Publié le 18 Octobre 2015

Tous les chemins mènent à Rome paraît il ?! Et bien tous les chemins mènent à Amsterdam aussi, tout dépend du point de départ. Fin juin, je suis allée passer quelques jours à Amsterdam. Et bien depuis la Bretagne, sur la route, il y a m'immanquable Etretat dont on ne se lasse jamais, et Wissant, dans le Pas de Calais. Wissant, petite station balnéaire de la mer du Nord avec qui je partage une longue histoire. Depuis mes premières années en fait. J'y suis toujours aller, j'y passais toutes mes petites vacances, week end prolongés (etc) lorsque j'étais enfant, ado, jeune adulte et que j'habitais encore à Lille. Mes parents y possédaient un appartement sur la digue, avec vue sur la mer et le site des Deux Caps (Cap Blanc Nez et Cap Gris Nez). C'est l'un des coins de la planète où j'ai le plus crapahuté, avec, à l'époque, une bonne bande de potes ! C'est pas compliqué, Wissant, c'est MA plage ! Et depuis 20 ans, c'est là-bas que mon père est enterré. 

Il faut savoir que Wissant se bat depuis des années contre l'érosion, la montée de la mer et la fuite du sable. Les dunes reculent et régulièrement, les flots déchainés défoncent la digue ou s'immiscent sous la digue.Quand j'étais môme, à marrée haute, il rester encore au moins 30 mètres de plage et le sable rejoignait le niveau de la digue. Les blockaus trônaient en haut des dunes. Maintenant, les blockaus gisent sur la plage, il faut descendre des escaliers pour marcher sur le sable et la mer envahit la digue à marrée haute. Des travaux ont encore été fait cette année et le résultat est bluffant. Croisons les doigts pour que ça tienne !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat

Etretat

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
Wissant

Wissant

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyages en France et ses îles

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Publié le 15 Octobre 2015

Afficher l'image d'origineBD - Editions Grand Angle - 48 pages - 13.50€/tome

 

Parution en juin 2011

 

L'histoire : La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d’autres n’aspirent qu’à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l’affiche… comme les Cubains du Buena Vista Social Club !

 

 

 

BD de Philippe Charlot et Alexis Chabert

 

Tentation : Le titre

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : J'aime voyager aussi à travers mes lectures, voire revisiter des lieux arpentés quelques années plus tôt ! Bon, là, ça se compte en double décénnie, puisqu'à 21 ans, lors d'un séjour de 6 mois aux Etats-Unis, j'ai eu la chance de visiter La Louisiane et de déambuler dans les rue de la Nouvelles Orléans. Aussi, dès que j'ai vu cette BD... je n'ai pas résisté.

Bon, je suis un peu déçue du voyage, même si cette BD reste un agréable divertissement. Je m'attendais à une plongée plus profonde dans l'antre du Jazz Louisianais. Les dessins ne m'ont plu qu'à moitié. En effet, les couleurs chatoyantes changent donc souvent et rendent difficile, d'une planchez à l'autre, la reconnaissance des personnages. D'autant plus que les flash-back remontant aux années 50 sont très nombreux.

Il n'empêche, ces 4 papys de Jazz sont attachants et agréables à suivre dans leur come-back musical.  Les auteurs abordent aussi le sujet de la création musicale : il y a ce que les artistes aimeraient jouer, ce que les producteurs croient que le public attend, et ce qu'attend réellement le public qui rejoint finalement ce que les artistes aimeraient jouer, si on ôte toute standardisation de l'environnement.

Et puis il y a la présence fantôme de Louis Amstrong, qui veille sur nos 4 papys.

C'est aussi une histoire d'amitié entre deux jeunes musiciens : un noir, un blanc... et une histoire d'amour entre un trompettiste noir et une chanteuse blanche. Donc, comme nous sommes principalement dans les années 50 et qui plus est dans un état du Sud américain, il est bien sûr question de ségrégation raciale.

En fin du premier tome, les auteurs expliquent via quelques pages comment ils ont conçu leurs 

personnages et quelques planches.

 

 

Afficher l'image d'origine

Couv du tome 2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Octobre 2015

Essai - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.60 €

 

Parution en poche en mai 2015

 

Le sujet : Depuis plus de 30 ans, le Danemark est en tête des pays les plus heureux du monde. Comprendre par là que le pourcentrage d'habitants se disant très satisfaits de leur vie y est chaque année le plus élevé.

Mais pourquoi donc ? Malene Rydahl, danoise vivant en France, se penche sérieusement sur la question !

 

Tentation : Silvana chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana chez J'ai Lu, merci !

 

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Mon humble avis : Ce bouquin, c'est Silvana, attachée de presse chez J'ai Lu, qui me l'a mis d'autorité dans les mains : "faut absolument que tu lises ça" ! J'étais assez septique à la base, moi qui me méfie comme de la peste tout ce qui semble annoncer "bien être, solution est en toi, blablablabla".

