Publié le 23 Juillet 2019

Wild rose, film, chronique, avis

Film de Tom Harper

Avec Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo

 

Synopsis :  A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux enfants, Rose-Lynn n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

 

 

Mon humble avis : L'affiche du film dit qu'avec Wild Rose, on peut oublier A star is Born. Même si je fais de Wild Rose un coup de coeur, impossible de remiser A star is born au placard. Même si ce sont deux films portant sur l'ascension possible ou non de chanteuses aussi talentueuses qu'inconnues, ils ont tous les deux leur identité propre... Et ces deux chefs d'oeuvre offrent des bandes originales qui donnent le frisson et qui serrent la gorge !

On retrouve aussi dans Wild Rose des sujets développés dans le récent et incontournable film Yesteday, comme l'attachement aux origines et les choix à faire.

Wild Rose est aussi un magnifique portrait de deux femmes, de deux générations et de genres différents, même si elles sont mère et fille. Rose, la fille déjà mère de deux enfants remisés au très second plan de sa vie, rose l'indomptable, l'irresponsable, qui ne vit que pour son rêve : aller chanter à Nashville.

Marion, la mère et la grand-mère, qui pallie les déficiences de sa fille auprès de ses petits-enfants, qui tente sans relâche et avec grande intelligence de remettre sa fille sur un chemin responsable de mère... Qui aime sa fille plus que tout et qui, en cachette, respecte ô combien les rêves de celle-ci...

Ces deux femmes sont interprétées par deux comédiennes extraordinaire, convaincantes et bouleversantes. L'une est posée et réfléchie, l'autre est explosive. Jessie Buckley, qui joue le rôle de Rose est une actrice Irlandaise en début de carrière, et mon petit doigt (ou mes oreilles) me dit qu'on va souvent la revoir et l'entendre. Même si elle n'est pas professionnelle, elle chante depuis une éternité et a participé à des télé crochets célèbres aux Royaume-Unis. Et sa voix est juste... Wahou !

Le sujet principal de Wild Rose, outre la musique, est les choix de vie... Doit-on vivre notre rêve jusqu'au bout et faire fructifier notre talent ou assumer la responsabilité que la vie nous donne... comme des enfants par exemple... Aussi, préparez-vous à être choqués ou touchés parfois par le comportement de cette mère gamine artiste paumée... Mais de toute façon, comme le dit la chanson de clôture, lorsqu'on arrive au bout du chemin, on sait où aller !

En attendant, allez au ciné, vous ne le regretterez pas !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 21 Juillet 2019

Le poète ferrailleur de Lizio, petite commune des terres du Morbihan...

Un coin de paradis, un voyage sur le lune, une plongée dans l'imaginaire, un retour dans l'enfance, un saut dans la créativité, un écrin de verdure où ne sont acceptés que les enfants et les adultes qui ont gardé une âme d'enfant, qui savent encore s'émerveiller, ouvrir grand les yeux devant cet univers insolite fait d'objets hétéroclites... Une invitation à la réflexion, voire la méditation... Une balade dans l'âme d'un poète bricoleur ferrailleur. Une planète de tous les possibles loin du monde, une planète où l'utopie est reine, la sagesse princesse, l'espoir est prince, l'émotion est duchesse, l'imagination marquise et la simplicité baronne. Un lieu noble fait d'objets de récupération, un lieu qui transforme le laid en beauté, l'inutile en utile pas si futile, le rebut en une pierre sur qui tout commence. 

Bref, c'est une dimanche enchanteur que j'ai passé là-bas début juillet avec quelques amies, toutes aussi charmées que moi par ce lieu hors du temps.

Un lieu si riche qu'il méritera plusieurs dimanche sur mon blog... qui vous donnera certainement envie de pousser une petite pointe vers cette commune perdue dans le Morbihan.

Aujourd'hui, je vous montre plutôt les parties extérieures.

Le site internet annonce 2 heures de visites... Nous y sommes restées bien plus longtemps, comme captives !

