Publié le 8 Janvier 2022

Thriller - Editions Sixtrid - 10h10 d'écoute - 19.90 €

Parution Sixtrid 2016 - Editions du Seuil 2015

L'histoire : Les Vasseurs, couple de parisiens, se sont retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne suite à un drame personnel qui a laissé François affaibli et boiteux. Un jour, François crève en voiture... Ludovic, un auto-stoppeur, l'aide à changer le pneu. Quelques jours plus tard, François et Mathilde embauche Ludovic pour des travaux de jardinage, puis pour la réfection de toute une partie de leur maison en appartement privé pour leur fille Camille, afin qu'elle ait sa tranquillité lors de ses passages chez eux... Ludovic s'installe donc chez les Vasseur, le temps des travaux... A eux trois, ils forment presque une vraie famille, c'est ainsi que le ressent Ludovic. Quelque temps plus tard, François découvre que Ludovic ne s'appelle pas ainsi, qu'il a menti sur son identité... Et pour cause, il est recherché par la police suite à une affaire de moeurs dans le Nord...

Tentation : Envie de découvrir la plume du frère du fameux Musso G !

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Cela faisait un longtemps que je voulais découvrir l'oeuvre de Valentin Musso, frère de Guillaume du même nom. Les livres de Valentin Musso sont classés dans les rayons polars/thrillers, et ce, vraiment à juste titre. Rien à voir avec le frère, que j'apprécie cependant aussi de temps en temps, pour me distraire facilement.

Nous avons ici un vrai thriller psychologique, qui se met en place petit à petit, peut-être un peu longuement au début... Mais la fin justifie justement cette petite longueur qui n'a d'autre but de se jouer du lecteur en ne dévoilant qu'une infime partie du voile des personnages.

Petit à petit, on s'enfonce dans une espèce de huis-clos de plus en plus oppressant, qui semble même atteindre le point de non-retour à certains moments. On se dit que cela ne peut pas être pire... et bien si !

A mi parcourt, la situation se retourne complètement, et de façon on ne peut plus imprévisible, comme toutes les révélations et évènements qui nous mènent au final... Une histoire vraiment remuante, sur la perte, le traumatisme qui mène à la folie et au déni.

Les personnages sont bien fouillés, le rythme va en accélérant, la plume est agréable comme le sont celles des thrillers et l'intrigue tient parfaitement la route, elle est même magistralement menée et originale, bien trouvée,  vu les multiples rebondissements qui nous attendent au fil des pages...  Que de suspense ! On ne voit rien venir, rien n'est téléphoné ! Rien de se déroule comme le lecteur peut s'amuser à l'imaginer. L'histoire est facile à suivre et à comprendre, on ne se perd pas dans une myriade de personnages. Et cette histoire nous dit que l'habit de fait pas le moine, qu'il faut se méfier de l'eau qui dort... En dire plus serait spoiler et gâcherait votre lecture...

Un très bon thriller que je recommande pour ceux qui aime avoir un bon coup de stress et de paranoïa en lecture ! Si l'occasion m'est donnée, c'est avec plaisir que je lirai d'autres ouvrages de Valentin Musso !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 6 Janvier 2022

Recueil - Editions "Les arènes" - 268 pages - 15 € environ

Parution en septembre 2013

Le sujet : Trente-quatre auteurs américains réunis pour écrire chacun une histoire de librairie... la leur, en tant qu'enfant, adulte, lecteur, romanciers... Ces témoignages de quelques pages chacun forment un bel hymne à la lecture et un magnifique hommage au travail des libraires indépendantes !

Tentation : Couv et sujet

Fournisseur : Ma PAL et ma CB !

 

 

 

Mon humble avis : J'ai acheté ce livre la veille du 2ème confinement en 2020, dans une librairie indépendante qui venait tout juste d'ouvrir alors... Un tel lieu accessible à pieds depuis chez moi, quel bonheur... Mais j'ai déménagé quelques mois plus tard.

Il n'empêche qu'en vitrine trônait cet ouvrage dont la couverture est une réelle invitation à la prendre en mains.

