Publié le 4 Mai 2019

Zep , Bande dessinée, avis lecture, album

BD - Editions Rue de Sèvres - 92 pages -19 €

 

Parution en avril 2018

L'histoire :  Dans le cadre d'un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés. Serait-ce une nouvelle chance pour l'espèce humaine ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui nous dit que le pouvoir de la Nature est bien plus grand que celui de l'Homme

 

Mon humble avis : Dévoré cet album ! Bon, ok, je n'ai pas beaucoup de mérite. Celui-ci laisse une large place aux dessins et les bulles ne sont pas en surabondances et jamais interminable.

Il n'empêche, j'ai été captivée par cette histoire, qui tient un peu de l'anticipation, du thriller, du manifeste écologique, du conte et bien sûr, du divertissement. Il y a comme une ambiance "L'armée des 12 singes" ici, puisque qu'au fil des pages, nous aboutissons dans une ère post apocalyptique... 

Dans cet album, Zep s'approche de l'écologie et l'intelligence végétale, et des dégâts à grande échelle provoqués par l'humain... L'humain qui se croit roi sur terre, alors qu'il n'est qu'un hôte de passage.

Il y a des millions d'années, les dinosaures auraient disparus, non à cause de d'une météorite ou autre, mais par choix de dame nature qui trouvait que ces dernier n'apportaient rien à l'équilibre planétaire. Que va-t-il advenir de l'homme, qui non seulement n'apporte rien, mais qui participe activement au déséquilibre, voire même à la destruction. L'homme pense pouvoir réguler la nature ? Si les rôles s'inversaient... Que la nature décidait elle-même de réguler l'humain ? D'ailleurs, c'est ce qui ce passe tout de même lors des catastrophes climatiques actuelles...

J'ai particulièrement aimé le fait que, les animaux sentant que les hommes ne seraient plus très longtemps un danger pour eux, changent de comportement. 

Des dessins agréables, des pages monochromes mais de couleurs à chaque fois différentes, un récit très fluide et captivant, un album à lire et à offrir à ceux qui doutent, qui ont encore besoin d'une bonne dose de sensibilisation envers Dame Nature ou tout simplement à ceux qui veulent passer un bon moment de divertissement. Si c'est ce dernier qui est recherché, je pense que personne ne pourra rester de marbre face au message de cet album...

 

L'avis de Noukette

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 2 Mai 2019

Roman - Editions Audiolib -11h44 d'écoute - 23.90 €

 

Parution d'origine chez Grasset en août 2016

L'histoire : 1945, Dresde... Sous les bombes, une femme accouche et juste avant de décéder de ses blessures dit : Il s'appelle Werner Zylch, il est le dernier des nôtres. Surtout faites qu'il garde toujours ce nom.

1969, Manhattan. Werner est adulte. Il se sait adopté mais ignore tout de son histoire. Il rencontre Rebecca dont il tombe immédiatement amoureux. Mais l'Histoire va se mêler de leur histoire et la rendre difficile, voire impossible.

 

Tentation : Blogo + sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Ce roman a reçu le prix de l'Académie Française et c'est je trouve assez mérité, car il est fichtrement bien ficelé et nous emmène dans une histoire captivante, très romanesque et fort agréable à lire... ou à écouter, selon le format que vous choisirez.

Effectivement, c'est un livre que l'on ne lâche que très difficilement. Deux époques s'alternent au fil des chapitres. 1945 en Allemagne et 1969 à New York. 1945 et ce qui s'en suit possède un intérêt historique indéniable et le récit de l'accouchement sous les bombes est glaçant, bouleversant. En effet, l'auteure se penche sur le destin de certains allemands... Les scientifiques, les ingénieurs, qui vivent quelque part loin de la guerre et ignorent la finalité de leur travail. Bien entendu, leurs destins n'en n'est pas plus doux pour autant, même si certains d'entre eux parviennent à migrer aux Etats-Unis qui les accueillent de façons plus ou moins officielles et plus ou moins "accueillantes"... Mais à cette époque, c'était la "guerre" entre les Russes et les Américains à qui récupérerait le plus de scientifiques Allemands.

