Publié le 14 Décembre 2018

Roman - Editions Un livre qui parle - 14h14 d'écoute - 17.95 €

 

Parution d'origine en 1857

L'histoire :    Pour son malheur, Emma Bovary est née femme et vit en province. Mère de famille contrainte de demeurer au foyer, elle mène une existence médiocre auprès d'un mari insignifiant. Pourtant, Emma est nourrie de lectures romantiques et rêve d'aventures, de liberté et, surtout, de passion. L'ennui qui la ronge n'en est que plus violent, au point de la pousser à l'adultère...

 

Tentation : Allez, on s'y met

Fournisseur : Bib n°1

 

 

Mon humble avis : Me voilà bien... J'ai "audiolu" ce classique il y a six mois et depuis, je procrastine la rédaction de mon billet. Forcément mes souvenirs se sont étiolés et évoquer un livre ultra analysé et sur lequel tout a été dit n'est pas chose aisée. Bref, ce n'est pas ici que les lycéens en recherche de disserte à copier/coller trouveront matière...

J'ai écouté ce roman jusqu'au bout parce que je faisais autre chose en même temps, ce qui m'a aidé à tromper mon ennui, ou plutôt ma lassitude. Je détapissais et repeignais ma salle de vie. Pour justifier mon ennui, il me faut rappeler que j'ai été traumatisée par les classiques à l'époque du collègue et que plus de 30 ans plus tard, je trouve plus d'intérêt à les découvrir soit avec plaisir, soit avec peine mais de mon plein gré... L'envie et la curiosité de les connaître sont bien là et réelles, ma culture générale souffrant de trop de lacunes.

De ce que j'avais entendu de-ci-delà de cette chère Emma, je pensais avant lecture que celle-ci m'agacerait. Ce qui n'a pas manqué. Certes, au début, je me suis trouvé quelques accointances avec Mme Bovary, puis son tempérament capricieux, plaintif et nonchalant m'ont fait dire que non, finalement, Emma et moi ne nous ressemblions pas. Son cher mari m'a semblé aussi bien mou. Et au fil des pages, les situations sont devenues assez répétitives.

Heureusement, il y a le style de Flaubert, que j'ai apprécié et dont je me suis même délectée par moment. J'ai même été étonnée des pointes d'humour et de cynisme de Gustave. Je ne m'attendais pas à ces traits d'esprits. Bien évidemment, cette étude de la société du XIXème siècle en province, ses moeurs et son hypocrisie, est intéressante et permet un voyage dans le temps.

Voilà six mois plus tard ce qu'il me reste de ma lecture de cet énorme et incontournable classique, ce n'est pas terrible. Zola m'avait plus charmée, même emballée l'année dernière. Après, pour être honnête, en tant que femme, je me demande toujours, avec le tempérament qui est le mien, comment j'aurais géré ma vie (en tout cas la partie de ma vie qu'il m'aurait appartenu de gérer à cette époque), si j'avais été dans les situations d'Emma Bovary... Car n'oublions pas que toute cette histoire est à remettre dans son contexte historique. D'ailleurs, ce serait amusant qu'une reconnue et bonne plume se lance dans l'écriture de Madame Bovary 2020... L'environnement serait différent, mais les réactions et les comportements ?

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Décembre 2018

Film de Jeanne Herry

Avec Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain,Olivia Côte, Miou-Miou, Stefi Celma

 

Synopsis :  Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

 

 

Mon humble avis : Quel film, mais quel film ! Et pourtant, tout en pudeur, en sobriété (pas de musique par exemple), et d'une telle justesse, comme le confirme l'une de mes "coséanseuses" qui a adopté deux enfants. C'est un film que l'on regarde en apnée, entre tristesse et bonheur devant toute la bienveillance qui entoure cet enfant

Nous suivons le parcours de Théo (et parallèlement celui de sa future maman), depuis le moment où il est remis à l'adoption et celui où il arrive enfin chez sa mère adoptive (la formidable Elodie Bouchez, qui semble bien de retour sur grand écran !

