Publié le 17 Janvier 2019

BD - Editions Casterman - 127 pages - 22.50 €

Parution en mars 2014

L'histoire :  Djibouti : un éperon de sable et de roc chauffé à blanc, coincé entre le Moyen-Orient et l'Afrique. Cette dernière terre d'aventures vit de trafics, de contrebandes depuis la nuit des temps. Elle a conduit Arthur Rimbaud à sa perte. Elle a servi d'écrin aux récits éternels d'Henry de Monfreid. La magie de ces derniers inspire la vie de Fred, un aventurier des temps modernes, mi-contrebandier mi-mercenaire, opérant aux confins de la Somalie. Un homme hors du temps que va croiser Tom, un paumé en quête d'une existence. Que va-t-il trouver dans ces eaux troubles ? Ce récit de Joël Alessandra est inspiré de faits réels.

Tentation : Couv' et titre

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Un tel exotisme tant dans le titre que sur le dessin de couverture ne pouvait que m'attirer vers cet album... que j'ai bien fait de pioché dans les bacs de BD one shot de la bib'.

Qui a dit que de nos jours l'aventure n'existait plus ? Que les temps de Conrad, Kessel, Rimbaud, Henry de Monfreid étaient révolus ? Ce bel album, inspiré de faits réel sprouve bien le contraire...

Nous suivons Tom, prof d'arts graphiques et veufs depuis peu... Pour oublier, recommencer, il se fait muter à Djibouti... Cette Afrique pas comme les autres, sans girafes ni rhinocéros et si près de la péninsule arabique que l'on y est presque. La corne de l'Afrique, terre de cailloux, de chaleurs, de passages tant humains que commerciaux, terre stratégique, terre de guerre.

C'est là que Tom, sur cette terre qui lui est étrangère, devient l'étranger. Prof dans un lycée français, il s'essaye au bénévolat local et va apprendre les rudiments du dessin dans un orphelinat reculé.... Cette expérience le traumatisera... Puis il rencontre Fred et sa collection de romans de de Monfreid... Et Fred, qui est bien plus qu'un marin à touristes et dauphins, va lui montrer que l'aventure existe encore comme dans le temps... Ce sont juste les moyens et le calibre de armes qui ont changé. Car Fred est un peu mercenaire, un peu trafiquant sous le bateau !

Cet album est très intéressant dans le fait qu'il rappelle les débuts de la guerre civile en Somalie et dans la région... Et c'est cette guerre qui a vu et a fait accroître de façon exponentielle la présence bien connue de pirates dans cette région maritime qu'est le golfe d'Aden. Avec, une fois de plus, des puissances étrangères pas si étrangères que cela dans l'émergence des pirates somalis. Tout est simplement mais parfaitement expliqué... jusque dans les conséquences financières, écologiques (eh oui) de la présence de ses pirates sur armés et pour lesquels une vie n'a pas plus de sens qu'il y a un siècle. Sabordage, pillage, enlèvement d'équipage, tout ce "business" est devenu aussi lucratif que dangereux... Aussi l'on apprend par exemple qu'une compagnie d'assurance refusera d'assurer un transport maritime si l'armateur ne fait pas appel à une "compagnie privée" de protection, à savoir des mercenaires comme Fred.

De l'exotisme, un peu d'Histoire, de littérature, de l'aventure, de l'actualité, des personnages attachants, le tout dans des couleurs chatoyantes pour le présent et plus "sépia" pour le passé ! Les dessins sont agréables, parfois parsemés de photos, de croquis (qui donnent un aspect carnet de voyage)et les bulles ne sont pas trop bavardes. Bref, un album qui vaut bien un moment d'errance entre deux romans ! La fin m'a un peu laissée sur ma faim... Mais m'a ouvert un autre appétit, celui de découvrir les écrits d'Henri de Monfreid et les autres albums de Joël Alessandra !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Janvier 2019

Film de Louis-Julien PETIT

Avec Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corinne Masiero, Déborah LukuMuena

 

Synopsis :  Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

 

Mon humble avis : Ce film n'est pas vraiment ce que la bande annonce laisse prévoir. A savoir que la BA montre les bonnes répliques qui font rire... mais en dehors du contexte... Et dans celui-ci, le rire est un peu jaune et ne vient pas du fond du coeur... Mais il n'empêche, l'émotion noue le ventre.

