Publié le 22 Juillet 2020

roman "Au petit bonheur la chance' Aurélie Valognes, Littérature, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 7h40 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Fayard/Mazarine en mars 2019.

L'histoire : Eté 1968, à Grandville. Marie confie son fils Jean à sa mère "Mémé Lucette", pour quelques semaines, le temps de trouver un appartement parisien pour eux deux. Les semaines vont devenir mois puis années. Il semble que Marie ait oublié Jean. Mémé Lucette et Jean s'apprivoise dans une société en plein bouleversement.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : bib N°3

 

Mon humble avis : Depuis quelques années que les couvertures colorées des romans d'Aurélie Valognes fleurissent sur les étals des libraires sans que le succès ne se démente. Alors, je me suis dit : "voyons de quoi il retourne !"

L'histoire en elle-même est mignonne (trop ?), les bons sentiments sont là (trop ?), la voix du lecteur est mielleuse (trop ?), les dialogues sont parfois caricaturaux et trop gnangnans pour moi. Certes, on s'attache aux personnages, le scénario tient la route, mais tout cela ne suffit pas à me rassasier. En même temps, Aurélie Valognes souhaite écrire des romans qui détendent et qui soient accessibles à tous, sans prétention. Je ne lui reproche pas, bien au contraire, je suis "pour" la pluralité et la diversité littéraire (n'en déplaise à certains). Mais il semble que je sois "tombée" sur son roman le plus sombre, donc l'aspect "feel good" ne m'a pas sauté aux yeux, enfin aux oreilles.

Pour écrire la vie de Jean, la romancière s'est inspirée de celle de son père. Et ce que j'ai vraiment apprécié dans cette lecture, c'est la reconstitution de la fin des années 60 et le début des années 70, celles qui m'ont vue naître... Et donc les changements décisifs ne m'ont pas frappée, puisque je suis née juste après, et que j'ai toujours tenue certaines choses comme ayant toujours existé, puisque toujours connus de moi... Comme les progrès ménagers (le luxe du frigidaire, du vide ordure dans un appartement (!!!)) mais aussi sociales, comme la mixité scolaire. A l'école, les gauchers étaient encore contrariés et considérés comme anormaux. Quant à l'éducation et la protection/considération des enfants, elles n'étaient pas celles d'aujourd'hui. C'est surtout une société en pleine mutation que décrit Aurélie Valognes, en se penchant particulièrement sur la condition féminine : le droit à l'avortement n'est pas encore voté, aussi les femmes n'ont d'autres choix que d'être "des poules pondeuses" ou des "poules" tout court. Avec l'émancipation vient la double charge : être mère et travailler, voire dans bien des cas, subvenir seules aux besoins de leur progéniture... Ce qui n'était guère facile à l'époque, et qui ne l'est d'ailleurs toujours pas. Et c'est ainsi qu'alors, de nombreuses grand-mères devaient élever certains de leurs petits-enfants, après avoir été elles-mêmes mères de famille nombreuse. Point de répits, pas de gros moyens, mais des valeurs et de l'amour. Aurélie Valognes rend ainsi un bel hommage aux femmes dans un roman au contexte historico-sociétal intéressant, dans un texte vraiment accessible à tous. Mais pour ce qui est de l'histoire a l'état pure, celle-ci ne m'a vraiment pas rassasiée et l'écriture frôlant parfois la mièvrerie (comme c'est parfois le cas dans des histoires relationnelles avec de jeunes enfants m'a agacée par moment.

Je tenterai un autre roman de la romancière (que j'ai en réserve) pour lire d'elle un livre moins sombre et voir si oui ou non son objectif "feel good" fonctionne sur moi ou pas !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Juillet 2020

Littérature, humour, fabrice caro, Fabcaro, mariage, Le discours, avis, chronique, blog, rupture amoureuse

Roman - Editions Folio - 210 pages  7.49 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2018

L'histoire : Depuis 38 jours, Adrien est en pleine rupture amoureuse... Et pour couronner le tout, lors d'un dîner familial aux traditions séculaires (gratins Dauphinois, Gâteau au Yaourt...) Ludo, son futur beau-frère, lui demande de rédiger un discours pour son mariage : "cela fera très plaisir à Sophie, ta soeur". Non mais quel idée !

