Publié le 27 Octobre 2017

Film de Taïka Waitit

Avec Chris Hemsworth, Cate Blanchet, Tom Hidleston , Marc Ruffalo

 

Synopsis :  Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

 

 

Mon humble avis : J'avoue, je ne sais plus trop quoi dire quand je rentre d'une séance cinéma Marvel. Ben oui, on sait ce que l'on va voir et on voit ce qu'on voulait voir ! Les scénarios se développent souvent de la même façon, seul le "méchant" change. Donc je pense qu'à force d'être fidèle à l'écurie Marvel, il y a gros risque de se répéter dans les chroniques. Et un Marvel raté, je n'en n'ai jamais vu ! Faut dire qu'avec tout le pognon et les effets spéciaux investis dans ces films, ce serait dommage de réaliser un navet. De plus, les acteurs étant récurrent eux aussi, et bien l'on sait déjà que leurs rôles leur vont à merveille. Ces rôles leur collent le plus souvent à la peau, si bien que quand on les voit dans d'autres films, on se dit "ah, c'est l'acteur de Thor" ! Donc pas de mauvaise surprise non plus au niveau du casting !

Néanmoins, ces nouvelles aventures de Thor offrent un cadeau étonnant dans sa distribution avec la présence de Cate Blanchett dans un rôle très éloigné du reste de sa filmographie : La déesse de la mort, soit la très très méchante aux supers ultras pouvoirs dévastateurs !

Sinon, le délicieusement détestable Loki est toujours là, toujours aussi sibyllin.

Notre Thor préféré en bave vraiment dans cet opus. Non seulement, il perd son marteau, puis de force se fait couper sa chevelure de lion et enfin, devient borgne. Mais même pas mal !

Au fil des années et des films vus, je remarque que les Marvel misent de plus en plus sur l'humour et l'autodérision second degré des héros, et cela fonctionne très bien. Oui, on rit de bon coeur dans ce Thor Ragnorok ! Bref, la SF Marvel s'approche de plus en plus de la comédie.

Les effets spéciaux, lumineux etc sont tout bonnement délirants et kitsch, comme si sortis d'un jeu vidéo années 80 ou d'un trip genre LSD ou autre (je ne sais pas, j'ai jamais essayé !). Par moments, on se croirait dans un film de Luc Besson.

Et puis, évidemment, ce Thor nous offre deux super-héros pour le prix d'un, puisque l'Incroyable Hulk est bien présent ! Docteur Strange fait aussi une apparition ! Bref, les héros Marvel se croisent pour notre plus grand plaisir.

Efficace, divertissant, pour les fans du genre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Octobre 2017

Roman - Editions Mazarine- 286 pages - 17 €

 

Parution le 6 septembre 2017 : Rentrée Littéraire !

 

L'histoire : Dans un collège parisien, c'est la rentrée scolaire. La sixième, pour une tripotée de préadolescents, apporte une flopée de nouveautés : nouveaux profs, nouvelles matières, nouveaux copains... ou pas. Car difficile de faire partie du groupe, de la bande, si l'on est trop gros, trop petit, trop bizarre, trop bigleux etc. C'est encore plus difficile quand on s'appelle Thierry et que l'on est le fils du dirlo, ou lorsqu'on est Arthur et que le paternel n'est autre que le ministre de l'Education Nationale. Entre vacheries, amours naissants, bonnes blagues d'enfants et stratégies presque militaires pour se faire accepter, c'est Arthur qui nous raconte cette année scolaire qui marquera sans doute tous les protagonistes.

 

Fournisseur : Reçu dans ma BAL, envoi de l'éditeur.

 

Mon humble avis : Quelle lecture.... Laborieuse pour moi ! A la fin de mon humble avis de lectrice déçue, vous trouverez "le droit de réponse" de l'auteur, suite à nos échanges de mails. 

J'ai reçu ce livre sans l'avoir demandé. Cependant, le titre m'a parlé et je me suis dit : "pourquoi pas". En effet, en classe de troisième, j'ai moi-même été le souffre-douleur, la tête de turc, le bouc émissaire de ma classe et même de mes "supposées amies" de l'époque. Ce fut à tel point que mes parents ont dû me retirer de la cantine, histoire de limiter mon temps passé au collège et dans la cours de récré, lieu de tous les supplices. Pourquoi je fus ainsi la cible des autres ? Toujours aucune idée franche. Etais-je trop quelque chose ou pas assez autre chose ? D'apparence en tous cas, j'étais à priori normale... Mais je n'avais pas encore embrassé un garçon avec la langue, là devait être mon crime, ma tare !

