Publié le 25 Février 2016

 

Zootopie : Affiche

Film des Studios Disney

Avec les voix françaises de Marie-Eugénie Maréchal, Pascal Elbé, Alexis Victor

 

 

Synopsis : Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

 

 

 

Mon humble avis : Il est très rare que j'aille voir des films d'animation au ciné. Mais à force d'être bidonnée devant la bande-annonce de Zootopie, et bien hop, un saut de lapin et me voilà dans la salle !

Gros coup de coeur pour cette histoire et ses personnages à la "mignonnitude" absolue ! Un bijou qui fait du bien de 6 ans à 99 ans, qui donne la banane, qui fait rire, qui émeut, qui révolte.

Un film très intelligent et subtil, qui vogue sur la vague du "bien vivre ensemble", qui donne une bonne leçon de tolérance, de courage, de persévérance et qui donne un gros coup de massue sur les à priori que subisse hélas les minorités, qu'elles soient animales ou... humaines. Ici, les minorités sont les prédateurs et la majorité est représentée par les proies. Puisque bien sûre dans ce film Disney, ce sont les animaux qui nous représentent, avec nos travers, notre bonté, notre ignorance, etc... Et les animaux, ça parle à tout le monde, enfants ou adultes qui retrouvent ici le grand enfant qui sommeille en eux.

Le graphisme est splendide, le rythme trépidant, l'humour constant et le scénario tient vraiment la route. L'enquête menée par super lapine est bien construite et prenante !

Les adultes se régalent en plus sur une multitude de références qui doivent échapper aux plus jeunes. Références entre autre au Parrain. La Pomme sur l'Iphone de super Lapine est remplacée par une carotte, super Lapine précise qu'elle ne vient pas de la province de Garenne, j'en passe et des meilleurs. Les adultes comprendront bien aussi ce qui est démontré parfaitement ici : la peur reste l'arme la plus redoutable pour gouverner.

La créativité et l'inventivité sont partout. Et la scène, pourtant vu 10 fois en BA, où les fonctionnaires de la préfecture sont campés par des paresseux m'a encore pliée en deux, même si je la connaissais par coeur !

Bref, un film enchanteur et jubilatoire, à voir de toute urgence !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Février 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Actes Sud - 192 pages - 18.80 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Etienne est photographe de guerre. Depuis de longs mois, il est otage dans un pays en guerre. 

La libération s'annonce et devient réelle. Voilà Etienne revenu chez lui, dans le village de son enfance auprès de sa mère et de ses 2 amis. Car la reconstruction commence. Reconstruction du quotidien, de relation aux autres et à soi même. Et si Etienne restait otage de ce qu'il a vu, de ce qu'il a vécu... ou tout "simplement" de ce qu'il est ?

 

Tentation : j'aime beaucoup Jeanne Benameur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Il ne va pas m'être aisé d'évoquer ce livre et plus que jamais, j'insiste sur l'aspect très subjectif de mes avis de lecture.

La qualité et l'intérêt de ce roman sont indéniables, Jeanne Benameur n'a pas son pareil pour disséquer et décortiquer l'intérieur de l'humain, ses douleurs, ses forces, ses contradictions, ses ambiguïtés. Son intimité, son moi, son soi et en soi.

L'histoire débute très fortement, notre coeur s'arrête presque, nous sommes tendus tant nous vivons par les mots ce que vit réellement Etienne, le personnage principal : la libération, même si jamais sûre, après des mois retenus en otage. On vit l'effroi d'Etienne minute par minute, craignant comme lui qu'au dernier moment, cette libération ne soit qu'un leurre, une simulation... J'ai cru que j'allais être totalement prisonnière moi aussi de ce livre. 

Et bien non... Quelques chapitres plus tard, je n'étais plus pressée d'y retourner et ma lecture a fini par me peser quelque part. Parce que je n'étais pas faite pour ce roman, où que celui -ci n'était pas fait pour moi, où peut-être juste inadapté à mon actualité.