Faut obéir aux copines ! Car j'ai vraiment adoré cette lecture !

Heureux comme un Danois peut être lu de 2 façons : comme le genre de livre bien être cité 2 lignes au dessus, ou comme un livre de voyages qui permet de connaitre le peuple danois. Et c'est ainsi que j'ai apprécié ma lecture, même si j'avoue que les dernières pages consacré réellement au bien être "individuel" m'a plutôt convaincue. Oui, je mets des guillemmets à bien être car le livre démontre bien que le bien être ne peut pas être qu'individuel ! En tous cas, ces 2 lectures possibles font que ce livre peut vraiment intéresser et plaire au plus grand monde.

En tant que voyageuse, j'ai eu la chance de parcourir de lointains pays où les différences culturelles et comportementales entre l'Homme du bout du monde et moi sont flagrantes. Mais j'avoue qu'avec nos voisins européens, c'est souvent moins évident, voire imperceptible à l'oeil nu. Et pourtant !

Dans cet essai extrèmement bien documenté, Malene Rydahl dévoile en 10 points principaux les dissemblances entre le peuple Danois et nous autres Français, entre autre. Oui, il est bien question de peuple car le bien être, le bonheur au Danemark est un mode de vie sociétal autant que personnel. L'état est providence, chacun en est ravi mais personne n'en profite. La vie Danoise est basée sur la confiance, autant en son voisin qu'en son gouvernement. Une énorme majorité des Danois est heureuse de payer des impôts, même si le taux d'imposition Danois est l'un des plus élevés du monde, certains pensent même qu'ils n'en paient pas assez !

Au Danemark, une ministre pense qu'il coute plus cher de surveiller les chomeurs que de leur faire confiance !

L'éduction au Danemark ne vise pas l'élite, le dépassement, la compétition, mais la réalisation personnelle. Les Danois sont très peu nombreux à chercher à faire fortune et préfèrent le bonheur tranquille aux objectifs insurmontables.

De même, par nature, le Danois est humble. C'est pour cela que le Danemark n'arrive en tête d'aucun classement ou presque, sauf celui du classement du pays le plus heureux. Margrethe II, reine du Danemark dit :"Nous sommes très fiers de notre modestie. C'est notre mégalomanie inversée, c'est très sophistiqué !".

Bien entendu, l'auteure n'offre pas de ses compatriotes une version édulcorée et n'élude pas les problèmes. Bien sûr, dans chaque point, il y a des exceptions qui confirment la règle. Le Danemark connaît le soucis de l'alcoolisme ou de l'utilisation d'antidépresseurs. Mais là aussi, il y a peut-être une explication. Les Danois étant humbles, la dépression n'est pas tabou chez eux, donc sans doute plus acceptée et soignée. De même, n'oublions on pas que sous les latitudes Danoises, il fait presque nuit à 15 heures neuf mois sur 12.

Il est évident aussi que chaque Danois, par le sol, possède les éléments de base nécessaire au bonheur : la démocratie, l'absence de guerre, l'accès aux soins, à la culture... Malene Rydahl ne néglige pas ces points !

Alors oui, j'ai adoré ce livre, bon point de départ pour une réflexion sur le bonheur à l'état national, mondial, familial ou intime. Mais j'ai surtout aimé faire connaissance avec nos presque voisins dont j'ignorais tout ! Et maintenant, j'ai bien envie d'aller les rencontrer ces Danois et de constater par moi même ces fameuses différences, d'en discuter avec eux lors d'un Hygge bien sympa au coin du feux ! Alors Copenhague, ma prochaine destination ?

En tous cas, pour vous qui lisez ces lignes, je vous conseille comme destination : bibliothèque ou librairie !

 

Ah oui, j'allais oublier : Heureux comme un Danois a reçu le prix du livre optimiste 2014 !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Octobre 2015

Hello la compagnie,

 

Caroline, la présidente de l'association à laquelle j'appartiens (Félin Possible), participe à un concours de rêve sur internet ! Si elle gagne, ce sera un gain de 20 000 € pour la cause qu'elle défend : A savoir la stérilisation des minettes à moitié prix pour les propriétaires de chats d'origine modeste. Ceci, afin d'éviter l'abandon en masse de chatons....

 

Pour voter, c'est ICI

 

 

SOLIDARITE : VOTEZ POUR LE REVE DE CAROLINE !

