Publié le 5 Novembre 2018

Film de Brian Singer

Avec Rami Malek, Gwilym Lee, Ben Hardy, Lucy Boynton

 

Synopsis : Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

 

 

Mon humble avis : Film vu en super salle Dolby en V.O, off course et Waouh.... It's a kind of magic !

Et a y'est, cela faisait un bail, mais j'ai chialé comme une madeleine lors de certains passages scéniques/musicaux du film. Par ce qu'à découvrir ainsi ce que fut la vie de Freddy Mercury et de ses acolytes de Queen, et bien l'on découvre ou redécouvre la force de certaines de leurs chansons. Et qui plus est, comme chacun sait, une chanson peut parler de façon quasi universelle, et ce qui que l'on soit, femme, homme ou autre, et quel que soit notre vécu. Alors voilà, lors des passages scéniques du concert Live Aid, j'ai versé un torrent de larmes...

L'acteur principal, Rami Malek est bluffant XXL dans la peau de Mercury, tant dans celle de l'homme que du chanteur show man. Grâce à lui et aux autres comédiens, j'ai découvert qui était l'homme Mercury, ses origines, son environnement familial, ses rêves, ses angoisses, ses tourments, ses excès, ses ambiguïtés. Et pourtant, là n'est pas, à mes yeux, l'essentiel du film. Enfin, c'est ma pensée... Je pense que chacun pourra voir ce film à sa manière, selon qu'il s'intéresse à la vie des people ou si pour lui, seul compte le génie musical.

Car c'est bien cela que développe Bohemian Rhapsody... La naissance du groupe Queen, les premiers enregistrements en studio bricolage, puis l'ascension fulgurante du groupe et ses tournées internationales. Mais surtout, nous découvrons la genèse des plus grands tubes de Queen, l'imagination extraordinaire, la créativité délirante, l'ultra perfectionnisme de ces quatre artistes dont on ne peut nier le génie rare. Et ce génie rare a donné naissances à des tubes immortels... Comment est né We will rock you ? Bohemian Rhapsody, Another one bites the dust ? L'une d'une dispute entre les membres de Queen, l'autre d'un retard de Freddy Mercury, et oui !

Bref, un film pour les amoureux de la bonne musique, du bon son, des légendes qui traversent les générations et ne se démoderont jamais, des hommes qui ont révolutionné l'univers musical et scénique.

Maintenant, pour être honnête, j'aurais aimé que le film dure plus longtemps, pour que bien plus de titres de Queen qui ont rythmé notre jeunesse et qui nous enterrerons trouvent chacun leur moment de gloire dans ces deux heures quinze. Cela amène une petite frustration, mais qui est minime fasse à l'immense plaisir et l'émotion qui émanent de ce film. Allez, Show must go on !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 31 Octobre 2018

BD - 2024 Editions - 68 pages - 15 €

 

Parution en octobre 2017

 

Le sujet :  Tous les dimanches, Tom Gauld illumine de son talent le cahier littéraire du prestigieux journal britannique The Guardian.  voici enfin une nouvelle sélection de ces strips dominicaux ! L'occasion de croiser un James Bond féministe, de recevoir un texto de Dracula et surtout, d'apprendre le sens de la vie de la bouche même de Franz Kafka - en même temps que la recette du cake au citron... 

 

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

 

 

Mon humble avis : Pas évident d'évoquer un tel album, qui fait figure d'OVNI dans mes habitudes livresques... Car pas d'histoire en fait ! Bon, prévenir d'abord... Si c'est le nom de Kafka qui vous motive à acheter cet album, méfiez-vous ! De Kafka, il n'est question que sur une demi-page.

D'ailleurs, je vous encourage plus à acheter cet objet plutôt qu'à l'emprunter... En effet, En Cuisine avec Kafka est une compilation de planches différentes, mais presque aussi toutes jubilatoires les unes que les autres, qui passent d'un sujet à un autre... Avec tout de même quelques fils rouges... Les livres, l'éditions, la lecture, l'écologie, les vices et l'évolution de notre société et surtout, les travers de notre époque (comme la "pétionnite aiguë" haha ! et tellement vraie !). Et sur chaque planche, c'est un peu le "poids des mots, le choc des dessins". Alors, pour apprécier cette oeuvre à bon escient, mieux vaut pouvoir y revenir régulièrement... En plus, c'est parfois si réaliste et évident, si drôle, voire loufoque ou ubuesque, que ça garantit une sacrée banane. De mon côté j'ai lu cet album d'une traite en urgence (retard envers la bib)... De ce fait, ma lecture est devenue une consommation avide plutôt qu'une délectation, et c'est un peu dommage (pour moi évidemment !).

