Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Début février dernier, je suis partie en vacances en Baie de Somme. Si on m'avait dit un jour, à moi, ch'ti de naissance et bretonne d'adoption que je serais allée un jour volontairement en Baie de Somme en plein hiver, j'aurais dit "les dieux sont tombés sur la tête" !
Mais la motivation était là... Rencontrer ou revoir des personnes connues sur un groupe FB Ornitho, et avec qui je modère ce groupe. Nous étions donc un petit groupe de passionnés d'oiseaux et de photos, de tous niveaux tant ornitho que photo. Depuis mon petit appareil à 470 € jusqu'au matos de pro ! Et le plaisir le soir, de partager quelques bonnes bouteilles et de bons repas (ou pas... car un resto était particulièrement mauvais !)
Basés à St Valéry sur Somme, nous avons gambadé jusque dans le 62 !
Partie de Bretagne avec une veille amie qui est devenue ornitho en même temps que moi.Des vacances peu reposantes mais dépaysantes, passionnantes, sympathiques, amusantes, déconnectantes !!!! Un vrai break et de superbes rencontres ! Il y en aura d'autres comme cela, à droite à gauche !
La morale des vacances, la grande phrase restera : oui, quand les oiseaux sont assez loin, ils ne sont pas assez près !!!
Vous ne verrez, sur mes billets Baie de Somme, les photos d'oiseaux... Celles-ci ont été publiées sur FB, et certaines espèces feront un jour l'objet d'un billet qui leur sera consacré ici.
Bon dimanche :)
La pointe du Hourdel
La pointe du Hourdel
Phoque au Hourdel. Nous en verrons beaucoup plus et mieux plus tard, à Berck Plage.
Le Hourdel
Le parc du Marquenterre
Le parc du Marquenterre
Le parc du Marquenterre
L'Highland du Parc du Marquenterre
Le Crotoy
Le Crotoy
Le Crotoy
Le Crotoy
Le Crotoy
Le Crotoy... début d'un magnifique couché de soleil !
L'histoire : De nos jours.... Calista (anglo-grecque) se souvient qu'en 1976, elle a traversé les Etats Unis en road trip, avec Gil, une anglaise rencontrée au cours du voyage. Le père de Gil connaît Billy Wilder, aussi, les deux jeunes filles sont invitées à dîner en sa compagnie, celui de sa femme et d'un couple d'amis dans un chic restaurant de Beverly Hills. Calista ignore tout de Mr Wilder et ne connait pas grand-chose au cinéma.
Un an plus tard, de retour dans sa Grèce natale, Calista reçoit un appel. Billy Wilder vient tourner son film Fedora sur l'île de Corfou, et souhaite la présence de Calista sur le plateau en qualité d'interprète.
Tentation : Jonathan Coe
Fournisseur : Cadeau de Noël
Mon humble avis : L'été dernier, je suis entrée dans le monde de Jonathan Coe via "Le coeur de l'Angleterre", et je m'étais régalée, aussi, avais-je envie de remettre le couvert. Peu avant Noël, cette version poche était sur tous les étals de libraires, elle s'est donc retrouvée sous le sapin.
J'ai aimé ce roman, même si je ne lui attribue que 3 pattes, parce qu'il est très particulier et je ne suis pas sûre qu'il plaise à tout le monde.
En début de lecture, j'étais aussi ignorante que Calista par rapport à Mr Wilder... Il m'a fallu quelque temps, et une recherche Google, pour comprendre que celui-ci n'était pas qu'un personnage de roman, mais une personne ayant bel et bien exister... Un grand scénariste réalisateur de l'âge d'or d'Hollywood, multi primé, oscarisé etc, ayant fait jouer les plus grandes stars de l'époque (Audrey Hepburn, Marilyn Monroe etc). On lui doit entre autres "Certains l'aiment chaud".
Mais j'ai aimé la narration de ce fol été que vit la toute jeune Calista sur ce plateau de tournage, son sens de l'observation, son enthousiasme devant tant de découvertes pour elle, l'assurance et la hardiesse qu'elle gagne en quelques semaines. De même, la relation paternelle qui naît entre Mr Wilder, Yz le coscénariste et Calista est très touchante, et délicate. On sent des êtres qui se rencontrent, s'attachent et se respectent.