Bref, revenons au roman. L'intention est bonne et sincère. Ca se ressent au fil des pages et surtout à la fin ! Ce roman montre très bien l'importance pour un enfant de faire partie d'une tribu, DU groupe qui possède son chef charismatique, qui bien souvent, n'est pas le premier de la classe. Les difficultés d'intégration, l'énergie dépensée pour faire oublier sa "différence, la tristesse de ne point y parvenir sont bien développées. Tout comme les stratégies cruelles qui sont de désigner un autre souffre-douleur pour éviter de le devenir soit même. Voilà le point positif de cette histoire. Et hélas, le seul !

Quand je me plonge dans un roman, deux solutions : soit je ne prête quasiment pas attention au style parce que je suis prise par l'histoire, le suspens etc. C'est le cas en général avec les thrillers, qui sont le plus souvent bien écrits, mais sans plus. Disons que le style, bien qu'efficace est plutôt secondaire.

Deuxième solution, j'entame un livre considéré comme "plus littéraire" et j'aime me délecter de la plume, l'admirer, la décortiquer pour qu'elle me pénètre dans l'espoir (vain évidemment) d'en être un jour l'auteure !

Avec ce roman... Ce fut la catastrophe... Dès le début. Que d'erreurs de syntaxe, de grammaire, de conjugaison ! Quelle lourdeur de style ! Que de répétitions d'adverbes, de mots ou de vocabulaires de même racine dans le même paragraphe, où l'on passe au petit bonheur la chance du présent, à l'imparfait, au passé simple, antérieur, puis composé... Quand soudain surgit un subjonctif imparfait ! (Dans la bouche d'un gamin...). Car oui, l'un des problèmes narratif de cette histoire, c'est qu'elle est censée être contée par le narrateur, Arthur, 12 ans. Sauf que quelques phrases laissent parfois penser que c'est Arthur 40 ans qui a pris la plume et qui se souvient. On sent beaucoup trop le recul de l'auteur adulte dans les analyses des situations. De même, les réflexions d'Arthur font parfois preuve d'une grande maturité, tant dans la matière que dans le vocabulaire utilisé. On a l'impression d'être dans la tête d'un adulte qui se souvient de son enfance pour une page plus loin, se retrouver franchement dans l'âme d'un gamin.

Ce n'est pas compliqué, j'ai passé mon temps de lecture à reconstruire les phrases pour qu'elles mènent à un style fluide et agréable. Il y a quelques années, j'avais interviewé un grand auteur britannique : R.J Ellory. Pour lui, écrire un roman, c'est dire un maximum de choses avec un minimum de mots. Et bien l'auteur de ce roman n'est pas parti sur cette ligne de conduite. Que de mots inutiles, qui ne font qu'alourdir encore le style. La langue française est si belle et si riche de verbes, alors pourquoi un usage autant d'auxiliaires, de "il fallait que".

Allez, au point où j'en suis, j'en rajoute une couche. Je trouve le comportement des adultes de ce roman très peu probable. Pourtant, ceux que nous fréquentons sont plutôt d'une catégorie sociale ++ avec "éducation" (proviseur, ministre)  Alors pourquoi aussi peu de réactivité de leur part quand leur fils leur narre les cauchemars que sa bande et lui font subir à certains de leurs "camarades" ?

Bref, un roman qui n'est pas inutile pour continuer à alerter sur le harcèlement scolaire, mais une lecture qui n'a rien d'agréable. Même "Le ticket retour pour l'enfance" promis par la quatrième de couv' est douloureux, tant ces gamins sont tous plus cruels les uns envers les autres. Ca donne plutôt mal au coeur de lire cela. La "mignonitude" est en fait presque absente dans ce roman.

Et tout au long de ma lecture, je me suis demandé s'il y avait des relecteurs et des correcteurs aux éditions Mazarine...

.

5/6

 

Suite à la publication de ce billet, j'ai eu plusieurs échanges mails très courtois avec l'auteur. Suite à ceux-ci, celui-ci me demande de publier sa réaction et ses justifications sur ses choix de style. Ce que je fais avec plaisir et non sous la contrainte. Car, quand suite à un avis de lecture déçue les échanges avec l'auteur restent aussi cordiaux et constructifs, c'est un plaisir.

 

« Il n’y a pas dans ce livre (à moins d’une ou deux coquilles, ce qui est toujours possible) de fautes de grammaire et de conjugaison qui soient d’ordre morphologique. Quant au choix des temps, il ne repose sur aucun arbitraire, mais sur des critères précis.