En fait, Otages Intimes fut pour moi trop "contemplatif", trop "mélancolique", trop "étouffant". En même temps, ces adjectifs sont incontournables lorsque l'on traite de sujets aussi difficile que la guerre, la privation de libertés, l'enfermement.

Otages intimes, le titre est au pluriel, car au-delà du personnage du photographe de guerre, Jeanne Benameur veut montrer que l'on est tous souvent otages de quelque chose, de quelqu'un et souvent de nous-même. De ce qui nous sommes, de ce qui nous construit. Car même si nous avons la chance de vivre en liberté au sens littéral du terme, nous avons nos prisons intimes que l'on se crée ou avec lesquelles nous naissons, en fonction de notre histoire et de notre héritage familial. Mais cet aspect-là du roman, qui aurait pu me toucher profondément et personnellement, ne fut pas assez limpide pour moi et j'en suis restée éloignée.

Le style ne fut pas limpide pour moi. Trop haché, trop poétique, trop métaphorique, trop stylisé sans doute, trop littéraire, trop travaillé. Certaines phrases, curieusement construite, me sont restées nébuleuses. Quelque part, j'ai sans doute ressenti comme un manque de naturel, ce qui pour moi fut un frein à l'émotion et l'empathie pour les personnages qui me sont parfois apparu comme caricaturaux.

Pourtant, dans ce roman, fourmillent de jolis moments, de belles ou fortes images, de phrases que l'on aimerait retenir. Et il permet tout de même d'assister de l'intérieur à ce que les médias ne montrent pas lors de tels événements. Et bien sûr, c'est une ode à la liberté, notre liberté, que nous devons chérir et préserver !

 

Résultat de recherche d'images pour "challenge rentrée littéraire 2015"

13/12

 

Noukette a adoré ! Idem pour Leiloona ! Sylire est mitigée...

 

Autre roman que je vous conseille sur le sujet "Otage" : L'équation africaine, de Yasmina Khadra

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Février 2016

Aujourd'hui, aucun chaton ! Que des chats adultes consentants !

Les chats de mes amies, les chats de Félin Possible, les chats de la SPA, les chats de mon quartier qui me font le plaisir de montrer leur museau lorsque je me balade !

 

Au fait, le saviez vous : 80% des chats roux sont des mâles !

 

Allez photos pour un dimanche avec nos amis poilus tout doux !

Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser !

Victor Hugo

Ermione, la tricolore et Galaxie, l'écaille de tortue, minettes de mon amie Vanessa. Galaxie a été adoptée chez Félin Possible !

Ermione, la tricolore et Galaxie, l'écaille de tortue, minettes de mon amie Vanessa. Galaxie a été adoptée chez Félin Possible !

Le rouquin, c'est Wazz, de la SPA. Le pauvre minou est resté longtemps en cage d'isolement, car atteint de la teigne. Alors de temps en temps, une petite promenade au harnais pour qu'il se dégourdisse les jambes. Puis, sitôt guéri, sitôt adopté ! En dessous, un chat de mon quartier !

Le rouquin, c'est Wazz, de la SPA. Le pauvre minou est resté longtemps en cage d'isolement, car atteint de la teigne. Alors de temps en temps, une petite promenade au harnais pour qu'il se dégourdisse les jambes. Puis, sitôt guéri, sitôt adopté ! En dessous, un chat de mon quartier !

Mimie, une minette "errante" qui a élu domicile chez mon amie Corinne.

Mimie, une minette "errante" qui a élu domicile chez mon amie Corinne.

Cawoët, chat de mon amie Muriel, qui vient passer les vacances de sa maîtresse chez moi et qui accueille chez lui mes loulous lors de mes vacances !

Cawoët, chat de mon amie Muriel, qui vient passer les vacances de sa maîtresse chez moi et qui accueille chez lui mes loulous lors de mes vacances !