Manifestement, à travers ce roman, Jonathan Coe dévoile son admiration pour Billy Wilder et déclame son amour pour le cinéma (sauf si je me trompe). Il fait un peu un état des lieux du cinéma américain de la fin des années 70, la fin d'une époque, le début d'une autre, avec l'arrivée de la nouvelle génération de réalisateurs que Wilder nomme "Les barbus" (Spielberg, Scorsese et les autres). L'analyse est assez subtile, qui étudie ce que l'évolutions des envies des spectateurs dans les salles obscures, que ce soit en Amérique ou en France. Et évidemment, on peut voir un parallèle entre le sujet de Fedora et celui de Mr Wilder et moi ... des stars sur le déclin...
J'ai retrouvé avec plaisir le style si agréable de Jonathan Coe : simple et soigné, fluide, qui ne se la joue pas mais est de toute élégance. Et l'idée de se faire rencontrer un personnage de fiction avec des personnes réelles est vraiment judicieuse. Au passage, on croise aussi Al Pacino ;)
Mr Wilder et moi est un roman agréable et intéressant, so charming, mais ni captivant, éblouissant ou bouleversant comme le dit notamment la quatrième de couv'.
Je ne regrette pas du tout ma lecture... mais à vous de voir !
Synopsis : Après avoir raté le concours d’entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l’école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu’il s’engage sans conviction dans ce milieu exclusivement féminin, sa rencontre avec Nathalie, sage-femme d’expérience au caractère passionné, va changer son regard sur cet univers fascinant et bouleverser ses certitudes.
Mon humble avis : J'ai adoré ce film qui m'a captivée, émue, bouleversée, donné le sourire, parfois le rire (mais ce n'est pas du tout l'objectif premier), m'a serré la gorge, m'a rebellée une fois de plus contre le système administratif français sclérosé et injuste, qui court à sa perte sous le poids des process (etc), et contre le connerie de certain de mes concitoyens ...
Sage homme est magnifique hommage aux femmes... Celles qui donnent la vie, celles qui font naître la vie, celles qui accompagnent, qui travaillent durent sans compter leurs heures malgré parfois le manque de moyen. C'est aussi un film qui montre que ce monde de femmes pourrait tout à fait être mixte.
Sage homme nous montre aussi le courage d'un jeune homme pour sortir de sa condition sociale, malgré le jugement de son environnement... Les potes qui le taclent, le père qui espère peut-être trop sans prendre conscience des conditions minimales nécessaire pour réussir. Et pour Léopold, devenir sage-femme dans le monde macho qui est le sien, et bien ce n'est pas facile ni à accepter, ni à avouer.
Sage homme, c'est avant tout la transmission du savoir, de la passion, de la conception humaine de son travail d'une génération à une autre. C'est l'apprentissage d'un métier, et pas n'importe lequel. Et cela devient, au delà du respect, une relation qui oscille entre tutoriat, admiration, et amitié.
Et ce que ce film nous dit avant tout, c'est que peu importe nos choix, peu importe l'orientation professionnelle (ou autre) pour laquelle on opte, ce qui compte avant tout, c'est l'engagement que l'on n'y met.
Un film magnifique, avec des scènes bouleversantes et quelques unes plus dures, et oui, dans une maternité, tout ne se passe pas toujours bien.
Karin Viard est une nouvelle fois grandiose, et Melvin Boomer nous touche beaucoup, dans l'évolution et le questionnement qui sont les siens tout au long du film. Et comme il émeut, notamment lorsqu'il lave son premier nouveau-né.
A voir ! Sauf peut-être, si l'on travail dans le milieu hospitalier /obstétrique et que l'on a besoin de se changer les idées !
Roman - Editions Livre de poche - 337 pages - 8.40 €
Parution poche Mars 2021 , Calman Levy 2020
L'histoire : New York, Flora Conway est une romancière primée, mais aussi discrète et légendaire. Un jour d'avril, sa fille de 3 ans, Carry, disparaît de son appartement pourtant fermé à clé de l'intérieur. L'enquête policière ne donne rien... Six mois plus tard, au bord de la folie, Flora réalise que tout cela dépasse vraiment l'entendement, et que sans doute quelqu'un tire les ficelles et la manipule.
