvée.

L'association prend en charge les frais vétérinaires, la nourriture, prête du matériel si besoin. Elle apporte son soutien logistique,  son aide et ses conseils à la famille d'accueil. Car dans une asso, il y a une équipe de chargés des adoptions, d'autres de la diffusion d'annonces sur internet et dans la presse, une équipe chargée de coacher et de recruter des familles d'accueil.

La famille d'accueil prend soin du chat comme si c'était le sien, et le met en valeur (photos, descriptions) sur le forum de l'asso, forum parcourru par les futurs adoptants. Ces futurs adoptants viennent rencontrer le(s) chat(s) pour lesquels ils craquent chez la famille d'accueil, dans un environnement de vie habituel, où le caractère du chat peut bien s'exprimer et est connu (du moins pour les adultes)

Un accueil peut durer quelques semaines, comme plusieurs mois, en fonction de l'âge du chat et de ses éventuels problèmes de santé. Mais rassurez vous, l'asso trouve une famille d'accueil de remplacement pendant vos propres vacances où si, au bout de quelque temps, vous ne souhaitez plus être famille d'accueil.

Vous pouvez accueillir des chatons, des adultes, des séniors, des chattes avec leurs portées, des chats timides à sociabiliser. Pour les plus disponibles, vous pouvez aussi accueillir des chatons de quelques jours/semaines qu'il faut alors biberonner. Attention, c'est mignon, mais c'est très contraignant (toutes les 3h, jours et nuits, semaines et WE). Mais c'est aussi très gratifiant.

Etre famille d'accueil est aussi un bon moyen de voir si vous êtes fait pour vivre avec un chat, comme un bon moyen d'avoir un chat chez vous de façon ponctuelle si votre vie ne vous permet pas de vous engager envers l'animal pour 15 ou 20 ans. Si vous savez que vous serez mutés au bout du monde dans 1 an, si vous êtes étudiants etc...

POUR FINIR....

 

Image

Le chat tout mimi qui vous a accompagnés tout au long de ce long (!!!) billet est Sherpa ! Recueilli par l'asso fin mai, il a trouvé une famille adoptive début juillet et s'appelle désormais Rio. Sherpa était un de mes grands coups de coeur dans l'asso. Si je n'avais pas eu déjà 2 chats chez moi, je l'aurais adopté !

Un chat ne s'achète que si vous souhaitez un pur race. Sinon, il ne s'achète pas, il s'adopte ! D'où le fameux "adopt don't shop" que vous pouvez voir un peu partout sur les réseaux sociaux.

Un chat ne s'achète pas en animalerie où les conditions sanitaires ne sont pas remplies.

En adoptant votre chat par une association, vous faites un sauvetage, et je vous jure que cela intensifie encore la future relation avec l'animal. Vous donnez une seconde chance à un chat qui en a cruellement manqué au début de sa vie. Et vous permettez à l'asso de recueillir un autre matou.

Mais surtout, vous adoptez un chat qui est forcément passé par la case vétérinaire (si l'association est sérieuse, bien entendu). Le chat a donc déjà son carnet de santé. Le chat est testé au sida et à la leucose, pas de mauvaise surprise ensuite. Il est vacciné et si son âge le permet, déjà stérilisé. Et son caractère est connu (chat Ok enfant, Ok chien, Ok autre chat, Ok appartement, Ok maison etc...) Sauf pour les chatons dont le caractère est amené à évoluer durant toute une année. Mais pas exemple, un chaton qui évolue dans une famille d'accueil avec enfants sera donc habitué à cette compagnie pas toujours délicate !

 

J'ai donc pris comme exemple Félin Possible(ille et Vilaine) mais comme dit plus haut, il existe une multitude de ce type d'asso à travers la France, dont des asso qui s'occupent aussi de chiens, de NAC etc.

Pour les trouver, Google est votre ami. Tapez quelques mots du genre : adopter un chat à Strasbourg, à Lille, en Aquitaine ou ailleurs, il y a fort à parier que Google ne restera pas muet !

 

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout, et ensemble prenons soin de toutes ces boules de poils qui donnent au moins autant d'affection que celle qu'ils recoivent.

N'hésitez pas à visionner la vidéo ci dessous, vous y retrouverez quelques infos de ce billet en images et en son !

 

Image

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Repost0

Publié le 10 Août 2015

Roman - Editions Pocket - 341 pages - 6.80 €

 

 

Parution d'origine en avril 2013

 

L'histoire : (4ème de couv) Le jour où Antoine se résout à mettre un pied à La Défense, il faut que ce soit précisément le jour où le monde règle ses comptes avec la finance. C'est la rafle. Pour tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un trader, c'est l'aller sans retour pour Midway Atoll, une île-prison au large de nulle part. Tandis que tous ces ex-boursicoteurs, sous l'égide de l'infâme DSQ, rejouent " Sa Majesté des Dégueulasses ", dans son coin Antoine robinsonne parmi les albatros, tape dans l'œil des otaries et échafaude des plans d'évasion pour sauver sa femme... Bref : la crise, quoi !