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir, surtout quand elles comportent de si jolis textes ou simplement, pour y dénicher des détails inimaginables...

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Au milieu de nulle part,  le monde de Robert Coudray  s'anime, bruisse, prend de la couleur, joue avec les objets de récup' et la nature. Cela fait 30 ans que ce petit homme sensible au monde qui l'entoure le réinvente avec sa créativité.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Sculptures animéess, machines inutiles, architectures décalées, jardins, films, jeux, éco-logis, tout est humour, magie et émotion. D'automates en objets insolites, en passant par des fontaines musicales ou des totems de vent, Robert élève aujourd'hui une étrange cathédrale.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Les bâtiments  et les jardins magiques de cet emberlificoteur d'engrenages tracent une voie imaginaire de belle liberté. Empruntez-la le temps d'une visite.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

Repost0

Publié le 19 Juillet 2019

Roman - Editions Points - 272 pages - 7.40 €

Parution d'origine au Seuil en 2002

L'histoire :  David Lurie, 52 ans, deux fois divorcé, enseigne à l'université du Cap. Une jeune étudiante, parmi ses nombreuses conquêtes, finit par l'accuser de harcèlement sexuel. Contraint à la démission, David se réfugie auprès de sa fille, Lucy, qui vit dans une ferme isolée. Mais les temps ont changé et sa retraite vire au drame. La bourgeoisie sud-africaine doit payer pour les crimes de l'apartheid...

 

Tentation : Toujours dans ma découverte de la littérature sud africaine

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Décidément, la littérature sud-africaine se révèle d'une richesse et d'une variété extraordinaire. 

J.M Coetzee s'est vu couronné par du Prix Nobel de littérature en 2003. Et Disgrâce a été récompensé par de nombreux prix international. Donc accrochez-vous, car on est ici dans du haut de gamme !

Ce roman a quelque chose d'envoûtant, même s'il met quelque temps à devenir vraiment intéressant. Il est passionnant, même si difficile d'accès pour une lectrice européenne qui n'a pas vécu cette Histoire, celle de l'Afrique du Sud. Disgrâce est aussi très dérangeant et nous pousse derrière nos retranchements de notre logique autant cartésienne qu'émotionnelle. Enfin, ce roman est très subtil, notamment dans les rapports humains qui y sont décrits... Ceux-ci sont souvent faits de longs silences, de phrases courtes qui coupent net les dialogues, ainsi est la volonté des personnages. Par pudeur certes, mais aussi par envie de liberté de vivre sa vie telle qu'on l'entend. Et paradoxalement, par la volonté de ne faire ni bruit ni vague pour pouvoir rester là où l'on est. Pour être protégé. Ce roman dégage une grande ambiguïté révoltante... Envie d'être libre de sa vie, mais en même temps mener la politique de l'autruche, se soumettre à une violence extrême, à une domination malsaine pour "assumer" ses choix de vie. Acceptez d'être victime et humiliée est pour le lecteur quelque chose d'évidemment impensable.... Même si cela semble être pour "réparer l'Histoire". Mais si l'auteur évoque ce type de destin de certains de ses compatriotes, c'est que là-bas dans ces fermes isolées d'Afrique du sud, cela existe.

"Espères-tu expier les crimes du passé en souffrant de le présent" ?

La toile de fond de Disgrâce est donc évidemment le racisme, sans pour autant revenir verbalement sur l'époque de l'Apartheid.

Mais d'autres sujets sont justement développés... La condition et la protection animale avec notamment, l'euthanasie des animaux domestiques abandonné. En effet, David Lurie, pendant son séjour chez sa fille, va devenir bénévole au refuge local de la SPA... Dans ces passage, l'auteur use de nombreux symbole pour évoquer l'humain.  Cette expérience au refuge va, peu à peu et très discrètement, le changer à jamais. L'amenant à penser différemment, à s'attacher ou à se révolter sur ce qui l'indifférait quelques mois plus tôt.

