Publié le 22 Décembre 2018

Polar - Editions Sixtrid - 9h45 d'écoute - 19 €00

Parution d'origine chez Gallmeister en 2011

L'histoire : Walt Longmire est shérif depuis vingt-cinq ans dans le Wyoming. Il se met en route pour Philadelphie avec son vieil ami Henri Standing Bear. L'attend la-bas sa fille Cady, grande juriste. A son arrivée, Cady est dans le coma, suite à une agression. Ce qu'ignore encore Walt, c'est que l'agression de sa fille n'est que la première d'une longue liste...

 

Tentation : La blogo à propos de l'auteur

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis... qui je le rappelle, n'engage que moi et provient de mes impressions de lecture.

Je n'ai pas apprécié du tout ce roman. Est-ce le format audio qui est "responsable" de ce constat ? Je l'ignore...  Mais rien ne m'a agrippée, captée et encore moins captivée. C'est comme si j'avais écouté ce roman sans l'entendre, ou comme si je l'avais entendu sans l'écouter... L'interprétation gutturale et assez monocorde ne m'a peut-être pas aider à entrer dans cette histoire.

L'indien blanc est le troisième roman mettant en scène le personnage de Walt Longmire. Peut-être aurais-je du commencer par le premier, histoire de me familiariser déjà avec quelques protagonistes, et être ainsi moins perdue.

Déjà, la mise en place et l'entrée en matière m'ont paru bien longues. Ensuite, la multiplication des noms et des lieux m'a vraiment perdue pour de bon. A part Walt et son entourage direct, j'ai été incapable de dire le rôle que tenaient les personnages secondaires dans cette histoire, de dire s'ils étaient "bons" ou "méchants" et de suivre le déroulement de l'enquête, qui pourtant ne parait pas compliqué comme pourraient l'être celles liées à de l'espionnage et autre. J'ai vaguement compris tout de même, sur la fin, le" pourquoi", mais pas vraiment le "qui". Ou alors, j'ai déjà oublié ! Quant à cet Indien Blanc, il reste pour moi un grand mystère !

Bref, j'avais hâte de parvenir à la fin de cette histoire. Il semble que cet auteur et ce personnage ne soient pas faits pour me plaire et me captiver. Bref, une rencontre ratée. Dommage mais grave, il y en a d'autres (des auteurs, et des personnages !)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Décembre 2018

Film de Frédéric Tellier

Avec Pierre Niney, Anaïs Desmoutiers, Chloé Stefani, Vincent Rottiers

 

Synopsis :  Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

 

Mon humble avis : Encore un film magnifique en cette fin d'année. Un film, inspiré d'une histoire vraie, qui met ses comédiens en état de grâce et qui bouleverse, à juste titre et sans exagération ses spectateurs. 

Un film qui rend hommage, ou honneur, à ces hommes du feu qui sont là pour nous protéger,, nous secourir coûte que coûte... Leur devise étant "sauver ou périr".

Sauver ou périr commence comme une chronique de vie dans une caserne de pompiers de Paris. Les entraînements, les temps morts qui se transforment en jeux sportifs, les vies des uns et des autres. Puis la sirène, tout le monde s'active et connait son rôle par coeur. Et le terrain... Une crise cardiaque, un accident de la route, un incendie. Et toutes ces scènes qui mettent en avant le héros du film et son épouse, Franck et Cécile. Puis la catastrophe arrive (sans acharnement d'images insoutenable). Franck sort grand brûlé d'un incendie... Deux mois de coma, 2 ans d'hospitalisation, de rééducation, d'opérations. Le soutien de la famille, les doutes, la souffrance, la colère, l'angoisse de l'avenir, le refus de ce qu'il est devenu...

Sauver ou périr, c'est un film magnifique et magistralement interprété et réalisé.  Il nous parle de ces hommes qui vivent leur métier par passion et qui sont au service de leur concitoyens quoiqu'il arrive, quelques soient les dangers et les conséquences. A une époque où les hommes en uniforme qui sont là pour nous défendre et nous protéger sont plus souvent hués et caillassés qu'admirés et respectés, ce film est très important... même si je doute que les caillasseurs aillent le voir.