Mina, minette de mes amis Miléna et Nico. Enfin, officiellement, Mina est la minette de Monsieur et Nor, la minette de Madame !

Mina, minette de mes amis Miléna et Nico. Enfin, officiellement, Mina est la minette de Monsieur et Nor, la minette de Madame !

Jipeg, chat FIV + et FELV +, a été adopté par sa Famille d'Accueil chez Félin Possible !

Jipeg, chat FIV + et FELV +, a été adopté par sa Famille d'Accueil chez Félin Possible !

Elsa, minette Félin Possible. Elle a vécu 2 semaines en accueil chez moi, mais il a fallu la changer de famille. En effet, Elsa n'était pas "OK chat" donc grosses bagarres avec les miens, avec touffes de poils qui volent. Cela a fini par un superbe abcès à l'oreille d'Elsa, que j'ai du percer etc... bref, j'ai fait l'infirmière. Depuis, la belle a été adoptée !

Elsa, minette Félin Possible. Elle a vécu 2 semaines en accueil chez moi, mais il a fallu la changer de famille. En effet, Elsa n'était pas "OK chat" donc grosses bagarres avec les miens, avec touffes de poils qui volent. Cela a fini par un superbe abcès à l'oreille d'Elsa, que j'ai du percer etc... bref, j'ai fait l'infirmière. Depuis, la belle a été adoptée !

En haut : Elsa. En bas, Cawoët !

En haut : Elsa. En bas, Cawoët !

Sherpa, un de mes chouchous chez Félin Possible ! Il a très vite été adopté !

Sherpa, un de mes chouchous chez Félin Possible ! Il a très vite été adopté !

La belle panthère, c'est Luigi, un chat Félin Possible, sorti de la fourrière et qui, comme les 9 autres chats sortis ce jour là (en juillet) de la fourrière, a déclaré le typhus 3 jours plus tard. Le beau loulou a résisté à cette maladie souvent fatale et depuis il a été adopté par sa famille d'accueil ! En bas à droite, Maïko a aussi été adopté par sa Famille d'Accueil !

La belle panthère, c'est Luigi, un chat Félin Possible, sorti de la fourrière et qui, comme les 9 autres chats sortis ce jour là (en juillet) de la fourrière, a déclaré le typhus 3 jours plus tard. Le beau loulou a résisté à cette maladie souvent fatale et depuis il a été adopté par sa famille d'accueil ! En bas à droite, Maïko a aussi été adopté par sa Famille d'Accueil !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 19 Février 2016

 

Joséphine s'arrondit : Affiche

Film de Marilou Berry

Avec Marilou Berru, Mehdi Nebbou, Medi Sadoun, Josiane Balasko

 

 

Synopsis : Depuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu'à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d'épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles... à leur manière.

 

 

 

Mon humble avis : Enfin une comédie où la salle entière éclate de rire ! Ca faisait longtemps !

Faut dire, y'a matière dans ce film survolté, qui frôle parfois le burlesque, mais curieusement un burlesque hyper réaliste, sans jamais être vulgaire.

Les répliques, méritant d'être mémorables voir cultes, fusent et claquent, toujours justes et très drôles.

Certaines scènes pourraient aussi devenir anthologiques, notamment une montrée dans la BA, lorsque Josephine se regarde dans le miroir de la salle de bain et y voit sa mère, alias Josiane Balasko. Et oui, petit rappel, Josiane Balasko et Marilou Berry sont mère et fille à la ville !... et la ressemblance  est plus que frappante, ce qui rend tout ceci encore plus hilarant.

Joséphine s'arrondit traite de la grossesse, attendue ou pas, et de toutes les angoisses qui vont avec : depuis la prise de poids, jusqu'à l'accouchement. Et surtout, se transformer d'urgence une adulte responsable pour devenir un bon parent !