Arthur, le narrateur, commence par prendre la parole alors que la rentrée a eu lieu quelques mois plus tôt. Il parle des événements de cette rentrée à l’aide du plus-que-parfait pour faire avancer l’action dans le passé, de l’imparfait sinon. Lorsqu’il revient sur les événements se déroulant au moment où il parle, il utilise le présent. Les alternances des temps sont donc liées à ses propres alternances entre ses souvenirs et l’instant présent.

Je m’accorde, par ailleurs, des libertés afin de restituer la fraîcheur et l’authenticité de la voix de cet enfant. Tout est pesé pour aller dans ce sens. Le passé composé est par exemple utilisé une fois, alors qu’il ne devrait pas l’être à cet endroit, pour marquer une rupture et rendre compte de la sidération d’Arthur : « Un court instant, j’ai vu madame Pinson ne plus savoir quoi dire au proviseur. » L’effet ne serait pas le même avec un autre temps. Or je préfère restituer cet effet plutôt que respecter les règles à tout prix.

Mon texte n’est pas le Bescherelle, mais la copie imparfaite d’un enfant de cet âge. J’assume donc quelques écarts avec les règles canoniques de la syntaxe (comme des omissions de la particule « ne » pour la négation ou bien des tics de langage et autres répétitions) lorsqu’il s’agit de restituer la voix singulière d’un pré-ado, ce qui est le cas dans nombre d’autres romans dont le narrateur a cet âge. Faire « le propre » dans sa narration, ce serait tuer sa voix. Il ne s’agit donc pas d’une faute, mais d’une réelle intention de l’auteur.

Quant à l’excès de mots que vous signalez, il est lié au tempérament du narrateur, un personnage qui ne peut s’arrêter de penser, ce contre quoi il se bat d’ailleurs tout au long du roman.

Il me semble que ce livre n’était pas celui qu’il vous fallait lire au moment où vous cherchiez tout autre chose, comme vous l’écrivez vous-même. J’admets, par ailleurs, que vous ne soyez pas sensible à ce type d’écriture : c’est votre liberté.

Cordialement. 

SF

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Octobre 2017

Film de Lorraine Levy

Avec Omar Sy, Alex Lutz, Ana Girardot,Sabine Azéma

 

Synopsis :  Knock, un ex-filou repenti devenu médecin diplômé, arrive dans le petit village de Saint-Maurice pour appliquer une "méthode" destinée à faire sa fortune : il va convaincre la population que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Et pour cela, trouver à chacun la maladie réelle ou imaginaire dont il souffre. Passé maitre dans l'art de la séduction et de la manipulation, Knock est sur le point de parvenir à ses fins. Mais il est rattrapé par deux choses qu'il n'avait pas prévues : les sentiments du coeur et un sombre individu issu de son passé venu le faire chanter.

 

 

Mon humble avis : Je ne connaissais le Docteur Knock (de Jules Romain) que de nom et n'avais aucune idée de qui il était vraiment, ni ce que son histoire racontait. Aussi, il m'était impossible de vous dire si le film était fidèle à la pièce initiale ! Heureusement, Allociné (mon 2ème meilleur ami après Google) est là et m'a donné quelques réponses.

A l'origine, l'action de Knock se situe dans les années 1920, qui voient la naissance du totalitarisme en Allemagne.

Lorraine Levy a transposé l'histoire dans les années 50, s'approchant ainsi d'un sujet toujours contemporain : l'arrivée d'un étranger dans une cité. Et d'un docteur cruel et sans pitié, elle a fait un Knock toujours mégalo et manipulateur, mais à la fois très humain et sensible. Un toubib que l'on aime tout en étant tout de même un peu dérangé de l'aimer, car il n'est pas toujours très "catholique".

Le film de Lorraine Levy est franchement charmant, lumineux (ses personnages principaux ne sont pas étrangers à cette luminosité), joyeux, plaisamment drôle. Il dispense une jolie délicatesse surannée. Un vrai plaisir pour les yeux que la reconstitution d'un petit village des années 50, avec ses échoppes et son atmosphère. Et un pur régal pour les oreilles que les dialogues qui j'imagine, reprennent des phrases cultes de Jules Romain. 

Oui, j'ai beaucoup aimé ce film qui donne le sourire, qui nous invite dans cette petite communauté villageoise peuplée de personnages haut en couleur ! Ah ce facteur merveilleusement interprété par Christian Hecq, il m'a bien régalée celui-là ! Le curé, alias Alex Lutz, vaut aussi le détour. Quant à Omar Sy, brillant une fois de plus !

Knock nous emmène ailleurs dans une atmosphère bon enfant, dans une autre époque qui annonce bien la nôtre. En sortant de la salle, une chanson de Renaud, "Etudiant poils aux dents" m'est venue en tête avec une phrase précise : "La médecine est une putain, et son maquereau c'est le pharmacien" ! Knock en démontre sans doute les prémices !