Mais en dehors de la vie en uniforme, Sauver ou périr est aussi et surtout une histoire forte sur l'avant et l'après, sur la résurrection d'un homme, sur l'amour, ses doutes et sa force, sur le mental. Pas de résurrection sans un mental en béton armé, et sans objectif, sans projet, sans réalisation personnelle, même si celle-ci est à des années-lumière des rêves précédents. Pierre Niney incarne à la perfection cette résilience, cet acceptation du nouveau soi nécessaires à ce que de la survie, on puisse revenir à la vie, la vie simple, différente peut-être, mais la vie.

Conclusion : On peut être fier de nos hommes du feu... et de notre cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Décembre 2018

BD - Editions Glénat - 120 pages - 20.00 €

 

Parution en mars 2017

L'histoire :  Été 1905. En tournée dans toute l'Europe, le cirque de Buffalo Bill s'arrête A Valenciennes. Un événement considérable pour la population locale et l'occasion pour Gervais, un gamin qui travaille au fond de la mine, d'élargir son horizon. De sa rencontre poignante avec des Sioux du cirque va naître une terrible erreur judiciaire quand ses amis indiens sont accusés d'un meurtre sauvage...

 

Tentation : Le titre puis le pitch

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Déjà, le titre m'a attirée... Un mélange de gueules noires et de peaux rouges... Puis dans le pitch, le nom de Valenciennes, le Nord, ma région natale et de sang... Même si je suis de Lille et non du valenciennois...

Mon seul mini bémol sur ce magnifique album est qu'il est parfois difficile de distinguer un visage d'un autre. Mais quand bien même, cela n'empêche absolument pas d'apprécier ce bijou.

Les planches sont très belles, dessins et couleurs de type aquarelle.

Il règne dans cette histoire une atmosphère qui mêle western et ambiance Germinal.

Certes, cette BD est bien distrayante mais son contexte historique, social et géopolitique tient une place majeure. Aussi, cette lecture est surtout très intéressante et instructive, avec un scénario soigné, documenté, qui tient en haleine. Nous sommes en 1905, dans les villes minières du Nord... Il y a les corons, la fosse, les syndicats, les coups de grisous, les descentes quotidienne et les gamins qui quitte l'école pour devenir galibot et ramener 3 francs 6 sous à la maison, le tout, la peur au ventre. La vie dans les corons et l'époque sont très bien représentées. Et outre atlantique, les indiens sont dépossédés de leur terres, après des batailles très connues, comme celle de Little big Horn. Les noms de Sitting Bull et de Custer apparaissent dans les pages. Les indiens sont considérés comme des sauvages et montrés comme bête de cirque... Notamment dans celui d'un Buffalo Bill vieillissant qui fait le tour de la France (fait historique avéré) Cette BD vous montrera que la relation entre les indiens et Buffalo Bill est pourtant empreinte de respect.

Quoiqu'il en soit, pour Gervais, le gamin héros de cet album, sa rencontre avec les Sioux changera sa vie à jamais et ce, de bien belle façon.

Cerise sur le gâteau pour moi... on peut dire que la moitié des dialogues et bulles sont en ch'ti ! Mais pas d'inquiétude, cela reste très compréhensible à quiconque ne serait pas un enfant du pays ! C'est vraiment un superbe album, tant dans le contenant que dans le contenu !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 16 Décembre 2018

Hello la compagnie,

Pour ce dimanche, une petite série photos de Corfou pour le plaisir ! En noir et blanc ou en splash color. Le noir et blanc, parce que certains lieux ou instants s'y prêtent parfaitement bien. Le splash color, c'est pour le fun et le jeu des couleurs.

Corfou, c'était en septembre dernier. Si vous voulez (re)voir mon premier dimanche en photo à Corfou, dans le palais de Sissi Impératrice, c'est ici !

Pour rappel, Corfou est une petite île de la mer Ionienne, à quelques encablures de la Grèce Continentale ouest !

