Publié le 29 Juin 2014

 

Dans deux jours, cela fera exactement 6 mois que ma minette Aya est arrivée chez moi ! Inutile de vous dire la place qu'elle prend désormais dans ma vie. Je ne voulais pas en faire un chat de luxe... et bien c'est complètement raté ;) !

J'ai adopté Aya, via une association, alors qu'elle avait 9 mois. Deux mois plus tôt, cette même association avait sauvé cette mignonne petite chatte de la fourrière, donc de l'euthanasie. Cela aurait été plus que dommage. J'y pense souvent en regardant Aya, cela m'émeut et donne une profondeur supplémentaire à cette adoption.

A 9 mois, Aya avait presque sa taille adulte. Ceux qui l'ont connue avant moi disent qu'elle a grandi. Moi, je n'ai pas vu de différence, parce que je ne l'ai pas eu bébé, mais elle est et restera toujours mon bébé. Mon bébé que je soigne, que je protège, que je caline, que je nourris, dont je vide la litière depuis 6 mois et pour les 15 ans à venir.

Aya qui m'amène à modifier volontairement ma vie. Non, je ne me sens pas un fil à la patte, tant j'ai choisi ce "fil" et tant je l'aime. Oui, je voyagerai moins, oui, je pars moins facilement sur un coup de tête, mais j'ai tant de bonheur au quotidien chez moi que je me sens moins le besoin d'aller le chercher ailleurs.

Aya avec qui je joue, avec qui je partage des parties endiablées de lancé de souris (en pluche hein !), qui monte sur ma table mais pas sur mes genoux, ce qui "m'oblige", quand je suis bien installée dans mon canapé, à me relever pour aller la caliner.

Aya, qui est désormais ma première préoccupation du matin. Avant, c'était prendre mes médocs, maintenant, c'est la prendre dans mes bras (pas trop longtemps, elle n'est pas fan des bras), lui donner à manger et verser de l'eau fraiche dans son bol.

Aya qui m'attend toujours derrière la porte quand je rentre et qui, instantanément, se couche sur le dos pour que je carresse son bidon.

Aya que je pense connaître par coeur et qui m'étonne toujours ! Par sa beauté déjà et par ses nouvelles lubies, ses variations de caractère, ses nouvelles altitudes toujours plus hautes sur mes étagères, quitte à ne plus savoir descendre (saison des fenêtres ouvertes, donc des moustiques et moucherons qui se collent au plafond, forcément, quand on est chat, il faut monter plus haut pour choper les bébêtes !)

Aya qui dors sur mon lit, ou dans le salon et qui vient parfois en pleine nuit se glisser sous ma couette.

Aya qui me ramène partout sa canne à pêche souris, surtout dans les endroits où je semble tout à fait inoccupée (genre petits coins lol ).

Aya qui m'a même fait grillager deux de mes fenêtres pour qu'elle ne saute pas par la fenêtre à la poursuite d'un oiseau, d'un papillon ou d'un éléphant rose égaré ! Ne vous moquez pas, par deux fois, je l'ai rattrapée de justesse en superbe position de saut avant les grillages.

Aya, qui m'aide à sa façon à vider mes cabas de courses, qui aime fouiller dans mon sac à main, qui adore le gruyère rapé et le melon.

Aya qui me fait m'arrêter, juste pour la regarder.

Aya que j'avais adoptée comme animal d'intérieur, pour me renfermer du monde et me replier sur moi, qui me fait découvrir un nouvel univers et rencontrer plein de monde !

Bref, Aya qui... TOUT... et que bien entendu, je mitraille !

UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!
UN DIMANCHE AVEC MA MINETTE AYA !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 28 Juin 2014

 

6 ans déjà, depuis ce jour de 28 juin 2008, où je m'aventurai un peu au hasard dans la blogosphère en créant ce blog !

Ce blog a eu très chaud cette année, il a failli purement et simplement disparaître... lors de son transfert sur la nouvelle plate-forme d'overblog, en avril. Que de galères techniques pour livrer des billets qui ressemblent visuellement à quelques choses, pour maitriser cette nouvelle inter-face : des ratés, des doublés... Bref, tout est à peu près rentrer dans l'ordre, même si je ne choisis plus tous les ordres, notamment celui de mes colonnes et ai moins l'impression d'être chez moi. Cela reviendra peut-être.