Cette librairie de la pomme verte est vraiment agréable à lire. Trente-quatre visions différentes de ce qu'est et apporte une librairie, et autant de plumes différentes... Même si évidemment, nombre de points communs se retrouvent d'un témoignage à un autre. Les auteurs évoquent tantôt le premier livre qu'ils ont acheté enfant dans une librairie, tantôt les lectures et dédicacent qu'ils y font de leur roman devant une salle vide - ou comble, tantôt le réveil de toute une ville alors qu'ouvre une librairie, ou le contraire. Mais aussi le titre improbable qu'ils ont trouvé au fin fond d'un rayon. Mais tous abordent le travail dévoué, passionné et titanesque des libraires, qui sauve parfois un roman de l'oubli et en fait un énorme succès.  Le tout, grâce à une relation réelle et personnalisée avec les libraires.  Evidemment, cet ouvrage est conçu comme un fer de lance contre le grand méchant A et les grandes chaines de librairies impersonnelles qui parsèment l'Amérique.

La Librairie de la pomme verte est aussi une invitation au voyage à travers les USA, les librairies célébrées par ces plumes se situant aussi bien en Californie, qu'à New York ou dans le Minnesota en passant par le Vermont ou ailleurs. On en apprend aussi beaucoup sur le fonctionnement de l'édition aux Etats-Unis. A la fin de chaque témoignage, on trouve la liste des oeuvres écrites par les auteurs. Mais aussi, au fil des pages, en notes, les titres qu'ils évoquent comme étant incontournables, ou leurs préférés etc... C'est donc une mine d'idées de lectures et de belles découvertes qui se trouvent réunies ici. Mais à ouvrage américain, dit surtout littérature américaine, et il semble hélas que nombre de références ne soient jamais parues en France. De même, certains auteurs qui participent à ce collectif sont inconnus dans l'Hexagone. C'est un peu frustrant !

J'ignore si c'est déjà fait, mais ce serait bien qu'un éditeur français se lance dans un projet similaire, avec des auteurs que nous connaissons tous... et des lieux que nous avons peut-être déjà arpentés !

En tout cas, je me rappelle très bien du premier livre que j'ai acheté moi même, avec de l'argent de poche... C'était dans une librairie papeterie presse du quartier de mes grands parents maternels, le quartier du Quesne à Marcq-en-Baroeul (59), et c'était un Oui oui ! Sur la couverture, il y avait un gros chat en peluche rose !

Je rédige ce billet quelques jours après avoir entendu aux infos que la vente de livres a augmenté de 20% en 2021 ! La littérature a donc encore de beaux jours devant elle !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Janvier 2022

Tradition oblige sur ce blog depuis plus 13 ans, répondre à ce petit tag en piochant dans les livres lus dans l'année précédente, les titres qui s'approchent le plus des questions. Je précise que les titres choisis ne veulent pas forcément dire que j'ai aimé ces livres, où que leurs contenus me représente d'une façon où de l'autre. Mais d'abord, petit bilan :

En 2021, j'ai beaucoup moins lu qu'en 2020... 67 romans et 20 BD, soit 26 romans de moins... Qui plus est, très peu de pavés cette année, disons encore moins que d'habitude.

Plusieurs causes à ce fait : J'ai déménagé, ce qui m'a pris du temps en démarches, cartons etc... J'habite maintenant en bord de mer, aussi, je passe beaucoup plus de temps en plein air... Il n'y a pas eu de vrai confinement avec une seule heure de sortie autorisée et les 8 premiers mois ce 2021, j'ai bien utilisé mon abonnement Netflix... que je vais bientôt résilier, le cinéma me retendant bien les bras depuis quelque temps. 

Mais la raison principale à cette baisse de régime en lecture... C'est ma nouvelle passion pour l'ornithologie et la photographie des oiseaux. Je passe des heures en balades, des heures à trier mes photos, des heures à échanger sur les pages Facebook dédiées, des heures à apprendre... D'ailleurs, le livre que j'ai le plus consulté cette année est sans conteste mon guide ornithologique !

Mes 67 lectures 2021 se répartissent comme suit :

Format :

  • 46 livres papiers
  • 21 livres audios

Genre :  

  • 43 titres littérature française/francophone générale
  • 9 titres littérature étrangère générale
  • 8 thrillers /polars français
  • 3 thrillers / polars étranger
  • 4 titres divers (essai- témoignage...)

Provenance :

  • Achats : 14
  • PAL : 18
  • Bibliothèques : 26 + toutes les BD
  • Prêt : 3
  • Cadeau : 1
  • SP : 3
  • Boite à livre : 2

Ma PAL s'est enrichie de quelques titres, mais rien d'alarmant !