J'ai apprécié que ce film casse un peu les codes ou les préjugés... L'assistant familial (autrement dit la famille d'accueil) est un homme, Gilles Lellouche. C'est donc un homme qui pouponne, qui change les couches, qui fait le peau à peau, qui s'inquiète du développement du nourrisson. Et cet homme a lui-même une famille, il est déjà père et tout va bien dans sa vie. Ensuite, c'est à une mère monoparental que les services sociaux accordent l'adoption. Elodie Bouchez, qui en début de processus d'adoption est en couple. Mais ce processus est tellement long que lorsque "l'enfant paraît", elle est mère célibataire et cependant ultra prête, tant son cheminement et les années l'ont fait grandir, mûrir etc.

On sort admiratifs de ce film, admiratifs notamment envers ces services sociaux souvent décriés... Car l'on apprend ici l'énorme travail qui est fait, le nombre de personnes qui s'investissent pour le bien être de l'enfant avant tout.

J'ai été bouleversée d'apprendre et de constater tout ce qu'un tout petit bébé peut comprendre et garder comme cicatrice de l'abandon... Au point d'en faire une dépression. Je n'imaginais pas qu'un être âgé de quelques heures puisse autant ressentir cette notion d'abandon. 

Même si ce film pourrait presque être un documentaire, il est bouleversant et doit beaucoup à un scénario et des dialogues ciselés, jamais encombrants... A tel point que l'on oublie qu'il y a justement un scénario. Tout est "juste ce qu'il faut". Tout comme les comédiens qui apportent une aura supplémentaire, tant ils semblent tous en état de grâce. Ce film ne vient pas vous chercher, il vous prend, il vous saisit. L'émotion vient d'elle-même, naturellement, juste parce qu'un petit être vient de naître et non parce que la prodigieuse réalisatrice Jeanne Herry en aurait décidé ainsi. Tout est naturel dans ce film, rien ne parait fabriqué, comme la vie en fait ! Allez, on file au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2018

Film de Jean-Paul Rouve

Avec Ludivine Sagnier,, José Garcia, Jean-Paul Rouve, Pauline Clément et  Ramzy Bedia

 

Synopsis :  Lola a deux frères : Benoit, qui se marie pour la 3ème fois, et Pierre, qui débarque en retard au mariage… Excuses, reproches, engueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoit va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu’elle s'occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s'enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables.

 

 

Mon humble avis : J'apprécie l'Homme Jean-Paul Rouve et les films dont il tourne la manivelle.... Et quand, cerise sur le gâteau, on sait que David Foenkinos est coscénariste de Lola et ses frères, et bien le bon film est garanti !

Jean Paul Rouve nous parle souvent de toi, de moi, de nous, de vous et s'est pour cela qu'il m'émeut toujours, en toute simplicité, sans jamais en faire trop. Ses personnages et ses films sont simples... Comme la vie... Donc compliqués aussi. Dans les rapports humains, dans la trajectoire que les personnages se donnent dans la vie, dans les obstacles qu'ils rencontrent...

Les films sur les fratries me parlent toujours... Puisque je les compare souvent à celle que je compose avec mon frère et ma soeur... Ce que nous sommes, ce que nous pourrions être, ce que nous n'avons pas été, ce que nous ne serons jamais, sur ce que j'aimerais que nous soyons.

Et ce qui différencie toujours les membres d'une fratrie, c'est la réussite des uns et les échecs des autres... Que ses échecs ou réussites soient professionnels ou personnels. Et ce qui distingue une fratrie d'une autre pour gérer et intégrer ces différences personnelles, c'est la communication... Partage ou non-dit... Oh pas de grand secret de famille dans ce film... Juste des secrets personnels... La perte d'un emploi, la difficulté d'avoir un enfant... Tout cela se tait... Par fierté, pour ne pas gâcher le bonheur des autres, parce qu'on croit l'autre incapable de comprendre notre détresse, par honte...