C'est Marilou Berry qui réalise elle-même ce 2ème film tiré de la célèbre bande dessiné de Pénélope Bagieu. La réalisation est parfaite : pêchue, pleine de petits détails, elle laisse aussi place à l'émotion derrière des situations très comiques. Car si le film évoque les angoisses de la grossesse, il n'élude pas non plus les moments de joies et de pur bonheur ! Et autant le premier opus était tourné sur Josephine seule, ce 2ème opus s'ouvre sur le couple et la vie à deux.

Les personnages sont tous attachants et bien campés et forment une sacrée bande bien rafraichissante, qui fait plaisir à voir.

Film à voir que l'on soit parent ou pas, que l'on prévoit l'être ou pas. C'est drôle pour tout le monde. Joséphine s'arrondit, un chouette moment de fraicheur et de détente au ciné à ne pas manquer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Février 2016

Les Innocentes : Affiche

 

Film d'Anne Fontaine

Avec Lou de L'Aâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek

 

 

Synopsis : Pologne, décembre 1945.Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise.D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher.Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser...C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

 

 

 

 

Mon humble avis : Il faut savoir que ce drame est inspiré d'une histoire vraie...

"Les innocentes" est un film magnifique, bouleversant, poignant et terriblement troublant. Encore un récit qui fait froid dans le dos. Si je suis allée voir ce film, c'est aussi parce que l'une de mes jeunes nièces est entrée dans les ordres il y a un peu plus de deux ans. Et, en tant que proche, on s'interroge toujours pour comprendre mieux, différemment, connaître, s'approcher, partager. Les Innocentes permet entre autre de pénétrer dans la clôture, l'intérieur du couvent interdit au public, qu'il soit familial ou autre. De voir la vie des soeurs de l'intérieur.

Neuf mois avant ce mois de décembre 1945, soldats allemands puis russes ont envahi le couvent, violant la plupart des soeurs. Sept d'entre-elles se retrouvent enceintes. Alors bien sûr, ce film montre une fois de plus la cruauté humaine, la bestialité masculine. Mais surtout, par les dialogues subtils entre la jeune infirmière et les soeurs, il permet une réelle réflexion sur la foi, la vocation, les voeux prononcés par les soeurs et surtout, sur et la maternité. Imaginer ces femmes, vierges pour la plupart, faisant don de leur corps à Dieu et, sans doute après un long cheminement, ayant renoncé à la maternité se retrouver enceintes dans de tels circonstances, et bien c'est juste odieux.

Les dogmes de l'église et certaines croyances sont tout aussi révoltants à entendre pour l'athée que je suis, quand ces viols sont expliqués par la Mère Abbesse à peu près par ces mots "C'est Dieu qui l'a voulu, il faut apprendre des épreuves que Dieu met sur notre route" etc... Pour moi, ça reste intolérable et incompréhensible, comme cette notion d'obéissance totale à cette Mère Abesse. Cette obéissance là est pour moi inconcevable, je la perçois comme de la soumission.

Deux reproches pour moi envers ce film. Certains dialogues puissants et sans doute d'importance première sont trop murmurés (en plus avec l'accent polonais) pour être bien saisis par le spectateur. Enfin, les soeurs se ressemblant toutes très fort avec leur voile, il est difficile les reconnaitre et donc de suivre leur parcours individuel. Car, sans trop dévoiler le film, on peut dire que chacune d'entre elles aura une réaction différente devant cette maternité imposée. Enfin, il faut aussi préciser que la relation qui unie la jeune infirmière aux soeurs évolue toujours et est juste lumineuse, magnifique et bien sûr, toute en pudeur, délicatesse et intensité.

A voir, sans hésiter, si vous aimez être amenés à certaines réflexions intimes et personnelles.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Février 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 4h d'écoute - 18 €

 

Parution en Audiolib en 2013. Existe aussi en poche.

 

L'histoire : Début XXème siècle, de jeunes et pures japonnaises embarquent sur un paquebot. Direction l'Amérique et le mariage. Elles ont en effet été choisies sur "catalogue" par des futurs époux dont elles ne connaissent rien, sauf une photo truquée, une profession et un statut social surestimés..