 

Voici maintenant le fameux Quizz / tag qui refleurit chaque année en cette période sur la blogo :

 

1/ Décris toi : Madame B, de Sandrine Destombes

 

2/ Comment te sens tu ? Seule en sa demeure, de Cécile Coulon

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? La mer à l'envers, de Marie Darrieussecq

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Un paquebot dans les arbres, de Valentine Goby

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Aya, de Marie-Virginie Dru

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Les vieilles, de Pascale Gautier (ben oui, on ne rajeunit pas !)

 

8/Comment est le temps ? Un été noir et blanc, de Frédéric Couderc

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Un soir de décembre, de Delphine de Vigan

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Les évasions particulières, de Véronique Olmi

 

11/ Ta peur ? L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? : S'adapter, de Clara Dupont-Monod

 

13/ La pensée du jour : Le contraire de l'habitude, de Jean-Marie Gourio

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? Un Aller simple, de Didier van Cauwelaert

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Le miroir de nos peines, de Pierre Lemaître

 

16/ Ton rêve ? La république du bonheur, d'Ito Ogawa

 

Mes coups de coeur de cette année 2021 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 2 Janvier 2022

Cette année, ce n'est pas avec des chats que je vous présente mes meilleurs voeux pour 2022, mais avec un oiseau, ce qui n'étonnera pas grand monde ! Une photo maison, d'un Pouillot véloce photographié à St Jacut de la mer en décembre.

Je vous souhaite donc la meilleure année possible en fonction des circonstances ! Pas de galère, que quelques-uns de vos rêves se réalisent et de bons choix de lecture ou de film au cinéma !

Pour ma part, j'espère que le Monde retrouvera une part de sérénité, d'apaisement et de raison... Le monde et les gens, à titre personnel, collectif, planétaire.

2022 va apporter un relatif changement dans ma vie.... Changement de dizaine ! Je vais devenir une quinquagénaire ! Si le virus nous laisse un peu tranquille, je prévois de fêter cela 2 semaines plus tard au... Kenya ! Un vieux rêve que j'espère réaliser, un safari photos, avec deux amies. Si le virus modifie les plans, je me dirigerais alors vers la Camargue ou la Corse ! Et j'ai aussi le projet d'un week-end aux 7 îles dans les Côtes d'Armor pour observer les Fous de Bassan et les Macareux moines !

Côté blog, ça continue, mais cela va ralentir je pense comme cela a déjà commencé cette année avec plusieurs pauses... Ma passion pour les oiseaux a pris un grand pas sur la lecture, qui certes, m'est toujours essentielle, mais en seconde place. Je lis donc moins, puisque je passe bien plus de temps dehors et à apprendre d'ornithologie. Je suis aussi depuis peu adhérente d'une association naturaliste qui devrait amener dans ma vie pas mal de missions sur le terrain ! 

Et puis, il faudrait aussi que je me constitue un cercle relationnel sympa et durable autour de mon nouveau lieu de vie qu'est Dinard depuis mars dernier.

J'espère cette année bien avancer dans un fameux chantier, entamé depuis des années (qui avance doucement mais sûrement), faire sérieusement baisser ma PAL pour un jour, repartir à vide, à neuf, à l'envie, au hasard, à l'opportunité. Mais tous ces livres qui occupent plusieurs étages de mes bibliothèques, je j'ai accumulé au fil des années... et bien il est hors de question qu'ils quittent mon domicile sans être lus, comme s'ils n'avaient été qu'un caprice, qu'une pulsion d'achat. En plus, je repose souvent les pavés sur ma PAL, il faut aussi que je les affronte... et comme le veut la logique, il faut plus de temps pour les lire....

Bien sûr, je reste à l'affût de quelques nouveautés via vos blogs, les médias, ou de la part de mes auteurs fétiches.... J'ai tout de même une "veille" qui fonctionne bien  !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 21 Décembre 2021

La panthère des neiges, film, Sylvain Tesson, Vincent Munier, avis, critique, chronique

Documentaire de Marie Amiguet et Vincent Munier

Avec Sylvain Tesson et Vincent Munier

 

Synopsis : Au coeur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

 

Mon humble avis : Si je devais résumer ce film en un mot, serait-ce : "majestueux" ? Ou "grand" ? Ou encore "élégant" ? Les trois tout de même peut-être !

A mi-chemin entre le documentaire et le film qui pourrait être celui sur l'histoire de deux hommes qui partent à la recherche de la panthère des neiges au Tibet.