Cette année, mon blog a suivi doucement mon évolution et l'avènement dans ma vie de nouveaux centres d'intérêts, de nouvelles passions. Certains d'entre eux ne sont pas forcément tout neufs, mais les technologies si facilement accessibles aujourd'hui les ont ramenés au premier plan.

Ainsi, la photo prend maintenant une place régulière et majeure dans cet espace. Via mon i.phone et ses appli, je vous emmène dans ma Bretagne, dans mes déplacements dans l'Hexagone ou encore aux 4 coins du monde (j'ai globalement 20 ans de voyages et photos à exploiter encore !)

Mes interviews exclusives ont presque disparu. Pour l'instant, plus envie, trop de travail en amont et en aval devant mon PC. Il en est de même pour mes compte-rendus de conférences/rencontres avec les auteurs. Moins envie d'être toujours "fourrée" en centre ville, de chercher à stationner, d'arriver une heure avant pour être bien  placée. Et puis, là aussi, beaucoup de travail en aval.

Même la lecture est moins présente ici et dans ma vie ! Pourquoi ? Parce qu'une boule de poils et même une centaine d'autres attirent tout mon attention, mes envies, mes besoins et occupent mon temps. Et de cela, je vous reparlerai bientôt.

J'ai un an d'avance en fait ! L'âge de raison, je le célèbre avec mon blog pour ses 6 ans !

je ne vais plus voir mes stats and co. Bien sûr, être lue et partager reste le moteur de ce blog, mais qu'importe désormais que le nombre de lecteurs soit tout à coup délirant ou soudainement plus confidentiel... Qu'importe si je prends du retard pour répondre à mes comm' et si parfois, mon blog n'est pas alimenté plusieurs jours d'affilés.

Parce que je vis mieux et différement. J'ai sans doute moins à me prouver et à prouver aux autres maintenant que ma santé s'améliore ENFIN ! Je profite plus du moment et de l'envie présente sans me mettre de pression et ce n'est qu'ainsi que ce blog pourra perdurer quelques temps encore. Ainsi et grâce à vous, fidèles lecteurs et lectrices de la première heure ou de la dernière minute. Alors merci ! Et à bientôt on the web or in the real life ! Parce que oui, j'adore toujours faire partie de cette tribu des blogueurs littéraires et des rencontres que cela occasionne !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 26 Juin 2014

BD - Editions Delcourt - 95 pages - 14.95 €

 

Parution en septembre 2012

 

L'histoire : 1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.
 

Tentation : Ma bibliothécaire

Fournisseur : La bib, du coup !

 

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La nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres et par la haine commune de ses voisins"

(Dean William R.Inge)

 

 

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée d'une légende encore fort vivace outre-manche. Et comme les auteurs le signalent en postface, on ne peut qu'espérer que la part de vérité soit la plus mince possible.

Cette parodie de la comédie humaine fait froid dans le dos : oui, la bêtise, l'ignorance et l'ignominie humaines sont sans limite. Les premières pages nous montre la l'arrogance et le sentiment de supériorité des français, via un capitaine qui fustigent les droits de l'homme qui l'empêche de travailler. Son job, c'était la traite des esclaves. Mais ce capitaine déteste par dessus tout les anglais et les rhabilles en quelques bulles.

Puis, nous voici en Angleterre, dans un village isolé sur la côte. Les villageois exercrent les français, même s'ils n'en n'ont jamais vu. Aussi, quand on navire français fait naufrage et que le seul survivant est un singe portant l'uniforme français, ils ne se posent pas de question. Ils tiennent là un français, un ennemi puissance 10. Ce singe subira toute la barbarie humaine. Lui, l'innoncent par définition sera persécuté, torturé, pour lui soutirer des renseignements sur l'invasion que préparent sûrement les français. Il sera accusé d'acte d'espionnage, de tentative d'invasion et de voies de fait sur plusieurs villageois. Et le village entier, toujours convaincu d'avoir affaire à un français type, monte un tribunal populaire pour juger ce singe.