A l'arrivée, c'est la désillusion, l'emprisonnement d'une vie qu'elles n'imaginaient pas, la violence des hommes, l'esclavage dans les champs, le racisme, les efforts pour s'intégrer...

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis :  Ce roman, magnifiquement lu par la comédienne Irène Jacob, a reçu le prix Fémina Etranger en 2012.

Même s'il est imparfait, "Certaines n'avaient jamais vu la mer" m'a beaucoup plus, ou devrais-je dire pour être plus précise, beaucoup intéressée. 

En effet, il traite d'un fait méconnu, rarement évoqué en littérature comme au cinéma ou dans les livres d'Histoire : L'immigration des japonais aux Etats-Unis. En général, quand on parle de l'immigration outre-Atlantique, il s'agit plutôt de celles des Européens, et notamment des Irlandais. Ou encore, de celle des Mexicains, des Cubains... Cela rend ce court roman particulièrement instructif. 

La narration est originale. En effet, une japonaise narre son histoire mais en usant de la première personne du pluriel : ce "Nous" qui permet de témoigner de son propre vécu, mais aussi de celui de ses paires. Ce "Je" en tant qu'individu devient nous, parce que ces femmes ont été pour la plupart dépossédées de leur identité. Que de même origine, elles ont vécu le même destin mais de façons différentes. Une voix pour toutes les voix, pour toutes les voies.

A plusieurs reprises d'ailleurs, Julie Otsuka énumère, en usant comme d'une longue litanie, les mille et une façons que ces femmes ont vécu les grandes étapes de leur vie. Oui, car il y a mille et une façons de perdre sa virginité (entre la douceur et la violence), d'accoucher (entre le fossé et le lit de soie), de rêver (entre une belle récolte et une vie de luxe), de quitter de force un endroit (sans se retourner, avec des regrets, une valise, les mains vides...) . Ces passages, qui pourraient paraître comme lassant, ont au contraire été pour moi très touchants, prenants, émouvants. Car malgré le "Nous" utilisé par l'auteure, il y a bien mille et une âmes, réactions, désir, désespoirs... Malgré la ressemblance, le monde est bien multiple.

Puis, en cours de narration, le "Nous" reste, mais c'est alors une américaine qui s'exprime en son nom propre et en celui de ces concitoyens. Nous avons donc eu la vision japonaise, puis la vision américaine. Ce qui permet sans doute à l'auteure, Américaine d'origine nippone, d'exprimer et d'explorer ses deux cultures.

J'ai regretté cependant  ce qui m'est paru comme un  saut dans le temps. En effet, à moins que mon attention ait été moindre à un moment donné, nous accompagnons ces femmes aux champs où elles travaillent comme des forcenées pour presque rien. Et quelque temps plus tard, nous les trouvons tenancière d'un hôtel, d'une boutique, avec des enfants étudiants dans de grandes universités. J'aurais aimé suivre le chemin qui les a menées de la pauvreté et la soumission à la propriété et un certain accès à la culture et l'éducation.

Enfin, même si ce roman se déroule il y a plus de 100 ans, il est hélas encore bien actuel. Que ce soit pour les filles de l'Est, d'Asie du sud Est à qui l'on promet une vie de reine au bout du monde pour les mettre sur un trottoir, ou tous ces migrants qui prennent la mer pour entrer en Europe, il y a la désillusion, les sales et basses besognes, la précarité, le racisme, le rejet, la difficile intégration. Sauf que dans ce roman, cela s'achève par la deuxième Guerre Mondiale, qui, aux Etats-Unis, a fait de chaque japonais un espion potentiel, donc un danger pour la sécurité nationale. Là, encore, on n'est pas si loin de notre époque.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Février 2016

 

Chocolat : Affiche

Film de Roschdy Zem

Avec Omar Sy, James Thierrée, Clothilde Hesme

 

 

Synopsis : Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun. 