Pour celles et ceux qui comme moi ont lu le livre il y a deux ans... (Ici mon billet) C'est un plaisir de retrouver nos deux comparses (Munier et Tesson) dans leur quête, mais en images et en sons, cette fois-ci. La lecture m'avait permis de laisser libre cours à mon imagination pour l'habiller de paysages...  Ceux-ci se révèlent encore plus grandioses ici. Immenses, silencieux... Seuls les cris des bêtes résonnent parfois, ou le souffle du vent. Il y a la caméra qui les balaie, dans les pas de Munier et Tesson, ou à hauteur de leurs regards. Et la caméra qui s'arrête, lorsque paraît l'animal, et qui laisse place à l'appareil photo pour la saisie d'instants, via des photos qui sont à couper le souffle. Munier n'est pas un maître dans la photographie animale pour rien.

Le silence nous est offert, le vrai, le grand... C'est là que ce documentaire trouve toute son élégance... Très peu de commentaires (dans la voix de Sylvain Tesson) et ceux si sont tellement empreints de sa poésie qu'ils bercent et se mêlent au lieu... Mêmes les dialogues entre les deux hommes sont minimalistes et murmurés (mais tout à fait audibles), pour ne pas déranger la nature environnante. Ils sont loin d'être badins, et évoquent le rapport de l'homme à la nature, de l'homme au temps qui passe, la beauté du monde dans ces coins inaltérés par notre présence dévastatrice.

Evidemment "La panthère des neiges" est une formidable leçon de patience, d'obstination, d'humilité... Une très belle invitation à ralentir notre course folle et souvent vaine pour réapprendre à regarder le monde sauvage et sa beauté et à accueillir avec joie ce qu'il nous propose, ce qu'il nous offre ! Car malgré des apparences parfois âpres et désertes, ce monde sauvage est plein de vie, de ses vies animales qui nous regardent et que nous ne savons plus voir.

Un film plus que magnifique à voir, et pourquoi pas, un libre à relire !

Je profite de ce billet pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année, car je vais m'absenter quelques jours !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Décembre 2021

Cinéma, Spider-man : No way home, avis, critique, chronique

Film de Jon Watts

Avec Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch, Willem Dafoe

 

Synopsis : Pour la première fois dans son histoire cinématographique, Spider-Man, le héros sympa du quartier est démasqué et ne peut désormais plus séparer sa vie normale de ses lourdes responsabilités de super-héros. Quand il demande de l'aide à Doctor Strange, les enjeux deviennent encore plus dangereux, le forçant à découvrir ce qu'être Spider-Man signifie véritablement.

Mon humble avis : Le blockbuster de cette fin d'année ! Un énième Spider-Man et Film Marvel. Un film qui ratisse large pour plaire au plus grand nombre... potentiellement fan du genre tout de même !

Séquences action, frisson, émotion, humour et moralité évidemment !

Un cross over, avec le personnage de Docteur Strange.

Et des revenants des anciens Spider-Man... Qui raviront ainsi les fans de la première heure qui ont vu les 7 films précédents consacrés à Spider-man depuis 2002. Il me semble que j'en suis ! Mais peut-être plus pour très longtemps ! Soit je vieillis, ce qui est tout de même un fait, soit les scriptes sont de plus en plus dévolus aux publics ado et +... En effet, Spider-man fait de plus en plus équipe avec sa petite amie MJ et son pote Ned... Cela fait vraiment trio de lycéens...

Spider-man : no way home remplit une fois de plus le cahier des charges Marvel, avec des effets spéciaux et des scènes d'actions toujours plus spectaculaires. Le scénario paraît un peu abracadabrantesque avec ces histoires d'univers parallèles... Mais l'on finit par s'y faire, par oublier le postulat de base pour se plonger dans l'action et le déroulement du film, parce qu'il n'est qu'un prétexte mettre en scène l'excellente surprise que réserve sa dernière demie heure. En effet, il n'y a pas que les anciens méchants qui sont de retour suite au sortilège contrarié de Docteur Strange ! C'est vraiment sympa de revoir tous les acteurs qui ont fait la force de cette franchise Marvel depuis près de 20 ans !