Pendant ce temps, il semble qu'à Paris, un écrivain qui traverse une très mauvaise passe familiale, détienne les clés de l'énigme et du désarroi de Flora.
Tentation : Pourquoi pas une bonne lecture bien distrayante ?
Fournisseur : La boite à livres en bas de chez moi.
Mon humble avis : Et oui, j'aime varier les genres et les plaisirs. Chez moi, on peut passer du Prix Nobel de Littérature avec Annie Ernaux à Guillaume Musso, et dans quelques jours, on arrivera à Jonathan Coe !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce roman est vraiment original avec une sacrée structure qu'il fallait imaginer ! On met un certain temps à saisir où Guillaume Musso veut nous mener, quand il se joue de nous lecteurs etc. On pense trouver et puis non, ou pas tout à fait. Il est difficile de démêler le vrai du faux, le vrai fictionnel du faux réel etc. On est parfois égaré par les retours en arrière, les changements de narrateurs, les extraits d'articles de presse Il est souvent question de littérature dans cette histoire, les principaux protagonistes étant écrivains ou éditeurs... Musso y aborde la célébrité très étiquetée dans le domaine littéraire, peut-être aussi une certaine lassitude d'être cantonné à un même genre, la fiction invasive dans la vie, la créativité, le mythe de l'écrivain forcément sympa, le rapport du romancier avec ses personnages. Bref, il y a beaucoup de Musso dans ces lignes, jusqu'au changement de maison d'édition, l'envie d'autre chose.... Le romancier a annoncé il y a quelque temps vouloir ralentir la cadence habituelle de parution... Tout cet aspect-là est assez intéressant, et les multiples rebondissements romanesques et révélations tiennent assez en haleine.
La vie est un roman est vraiment une mise en abymes à tous les étages, avec des romans dans le roman, de vrais faux personnages, vrais faux romanciers, vrais faux romans, du fictif qui devient réel et du réel qui nourrit le fictif. Bon pas mal de choses m'ont fait un peu tiquée, comme tirées par les cheveux, mais après tout, dans un roman, tout est possible et l'auteur trouvera bien une explication. Ceci pour aborder le sujet de la liberté d'un auteur, et de l'éternel débat (qui me laisse de glace, car je crois qu'il y a un peu trop de mystification là-dedans) : qui mène le bal, qui tire les ficelles, le romancier où ses personnages... Les réponses des écrivains varient...
C'est évidemment une lecture amusante et globalement agréable, qui fait son job. Quelques réserves sur les lamentations de l'écrivain parisien qui fonctionne au doliprane, sur des passages qui m'ont paru trop mielleux, sur l'impression que tout va dans tous les sens sans continuité manifeste... J'ai un peu ronchonné sur le style, les envolées pseudo poétiques qui me paraissent souvent comme des phrases toutes prêtes à placer en introduction de chapitre et l'aspect un peu violon. Bref, original mais tout de même un peu déconcertant... Comme la vie peut l'être parfois. J'ai lu d'autres Musso plus prenants.
L'histoire : Annie Ernaux retrace ici la vie et la mort de son père. Pour ne pas oublier ses origines modestes, et leur rendre hommage. Ce père qui n'était jamais entré dans un musée, qui a eu une vie de labeur, qui a tout fait gravir les marches qui lui étaient possibles pour atteindre, mériter et garder sa place, sans jamais espérer l'inaccessible, l'autre côté. Qui se contentait de ce que la place lui accordait de confort, un peu plus doux au fil des décennies, et qui a accepté que sa fille s'éloigne, pour gagner une autre place, plus haute que la sienne.
Tentation : l'actualité littéraire
Fournisseur : Kdo de Noël
Mon humble avis : D'Annie Ernaux, je n'avais lu jusqu'ici que "L'autre fille", que j'avais beaucoup aimé. C'était il y a déjà plus de 10 ans ! Et voilà que 2022 couronne Annie Ernaux du Prix Nobel de Littérature ! Il me fallait à tout prix en découvrir un peu plus de cette grande dame.