 

 

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Il a évolué au fil de ma lecture. De l'excitation intriguée d'ouvrir un nouveau livre et de découvrir une plume, il est passé par l'exaspération (j'ai mis quelque temps à achever ce roman) à la presque admiration !

On est dans du burlesque, dans une histoire complètement vaudevillesque, ponctuée de dialogues et réflexions presque dignes d'Audiard. Bon je ne me dirige pas souvent vers ce type de livre, aussi, je ne suis pas forcément bon public, sans doute que je n'apprécie pas l'exercice de style à sa juste valeur. Néanmoins, j'aime l'humour. Mais là où le bât blesse pour moi, c'est quand chaque phrase semble avoir été écrite pour me faire rire. Un humour forcé en quelque sorte. Et pour moi, trop d'humour tue l'humour. C'est fatiguant à la longue et du coup, monotone. Je préfère quand l'humour vient me cueillir discrètement, où à moment inattendu.

Bref, quid de l'histoire et du sujet : une rafle est organisée à la Défense, là où se font toutes les magouilles financières qui dirigent le monde. C'est hélas ce jour-là qu'Antoine allait y chercher son épouse. "Innocent", il se retrouve prisonnier lui aussi, expédié sur une ile au milieu de nulle part avec d'autres prisonniers. Je mets des guillemets à innocent, car moins coupable que certains, sommes nous, les uns et les autres, complètement innoncent de la crise tant économique que sociale ou morale que subit la planète ?

Dans les prisonniers, se trouve de vrais coupables (tel un certain DSQ) et d'innocentes victimes, tel que l'homme chargé de la distribution du courrier. 

Surprise, Midway atoll, à quelques milliers de kilomètres d'Hawaï est loin de la carte postale de rêve...Envahi d'albatros, de bouteilles plastiques et autres détritus que charrie la mer.

A propos de ces détritus... Le récit principal est parfois entrecoupé par un autre, celui, à la première personne du singulier, d'une bouteille d'eau en plastique. Celle-ci nous narre son grand voyage, depuis les mains d'un joggeur californien, à la plage, puis la mer, puis... et toutes ses rencontres, (notamment une poupée Barbie sans tête ni...) avec qui elle forme une immense plateforme autour de Midway atoll.

Pile entre deux est donc un roman sur la crise économique, contre le monde des finances, sur l'amour, contre la pollution... et un plaidoyer pour que les hommes vivent enfin en intelligence avec la nature et les animaux (ici, les Albatros, les baleines).

Difficile de définir réellement cette histoire, foncièrement pro-environnemental mais de façon détournée, qui oscille entre grand n'importe quoi, conte ou fable pour enfant de 7 à 99 ans (avec des moments mimis tout plein et d'autres bien cracras) et un appel à la prise de conscience mondiale et individuel.

Une lecture assez inédite pour moi, qui a bien mieux fini qu'elle n'a commencé mais qui ne me donne pas envie de plonger de suite dans la bibliographie de l'auteur.

 

PS : Je complète après avoir parcouru les chroniques d'autres blogueurs... Il y a effectivement dans ce roman une multitude de métaphores caustiques et de références à la politique, la musique, le show-biz... Dont une que je n'avais pas vue du tout... j'ai besoin de lunettes : Antoine, sur son Atoll. Cela confirme que je ne suis pas la meilleure lectrice pour ce type de bouquins pas mal foutus finalement.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 7 Août 2015

Thriller - Editions Pocket - 441 pages - 7.03 €

 

Parution en poche en 2010

 

L'histoire : Il y a Alice, qui revient régulièrement de trous noirs. Il y a Graham, son psy, qui doit bientôt lui révéler les résultats de sa thérapie. Il y a Claude qui se fait poignarder par une de ses filles mais prétend à une tentative de suicide. Il y a Dorothée, la soeur jumelle d'Alice, qui réapparait 10 ans après sa mort. Il y a Julie, assistante sociale pyschiatrique, qui découvre sous un abribus, un homme nu, catatonique, semblant sortir droit des enfers. En quoi ces personnages sont ils liés ? Ouvrez ces pages et vous le saurez.