Evidemment les films Marvel, derrière l'action et les effets spéciaux, développent toujours des sujets précis et moraux... Ici, nous avons, en autres, la solitude et les conséquences liées à la célébrité, l'importance du travail d'équipe et... à grands pouvoirs, grandes responsabilités, la deuxième chance que quiconque devrait mériter... Bon pas de quoi philosopher une nuit entière, mais tout de même de chouettes et simples messages pour la jeunesse. 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 16 Décembre 2021

Récit - Editions Sixtrid - 5h14 d'écoute - 17 €

Parution Sixtrid 2015 - Métailié 2015

Le sujet : Rosa Montero est chargée d'écrire une préface au journal écrit par Marie Curie après la mort de Pierre Curie. Les mots ont emporté Rosa Montero dans un tourbillon et cette préface est devenue cet ouvrage.

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib de Rennes !

 

 

 

Mon humble avis : J'ai aimé écouter ce texte dans ma voiture. Parce qu'il est intéressant, instructif, et donne à réfléchir, à méditer, voire philosopher sur les grands sujets de la vie. 

La langue y est merveilleuse et agréable et l'interprétation parfaite, par la voix chaude, posée mais claire d'Hélène Lauseur. Une audio lecture que j'ai donc appréciée, même si je précise qu'elle ne m'a pas captivée. Même s'il y a quelques fils conducteurs, il ne s'agit pas ici d'un roman qui tient prisonnier jusqu'au dénouement.

Récemment, j'ai lu dans les mêmes conditions "Marie Curie prend un amant" d'Irène Frain. Aussi, je connaissais déjà certains faits de la vie de Marie Curie. Ce doublon n'est pas dérangeant, il permet une révision, un rappel, afin que la vie de cette femme formidable pénètre encore mieux, et pour longtemps, mon cerveau. Et puis, j'ai appris d'autres choses, qui n'avaient pas été abordées par Irène Frain.

De plus, l'approche de Rosa Montero est tout à fait différente de celle de la romancière française... Ici, point de récit chronologique précis... Rosa Montero se saisit de certains éléments de la vie de Marie Curie pour les analyser dans leur contexte de l'époque, puis de les rapporter à notre époque actuelle, ou même dans son propre vécu. Il est question d'immigration, de place de la femme dans le ménage, dans la société, de deuil, de féminisme, du dépassement de soi, d'adultère, de la dévotion et de l'obsession, du sacrifice personnel pour le bien collectif... et bien d'autres...  (celui du deuil tenant une place importante) avec toujours en filigrane, l'extraordinaire destin de la grande Marie Curie.

On a un peu l'impression d'assister à une conférence de Rosa Montero sur le sujet, conférence qui se transforme parfois en dialogue, lorsqu'un sujet se développe dans notre propre esprit qui confirme ou infirme le texte de Rosa Montero selon notre propre ressenti.

Pas captivant mais intéressant et très riche, ce texte sensible, sincère et juste est un parfait compagnon pour des voyages en voiture !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Décembre 2021

Roman - Marie-Virginie Dru, Aya, Sénégal, Casamance, avis, chronique, critique

Roman - Editions Mon Poche - 227 pages -7.70 €

Parution Poche juillet 2021 / Albin Michel 2019

L'histoire : Sur une île de Casamance (Sénégal), Aya a 12 ans... Son père est mort noyé lors du naufrage du Joola, son frère est parti cherché une vie meilleure ailleurs pour aider financièrement sa famille, et sa mère a perdu l'esprit. Aya est donc une proie facile pour son oncle Boubacar, qui régulièrement, abuse de sa nièce... Jusqu'à "l'enceinter"... Aya doit fuir son village... Récemment une journaliste Toubab lui a parlé de "La maison rose", à Dakar... Qui accueille les enfants des rues et jeunes filles comme elles... C'est dans cette Maison rose, qu'en donnant la vie, Aya renaîtra.

 

 

Tentation : Le titre

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Encore un roman que j'ai acheté essentiellement pour son titre : Aya... Qui est le nom que j'ai donné à la première minette que j'ai adoptée il y a 8 ans, alors que je venais de lire la série BD Aya de Yopougon.

J'ai donc appris dans ces pages, qu'Aya signifie "jeudi" en Wolof.

Aya... Quel beau roman, simple, très touchant et aussi bouleversant, mais surtout sincère. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu autant hâte de retrouver mon livre et son héroïne, à laquelle on ne peut que s'attacher et dont on ne peut qu'admirer la force de caractère et de résilience.