La place, ce n'est pas un lieu. C'est la position. Le rang. La classe sociale. Celle du père d'Annie Ernaux et par extension de sa mère, de sa famille. Né paysan pauvre au début du XXème siècle, il deviendra ouvrier, puis petit commerçant d'une ville de province normande. Sa fille, Annie, sera scolarisée, puis étudiante... et deviendra professeur de lettres modernes. Un fossé qui s'élargit entre la place de la fille, et celle du père, un gouffre qui éloigne encore un peu deux êtres que la vie et l'époque ont toujours séparés d'une distance silencieuse.
J'ai aimé ce texte, énormément. Le contexte, les décennies qui défilent, les villes et leurs centres qui évoluent, les méthodes de consommation qui changent aussi. Le confort plus que rudimentaire, voire inexistant dans l'enfance du père, qui s'étoffe petit à petit, alors que le père monte une marche dans le rang social, gagne un peu plus après avoir tant réfléchis, transpiré, osé, pour mener sa famille à bon port, et mériter le respect... Et surtout, avoir la tête haute, sans se la jouer non plus, sans imposture. Rester à sa place quoiqu'il en soit. Faire attention au regard de l'autre. Et puis il y a tous ces us et coutumes qui sont maintenant d'un autre temps, et qu'il est utile de rappeler... Oui, la vie fut comme cela à une époque...
J'ai aimé la description subtile, sans reproche ni fierté déplacée, de la migration d'Annie, depuis un milieu populaire, où l'on ne cause pas toujours un français correct, vers un entourage estudiantin, professionnel et personnel intellectuel et bourgeois.
Enfin, j'ai aimé cette écriture, épurée, narrative, pudique aussi, qui ne s'encombre pas de fioritures ni de détours. Pourtant, certaines phrases ou assertions claquent et s'impriment dans l'esprit du lecteur. Une langue presque abrupte pour rester au plus près de ce que les choses ont été, ne pas trahir... mais tout en restant à une certaine distance.
Mais pour moi, ce texte reste un bel hommage au père, un homme droit, qui grâce aux classes sociales acquises par son labeur, alliées à l'évolution des droits républicains, a permis à sa fille de s'élever encore plus... même si cela signifiait : s'éloigner, et ne plus forcément se comprendre.
On poursuit la découverte des quelques 130 espèces d'oiseaux que j'ai rencontrées, découvertes, photographiées lors de mon voyage au Kenya en avril 2022 déjà bientôt 1 an.
Les noms des espèces sont notés sur chaque montage.
Pour voir les espèces présentées dans les précédents billets, cliquez ICI
Je vous souhaite un bon dimanche ! Le mien sera pluvieux et studieux. En effet, j'ai investi dans un nouvel appareil photo, qui devrait me permettre de bien plus belles photos à l'avenir, dans le piqué et surtout des oiseaux en vol, ce que mon appareil ne me permettait pas vraiment.
Synopsis : À dix-sept ans, Nicholas semble en pleine dérive, il n'est plus cet enfant lumineux qui souriait tout le temps. Que lui arrive-t-il ? Dépassée par la situation, sa mère accepte qu’il aille vivre chez son père, Peter. Remarié depuis peu et père d’un nouveau né, il va tenter de dépasser l’incompréhension, la colère et l’impuissance dans l’espoir de retrouver son fils.
Mon humble avis : Je suis allée voir ce film pour Hugh Jackman, mais surtout parce que Florian Zeller m'avait bluffée avec "The father" il y a bientôt deux ans.
Mais pour moi, il n'y a pas coup double. Certes, the Son est soigné, bien interprété et essentiel aussi étant donné son sujet : la dépression chez l'adolescent, période charnière où tous les maux sont bien souvent trop mis sur le dos de l'âge "ingrat". On y voit ces parents impuissants, la difficulté à communiquer, et on y entend les phrases toutes faites bien trop souvent usitées dans ces cas-là "ça passera, il a dû subir une rupture amoureuse... "Etc. Donc à ce titre, The son est d'utilité publique. De même lorsque les parents ne se fient pas à l'avis médical... Songeant que leur amour suffira à guérir et à prendre soin de leur fils. Et bien non.