Mais en fait, il ne peut en être autrement avec un sujet aussi grave que celui des invisibles... Les invisibles, ce sont ces femmes désocialisées, qui passent souvent leurs journées dans des centres d'accueil de jour et leurs nuits, dehors ou dans des centres d'accueil de nuit.

Nous suivons donc certaines d'entre elles, ainsi que les quatre femmes qui gèrent comme elles peuvent le centre d'accueil de jour. Comme elles peuvent... Car oui, on réalise alors pleinement la lenteur de l'administration et du système, mais aussi leurs limites, les situations ubuesques que celles-ci génèrent et du coup, l'impuissance des quatre femmes, malgré leur énergie, leur patience, leur pugnacité, leur dévouement, leurs idées... Les possibilités sont là, des amorces de solutions sont là... mais non approuvées par l'administration pour X raisons, notamment la sacrosainte rentabilité ! Du coup, rien n'avance...

Exemple de situation ubuesque : un centre d'hébergement de nuit construit à cinquante kilomètre du centre d'accueil de jour... pour des femmes qui n'ont pas de moyens de transport et qui portent H24 leurs sacs cabas comme maigres bagages de leur vie.

La rumeur dit que la France est un pays d'assistés...  dans ce film, on se dit que la France n'assiste pas les bonnes personnes alors. Et plutôt que d'assister purement et simplement, il vaudrait mieux aider, accompagner... pour que ces femmes retrouvent l'estime d'elles-mêmes, le sourire, un éclat dans le regard, qu'elles redressent le dos. C'est ce que font ces 4 femmes, qui de tout leur coeur, gèrent ce site de centre d'accueil, et qui viennent en aide coûte que coûte à ses invisibles.

Cette chronique sociale à honneur aux travailleurs sociaux devrait évidemment être vue par tous les politiques et nos chers élus...

Toutes ses femmes, qui deviennent solaires au fil du film, sont interprétées par des actrices connues ou venant de la rue on ne peut plus impliquées et convaincantes dans leur rôle.

Maintenant, mon reproche sur ce film est qu'une fois de plus, il est tourné dans le Nord. A part Bienvenue chez les ch'tis, qui peut me citer un film tourné dans le Nord qui ne montre pas la précarité, la pauvreté sociale, les accents à couper au couteau... Comme s'il n'y avait que cela dans le Nord, et comme s'il n'y avait pas cela aussi dans d'autres grandes villes de France. Ch'ti d'origine, je suis fatiguée que le cinéma ne montre que cet aspect-là de ma région natale, même s'il montre souvent des personnages battants. Il n'empêche !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Janvier 2019

Roman - Editions Des oreilles pour lire - 3h15 d'écoute - 16 €

 

Parution d'origine  chez Grasset en 2014

L'histoire : Celle de Jeanne, au tout début du XIXeme siècle, dans le Morbihan. Jeanne est une sorte de géante dotée d'une force extraordinaire. Batelière, elle sauva de nombreux marins de la noyade. C'est sa vie qui nous est contée ici.

 

 

Tentation : Pitch + Bretagne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Quelque part sur la presqu'île de Rhuys, une rue est nommée rue Jeanne le Mithouard, et une petite plaque résume sa vie et lui rend hommage. C'est à cette vue que l'auteur a voulu en savoir plus sur cette Jeanne, qu'à l'époque on appelait aussi "La France". Cédric Morgan raconte ici ce qu'a pu être sa vie. Nous sommes donc dans une fiction sur un personnage ayant existé. Les lieux cités sont, quant à eux, bien réels.

Cédric Morgan se penche donc sur le destin de Jeanne, qui est une héroïne enfouie et oubliée de l'Histoire, comme bien d'autres. Jeanne est une femme simple, mais si grande qu'elle dépasse même tous les hommes des environs. Elle est dotée d'une telle force qu'elle fait des travaux d'homme, jusqu'à devenir batelière. Passeuse, elle transporte personnes, animaux et marchandises dans les environs de d'Arzon, Sarzeau, Vannes, Logeo à la seule force de ses bras etc. Elle se marie avec Louis, un pêcheur au long court, qui passe plus de la moitié de l'année dans les eaux froides de l'Islande. De cette union, naîtront trois filles, dont seulement deux survivront.