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Ma CB déconfinée

 

 

 

Mon humble avis : Le roman du siècle ou de l'année ? Peut-être pas tout de même. Mais certainement le roman qui m'a fait rire le plus, et franchement, depuis longtemps ! Ca mérite un coup de coeur, surtout quand ce n'est pas que drôle... Derrière l'humour se cachent des réflexions assez profondes, qu'elles soient personnelles ou sociétales, et surtout, c'est extrêmement bien fait, écrit, rédigé, rythmé etc.

Bref, outre la musculation de mes nerfs oculaires, de mes doigts (pour tourner les pages), de mes poignets (pour tenir les livres), avec de fameux discours, je me suis bien musclé les abdominaux et les zygomatiques !

Premier roman que je lis de cet auteur (qui en même temps n'en n'a écrit que 2), mais pas sa première oeuvre. En effet, Fabrice Caro est celui qui se "cache" derrière l'auteur d'excellentes (et tout aussi hilarantes) BD signées Fabcaro.

Dans Le discours, Fabrice Caro autopsie une rupture amoureuse et ses conséquences. Evidemment, c'est avec un humour (parfois cruel), une ironie, une dérision générale et auto qu'il s'y emploie... mais attention, les protagonistes ne sont pas encore tout à fait morts, sait-on jamais ce qui peut arriver.... Un SMS, une réponse à un SMS, une émoticône heureuse ou malheureuse et tout pourrait basculer dans un formidable retour à la vie ou au contraire, confirmer l'acte de décès ! Bien sûr, on est en empathie totale avec Adrien dans son monologue intérieur qui compose ce roman : qui n'a pas vécu une rupture amoureuse et les envahissantes questions qui la suivent : pourquoi ? Que faire ? Un texto ? Un ? Un ! ou ... tout est une question de ponctuation dans la vie !

Et notre empathie ne se dirige pas uniquement vers la situation amoureuse d'Adrien. Car bien sûr, il y a la famille, les repas de famille inchangés depuis des siècles, avec les mêmes réactions de la mère (prend un jus d'orange tout ira mieux), les blagues pas drôles du père, l'effacement de la soeur, et last but not the least, la culture du beau-frère qui s'étale encore mieux que la confiture sur des sujets minutieux et des longueurs indéterminées. Et évidemment, qui n'a pas été, plus ou moins longtemps et ou pour toujours, le ou la célibataire à cause de qui on n'est jamais un nombre pair à table !

Et pendant tout ce repas, Adrien élabore des introductions plus ou moins inspirées pour ce fameux discours de mariage. Pour celles et ceux qui connaissent Fabcaro, je vous laisse imaginer la teneur du discours et du roman et donc vous diriger de vous-même vers celui-ci. Pour les autres, si vous voulez une chouette lecture qui vous fasse bien rire (tout en méditant un peu sur votre vie et celle et votre entourage), je vous en conjure, lisez ce livre ! Bref, une lecture jubilatoire pour moi ! Ah, que ça fait du bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Juillet 2020

Tibor Fischer, Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupides, littérature anglaise, humour anglais

Nouvelles - Editions 10/18 - 287 pages - 0.20 € d'occas 'sur le net

Parution d'origine aux éditions du Cherche Midi en 2003 

Les histoires : Celles de trentenaires anglais, paumés, loosers, désabusés, qui ne savent plus quoi faire pour sortir du lot et vivre leur vie correctement, et qui continuent à foncer droit dans le mur. Parmi eux,  un patron ruiné invité par des amis milliardaires sur la Côte d'Azur, jeune artiste résigné à se faire serial killer pour connaître le succès ou comédienne nymphomane obsédée par les pinces à épiler.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Un titre bien provocateur, donc forcément attirant ! Voilà pourquoi et comment ce roman s'est retrouvé dans ma PAL, acheté d'occasion il y a environ 7 ans... Sans que je prenne vraiment connaissance de son contenu.