 

UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR
UN DIMANCHE A CORFOU EN N&B ET SPLASH COLOR

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 14 Décembre 2018

Roman - Editions Un livre qui parle - 14h14 d'écoute - 17.95 €

 

Parution d'origine en 1857

L'histoire :    Pour son malheur, Emma Bovary est née femme et vit en province. Mère de famille contrainte de demeurer au foyer, elle mène une existence médiocre auprès d'un mari insignifiant. Pourtant, Emma est nourrie de lectures romantiques et rêve d'aventures, de liberté et, surtout, de passion. L'ennui qui la ronge n'en est que plus violent, au point de la pousser à l'adultère...

 

Tentation : Allez, on s'y met

Fournisseur : Bib n°1

 

 

Mon humble avis : Me voilà bien... J'ai "audiolu" ce classique il y a six mois et depuis, je procrastine la rédaction de mon billet. Forcément mes souvenirs se sont étiolés et évoquer un livre ultra analysé et sur lequel tout a été dit n'est pas chose aisée. Bref, ce n'est pas ici que les lycéens en recherche de disserte à copier/coller trouveront matière...

J'ai écouté ce roman jusqu'au bout parce que je faisais autre chose en même temps, ce qui m'a aidé à tromper mon ennui, ou plutôt ma lassitude. Je détapissais et repeignais ma salle de vie. Pour justifier mon ennui, il me faut rappeler que j'ai été traumatisée par les classiques à l'époque du collègue et que plus de 30 ans plus tard, je trouve plus d'intérêt à les découvrir soit avec plaisir, soit avec peine mais de mon plein gré... L'envie et la curiosité de les connaître sont bien là et réelles, ma culture générale souffrant de trop de lacunes.

De ce que j'avais entendu de-ci-delà de cette chère Emma, je pensais avant lecture que celle-ci m'agacerait. Ce qui n'a pas manqué. Certes, au début, je me suis trouvé quelques accointances avec Mme Bovary, puis son tempérament capricieux, plaintif et nonchalant m'ont fait dire que non, finalement, Emma et moi ne nous ressemblions pas. Son cher mari m'a semblé aussi bien mou. Et au fil des pages, les situations sont devenues assez répétitives.

Heureusement, il y a le style de Flaubert, que j'ai apprécié et dont je me suis même délectée par moment. J'ai même été étonnée des pointes d'humour et de cynisme de Gustave. Je ne m'attendais pas à ces traits d'esprits. Bien évidemment, cette étude de la société du XIXème siècle en province, ses moeurs et son hypocrisie, est intéressante et permet un voyage dans le temps.

Voilà six mois plus tard ce qu'il me reste de ma lecture de cet énorme et incontournable classique, ce n'est pas terrible. Zola m'avait plus charmée, même emballée l'année dernière. Après, pour être honnête, en tant que femme, je me demande toujours, avec le tempérament qui est le mien, comment j'aurais géré ma vie (en tout cas la partie de ma vie qu'il m'aurait appartenu de gérer à cette époque), si j'avais été dans les situations d'Emma Bovary... Car n'oublions pas que toute cette histoire est à remettre dans son contexte historique. D'ailleurs, ce serait amusant qu'une reconnue et bonne plume se lance dans l'écriture de Madame Bovary 2020... L'environnement serait différent, mais les réactions et les comportements ?

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Décembre 2018

Film de Jeanne Herry

Avec Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain,Olivia Côte, Miou-Miou, Stefi Celma

 

Synopsis :  Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

 

 

Mon humble avis : Quel film, mais quel film ! Et pourtant, tout en pudeur, en sobriété (pas de musique par exemple), et d'une telle justesse, comme le confirme l'une de mes "coséanseuses" qui a adopté deux enfants. C'est un film que l'on regarde en apnée, entre tristesse et bonheur devant toute la bienveillance qui entoure cet enfant

Nous suivons le parcours de Théo (et parallèlement celui de sa future maman), depuis le moment où il est remis à l'adoption et celui où il arrive enfin chez sa mère adoptive (la formidable Elodie Bouchez, qui semble bien de retour sur grand écran !

