Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Aujourd'hui, je vous présente les espèces animales que j'ai la chance de croiser ou d'apercevoir, par hasard, lors de mes balades photos / oiseaux. Et comme j'ai l'appareil autour du coup, je suis "toujours prête".
Bon, je ne fais pas encore d'affûts qui me permettrait d'observer mieux, plus souvent et au plus près la vie sauvage. Cela viendra peut-être un jour... Mais bon, faudrait se lever bien plus tôt, attendre, attendre... A suivre !
Bon dimanche !
Ecureuil roux (Dinard)
Couleuvre Helvétique (Careil, Ille et Vilaine)
Couleuvre Hélvétique
Chevrette d'Europe (Normandie)
Lièvre d'Europe (Careil - Ille et Vilaine)
Lièvre d'Europe (Careil)
Lézard des murailles (Chausey et St Jouan des Guérets)
Lièvre d'Europe, qui a traversé à la nage un bras de mer à marée montante. A St Briac sur Mer
Dauphins au large de Chausey (lors d'une croisière faune marine)
Lapin de Garenne (Baie du Mont St Michel)
Lapins de Garenne (Baie du Mont Saint Michel)
Phoque gris (Chausey, lors d'une croisière faune marine)
Chevreuil... En allant vers la Somme, lors d'une pause pique nique.
Ragondin... ici à Careil, mais j'en vois très souvent.
Synopsis : Maire d’un petit village de montagne au pied du Mont-Blanc, Paul Barral se bat pour maintenir les commerces et préserver l’école d’une fermeture annoncée. Alors qu’il cherche désespérément comment attirer de nouvelles familles, l’arrivée de mères célibataires en situation difficile dont Joe-Lynn, chanteuse au franc-parler et ses deux enfants, va vite faire des étincelles dans ce village paisible. Non sans détermination, Monsieur Le Maire a peut-être trouvé là, une solution inédite pour ramener de la vie dans un territoire à l’abandon...
Mon humble avis : Un chouette moment de cinéma, en avant-première, en présence des réalisateurs et de Clovis Cornillac, qui a commencé par remercier les spectateurs présents dans la salle de toujours venir au ciné, d'oser même venir voir un film pour l'instant inconnu, juste par curiosité et par amour du cinéma !
Un bon petit film français comme je les aime, un peu social, un peu drôle mais pas trop, et très humain... et donc touchant. Un film qui nous montre des Mr et Mme Tout le monde. Monsieur, le Maire nous montre ce qu'est la vie d'un élu d'une petite commune rurale et désertée, d'autant plus isolée ici que nous sommes en montagne. Ses prérogatives, ses petites et grandes préoccupations, ses responsabilités tant humaines que pénales. Et franchement, c'est bien fait, et c'est un bel hommage à ses hommes et femmes qui s'engage pour leur commune, et qui sont de moins en moins récompensés et respectés dans la charge qui est la leur.
Le film aborde aussi les violences conjugales et familiales, et le sort de ces femmes qui peinent à s'en sortir, faute de structures d'accueil adéquates, et de confiance ou de coup de pouce de la part de la société parfois. Ici, le coup de pouce, c'est Paul, Mr le Maire, même si le coup de pouce est à la base très intéressé... pour le sort de sa commune.
Il y aura une belle rencontre humaine, une intégration difficile d'abord puis chaleureuse, chacun apportant son savoir et sa nature à l'autre. Puis c'est tout une commune qui fera front pour accueillir et protéger. Avec ce film, on déplore une fois de plus la lenteur et la rigidité administrative de la France, qui pourraient en décourager plus d'un, et qui sont souvent bien éloignées des discours politique. A savoir que ce film s'inspire librement d'un fait réel...
Evidemment, les comédiens ont été choisis avec soins... Clovis Cornillac incarne, comme d'habitude parfaitement, ce maire terrien, investi et humaniste. Quant à Eye Haïdara, elle est une fois de plus magistrale dans cette femme au fort caractère, mais femme fragile, qui ne demande qu'à vivre normalement.