Me voici bien mal à l'aise pour le chroniquer... Car déjà, il s'agit d'un recueil de nouvelles (dont certaines plus longues qu'un roman d'Amélie Nothomb) et ce n'est vraiment pas mon genre littéraire de prédilection. Qui plus est, j'accroche rarement avec les personnages dignes des meilleurs anti-héros ! Je suis donc même incapable de dire si j'ai aimé ou détesté. En fait, un peu des deux, en fonction des histoires et des passages. Ainsi, ma "notation" en pattes de chat n'est pas forcément représentative.

J'ai mis beaucoup (trop) de temps à achever cette lecture. D'une part, parce qu'il y a beaucoup de longueurs et qu'il ne se passe rien de transcendant dans ces nouvelles. Donc mauvais point. Mais d'autre part, parce que le style de l'auteur est d'une finesse telle qu'il faut être concentré, voire parfois relire certains passages, pour trouver le sens aux non-sens manifestes et qu'au hasard d'une phrase, se trouvent souvent des pépites de figures de styles, d'humour so british et aussi bien noir, l'alliage savoureux d'antithèses (elle sortit vêtue d'un camaïeu de noir ! Excellent), d'oxymore ! L'ironie est archi présente et les dialogues, dans leur vacuité qui dit tant, sont le plus souvent proches de l'ubuesque.

Mais très peu d'émotions à la rencontre de ces "héros" pathétiques, sauf lors de la nouvelle "rat de bibliothèque"

En fait, je pense que c'est un livre à lire au premier degré, tout en le lisant aussi au dixième degré ! A travers ses personnages ratés, mais qui laissent découvrir au fil des pages quelques valeurs morales ou du bon sens, Tibor Fisher montre du doigt les machines à broyer l'humain que sont les grandes capitales (Londres ici), la concurrence effrénée de l'économie de marché et les évolutions technologiques de nos sociétés qui rendent obsolète ce qui était le must d'hier.

Bref, même si je me suis très souvent ennuyée, je dois avouer que j'ai savouré certaines pages et bien des passages. Avec une belle impertinence, Tibor Fisher dresse un portrait peu flatteur de la société du début des années 2000... Et dire que depuis, rien ne s'est amélioré ! Je crois que cet ouvrage peut vraiment trouver son public auprès des fans absolu de la finesse de l'humour anglais (et j'en connais quelques unes sur la blogo !). Pour moi, ce n'est pas mon truc.

 

Exemple de dialogue :

-"Bon, pourquoi ne viendrais tu pas dîner un de ces soirs ?"

- "Non, arrêtons là pendant que ça va bien entre nous".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Juillet 2020

Film de Yong-Honn KIM

Avec   Jeon Do-YeonWoo-Sung JungSeong-woo Bae

 

Synopis :  Un corps retrouvé sur une plage, un employé de sauna, un douanier peu scrupuleux, un prêteur sur gage et une hôtesse de bar qui n’auraient jamais dû se croiser. Mais le sort en a décidé autrement en plaçant sur leur route un sac rempli de billets, qui bouleversera leur destin. Arnaques, trahisons et meurtres : tous les coups sont permis pour qui rêve de nouveaux départs…

 

Mon humble avis : Séance tout d'abord expérimentale pour moi : mon premier film Coréen en V.O sous-titrée... J'avoue, au début, j'ai eu du mal. Des sous-titres comme seul support de compréhension, avec le son d'une langue dont je ne connais aucun mot pour me repérer, et dont j'avoue, les sonorités ne m'étaient pas agréables. Et puis, j'ai eu du mal à distinguer les protagonistes, et je pensais ne rien comprendre... Là où en fait, il n'y avait rien à comprendre, juste à attendre que tout s'explique !