Tiens, une idée me vient en tête... Bientôt, on va nous bassiner avec Noël... Et bien figurez-vous que cet album, aussi hilarant que bel objet, pourrait se révéler un judicieux cadeau pour les amoureux des livres, des BD et des bons mots un brin moqueurs... le tout en se distrayant. Vous y trouverez les obligations pour écrire un bon livre, les conseils avisés pour en écrire un mauvais etc.

Mais le meilleur moyen de vous convaincre, est peut-être de vous montrer quelques planches ! Après tout, une oeuvre n'est jamais mieux servie que par elle-même !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Octobre 2018

BD - Editions Gallimard Jeunesse - 120 pages - 16.90 €/tome

 

Parution du premier tome en 2010

 

L'histoire :  Bienvenue est étudiante aux Beaux-Arts de Paris. Elle manque d'argent, enchaîne les petits boulots et vit en colocation avec Lola, sa cousine délurée. Entre les enfants qu'elle garde, le nouvel amant de sa mère, les peines de coeur de Lola, et la jeune fille suicidaire qui a décidé d'être son amie, Bienvenue a le sentiment de ne s'occuper que des autres et cherche un sens à sa vie...

 

 

Tentation : Ma "fanitude" de la série Aya de Yopougon de la même auteur

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Déjà, en entamant le tome 1, assurez-vous que vous pourrez vous procurer très vite, ou en même temps, les deux autres tomes. Je me suis faite avoir, n'ayant au début que les deux premiers tomes... Et le deuxième tome s'achève vraiment dans le vide, donc j'ai été frustrée jusqu'à ce que je puisse me procurer le troisième. Qui plus est, les 3 tomes forment vraiment un ensemble, qui permet d'approfondir les personnages, d'apprendre à les apprécier e fonction de leurs évolutions. (Voilà pour mon conseil avisé !)

Je dirais que quelque part, les aventures et mésaventure de Bienvenue font pensée à celle d'Aya, le personnage phare de la célèbre série de Marguerite Abouet. Bienvenue est une jeune fille débordée par les problèmes des autres, au point d'enfouir les siens et ainsi, de ne pas pourvoir les solutionner. Bienvenue est sollicitée par tout le monde, pour régler pacotilles ou grand désespoir, sans jamais se demander si Bienvenue va bien et si elle a les épaules assez fortes pour porter tout cela. En fait, Bienvenue est la version européenne/parisienne d'Aya l'africaine. Ces albums sont donc très agréables à lire, vivants... Mais évidemment, ils n'ont pas le charme ni l'exotisme des Aya de Yopougon... Point de palmier, ni de case, ni de boubous, ni de chemin en terre. Et évidemment, point de toutes ces expressions africaines qui rendaient les Aya très drôles.

Il n'empêche, l'histoire fonctionne bien et l'on s'attache de plus en plus au personnage, qu'ils soient secondaires ou principaux. Même si certains sont agaçants dans le premier tome, ils évoluent par la suite et révèlent le meilleur d'eux même sur la fin.

Bienvenue, c'est aussi la vie plus ou moins communautaire d'un palier d'un immeuble parisien, palier de chambres de bonne améliorée, habitées par des personnages plus ou moins haut en couleurs, en caractère et en problématique. Et finalement, tout le monde apprend à se connaitre, à ne plus se regarder le nombril, puis à s'entraider, de façon très touchante. Bien sûr, c'est Bienvenue qui est le lien et la colonne dorsale qui unit tout ce petit monde.