A voir évidemment, pour passer un très bon moment de cinéma !

 

PS : Ouvrez vos yeux, à quelques reprises, Lorraine a glissé un clin d'oeil un Jules Romain (clin d'oeil que mes copines de séances n'ont pas vu)... Un indice... les plaques de noms de rue !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Octobre 2017

Roman - Editions Livre de Poche - 216 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en mai 2014

 

L'histoire : Dans Paris, un immeuble est occupée par 5 femmes. Leur point commun, elles ont toutes renoncé à l'Amour, aux hommes. De toute façon, ce renoncement est exigée par la propriétaire, qui habite au 5ème étage et aucun homme ne peut pénétrer dans l'antre. Carla, l'une d'entre elle, s'envole pour quelques mois en Inde et prête son appartement à Juliette. Celle-ci, en rêvant du grand amour, va bousculer cette petite communauté...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un roman agréable, qui se lit bien vite, idéal pour un après-midi plage ou couette, entre deux lectures plus "littéraires" va-t-on dire. Il fait partie de ce que l'on appelle les "feel good books". C'est drôle, c'est émouvant aussi, c'est rythmé mais cela surfe surtout sur la surface plutôt que de plonger vraiment sur le sujet. Aussi, je pense que ce roman est plus là pour poser des questions que d'en donner les réponses.

Bien sûr, cette histoire de femmes ayant renoncé aux hommes m'a parlé et émue, parce que je me suis retrouvée dans certaines d'entre-elles. Les raisons et les histoires de vie qui ont poussé quelques-unes à renoncer aux hommes m'ont même bouleversée. Après, ce livre n'est pas un pamphlet contre le masculin. Mais il semble démontrer une fois de plus que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. Que les attentes en amour sont différentes, et le comportement aussi... Les unes s'enflamment au premier regard et les autres prennent peur dès que le mot "demain" ou "la semaine prochaine" ou encore "bébé" sont prononcés et prennent la poudre d'escampette.

Le personnage de Juliette, qui n'a jamais connu l'affection et l'amour de ses parents, est particulièrement touchant.

Maintenant, j'ai trouvé le caractère de la Reine (ancienne danseuse étoile) un peu trop radical et son comportement trop despotique. Puisque dans cet immeuble tout homme y est interdit de présence, qu'il soit plombier ou fils d'une des locataires.

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes est donc finalement un roman sur l'Amour. L'Amour bonheur et souffrance. L'Amour nécessaire ou optionnel. Séduire et le crainte de ne plus séduire, à cause de quelques kilos en trop ou de rides bien profondes. De la jeunesse qui s'est évanouie. 

Je pense que l'objectif de ce roman est aussi de dé stigmatiser les célibataires, et qu'il n'y a pas de recette pour le bonheur. Celui-ci peut se vivre en couple, comme seule, avec la mise en place de substituts. L'on peut être très heureux seul ou en couple, comme on peut être aussi malheureux dans ces deux situations. Rien ne garantit le bonheur qui ne dépend pas forcément d'une autre personne. Le bonheur n'a pas n'a pas d'archétype

Bref, c'est divertissant, c'est frais, c'est léger, ça ne prend pas la tête, mais le sujet et les personnages ne sont ni approfondis ni développés. Ca survole ! C'est du feel good quoi !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Octobre 2017

J'accuse, je proteste, je râle, je sature, j'étouffe, j'en peux plus, y'en a marre, ASSEZ !

 

Je précise d'abord que ce billet est écrit et réalisé sans effets spéciaux, sans images de synthèse et sans exagération !

Lundi dernier, dans ma boite au lettre, quatre grosses, belles et grandes enveloppes, agrémentées des mots "courrier personnel, ne pas plier".

Ces courriers me proposaient d'aider les animaux de fermes maltraités, de lutter contre le cancer, d'aider les enfants Sioux du Dakota à aller à l'école grâce au pasteur Machin, et de lutter contre le paludisme avec l'institut Pasteur, et la Fondation de Recherche Médicale me relançait vu que je n'avais pas répondu à leur missive de la semaine précédente.

Semaine précédente où j'avais aussi été sollicitée par Action contre la faim, l'Armée du Salut, j'en passe et des meilleures, bref, j'ai réuni tous les logos des organismes caritatifs qui m'ont envahie ces 10 derniers jours. Et ce midi, en rentrant, c'était la Société Saint Vincent de Paul qui espérait mon virement bancaire en échange d'une icone de Sainte Vierge et de l'Enfant Jésus. Trop mignon.