Effectivement, au début, nous sommes dans un flash-back... Les choses deviennent plus claires quand ce fait est clair ! Car alors, tout ce met en place, tout se dénoue dans un ordre jubilatoire ! Donc oui, au final, j'ai pris plaisir à cette séance malgré le style coréen très spécial, je pense renouveler l'expérience. Et vu que ce cinéma asiatique a le vent en poupe en France, cela ne devrait pas poser de problème.

C'est un polar thriller très sombre, avec quelques scènes un peu gores, mais qui sont aussi très drôle. Car oui, tant dans la mise en scène que dans le scénario, même si l'on est dans un film noir, on n'est jamais très loin de l'absurde et de la farce. Et ça grince, oh que oui ! C'est un peu comme un film d'horreur tourné avec des effets spéciaux si visible que l'on n'a plus peur. Et pourtant, Lucky Strike intrigue, captive et son rythme ne faiblit pas car chaque nouvelle scène offre presque un nouveau tiroir à explorer.

En fait, c'est un thriller aussi machiavélique que déjanté à la sauce asiatique sucré/salé, très loin des films je vais habituellement voir au cinéma. Bref, après des débuts difficiles, je me suis bien laissée prendre !

La morale de l'histoire : un paquet de clopes Lucky Strike peut vous sauver la vie, mais aussi vous tuer d'un seul coup ! LOL !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 14 Juillet 2020

roman, Eric Vuillard, littérature, 14 juillet 1789, révolution, prise de la Bastille, avis, blog, chronique de lecture

Roman - Editions Le livre qui parle - 4h23 d'écoute -14.95 €

Parution d'origine chez Acte Sud en 2016

L'histoire :  23 Avril 1789 : Une phrase de Jean Baptiste Réveillon propriétaire de la Manufacture Royale de papiers peints va mettre le feu aux poudre : « Les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. » Le feu est mis au poudre, suit une insurrection qui fera 300 morts...et qui, trois mois plus tard, mènera à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. La Révolution Française !

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Un titre de livre qui tombe à point nommé pour aujourd'hui, jour de fête nationale française. Dans son roman, Eric Vuillard nous conte ce qui a conduit à cette prise de la Bastille. On pense connaître l'histoire et l'Histoire. Oui, celle que les livres scolaires et les cours nous ont inculqués, et que pour beaucoup, nous avons oublié au fils dans années et des décennies qui passent. 

C'est donc une autre version que nous propose l'auteur... La révolution vue par le peuple, vécue par le peuple, au coeur du peuple et de l'action. Vuillard plonge la main dans le bac des inconnus, des sans nom, des petits métiers, des petites gens, des parisiens qui subissent la famine quand on se roule dans l'or à Versailles, et même des étrangers qui parlent d'étranges dialectes, comme le bourguignon etc, mais qui se joignent au mouvement. Eric Vuillard évoquent ceux qui ont fait la prise de la Bastille, qui ont par une action qui ne dure parfois que quelques secondes, ont changé le cours de l'Histoire... Mais qui ensuite se sont enfuis pour éviter la corde, ce qui les a en même temps privés de la postérité dans les livres d'Histoire. 

Bref, Eric Vuillard nous emmène au coeur de la foule en colère, et loin, très loin de touts ces "grands hommes connus" dans cette époque révolutionnaire. Point question ici de Robespierre ou autre. Ce récit est passionnant qui débute par le premier événement qui mit le feu aux poudres jusqu'à la prise de la Bastille... Un grand industriel propose de travailler autant pour gagner moins... Une bonne partie du roman se déroule donc sur la journée du 14 juillet 1789. Certes, il y a quelques longueurs narrative dans la description des actes des uns et des autres, ou la liste des patronymes de ces "inconnus" mais si peu, comparé à l'importance du jour et le fait que le livre est bien court. Et ce roman nous propose une remémoration inédite de notre Histoire vraiment passionnante... Une fois de plus, on ne peut que constater que l'Histoire est un éternel recommencement.... Certes, les formes changent, les lois s'améliorent, la liberté et la démocratie semblent acquises (pourvu que cela dure, nul n'est à l'abri de rien) mais le fond reste le même : les pauvres, le peuple, contre les riches et le pouvoir, les inégalités etc. Et déjà, la mondialisation sévissait et ruinait certains commerces français...