Et puis, la morale de l'histoire... Et bien pour Bienvenue, ce sera de réaliser que s'éloigner un peu des problèmes des autres est parfois salutaire... Cela leur permet de se retrouver face à leur propre responsabilité et décision, de ne pas compter sur une seule personne et ainsi, tout le monde se met à la tâche... Et alors seulement, Bienvenue trouvera enfin le temps et le calme pour réfléchir et faire la paix avec elle-même, pour enfin profiter de la vie ! Et être sa bonne samaritaine à elle, et non plus celle des autres !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Octobre 2018

BD - Editions Soleil - 144 pages - 17.95 €

 

Parution en octobre 2016

 

L'histoire :  Le dernier voyage que Jung a effectué en Corée le confronte à une famille qui voit en lui leur fils perdu depuis 40 ans. Faut-il faire un test ADN ? Et si la réponse était positive ? Comment ont-ils perdu cet enfant ? Quid de sa famille en Belgique, qui l'a chéri et élevé ?! Partagé entre Europe et Asie, entre le souvenir de ce qui a été et tout ce qui aurait pu être, Jung tente de définir son métissage.

 

 

 

Tentation : Ma lecture des tomes précédents

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Quelle ne fut pas ma surprise, il y a quelques jours, de trouver en bibliothèque cet album dont j'ignorais l'existence, alors que les 3 premiers tomes m'avait enchantée, captivée, chamboulée ! Bref, la parution de ce 4ème tome m'est passée inaperçu... Pas qu'à moi me semble-t-il, car je n'ai point lu de billet le concernant sur les blogs de mes copines. Pourtant, il y a 4 ou 5 ans, les albums de Jung se voyaient partout !

Jung, le petit coréen adopté par une famille belge, a aujourd'hui 50 ans. Il en avait 44 lors de son premier voyage en terre natale. Et dans ce tome, nous l'y accompagnons pour le quatrième voyage. Entre temps, il est devenu "célèbre" là-bas, grâce à ces BD bien sûr, mais surtout pour leur adaptation cinéma ! Certes, la célébrité est relative, mais réelle, surtout auprès des gens touchés de près ou de loin par l'adoption internationale d'enfants Coréens... ou d'ailleurs.

La quête identitaire de Jung n'est pas achevée, d'ailleurs, l'auteur se demande si une quête identitaire se termine un jour. Dans la première partie de ce tome, avant de s'envoler de nouveau pour la Corée, Jung donne la parole à sa mère adoptive, qu'il n'a pas vue depuis 3 ans. C'est l'occasion de revenir sur l'arrivée de Jung en Europe, de son adaptation en tant qu'enfant, tant à la langue, qu'à la famille, qu'à son environnement. Jung et sa mère évoque aussi le suicide de Valérie, soeur de Jung, également adoptée en Corée.

J'ai été ravie de retrouver Jung dans ce tome, et le serai bientôt une nouvelle fois, puisque l'auteur annonce l'écriture d'un cinquième tome. J'ai eu l'impression de retrouver un vieil ami, mais aussi une part de moi, puisque, même s'il est adulte maintenant, Jung revient toujours sur des moments de son enfance. Et une enfance, nous en avons tous eu une !

Jung apprivoise de plus en plus la Corée, à chacun de ses voyages là-bas... Ce qui en fait, ne simplifie pas tant que ça sa démarche... Plus il passe de temps en Corée, moins il se sent Européen, puisque dans la rue, les gens lui ressemblent... mais il ne les comprend pas lorsqu'ils parlent. L'identité est vraiment une vaste question... Le physique, la langue, la mémoire, les coutumes; les traditions ancestrales, le mode de vie contemporain, mais aussi l'amour que l'on reçoit, les souvenirs... C'est tout cela l'identité. Et lorsqu'une mère biologique se profile, et qu'il est question de test ADN... Et bien réponse dans le tome 5 sans doute !

Au niveau du ton, ce quatrième tome est dans la même lignée que les précédents, pas de rupture. Traits fins, humour, auto dérision, émotions, sincérité, complicité avec le lecteur... Bref, une retrouvaille inespérée pour moi, et qui m'a fait du bien. Et oui, on s'attache !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Octobre 2018

Film de Nadine Labaki

Avec Zain Alrafeea, Yordanos Shifera, Nadine Labaki

 

Synopsis :  À l'intérieur d'un tribunal, Zain, un garçon de 12 ans, est présenté devant le juge. À la question : " Pourquoi attaquez-vous vos parents en justice ? ", Zain lui répond : " Pour m'avoir donné la vie ! ". Capharnaüm retrace l'incroyable parcours de cet enfant en quête d'identité et qui se rebelle contre la vie qu'on cherche à lui imposer.

 

 

Mon humble avis : Cela fait quelques paies qu'au cinéma, je ne vais voir que comédies ou films "d'action", afin bref, du cinéma distrayant. Virage à 180 degrés avec Capharnaüm...