Cette BD est formidable. Dessins, bulles, scénarios et dialogues sont juste très justes, subtiles, touchants, bien sentis et pourraient être drôles s'ils ne trahissaient pas une telle possible réalité. Au fil des planches, le lecteur est de plus en plus ahurri par ce qui se déroule sous ses yeux. Légende peut-être, mais l'on retrouve toujours hélas, 200 ans plus tard, des situations similaires dans les journeaux télévisés, tant au niveau international qu'à celui d'une banlieue et d'un fait "divers". La bêtise, la connerie, la barbarie humaine. Le singe de Hartlepool illustre parfaitement le racisme primaire, les préjugés sur les autres peuples, l'ignorance, le manque de curiosité pour l'autre, l'absence de tolérance envers les autres cultures. Bref, la peur de l'autre et de tout ce qui est différent, que l'Homme considère encore trop souvent comme un danger plutôt qu'une source d'enrichissement.

Petit clin d'oeil, nous croisons dans cette BD un jeune garçon de passage dans ce village avec son père. Et ce garçon n'est autre que Charles Darwin, qui deviendra plus tard le père de la théorie de l'évolution de l'espèce animale...vers l'espèce humaine.

UNE BD INCONTOURNABLE qui démontre les dangers du nationalisme aveugle.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 24 Juin 2014

Roman - Editions Belfond - 371 pages -18 €

 

Parution le 7 mai 2014

 

L'histoire : Dans un centre de thalasso breton, en hiver. Une poignée de curistes va vivre quelques jours pas si reposants que ça, à l'opposé de ce qu'ils avaient imaginé. Alors qu'ils n'ont rien en commun, leur destin va s'entrelacer et les laissera, sans doute, différents à jamais. Et puis, au milieu d'eux, il y a la jeune masseuse Guillemette, dont le passé douloureux revient comme un boomerang parti très loin. Tout cela sous le regard de Cyrille, le bienveillant réceptionniste.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Ce roman est une véritable pépite, caché derrière un titre et un pitch qui ne lui correspondent pas. Dans l'objet même, seule la couverture l'illustre parfaitement : un poisson qui saute hors de son bocal. C'est ce que vont faire chacun des personnages de cette histoire, chacun à sa façon, à son rythme, sur un mode brutal suite à une révélation ou pas à pas, suivant le conseil d'un être croisé, rencontré, observé. Que cette personne soit agréable ou complètement antipathique, mystérieuse ou à priori lisse comme une rocher poli par la mer, celle ci influencera, de gré, de force ou à son insu, ces hommes et femmes croisées pendant ces quelques jours de thalassothérapie.

Le pitch annonce ce livre comme une comédie pétillante. Je ne suis pas d'accord avec cette description. J'ai été très touchée par ces histoires qui s'entrecroisent, même émue. Bien sûr, certaines scènes frôlent parfois le rocambolesque, malgré l'arrière plan plutôt dramatique, l'intime fissuré, blessé, malmené, blackboulé de tous ces personnages. Au premier abord, certains peuvent paraître caricaturaux, mais la suite du roman nous prouve qu'une fois de plus, il ne faut pas se fier aux apparences.

Les changements ont un prix. Chacun va l'apprendre ici à ses dépents. Ils sont issus aussi d'un choix, parfois difficile, par peur des conséquences dans la vie personnelle. Bien sûr, dans ce roman, chacun se soucie peu, ou est loin d'imaginer les retentissements en cascade de ses actes sur son entourage affectif ou de proximité géographique.

Petit aperçu de ces personnages, très attachants, qui se cotoient plus ou moins ici... Il y a les gentils qui aimeraient apprendre à être méchants parfois, et les méchants qui voudraient savoir être gentils, parfois aussi.

Claudine, caissière d'hyper marché en Ile de France, qui a gagné ce séjour grâce au concours d'une marque de yaourt. Elle se retrouve alors dans un monde qui n'est pas le sien et réalise à quel point elle se laisse marcher sur les pieds par son employeur, son mari, ses enfants. Ce séjour la changera a tout jamais, par des détails qui peuvent paraitre infimes.

Marion et Thomas, riches parisiens. Après la naissance de leur 3ème enfant, ils s'offrent un break. L'un est sûr de son mariage, l'autre a des doutes. Pendant ce séjour, la tendance s'inversera.

Iris, executive women on ne peut plus imbuvable. Pourquoi est elle aussi acariâtre ? Ses attaques ne sont en fait que défenses, et vengeance d'un traumtisme qui remonte à l'enfance. Un truc de gosses, de sales gosses, mais qui a façonné sa vie malgré tout.