Et encore, je ne vous parle ici que des enveloppes épaisses que je monte chez moi. Je passe sous silence les courriers tout minces, qui vont directement dans la poubelle collective de mon immeuble, celle qui reçoit les prospectus etc...

Les grosses enveloppes ont le droit d'entrer chez moi car elles contiennent des cadeaux exclusifs ! Aussi, je possède assez de cartes postales pour présenter mes voeux et souhaiter un joyeux Noël à mes proches jusqu'à l'an 2025. Bon, j'éviterai d'envoyer les cartes d'Action Contre la faim pour Noël, pour que vous n'ayez pas devant vous le visage d'un pauvre petit gamin africain pendant que vous étouffer sous votre dinde aux marrons, le foie gras et la bûche à la légère crème au beurre. 

J'ai aussi assez de cartes pour vous souhaiter un bon printemps (oh les jolies fleurs), votre anniversaire (oh, ce doit être des reproductions de tableaux d'art très contemporain) ou juste vous faire un petit coucou avec un beau toutou SPA sur la carte !

Avec cela, j'ai bien sûr assez de stylo (chiens d'aveugle, Institut Pasteur et autre) pour vous écrire et recopier manuellement "A la recherche du temps perdu".

Enfin, j'ai assez de petites étiquettes portant mon nom et mon adresse à coller derrière les courriers que j'envoie pour tenir jusqu'à ce que je déménage en maison de retraite.

 

 

Il m'est évidemment arrivé de donner à l'une de ses associations... Et j'imagine qu'il y a, dans ce domaine aussi, échange, vente ou trafic de fichiers de coordonnées.

Je vis avec l'équivalent d'un tout petit SMIC, aussi, mes moyens ne sont pas infinis, même si, mon coeur est grand et souffre des malheurs du monde.

Lorsque je donne, ce sont des petites sommes, que je ne peux pas déduire de mes impôts puisque je n'en paie pas. Néanmoins, malgré la petitesse de la somme que je donne, je reçois ensuite moult courriers, avec un revenu fiscal tout d'abord, un merci ensuite et enfin, d'autres sollicitations.

L'une de ses associations, à qui j'avais fait un don lors d'un tremblement de terre ou un cyclone en Haïti, a même été jusqu'à me téléphoner un soir pour me conseiller de passer au virement mensuel. Le conseil est vite passé à l'insistance, à mon dégoût, et à une baisse certaine de mon degré de politesse.

Je veux donner quand je le peux et quand je le veux et que l'on me fiche la paix. Je défends déjà des causes dans mon quotidien, mais par l'action, puisque mes moyens financiers sont limités. Mais même l'action "coûte" (déplacements etc). Chaque semaine, je vais passer un après-midi à la SPA pour promener des chiens qui passent 23h30 par jour en cage, les bons jours, quand il y a des bénévoles pour les promener. Sinon, c'est cage H24. Cet aller-retour chez moi/SPA me coûte déjà 6.50 d'essence et d'usure de voiture (Dixit Mappy). Malgré cela, presque 2 fois par mois, je reçois une sollicitation postale de la SPA. 

Limite, en rentrant chez moi, je préfère trouver dans ma boite aux lettres la douloureuse taxe d'habitation qu'un courrier de l'UNICEF avec des photos d'enfants en malnutrition dans un camp de réfugier quelque part dans la Corne de l'Afrique. Je sais ce qui ce passe, hélas, dans le monde, je n'ai pas envie qu'on me le rappelle à ce point.

Bien entendu, ce ras le bol de ce harcèlement de ma bonne conscience ne tient même pas compte des dizaines de mails mensuels reçus pour signer des pétitions contre le trafic d'ivoire, contre la présence d'animaux sauvages dans les cirques, contre l'excision, bref, contre tous les vices du monde qui pourtant me brisent le coeur.

Et le pire, quand je trie tous ces courriers de bonnes oeuvres reçus, que j'arrache les feuilles, les RIB à remplir, les blablas qui devraient me tirer les larmes, les enveloppes dotées d'un "T", mais que je garde les cartes et les stylos (N'oubliez pas, "la recherche du temps perdu" ! ), j'ai une image encore plus triste qui envahit mon cerveau, celle-ci : 

 

 

 

Et un jour, il n'y aura plus assez d'arbres et de papier pour que je reçoive une grosse enveloppe avec des jolies cartes comme celle-ci... Alors, je ne pourrais plus vous souhaiter un bon anniversaire, un joyeux Noël, une bonne retraite, ou de joyeuses fêtes de Pâques !

 

 

Bref, quel gâchis !