Ce roman historique très bien documenté est donc passionnant, dommage qu'il soit interprété par une voix aussi morne. L'audiolecture aurait gagné en dynamisme avec une interprétation plus vivante, qui ressemble moins à un commentaire d'un reportage télévisé.

 

Les avis de Gambadou, Luocine et de Keisha qui sont bien complémentaires !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Juillet 2020

C'était par un superbe dimanche de fin mai, baigné d'une météo méditerranéenne. Une rando de 14 km avec 3 amies à St Suliac, charmant village maritime d'Ille Et Vilaine sur les bords de la Rance. Il n'y a pas si longtemps, St Suliac a concouru pour le titre de "Village préféré des Français", en arrivant en très bonne position dans le classement final.  Il est de toute façon classé parmi les plus beaux villages de France depuis 1999. Une rando, "tour de la presqu'ile de St Suliac" (12 km de rivages)  aux paysages variés, avec de bonnes grimpettes, même si le point culminant, le Mont Garrot, n'est qu'à 73 mètres d'altitude. De là-haut, on n'aperçoit même le Mont Dol, le Mont St Michel et normalement, un certain nombre de clochers d'églises.

Tous les ans, le Pardon du 15 août, avec sa bénédiction des bateaux et son hommage aux marins disparus, est très suivi par les marins et la population.

La commune comporte 907 habitants hors saisons.

UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
Oratoire de Grainfolet (1894), érigé par les marins, belvédère sur l'estuaire de la Rance. En 1893, des marins en partance pour une campagne de pêche de 8 à 9 mois au large de Terre-Neuve firent le vœu, s'ils revenaient tous vivants, de construire ce sanctuaire en l'honneur de la Vierge. Un pardon y est célébré la nuit du 15 août.

Oratoire de Grainfolet (1894), érigé par les marins, belvédère sur l'estuaire de la Rance. En 1893, des marins en partance pour une campagne de pêche de 8 à 9 mois au large de Terre-Neuve firent le vœu, s'ils revenaient tous vivants, de construire ce sanctuaire en l'honneur de la Vierge. Un pardon y est célébré la nuit du 15 août.

UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC
UN DIMANCHE AUTOUR DE SAINT SULIAC

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 10 Juillet 2020

Roman , Rose, littérature, tatiana de rosnay, Napoléon III, Haussmann, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 4h55 d'écoute - 21.90 €

Parution d'origine aux éditions Héloise d'Ormesson en 2011

L'histoire : Rose Bazelet, 59 ans, veuve, mène une vie paisible dans sa maison parisienne de la rue Childebert... Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre qui a l'effet d'un couperet.... Sa maison, sa rue et bien d'autres vont être démolies au profit des grands boulevard Haussmaniens. Mais Rose n'a pas l'intention de se laisser faire.... Elle écrit alors de longue lettres à son défunt époux où elle lui narre son combat, et d'autres choses aussi... jusqu'aux secrets jamais avoués.

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman (il y a donc 9 ans !)

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je n'ai absolument rien à reprocher à ce roman. S'il ne m'a pas transportée, c'est juste parce que ce genre d'histoire n'a pas ma préférence.

Il s'agit d'un roman épistolaire. C'est Rose qui s'exprime le plus, mais l'on n'y trouve aussi des lettres de sa fille, de certaines de ses relations, et même un pli que son mari lui avait décrit dans leur jeunesse. Le style de Tatiana de Rosnay est très soigné, précis, agréable et correspond bien aux us et coutumes linguistiques d'alors.