Mona, septuagénaire richissime, se fait harcelée par son Victor de fils pour quelques centaines de millier d'euros, afin d'ouvrir un business à Londres. D'ailleurs, pour faire plaisir à sa mère et la faire plier, cet homme d'affaire sans pitié ni sentiment débarque à la thalasso.

Guillemette, jeune masseuse de l'hôtel, vient d'apprendre que sa mère, qu'on lui avait toujours dit morte, ne l'est pas.

Et Solange, cette même mère, qui se sent enfin prête à rencontrer sa fille. Que s'est il passé il y a 20 ans ?

Tout ce petit monde va donc sortir de sa coquille, de son bocal. Bocal qu'il s'est imposé pour plaire et surtout ne pas déplaire, pour épater sans en avoir besoin, pour se protéger, pour supporter son quotidien, pour être comme les autres, pour correspondre à l'image qu'il faut renvoyer, à l'image que la société ou les proches attendent "certainement".

Vous voyez, avec ce petit trombinoscope, que l'on est loin de la comédie pétillante. Non, nous sommes dans un livre profondément humain, intelligent, sensible, où les relations entre chacun sont subtilement fouillées et décrites. Qui plus est, cette histoire est servi par une écriture très agréable, soignée sans trop l'être non plus, bref, fluide.

J'ai vraiment adoré "Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille" et si j'ai mis du temps à le lire, c'est parce que ces derniers temps, je consacre moins de temps à la lecture. Mais pour vous, il est grand temps de vous plonger dans ce magnifique roman aux allures légères, mais au sens profond.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Juin 2014

Et oui, il n'y a pas que les Seychelles dans la vie et sur la terre ! Il y a aussi Lille ! Ville qui m'a vu naître, grandir, et devenir jeune adulte ! (donc il y a longtemps). En jeune adulte, j'en suis partie, revenue, et repartie pour la dernière fois en 1999.

J'y retourne très rarement. Ma mère, mes frères et soeurs n'y habitent plus non plus.

Mais en octobre dernier, j'y ai fait un aller / retour plutôt express et de dernière minute pour fêter les 40 ans d'une cousine lors d'une fête qui réunissait donc un max de cousins/cousines. Ce fut aussi l'occasion de rencontrer la blogueuse Liliba, de partager un déjeuner léger (hum hum ! y'a pas de léger dans ch'Nord) et de faire un tour dans le vieux Lille, le tout en papotant sans discontinuer ! Et ce jour là, grand soleil.... terrasse.... Un régal !

Voici donc des photos complètement inédites de Lille, des photos d'une nana qui y a vécu plus de 20 ans sans prendre une photo et qui, quand elle y revient en touriste armée de son i.phone, regarde sa ville d'origine autrement !

Ces photos sont bien entendu non exhaustives, puisque je n'ai pas parcourru toute la ville. Mais bien sûr, je suis arrivée à Lille Europe, puis suis allée Grand Place avec la Vieille Bourse, l'breffroi, l'opéra, le désormais fameux hôtel Carlton, puis le vieux Lille et enfin, vers le musée des beaux arts et l'Eglise Saint Michel ! Dans toutes ces photos, une intruse, celle d'une maisonnette de Marcq-en-Baroeul, près de là où je vivais !

UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !
UN DIMANCHE A LILLE !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyages en France et ses îles

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Publié le 20 Juin 2014

Synopsis : Brigitte et Xavier sont éleveurs bovins en Normandie. Elle est rêveuse, la tête dans les étoiles. Lui, les pieds ancrés dans la terre, vit surtout pour son métier. Avec le départ des enfants, la routine de leur couple pèse de plus en plus à Brigitte. Un jour, sur un coup de folie, elle prend la clef des champs. Destination : Paris. Xavier réalise alors qu’il est peut-être en train de la perdre. Parviendront-ils à se retrouver ? Et comment se réinventer, après toutes ces années ? La reconquête emprunte parfois des chemins de traverse...