 

 

 

Mon humble avis : Ce film est un biopic sur un personnage méconnu : Chocolat, premier clown noir, au début du XXème siècle. Mais pas que. C'est aussi un formidable "arrêt sur image" de cette époque et de la société d'alors.

Hélas, force est de constater qu'en plus de 100 ans, les choses n'ont pas beaucoup changé en France quant aux sujets de l'immigration, des sans-papier et du racisme primaire et animal.

Bien qu'à l'époque du film, on expose encore les "nègres" qui sont encore considérés comme des sauvages et des indigènes.

Parmi eux, il en est un qui se fait une place au soleil : Chocolat. Parce que le clown blanc Footit le repère et en fait son partenaire. Les numéros du duo sont drôles et remportent un vif succès. Mais en 2016, cette drôlerie met aussi mal à l'aise. Car bien évidemment, c'est toujours Chocolat qui se prend les coups de pieds aux fesses etc.

Mais il reste tout de même une profonde et belle amitié entre Toofit, le clown blanc mélancolique et plus sombre et Chocolat, le clown noir désinhibé et solaire, mais qui souffre de quelques addictions périlleuses.

Alors oui, dans ce film, on rit, on est énormément touchés par les personnages et les situations qu'ils vivent, mais on est aussi révolté avec la boule au ventre, ou dans la gorge un goût amer.

Le duo Chocolat /Footit est un pur bonheur à voir. Si bien interprété ! La complicité qui les lie et la complexité de leur relation est vraiment palpable et fait plaisir à voir en tant que spectateur. Quel bon choix d'acteurs ! Omar Sy, tout le monde le connait. Il n'y avait que lui pour camper autant ce Chocolat et porter le film tant par son talent que par son nom en haut de l'affiche, assurant la venue des spectateurs.

La découverte pour moi, c'est James Thierrée ! Son nom ne vous dit rien ? Thierrée est un enfant de la balle, et le petit fils de Charlie Chaplin. Donc du talent dans les veines, dans les gènes. C'est lui qui a créé tous les numéros de cirques du duo. Et en tant que clown blanc torturé et mélancolique, il est tout simplement merveilleux.

De mon côté, je pressens une pluie de César pour ce film : Meilleur film, meilleurs comédiens, meilleurs décors, costumes etc...

Bref, un film à voir pour le plaisir, pour l'histoire et l'Histoire, pour le spectacle, pour ses très justes propos !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Février 2016

 

Steve Jobs : Affiche

Film de Danny Boyle

Avec Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen

 

 

Synopsis : Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.

 

 

 

Mon humble avis : Ca m'apprendra à rarement lire les synopsis avant d'aller au ciné et de me contenter du titre, du sujet, de l'acteur, de la bande annonce.

Parce que "si j'aurais su, j'aurais pas venu". Bon, en même temps, je voulais en savoir plus sur l'homme grâce à qui je m'éclate avec mon Iphone et mon Ipad, à savoir Steve Jobs, co-fondateur d'Apple.

L'homme a de génie dans son esprit visionnaire, dans ses compétences marketing. Il invente le concept, mais ce sont, derrière lui, les ingénieurs informatiques qui créent réellement, sans être réellement récompensés ou reconnu. Car Steve Jobs se révèle être un homme narcissique, imbuvable, insupportable.

Tout le film se déroule dans des couloirs ou des pièces de centres d'expositions lors de lancements de produit phares Apple. De ce fait, la caméra est souvent en mouvement, et c'est fatiguant à suivre. Les scènes se répètent. Les top-départs des présentations sont  toujours dans 10 mn puis 5 puis 2, annoncés par la méritante responsable marketing (la remarquable Kate Winslet), mais les scènes dans ces espaces temps durent 20 mn, cela m'a vite lassée, d'autant plus que l'on assiste presque uniquement qu'aux conflits relationnels ou familiaux de Steve Jobs, avec ses collèges, ses ex-patrons, sa fille, son ex-compagne. Mais d'ordinateurs révolutionnaires, de création, il est finalement très peu question. De plus, le film s'arrête avant la géniale période de l'ipod, iphone, Ipad, qui a vraiment démocratisé la marque Apple. On peut désormais "être" Apple sans posséder de Mac.