 

Tentation : envie d'un bon thriller

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Un thriller sans flics, j'aime ça. Parce que quelque part, c'est le lecteur qui mène sa propre enquête à travers les actes et propos des différents protagonistes de l'histoire. Et quelle histoire ici ! A couper le souffle, à donner froid dans le dos, à interdire toute confiance envers quiconque. Pas de temps morts, pas de longues descriptions inutiles. L'ambiance est placées, les personnages bien campés et creusés... même si tous ou presque sont terriblement ambigus, complexes (et c'est peu dire !), tortueux, jamais linaires. Le lecteur ne peut s'empêcher de soupçonner chacun d'entre eux au fil des pages, puis de changer d'avis, pour se dire enfin, comment j'ai pu être aussi aveugle, alors que des indices semés de-ci-delà par Thilliez refont surface dans la mémoire.

Y'a pas à tortiller, Franck Thilliez est vraiment un roi du suspens, des histoires abracadabrantes mais qui se tiennent solidement, tant tout est construit avec minutie, rien n'est laissé au hasard. Admiration royale de ma part. Comment penser à élaborer un tel scénario, avec autant de détails déposés au bon moment pour ne pas être trop évidents mais qui tout de même, laissent des traces. Auteur de thriller, c'est vraiment un  sacré métier.

Un sujet que le lecteur peut méditer à souhait durant les 200 dernières pages de ce thriller fascinant et captivant ; Quand la Justice ne tient pas son rôle, la vengeance est-elle pardonnable, et jusqu'à quel point ?

Au-delà du pur plaisir de trembler à presque chaque page et d'être aux aguets, Fractures possèdent une réelle force d'instruction pour qui s'intéresse de près ou de loin aux maladies psychiatriques extrèmes. L'auteur est bien sûr très informé et documentés sur ces sujets. Dans ses remerciements en fin de roman, celui-ci n'oublie pas de remercier psy et autres spécialistes qui l'ont accueilli dans leurs services hospitaliers etc. Il est entre autre question ici du LIS (Lock In Syndrome, les personnes emmurées vivantes en elles mêmes), de stress Posttraumatique, de dédoublement de la personnalité et bien sûr, de folie pure, abominable, meurtrière, diabolique. Franck Thilliez n'a pas son pareil pour mener son lecteur aux tréfonds du pire de l'humain.

 

logo TP canel2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 4 Août 2015

Nos futurs : Affiche

Film de Rémy Bezançon

Avec Pio Marmai, Pierre Rochefort, Mélanie Bernier

 

 

Synopsis : Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs… 

 

 

Mon humble avis : Ce film serait presque à voir deux fois, pour que la deuxième soit éclairée par cette fin si inattendue, qui explique tout (ou presque... le presque, ce sont quelques maladresses dénichées deci-delà, mais quasiment invisibles), et sert la gorge.

Un film que l'on regarde donc au premier degré pendant 1h30, et que l'on repense au 2ème degré qui est en fait le 1er degré camouflé. (vous me suivez là ?!) C'est cette fin justement qui fait de "Nos futurs" un film différent, qui n'est pas un énième film nostalgie qu'avons-nous fait de nos 20 ans, que sommes-nous devenus, le temps passe etc...

La première lecture de ce film m'a beaucoup plu, sans doute aussi parce que je suis dans un âge où l'on regarde le passé avec regret ou joie, où l'on revoit de vieilles connaissances et que s'établit alors l'heure des bilans : qui a réussi, qui galère, qui est heureux, malheureux, que nous reste-t-il en commun après toutes ces années. L'amitié est-elle faite de souvenirs ou de points communs contemporain.

Ici, nous avons Tomas qui a bugué sur ses 18 ans. Un éternel adulescent, voire adolescent tout court. Rien n'a changé dans sa vie.

Yann est devenu un homme d'affaire, plutôt ténébreux. Une zone d'ombre le poursuit, comme un trauma jamais digéré. L'un est resté gamin, l'autre a vieilli prématurément. Ensemble, ils partent sur les routes pour retrouver leurs copains de terminale et préparer une fiesta comme avant. Et nous les suivons le coeur joyeux, entre la jubilation des bonnes répliques et l'émotion contenue, mais pas étalée comme de la confiture.

Au final, n'a pas bugué sur ses 18 ans celui que l'on croit, puisque Rémy Bezançon réussit à surprendre totalement le spectateur par le dénouement. Sans celui-ci, on aurait une comédie faussement légère qui donne la banane avec une sauce mélancolie que chacun peut arranger avec ses propres souvenirs. Avec ce dénouement, on sort le coeur et la gorge serrés.

A noter que les deux comédiens qui portent le film forment un excellent duo qui fonctionne à merveille.

Un beau film, même si l'on n'atteint pas la perfection et la finesse "du premier jour du reste de ta vie"

 

Attention, spoiler, donc uniquement pour ceux qui ont déjà vu le film et pourraient répondre à ma question : que vient faire le coup de fil de Yann et le visite en fin de film. Ce n'est pas logique vu ce que l'on vient d'apprendre non ?

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0