J'ai apprécié que ce film casse un peu les codes ou les préjugés... L'assistant familial (autrement dit la famille d'accueil) est un homme, Gilles Lellouche. C'est donc un homme qui pouponne, qui change les couches, qui fait le peau à peau, qui s'inquiète du développement du nourrisson. Et cet homme a lui-même une famille, il est déjà père et tout va bien dans sa vie. Ensuite, c'est à une mère monoparental que les services sociaux accordent l'adoption. Elodie Bouchez, qui en début de processus d'adoption est en couple. Mais ce processus est tellement long que lorsque "l'enfant paraît", elle est mère célibataire et cependant ultra prête, tant son cheminement et les années l'ont fait grandir, mûrir etc.

On sort admiratifs de ce film, admiratifs notamment envers ces services sociaux souvent décriés... Car l'on apprend ici l'énorme travail qui est fait, le nombre de personnes qui s'investissent pour le bien être de l'enfant avant tout.

J'ai été bouleversée d'apprendre et de constater tout ce qu'un tout petit bébé peut comprendre et garder comme cicatrice de l'abandon... Au point d'en faire une dépression. Je n'imaginais pas qu'un être âgé de quelques heures puisse autant ressentir cette notion d'abandon. 

Même si ce film pourrait presque être un documentaire, il est bouleversant et doit beaucoup à un scénario et des dialogues ciselés, jamais encombrants... A tel point que l'on oublie qu'il y a justement un scénario. Tout est "juste ce qu'il faut". Tout comme les comédiens qui apportent une aura supplémentaire, tant ils semblent tous en état de grâce. Ce film ne vient pas vous chercher, il vous prend, il vous saisit. L'émotion vient d'elle-même, naturellement, juste parce qu'un petit être vient de naître et non parce que la prodigieuse réalisatrice Jeanne Herry en aurait décidé ainsi. Tout est naturel dans ce film, rien ne parait fabriqué, comme la vie en fait ! Allez, on file au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2018

Film de Jean-Paul Rouve

Avec Ludivine Sagnier,, José Garcia, Jean-Paul Rouve, Pauline Clément et  Ramzy Bedia

 

Synopsis :  Lola a deux frères : Benoit, qui se marie pour la 3ème fois, et Pierre, qui débarque en retard au mariage… Excuses, reproches, engueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoit va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu’elle s'occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s'enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables.

 

 

Mon humble avis : J'apprécie l'Homme Jean-Paul Rouve et les films dont il tourne la manivelle.... Et quand, cerise sur le gâteau, on sait que David Foenkinos est coscénariste de Lola et ses frères, et bien le bon film est garanti !

Jean Paul Rouve nous parle souvent de toi, de moi, de nous, de vous et s'est pour cela qu'il m'émeut toujours, en toute simplicité, sans jamais en faire trop. Ses personnages et ses films sont simples... Comme la vie... Donc compliqués aussi. Dans les rapports humains, dans la trajectoire que les personnages se donnent dans la vie, dans les obstacles qu'ils rencontrent...

Les films sur les fratries me parlent toujours... Puisque je les compare souvent à celle que je compose avec mon frère et ma soeur... Ce que nous sommes, ce que nous pourrions être, ce que nous n'avons pas été, ce que nous ne serons jamais, sur ce que j'aimerais que nous soyons.

Et ce qui différencie toujours les membres d'une fratrie, c'est la réussite des uns et les échecs des autres... Que ses échecs ou réussites soient professionnels ou personnels. Et ce qui distingue une fratrie d'une autre pour gérer et intégrer ces différences personnelles, c'est la communication... Partage ou non-dit... Oh pas de grand secret de famille dans ce film... Juste des secrets personnels... La perte d'un emploi, la difficulté d'avoir un enfant... Tout cela se tait... Par fierté, pour ne pas gâcher le bonheur des autres, parce qu'on croit l'autre incapable de comprendre notre détresse, par honte...