Il y a l'addiction à la jeunesse, au refus de constater le vieillissement personnel et tout à coup, se prendre tout en pleine face, quand la disgrâce vous éloigne de tout et vous offre l'infini et le vide pour penser, réfléchir, réaliser... Et tenter de devenir aimable tel quel.... Aspirer à une certaine rédemption, avec ce que l'on était, ce que l'on est et que l'on sera toujours... J.M Coetzee nous parle aussi de l'attachement viscéral des fermiers blancs à leur terre.

Le titre "Disgrâce" est au singulier... Il aurait pu être au pluriel.... Celle du père, quelque part méritée, acceptée mais dont les causes ne sont pas regrettées pour le père. En effet, en quoi le désir serait-il amoral, telle est la question.  La disgrâce de Lucie, la fille... Une disgrâce subie, injuste, acceptée par réflexe d'une certaine survie et enfouie au coeur de l'âme...

Bref, ce roman très subtil, écrit d'une plumeau aussi magistrale que froide, sombre, qui dresse un portrait réaliste sans concession de la société sud-africaine bancale post apartheid, je ne peux qu'en vous conseiller la lecture... En acceptant d'être dérangés dans votre version manichéenne du monde. Disgrâce est un roman très éloigné de ma zone de confort, et pourtant, sa lecture était addictive pour moi et j'ai vraiment beaucoup aimé !

 

PS : Pour info, ce roman a été adapté au cinéma en 2008 avec John Malkovich  dans le rôle de David Lurie. Pas vu, mais vais tenter de le voir !

 

Le billet de Keisha

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 17 Juillet 2019

Thriller - Editions Nouvelles Plumes - 223 pages - 5.90 €

Parution d'origine aux éditions Métaillé en 1998

L'histoire : J. est prof à l'université Autonoma de Madrid et également, grand critique littéraire. Il aspire à devenir lui aussi un écrivain reconnu, mais chaque fois qu'il se met au travail, c'est la page blanche, l'alcool etc...

Jusqu'au jour où l'une de ses étudiantes lui demande humblement de lire le roman qu'elle a écrit.  La vie de J. bascule jusqu'à l'inimaginable.

*

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Je vais commencer par exprimer ma colère envers éditeurs et libraires... Editions Nouvelles Plumes, livre placé sur les tables centrales de la librairie, en l'achetant, je me dis que j'ai de fortes chances de lire une oeuvre relativement récente. Et bien non, c'est une réédition de réédition de réédition, le roman étant paru pour la première fois en 1998, il y a donc plus de 20 ans, ce qui n'est indiqué nulle part sur l'objet. Le film qu'il a inspiré a lui aussi plus de 15 ans. Bref, ça m'énerve parce que j'ai l'impression d'être prise pour un pigeon en achetant ce bouquin, car ce bouquin a déjà eu mille fois sa chance alors que d'autres auteurs de talent ne sont jamais édités.

Du coup, ma colère ne m'a pas quitté de toute ma lecture, puisque je me suis vite rendu compte de la supercherie puisque la monnaie peseta arrive vite dans le texte... Et du coup, on sent une ambiance différente,  nous sommes dans les années 90, far away des 2010 qui s'achèvent. Aussi mon ressenti de lecture est peut-être altéré par mon irritation.

L'histoire est sympa et se lit vite, c'est un bon point. Mais à notre époque, son déroulé ne semble pas si original que ça, et une impression de déjà lu s'installe un peu. Le personnage principal n'exerce aucune empathie sur le lecteur, il est même détestable et répugnant, tout narrateur qu'il est. Il part dans une logique et une obsession criminelle terribles. Certes, le rythme est trépidant mais les propos assez redondants. Quant au style, rien d'exceptionnel... Oui mais tout cela semble être choix et objectif de l'auteur, puisque dans l'histoire, il justifie le fait que ce roman n'ait pas la prose d'un chef d'oeuvre. Ce roman doit sûrement se lire au second degré, l'éditeur annonçant en 4ème page que l'auteur manie parfaitement le grotesque, l'horreur, le pathétique et l'humour. Or, ma colère aidant, je suis restée sur le plancher des vaches. Cela ne m'a pas empêché d'être prisonnière de cette histoire et de vouloir en connaître l'issue. J'ai apprécié une réflexion du narrateur... Comment un criminel non punit par la loi peut-il de ce fait avoir confiance en la justice et l'ordre sociétal, sans se sentir en danger perpétuel. Après tout s'il est libre, alors d'autres criminels le sont aussi... Alors notre narrateur va développer une paranoïa de tous les instants.