1969 et les années qui suivent... Werner est un jeune homme démonstratif, assez sûr de lui, ambitieux, qui réussit dans les affaires immobilières avec son ami Marcus. A eux d'eux, ils s'enrichissent bien vite et fréquentent alors le "Tout New York" de l'époque, genre Andy Warhol  et autres célébrités. Le fameux Werner ne m'a pas été plus sympathique que cela. Les personnages qui l'entourent sont bien plus attachants (comme Marcus ou sa soeur Lorraine)...

Et puis, il y a la rencontre avec Rebecca, puis avec les futurs beaux-parents et les révélation de la mère de Rebecca qui vont agir comme un tremblement de terre mais qui permettra à Werner, de relier son présent à son passé, de connaître ses premières années, de savoir comment il est devenu américain adopté avec un patronyme allemand et de savoir, en fait, qui il est vraiment.

Même si ce roman se lit fort bien et captive et divertit, j'avoue avoir été un peu déçue par une partie du dénouement qui explique pourquoi "le dernier des nôtres". Je m'attendais à quelque chose de plus, comment dire... de plus... non, de moins annoncé au fil des dernières pages en fait. J'espérais un uppercut, que je n'ai pas eu. Et il m'a semblé qu'un "petit trou" de l'histoire de Werner n'était pas bouché. Dommage... Mais pas bien grave, j'ai passé un très bon moment d'écoute avec ce roman.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 30 Avril 2019

Film d'Anthony et Joe Russo

Avec Robert Downey Jr, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Chris Evans

 

Synopsis :  Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

 

 

Mon humble avis : Bon ben tout est dans le titre... C'est vraiment le jeu de la fin, certains comédiens souhaitant raccrocher leurs costume, c'est bien (normalement) le der des der de la série Avengers. Donc ce n'est pas spoiler, c'est même vous rendre service que de dire que cette fois, inutile de rester jusqu'au bout du bout du générique de fin... Aucune annonce n'est faite ! C'est donc 10 ans de cinéma d'Avengers qui s'achève. Snif...

Donc les Avengers triomphent dans ce final ultra spectaculaire, qui permet entre autre de replonger par moment dans les histoires et aventures passées de nos héros préférés... mais de façon un peu modifiée... puisque LA solution pour sauver l'univers et au moins la Terre, s'est de voyager dans le temps afin de modifier le futur d'un passé qui est déjà révolu mais ce qui changerait radicalement le présent ? Vous me suivez ?!

Evidemment, cet ultime opus s'adresse au fan des Avengers. Si ce n'est pas le cas, vous serez perdus car il y a beaucoup de références et d'humour qui évoquent les épisodes précédents ! Cet épisode tient absolument toutes ses promesses, même si la fin parait un peu abracadabrant sur certains points et qu'il y a quelques ellipses qui ne sont pas comblées et quelques facilités scénaristiques, même si parfois, on a du mal à s'y retrouver ! Mais le divertissement est là, l'émotion aussi, car c'est qu'on les aime nos potes super héros qu'on a eu tant de plaisir à revoir régulièrement.... et qui sont TOUS là pour l'artifice final ! Mais il parait que toute bonne chose a une fin... Donc faut l'accepter.

Néanmoins, une première pour moi sur laquelle j'aimerais revenir... j'ai assisté à la séance dans salle équipée 4DX et 3D... Ce qui signifie que les fauteuils et la salle sont animés d'effets spéciaux.... En fonction des séquences du film, votre fauteuil vous remue pour ressentir les effets d'une explosion ou autre par exemple... Quand il y a du feu...De l'air chaud est envoyé dans votre coup, s'il pleut, vous avez des jets de bruines qui viennent du siège avant et parviennent sur votre visage... Quand une balle est tirée par exemple, vous avez un "pschitt" d'air dans le coup qui vous fait sursauter... Bien sympa mais très cher (20 € au tarif normal) donc à utiliser pour les films qui en valent vraiment la peine. Et à éviter si l'on est cardiaque, enceinte, ou si l'on souffre de problèmes de dos, car ça secoue vraiment ! Idem, méfiance si vous êtes sujets au mal des transports ! Mais pour moi, une chouette expérience en tous cas !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 28 Avril 2019

Suite de mon séjour à Corfou en septembre dernier...