Le projet de Caroline :

 

« Depuis 8 ans, je suis présidente bénévole d'une association de protection féline, œuvrant sur la ville de Rennes et ses environs. Depuis 8 ans, chaque année, je vois des centaines de chatons abandonnés. Les plus chanceux seront recueillis par les associations et refuges (lorsqu'ils ne sont pas saturés...), afin qu'ils trouvent une famille adoptive. Les autres, livrés à eux-mêmes, mourront, de faim, de froid, d'accident ou de maltraitance, bien souvent dans l'indifférence générale. Pourquoi ? Parce que les chattes sont très prolifiques, parce que les gens ne se rendent pas toujours compte avant de laisser faire la nature, de la difficulté à placer des chatons, et surtout parce que la stérilisation des chats, et particulièrement des chattes, représente un coût, que tout le monde ne peut pas se permettre de payer, surtout en période de crise économique. Il est, il est vrai, plus aisé, ou en tous cas, moins coûteux, d'aller abandonner une portée de chatons dans la forêt...

Alors avec ces 20000 €, si j'ai la chance de gagner, je souhaiterais financer une campagne de stérilisation à demi-tarif, pour les personnes résidant sur la région rennaise, et ayant des revenus modérés.

La stérilisation d'une chatte coûte en moyenne 130 €. Si je finance la moitié de l'opération, soit 65 €, cela permettrait de stériliser plus de 300 chattes. Une minette met au monde en moyenne 12 chatons par an (3 portées de 4 chatons): cela permettrait donc de sauver plus de 3600 chatons de l'abandon ! »

par Caroline, La Chapelle Des Fougeretz

Alors SVP, votez pour éviter ceci...

Alors SVP, votez pour éviter ceci...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Octobre 2015

Premiers crus : Affiche

Film de Jérôme Le Maire

Avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert, Alice Taglioni, Laura Smet

 

 

Synopsis : Fils de viticulteur, Charlie Maréchal a quitté la Bourgogne pour devenir un œnologue parisien réputé, auteur d’un guide à succès dont les notes font chaque année trembler tous les vignobles.
Mais en Côte-d’Or, son père a perdu le goût du vin et ses errements précipitent l’exploitation viticole familiale vers la faillite.
D’abord réticent, Charlie revient en Bourgogne. Il doit rechausser ses bottes et remonter ses manches, devenir viticulteur et se confronter à un métier qu’il ne connait pas, sous le regard dubitatif de son père.
Entre une météo capricieuse et un cépage délicat, Charlie va devoir prouver à son père qu’il est digne de ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille.
Il est facile de noter un vin, mais comment fait-on un grand vin ? 

 

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Mon humble avis : Premiers crus est un film agréable, comme le sont les téléfilms du terroir que l'on aime à regarder sur France 3. L'histoire est assez classique : conflits familiaux et interfamille, sur fond de vigne. Le dénouement offre peu de surprise, mais peu importe, on se laisse emporter dans ce monde que qui cultive la terre chaque année pour en tirer un excellent millesime, malgré les difficultés et les aléas météorologiques.

Je suis allée voir ce film car une de mes cousines est vigneronne, aussi, connaitre mieux son métier m'intéresse. 

Les images et photos des vignobles bourguignons et de cette campagne sont magestueuses et rendent magnifiquement hommage à cette belle région française et à son patrimoine premier : le vin, la terre et ses hommes. 

Premiers crus est un beau film sur la transmission intergénérationnelle, mais aussi sur le courage de ceux qui font le choix d'interrompre cette transmission qui peut être un poids, qui empêche certains de choisir leur propre vie.

C'est aussi une belle leçon face à la crise socio-économique que le monde traverse. Pourquoi miser sur la quantité et non sur la qualité ? Et la qualité ne peut se gagner qu'accompagnée d'un retour vers les valeurs et les méthodes du passé.

Les comédiens servent bien ce film. Néanmoins j'ai un bémol sur le rôle de Gérard Lanvin en vieux vigneron bougon. Il est à mon goût trop bougon et de ce fait, ce personnage tombe dans la caricature. Dommage.

Quoiqu'il en soit, voyez en film en bonne compagnie et prévoyer ensuite d'ouvrir une bonne bouteille, car Premiers crus donne envie de déguster un grand cru !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Octobre 2015

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-viganRoman - Editions JC Lattès - 484 pages - 20 €

 

Parution le 26 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Delphine achève la promotion de son dernier roman "Rien ne s'oppose à la nuit" par le salon du livre de Paris. Elle est épuisée, lessivée tant cette oeuvre a rencontré de succès et généré des conflits familiaux. Lors d'une soirée chez une amie, Delphine rencontre L. Les 2 femmes vont lier connaissance, puis amitié. Delphine ne remarque pas que L. s'immisce à pas de velours dans sa vie... jusqu'à un point de non retour.

 

Tentation : Un de Vigan, c'est incontournable pour moi.

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Que ce billet va être difficile à écrire et pourvu que vous captiez bien "mon pourquoi du comment" sans vous détourner de cet ouvrage.