C'est tout cela que nous montre Jean-Paul Rouve avec sa finesse habituelle, son regard aiguisé sur les petites choses de la vie, son humanité, simple, aimante, bienveillante. Alors bien sûr ce film n'est pas un drame, puisque les dialogues sont assez piquants pour nous amener à sourire ou à nous émouvoir... Et puis Jean-Paul Rouve aime les gens, ses personnages et leur offre la possibilité de rebondir... Un beau message d'espoir aussi. Bref, un très beau film français... A voir, pour que nos artistes français puissent poursuivre leur oeuvre et que la diversité cinématographique perdure. Que l'on puisse, pendant des années encore, voir des films simples, qui ne coûte pas des fortunes et des fortunes, et qui sont "juste beaux". !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Décembre 2018

BD - Editions Le Lombard - 102 pages - 16.45 €

Parution en mars 2017


L'histoire :  David est représentant commercial et vient de recevoir une proposition de promotion. Après une semaine passée loin de sa famille, il prend la route pour rentrer pour le week-end. Le temps est pluvieux et David ne se sent pas très bien. Alors qu'il s'arrête pour reprendre ses esprits, Emma, une auto-stoppeuse à l'allure marginale s'engouffre dans sa voiture. Il n'avait pas vraiment prévu ça mais, bonne âme, il accepte de faire un bout de chemin avec cette passagère aux convictions et au mode de vie opposés aux siens. Le temps d'un trajet tendu et semé d'embûches, David entrevoit la possibilité d'une autre manière de vivre et oscille entre deux extrêmes.

 

Tentation : Le picth

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Une BD simple, sur une histoire simple, sur des gens simples... et qui semble avoir tout bon quand on y pense.

Ma lecture de Ralentir tombe à pic en cette période de mobilisation et de révolte des gilets jaunes... Que ce soit au niveau sociétal ou environnemental, personne ne peut nier ni pressentir que nous sommes à un tournant... Qu'un changement s'annonce.

Deux personnages principaux dans cette histoire... Emma, l'autostoppeuse, qui va par choix de CDD en CDD pour garder sa liberté... même si cette liberté se transforme en pauvreté pécuniaire... Et David, le commercial qui vient d'obtenir une promotion, qui mise beaucoup sur son travail et son avenir professionnel... au dépend évidemment de sa vie de famille...

Et puis, il y a ce petit hameau breton où nos deux personnages s'arrête et finiront par passer la nuit, après une soirée conviviale autour d'une table, invités par ces bretons qui vivent encore d'une façon différente... Avec ce dont ils ont réellement besoin, et rien de plus... Mais entourés, entraidés, solidaires et heureux.

Cette BD aux dessins agréables expose ainsi en quelques pages trois façons de vivre, en dénonçant évidemment la surconsommation, le trop connecté, et le nouvel esclavage qu'est le travail dans certaines conditions.  Elle permet une réflexion certes pas forcément nouvelles, mais qui est nécessaire à notre époque, sur ce que l'on veut pour aujourd'hui et demain... Et la différence entre vouloir et avoir besoin... Trois façons de vivre sont donc exposées... Et notre David va effectivement en tirer une certaine leçon et couper la poire en trois !

Et cette fameuse soirée conviviale passée entre inconnus à cause d'intempérie, et bien je vous jure qu'elle est délectable... Et pourrait bien représenter à elle seule ce qui manque aujourd'hui.

Bref, pour les auteurs, la solution aux maux actuels n'est pas forcément de s'arrêter, surtout pas d'accélérer, mais juste de ralentir... Et de cesser cette "course à tout". Chapeau, le message passe bien et la lecture est très agréable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 5 Décembre 2018

Biographie - Edition Folio - 202 pages - 7.25 €

Parution d'origine chez Gallimard en janvier 2015

 

Le sujet : Jérôme Garcin développe les principaux moments de la vie d'un homme méconnu d'un grand nombre et pourtant au destin inouï et primordial. Jacques Lusseyran, devenu aveugle à huit ans, fut un grand résistant pendant la deuxième Guerre Mondiale. D'un caractère et d'une érudition hors norme, l'homme vécut l'enfer du camp de concentration de Bucchenwald, avant devenir un professeur de lettres françaises très reconnu aux Etats Unis et un auteur français.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Kdo d'anniv de ma cousine !

 

Mon humble avis : Même en cherchant bien au fond de ma mémoire, le nom de Jacques Lusseyrant m'était inconnu... Et c'est bien là cette lacune que Jérôme Garcin souhaite combler auprès du grand public... ou du moins des lecteurs.