Un très bon moment, un joli film ! Le film sort le 1er novembre, à vos agendas !
L'histoire : Paris, années 20, un ancien combattant, qui a perdu une main et bien des illusions dans la Somme, est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. C'est la mère de celui-ci qui le charge de cette enquête de plus, enquête qui l'occupera presque une décennie, et le mènera aux quatre coins de la France, mais surtout sur les terres meurtries des anciens champs de bataille et dans les mémoires chamboulées de ceux qui ont connu l'enfer... et peut-être croisé le soldat. Au fil du temps, il va se rendre compte qu'il enquête sur un amour, celui qu'a vécu ce soldat du fin fond des tranchées. Il se dit alors que s'il retrouve l'élue du coeur, il retrouvera le soldat.
Tentation : La blogo + nom de l'auteur
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Cette histoire est une terrible tragédie, sur une magnifique histoire d'amour, dans le contexte affreux de la Première Guerre Mondiale. Ce roman est évidemment bien documenté, et servi par la magnifique et sensible plume que j'avais déjà appréciée chez Gilles Marchand. On y retrouve la poésie, mais la fantaisie est absente, puisqu'elle ne se prête pas du tout au sujet.
On suit notre enquêteur dans sa recherche d'Emile Joplain, qui était à peine adulte et profondément amoureux lorsqu'il s'est retrouvé, arme en bandoulière dans le fond des tranchées. Il se déplace, il fouille dans les archives aidés par un ami haut en couleur, et surtout en chiffre, guette les annonces, rencontre, rencontre, rencontre, écoute... Des témoignages, des confidences, des récits d'anciens combattants contents de trouver là une véritable oreille auprès de qui tout déverser... Car dans ce livre, il est aussi question, entre autres, du retour difficile des Poilus chez eux, de l'incompréhension des leurs face à leur changement, et de leur impossibilité à leur raconter les horreurs vécues sur le front. Pour nous lecteurs, c'est un rappel de l'ignominie et de la boucherie que fut cette guerre, qui devait être la der des der... et un vibrant hommage aux Poilus. Gilles Marchand déterre tout ce qui s'est passé dans la boue des tranchées, et même après (comme la grippe espagnole...), pour que rien ne s'enfouisse dans l'oubli.
Et puis il y a les légendes qui naissent sur le front... Comme celle du soldat poète, comme celle de la fille de la lune et bien d'autres... Mais les légendes naissent toujours d'une vérité, que notre homme va découvrir au fil du temps...
Durant ces quatre années de guerre, un amour absolu a survécu, a résisté à l'impitoyable, aux interdictions, aux bombes et à la désespérance. Un amour vivant a traversé les terres dévastées et les pluies de bombes, sans jamais se voir, se toucher, se murmurer. Il y a un côté Roméo et Juliette dans cette tragique histoire d'amour interdit, empêché, dont les deux protagonistes se manqueront toujours de si peu...
Parfois l'enquête piétine, s'endort pour se réveiller de plus belle à la lueur d'une nouvelle information... Nous voilà déjà bien avancés dans les années 30, un autre conflit se profile, une guerre qui fait dire que les millions d'hommes, offert comme chair à canon, sont morts pour rien, puisque tout recommence... Et pour notre homme, c'est le moment de comprendre que, dans la vie comme dans une enquête, les réponses aux questions sont souvent bien plus proches de soi qu'on ne le pense.
Une histoire magnifique, poignante, qui tient en haleine tout en bouleversant sacrément, et un rappel de l'une des pires périodes de l'Histoire. A lire... D'ailleurs, ce roman ne devrait pas tarder, je pense, à sortir en poche... A noté qu'il a été inondé d'une multitude de prix littéraires.