 

Avec Isabelle Huppert, Jean Pierre Darroussin, Michael Nyqvist

 

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Mon humble avis : La Ritournelle est un très joli film. Même si le sujet n'est plus si original que ça au cinéma, la réalisation, toute en pudeur, délicatesse, légèreté et émotion apporte à ce film une identité propre. Les dialogues sont bien sentis et silences et regards en disent beaucoup. L'atout majeur de ce film est, vous vous en doutez, ses interprêtes. Des acteurs dont le nom sur une affiche suffit à vous conduire dans une salle obscure. Avec Isabelle Huppert et Jean Pierre Darroussin, un film ne peut être ni mauvais ni débile tant ces deux comédiens savent choisir leurs rôles. Isabelle Huppert est très touchante dans cette femme qui semble comme se réveiller d'un long sommeil d'habitudes et qui se retrouve ébranlée alors qu'elle ouvre les yeux sur sa vie et ce qui l'entoure. On sent la femme tiraillée entre ses serments et ses valeurs et son envie, son besoin, de penser à elle, de se laisser aller à être elle même, ou, en tous cas, à savoir qui elle est vraiment. Elle s'autorise ce qu'elle s'est toujours interdit : la liberté, la jeunesse de l'âme et quelque part, une certaine insouciance.

Darroussin brille également, dans cet homme qui croit perdre sa femme, sa femme qu'il aime plus que tout et finalement, pas uniquement par habitude.

La surprise vient de l'acteur suédois Michael Nyqvist, dont le charme, pas si flagrant que ça dans la trilogie Millénium, explose royalement ici. Exploser n'est pas être pas le bon terme. Car c'est un charme doux, qui caresse en fait.

La Ritournelle est un film sur une crise de couple, une crise que l'oxygène de l'un permettra à l'autre de respirer plus sereinement... et vis et versa.

J'ai un petit regret sur l'impression de longueur ressentie durant la projection et sur le surplus de lieux communs sur le monde paysan, en tout cas, me semble -t-il. Même si cette Ritournelle a le mérite de montrer la dureté de ce métier, et la passion nécessaire pour l'exercer.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Juin 2014

BD - Editions Delcourt - 160 pages - 18.95 €

 

Parution en septembre 2013

 

L'histoire (vraie) de Paul, qui, traumatisé par la Première Guerre Mondiale, déserte. Sa désertion lui impose des années de clandestinité dans une chambre d'hôtel avec sa jeune épouse Louise. A eux d'eux, ils batissent une stratégie afin que Paul puisse sortir librement. Pour cela, il deviendra Suzanne. Jusqu'où ira le travestissement et quelles en seront les conséquences ?

 

 

Tentation : La blogo !!!!

Fournisseur : La bib (enfin !)

 

Mon humble avis : Depuis quelques mois, les billets sur cette BD ont fleuri sur la blogo comme des joncquilles au printemps. Si je n'ai pas lu 50 billets, je n'en n'ai pas lu un !!!

Mauvais genre est donc un incontournable du genre. Et je confirme. Même si le graphisme ne m'a pas toujours plus, je dois avouer que l'histoire (hélas vraie) m'a bouleversée.

A peine marié à Louise, Paul est envoyé sur le front, dans les tranchées de 14-18. Il en sera traumatisé à tout jamais. Des années plus tard, des images le hanteront nuit et parfois jour. Pour échapper au combat, il se mutile un doigt, le doigt qui presse la gachette. Et, à l'hôpital fera tout pour ne pas guerir de sa blessure pour finir par s'enfuir, aidé de son épouse. Suivent des mois et des années de clandestinité, jusqu'à ce que s'achève la guerre et que les déserteurs soient amnistiés. Ces années, il les passera dans la peau et l'indentité d'une femme, vivant toujours avec Louise, mais dérivant dans un monde de la nuit que l'on trouve dans les allées isolées du bois de Boulogne. En fait, le couple se retrouve dépasser par l'ampleur et les conséquences sur Paul de ce travestissement qui ne devait être qu'un déguisement pour la liberté. Paul trouve beaucoup plus de plaisir que prévu à ce changement d'identité au point que des troubles de la personnalité semblent apparaitre, toujours accompagnés du traumatisme de guerre. Au point qu'il en devient désagréable, pas aimable. Qu'a fait l'abomination de la vie de cet amoureux transi ???

Cet histoire est traitée d'une façon assez sobre, mais très original, du point de vue graphique. Du noir, du blanc, du sépia... et dans chaque vignette ou presque, une trace de rouge , qui évoque la force de la passion, mais aussi la violence du traumatisme. Beaucoup d'émotions, que ce soit la joie du couple lorsqu'il crée son subterfuge, que plus tard, lorsqu'il se déchire avec violence teintée d'alcool.