Quand vous tappez "Corfou" sur Google image, les premières photos sont celle de Parga, charmant village coloré !

Attention, Parga n'est pas sur Corfou, mais en face, sur la côte de la Grèce continentale. Ce qui nécessite une traversée en bateau fort agréable, avec un toute légère brise due à la vitesse du bateau et un beau soleil qui caresse le visage. Une excursion à ne pas manquer ! 

 

Parga, Grèce, photo, voyage, Ile ionnienne, Corfou
Parga, Grèce

 

UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA
UN DIMANCHE A CORFOU : PARGA

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

Repost0

Publié le 26 Avril 2019

Littérature, roman, Emmanuel Carrère, la classe de neige, prix fémina 1995

Roman - Editions Folio - 148 pages - 6.80 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en 1995

 

L'histoire : Dès le début de cette classe de neige, Nicolas est différent des autres enfants... Son père craignant un accident de car scolaire, conduit lui-même Nicolas jusqu'au chalet... Nicolas arrive donc un jour en retard, alors que l'ambiance est déjà installée et les groupes formés. Qui plus est, la valise de Nicolas est resté dans la voiture du père reparti... Tout commence mal pour Nicolas... L'ombre d'un danger semble planer sur l'enfant...qui imagine tant d'histoires... Mais les histoires qu'il imagine, où qu'il entend chez lui, son aussi proche de la réalité mais si loin de la vérité qui modifiera à jamais la jamais la vie de Nicolas. Pour lui, il y aura toujours une vie d'avant la classe de neige... et une autre, celle d'après.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ce roman, qui a reçu le Prix Fémina en 1995, est resté au moins 7 ou 8 ans dans ma PAL. Il faut dire que mon exemplaire comporte une dédicace de l'auteur, rencontré lors d'une conférence. Celle-ci dit :" A Géraldine, en espérant qu'elle lise avec plaisir cette lecture pas vraiment plaisante". Curieuse dédicace, qui m'a donc refroidie un bon bout de temps... A tort !

C'est une histoire d'enfants... mais évidemment pour adultes tant elle est, mine de rien, sordide. Et pourtant, l'auteur nous épargne les détails, l'horreur est plus suggérée, et ce en quelques lignes. Au lecteur "d'imaginer" le reste.

Les lecteurs rapides dévoreront ce roman en une fois, tant il est captivant... Le mot captivité partage évidemment la même racine... Nous sommes presque dans un huit clos (entre le chalet et les montagnes enneigées) où, dès le début, nous devinons que quelque chose ne tourne pas rond. La tension augmente, sans jamais que le lecteur puisse deviner d'où viendra la catastrophe... D'autant que Nicolas est le premier à échafauder des histoires glaçantes pour impressionner un camarade de classe, d'autant aussi que les enfants ne sont point tendres entre eux... Et puis il semble que Nicolas soit un angoissé "de nature"

Bref, la menace semble partout, tout près... Elle éclatera finalement si loin, et si près aussi.

Dans ce roman, Emmanuel Carrère se penche sur le sujet du mensonge comme naissance du mal... Sujet qui sera développé quelque temps plus tard par l'auteur dans "L'adversaire". Autre thème dans ce roman : la peur, celle de tous les jours, des enfants qui se sentent différents, qui ont du mal à s'intégrer. Alors, plutôt que d'être victime, autant devenir martyr... 

En tout cas, aussi glauque et glaçante puisse être l'atmosphère (qui tient presque du thriller psychologique) de ce court roman, cette lecture est en fait bien plaisante et saisissante, car le sujet parfaitement maîtrisé. Bref, de la bonne littérature !

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 24 Avril 2019

cinéma affiche , Raoul Taburin, Benoït Poelvoord

Film de Pierre Godeau

Avec Benoît Poelvoorde, Edouard Baer, Suzanne Clément, Victor Assié

 

Synopsis :  Raoul Taburin, c’est l’histoire d’un petit garçon devenu grand sans savoir faire du vélo. L’histoire d’un immense malentendu vécu comme une malédiction. Un imposteur malgré lui.