Jeanne est une femme extraordinaire qui même une vie ordinaire. Elle n'a jamais eu conscience de sa particularité ni de l'importance de ses exploits, tant pour elle tout lui semblait normal. Elle devint une figure locale et sa renommée alla aussi plus loin. Même les médailles reçues pour ses sauvetages en mer la laissèrent dubitatives. Seuls les soixante francs promis en récompense de sa bravoure par l'administration lui firent dire qu'ils amélioreraient un peu son quotidien.

Ce roman est un formidable portrait d'une femme d'une autre époque et en même temps, assez atemporelle. Une femme qui gère sa vie, qui s'en contente malgré sa rudesse qui est aussi due au temps d'alors. L'histoire commence vers 1800 pour finir environ quarante ans plus tard. Ce qui fait que ce livre est aussi le tableau d'une région et d'une époque, de ses us et coutumes, de ses croyances etc...  Il est évidemment question de la mer, de ses dangers, des gens qui y vivent et qui en vivent. Le tout décrit par une écriture soignée, simple et agréable.

Maintenant, pour être honnête, ce n'est pas forcément le genre de roman et d'histoire qui me transporte et me passionne. Malgré l'intérêt réel et culturel de cette histoire, j'ai trouvé qu'elle manquait en peu d'entrain, d'autant plus que la lecture qui en faite dans le format audio est assez lente et monotone. Pour autant, je ne regrette pas cette audio-lecture même si le format papier doit peut-être mettre plus en valeur la qualité de ce destin hors du commun tout de même.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Janvier 2019

Thriller - Editions Livre de poche -574 pages - 7.60 €

 

Parution d'origine en 1993 éditions du Masque

L'histoire : Witch, une terroriste aussi efficace qu'internationale, pénètre avec fracas sur le territoire britannique. Cela fait des années que le MI5 et la Spécial Branche la traquent alors que personne, ou presque, n'ai capable de la décrire .... Aussi ces deux services vont unir forces et moyens pour éviter à tout prix que Witch parvienne à son but qui semble évident... En effet, les plus importants dirigeants du monde doivent se rencontrer lors d'un grand sommet qui se tient à Londres très bientôt.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : J'avais besoin d'un bon thriller pour passer les fêtes de fin d'année... Et Nom de code : Witch prenait la poussière depuis presque 10 ans sur mon étagère... Donc pioche, et pas si bonne que cela hélas.

Je ne connaissais pas du tout l'auteur Ian Rankin qui, après quelques recherches, se révèle être assez prolifique avec un personnage récurrent, que l'on ne retrouve pas ici. Ce roman est donc un peu un hors-série pour l'auteur, qui l'a d'ailleurs tout d'abord publié sous un pseudo en Angleterre. L'édition Livre de Poche date de 2004, mais l'écriture remonte à la décennie précédente... Cela pour dire que ce roman ne date pas d'hier et ça se remarque... Les thrillers font sans doute partie des livres qui vieillissent mal, tant d'autres auteurs plus diaboliques sont venus sur "le marché" et tant les méthodes d'espionnage et des différentes polices ont évolué en quelques décennies. N'est pas Agatha Christie qui veut pour écrire des enquêtes qui semblent atemporelles. Les romans de la reine du crime gardent un charme suranné. Ici, dans ces pages, j'ai eu l'impression que "c'était dépassé" mais pas encore vintage.... Les flics branchent leurs modems devant lesquels ils sont ébahis, ils entrent dans des cabines téléphoniques pour joindre leurs collègues ou encore, éjectent leurs cassettes de leur auto radio, et l'hovercraft existe toujours !...

Bon, tout ce que je dis est un peu blabla et n'évoque pas l'histoire... En elle- même cette dernière est assez divertissante, les "chasses à l'homme" réservant toujours leur lot de suspense, de mystères et de rebondissements. Mais cette recette manque ici d'épices, d'adrénaline, parfois de réalisme, et surtout de rythme. Le style, qui s'attardent sur des détails inutiles rompt souvent la cadence et donc l'intérêt du lecteur... Et ce, sans parler des dialogues souvent insignifiants, voire parfois "gnian-gnians". Les poncifs ne manquent pas, notamment sur la France... le béret, la 2 CV etc...