L'histoire : En pleine nuit pluvieuse, dans le New Hampshire, une voiture fait une violente embardée et atterri quelques mètres plus bas. Nicky, qui conduisait, parvient à rejoindre la route, malgré ses multiples blessures et contusions. Aux secours qui arrivent, elle dit" retrouver Véro, il faut sauver Véro sa fille. Du reste, elle ne se souvient de rien. Une nouvelle enquête commence pour le brigadier Wyatt Foster et l'enquêtrice Tessa Leoni, car le mari de Nicole prétend qu'ils n'ont pas d'enfant.
Tentation : Le pitch
Fournisseur : La cabine à livres en bas de chez moi.
Mon humble avis : Je gardais un excellent souvenir de mes précédentes lectures de Lisa Gardner, mais qui commencent à remonter à loin. Aussi, la trouvaille de ce titre dans la cabine à livre tombait à point... Sauf que j'ai l'impression de ne pas être tombée sur le meilleur Lisa Garder, et mon avis est donc en demi-teinte.
L'intrigue est originale, d'autant qu'au début, on ignore si elle a sa raison d'être ou pas... Tout comme les policiers, on ne sait pas si on a affaire à un "banal" accident de voiture ou si celui-ci cache autre chose. Les pages se tournent toutes seules, le style est fluide, on entre dans l'histoire pas à pas, on se disant que si le roman fait 500 pages, c'est forcément qu'il y a anguille sous roche ! Effectivement, et quelle anguille ! Pour les enquêteurs, ce sont quelques nuits blanches qui se profilent pour remonter le temps - trente ans exactement, quand tout à commencer, et démêler le vrai du faux...
Car Nicky est amnésique... Elle se débat dans des flashs, quelques réminiscences bien floues et souvent contradictoires, et des obsessions. Simule-t-elle ? Se joue-t-elle de la police ? Comment savoir, puisque l'accident lui a provoqué une commotion cérébrale, la troisième en six mois.
Et c'est là que le bât blesse pour moi et conduit à une impression d'inconsistance envers ce thriller, qui n'est d'ailleurs pas très terrifiant. Les obsessions de Nicky la mènent à des monologues et pensées intérieurs qui ne nous sont jamais épargnés, qui tournent en boucle, et qui sont toujours les mêmes, incompréhensibles pour un cerveau sain, accompagnés d'images plutôt glauques. De ce fait, c'est long, très long, lassant. On imagine bien que c'est voulu par l'autrice pour nous plonger dans le cerveau malade et traumatisé, voire hanté de l'héroïne, pour nous faire tourner aussi bourrique que les policiers, mais personnellement je trouve ça maladroit et désagréable à lire... Et dans le genre répétitions, les enquêteurs ne sont pas mal n'ont plus, qui ne cessent de faire un point "on reprend tout depuis le début", même s'ils n'ont rien de plus à ajouter. Mon entrain du début m'a donc fortement manqué pour achever cette lecture, d'autant que j'espérais certains rebondissements et éclaircissements qui ne sont pas venus, laissant une sensation de flou. Mais comme pour tout "thriller" on veut connaître la fin, donc termine !
Dommage car l'aspect traumatisme psychologique était intéressant et le fond histoire bien pensé, mais elle aurait pu être bouclée en 300 pages au lieu de 500 et avec un peu plus de vraisemblance. Car finalement, cette histoire d'accident semble un peu tirée par les cheveux. Dans ces conditions ce roman aurait pu être haletant, puisque plus condensé ! Donc je ne conseille pas vraiment.
Roman - Editions Sixtrid - 6h29 d'écoute - 19.95 €
Parution Sabine Wespieser 2014 - Sixtrid 2015
L'histoire : En août 1937, le jeune Franz Huchel quitte ses montagnes autrichiennes et sa mère pour Vienne, où il est attendu par une relation, Otto Tresniek, pour travailler dans le bureau de tabac du même nom. C'est donc un jeune homme très mal dégrossi qui arrive dans la capitale, à une période charnière, où un basculement inéluctable s'annonce déjà...