C'est simple... pas un bruit dans la salle, même lorsque les lumières se rallument, plus tardivement que d'habitude il me semble.

Ce film est bouleversant à double titre... En tant que fiction déjà, mais surtout parce que cette fiction est tirées de divers faits et vies réels. Bien sûr, dans notre standing d'européen, on sait vaguement que de telles vies existent. Mais cela reste une notion que l'on chasse vite de son esprit... par confort sans doute, pour que notre vie reste ce qu'elle est : vivable voire agréable.

Capharnaüm traite de multiples sujets en environnement réel, avec des comédiens qui n'en sont pas... Qui "jouent" ce qu'ils vivent ou ont vécu au quotidien. Nous sommes donc au plus près de la vérité : les immigrés clandestins, la vie et l'existence officielles qui tiennent à un papier, le racisme, le travail clandestin. Mais surtout la maltraitance des enfants, leurs non-droits finalement, et  "l’impassibilité de la convention des droits des enfants…".  Et ce qui choque le plus dans ces images, c'est l'indifférence des adultes et des habitants des beaux quartiers" devant le sort de cet enfant, qui s'occupe seul d'un bébé, sur un trottoir...

Tout au long du film, on suit donc le parcours de Zain, un gamin de 12 ans, d'une maturité rare et qui fait preuves de ressources extraordinaires devant les épreuves... Et l'on réalise que si ce gamin est mature à ce point, c'est parce qu'il n'a pas le choix. Il doit se défendre, survivre... On pourrait dire que Zain, qui joue Zain est un génial acteur en herbe. Sauf que la réalisatrice lui a juste demandé d'être lui...

Une chose est sûre, ce film est un uppercut comme rarement il m'a été donné de voir au cinéma. La vie de Zain permet de relativiser... presque tout. En tous cas, les petits tracas et détails matériels qui agaçaient quelques heures avant la séance. Et de ce dire, que même si la vie n'épargne pas certains de nous, de vous ou de moi... Si l'on a un écran qui nous permet d'écrire ou de lire ceci, si l'on a la chance de pouvoir s'offrir une place de cinéma ou tout autre divertissement, bref, si nous vivons correctement, on est à mille lieues de la vie de Zain, qui est hélas et sans doute, un enfant parmi des centaines de milliers. Bref, ça fait réfléchir et vraiment, j'insiste, relativiser...

Un film à voir évidemment, car il donne la parole à ce qui ne l'on pas, à ceux qui n'y ont pas accès... Capharnaüm donne la parole aux oubliés de notre monde en furie...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Octobre 2018

Recueil de nouvelles - Editions Gallimard - 198 pages - 19 €

 

Parution le 11 octobre 2018 : Rentrée Littéraire

 

Les histoires :  Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune... Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d'enfance déchue, le désir de s'échapper, happés par l'espoir d'une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l'océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l'heure où les paysages s'incendient en fin de journée.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

Mon humble avis : Je lis très peu de recueils de nouvelles, qui ne sont pas dans mes choix littéraires de prédilection et qui, de fait, me sortent de ma zone de confort. Et en toute logique, je les trouve très difficiles à chroniquer... Puisque chaque nouvelle peut être aussi riche qu'un roman entier ! Pas une histoire mais plusieurs, des personnages à foison... mais évidemment, un fil rouge...

L'enfance  et l'adolescence au passé, au présent, au futur. Voilà ce qui lie les personnages de Gilles Paris. Une enfance souvent douloureuse, injuste, rêvée, regrettée. Avec autour, des adultes qui aident ou qui pèsent. Par leur maladie, par leur fantaisie, leur folie, leur égoïsme, leur souffrance, leur deuil, leur amour, leur jalousie, leur secret bien gardé, leur concupiscence infantile, leur incapacité à grandir. Alors, ces enfants, qui observent, subissent, apprécient ou analysent, réagissent sont obligés, sans s'en rendre compte, de grandir plus vite que prévu, et par un moyen ou un autre, décident de chercher la lumière et la trouvent.

Autour d'eux ou jamais loin, la nature, les arbres, la mer, l'océan. Et la lumière du soleil qui éclaire différemment, depuis l'aurore jusqu'au crépuscule, pour laisser place aux étoiles et à l'onirisme et aux rêves les plus fous. Et le vent, qui enlace ou qui chasse...