C'est tout cela que nous montre Jean-Paul Rouve avec sa finesse habituelle, son regard aiguisé sur les petites choses de la vie, son humanité, simple, aimante, bienveillante. Alors bien sûr ce film n'est pas un drame, puisque les dialogues sont assez piquants pour nous amener à sourire ou à nous émouvoir... Et puis Jean-Paul Rouve aime les gens, ses personnages et leur offre la possibilité de rebondir... Un beau message d'espoir aussi. Bref, un très beau film français... A voir, pour que nos artistes français puissent poursuivre leur oeuvre et que la diversité cinématographique perdure. Que l'on puisse, pendant des années encore, voir des films simples, qui ne coûte pas des fortunes et des fortunes, et qui sont "juste beaux". !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Décembre 2018

BD - Editions Le Lombard - 102 pages - 16.45 €

Parution en mars 2017


L'histoire :  David est représentant commercial et vient de recevoir une proposition de promotion. Après une semaine passée loin de sa famille, il prend la route pour rentrer pour le week-end. Le temps est pluvieux et David ne se sent pas très bien. Alors qu'il s'arrête pour reprendre ses esprits, Emma, une auto-stoppeuse à l'allure marginale s'engouffre dans sa voiture. Il n'avait pas vraiment prévu ça mais, bonne âme, il accepte de faire un bout de chemin avec cette passagère aux convictions et au mode de vie opposés aux siens. Le temps d'un trajet tendu et semé d'embûches, David entrevoit la possibilité d'une autre manière de vivre et oscille entre deux extrêmes.

 

Tentation : Le picth

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Une BD simple, sur une histoire simple, sur des gens simples... et qui semble avoir tout bon quand on y pense.

Ma lecture de Ralentir tombe à pic en cette période de mobilisation et de révolte des gilets jaunes... Que ce soit au niveau sociétal ou environnemental, personne ne peut nier ni pressentir que nous sommes à un tournant... Qu'un changement s'annonce.

Deux personnages principaux dans cette histoire... Emma, l'autostoppeuse, qui va par choix de CDD en CDD pour garder sa liberté... même si cette liberté se transforme en pauvreté pécuniaire... Et David, le commercial qui vient d'obtenir une promotion, qui mise beaucoup sur son travail et son avenir professionnel... au dépend évidemment de sa vie de famille...

Et puis, il y a ce petit hameau breton où nos deux personnages s'arrête et finiront par passer la nuit, après une soirée conviviale autour d'une table, invités par ces bretons qui vivent encore d'une façon différente... Avec ce dont ils ont réellement besoin, et rien de plus... Mais entourés, entraidés, solidaires et heureux.

Cette BD aux dessins agréables expose ainsi en quelques pages trois façons de vivre, en dénonçant évidemment la surconsommation, le trop connecté, et le nouvel esclavage qu'est le travail dans certaines conditions.  Elle permet une réflexion certes pas forcément nouvelles, mais qui est nécessaire à notre époque, sur ce que l'on veut pour aujourd'hui et demain... Et la différence entre vouloir et avoir besoin... Trois façons de vivre sont donc exposées... Et notre David va effectivement en tirer une certaine leçon et couper la poire en trois !

Et cette fameuse soirée conviviale passée entre inconnus à cause d'intempérie, et bien je vous jure qu'elle est délectable... Et pourrait bien représenter à elle seule ce qui manque aujourd'hui.

Bref, pour les auteurs, la solution aux maux actuels n'est pas forcément de s'arrêter, surtout pas d'accélérer, mais juste de ralentir... Et de cesser cette "course à tout". Chapeau, le message passe bien et la lecture est très agréable.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Décembre 2018

Biographie - Edition Folio - 202 pages - 7.25 €

Parution d'origine chez Gallimard en janvier 2015

 

Le sujet : Jérôme Garcin développe les principaux moments de la vie d'un homme méconnu d'un grand nombre et pourtant au destin inouï et primordial. Jacques Lusseyran, devenu aveugle à huit ans, fut un grand résistant pendant la deuxième Guerre Mondiale. D'un caractère et d'une érudition hors norme, l'homme vécut l'enfer du camp de concentration de Bucchenwald, avant devenir un professeur de lettres françaises très reconnu aux Etats Unis et un auteur français.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Kdo d'anniv de ma cousine !