Aya n'est encore qu'une enfant lorsqu'elle se retrouve engrossée par son oncle dont elle est l'obsession. Bien entendu, à son âge et là où elle vit entourée de traditions, Aya ne sait rien de ces choses-là, qu'elle ne comprend pas... C'est forcément un châtiment d'un mauvais esprit ou de Dieu... Sur son chemin, elle croise Camille, journaliste photographe, avec qui elle se lie d'amitié, et à qui elle fait visiter son ile... Camille voit bien qu'Aya n'est pas au mieux de sa forme et l'emmène au dispensaire, juste avant de reprendre l'avion...  Aya vivra quelque temps seul avec son secret qu'elle peine à admettre et à se figurer pleinement... Jusqu'à ce qu'elle en parle à Madeleine, sa voisine, qui lui dit : Pars, va dans cette Maison rose, je m'occuperais de ta mère.

C'est dans cette Maison Rose qu'Aya va trouver de l'amour, de la compréhension, de l'accompagnement, du dialogue, des confidentes... et la confiance en elle va de nouveau s'immiscer. De cet enfant dont elle ne voulait pas, Aya tombera en amour fusionnel dès sa naissance... Elle n'a que 13 ans lorsque d'enfant, elle devient mère... et donc avec des responsabilités d'adultes et de choix à faire... Mais Aya a fait son choix : vivre, être libre, s'assumer, que son fils soit fier d'elle.

C'est un très beau portrait de jeune fille que nous propose ici Marie-Virginie Dru. Une jeune fille qui vit si loin de nous et qui survit à l'indicible. Mieux même, elle renaît avec son fils. Aya est à la croisée des chemins, dans son mode de pensée qui aborde tout juste l'adolescence alors qu'elle a grandi si vite, en brûlant les étapes malgré elle.

Et puis il y a la Casamance, où Marie-Virginie Dru nous emmène, où elle nous donne à voir, à observer, à sentir, à ressentir, à vivre le quotidien comme l'exceptionnel avec la cérémonie d'initiation des grands garçons... Bref, pour nous, l'exotisme. Une Afrique de ferveur et de fragilité, ou le temps semble passer sans heurts mais qui n'offre pas une vie simple ni un avenir radieux... Alors il est aussi question des migrants, avec Djibrill, le frère d'Aya, parti depuis longtemps, de nuit sur un bateau.

L'écriture est simplement belle, fluide et parsemée de poésie. J'ai juste un petit bémol sur le style... La narration est à la troisième personne du singulier, et de temps en temps, à la première personne, par la voix d'Aya... Je n'ai pas saisi le pourquoi de ce changement, à part peut-être la recherche d'une originalité, mais qui pour moi n'étais pas nécessaire.

Un beau roman, triste et heureux, qui malgré les épreuves et la cruauté de la vie, développe une belle espérance. Et une héroïne que l'on n'oublie pas, pour qui l'on garde une place chaude dans notre coeur et notre esprit, pour elle, et toutes les petites filles qui, de par le monde, vivent les mêmes épreuves qu'Aya. J'ai beaucoup aimé.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Décembre 2021

Suite de ma journée exceptionnelle sur un site qui ne l'est pas moins, et que je n'hésite d'ailleurs pas à qualifier de pittoresque : Le Sillon de Talbert, dans les Côtes d'Amor, sur la commune de Pleubian !

Sur mon premier billet, que vous retrouverez en cliquant ICI, j'avais publié les photos de mon arrivée et de ma marche vers le bout du Sillon, le tout à marée descendante et basse.  Aujourd'hui, il s'agit du lieu et de la vue de ma pause pique-nique et de la remontée sur la côte, à marée basse, montante, puis presque toute haute ! (bon un peu dans le désordre les photos !)

Pour rappel, c'était un jour de grandes marées à fort coefficient... Il y avait donc un certain nombre de pêcheurs à pieds...

 

UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
Et voilà mon coin pique nique... Sur la petite corniche herbeuse sur la photo en bas à droite. A l'abri du vent, ce fut aussi un bain de soleil seul au monde... Juste deux pêcheurs à pieds (ceux en photos plus haut) à plusieurs dizaines de mètres de moi. Le pied total pour un 5 novembre !

Et voilà mon coin pique nique... Sur la petite corniche herbeuse sur la photo en bas à droite. A l'abri du vent, ce fut aussi un bain de soleil seul au monde... Juste deux pêcheurs à pieds (ceux en photos plus haut) à plusieurs dizaines de mètres de moi. Le pied total pour un 5 novembre !