 

 

Mon humble avis : Un film qui sent bon le soleil  et la poésie de la Provence, ça fait du bien ! Ca réchauffe, tout en étant rafraîchissant. Ca donne envie se laisser aller à être bien, et de sourire tout simplement... Oui simplement... 

Raoul Taburin est un film simple, sans prétention, parce qu'il n'en n'a pas besoin. Son objectif n'est pas dans les grands effets ni quoique ce soit.... L'univers du film montrant le bonheur d'une vie simple dans un environnement bienveillant.

Les décors naturels sont magnifiques. Le petit village où se déroule l'histoire est charmant, reposant, même si évidemment, certaines devantures ont retrouvé un aspect rétro pour respecter une atmosphère d'un autre temps, même si quelque part atemporelle... Comme celle de Sempé, puisque Raoul Taburin est inspiré d'une bande dessinée de Sempé.

J'ai beaucoup aimé les symboliques que délivre cette belle histoire.... La difficulté de vivre dans le mensonge.... Mais aussi, le fait que parfois, même si  celle-ci née d'un malentendu, il est aussi plus facile de vivre dans une légende de soit même que de confronter notre réalité au regard des autres, même si pour soi-même, la position n'est pas forcément agréable. Le film montre bien le poids du regard des autres devant une faille personnelle, une différence, une honte inavouable.

L'humour est fin et tout n'est que délicatesse et tendresse... Sans mièvrerie et pourtant ce film est vraiment adapté à un public familial. Une jolie fable optimiste, où rayonnent tous les comédiens, Benoit Poelvoorde et Edouard Baer en tête !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 22 Avril 2019

Thriller - Editions Thélème - 11h51 d'écoute - 20.40 €

Parution d'origine chez Actes Sud  en 2013

L'histoire : Sur le terrain, nous avons la flic Jeannette, qui enquête sur la découverte de cadavre de plusieurs garçons, atrocement mutilés et momifiés. Le point communs de ces garçons : N'être personne... Clandestin, pas recherché, pas manquant... 

Et puis nous avons Sofia Zetterlund, psychothérapeute qui suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant soldat du Sierra Léone et Victoria, une patiente qui ne se remet pas d'une enfance abusée...

Les deux femmes vont forcément se rencontrer

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Attention : un thriller suédois, premier tome d'une trilogie, qui vous obligera à lire l'ensemble si vous ne voulez pas être frustrés !

Mon humble avis : Aie, ouille, mauvaise pioche pour moi, par rapport à mes attentes et mes goûts... Parce que je ne sais pas lire une couverture... Et oui... regardez bien. Persona... Sous-titré par "Les visages de Victoria Bergman 1".

Persona,  écrit à quatre mains (Erik Axl Sund est donc un pseudonyme) est donc le premier volet d'une trilogie (j'avais pas vu)... Pourquoi pas, sauf que ce tome s'achève sur un cliff-hanger monumentale qui rend obligatoire la lecture des tomes suivants... Surtout que l'enquête de ce premier roman ne se résoud pas du tout ici, malgré des indices que nous lecteurs connaissons. Bref, je n'aime pas ça, être prise au piège, ne pas avoir la suite... Souhaiter la savoir tout de même mais ne pas avoir envie de lire les autres tomes, parce que ce premier, je ne l'ai pas adoré non plus.

Nous sommes à Stockholm. Qui dit Suède, dit des patronymes et des noms de lieux qui me sont inconnus et non mémorisable, d'autant plus qu'en c'est en audio lecture.

La construction narrative de ce thriller est étrange aussi... Des longueurs, des "coq à l'âne" surprenant, des flash-back, des écoutes de cassettes de séances psy. Bref, il m'a été difficile de m'installer dans ce roman et d'y trouver mon rythme de croisière. D'autant plus que la flic et la psychothérapeute vont mettre beaucoup de temps à se rencontrer, presque les deux tiers de l'histoire. Beaucoup de confusions pour le lecteur, même si celles-ci sont justifiés par les personnages... Et oui, n'oubliez pas le sous-titre : Les visages de Victoria Bergman... Ce qui va évidemment  va créer un sacré retournement de situation qui donne la chair de poule et qui fait couler une suée froide dans le dos.