Tentation : Ma PAL
Fournisseur : Bib de Rennes
Mon humble avis : Il y a quelques années, j'avais découvert la plume de l'auteur Autrichien via "Une vie entière". Comme le Tabac Triesnek trainait dans ma PAL audio, j'ai décidé de lui faire un sort... Et bien m'en a pris.
Une lecture très agréable, qu'on ne lâche pas, servi par une magnifique écriture, rythmée, qui n'oublie pas l'humour caustique et les phrases qui claque. Et comme l'interprétation qui en est faite par Marc-Henri Boisse est bien cadencée, je me suis vraiment régalée de cette audio lecture.
Franz quitte les montagnes et sa mère veuve... Il arrive à Vienne. Il apprend tout, la vie, la ville, l'humanité, pour le meilleur et surtout pour le pire... En effet, nous sommes en 1937, le nom du Führer circule de plus en plus, nazisme et antisémitisme gangrènent déjà la société, la délation devient monnaie courante etc... Il ne connaît rien des femmes, et sa première rencontre le laisse pantois d'incompréhension, jusqu'à ce qu'il découvre qu'il existe des femmes de cabaret etc...
Tout cela, sous le regard bienveillant et formateur du vieux buraliste unijambiste Ott Tresniek. Otto comprend bien ce qui se passe autour de lui. Il est désabusé mais refusera à se plier au nouvel ordre, et continuera à servir ses clients juifs...
Dans ses clients d'ailleurs, il compte Sigmund Freud, alors âgé de 80 ans et salement atteint d'un cancer de la mâchoire. Le jeune Franz viendra chercher conseils et potentiel réconfort professionnel auprès du vieil homme, et c'est une relation d'amitié et de respect qui s'installera entre eux deux.
Comme promis, Franz envoie des cartes postales de Vienne à sa mère. Mais au fil du temps, et de ce qu'il découvre, le format carte se révèle trop restreint, et ses cartes deviennent de longues lettres. J'ai beaucoup apprécié cette subtilité.
Un roman initiatique, sur la perte de l'innocence d'un jeune homme à l'heure où l'Histoire bouleverse tout, qui entre dans une tourmente qui changera le monde, et un jeune homme, à jamais. Une histoire forte, qui traite donc aussi de l'antisémitisme et de psychanalyse freudienne, dans laquelle on trouve, à travers les paroles de Freud lui-même, une belle philosophie et leçon de vie.
Des personnages attachants, un roman et une écriture à découvrir, si ce n'est déjà fait ! Savoureux.
L'histoire : 2050... Il y un an, une famille a disparu là où personne ne disparaissait, et ne pouvait disparaitre. Là où il ne pouvait même rien se passait sans que votre voisin ne soit au courant... puisque nous sommes dans l'ère de la Transparence... Et pourtant... Ex commissaire de police, j'ai repris du service et j'ai mené l'enquête... rien, personne n'avait rien vu... jusqu'à ce que...
Tentation : Le pitch
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour, à ce jour, ma seule lecture de la Rentrée Littéraire (mis à part Psychopompe d'Amélie Nothomb, que je ne compte même plus dans mes lectures RL tant elle m'est habituelle). J'ai dévoré Panorama, puis j'ai préparé mes vacances, suis partie, rentrée, ai trié mes photos, il a fait beau, suis allée à la plage... Et voilà 3 semaines que je dois rédiger mon billet... qui sera donc assez succinct... car les détails me semblent déjà flous.
Or, ce roman est à lire de toute urgence ! Parce qu'il est palpitant, passionnant, qu'on ne le lâche pas d'autant que l'écriture y est belle et très fluide. J'aime ce genre de littérature : anticipation, un peu dystopique, un peu uchronique, seul l'avenir nous le dira...