Ensuite, l'écriture est assez pauvre, à moins que ce ne soit la traduction qui soit en cause... En effet, cette dernière semble souvent littérale et du coup, parfois presque hors de propos, ou en tous cas, tombant à côté du sens, de la plaque, du terme ou de l'expression adéquate.

Quant à la fin que la 4ème de couv nous annonce comme spectaculaire, et bien elle laisse sur la faim également...

Donc un thriller qui ne fait pas vraiment thriller, qui divertit un peu mais vraiment rien de transcendant. 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 9 Janvier 2019

Film de Gilles de Maistre

Avec Daniah De Villers, Mélanie Laurent, Langley Kirkwood

 

Synopsis :  Mia a onze ans quand elle noue une relation hors du commun avec Charlie, un lion blanc né dans la ferme de félins de ses parents en Afrique du Sud. Tous deux grandissent comme frère et sœur et deviennent vite inséparables. Trois ans plus tard, Charlie est devenu un lion imposant. Mia découvre alors le secret que cache la ferme : son père vend les lions à des « chasseurs de trophées ». Mia n’aura désormais qu’une obsession : sauver Charlie, à tout prix.

 

Mon humble avis : On peut aisément deviner, entre le synopsis, et la bande annonce que ce film est beau, même très beau. Emouvant bien sûr, dépaysant aussi, de par les paysages de la savane sud-africaine. Oui, tout est magnifique, captivant et fascinant. Mon seul petit bémol est que, comme ce film est aussi destiné aux enfants, j'ai trouvé quelques passages un peu gnian-gnian... A moins que ce soit la traduction et les voix enfantines choisies qui donnent cet effet. Mais sinon, rien à redire... Nous avons une belle histoire, entre conte et fiction, bien ancrée dans les préoccupations écologiques et de protection des espèces actuelles.

Mais à dire, il y en aurait beaucoup... Alors je vais me concentrer sur deux choses... Cette formidable amitié qui lie Mia et Charly, le lion blanc. Il faut savoir que celle-ci est réelle et qu'il n'y a aucun trucage. En fait, ce film a été tourné sur trois ans, avec le même lion, excepté le tout bébé. Ainsi, la jeune actrice et l'acteur qui joue le rôle de son frère ont vécu en imprégnation avec le lion dès son plus jeune âge et ce pendant les trois années de tournage afin que cette amitié soit réelle et crédible. Et c'est l'équipe du film qui s'est adapté aux caprices, à la force ou au danger potentiel de l'animal, dans le respect de son intégrité naturelle. Le film montre parfaitement que l'amitié avec un animal (quel qu'il soit) est vraiment vécue par l'humain et par l'animal. Il démontre aussi que l'animal est doué de sentiments et d'émotions.

Par ce film, j'ai découvert l'existence de chasses en enclos... J'étais déjà rouge de rage, de dégoût et de colère devant ces photos d'Européens posant fièrement devant leur trophée lors d'un safari, non pas photo, mais chasse... Et bien en fait, il y a des fermes qui élèvent des lions... pour que ceux -ci soient amenés dans un enclos et que le connard d'occidental puissent lui tirer une flèche ou une balle bien à l'abri, sans transpirer... Et prendre la pause tout en cachant le grillage qui forme l'enclos, pour faire croire qu'on a vécu une terrible aventure... C'est répugnant, c'est dégueulasse, mais hélas, c'est légal, là-bas... Ce qui est outrant également, c'est d'apprendre dans le générique que la population de lion sauvage baisse chaque année un peu plus et que, pourtant, l'espèce n'est pas considérée comme menacée...

Pour en revenir au film, le message, certes un peu idyllique, mais réel et bienvenu, est que chacun peut changer le monde, par un petit pas, en tenant à ses rêves, ou en se dressant face à une injustice.

A voir évidemment, et pour les sensibles, à part une scène difficile, qui est d'ailleurs plus suggérée que montrer, il n'y a pas d'image difficile à supporter, public enfant oblige de toutes façons.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Janvier 2019

 

Comme pour le tag  "Ma vie comme un roman", je m'amuse depuis quelques années à décliner ce tag avec les titres des films vus l'année précédente. Cinquante films vu au ciné en 2018, et curieusement, 25 films français et 25 films d'ailleurs !