Et oui, car ce thriller suédois n'y va pas de main morte dans les profondeurs noires et tortueuses de l'âme humaine. D'ailleurs, parle-t-on toujours d'humain à ce niveau-là. C'est la question que pose cette intrigue.... Jusqu'à quand, jusqu'où l'Homme peut-il aller et être encore considéré. Le tout, autour de la notion de bourreau et de victime... la victime qui devient bourreau... Notion illustrée entre autre par le cas des enfants soldats du Sierra Léone. Les passages les concernant sont vraiment atterrants et glaçants, surtout qu'ils émanent d'une hélas monstrueuse réalité que, dans notre confort occidental, nous oublions bien souvent.

Ce thriller n'était pas pour moi, mais il peut être pour vous si vous êtes patients et aimez les trilogies qui vont font vivre très longtemps avec les mêmes personnages. Douze heures d'écoute pour ce tome, donc j'imagine que les 3 tomes mènent à 36 heures d'écoute, ce n'est juste pas possible pour moi. Et puis franchement, j'ai été très frustrée par cette fin abrupte, en pleine action... que ce tome -ci n'ait pas sa propre conclusion, ça m'a énervé grave au point que sur le coup, j'ai cru qu'il manquait des chapitres à mon enregistrement !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 20 Avril 2019

BD - Album graphique - Corée - manhwa

BD -  Editions Ca et Là - 167 pages - 18 €

 

Parution en Septembre 2018

L'histoire :  Tout sépare Hong-yeon et Gongju, deux jeunes femmes coréennes : leur caractère, leur rapport aux hommes, leur milieu familial... Gongju, plutôt réservée, originaire de la ville de Daegu, dans le sud du pays, veut à tout prix travailler dans le secteur de la presse. Hong-yeon, dessinatrice à Séoul, est insouciante et extravertie. Et pourtant, les deux femmes sont amies et se confient régulièrement l'une à l'autre, dans les moments heureux comme lors des périodes difficiles, pour se soulager du poids que leurs familles respectives font peser sur elles ou quand des choix de vie doivent être faits. A travers les histoires délicatement intriquées de Hong-yeon et Congju, Song Aram chronique cette amitié mouvementée entre deux femmes qui se débrouillent tant bien que mal dans une société qui leur est souvent hostile.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Une BD qui Coréenne qui nous emmène dans le quotidien Coréen

 

Mon humble avis : Deux femmes est un Manhwa, terme qui désigne la bande-dessinée en Corée. Et c'est en cherchant ce que signifiait Manhwa par rapport à Manga et autres termes et genres que je ne maîtrise pas, que j'ai appris que la Corée du Sud est actuellement l'un des premiers pays producteur de bande-dessinées au monde. Pour tout savoir (ou presque) que les Manhwa, et bien Wikipédia vous dit tout !

J'attendais un peu plus de ce roman graphique, qui reste cependant très intéressant et agréable à lire. Disons que j'espérais une plongée plus profonde dans la société et les cultures Coréennes... Mais en fait, celles-ci ne sont peut-être pas si éloignées les unes des autres d'où cette sensation de légère déception...

Bien sûr, il est question dans ces pages du poids des us et coutumes Coréennes, surtout au niveau familial... La pression du mariage, l'obéissance de la bru auprès de la belle-mère, le relatif machisme etc.

Pour le reste, il me semble que les thèmes soient en fait assez universels... Deux jeunes femmes qui ont des rêves et qui tentent de se faire une place dans une société peu conciliante et broyeuse d'âme et de corps... La difficulté de se loger à Séoul, les petits boulots, les stages non rémunérés qui durent des mois avec une embauche potentielle en guise de carotte (l'esclavage des temps modernes), le rêve et les déceptions des capitales, le harcèlement sexuel et/ou au travail et "la femme" qui est bien trop sentimentale pour bien travailler...

Bref, il semble que quelque-soit la longitude, les préoccupations de la jeunesse qui arrive sur le marché de l'emploi  se ressemblent.