 

Mon humble avis : Même en cherchant bien au fond de ma mémoire, le nom de Jacques Lusseyrant m'était inconnu... Et c'est bien là cette lacune que Jérôme Garcin souhaite combler auprès du grand public... ou du moins des lecteurs.

Car oui, la France oublie nombre de ses sauveurs, pour n'en garder que les plus célèbres. Effectivement, dans ces pages, nous croisons pas mal de pseudonymes connus (comme Vercors) ou encore de patronymes qui fleurissent sur les plaques de rue mais dont nous sommes bien incapables de dire qui, quoi, quelle histoire se cache derrière eux.

Jacques Lusseyrant a à peine dix-huit ans lorsqu'il crée un réseau de résistants parisiens, composé à majorité d'adolescents comme lui. Puis vient la dénonciation, la prison, la concentration, la libération d'un homme toujours jeune mais qui doit se reconstruire et construire sa vie, une vie militante.

Cette biographie est forcément intéressante à lire. Il y est question de la grandeur d'un homme malgré sa cécité. D'un homme qui n'a jamais vu son handicap comme un obstacle mais au contraire, comme une chance lui permettant de voir autrement... et mieux. Le thème de la cécité du résistant et sa façon de la vivre sont donc largement évoqué. L'on apprends d'ailleurs qu'à cette époque-là et pour encore de longues années, les handicapés étaient interdits de grandes écoles nationales ou de hauts postes dans la fonction publique.

C'est donc un destin hors norme qui nous accompagne au fil des pages. Maintenant, pour être honnête, cette lecture ne m'a pas "emportée", même si certains passages sont passionnants ou bouleversants. J'ai regretté quelques longueurs et répétitions. Et puis, en tant qu'homme de famille, le personnage ne m'a pas paru aimable. Mais qui suis-je pour juger un homme qui n'est pas pour rien au fait que j'ai la chance de vivre en pays libre. Sa vie privée ne me regarde pas... mais elle aurait peut-être dû prendre moins de place dans cette biographie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Décembre 2018

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 12 €

 

Parution le 9 novembre 2018

L'histoire :  Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C'est du moins ce qui est prévu... Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s'occuper ensemble de Juliette jusqu'au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l'accompagner au match. Or, Pierrot l'anarchiste mène un nouveau combat : il s'est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu'assister à un match opposant la France, qui refuse d'accueillir les migrants, à l'Australie, qui ne pense qu'à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l'homme, c'est hors de question ! Mimile n'a plus pour seule compagnie que ses désillusions... Et si lui aussi était bon pour l'asile?

 

Tentation : Mon impatience !

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Quel bonheur de retrouver Mimile, Pierrot, Antoine, Sophie, Juliette ! Au fil des tomes, on a vraiment la sensation de retrouver une famille que l'on n' a pas revue depuis longtemps, mais avec qui cela se passe comme si l'on si l'on avait dîné ensemble la veille.

Ce cinquième tome est fidèle aux précédents ! On se régale. Seule différence, nous ne sommes plus à la campagne mais à Paris, où les préoccupations sont légèrement différentes, mais toujours aussi actuelles et réelles. Mais l'on rit toujours autant, et l'on s'émeut, car cette série BD est certes très divertissante, mais également très profonde e très engagée dans ce qu'elle montre du doigt sous des traits d'humour. Et puis nos 3 papys révolutionnaires ont toujours leur façon bien personnelle de nous émouvoir, avec leur franc parler et leur "on emmerde le monde mais on n'est pas bien méchant, et qu'est-ce qu'on rigole".

Le sujet principal de ce tome est l'immigration et le traitement réservés aux migrants en France. Notre bon vieux Mimile va perdre ces dernières illusions en constatant que sa paradisiaque île de l'Océanie et sa géante voisine l'Australie ne valent pas mieux que notre métropole, en matière de gestion et d'accueil des migrants...

De mon côté, j'attends désormais avec impatience le tome 6 et/ou un deuxième film au ciné !