Gilles Paris n'a pas son pareil pour adoucir les maux de la vie par des mots et des images tendres, qui enveloppent, qui réchauffent ou émerveillent. Des mots qui caressent, des phrases qui se déversent doucement dans l'esprit du lecteur pour l'atteindre en plein coeur et l'émouvoir en finesse. L'écriture de Gilles Paris est vraiment très agréable à lire, avec ses métaphores si imagées, poétiques, onirique, enfantine, mais pas tant que ça. Des métaphores dignes de ceux qui savent regarder le monde et l'aspirer.

Au moment où je rédige ce billet, curieusement, sans que je puisse vraiment me l'expliquer, je me dis que la démarche de Gilles Paris envers ses personnages me fait penser à une célèbre chanson... L'envie, de Johnny, par Goldman...

Il leur donne l'obscurité puis la lumière

Il leur enlève ce qui est vain et secondaire

Pour qu'ils retrouvent le prix de la vie enfin

Pour qu'ils aiment leur terre il leur donne l'exil

Il leur donne la nuit pour qu'ils aiment le jour

Et leur donne le jour pour qu'ils aiment la nuit

Il leur donne la solitude pour qu'ils aiment les gens

Et les fait aimer être sains pour vaincre la maladie

Mais surtout, il leur donne l'envie

L'envie d'avoir envie

D'allumer leur vie.

 

4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Octobre 2018

Un dimanche avec mon club des chats, ça faisait un moment...

Les 3 loulous se portent bien... C'est le véto qui l'a dit lundi dernier, lors du rappel annuel de vaccin... qui me fait emporter environ 17 kg de chats chez le véto !

Le "régime" mélange de pâtée et de haricots verts conseillés par le véto l'an dernier pour baisser la quantité de pâtée à fonctionner.... Aucun n'a maigri... Mais aucun n'a grossi non plus !!!

Souvent, les gens se plaignent que les chats casses de bibelots etc... Chez moi, je pars du principe qu'ils font un tri de ce qu'ils trouvent moche et/ou inutile !

Quelques jours avant mon départ à Corfou en septembre... j'ai eu effectivement un bibelot brisé en 3 morceaux... merci les loulous, ça fait de la place... De ce fait, j'ai pu m'acheter une statuette d'Homer à Corfou, statuette qui avait donc une belle place qui l'attendait ! Il n'y a pas de hasard dans la vie quand on a des chats je vous dis !

 

Allez, bon dimanche à tous !

 

 

UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 19 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 3h12 d'écoute - 14.99 €

 

Parution d'origine chez Finitude en 2016 (existe en format poche)

 

L'histoire : Celle d'une famille où règne une folie douce.  Une famille atypique qui ne laisse place qu'à la fantaisie et au bonheur... le tout, sous les notes et la voix de Nina Simone... En attendant Bojangles. Les parents dansent devant leur fils et leur pie, surnommée Mademoiselle Superfétatoire 

 

Tentation : Pourquoi pas

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, librairies et blogs affichaient tous ou presque cette couverture, qui, hélas, ne m'inspirait pas trop. Quelle erreur ! Bon, en même temps, ma frilosité de 2016 m'a permis d'en lire la version audio parue en 2017... Et ça, c'est un réel bonus. Car cette version qui déjà est admirablement interprétée, offre le plaisir d'intermèdes musicaux... Quelques notes ou passages de la fameuse chanson de Nina Simone qui donne son titre au roman.

Depuis quand un roman ne m'a-t-il pas emportée à ce point, je l'ignore ! Mais mon enthousiasme est tel que mes mots paraîtrons bien fades pour l'expliquer et le partager !

La prose tout d'abord : fluide, enjouée, soignée mais guère trop. Du bonheur à écouter... Surtout qu'à un moment de ma lecture... je me suis aperçue que l'auteur glissait beaucoup de rimes au fil de ses phrases. Etait-ce systématique, je ne pourrais le dire car l'attention ne se fixe pas toujours avec précision sur les mots, mais sur l'atmosphère, l'action, le message, l'histoire. Parfois, le support que sont les mots passent au second plan.