Et bien évidemment, depuis que j'ai rédigé ce billet, d'autres courriers sont venus compléter ma collection !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 17 Octobre 2017

Film de Tonie MARSHALL

Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Samy Frey, Benjamin Biolay

 

Synopsis :  Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

 

 

Mon humble avis : Numéro Une est un film sobre, efficace et diablement classe !

Un film sur le monde impitoyable des affaires, des affaires au plus haut niveau, où tout se mêle, même la politique. Il nous plonge dans les arcanes de ce milieu qui est m'est totalement inconnu. Bien entendu, il ne donne pas forcément le moral dans le sens où il montre que tout est corrompu ! Tout y est stratégie, compromis, trafic et réseau d'influence, menace, chantage. Oui, tous les coups bas y sont permis, même les plus vils.

Numéro Une est aussi évidemment un film féministe, sur le combat des femmes pour être reconnues. Ici dans le monde des affaires et de l'industrie. Mais ce film ne se veut pas victimaire, même si, l'on entend bien des propos déplacés sur les femmes, que l'on voit bien une main "déplacée" sur une cuisse.

Ce qui est formidable, c'est que le personnage d'Emmanuelle, malgré ses fragilités personnelles, reste une femme forte, qui a de la répartie, mais une répartie bien plus subtile et fine que ses collègues masculins. De même, elle a un rapport avec ses partenaires (clients) chinois qu'un homme ne pourrait sans doute pas avoir. Ceci montre bien l'utilité et la parfaite légitimité des femmes et de leur présence à de tels postes, dans la haute stratosphère tant de notre économie que de notre politique. Et bien sûr, on constate qu'elles se battent deux fois plus.

Evidemment, Numéro Une est aussi l'occasion de dresser un magnifique portrait de femme, tiraillée entre ses propres valeurs et celles de son entourage. Cette femme, c'est l'extraordinaire Emmanuelle Devos, extraordinaire d'ordinaire, de naturel, de simplicité. J'aime beaucoup cette actrice toute en subtiles nuances.

Par contre, étant bien étrangère au milieu décrit, j'avoue avoir été un peu perdue au milieu des noms cités et de leurs rôles, comme dans certains événements stratégiques. D'où mes 3 pattes. Si j'avais une autre culture, j'aurais pu, assurément, ajouter une quatrième patte de matou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2017

Reprenons les choses dans l'ordre sur Lanzarote, avec les photos du premier jour de rando ! En plein coeur du Parc National de Timanfaya, à l'Ouest de l'île.  Une journée très volcanique, avec presque une impression de voyage au centre de la terre, ou de voyage sur la lune !

Je me contente ici de copier/coller le descriptif d'Allibert, (le voyagiste avec lequel je suis partie) de cette journée :

Le parc naturel de Los Volcanes ainsi que le parc national de Timanfaya, recouverts par les rejets des éruptions de 1730-1736 et 1824, sont des aires protégées représentant le volcanisme passé de Lanzarote. Cette randonnée nous permet de découvrir le monde fascinant des volcans : traversée d’anciennes coulées de lave, montée au sommet des cônes volcaniques où se trouvent des cratères spectaculaires, franchissement de tunnels et lacs de lave, etc. Toutes les structures volcaniques sont bien conservées car, en raison du climat aride, la végétation croît très lentement, affectant peu le paysage et offrant un immense musée en plein air de la volcanologie. Malgré tout, la vie est présente et cela nous permet de voir comment s’opère sa renaissance lente mais constante, sur des terres de lave.

5 h de marche. M : 200 m. D : 200 m. 12 km.

UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
1er gadin ? Une mauvaise rencontre ? Rien de tout cela ! Des mûres sauvages énormes, juteuses et délicieuses !

1er gadin ? Une mauvaise rencontre ? Rien de tout cela ! Des mûres sauvages énormes, juteuses et délicieuses !

UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
UN DIMANCHE A LANZAROTE : AU COEUR DES VOLCANS
Bon, il me reste encore beaucoup de photos de cette première journée de rando, donc je pense qu'elles feront l'objet du prochain billet "Lanzarote"

Bon, il me reste encore beaucoup de photos de cette première journée de rando, donc je pense qu'elles feront l'objet du prochain billet "Lanzarote"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 13 Octobre 2017

Roman - French Edition - 12h24 d'écoute- 17 €

 

Parution d'origine en 1890

 

L'histoire :  Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d'une lignée maudite. Lantier a assisté au meurtre d'un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d'elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à " la bête enragée qu'il sent en lui " à la seule vue de la nudité d'une femme.
Un voyage tragique commence, où la démence, la jalousie et le crime sont portés à l'incandescence dans le plus russe des romans français.