D'ailleurs, savez-vous d'où vient le nom de la marque "Apple" ? Apple rend hommage à Alan Turing, l'homme qui a réellement inventer l'informatique lors de la seconde Guerre Mondiale, permettant ainsi de raccourcir celle-ci. Turing,  était gay. En 1952, pour éviter la prison, il choisit la castration chimique. Deux ans plus tard, il se suicidera en mangeant une pomme (Apple), pleine de cyanure. Il sera gracié à titre posthume par la Reine Elisabeth en 2013. Le film Imitation Game raconte une partie de son histoire.

Pour ce qui est du film Steve Jobs, à vous de voir, sans en attendre des merveilles, à mon humble avis, même s'il est parfaitement interprété.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Février 2016

(J'y pense de plus en plus)

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Nouvelles - Editions Belfond - 220 pages - 17.50 €

 

Parution en janvier 2016 (Nouveauté !)

 

La 4ème de couv' : Vous allez reconnaître les papiers peints, les rues pavillonnaires et les temples d'achat, la campagne bucolique et votre quotidien. Votre femme, votre mari, votre mère ne sont pas loin ; tout vous semblera familier. Oui, ça se passe près de chez vous. Mais les choses ont mal tourné.
De quoi demain sera-t-il fait ? En déréglant les curseurs de notre société, Frédérique Martin convoque le règne des indignités ordinaires et flanque nos libertés au vestiaire. Voici venir le grand show des luttes de classes et de sexe, des dominations ou de la logique marchande. On peut désormais nous séquestrer, nous forcer à jouer, orienter nos choix ou décider à notre place. On peut aussi envisager de nous vendre. Mais pas que.
Vous aimez vous faire peur pourvu qu'à la fin tout se termine bien ? Vous verrez, on en a tenu compte.

 

Tentation : Titre et Pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Difficile de résumer 12 nouvelles, exercice auquel je ne suis point rompu. Aussi, ci-dessus, je me suis contentée de recopier la 4ème de couv, qui évoque parfaitement, sans trop en dire, le ton de ce recueil.

Ah ! Que ce fut bon ! Quel régal de lecture. Déjà, le style est aux petits oignons (ou ognons, c'est vous qui choisissez la version de la langue française que vous préférez ! ) : Percutant, direct et soigné à merveille. C'est comme si chaque mot avait été choisi avec précision parmi des centaines.

Frédérique Martin, auteur à découvrir en amont et en aval de ce livre, fait preuve d'une imagination ardente et d'un sens aigu de l'observation ? Qu'a-t-elle étudié pour aboutir à l'écriture de ces histoires ? L'homme (je, tu, il, nous, vous, elles) en tant qu'individu et part de notre société, pleine de travers et de dérives tantôt absurdes, tantôt abjectes. Peu importe que Frédérique Martin multiplie ces travers par 1.1 ou par 10, le résultat est plausible et... glaçant.

Les sujets principaux de ces 12 destins sont  : l'individualisme qui devient un délit, voire un crime. Et à l'opposé, l'hyper interventionnisme de tout et de tout de le monde, que ce soit au niveau de l'Etat comme de celui du voisinage. Le choix, qui, synonyme de liberté est aussi une prison. La privation de liberté est ici opposé à l'extrême liberté dans une société qui a de moins en moins de tabous. La surenchère de la communication, de la représentation, du consumérisme.