Le choix narratif : L'auteur alterne à chaque chapitre des passages du journal intime du père du narrateur, pour ensuite laisser le narrateur s'exprimer et témoigner lui-même de son vécu. Ce sont donc les versions du père sans doute jamais devenu vraiment adulte qui donnent le change à celle du narrateur, l'ancien enfant maintenant adulte.

La fantaisie est omniprésente. Délicieuse et drôle, on s'émerveille des trouvailles de l'auteur pour construire ses personnages atypiques, leur donner vie, éduquer leur enfant comme bon leur semble, et ce fameux "bon leur semble" paraît en même temps si évident. En fait, c'est la logique de cette folie douce qui semble bien plus rationnelle que la triste réalité. Où est la folie dans notre monde ?

Au début, j'ai pensé que cette fantaisie était purement romanesque... Avant de comprendre que non... Qu'elle traduisait ce que l'auteur appelle "folie douce", celle de la mère. Et de ce fait, je ne me trouvais plus dans un roman un peu loufoque mais dans une tragédie aussi légère d'apparence que bouleversante dans son contenu réel et sa finalité. En fait, le sujet réel de "En attendant Bojangles" est la folie de la mère du narrateur. Folie pathologique bien sûr. La folie douce peut-elle durer pour toujours ? Pas sûr... Lorsque la folie devient envahissante. Et pourtant, cette folie douce amuse, étonne, divertit le lecteur, avant que celui-ci ne saisisse que pour le personnage, elle est souffrance.

Mais la folie douce n'est pas le seul sujet du roman, qui est aussi une formidable histoire d'amour, entre ces parents qui s'aiment qui qu'ils soient, tels qu'ils sont et surtout, pour ce qu'ils sont. C'est l'histoire d'un amour fou et une ode à la liberté d'être différent !

Un roman aussi lumineux que grave, aussi déjanté que juste et délicat, aussi léger que qu'émouvant. Pour moi, un pur chef d'oeuvre, qui marque, qui reste, qui laisse une empreinte ! A lire, à écouter, à relire, à offrir...

 

L'avis de Sylire et de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Octobre 2018

Film de Michel Blanc

Avec Karin Viard, Jean-Paule Rouve, Carole Bouquet, Charlotte Rampling

 

Synopsis :  Voyez comme ils dansent…
Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence.
Alex, son fils apprend qu’Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu’il allait être père.
La mère d’Eva, Véro, dans une sale passe depuis sa naissance pense qu’elle va être obligée d’arracher le sac des vieilles pour nourrir le futur enfant.
Elizabeth, dont le mari Bertrand s’est volatilisé, voit sa maison dévastée par une perquisition.
Lucie exaspérée par les délires paranos de Julien, son mari, est au bord du burn out conjugal.
Serena, la maîtresse de Julien sent qu’il lui ment. Julien ne sent pas que Serena lui ment aussi.
Loïc, fils ainé de Véro, seul élément stable de la bande ne l’est pas tant que ça.
Sans oublier un absent toujours très présent…

 

 

Mon humble avis : Un film choral comme il en existe d'autres... Sauf que "Voyez comme on danse" est vraiment servi par une super chouette brochette de comédiens... Qui nous fait dire que vraiment, en France, on est gâté par la qualité de nos acteurs.

Mais ce n'est pas tout.... Ce film est à voir rien que pour ses dialogues... Hilarants, piquants, acerbes, décalés. Pas une réplique qui soit là pour remplir, pas une phrase qui tombe à plat ou qui soit vide sens. Et un rythme : effréné ! On aurait bien envie de prendre des notes pour ensuite balancer certains échanges en soirée et briller en société... Oh pas pour notre culture, mais pour le sens de notre répartie et de notre causticité. Et bien impossible de prendre des notes ou de mémoriser quoique ce soit, car ce film ne souffre d'aucun temps mort scénaristique ! Bref, les bons mots sont jubilatoires... Les membres du Splendide en ont encore sacrément sous le pied ! Chapeau à Michel Blanc pour ces dialogues savoureux.

L'histoire quant à elle...est celle d'un roman choral, où chaque personnage va de (mauvaise) surprise en galère... Et chacun de ces personnages est plus ou moins en interaction avec les autres, par un lien familial ou amical. Evidemment, les rebondissements ne manquent pas et font de ce film (qui est une vague suite de "Embrassez qui vous voulez"), une comédie grinçante, divertissante et enlevée, avec un regard très juste sur la société bobo parisienne !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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