NB : Mauvais genre rappelle aussi que c'est avec la Première Guerre Mondiale que les femmes ont du prendre le chemin de l'usine pour replacer les hommes partis au combat.

Cette BD terrible retrace une magnifique mais ô combien tragique histoire d'amour avec des dessins en osmose avec le récit. On ne sort pas indemne de cette BD qui traite d'un sujet connu dans un environnement historique trop connu.

 

 

 

Challenge amoureux chez l'Irrégulière, catégorie "Les histoires d'amour finissent mal... en général"

Challenge amoureux chez l'Irrégulière, catégorie "Les histoires d'amour finissent mal... en général"

12/12, challenge chez Hérisson

12/12, challenge chez Hérisson

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

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Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juin 2014

Synopsis : Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Avec : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Géraldine Nakache....

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sous les jupes des filles est un film choral, on ne peut plus choral, avec beaucoup de personnages, voire trop de personnages... Ainsi, l'on en confond certains ou encore, certains liens entre eux peinent à être limpides, même en toute fin de film.

C'est un film sur les femmes (actuelles) fait par des femmes, interprêté par des femmes (sauf pour les rôles masculins qui ne sont ici que faire valoir). En même temps, les hommes sont bien souvent ce qui relient ces femmes et le plus souvent, leur problématique, même si elles ne se l'avouent pas toutes.

C'est un film très inégal. Il annonce et dénonce de nombreuses vérités sur les femmes et les clichés dont elles sont souvent victimes. Le hic, c'est que la réalisation n'hésite pas à user de ces fameux clichés, voire de tomber même dans la caricature alors que le film veut montrer toutes les femmes du XXIème siècle et les sortir du carcan que le cinéma leur impose souvent.

Comme je le disais plus haut, à force de vouloir développer un maximum sur les femmes et leurs différences, cela donne 11 portraits de femmes. C'est beaucoup et de ce fait, pas assez approfondi. Les personnages d'Ysis (Géraldine Nakache), Sam (Sylvie Testud) ou Alice Taglioni auraient mérité plus d'éclaircissement. Comment en sont elles arrivées à leur présent ? Je ne dis pas qu'il fallait remonter à leur petite enfance. Mais tout de même... On ne se retrouve pas à 27 ans avec 4 gamins infernaux sans un pourquoi qui mérite que l'on s'y intéresse.

Sous les jupes des filles est une comédie. Soit, certains passages méritent nos éclats de rire, mais d'autres, des émotions plus profondes qui sont un peu trop survolées. En même temps, c'est comme dans la plus part des comédies... On déguise le tragique sous des sourires, des gags, des réparties singlantes. Il n'empêche que ce film ne nous montre pas une seule femme qui soit simplement heureuse du début à la fin du film. Celles qui se croient heureuses au début ne le sont plus à la fin et vis et versa. En fait, ce que ce film démontre assez bien, c'est la solitude des femmes d'aujourd'hui, quelque soit leur réussite sociale et/ou professionnelle.

La seule et vraie force de ce film qui souffre de maladresses et par moment de vulgarité ou d'impudeur inutile, c'est la brochette d'actrices qui jouent toutes de façon très juste leur personnage parfois pourtant aux antipodes de leur personnalité.

Vanessa Paradis excelle en femme d'affaire antipathique, Laetitia Casta range au placard une partie du glamour qui l'entoure (oui, son personnage réagit de façon peu glamour, et pas forcément de bon goût aux émotions, limite si l'on ne se croirait pas dans la Cité de la peur des Nuls). Et enfin, il y a l'énigme Isabelle Adjani. Défigurée (pas par le film hein !, mais pas les coups de bistouri). C'est tout juste si l'on ne la prend pas en pitié tant son visage est figé de botox, ces lèvres ressemblent à un bec de canard... Ah, comme elle aurait été belle si elle s'était laisser vieillir naturellement. De ce fait, on ne sait plus si dans ce film, elle se moque de ce qu'elle est devenue ou pas.

Bref, un film choral qui n'est pas toujours au diapason avec lui même et qui, même s'il se veut irrévérencieux, aurait mérité plus de délicatesse et de classe, comme pouvait le supposer le titre, qui est aussi le titre d'une chanson délicieuse de Souchon !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

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Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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