1/ Décris toi : Lady Bird

2/ Comment te sens tu ? Brillantissime

3/ Décris où tu vis actuellement ? Capharnaüm

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Le cercle littéraire de Guernesay

5/ Ton moyen de transport préféré ? Bohémian Raphsodie

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : La ch'tite famille

7/ Toi et tes amis vous êtes : Larguées

8/Comment est le temps ? La forme de l'eau

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? La promesse de l'aube

10/ Qu'est la vie pour toi ? Le grand bain

11/ Ta peur ? Paranoïa

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Voyez comme on danse

13/ La pensée du jour : I feel good

14/ Comment aimerais tu mourir ? Jusqu'à la garde

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Volontaire

16/ Ton rêve ? Tout le monde debout

 

Mes coups de coeur ciné 2018

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 5 Janvier 2019

Film de Ludovic Bernard 

Avec Lambert Wilson, Jules Benchetrit, Kristin Scott Thomas

 

Synopsis :  La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont il n’ose pas parler dans sa banlieue où il traîne avec ses potes. Alors qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec ces derniers le mène aux portes de la prison, Pierre Geitner, directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique l’en sort en échange d’heures d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête… Il a décelé en Mathieu un futur très grand pianiste qu’il inscrit au concours national de piano. Mathieu entre dans un nouveau monde dont il ignore les codes, suit les cours de l’intransigeante « Comtesse » et rencontre Anna dont il tombe amoureux. Pour réussir ce concours pour lequel tous jouent leur destin, Mathieu, Pierre et la Comtesse devront apprendre à dépasser leurs préjugés…

 

 

Mon humble avis : Le scénario n'a rien d'original... L'histoire d'un jeune qui se retrouve dans un tout autre environnement socioculturel que le sien, un environnement qu'il pense ne pas être fait pour lui, qu'il rejette avant de comprendre qu'il est sa chance... Les messages du film ne sont pas inédits non plus : l'importance de la persévérance, chacun mérite sa chance, tout le monde peut avoir un certain or au bout des doigts si on l'aide à éclore, à cheminer vers l'excellence...

Et cependant, durant la séance, j'ai eu l'impression que tout le monde était en état de grâce, tant dans la salle que sur l'écran. La présence de la musique classique, qui envole n'est sans doute pas étrangère à cette sensation... Tout comme les doigts qui s'envolent avec maestria sur le piano et qui sont fascinant. Un talent que l'on ne peut qu'envier, comme celui de l'oreille parfaite du personnage principal.

Ce n'est pas un feel good movie, car sérieux, pas franchement léger ni drôle... Seule une réplique a fait rire la salle. Mais c'est un film qui émeut, qui fait du bien parce qu'il est apaisant.

Cette histoire est bien portée par ses comédiens... On connait déjà le talent de Kristin Scott Thomas et de Lambert Wilson... Mais j'ai découvert celui de Jules Benchetrit, fils de Samuel du même nom et de Marie Trintignant. Un don à suivre évidemment... 

Et oui, chose surprenante, j'ai pris énormément de plaisir à regarder ce film au scénario assez commun. J'étais bien. C'est ce qui compte non ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Janvier 2019

Tradition oblige sur ce blog depuis presque 10 ans, répondre à ce petit tag en piochant dans les livres lus dans l'année précédente, les titres qui s'approchent le plus aux questions. Je précise que les titres choisis ne veulent pas forcément dire que j'ai aimé ces livres, où que leurs contenus me représente d'une façon où de l'autre. D'ailleurs, en fin de billet, je vous ai fait des petits montages avec les couv' de mes coups de coeur 2018.

En 2018, j'ai lu 63 romans et 28 BD ou tomes de BD

Parmi les romans : 36 de littérature française, 12 de littérature étrangère, 6 thrillers étrangers et 5 thrillers français, et 4 livres divers.