Car oui, la France oublie nombre de ses sauveurs, pour n'en garder que les plus célèbres. Effectivement, dans ces pages, nous croisons pas mal de pseudonymes connus (comme Vercors) ou encore de patronymes qui fleurissent sur les plaques de rue mais dont nous sommes bien incapables de dire qui, quoi, quelle histoire se cache derrière eux.

Jacques Lusseyrant a à peine dix-huit ans lorsqu'il crée un réseau de résistants parisiens, composé à majorité d'adolescents comme lui. Puis vient la dénonciation, la prison, la concentration, la libération d'un homme toujours jeune mais qui doit se reconstruire et construire sa vie, une vie militante.

Cette biographie est forcément intéressante à lire. Il y est question de la grandeur d'un homme malgré sa cécité. D'un homme qui n'a jamais vu son handicap comme un obstacle mais au contraire, comme une chance lui permettant de voir autrement... et mieux. Le thème de la cécité du résistant et sa façon de la vivre sont donc largement évoqué. L'on apprends d'ailleurs qu'à cette époque-là et pour encore de longues années, les handicapés étaient interdits de grandes écoles nationales ou de hauts postes dans la fonction publique.

C'est donc un destin hors norme qui nous accompagne au fil des pages. Maintenant, pour être honnête, cette lecture ne m'a pas "emportée", même si certains passages sont passionnants ou bouleversants. J'ai regretté quelques longueurs et répétitions. Et puis, en tant qu'homme de famille, le personnage ne m'a pas paru aimable. Mais qui suis-je pour juger un homme qui n'est pas pour rien au fait que j'ai la chance de vivre en pays libre. Sa vie privée ne me regarde pas... mais elle aurait peut-être dû prendre moins de place dans cette biographie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Décembre 2018

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 12 €

 

Parution le 9 novembre 2018

L'histoire :  Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C'est du moins ce qui est prévu... Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s'occuper ensemble de Juliette jusqu'au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l'accompagner au match. Or, Pierrot l'anarchiste mène un nouveau combat : il s'est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu'assister à un match opposant la France, qui refuse d'accueillir les migrants, à l'Australie, qui ne pense qu'à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l'homme, c'est hors de question ! Mimile n'a plus pour seule compagnie que ses désillusions... Et si lui aussi était bon pour l'asile?

 

Tentation : Mon impatience !

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Quel bonheur de retrouver Mimile, Pierrot, Antoine, Sophie, Juliette ! Au fil des tomes, on a vraiment la sensation de retrouver une famille que l'on n' a pas revue depuis longtemps, mais avec qui cela se passe comme si l'on si l'on avait dîné ensemble la veille.

Ce cinquième tome est fidèle aux précédents ! On se régale. Seule différence, nous ne sommes plus à la campagne mais à Paris, où les préoccupations sont légèrement différentes, mais toujours aussi actuelles et réelles. Mais l'on rit toujours autant, et l'on s'émeut, car cette série BD est certes très divertissante, mais également très profonde e très engagée dans ce qu'elle montre du doigt sous des traits d'humour. Et puis nos 3 papys révolutionnaires ont toujours leur façon bien personnelle de nous émouvoir, avec leur franc parler et leur "on emmerde le monde mais on n'est pas bien méchant, et qu'est-ce qu'on rigole".

Le sujet principal de ce tome est l'immigration et le traitement réservés aux migrants en France. Notre bon vieux Mimile va perdre ces dernières illusions en constatant que sa paradisiaque île de l'Océanie et sa géante voisine l'Australie ne valent pas mieux que notre métropole, en matière de gestion et d'accueil des migrants...

De mon côté, j'attends désormais avec impatience le tome 6 et/ou un deuxième film au ciné !

 

"On a réfléchi et son s'est dit : quand c'est le Qatar qui rachète les musées, les plages privées et les club de foot, personne ne crie à l'invasion arabe. Tout le monde est content. Donc ce ne sont pas les étrangers qui font peur, ce sont les étrangers pauvres. Les survêtements, les vieux anoraks, les tentes, les sacs plastique...

Les vieux fourneaux T5

"On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu'on ne peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? Ca fait même pas un par village !"

Les vieux fourneaux, T5

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Rédigé par Géraldine

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