2029... Il y a eu une révolution, la Revenge Week, et le mouvement citoyen de la Transparence qui est arrivé au pouvoir. La Transparence au plus haut niveau... Les habitations sont de verre, les murs sont transparents et montrent tout de votre vie à vos voisins... qui veillent sur vous autant que vous sur eux... Les seuls murs opaques sont ceux de la salle de bain et des toilettes, opacifiés jusqu'aux épaules... Vous ne pouvez plus passer inaperçus... Parce qu'il faut paraître... Une vie en vitrine, idéale en apparence et en permanence.
Et pourtant, une famille disparaît sans laisser de trace. Hélène mène l'enquête de voisinage dans ce riche quartier transparent, ainsi que dans le quartier d'origine de l'époux, quartier non transparent, populaire, sans vraiment règles ni lois... Un ghetto en quelque sorte. Si vous voulez y vivre, vous devez signer une décharge.
Bien entendu, Hélène va découvrir que la Transparence à tout prix cache finalement bien des choses, jalousie, hypocrisie, racisme, obsession de l'excellence.
Lilia Hassaine nous décrit les dérives d'un fonctionnement social et sociétal qui fait froid dans le dos, parce qu'il est somme toute assez réaliste, même si poussé à son extrême. Elle le fait à merveille. Ce fonctionnement est bien entendu imaginaire, mais l'on ne peut que constater qu'en 2023, il y a déjà plein de petites graines qui pourrait mener à un tel schéma. A travers cette histoire, la jeune autrice dénonce notamment l'hyper connexion, les réseaux sociaux (dont l'étalage de la vie personnelle, de la soi-disant réussite, de la soi-disant perfection), les influenceurs maîtres du monde etc. S'ajoute à cela une réflexion pertinente sur les relations à l'autre et à soi-même, la démocratie au sens premier du terme, la justice, le vivre ensemble. Mais aussi sur l'idéal de vie... qui finalement, reste néanmoins un choix personnel, et ça, c'est tout de même une bonne nouvelle.
A lire, vraiment ! En fait, j'aurais bien envie de le relire déjà !
Avec Caleb Landry Jones, Jojo T.Gibbs, Christopher Denham
Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
L’incroyable histoire d’un enfant, meurtri par la vie, qui trouvera son salut grâce à l’amour que lui portent ses chiens.
Mon humble avis : Le retour de Luc Besson au cinéma, avec du vrai cinéma ! Un cinéma qui hypnotise, captive, fascine, dérange, secoue, malmène effraie, émeut, bouleverse, tout cela à la fois. Un cinéma qui nous laisse pantois...
On retrouve la patte du réalisateur que j'aime tant : un univers visuel et esthétique particulier, et un héros plus proche de l'anti héro, mais absolument inoubliable, comme le sont les personnages de Besson. Complexe, attachant, érudit, aliéné, calme et terrifiant... Et pourtant on aimerait bien discuter avec lui autour d'un verre, tant il aurait à nous apprendre sur la nature humaine... et canine. Il a beau être un tueur, on l'aime. Comme Léon en fait...
Il y a du conte dans cette histoire qui fait fi du réalisme, un conte cruel évidemment, il y a du Joker, il y a du Subway, du Léon, du Nikita, du 5ème élément dans ce film... En fait, si on y réfléchit, on pourrait voir dans Douglas une part de chacun des personnages les plus mythiques de Besson... qui partagent tous finalement le point commun de la solitude, qu'elle soit physique, morale, spirituelle ou sociale. Il y a aussi la première note de musique, en tout cas, celle que j'ai remarqué où l'on se dit qu'Eric Serra est toujours là...
La question genèse du film est : comment survit-on avec un traumatisme, comment se construit on ensuite, comment grandit-on ? Mais, et ça n'engage que moi, on peut aussi y voir un message perso de Luc Besson, qui sort de pas mal d'années de galère financière et humaine... Peut-être dit-il avec ce film : si on m'emmerde, désormais, je lâcherai les chiens !