 Voili, voilou.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 15 Juillet 2019

BD, Coquelicots d'Irak, Irak, avis

BD- Editions L'association - 96 pages - 19.00 €

 

Parution en août 2016

Le sujet :  Brigitte Findakly, née en Irak, d’un père irakien et d’une mère française à l’orée des années 1960, retrace son enfance passée à Mossoul, ville du nord de l’Irak, à une époque où, bien avant l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d’État et dictatures militaires. Déroulant le fil de ses souvenirs, on découvre alors une vie de famille affectée par les aberrations de la dictature et leurs répercussions sur la vie quotidienne, jusqu’à l’inéluctable exil vers la France au début des années 1970. Une arrivée en France elle aussi difficile, une expérience migratoire faite de difficultés administratives, sociales et culturelles.

Tentation : Le sujet (et la "destination")

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Par une succession de saynètes, Brigitte Findakly nous raconte son enfance en Irak. Elle est d'une famille privilégiée (papa dentiste), mixte (maman française) et chrétienne en terre d'orient.

Il m'a semblé que le sujet n'était pas toujours traité de manière chronologique, ce qui m'a un peu déstabilisée, surtout pour suivre et saisir l'énorme complexité géopolitique de l'Irak, avec ses nombreux coups d'état ou autre... Donc à ce niveau, je ne me sens pas enrichie réellement, sauf à me dire que depuis des décennies, ce pays ni jouit pas d'un équilibre politique ni d'une sécurité quotidienne, ni de liberté d'expression.... Que ce soit avant, pendant ou après Saddam.

Néanmoins, cet album est très vivant car il offre le regard d'une petite fille qui a vécu dans ce pays sans forcément distinguer alors ce qui semble anormal depuis l'occident. Ceci, sur un air faussement naïf qui apporte donc une relative légèreté à l'ouvrage, qui permet de le lire sans se sentir plomber. Mais comme il y a migration en France et que la petite fille a grandi, il y a la distance et l'évolution de la pensée et de sa propre liberté qui lui permet d'être amusée par certaines situations de son enfance, mais le plus souvent, choquée, interrogative et de mettre le doigt sur ce qui clochait là-bas, sur les situations que l'on trouve ubuesques et/ou glaçantes que lorsque l'on est loin et qu'on jouit enfin d'une ouverture d'esprit et de la liberté de pensée... bref, quand on connait autre chose. Et en tant qu'adulte, à chacun de ses voyages en Irak, Brigitte constate l'énorme dégradation des conditions de vie en Irak, ainsi que la diminution des libertés au fil des régimes politiques, des guerres et pour finir, par l'arrivée de Daesh. Le tout sur un ton de critique bienveillante ou flotte dans les airs la nostalgie d'une enfance révolue à tous points de vue.

Bref, un témoignage fort, instructif, et à lire... Pour comprendre ce qui vit un peuple depuis des décennies, un peuple qui n'a toujours pas trouvé la paix et l'équilibre.

 

"On m'a raconté que durant la guerre lorsqu'un fils mourait au front, la famille recevait une somme d'argent très conséquente et une voiture. Mais il est arrivé que le fils revienne plusieurs mois après son "décès". Certains parents avaient alors rejeté leur enfant pour conserver leurs acquis."