J'émets toutefois quelques réserves.... la longueur et la lenteur du film... et l'accumulation de clichés très nord-américains. Pourquoi notre Frenchie Zeller a-t-il tourné ce film à l'américaine, alors qu'il aurait tant gagné en intensité et émotion à être tourné dans notre culture, celle de la pièce de théâtre d'origine.
Enfin, devant les paroles si dures et désespérée de ce fils si mal dans sa peau, je trouve tout de même étrange que les parents n'aient pas mis le mot "dépression" sur ce mal être, et qu'une fois le diagnostic fait, ils ne le prennent pas plus en considération. D'autant que ce sont deux personnes très instruites, informées, d'un niveau social très élevé etc. L'obstination du père à chercher une explication rationnelle à ce mal être m'étonne. Donc je me demande si leur réaction est réellement crédible, dans les années 2020...
Roman - Editions Livre de poche - 278 pages - 7.20 €
Parution Poche 2011 (Grasset & Fasquelle 2009)
L'histoire : Emilie prépare un dîner aux chandelles pour ses 25 ans de mariage. Dans la cave, elle déballe une bouteille d'une feuille de journal... Sur ce feuille, une annonce attire son attention... Ni une, ni deux, elle prend ses clés de voiture et prend la route, direction l'Italie. Cette annonce s'adresse forcément à elle. Dario, 1976, Aix en Provence... C'est son premier amour, alors qu'elle était lycéenne.
Tentation : Ma PAL
Fournisseur : Ma PAL
Mon humble avis : J'ai aimé les quelques romans de Véronique Olmi que j'ai lui, il était temps que je règle le compte de celui-ci !
Une histoire qui n'est pas spectaculaire ni grandiloquente, mais qui charme, énormément. Je me suis sentie bien dans ces pages, avec Emilie, en direction de l'Italie. L'ouvrage commence un peu comme un road trip. On accompagne une femme quinquagénaire qui roule vers son amour d'adolescente. On pourrait la croire folle ou capricieuse... Partir comme ça, sur un coup de tête le soir de ses 25 ans de mariage. Il n'en n'est rien. Tout s'expliquera au fil des pages. Ce voyage vers le passé est comme un long regard dans le rétroviseur... Qu'a-t-elle fait de sa vie depuis cet été 1976, alors qu'elle est devenue épouse, mère, institutrice à Paris. Toutes les réflexions de ce personnage m'ont beaucoup parlé et touchée. Nos vies sont différentes, mais j'ai connu des départs subits et j'ai le même âge. Tout au long de la route, Emilie fera des rencontres, plus ou moins surprenantes, mais qui lui donneront un autre angle de vue sur la vie, le monde, elle-même. Et puis, il y a ce passage dans ce centre médicalisé, où vie Christine, sa grande petite soeur qui a un chromosome de plus.
Emilie arrive en Italie, sonne chez Dario... Et là, l'attend l'inattendu, elle qui avait tout imaginé durant son périple, et cet inattendu surprend vraiment le lecteur.
C'est un roman doux et dur à la fois, mais où je me suis sentie comme dans un cocon, écrit avec délicatesse et justesse, en plus de la langue joliment maniée et d'une fluidité agréable... Les personnages sont décrits avec subtilité, rien n'est laissé au hasard en fait. C'est l'histoire d'une femme qui vole vers son premier amour, celui qui lui a permis, jeune fille, de déployer ses ailes, et de commencer un long chemin pour se défaire du carcan familial stricte et religieux... de commencer à être elle, juste elle.
Avec Gabriel LaBelle, Michelle Williams, Paul Dano
Synopsis : Passionné de cinéma, Sammy Fabelman passe son temps à filmer sa famille. S’il est encouragé dans cette voie par sa mère Mitzi, dotée d’un tempérament artistique, son père Burt, scientifique accompli, considère que sa passion est surtout un passe-temps. Au fil des années, Sammy, à force de pointer sa caméra sur ses parents et ses sœurs, est devenu le documentariste de l’histoire familiale ! Il réalise même de petits films amateurs de plus en plus sophistiqués, interprétés par ses amis et ses sœurs. Mais lorsque ses parents décident de déménager dans l’ouest du pays, il découvre une réalité bouleversante sur sa mère qui bouscule ses rapports avec elle et fait basculer son avenir et celui de ses proches.