Luc Besson a su trouver un acteur à la mesure de la démesure de son personnage Douglas, en la personne de Caleb Landry Jones ! Quelle performance inouïe, intelligente, habitée, toute en nuances, sans esbroufe. Rien que pour ce jeu d'acteur, le film vaut d'être vu ! Mais pas que pour ça... Il y a l'originalité du traitement de l'histoire, la mise en scène impeccable, de très belles photos etc. J'ai trouvé quelques petites longueurs, et pourtant, j'ai regretté que le film ne dure pas plus longtemps pour éviter certaines ellipses et plonger encore plus dans la psychologie du personnage et de sa relation d'homme adulte avec ses chiens, relation qui n'est pas tant exploitée que ça finalement. Ainsi, j'aurais pu faire de Dogman un coup de coeur. Mais du très bon Besson tout de même ! Et un film sacrément hors du commun, trop riche en thèmes abordés pour que je puisse tous les évoquer ici... A voir pour celles et ceux qui aiment l'univers de Luc Besson, les films spectaculaires et originaux. (Mais âmes trop sensibles d'abstenir, ainsi que jeune public... car le thème de la violence est tout de même central).
Parution Martinière BL janvier 2023 , Audiolib 2023
L'histoire : Quatre amis partent en randonnée le temps d'un weekend, au coeur de l'Islande... Mais rien ne se passera comme prévu, et ce sont trahisons et secrets enfouis qui s'ajouteront au tumulte de la tempête. Survivront ils à cette nuit cauchemardesque dans ce minuscule refuge ?
Tentation : Pitch
Fournisseur : Bib de Dinard
Mon humble avis : J'avais envie de me faire un bon petit thriller qui me ferait trembler de peur... Et sur la couverture de celui-ci, figure une mention de The Times (tout de même !) qui dit à propos de Jonasson que je ne connaissais pas : "Le meilleur auteur de roman policier de notre époque" ! Rien que ça, alors, allons-y !
Et bien j'en suis très vite revenue, morte d'ennui ! Si je n'avais pas lu ce titre en format audio dans ma voiture, je crois que j'aurais abandonné ma lecture.
Rien, mais rien à quoi se raccrocher, même la fin n'invite pas à une reconsidération de ce qui précède (comme c'est parfois le cas dans des romans qui nous paraissent bien en-deçà de nos attentes).
J'ignore si ma détestation de ce roman tient à la traduction qui pourrait être ratée (c'est un roman islandais), si l'interprétation qui en est faite est maladroite (l'un des personnages a une voix d'attardé mental alors qu'il est tout de même avocat), mais il n'empêche....
Déjà même pas peur... Aucun des personnages ne dégage une quelconque sympathie... Tout sonne faux, ce qui peut être logique étant donné l'histoire... mais les dialogues sont d'un creux abyssal, je ne compte pas les contradictions dans le texte (on nous parle de soleil, alors que tempête de neige par exemple). L'action se déroule quasi en huis-clos dans un minuscule refuge (d'après la description qui en est faite), mais lorsque l'on suit les faits et gestes des protagonistes, c'est limite si on ne se croirait pas dans un grand chalet savoyard ! J'ai trouvé les réactions des personnages très contre-nature, même illogiques, même si, Ok, on est dans un soi-disant thriller avec des secrets et des potentiellement méchants. Mais mettre 10 mn à penser à fermer la porte d'un refuge alors qu'on est presque mort de froid en pleine tempête de neige, pour moi, ça bloque !
Mais le pire dans tout cela, c'est encore le style de l'auteur, style qui se veut soigné mais qui se révèle d'une lourdeur insupportable, comme le sont les évidences assenées en boucle et très répétitives.
Quant au voyage au coeur de l'Islande sauvage que j'espérais vivre par procuration, je suis aussi restée sur ma faim... Très peu de descriptions de paysages, et comme tout ou presque se déroule dans un refuge...