Cette audiolecture fut tout de même agréable et intéressante... En effet, je savais bien qu'à une époque, Paris avait été transformée, modernisée pour ressembler au Paris que nous connaissons... Ceci, sous les ordres de l'empereur Napoléon III et du préfet de l'époque, le Baron Haussmann... D'où l'appellation "grands boulevards Haussmanniens". Mais je n'avais jamais approfondit le sujet. Dans mon esprit, Paris était passé de l'ile de Cité représentée dans Les misérables ou Notre Dame de Paris de Victor Hugo, bref, le Paris Médiéval, au Paris moderne comme par un claquement de doigt. Ce fut en fait plus de quinze année de travaux et des milliers de personnes dépossédées de leur bien, leur maison, leur histoire, leurs racines. Bref, je n'avais jamais réfléchi à toutes ces expropriations et leurs conséquences. Tatiana de Rosnay m'en a joliment donné l'occasion ici, en enrubannant la grande Histoire dans une très belle histoire d'amour, celle de Rose et de son mari, amour qui se prolonge post mortem.

Rose raconte donc la vie des petits contre les grands, de la vie face aux inéluctables évolutions et les dégâts intimes et personnels qu'ils provoquent. Une fois de plus, la littérature prouve qu'elle est atemporelle, car ce sujet est encore bien souvent d'actualité. Et je me dis alors que finalement, le Monde change peut-être dans la forme, mais dans le fond, les faits se répètent... Un roman que je vous conseille car intéressant, au delà de mes propres préférences.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Juillet 2020

Olivier Liron, Roman, Austisme Asperger, Questions pour un champion, littérature, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 188 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine chez Alma Editeur en septembre 2018

L'histoire :  Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 pour Questions pour un champion. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner : s'il emporte ce match contre ses 3 adversaires, il affrontera alors Michel le super champion dans une finale mémorable où tous les coups sont permis ! Olivier Liron est autiste Asperger ! Ce n'est pas une maladie, juste une différence qui parfois, fait toute la différence !

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB déconfinée

Mon humble avis : Einstein, le sexe et moi est roman basé sur des faits réels, puisqu'Olivier Liron nous narre ici une journée d'enregistrement passée sur le plateau de Question pour un champion.... Pour la finale Super Champion ! Et moi, je dis que ce roman est le super champion de l'originalité !

Olivier Liron nous donne ici un roman rondement mené, mêle tous les styles, de nombreux sujets et qui donc provoque toutes sortes d'émotion. On rit beaucoup ! C'est sûr, Olivier Liron maîtrise à merveille l'art de l'humour, tout en finesse. Il brille aussi dans l'art du suspense ! Par moment, le rythme devient celui d'un thriller : trouvera ou pas la bonne réponse, appuiera assez vite ou non sur le buzzer, prendra ou ne prendra pas la main.... Le tout, sous la célèbre cadence de Julien Lepers : "Top, je suis... et je suis... et et et ?!!! On tremble autant que les candidats. Olivier Liron dissèque magnifiquement, tout en une amusante et bienveillante subtilité, le comportement et les réactions tant des candidats que du maître de cérémonie. Mine de rien, cette journée de tournage et cette émission est un concentré sociétal : tout est stratégie, et il faut être le meilleur, quels que soient les moyens. Olivier la veut cette victoire ! Elle sera sa revanche sur le passé et les brimades.

Et puis l'on est agacé, en tout cas je le fus, par les simagrées de Julien Lepers, comme je l'étais lorsqu'il m'arrivait de tomber sur l'émission télé ! Comme Olivier Liron décrit l'animateur et ses gestes dans tous les détails, on a envie de dire : oui, on passe ! Ou alors, accélère, on n'en peut plus d'attendre.

Mais les spotlights de la télévision ne sont que décors et prétextes à aborder le vrai sujet du roman... En effet, certaines questions évoquent des souvenirs au narrateur, qui se met alors à les développer dans des chapitres différents. Nous ne sommes plus dans le divertissement mais dans la sincérité, le témoignage. Ce sont les épreuves de sa vie d'autiste (Asperger), depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte. Mise à jour qui me laisse perplexe ; Les médias présente Olivier Liron comme autiste asperger, mais quand je discute avec lui sur FB, il ne se dit pas autiste asperger, notamment pour ne pas être catégorisé. Donc pour les lecteurs qui voudraient lire spécifiquement un témoignage d'Autiste Asperger, je ne "garantis" rien, à prendre avec discernement.