"Ma mère était abonnée à une revue féminine française qu'elle recevait tous les mois.
Sur l'avant-dernière page, là où on voyait les photos des 45 tours du hit-parade, il y avait régulièrement des trous.
Ça a duré des années avant que je demande à ma mère pourquoi.
Elle m'a expliqué que c'était des disques d'Enrico Macias, et que des gens à la douane postale étaient chargés de découper ses photos parce qu'il était juif. "

"En octobre 1989, un an après la fin de la guerre Iran-Irak, je suis retournée à Bagdad. Onze ans s'étaient écoulés depuis mon dernier voyage. Le choc a été bien plus rude que lors de mes précédents séjours. [...] Mes cousines avaient presque toutes arrêté de travailler. Elles étaient mariées et avaient eu des enfants. Alors qu'avant, nous prenions l'apéritif tous ensemble, mes cousines servaient désormais leur mari. "

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Repost0

Publié le 13 Juillet 2019

Anna, luc besson, cinéma, chronique, avis

Film de Luc Besson

Avec Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment ANNA et qui est “échec et mat”.
 

Mon humble avis : Voilà 30 ans que je cours au cinéma à chaque sortie d'un "Luc Besson". Quel que soit le style cinématographique du film, jamais je n'ai été déçue, jusqu'à Anna. Oh cet opus possède moult arguments pour rester un film sympa, distrayant et dynamique, au scénario plutôt bien ficelé... Avec comme d'habitude, une superbe femme dans le rôle principale, femme qui ne démérite pas et qui a dû bien transpirer pour assumer ce thriller d'espionnage.

Alors pourquoi ce sentiment de déception. Anna est un film à tiroirs, qui ouvrent sur d'autres tiroirs et ainsi de suite... Un peu aussi comme les poupées russes. A l'écran, cela se transforme par énormément de flash-back avec sur l'écran, les mots suivant qui s'inscrivent : 5 ans plus tôt, 3 ans plus tôt, 6  mois plus tôt, 3 mois plus tôt, puis de nouveau 6 mois plus tôt... Même si ces flash-back éclairent l'action présente, il n'empêche qu'on s'y mêle les pinceaux, que cela ralentit le rythme du film et qu'à un moment, je me suis dit : "mais ça ne finira jamais"... Comme si je commençais à trouver le temps longs.

Et puis Luc Besson abuse un peu des poncifs frôlent avec l'incrédibilité, même si, au cinoch, on devrait se foutre un peu de cette fameuse crédibilité... Mais les russes ont tous des bonnes tronches de russes... Et Anna dégomme vraiment tout le monde comme avec une facilité déconcertante. Une scène interminable m'a d'ailleurs agacée. La jeune espionne du KGB est envoyer dans un resto, avec une cible à éliminer. Elle ignore le nombre de gardes du corps de la dite cible et tout ne se déroule pas comme prévu... Eh bien voilà, dans une chorégraphie de combat tip top mais franchement longuettes et ultra violente, elle met à plat au moins une trentaine de gars, à croire que tous les gens attablés étaient des gardes du corps. On est loin de l'attachante Nikita que Besson semble vouloir ici remettre au goût du jour.

Bon je suis un peu dur, mais c'est mon ressenti. La réalisation du film, les images etc sont évidemment parfaitement maîtrisés et spectaculaires et le scénario ne déçoit pas, il garde des surprises régulières jusqu'à la dernière minute. Quant à cette Anna diablement efficace avec sa petite gueule d'ange, perso, je préfère ne jamais croiser sa route !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Juillet 2019

Yasmina Khadra, Roman, Khalil, terrorisme, littérature

Roman - Edition Lizzie - 6h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine chez Julliard en août 2018

L'histoire : 13 novembre 2015. Des hommes venant de Belgique approchent en voiture de Paris. Dotés d'une ceinture d'explosifs, certains sont déposés  au stade de France et un autre près d'une station RER au centre de la capitale. Lui c'est Khalil. A l'instant fatidique, sa ceinture ne fonctionne pas. La voilà vivant malgré lui, seul etc... Ce roman se penche sur ce personnage. Qui est- il, d'où vient-il ? Comment en est-il arrivé là ?