Imaginez une société ou le choix d'une "mort digne" est devenu une obligation. Où jouer au loto, au concours divers et variés qui vous promettent des lots merveilleux est imposé au point de devoir atteindre des quotas. Où l'on peut vendre ses parents sur une braderie une fois qu'ils sont devenus trop encombrants. Où un suicide devient le sujet principal en direct d'une émission télé de grande écoute. Où, si vous êtes femmes célibataires sans enfant alors que vous occupez un travail et un logement, vous passez en procès public diffusé à la télé. Etc, j'en passe et des meilleurs, je ne vais pas tout vous dévoiler non plus !

Quelle audace dans chacune de ces nouvelles traitées avec finesse et profondeur. C'est cynique à souhait, sardonique, ironique, moqueur, impertinent, mais jamais grossier ni vulgaire. C'est aussi glaçant qu'exaltant, terrifiant qu'étourdissant ! Bref, c'est délicieux !... En espérant que "J'envisage de te vendre" reste juste une oeuvre littéraire et ne devienne pas notre avenir si proche...

 

les billets de Noukette, d'Antigone, de Saxaoul

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Février 2016

Je ne sais pas, de mon clavier, ajouter un accent sur une lettre majuscule. Aussi, vous l'aurez compris, c'est "un dimanche avec mes tigrés" qu'il faut comprendre !

Voilà bien longtemps que je ne vous ai parlé d'eux ici !

Depuis la dernière fois, nous avons survécus à une sacré mésaventure, qui à lire, peut faire rire, mais qui à vivre n'est pas très drôle, même si, avec le recul, on finit tout de même par presque en rire, puisque tout est bien finit bien.

10 jours environ avant Noël, Tsingy s'est mis à vomir, encore et encore. Encore malgré une première visite véto, une piqûre et un traitement. Et dans la dernière flaque, un objet suspect... Un bout de guirlande de Noël. Pas n'importe qu'elle guirlande, une un peu élaborée, avec des petites étoiles. Qui dit "étoiles" dit "pointes" et qui dit "pointes" dit "ça coince. Donc retour chez le véto, où Tsingy a dû subir une fibroscopie stomacale pour vérifier qu'il n'y ait plus de guirlande. Puis 3 jours d'hospitalisation pour être sûr qu'il n'y ait pas de bout de guirlande coincés dans l'intestin... J'ai donc rendu visite à mon petit hospitalisé. Et je vous jure que ça fait un coup au coeur de voir ma petite boule de poils dans un petit box, derrière une plexi-glasse. Mon petit loup avec une perfusion qu'il l'empêche de poser la pattes à terre et avec laquelle il s'emmêle. Bon, tout est bien qui finit bien pour la modique somme de 300 €, mais mon petit loup le vaut bien. Inutile de dire que mon sapin de Nöel est vite redescendu à la cave et que désormais, nous fêterons Noël sans guirlande !

 

Allez place aux photos de mes amours !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya et Tsingy, et la guirlande coupable de nos déboires (une des bleues sur le sapin ;) )

Aya et Tsingy, et la guirlande coupable de nos déboires (une des bleues sur le sapin ;) )

Aya, qui aime participer aux travaux dans la l'appart !

Aya, qui aime participer aux travaux dans la l'appart !

Tsingy, qui remplit beaucoup moins le panier qu'Aya (ci-dessous) !

Tsingy, qui remplit beaucoup moins le panier qu'Aya (ci-dessous) !

Aya, qui aime beaucoup aussi Amélie Nothomb !

Aya, qui aime beaucoup aussi Amélie Nothomb !

Tsingy, qui aime le camping maison sous toutes ses formes !

Tsingy, qui aime le camping maison sous toutes ses formes !

Aya, prête pour l'hiver et aux poses pas toujours élégantes !

Aya, prête pour l'hiver et aux poses pas toujours élégantes !

Et enfin, une petite pièce de théâtre entre Aya et Tsingy, pièce en 3 actes !

Acte 1, présentation des protagonistes !

Acte 1, présentation des protagonistes !

Acte 2 : face à face des protagonistes !

Acte 2 : face à face des protagonistes !

Et acte 3 : Tiens, prends ça !

Et acte 3 : Tiens, prends ça !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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