Ce billet a bien failli ne jamais voir le jour. Et pour cause, ma lecture fut laborieuse, au point de me laisser envisager l'abandon. Il m'est même arrivé de dire à mes chats "pfff, je m'ennuie, mais qu'arrive-t-il à Delphine de Vigan ? Mon professionnalisme bloguesque (!!!) et la prochaine conférence de l'auteur à Rennes m'ont aidé à poursuivre le livre... Et heureusement ! Je serai passé à côté d'un coup de génie littéraire. Mon seul regret est de ne pas avoir eu les outils nécessaires, l'information, la culture ou tout bonnement l'humeur pour réaliser plus tôt le magistral coup de bluff que nous offre ici Delphine de Vigan, pour lire ce roman avec un autre oeil sans doute. Quelques avis lus en diagonale sur Ama*on m'ont peut-être aussi désorientée, me confortant dans mes impressions plutôt que de m'avertir de l'effet roman en trompe l'oeil.

Explications, en tout cas, tentative d'explication : La narratrice se prénomme Delphine et moult détails ne sont pas sans rappeler l'auteure elle même - tant dans les descriptions de sa personne que dans des faits -.

J'ai donc lu cette histoire comme une autofiction, une de plus, lancinante et assez nombriliste. Que de fois je me suis dit " quel dommage qu'il s'agisse d'une autofiction, la même histoire sous forme de roman, avec de "vrais" personnages de roman aurait été tellement plus passionnant. J'avais envie de remuer Delphine de Vigan qui me decevait au fil des pages... Parce que je ne me suis pas aperçue, "trompée" par le titre, que je lisais effectivement un roman, et non une autofiction. Je lisais un roman proche du thriller, qui en emprunte les codes en tout cas, sans m'en rendre compte. C'est en cela que je trouve finalement du génie à cette oeuvre, qui est en fait un génial exercice littéraire qui sert à merveille le débat que mènent tout au fil des pages Delphine et la fameuse L. Le roman est il mort ? Le public ne s'intéresse-t-il qu'à la vérité dans la littérature ? Quelle part de vérité dans un roman et de fiction dans une autofiction ? Qui peut se targuer de dire la vérité et d'écrire de la pure fiction, puisque même dans une pure fiction, l'auteur laisse toujours des traces de lui même et s'inspire d'un certain réel.

D'après une histoire vraie démontre à merveille que fiction ou autofiction, peu importe, l'essentiel étant de capter et d'émouvoir le lecteur. Et ici, c'est avec le principal sujet de l'emprise psychologique que le but est atteint.

Néanmoins, ce coup de génie littéraire m'a paru tout de même comporter des maladresses qui m'ont agacée, malgré un style agréable et des passages excellents. Mais j'ai trouvé le roman très répétitif dans les pensées, les plaintes, les réflexions (...) de Delphine. Sincèrement, 50 pages en moins aurait évité ma lassitude et intensifié le suspens, au point de ne pouvoir poser ce livre avant la fin.

L'aveuglement de Delphine m'a paru exagérement romanesque et peu réaliste (et oui, je sais, mes remarques sont contradictoires. Je reproche un aspect trop romanesque alors que je crois lire une autofiction.

Enfin, cette amie mystérieuse qui ne sera nommée tout au long du livre que par son initial "L." Pour moi, mauvais choix d'initial parce que phonétiquement, ce sont (qui forme aussi le mot "elle", revenait trop souvent. Puisque que la romancière la nomme par son initial ou en usant du pronom personnel "elle", le son était le même dans mon esprit, donc beaucoup trop redondant.

Il n'empêche, quand j'ai vu clair dans le jeu de Delphine de Vigan, je n'ai pu que m'exclamer : Chapeau l'auteure, vous m'avez bien eue !"

 

logo challenge rentree litteraire 2015

5ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 30 Septembre 2015

Boomerang : Affiche

Film de François Favrat

Avec Laurent Laffite, Mélanie Laurent, Audrey Dana

 

Synopsis : Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine… 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un très beau film inspiré du roman éponyme de Tatiana de Rosnay. Roman que je n'ai pas lu, donc je ne saurais dire si le film lui est fidèle à 100%.

Le succès du film tiendra aussi grâce à la qualité de l'interprétation. Laurent Laffite est extraordinaire dans un rôle grave dans lequel nous n'avons pas l'habitude de le voir. Mélanie Laurent est tout aussi brillante dans la pudeur, mais son rôle est plus discret, moins présent.

Boomerang peut être perçu comme un thriller familial. Nous sommes presque dans un huit clos familial oppressant, même si celui-ci se déroule entre Noirmoutier et Paris, et que des personnages secondaires interviennent. La tension monte dans tous les sens du terme : pour les spectateurs comme pour les protagonistes de la famille "intramuros", protagoniste d'ailleurs bien fouillé, juste ce qu'il faut pour tenir leur rôle dans cette famille qui préfère le bancal à la vérité depuis plus de 30 ans.

Le thème du film est assez universel. En effet, qui ne vit pas dans une famille qui n'ait de secret, de non-dit, qui ne communique pas, qui peine à montrer l'affection, qui va de maladresse en maladresse sans réaliser les dégâts de celles-ci.