 

"On a réfléchi et son s'est dit : quand c'est le Qatar qui rachète les musées, les plages privées et les club de foot, personne ne crie à l'invasion arabe. Tout le monde est content. Donc ce ne sont pas les étrangers qui font peur, ce sont les étrangers pauvres. Les survêtements, les vieux anoraks, les tentes, les sacs plastique...

Les vieux fourneaux T5

"On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu'on ne peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? Ca fait même pas un par village !"

Les vieux fourneaux, T5

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Décembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 8h35 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Maud, 21 ans, entame sa première mission humanitaire pour une ONG, en qualité de chauffeur de camion. Cette mission la conduit pas à pas vers la Bosnie, en compagnie de 4 autres bénévoles masculins. Au fil de la route, les confidences vont se faire, les tensions vont se nouer et Maud va découvrir une toute autre face de l'humanitaire

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis :

On peut toujours compter sur Jean-Christophe Rufin pour nous emmener ailleurs et nous inviter à voir le monde autrement... En tous cas, ici, c'est une autre vision du monde "merveilleux et bienveillant" de l'humanitaire en époque et en pays en guerre que nous montre l'auteur. Et l'on peut imaginer, étant donné son CV, qu'il connait ce dont il parle. Certes, nous sommes ici dans un roman... mais l'on peut penser que l'auteur à du croiser sur sa route des situations assez semblables.

La plume de Rufin, toujours aussi fine, fluide et agréable n'est nullement en cause dans ma dépréciation de cette audio lecture.

La version de l'humanitaire que propose ici Rufin est tout de même intéressante. Elle permet de réaliser qu'avant tout, les humanitaires sont évidemment des humains, avec des forces, des failles.... et des égos, parfois surdimensionné. On réalise aussi que les motivations pour ce genre de missions peuvent être très variées. Mais, pour ma part, j'ai vraiment découvert qu'il était très difficile de rester intimement neutre dans ces pays en guerre... La neutralité est la base de toute mission humanitaire... Et le problème surgit quand elle n'est plus là, et que certains bénévoles s'investissent dans ces missions dans un but purement militaire...

Jean-Christophe Rufin nous explique aussi comment certaines ONG perçoivent les "bénéficiaires". Il semble que pour celle-ci, les bénéficiaires n'aient pas de visages, pas d'histoires, que pas grand monde se préoccupe vraiment de leur humanité. Cette indifférence au bénéficiaire étant bien évidemment bien supérieure à la neutralité obligatoire. L'essentiel étant de trouver des bénéficiaires pour porter secours et mériter le titre d'ONG.

Bref, c'est une image assez désillusionnée que Rufin nous donne de l'humanitaire.... même si, certes, elle est certainement réelle parfois. Mais pourquoi -as en faire un roman. L'idée de départ est justifiée.

Le problème pour moi, c'est que les personnages sont finalement assez peu intéressants individuellement et même exécrables en tant que groupe (et de ce fait, difficile de s'attacher à ne serait-ce que l'un d'eux). Entre eux, tout n'est que conflit, comme si le monde en manquait. Le récit est assez linéaire et devient de plus en plus répétitif et finit par traîner en longueur, pour s'achever sur un final très /trop romanesque par rapport au reste. Donc, j'avais hâte de passer tous les check-points et de parvenir à la fin du roman... décevant donc... pour moi. Enfin, ennuyant sur la durée.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Novembre 2018

BD - Editions des Bulles dans l'océan - 104 pages - 20 €

Parution en mai 2017

L'histoire :  Les années 70 sur l'île de La Réunion. Une mère courage élève seule ses onze enfants. Loti est la petite dernière. De petits bonheurs en épreuves de la vie, la petite créole des hauts évoque ses souvenirs d'enfance de 3 à 13 ans. Une vie rude et intense du temps lontan. Une décennie parsemée de goûts et d'odeurs, de la découverte de l'école, de pièces rapportées, de terribles " blousons noirs ", de débrouille, de conflits, de manipulations, d'animaux agressifs, de la disparition d'êtres chers, de déménagements et d'exil. 10 ans d'émotion.