Il n'empêche que ces deux femmes bien différentes, et qui vont changer au fil de ces années plutôt amères (finie l'insouciance, bonjour le mariage, le mari, l'enfant), sont attachantes et cette période de leurs vies n'est pas dénuée d'intérêt.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 18 Avril 2019

Roman - Editions Livre de Poche - 285 pages - 4.90 €

Parution d'origine en 1952

4ème de couv' :  En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants auxquels s'est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux " chaînon manquant " dans l'évolution du singe à l'homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie, bien vivante, de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes et enterrant leurs morts ? Tandis que les hommes de science s'interrogent sur la nature de leurs " tropis ", un homme d'affaires voit en eux une potentielle main-d'oeuvre à bon marché. La seule parade aux noirs desseins du sieur Vancruysen est de prouver l'humanité des tropis. Pour obtenir la preuve nécessaire, Doug risquera sa tête d'une façon surprenante qui conduira à de longs débats !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Celui-ci n'arrivera jamais à la cheville de ce roman et ne pourra ni le résumer, tant cette histoire est dense en sujets, ni lui rendre l'hommage qu'il mérite... Parce que je ne n'ai ni le style ni la culture pour cela... juste des sensations, de la réflexion, de la curiosité.

Les animaux dénaturés... Un livre qui a rejoint ma PAL il y a deux ans... Suite au choc littéraire reçu lors de la lecture de La planète des singes, de Pierre Boulle et quelques recherche sur la toile, j'ai appris que Pierre Boulle s'était (entre autre) inspiré de ce roman de Vercors. Vercors, pour moi, c'était la résistance et Le silence de la mer.

Il m'a fallu du temps pour lire Les animaux dénaturés. Pas par manque d'intérêt bien au contraire, mais pour analyser et digérer tout ce que j'y lisais, et comparer tout cela avec mon propre système de pensée, mes observations, mes expériences etc... Aussi, si vous cherchez un roman à dévorer, changez d'adresse. Celui-ci se déguste, et chaque ingrédient mérite toute l'attention et la concentration pour ruminer, être d'accord, pas du tout d'accord, changer d'avis, retrouver le sien, douter, hésiter, bref, être emmené dans une débat kafkaïen sur ce qui différencie l'homme de l'animal. Une question que finalement, on  se pose rarement dans notre quotidien.

J'ignore si c'est vrai, mais Vercors part du principe qu'à l'époque de son roman, l'Humain n'était pas défini... Hors comment décider si une nouvelle espèce est humaine ou animal si l'Homme n'a pas de définition précise.

La mise en bouche des animaux dénaturés ressemble à une petite bluette charmante dans les environs de Londres. Puis, vient l'expédition en Nouvelle Guinée et la découverte de ces fameux tropis... Les questions commencent, avec quelques expériences éducatives, découvertes... qui se répandent bien vite, jusqu'aux oreilles d'industriels peu scrupuleux... Doug souhaite protéger ces êtres de tous projets qui les exploiteraient... Alors, pour savoir si Homme ou Animal, Doug expérimentera l'impensable et réalisera l'inimaginable... (Je ne dis rien, sinon, ce serait spoiler).

Le débat Kafkaïen débute lors de son procès tout aussi Kafkaïen ou divers scientifiques témoignent à la barre, se contredisent les uns les autres, laissant les membres du jury déconcertés... Si les tropis sont des hommes, alors il y a meurtres. Mais si les tropis sont des animaux, alors, il n'y a point de meurtres. Mais personne dans la cour n'est capable de définir l'humain. Alors, une cession de scientifiques est créée pour aboutir à une définition... et ceci se poursuivra jusqu'à la Chambre des Communes...pour revenir à la cour et achever le procès de Doug...

Discrètement usant de cynisme et d'humour, Vercors profite de son sujet pour se moquer de la justice et de ses limites, mais aussi des politiques et de leurs contradictions évidentes. ("En théorie, vous avez mille fois raison peut-être. mais vous savez bien qu'en politique, avoir raison ne sert à rien") Bien sûr, il démontre que l'Homme croit tout savoir et qu'il se sent supérieur en tout. Autre question qui ressort : Naissons nous hommes ou le devenons nous ?