Antoine, jeune quadra juste divorcé mène donc l'enquête sur la mort de sa mère, qui a toujours été présentée comme une noyade accidentelle. Les doutes qu'il a envers cette noyade l'obsèdent, le rendent irascible, irrationnel même pourrait-on dire. Par moment, le spectateur serait presque enclin à penser qu'il s'acharne pour pas grand-chose, car évidemment, on en vient à soupçonner un éventuel suicide, que pourrait-il s'être passé d'autre ? Mais Antoine a besoin de la vérité pour se construire réellement en tant qu'adulte, et père.

J'ai beaucoup aimé la relation qu'Antoine noue avec la jeune femme qui travaille à la morgue. Une relation jolie, délicate, pudique, émouvant tant elle est intelligente.

Par contre, j'ai constaté quelques raccourcis ou improbabilité relationnelles. En effet, en début de film, Antoine est au volant d'une voiture, sa soeur à côte de lui. Leurs échanges viennent d'être violents. Antoine accélère, sa soeur lui demande de ralentir. Il poursuit dans sa lancée et double n'importe comment, pour finir par faire 3 "jolis" tonneaux. Sa soeur sera grièvement blessée, suivront pour elle 3 mois de rééducation. Et le hic pour moi, c'est que jamais cet accident est réévoqué face à la caméra, comme si l'accident comme le comportement d'Antoine étaient anecdotiques. Personnellement, si l'on me faisait un coup pareil, pas sûr  que je sois aussi clémente.

Il n'empêche que lorsque le dénouement s'annonce, nos gorges se serrent et nous nous emplissons d'effroi. Car jamais, ô grand jamais, nous ne pouvions imaginer une telle horreur, et une telle hypocrisie familiale.

A noté que les scènes qui se déroulent à Noirmoutier donnent bien envie d'aller y passer quelques vacances !

 

 

PS : Par contre, ce qui est très perturbant, c'est qu'avec sa barbe, Laurent Laffite ressemble beaucoup à Ben Affleck !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Septembre 2015

La dernière fois que j'avais évoqué ici ma vie professionnelle, c'était lors de mon licenciement économique, survenu voilà maintenant plus de deux ans. Je ne l'évoque pas beaucoup sur les réseaux sociaux, où la discrétion  est la maitresse de toutes les vertus ! Mais voilà, j'en ai marre (et encore, ce mot est léger), et j'ai envie de parler (pour ne pas dire crier, voire hurler)

 

 

Ca fait un moment que ce billet me trotte dans la tête, il est temps qu'il en sorte ! Il faut évacuer ses rancoeurs pour ne pas pourrir de l'intérieur !

Ces derniers mois, j'ai eu l'occasion (jusqu'à maintenant, je n'arrive pas à dire la chance) de passer plusieurs entretiens d'embauche, qui pourraient être stimulants, mais qui sont décourageants (là encore, le mot est faible).

Pour rappel, je recherche un mi-temps. Ma RQTH( Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé, m'impose de ne travailler qu'entre 18 et 24 heures par semaines. Mon AVC m'a laissée (entre autre) une grande fatigabilité cérébrale. Je cherche un emploi simple, dans l'accueil, le standard, le secrétariat, l'assistanat,  l'opération de saisie, la manutention...

Ce que je remarque, c'est que peu d'entreprises sont intéressées par ce statut particulier. Celles qui le sont, acceptent la RQTH pour la baisse des taxes, mais ne veulent pas du handicap qui va avec s'il faut un minimum d'aménagement (donc horaire pour moi). Votre handicap ne doit absolument pas affecter votre aptitude à tenir le poste comme les personnes "normales".

Qui plus est, il faut savoir qu'en 2013, notre cher gouvernement a pondu une loi supposée limiter la précarité. Je résume, mais dorénavant, les mi-temps ne peuvent être inférieurs à 24 heures par semaines, sauf sur demande expresse de l'employé. Pour pouvoir faire cette demande, et bien dans l'absolu, il faut déjà être en poste... 24 heures pour moi, c'est déjà beaucoup. Et puis avant, un employeur pouvait embaucher 2 mi-temps pour aboutir à une présence horaire de temps plein. Maintenant, 2 personnes, ça fait 48 heures, ce qui coûte beaucoup plus cher qu'un 35 ou 39 heures. Et une personne employée à 24 heures peut difficilement cumuler un autre mi-temps...

 

 

Ce qui me dégoute le plus, c'est le manque d'humanité, de politesse dans le processus, l'hypocrisie. On parle de ressources humaines. Cette expression, valable encore il y a 15 ans, et on ne peut plus usurpée maintenant. Il y a 15 ans, pour décrocher un poste d'employée (ce qui a toujours été mon cas), un entretien suffisait. Deux jours plus tard, on vous rappelait pour vous dire "désolé" ou "vous commencez dans deux jours" !).