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Oh, un pur et grand classique sur mon blog !?! Inattendu non ? Oui, j'avoue. Et me voilà bien maintenant, car lire un grand classique n'a en soit rien d'héroïque, mais le chroniquer, c'est une toute autre affaire ! Parce que tout a déjà été dit sur ce roman qui a, depuis plus d'un siècle, était décortiqué et expliqué par les plus grands spécialistes et par un prof de français sur deux en France ! Aussi, mon avis n'en sera pas un (ceux qui recherchent une explication de texte ici seront bien déçus !) mais un ressenti !

Je pense que c'est le temps qui définit surtout la grandeur de l'oeuvre et pour "La bête humaine", le temps a déjà fait son oeuvre. Que ce soit en 1890 ou en 2017, il est clair que ce roman est un chef d'oeuvre.

Cela fait exactement 30 ans que j'ai lu mon premier et mon unique Zola : Germinal. Lu plus ou moins sous la contrainte. A cette époque, j'avais presque cessé de lire, dégoûtée par les lectures imposées au collège. Mon père m'a pris par la peau du cou, m'a déposée devant la bibliothèque familiale et m'a dit : "Tu choisi le livre que tu veux, mais dans 2 semaines, je veux une fiche de lecture". J'avais pris et adoré Germinal, qui contait entre autre l'Histoire de ma région natale. Et pourtant, ensuite, plus ou peu de classiques. Pour moi, ils ont quelque chose de terrifiant dans leur forme de pavé, écrit tout petit avec des couvertures soit moches, soit déprimantes, soit effrayantes, soit les 3 en même temps.

Et puis voilà que je tombe sur la version audio de La bête humaine. Et là, c'est la révélation ! C'est clair, je n'avais qu'une hâte, me retrouver dans ma voiture ou à marcher le long de mon canal pour en poursuivre l'écoute ! Et oui, Emile Zola m'a happée !

Je pense que s'il paraissait aujourd'hui, ce roman serait classé dans les étagères "thriller" des librairies. Quel suspens à couper le souffle ! Les victimes deviennent des bourreaux, tout le monde se manipule d'une façon ou d'une autre, on ne sait plus toujours qui est la proie, qui est le chasseur, tout semble pouvoir basculer à tout moment, le doute nous habite tout au long du roman. Les personnages sont autant ambivalents que passionnants, inquiétants qu'attachants et croqués et approfondis à merveille !

La bête humaine est le 17ème titre de la série des Rougon-Marcquart sur 20. Je ne pense pas m'arrêter là, tant j'ai été séduite par la beauté de la langue et du style, tant la construction du roman est grandiose, tant le rythme m'a plu. En livre audio, les quelques longueurs subis par certains ne m'ont pas dérangée, tant elles étaient encore l'occasion de me délecter de cette magnifique écriture. Zola nous plonge dans la folie meurtrière de l'âme humaine qui n'est jamais loin de son animalité. De ce fait, l'intensité dramatique ne quitte pratiquement pas son paroxysme du début à la fin de l'histoire, donc on se demande vraiment quel en sera le dénouement !. Le tout, dans une société de la fin du XIXème siècle, qui se croit bien-pensante mais déjà bien gangrenée par la corruption et le qu'en dira-t-on.

C'est donc à 45 ans que je découvre et réalise vraiment l'immense talent d'Emile Zola, comme quoi, il n'est jamais trop tard pour bien faire !... Et bien faire, c'est surtout le faire par envie et curiosité personnelle. Du coup, je ne compte pas m'arrêter là et je songe, dans les mois et années à venir, à me transformer en spécialiste des Rougon-Macquart, et à m'y plonger en toute connaissance de cause !

Si comme moi, vous êtes récalcitrants devant les "classiques", tentez avec La bête humaine, vous ne devriez ni sombrer dans l'ennui, ni être déçus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Octobre 2017

BD - Editions Dargaud - 432 pages - 27.50 €

 

Parution en septembre 2016

 

Le sujet :  En 1997, alors qu'il est responsable d'une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l'a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d'un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l'auteur de "Pyongyang", de "Shenzhen", de "Chroniques birmanes" et de "Chroniques de Jérusalem".

 

Tentation : La blogo qui m'a informé par un billet que cette BD existait !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Quel plaisir de retrouver l'univers de Guy Delisle, même si c'est à propos d'un sujet aussi grave et oppressant qu'une prise d'otage.

Même si l'introduction au récit nous rassure sur son issue, puisqu'il s'agit d'une BD inspirée des rencontres de Guy Delisle avec Christophe André, les pages se tournent avec une sensation de suffocation tant l'on ressent les sentiments de l'otage, entre désarroi et terreur.