33 sont des lectures audios... soit plus de la moitié des livres lus dans l'année ! Fou non ? Les livres audio permettent vraiment d'optimiser le temps consacré à la lecture (balade pédestres et temps passés en voiture) Et me permettent aussi d'aller vers des horizons que je n'explorerais sans doute pas en papier.

 

1/ Décris toi : La fille d'avant, de J.P Delanay

 

2/ Comment te sens tu ? Au fond de l'eau, de Paula Hawkins

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? L'académie des âmes abîmées, de Thierry Cohen

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Mon dernier continent, de Midge Raymond

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Les bottes suédoises, d'Henning Mankell

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : L'amie prodigieuse, d'Elena Ferrante

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Les loyautés, de Delphine de Vigan

 

8/Comment est le temps ? Temps glaciaires, de Fred Vargas

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit, de Séverine De La Croix

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Fendre l'armure, d'Anna Gavalda

 

11/ Ta peur ? La grande crevasse, de Roger Frison-Roche

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Va et poste une sentinelle, d'Harper Lee

 

13/ La pensée du jour : La lumière est à moi, de Gilles Paris

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? Délivrances, de Toni Morrisson

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Grâce à l'amour d'un chat

 

16/ Ton rêve ? Vers la beauté de David Foenkinos

 

Mes coups de coeur 2018 :

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 1 Janvier 2019

 

Pour 2019, je vous laisse choisir sur cet arbre les couleurs et les lettres, en fonction de vos envies, pour que vous puissiez écrire et colorer vous-mêmes cette nouvelle année pour qu'elle voit soit la plus réjouissante possible !

Géraldine

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Décembre 2018

BD - Editions Futuropolis -96 pages - 21 €

 

Parution en octobre 2017

L'histoire :  Au loin, au large de l’île de Sein, Ar-Men émerge des flots. Il est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme "l’Enfer des enfers". 
Germain en est l’un des gardiens. Il y a trouvé sa place exacte, emportant avec lui sa solitude et ses blessures. La porte du phare cède sous les coups de butoir de la mer en furie, et l’eau vient griffer le crépi de l’escalier. Sous le crépi, médusé, Germain découvre des mots, des phrases, une histoire. Un trésor. Le récit de Moïzez. 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Ne boudons pas notre plaisir... Cet album est juste magnifique. Déjà l'objet, on ose à peine y toucher de peur de l'abîmer et l'on tourne les pages avec délicatesse et un émerveillement sans cesse renouvelé... Car oui, chaque page nous laisse ébahis par tant de beauté et de maîtrise dans les traits, les couleurs... Certaines des planches relèvent franchement de l'art pictural marine et l'on se verrait bien avec certains dessins, encadrés chez soi, comme des toiles de maître. Les paysages, la région et son âpreté, la mer et sa violence aussi brutale que fascinante et spectaculaire, tout est magistralement rendu dans cette BD, de type aquarelle... Voilà pour ce qui est du visuel...

Pour l'histoire maintenant... Et bien il y a en fait 3 histoires en une. Celle que Germain raconte le soir à sa fille et qui est empreinte de légendes, dont celle de la ville d'Ys.  Celle de Germain et de son collègue, gardiens du phare d'Ar-Men, au fil des tempêtes, des réparations, des marées et des relèves. 

Et puis il y a les fantômes de chacun... du passé, du présent, qui hantent le lieu.

Enfin, il y a l'histoire que Germain découvre derrière la peinture des murs du phare, celle de Moïzez... Qui en 1867 fut l'un des premiers jeunes hommes à accepter de se lancer dans la construction du phare le plus exposé et le plus difficile d'accès au monde... Cette construction, nous la suivons ainsi durant les quatorze années qu'elle dura, et cela est vraiment très intéressant, surtout que lorsqu'on voit se phare dans la vraie vie, on ne peut que se demander "mais comment ont-ils fait, à l'époque". Cette partie historique de l'album est donc très enrichissante au niveau culturel. On  apprend d'ailleurs qu'en échange de leur participation à la construction du phare, l'île de Sein obtint la fabrication d'une digue qui la protégerait désormais des plus grandes inondations.

A la fin de cet album, se trouve un DVD, que je ne suis pas parvenue à lire... Sans doute a-t-il été rayé au fil des emprunts de la bibliothèque. En tout cas, un album à lire, à acheter, à offrir...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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