Encore la vue depuis mon coin pique nique :)

Encore la vue depuis mon coin pique nique :)

UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
Et puis dans les environs, en repartant... mais la nuit commençait à tomber, donc un peu sombre... mais beau et appaisant.

Et puis dans les environs, en repartant... mais la nuit commençait à tomber, donc un peu sombre... mais beau et appaisant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 9 Décembre 2021

Cinéma, Film, De son vivant, Emmanuelle Bercot, Benoît Magimel, Catherine Deneuve

Film d'Emmanuelle Bercot

Avec Benoît Magimel, Catherine Deneuve, Cécile de France, Gabriel Sara

Synopsis : Un homme condamné trop jeune par la maladie. La souffrance d’une mère face à l’inacceptable. Le dévouement d’un médecin (le docteur SARA dans son propre rôle) et d’une infirmière pour les accompagner sur l’impossible chemin. Une année, quatre saisons, pour « danser » avec la maladie, l’apprivoiser, et comprendre ce que ça signifie : mourir de son vivant.

Mon humble avis : Un très très beau film... Dur évidemment, mais pas horrible. Un film sur la vie, sur la mort... Que je ne conseille pas de voir si l'on est ou si l'on a été confronté récemment à ce genre de maladie et de décès... trop tôt.

La maladie ici, c'est le cancer du pancréas, sans espoir de guérison, pour Benjamin, 39 ans... Il ne lui reste que quelques mois à vivre... Mais le film n'est pas sur la maladie en elle-même. Evidemment, on constate une certaine dégradation physique sur Benoît Magimel... Non le film est sur l'annonce, la réception du diagnostic, par le patient, par ses proches... L'union sacrée qui se crée avec le personnel soignant et notamment l'oncologue, personnage ici plein de bonté, de douceur et de vérité, joué par Gabriel Sara, l'oncologue qui a inspiré cette histoire à Emmanuel Bercot.

Ce film nous met face aux décès de nos proches, à notre position de proche... Amis, épouse/époux, enfants... Nos réactions, nos révoltes, nos faux pas, nos regrets, notre maladresse, notre énergie de faire au mieux. C'est à travers le personnage de Catherine Deneuve, sublime et humble une fois de plus, qui nous permet ce regard, ces questionnements.

Mais nous sommes aussi face à notre fin certaine, à travers le personnage de Benoît Magimel... La douleur, la maladie, la peur, les regrets, le regard sur notre vie, réussie ou trop vide selon le goût et les rêves de chacun. Ce film s'attaque à un tabou et regarde la mort en face, avec beaucoup d'humanité.

Il y a la révolte de l'entourage et du patient... Et puis l'acceptation face à l'inéluctable, après un chemin parcouru main dans la main avec le personnel soignant, qui accompagne en phase terminale, qui soulage, faute de pouvoir soigner. Ce personnel qui souffre aussi de cette impuissance, de très belles scènes lui sont consacrées. La compassion du médecin est saisissante et sonne tellement juste, qu'on en viendrait à espérer la présence de celui-ci lorsque notre moment approchera. L'accompagnement est autant "spirituel" que médical et ce film offre de belles réflexions sur la vie... et sa fin...

Mon seul regret, c'est que quelques répliques sont murmurées. Murmures liés à la faiblesse du personnage de Benjamin, mais aussi parfois à l'intimité de la situation. Et dans ces cas-là, elles ont parfois été inaudibles pour moi, alors qu'elles étaient certainement très belles et pleines de sens, et semblaient advenir à des moments clés du chemin de Benjamin.  Dommage. Le murmure est réaliste, mais pour le spectateur, il serait mieux de les rendre plus audibles...

Evidemment, je ne peux clore ce billet sans manifester mon admiration pour Benoît Magimel qui porte ici un rôle aussi grand que lourd, et le tout, avec un réel brio et une sobriété bienvenue. Magimel a donné de sa personne pour interpréter Benjamin. Le tournage ayant été longuement interrompu par deux fois, (notamment à cause du Covid), c'est en tout 60 kg que Benoît Magimel a perdus, repris etc... Son interprétation est vraiment bouleversante et mériterait une belle récompense du milieu.

Je suis contente d'avoir vu ce film qui pour moi, a plutôt été comme apaisant, même s'il est triste, dur, bouleversant, remuant, comme la vie et son issue peuvent l'être. Je l'ai vu, mais je ne le reverrai pas s'il passait à la télé ou autre.... Aussi parce que ce film est inoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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