L'enfermement et le temps qui passe sont admirablement bien retranscrits par Guy Delisle par des dessins (comme d'habitude) très épurés. Le vide de la pièce où Christophe est enfermé avec pour "seule distraction visuelle", une pauvre ampoule dénudée qui pend au plafond. Le temps qui passe, c'est un petit rai de lumière qui passe à travers les planches qui occultent la fenêtre, et e petit rai qui se déplace sur le mur au fil des heures.

Un commentaire sur Amazon me choque. Le voici :  "Le livre est pourri!!!! Les jours s'enchainent, on lit 100 fois les mêmes pages. Super déçue, c'est d'un ennui..."

Et bien c'est que cette lectrice n'a rien saisi du sujet qu'elle lisait. Car évidemment, chaque nouvelle journée d'un otage ressemble à la précédente. C'est cela qui est démontré dans cette ouvrage : l'ennui, l'inactivité des otages laissant libre cours à toutes sortes d'imaginations scénaristiques sur leur avenir et parfois, un petit détail qui fait que la journée est différente. Le petit détail peut prendre la forme d'une simple gousse d'ail et le plaisir de la déguster.

Mais dans ce néant et cet ennui de l'otage, reste l'espoir d'être libéré, l'angoisse que peut-être personne ne le cherche et l'effort pour rester en contact avec une certaine réalité : surtout bien compter les jours, surtout connaitre la date du jour, ne pas se tromper.

Bref, cet album de Guy Delisle est une fois de plus diablement efficace, réaliste puisqu'on ne peut plus vécu, un coup de poing à l'estomac marquant et inoubliable.  A lire évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 9 Octobre 2017

Film de Claire Denis

Avec Juliette Binoche, Philippe Katerine, Xavier Beauvois,Gérard Depardieu

 

Synopsis :  Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

 

 

Mon humble avis : Mais quel ennui, quel ennui mortel !

D'ailleurs, à mi-film, le personnage de Juliette Binoche, dans un dialogue, décrit parfaitement les choses : "On piétine là, on tourne en rond".

L'affiche et le titre du film laissait pensait à une "résurrection" de cette Isabelle, qui patauge dans des amours ratés. Que nenni, tout le film montre cet embourbement (dont personne ne s'étonne, vu les relations qu'Isabelle choisit) et l'expression "Un beau soleil" intérieur" ne vient qu'en tout fin de film, alors que le générique défile déjà.

En fait, le seul plaisir du film est celui qu'a sans doute pris Claire Denis à filmer Juliette Binoche au plus près, entre sourires et larmes. Oui, Binoche est lumineuse, mais ça ne suffit pas à faire tenir un film debout.

Si j'avais été seule au ciné, pour sûr, j'aurais quitté la salle pour ne pas perdre mon temps.

Que dire des dialogues ; ennuyeux, navrants, agaçants au plus haut point. Aucun personnage ne sait finir ses phrases et quand il en recommence une, on tremble d'avance d'irritation. Exemple de dialogue : "Tu ne dis rien" ? "Je ne sais pas" ? "Pourquoi ? " , "Je ne sais pas " , Tu penses que je devrais dire quelque chose". " Je ne sais pas, peut-être" , "Mais dire quoi" 'J'en sais rien, ç'est à toi de savoir"... Bref, et cette exemple bidouillé par moi n'est en rien exagéré. D'autant plus que dans le film, chaque personnage répète d'abord la question de l'autre. Bref, c'est d'une interminable vacuité !

Bref, je leur aurais bien foutu quelques paires de baffes à ces personnages qui se noient dans leurs petits malheurs égocentriques de riches parisianistes immatures. Bon, les choses s'expliquent un peu dans le générique de fin qui présente Christine Angot comme co-scénariste. L'imbroglio général tient donc de sa source.

Bref, pour moi, ce film est un raté complet, qui n'a pas rebondit sur la seule chose qui aurait pu le sauver : Le personnage de Philippe Katerine et ses propositions envers Isabelle. Si Isabelle s'était penchée sur ses propositions, on aurait sans doute pu avoir un film moins vide, que l'on aurait peut-être pu regarder à un 2ème ou 3ème degré et qui alors nous aurait fait rire. Mais là, rien de tel. On ne rit pas, on ne pleure pas, on ne peut même pas s'émouvoir devant ces personnages nombrilistes...

Quel dommage. Quand on pense au nombre de films qui, chaque année, ne voient pas le jour faute de financement et qu'on se retrouve à regarder ce navrant soleil intérieur, on se dit qu'il y a maldonne.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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