Maintenant, c'est un véritable parcours du combattant, de plus en plus dépersonnalisé, même si votre interlocuteur utilise le ton nécessaire pour vous faire croire du contraire, temps qu'il pense pourvoir avoir "besoin" de vous.

En 2015, les candidatures se font sur internet. Terminées les lettres de motivations manuscrites que vous deviez recommencer maintes fois car, lors des formules de salutations, se glissait une méchante faute d'orthographe ou un gros gribouillis. On se dit, que de temps gagné ! Et bien pas forcément.

 

La candidature :

- Vous trouvez l'offre sur internet, via des sites spécialisés, sur lesquels vous vous êtes constitués des alertes. Alors, attention, certaines annonces peuvent être publiées sur différents sites, avec quelques différences dans le libellé... Certaines annonces ne sont pas supprimées si le poste est pourvu aussi.

- Par un clic, vous voilà sur le site de l'entreprise pour y laisser votre candidature. Il vous faut remplir toutes les cases (dates de naissance, diplômes et dates, précédentes expériences avec nom de l'entreprise, poste occupé, dates, compétences utilisées)... Puis vous ajoutez votre CV qui ne fait que reprendre ce que vous venez d'écrire en remplissant les cases. Puis vous rédigez votre lettre de motivation. Puis vous cliquez sur Enter ! Et vous attendez...

- Quand tout va bien, vous recevez un mail générique qui vous annonce que votre candidature a bien été reçue, qu'elle sera traitée dans les plus brefs délais et que sans nouvelles d'ici 3 semaines, et bien... merci d'avoir joué, relancez le dé.

- Quand tout va mal, pas de réponse.

- Et quand c'est la fête, votre portable sonne. Entretien !!!!

 

 

 

L'entretien :

Arrivé sur place, vous remplissez de nouveau un dossier de candidature, où il faut encore remplir les cases que vous avez rempli quelques semaines plus tôt sur internet ! Vous répétez encore votre motivation, au cas où elle aurait changé depuis votre candidature internet...

 

Bref, j'ai l'impression d'être en garde à vue pendant tout ce processus. Déjà, on m'a fait comprendre que je suis présumée coupable de n'avoir pas ou peu travaillé depuis 2 ans (un petit CDD et 2 stages. J'ai envie de répondre : vous regardez les infos de temps en temps ?

Et je suis aussi présumée coupable de ne pas avoir TOUTES les compétences requises, comme on décide pour moi à l'avance que je ne saurais pas apprendre telle ou telle chose dans l'entreprise.

Oui, comme dans une garde à vue, on nous fait répéter et répéter encore, on nous presse comme un citron, comme si l'on attendait qu'on se contredise, comme s'il l'on attendait qu'on finisse par avouer notre inaptitude à tenir le poste. Et d'ailleurs, à force, on finit par douter de nous-même alors qu'on arrive ultra motivé et prêt à déplacer des montagnes !

 

Travaux pratiques...

 

- Entretien pour être préparatrice de commande en verres optiques... Recrutement effectuée par une boite d'intérim. Le poste est à Rennes, au bout de ma rue. On me demande si je ne vais pas m'ennuyer dans ce type de poste, après mes années passées chez Nouvelles Frontières. Je réponds que si je suis occupée, je ne m'ennuie pas ! Et que ma vie personnelle m'offre mille et une activités pour m'épanouir culturellement. "On vous rappelle". On ne m'a jamais rappelée, malgré mes multiples relances téléphoniques ou mails. 2 mois plus tard, je revois la même annonce.

 

- Entretien pour être hôtesse d'accueil téléphonique.  Mon profil est TRES intéressant, puisque j'ai travaillé 8 ans en centrale d'appels chez NF. On me rappelle après que j'ai rappelé. Et l'on me dit que l'entreprise a changé d'avis : elle n'a plus le temps de recruter et de former parce qu'elle est débordée...

 

- Entretien dans une boite de formation pour adulte, pour un poste d'assistante administrative. L'entretien se passe très bien, dans une atmosphère chaleureuse. Une semaine plus tard, je relance par téléphone. La personne avec qui j'avais passé une heure la semaine précédente ne se souvenait plus de moi au premier abord...