Tentation : J'aime bien Khadra

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Un sujet très difficile, et si proche de la réalité... Tant de façon temporelle que dans le déroulé. 2015, c'est encore comme si c'était hier dans la mémoire collective. Aussi dans un premier temps, je me suis demandé si l'écriture d'un tel livre était adéquate, acceptable même au nom de la littérature. Et puis oui, tout à fait, même si cette lecture met vraiment à mal le lecteur, en le replongeant dans l'horreur de 2015, même si j'ai eu la chance d'en être géographiquement éloignée. Je me demandais même si j'avais envie d'en savoir plus sur mon pire ennemis, mon plus insidieux et lâche ennemi, quel que soit le prénom qu'il porte. Et encore une fois, oui.

Car Yasmina Khadra nous plonge entièrement dans l'âme, l'esprit, la vie, les convictions d'un kamikaze et au coeur d'une organisation terroriste islamiste. Il explique ce qui parait inexplicable. Après, comprenons-nous bien, expliquer et comprendre n'ont rien à voir avec justifier, excuser et/ou pardonner. Mais comprendre pourrait peut-être permettre d'éradiquer, de tuer le mal à la racine. Comme le dit l'auteur dans ces pages, l'important n'est pas comment cela finit, mais où cela commence.

Nous suivons donc le processus de radicalisation à travers les mots de Khalil le narrateur. Radicalisation pour appartenir à un groupe, être accepté, reconnu, apprécié, admiré de ses pairs "Les frères". Jusqu'au lavage de cerveau total, l'embrigadement qui ne laisse plus une place à la liberté de pensée ni au moindre discernement. Malgré l'explication, ce Khalil reste détestable d'aveuglement et d'obstination. Il donne froid dans le dos et des envies de baffes magistrales et de seaux d'eau glaciale sur la tête. Malgré son histoire, je n'ai eu aucune empathie pour lui. Même si, au cours du livre et d'un autre attentat en Belgique, il devient une victime collatérale par la perte d'un être cher, ce qui va un peu réveiller sa conscience.

Ce roman est évidemment prenant et très intéressant car il donne une des explications possible sur l'une des guerres qui n'épargne personne. Maintenant, j'avoue que le style m'a gêné. La belle plume soignée de Yasmina Khadra est évidemment là, mais est-elle adaptée au niveau socio culturel du narrateur ? Cette question m'a taraudée tout au long de mon audio lecture (d'où mes 3 pattes et non 4)

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

Repost0

Publié le 9 Juillet 2019

Film yesterday, dany boyle, beatles

Film de Dany Boyle

Avec Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran

 

Synopsis :  Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre. 
Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.

 

 

Mon humble avis : Du pur bonheur que ce film à l'idée originale. Un réveil dans un monde où les Beatles n'ont pas existé !

Quel formidable hommage aux quatre gars de Liverpool, car ce film redémontre (s'il en est besoin), l'étendue de leurs talents, la révolution qu'ils ont apportée dans la musique et surtout, leur force de rassemblement exceptionnel !

Yesterday est une douce comédie au sens profond. Car ici, Dany Boyle interroge sur la célébrité et ses conséquences, les différences entre les aspirations et les rêves de l'artiste et la réalité du marché... Car oui, à notre époque, la musique est devenu un marché et les artistes reconnus des produits à stéréotyper, à formater pour plaire au public, faire le buzz etc.

Il est aussi sujet de l'attachement à la terre, aux amis, aux racines, aux idéaux... Mieux vaut il chanter devant des dizaines de milliers de fan en s'oubliant ou devant quelques personnes en étant soi-même ?

Et bien sûr vient la question de l'honneur, de l'honnêteté quand il y a quelque chose qui ressemble à de l'usurpation...

Le tout avec plein d'humour tout en finesses, des passages musicaux de ouf  (ahahahah, la version de Help sur le toit de l'hôtel, j'en ai encore des frissons) et mille et une surprises... Et oui, lors du fameux blackout mondial, les Beatles ne sont pas les seuls à avoir disparu de la mémoire et de la culture collective !