Mon humble avis : Qui est mieux placé que Spielberg pour parler de Steven ? Et bien Steven Spielberg lui-même, qui réalise le biopic... de sa jeunesse.
Un film à voir ça c'est sûr ! Après, mérite-t-il les éloges dithyrambiques qu'il reçoit aussi bien de la presse que des spectateurs ? Ca je n'en sais rien.
Car quand on le regarde, avec plaisir et intérêt, The fabelmans ne paraît pas être si extraordinaire que ça. C'est un bon film sur une vie de famille américaine dans les années 50 / 50, et la naissance d'une vocation.... Tout est bien bien retranscrit, interprêté etc. Rien à redire... Mais admettons que son sujet en eut été la jeunesse d'un grand professionnel admirable, genre pilote, chirurgien etc, mais inconnu du grand public, le succès aurait-il été le même ?
Mais comme on parle ici du Dieu vivant du cinéma, d'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, d'un homme qui nous a tous émus, fait frémir, pleurer ou rire dans ces films alors, évidemment, on regarde ce film avec fascination. La fascination devant la persévérance d'un enfant à vouloir comprendre et visualiser les événements en cascade, l'imagination débordante et extraordinaire d'un ado qui réalise ses premiers films avec les moyens du bord, chez les scouts puis au lycée, avec des effets spéciaux bricolés mais qui fonctionnent sacrément bien ! Oui, on ne peut être qu'admiratif devant les qualités visionnaires de ce jeune garçon, devant son talent déjà débordant et émérite, et devant son obstination à faire de ce que son père perçoit comme un hobby de passage son vrai métier.
Le tout, dans une vie de famille aimante mais finalement chaotique, avec par moment, une atmosphère antisémite particulièrement lorsque Sam rejoint son nouveau lycée.
Le portrait d'un jeune homme passionné et très doué, les premiers pas d'un géant du cinéma, et une déclaration d'amour pour le 7ème art et sa magie. A voir bien sûr, malgré quelques longueurs... 2h30 pour reproduire quelques années...
L'histoire : Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l'angoisse de sa vie d'épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s'est inventé, depuis l'enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d'explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C'est alors qu'elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s'avère la 1re étape vers de grands bouleversements.
Tentation : Pourquoi pas ?
Fournisseur : La Bib
Mon humble avis : Je ne connaissais rien d'Anaïs Nin avant de me plonger dans ce roman graphique... Et j'avoue qu'après ma lecture, je n'ai pas envie de plus la connaître...
Certes, les planches, les dessins, les couleurs sont superbes et parfois même enivrants. Mais voilà mon seul enthousiasme.
Je sais évidemment bien qu'il faut remettre la vie d'Anaïs Nin dans le contexte de l'époque. Mais même malgré cela, je n'ai éprouvé aucune empathie envers ce personnage, à qui j'aurais bien foutu quelques claques au passage. Même si oui, on peut se retrouver dans certaines de ses détresses, de ces questionnements, ses envies d'évasion.
Anaïs Nin, écrivaine, était une femme d'audace face à l'ordre moral... Mais jusqu'à un point inimaginable qui met très mal à l'aise. Bref, c'est glauque
Elle couche avec tout le monde, son cousin, ses psys... et le clou du clou, elle devient la maitresse de son père, et ce à l'âge bien adulte. Sans que ni le père ni Anaïs elle-même ni s'interroge sur cette relation...
Et à côté de cela, à part ses séances d'écritures, qui deviennent vite sexuelles, avec Henri Miller, Anaïs Nin m'est parue bien oisive et bien pu passionnante.
Et pourtant, une petite recherche google m'a appris qu'elle était vraiment célèbre, assez adulée et souvent citée ou référencée dans certaines oeuvres ou par des groupes de rock. Au lycée, j'ai pas mal écouté un groupe Anglais du non de The house of Love, référence directe à Anaïs Nin.
Quant à moi, je vais assez vite oublier cette lecture et ignorerai toute ouvrage d'Anaïs Nin que je pourrais croiser à l'avenir. Dans ce cas, le but de cet album est il réussi ?