C'est très agacée que j'ai fini cette audiolecture qui était censée jouer sur mes nerfs... Et très incrédule devant la réputation de l'auteur... Quelque chose m'échappe, et vu mon expérience, je ne pense pas lire d'autres de ces titres pour affiner mon impression. Donc je déconseille vraiment !
Synopsis : TJ Ballantyne est le propriétaire du "Old Oak", un pub situé dans une petite bourgade du nord de l’Angleterre. Il y sert quotidiennement les mêmes habitués désœuvrés pour qui l’endroit est devenu le dernier lieu où se retrouver. L’arrivée de réfugiés syriens va créer des tensions dans le village. TJ va cependant se lier d’amitié avec Yara, une jeune migrante passionnée par la photographie. Ensemble, ils vont tenter de redonner vie à la communauté locale en développant une cantine pour les plus démunis, quelles que soient leurs origines.
Mon humble avis : Ce film sortira en France le 25 octobre, je l'ai vu en avant-première lors du Festival du Film Britannique de Dinard.
Un film de Ken Loach... on sait qu'on ne va pas rire. Le réalisateur n'a pas son pareil pour filmer le réalisme d'une Angleterre oubliée, dévastée, abandonnée. Loach lève encore le bras et la caméra pour dénoncer l'injustice sociale et politique, les inégalités, les incompréhensions, les barrières, l'extrême droite, le racisme, l'ennui quand il n'y plus que cela...
Une fois de plus, le début est bien plombant... Puis le film capte, captive, statufie, coupe le souffle, et émeut. Comment réunir, et faire cohabiter deux communautés dont, à priori, le seul point commun est la pauvreté... et l'humanité, mais là, il faudra du temps pour qu'elle s'exprime. Il y a ceux qui viennent de tout perdre, et ceux qui ont tout perdu au fil des années, et qui voient d'un très mauvais oeil l'arrivée d'étrangers avec qui il faudrait partager ce qu'ils n'ont déjà plus. Il y a ceux qui ont fui (la Syrie) et ceux qui sont toujours restés là, dans ce village où tout est parti... Sauf le pub The Old Oak, que T.J maintient comme il peut de la noyade.
Et puis, il va y avoir l'étincelle ! Pas celle qui met tout en feu, mais celle qui ravive, qui redonne envie, qui donne de l'élan. L'élan d'aller vers l'autres, vers le différent mais si semblable en même temps. C'est tout cela que filme admirablement bien Ken Loach, ce rapprochement entre deux communautés... Ce n'est pas de la charité, c'est de la solidarité... Et la solidarité, c'est un partage dont tout le monde bénéficie. Les visages fermés ou ternes vont s'éclairer d'un nouveau sourire, celui qui naît du lien, de l'amitié, de la reconnaissance à travers le regard de l'autre, du bien faire et du bien fait, la gratitude. Bien sûr, il y a toujours quelques abrutis pour empêcher cela, pour stopper le pas qui fait avancer. Mais le sourire, le partage et la compagnie appellent plus, au final, que le mépris et la haine aveuglée.
Les deux personnages principaux sont bouleversants... TJ avec son âge, son passé, ses réticences, son présent sans avenir, son ancrage dans "The Old Oak... Et Yara, avec pour bagage l'exil, le déracinement et le traumatisme, mais comme force, la fougue de la jeunesse, l'envie de vivre... A eux deux, et l'aide de quelques-uns, ils vont faire en sorte que le "vivre ensemble" soit possible.
Un film dure et beau, très réaliste et contemporain (inspirés d'ailleurs de faits réels assez proches),/ The Old Oak milite pour la compassion et l'humanisme tout en montrant l'inhumanité de certains destins terrassés par la guerre ou la pauvreté et met aux yeux du monde ce qui se passe certaines régions d'un des pays les plus riches du monde. Bref, c'est du Ken Loach mais qui s'achève sur une note optimiste ! A voir !