 

Tentation : Le pitch (La Réunion)

Fournisseur : Bib 1

 

Mon humble avis : Direction l'hémisphère Sud, la Réunion... Avec cette chronique d'une enfance créole, dans un milieu très modeste... Après le décès du père. Léone, la mère élève seule ces 11 enfants.

C'est un récit autobiographique qui débute au début des années 70... Loli a alors 3 ans et à la dernière page, elle en a 13. L'enfant observe donc son entourage avec de plus en plus de finesse.

Les dessins sont agréables, et la couleur sépia leur donne un aspect suranné, propice à l'évocation de souvenirs d'enfance. Mais en même temps, un album en couleur aurait sans doute mieux rendu honneur à la luxuriante île bourbon. Mais c'est un détail, l'objectif de l'auteure étant respecté par ses choix.

L'ambiance y est très créole et cet aspect fut pour moi un régal. D'ailleurs, lorsque l'auteure sort de la narration et entre dans les dialogues, ceux-ci sont pour la plupart en créole (toujours compréhensibles, je précise). Il y a les cases, les rougails, les meutes de chien errants, la végétation généreuse, les champs de cannes, le volcan, le cyclone.

Comme j'ai eu la chance de visiter la Réunion il y a quelques années, j'ai vivement apprécié de retrouver des lieux qui me sont connus. Et mon esprit m'a remmenée là-bas !

Il y a l'école ou la petite Lola est souvent moquée car un de ses yeux porte un défaut. Il y la mère, qui travaille dur. La fratrie qui s'éparpille un peu au fil des mariages des aînés... mais toujours solidaire... Que ce soit dans les petits bonheurs ou les grandes épreuves de la vie. Et puis il y a les autres... les voisins, les tantes et les cancans  (les ladi lafé).

Bref, un album bien agréable, qui se lit tranquillement, qui nous dépayse en nous emmenant  ailleurs où la misère n'est pas forcément moins pénible au soleil. Le récit se clos sur départ pour la métropole... C'est un peu abrupt, et j'espère que l'auteure aura la bonne idée de créer un album sur son arrivée en terre Bretonne et son adaptation. Car oui, on s'attache à cette petite Loli et on a bien envie de la suivre encore dans sa vie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Novembre 2018

Film de Kheyron

Avec Kheyron, Catherine deneuve, André Dussolier

 

Synopsis :  Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui.
Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire.
Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme.
De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

 

Mon humble avis : Un film que la bande annonce rend "sympatoche" et que l'on va voir pour se distraire.... Et dont on sort bouleversés, mais avec la banane ! 

Mauvaises herbes est de cela. Certes, il y a l'humour des dialogues et de certaines situations qui vous amène à sourire ou rire. Mais il y a surtout tout le reste. En passant, je voudrais dire qu'il serait bien que les critiques officielles et la presse cesse de vendre à tout bout de champs des films sous la bannière "comédie", quand ces films sont bien plus que cela (idem par exemple pour "Le grand bain). Par exemple, le Dauphiné Libéré dit : une comédie hilarante... Leur journaliste a-t-il vraiment vu le film ? Car hilarant non. Emouvante, grave et souvent drôle oui.

Il y a les flash-back qui nous montrent d'où vient Waël, ce qu'il a vécu, et ce à quoi il a survécu : enfant des rues dans un pays en guerre... Et ces flash-back arrivent sans prévenir, vous saisissent et donne une profondeur sans fond à Waël, que l'on ne peut qu'admirer.

Il y a la relation qui unit Waël et Monique, dont on découvre les racines et la force au fil du film.

Il y a les solitudes et les envies de faire, pour l'autre, pour les autres. Celle de Dussolier qui veut vraiment raccrocher ces jeunes en décrochage, celle de Deneuve qui protège son poulain, quitte à sortir des rails. Et le tout, dans une bienveillance qui fait du bien, jamais mièvre même si cela semble parfois utopique.