 

 

- Entretien dans une boite qui fait du tri de courrier à grande échelle, et de la saisie informatique. 80 embauches d'un seul coup ! Je passe ma matinée sur le site internet de la dite boite. L'entretien est donc collectif, nous sommes 80, et c'est en fait une présentation de l'entreprise... Durant laquelle je n'ai rien appris de plus que ce que le site ne m'ait pas appris le matin même. Rappel : Boulot à la chaine, payé au Smic. Lors de l'entretien, le DRH, en jeune cadre dynamique qu'il se veut, s'assoit de biais sur une table pour garder un oeil sur son public et l'autre sur son Power Point. Et là, je vous jure, j'ai cru que je postulais pour travailler à Wall Street : on m'a parlé de "cut off", "d'out sourcing", de "Cloud Computing" de "back up", de "Business Process", de "Workflow", de solution "Outsourcées" etc. Pauvre langue française bien absente, alors que dans l'offre, il était stipulé que le candidat devait bien maitrisé la langue française. J'avais autant envie de rire que de pleurer. Surtout quand notre jeune cadre dynamique a levé le bras pour demander si nous avions des questions et qu'alors, une énorme auréole est apparue sous son aisselle gauche ! Oui, j'ai une question : "Vous ne parlez que de temps complet, hors j'ai postulé pour un mi-temps." Réponse : Ah non, on ne prend pas de mi-temps, cela enlève la flexibilité demandée par le customer !". Vous n'allez pas me dire que sur 80 embauche, ils ne pouvaient pas embaucher 78 temps pleins et 2 mi-temps, histoire de participer à l'effort collectif qui est sensé veiller à l'intégration professionnelle de tous ? Ensuite, visite de l'entreprise. J'ai eu l'impression de visiter un atelier clandestin chinois. Sauf qu'il n'y avait pas de chinois et que nous n'étions pas en sous-sol.

 

 

 

- Enfin, the last but not the least. Un CDD de 6 mois dans une filiale d'une grande banque. Poste là aussi, au bout de ma rue, soit 5 minutes 30 à pied. Donc garantie que je serai toujours à l'heure qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il y ait des embouteillages, qu'il n'y ait plus de pétrole sur terre. Candidature début juillet via le site (donc à remplir les cases, voir plus haut). Mi juillet, on m'appelle pour l'informer que j'aurai un entretien téléphonique à 17h30 le 5 août. Cet entretien se passe très bien, mon profil est très intéressant. J'informe mon interlocutrice de ma RQTH et du mi-temps nécessaire. Elle m'affirme que ce n'est pas un problème, que l'entreprise fait tout pour intégrer des personnes en situation de handicap etc. Ma candidature prendra juste plus de temps, puisqu'elle sera traitée par le service Mission Handicap. Fin août, un autre appel me convie à un entretien physique à Paris, qui s'il est concluant, sera suivi d'un entretien physique à Rennes (logique non, pour un poste au bout de ma rue). Pôle Emploi, donc le contribuable, me paie mon billet de train. Je me prépare comme pour les J.O. Esthéticienne, coiffeur, sport à fond pour être en forme, je passe 10 jours sur le site internet à TOUT étudier. J'ai super confiance en moi, ce poste est pour moi ! Je l'attendais, il m'attend, c'est pour cela que je n'ai pas été prise aux entretiens précédents...

 

Paris, siège social aseptisé, les gens portent tous des tenues similaires, des tailleurs impec pour les femmes, des costars sombres pour les hommes, alors qu'il fait un soleil radieux. Ah, ma chère province... Et lors de l'entretien, badaboum ! Les questions que l'on me pose sont d'une précision terrible et ultra formatées. Exemple : Donnez-moi un exemple précis, dans vos expériences professionnelles, d'une situation précise, avec le contexte précis, d'un process que vous avez du installer pour aider votre équipe de travail, pour vous adapter à un système informatique, pour assumer une journée particulièrement chargée.

Là, mon crime est de ne pas avoir travaillé depuis plus de 2 ans. Car des exemples précis, je n'en n'ai plus. J'ai des souvenirs globaux de mes boulots précédents (ambiance, journée type, galères, joies, succès, échec). Mais des exemples précis non. Je ne sais plus où j'en envoyé une cliente qui m'avait remercié chaleureusement pour lui avoir "sauver ses vacances de Noël".

J'étais venue à cet entretien pour parler d'avenir, on ne m'a parlé que de mon passé qui commence à être lointain. Quelqu'un déjà en poste ou au chômage aurait certainement répondu très facilement à ces questions. Moi non. Même si dans la vie j'ai une imagination débordante, en entretien non. Car je ne mens jamais. Je suis moi et je n'invente rien. 

Si elle m'avait questionnée sur mon présent, j'aurais eu des exemples par dizaines. Ce n'est pas parce que je suis au chômage que je ne fais rien. Dans mon bénévolat, je suis justement amenée à réagir, à prendre des décisions, à mettre des process en place. S'il était payé, mon bénévolat pourrait être un métier.

Qui plus est, mon interlocutrice ignorait tout de mon profil (RQTH, mi-temps)

Bref, on me dit, réponse sous 15 jours. Je le sens mal, mais on ne sait jamais. Et le surlendemain, un mail générique m'annonce que... NON.

Bref, cet entretien Parisien pour un CDD de 6 mois au bout de ma rue a achevé de m'achever. En fait, j'ai l'impression qu'expériences et compétences ne comptent plus beaucoup, que c'est votre  endurance potentielle que l'on juge sur un entretien d'une heure.