Evidemment, on finit par se demander comment Jack, notre héros, va se sortir ou pas de cette situation. Surprise, c'est à la fin, une très belle fin ! Yesterday est un film à voir absolument demain, il vous apportera un vent de fraîcheur, vous donnera la banane et l'envie de vous replonger dans la discographie des Beatles !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 7 Juillet 2019

Et oui, chaque bonne chose a une fin... Dernier dimanche où je vous emmène à Corfou.

Les vacances, c'est aussi synonyme de farniente, de bon temps...

En fin d'aprem, mon plaisir quand nous étions sur la plage, c'était de donner du pain aux oiseaux... faute de chats à sauver !!! LOL !

Et puis évidemment, il y a le retour... Et le survol d'une partie de l'Europe !

Bon dimanche !

 

UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR
UN DIMANCHE A CORFOU : FARNIENTE, PIAFS ET RETOUR

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

Repost0

Publié le 5 Juillet 2019

Nouvelles - Editions Gallimard - 176 pages - 16.00 €

Parution le 7 février 2019 :

Le sujet : 9 nouvelles sur les lisières de l'humain... Son animalité, ses libertés, ses envies, la folie, sa solitude, sa mégalomanie au dépend de la nature... Tout ce qui l'approche du trop loin, du point de non retour, à moins que la lisière soit déjà franchis... et que l'essentiel soit en danger. Et presque dans chaque nouvelle, un animal tient un rôle primordial.

Tentation : Le billet de Clara

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : J'ai lu ce recueil, prix Goncourt de la Nouvelle, il y a déjà quelques semaines et hélas, les aléas de la vie ne m'ont pas permis de rédiger de suite mon billet. Et c'est dommage, car mon plaisir de lecture fut intense mais alors que je me penche de nouveau sur ce titre, je réalise que l'histoire de certaines nouvelles m'échappe déjà.

Et pourtant oui, je me suis régalée tant des propos et de leur mise en scène, que par l'écriture magnifique de Caroline Lamarche.

Dans la plupart des nouvelles, un animal (ou une espèce animal) est présent, presque comme le miroir de l'Homme... L'homme tel qu'il aimerait être, l'Homme destructeur de la nature, l'Homme fragile. Il y a Frou Frou, une cane en convalescence d'abord dans un refuge animalier, puis chez Louis, l'un des bénévoles qui partage une relation extraordinaire avec elle. Jusqu'à ce qu'un jour, Frou Frou puisse redéployer ses ailes et reprendre sa liberté d'animal. Et le bénévole est partagé : bonheur d'avoir "réparé" l'animal, tristesse de le voir partir. C'est cette nouvelle qui m'a le plus remué et parlé... Puisque, si pas de Frou Frou dans ma vie, des chats, que je remets sur pattes et à qui, parfois, je rends la liberté.

Il y a aussi un hérisson sur une route... Une jeune femme s'arrête pour le ramasser et le déposer à l'abri dans des buissons. Cet acte l'amènera à se questionner sur sa vie, sa relation amoureuse.

Il y a des fourmis... que la bêtise humaine gratuite détourne le chemin et perturbe le quotidien, l'organisation ancestrale. Et des Hommes qui prennent la nature comme un terrain de jeu, peu importe les traces indélébiles qu'ils y laissent.

Il y a Fish le chat, qui tient compagnie à deux jeunes filles paumées et SDF, et qui restera le lien entre ces jeunes filles et le narrateur, un homme qui s'est pris d'affection pour elles et leur compagnon à 4 pattes...

Il y a un écureuil, un merle, un cheval... Des animaux qui nous disent tant sur nous, qui nous révèlent à nous-mêmes et qui nous éclairent sur notre monde, sur notre vie et ce que nous en faisons. L'interaction entre l'Homme et la nature, et l'animal. Quelle soit réelle ou juste ressentie, par l'un ou les deux protagonistes. C'est tout ceci que nous conte Caroline Lamarche, dans un style parfois onirique, toujours fluide, direct, et une émotion profonde, délicate, belle et réparatrice. Une magnifique puissance littéraire.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0