Et les animaux dénaturés dans tout cela ? Vous le devinerez bien... C'est nous, les Hommes. Dénaturés par les lois, par la civilisation, par les croyances, par les religions, la métaphysique, l'éducation qui font de nous des êtres avares, égoïstes, menteurs etc... "L'animal fait un avec la nature, l'homme fait deux. Pour passer de l'inconscience passive à la conscience interrogative, il a fallu ce schisme, ce divorce, il a fallu cet arrachement. N'est-ce point là la frontière justement ? Animal avant l'arrachement, homme après lui ? Des animaux dénaturés, voilà ce que nous sommes....... Ne traitez-vous pas la nature en étrangère, sinon même en ennemie ? Or que ferions nous sans elle ?.... Il y a longtemps que Marx et Engels se sont employés à prouver que l'homme se définit par les transformations qu'il impose à la nature..."

Honnêtement, j'espère que mon billet vous incitera à lire ce roman presque philosophique passionnant, même si ardu tout de même, si on veut le lire autrement que comme un pur divertissement. D'ailleurs, si vous le lisez comme tel, vous serez sans doute déçus et y trouverez des longueurs dans les dialogues et débats. Mais dites vous bien que mon billet ne peut évoquer et louer qu'une partie infime des animaux dénaturés, qu'il faut déguster, digérer, méditer, méditer, méditer.

Tout au long de ma lecture, je n'ai cessé de me demander... Et si Vercors vivait encore et se lancer demain dans l'écriture de ce roman... Qu'y dirait-il ? Quelles questions poserait-il ? Puisqu'en 60 ans, le monde a évolué, les lois également, et surtout, la condition et la protection animale est de plus en plus au coeur des débats... Depuis quelques années, l'animal est reconnu comme un être doté de sentiments et de sensibilité... La maltraitance animale est légalement sensée être devenue un délit... mais pas encore un crime... beaucoup de progrès restent à faire...

Enfin, il y a quelques jours, une nouvelle espèce humaine a été découverte aux Philippines...

Quand une lecture d'un livre vieux de plus de 60 ans est rejointe par l'actualité !

Comme animaux dénaturés, la chance que nous avons, est de savoir et de pouvoir lire ! Alors, amis animaux dénaturés, lisez ce roman si passionnant et enrichissant !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 16 Avril 2019

Film d'Etienne Chatiliez

Avec Sabine Azéma, André Dussolier, Eric Berger

 

Synopsis :  16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu sous le bras car Meï Lin l’a quitté. Catastrophés de voir leur "tout-petit" dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

 

 

Mon humble avis : Un grand succès il y a 16 ans.... et un prénom qui est presque devenu un nom commun.... Tout le monde sait ce qu'est un Tanguy...

Oui mais les Tanguy reviennent à 40 ans chez leurs parents... Un divorce, une perte d'emploi ou les deux à la fois parfois...

C'est le point de départ de ce nouvel opus de cette famille.... Seize ans plus tard, après s'être fait largué par sa chinoise de femme, Tanguy quitte la Chine et débarque chez ses parents, son adolescente de fille sous le bras.

Alors, certes, le film ce regarde bien, on jubile devant le duo que forme Sabine Azéma et André Dussolier, leur complicité crevant l'écran. Et puis eux-mêmes ont pris de l'âge et font face à d'autres soucis de la vie, liés à l'âge. Mais si l'on apprécie le film, c'est plus par nostalgie du premier que par réelle réussite du second... 

Celui-ci est très long à démarrer, même si Tanguy débarque assez vite dans l'histoire. Le rythme s'accélère enfin quand viennent les vengeances et la férocité pour faire déguerpir le rejeton quadra... Mais cette guéguerre ne dure guère longtemps et n'offre pas beaucoup de nouveauté par rapport au premier film.

En fait, ce n'est qu'à mi film que les rires commencent à s'élever dans la salle.

Certes, la fin offre un rebondissement inattendu, du genre l'arroseur arrosé... Mais bon, la réelle impatience à voir ce film n'est pas franchement récompensée.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0