 

 

Et dans mon malheur, je me dis que j'ai de la chance de n'avoir ni mari, ni enfants. Personne que je ne puisse décevoir à part moi. Personne à qui je dois servir d'exemple, personne à qui je dois inculquer les valeurs "si tu travailles bien à l'école, si tu es courageux, tu y arriveras dans la vie". Je n'ai pas d'enfants à qui dire : "Maman n'a pas été prise encore cette fois ci". Quand je rentre chez moi, personne n'a mi de bouteille de champagne au frigo au cas où.

Alors, après 2 ans de chômage et de recherche le plus souvent intense, j'en viens à comprendre que des gens pètent les plombs, tombent dans l'alcool ou autre, changent de caractère, divorcent, se suicide devant les prêts maison impossible à rembourser etc...

 

 

Notre époque, notre société est malade d'elle-même. On ne nous parle que de compétitivité alors qu'un peu plus d'humanité guérirait bien des maux. On préfère payer des chômeurs à ne pas travailler au lieu de créer des emplois dans les grandes entreprises désertées par des patrons avec des indemnités de plusieurs dizaines de millions d'euros. Combien d'emplois pourraient être créés, même si pas ultra compétitifs, avec les millions d'euros de parachutes dorés. 50 millions d'Euros pourraient représenter 2500 personnes travaillant un an pour un salaire annuel de 20 000 € si mes calculs sont bons. 2500 chomeurs et des indéminités chômage en moins pour tout le monde.

Et la fragilité légitime du chômeur n'est jamais prise en compte, pire, elle n'est pas acceptée. Quant à celle des personnes en situation de handicap, n'en parlons pas. Le statut est la, mais les conséquences psychologiques doivent être bien enterrées pour ne pas déranger...

 

Et, comme certains auteurs connaissent la maladie de la page blanche, la panne d'inspiration, et bien moi, je sens que me vient la panne de motivation, la panique de l'offre d'emploi, l'angoisse des cases à remplir.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 26 Septembre 2015

Marguerite : Affiche

Film de Xavier Gianolli

Avec Catherine Frot, André Marcon, Michel Fau, Christa Théret, Denis Mpunga, Sylvain Dieuaide

 

 

Synopsis : Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.

 

 

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Mon humble avis : Quel plaisir de retrouver Catherine Frot sur grand écran, dans un rôle qui, une fois de plus, lui va à merveille !

Inspirée d'une histoire vraie, celle de Marguerite est on ne peut plus orginale et inédite. Les décors et l'atmosphère des années 20 sont parfaitement rendus. Y plane encore l'ombre de la Première Guerre Mondiale, on y trouve les clubs privés fréquentés par de riches hommes et leurs épouses désoeurvrées. Et là dedans, il y a Marguerite, qui semble bien en avance sur son temps, malgré les appararences trompeuses. Elle n'est pas si ingénue que cela ! Ce qui rend ce personnage plus complexe qu'il n'y parait, plus intéressant aussi, et touchant.

Oui, Marguerite m'a touchée car, comme elle, je chante faux comme une casserole, et depuis toujours, quand je chante, on me demande de me taire. Pour contrer cela, secrètement, lors de mon adolesence et même après, je me rêvais éveillé de devenir une grande chanteuse qui aurait rempli des Zénith. Rêve que je n'ai jamais mis à exécution et qui m'a quitté depuis pas mal d'années !

Marguerite est un film sur le mensonge et son poids qui s'accroit au fil des années, au point que ce mensonge devient obligatoire. C'est aussi un film sur l'hypocrisie de la haute société, et l'amour maladroit des proches qui pratiquent tous ce mensonge. Mais Marguerite prouve aussi qu'il faut aller au bout de ses rêves, même si dans cette histoire, Marguerite est bien aidée par sa richesse précunière. Enfin, la grande questio est : toute vérité est -elle bonne à dire, ou plutôt est elle utile à dire, si le mensonge ne nuit à personne. Doit on brandir le mensonge si son sujet fait plaisir à celui qui ne le reconnait pas, si cette fausse vérité rend bien vivant celui ci fait plaisir et rend ultra vivant et passionné, donne une raison de vivre. Une vérité peut couper l'herbe sous le pied alors qu'un demi mensonge teinté d'encouragement et de conseils peut donner une belle prairie.

Enfin bref, ce film est bien plus tragique que comique, car l'isolement et la solitude de Marguerite fait vraiment de la peine. Le film est réussi bien sûr, mais j'y ai déploré des longueurs, un côté confus par moment. Et il m'a manqué un petit quelque chose pour que Marguerite soit un grand spectacle de cinéma. Car j'ai eu l'impression d'assister à un biopic, sans rien de plus. J'ai passé un moment agréable, mais ne suis pas sortie en me disant : whaou, quel film !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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