L'histoire : Sillonnant Paris jour et nuit au volant de sa BMW à crédit, Nathan enchaîne les courses Uber pour subvenir aux besoins de ses frères et soeurs. Faisant littéralement corps avec son GPS, Nathan plonge dans un vide assourdissant quand son portable tombe en panne. Suite à un accident, Annie, sa dernière cliente, lui propose de partir vivre en forêt avec Zoé et Etienne au fin fond de l'Alaska.
Tentation : La blogo
Fournisseur : Bib de St Lunaire
Mon humble avis : Quelle claque que ce sublime album, qui devrait être lu par tous et toutes, et ce, dès l'adolescence...
Conte ou fable écologique, cet ouvrage invite au retour aux sources, à la simplicité, à nos racines terrestres, à la protection de notre planète terre et au respect, à l'observation et à la compréhension de ce qui compose dame nature, à fortiori les animaux... Même si pour manger, il faut tuer.
Nous accompagnons Annie dans son retour sur sa terre natale, l'Alaska, après quarante années d'absence... Et même si Annie s'évertue à transmettre sa culture, ses traditions et son mode de vie ancestral à ses trois invités, elle finit par se rendre compte que tout a changé... Notamment suite au dérèglement climatique. Et la terre se manifeste, se rebelle, via l'eau, le feu, la chaleur... Les oies ne migrent plus à la même époque... Son village est déserté, et les siens sont pour beaucoup devenus alcooliques. Les ours polaires sont obligés de descendre vers le sud... Ils croisent les Grizzlys... Et cela donne des Pizzlys.
Nathan, Zoé et Etienne évolueront chacun à leur rythme sur cette terre qui leur est si étrangère, et le plus récalcitrant au départ va bien nous surprendre, malgré le choc des cultures et des générations. Ils sont tous les trois très attachants, comme le sont également Annie et les personnages secondaires... Qui sont tous témoins de la transformation... La leur, et celle de la planète. Il n'est pas question de fin du monde, mais d'une époque de transformation, d'adaptation... Il n'empêche, le message est limpide et nécessaire, et intégré dans une histoire et des destins qui captivent, émeuvent, et bouleversent. Il faut réécouter ce que la terre nous dit, savoir regarder de nouveau, s'émerveiller. Se déconnecter pour se reconnecter à la nature et à notre propre nature... Pour illustrer brillement tout cela, Jérémie Moreau évoque les mythes et la force de leur message, et distille un bel onirisme dans ces pages.
Je n'ai aucun bémol si ce n'est le choix des couleurs, un peu trop fluo à mon goût, mais qu'importe, cet album est magnifique tout comme le sont les paysages. Et même s'il est un cri d'alerte, il porte aussi un message d'espoir... à condition d'un retour à l'essentiel.
"Mon cher Nathan, il faut que tu saches que tu hérites d'une civilisation qui s'est appliquée pendant des siècles à dépeupler le monde. D'abord en transférant les esprits des arbres, des animaux et le sacré des écosystèmes vers un ciel divin. Puis en réduisant ce qu'il restait du monde à une matière inerte prête à l'exploitation. Le monde moderne a produit une terre muette et dénuée de sens. Où plus personne ne rêve. Ton histoire est celle de tous les autres. À l'extérieur comme à l'intérieur, vous êtes vides de monde. Aveugles... Ignorants... Infirmes... Cherchant votre chemin en implorant la vérité céleste de vos GPS."
"Tu ne vois rien, parce que tu ne sais pas encore voir. Pour trouver les animaux il faut voir l'invisible."
"Ceux qui savent, ce sont les animaux. C'est eux les savants de la nature. Quand il va faire froid, les ondatras construisent très vite leur maison. Quand les hirondelles s'affairent autour de leur nid, il va pleuvoir. Quand les taons apparaissent, l'arrivée des saumons est imminente. Les animaux sont notre boussole. Enfin, ils l'étaient..."