Et surtout, il y a cet ancien gamin de pays en guerre qui devient un véritable moteur d'éducation, de repère, de dialogue, de confidence, de communication. Le lien est enfin créé entre ces jeunes et la société et ce lien est loin d'être standardisé... C'est ce qui fait sa force, son intelligence, sa finesse. Et les confidences que provoquent ou reçoit Waël vont lui permettre de mettre à jour et de dénouer des situations bien dramatiques que vivent ces jeunes. Il faut savoir que Kheyron, acteur, réalisateur et surtout scénariste du film a été éducateur... Les ados rebelles qu'il décrit dans ce film, il les a donc rencontrés et s'y est "confronté" pour de vrai. Kheyron sait donc de quoi il parle dans son film.

Alors oui, ce film est un miracle et même plus, un trésor. Une preuve de plus que la diversité est enrichissante et qu'il peut en naître le meilleur, le bon. Et tout ceci est démontré ici sans pathos, avec un rythme allègre. C'est un film qui donne peut donner la foi en l'humain, même s'il ne range pas sous le tapis le pire de l'humain, il n'en fait pas étalage. Au contraire. A voir, vite, d'urgence, à conseiller etc... Ce film profondément humaniste doit faire un tabac et remuer un max de monde, car c'est grâce à ce genre de film que notre monde peut devenir meilleur.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Novembre 2018

C'était entre le 18 et le 25 septembre dernier... Une semaine de vacances à Corfou avec une amie. Des visites et du repos bien mérité !

Quelques infos sur Corfou : (un beau copier/coller !)

Corfou est l’île la plus septentrionale de la mer Ionienne. Avec 592 km² et près de 220 km de côtes, c’est l’une des îles grecques les plus grandes. Un véritable paradis : à la fois montagneux et boisé et qui, en certains endroits, a su garder beaucoup de charme malgré une importante activité touristique. Elle se situe entre 5 et 10 km de la Grèce continentale.
À la fois grecque mais aussi italienne, Corfou inspira nombre d’écrivains et artistes, tels Goethe, Alfred Sisley ou encore Lawrence Durrell. Quant à l’impératrice Sissi, elle y a carrément fait bâtir un palais !

Quant à Ulysse, il est aussi passé par là dans son Odyssée ! Ultime étape avant son retour à Ithaque.  En grec Κέρκυρα (Kérkyra), l'île est connue dans l'histoire de la Grèce antique en tant que cité grecque sous le nom de Corcyre.


Stratégiquement placée entre l’Italie et l’Albanie, Kerkyra (son nom grec) n’a cessé d’exciter la convoitise des navigateurs et des commerçants, tant et si bien que chaque occupant y a laissé son empreinte.
Aujourd’hui véritable melting-pot culturel, Corfou s’enorgueillit d’influences vénitiennes (dans l’architecture), françaises (dans la cuisine) et britanniques, avec un certain art de vivre typiquement british (Corfou compte plusieurs équipes de cricket)...

Et pour l'info people incontournable... Nana Mouskouri est originaire de Corfou !

Et le Palais de Sissi dans tout cela ? Elisabeth d'Autriche (dite Sissi) édifia , entre 1889 et 1891 l'Achilleeion, résidence qui l'accueillit pour nombre de vacances et de convalescences. Le Kaiser Guillaume II la racheta et en fit un palais d'été, souvent fréquenté. Ce palais est de style néoclassique de style pompéien construit en l'honneur du héro homérique Achille.

Nous avons suivi une visite guidée du palais... j'en ai retenu l'essentiel ! A savoir, Sissi était tatouée (une ancre de marine en haut du bras gauche), elle avait les dents noires et passait souvent 4 heures par jour à se faire coiffer !

UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
Le palais est construit sur une colline haute de 145 mètres et offre de très belles vues sur la mer Ioniènne et sur la ville de Corfou. Ici, Achille le victorieux

Le palais est construit sur une colline haute de 145 mètres et offre de très belles vues sur la mer Ioniènne et sur la ville de Corfou. Ici, Achille le victorieux

UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
Achille blessé...De face et de dos !

Achille blessé...De face et de dos !

UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !
UN DIMANCHE A CORFOU... chez SISSI !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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