Je pense qu'il y a un parallèle entre les étapes du jeu et celle de la vie d'Olivier Liron. C'est dans ces moments-là que l'auteur nous prend le coeur et la gorge, et nous emplit d'émotion et de colère. En effet, il raconte les violences scolaires qu'il a subies (passages vraiment très durs), sous le regard passif de l'institution. Son refuge dans la littérature, la poésie et l'écriture. La dictature de la normalité. Les difficultés à saisir l'implicite et les codes sociaux, ce qui s'avère encore plus difficile lorsque l'Amour pointe le bout de son nez. La cruauté des gens et de la vie. Les intérêts spécifiques autistiques. La difficulté à gérer émotions. Les pensées très sombres ou totalement fantaisistes. Bref, ce sont des tranches de vie dans la différence (pour le meilleur mais souvent pour le pire) que nous confie ici Olivier Liron, sans jamais tomber dans l'apitoiement. Pour cela, il peut compter sur son humour efficace et son sens indubitable de la formule.

Ce roman tout à fait OVNI dans le paysage littéraire est avant tout là pour dénoncer le dictat de la norme dans une société exclusive et destructrice qui exclut les différences, quelles qu'elles soient... Autistiques, pondérales, physiques, sexuelles. Une société qui discrimine au lieu de s'enrichir. Un livre à lire absolument, notamment pour toute personne qui s'interroge sur ce que peut être l'autisme parce que je réalise que mon billet est bien terne par rapport à l'excellence du texte lui-même. Et pour moi, un auteur à suivre, chouette, comme si j'en manquais !

"J'aurais voulu lui dire que je ne m'accordais pas le droit d'être moi-même, qu'on ne m'avait jamais accordé le droit d'être moi-même, et que j'avais l'impression d'être mon propre tyran en permanence, mon propre monstre. J'ai un monstre en moi"

"Pour moi, il était normal d'avoir honte comme ça de son corps, la honte était pour moi normal comme le vent, normale comme les nuages noirs en hiver...Personne n'était là pour me dire que ce n'était pas normal."

"Quand on ne peut pas parler, on construit des forteresses. Ma forteresse à moi est faite de solitude et de colère. Ma forteresse à moi est faite de poésie et de silence. Ma forteresse à moi est faite d'un long hurlement. Ma forteresse à moi est imprenable. Et j'en suis prisonnier."

 

L'avis de Theautistreading

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Juillet 2020

Luis Sepulveda, chili, littérature, Equateur, Amazonie, Le vieux qui lisait des romans d'amour, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 121 pages - 7.90 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 1997

L'histoire :  Antonio José Bolivar, dit "le vieux" connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse...

Tentation : La blogo il y a une éternité

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Un grand classique de la littérature sud-américaine qui prenait la poussière depuis des années dans ma PAL... Et voilà que récemment, l'auteur chilien Luis Sepulveda est décédé du Covid 19... Encore donc un écrivain que j'aurais dû lire de son vivant et que je découvre défunt. Mais heureusement, ses romans lui survivront.

La réputation de ce roman qui nous emmène en Amazonie Equatoriale est on ne peut plus méritée. Le vieux qui lisait des romans d'amour est un grand roman, comme un conte atemporel et malheureusement toujours plus actuel, malgré les années qui passent et ont passé depuis son écriture (1995).

Luis Sepulveda installe son histoire dans une mini bourgade de l'Equateur, au bord d'un fleuve, en pleine forêt primaire... En apparence, tout y semble hostile et inhospitalier : la nature, le climat, les hommes rudes et vite violents, dont certains ne sont mus que par la cupidité, la soif de l'or et de photos exceptionnels, à tous prix. Hostile en apparence, mais en y regardant de plus près, tout serait d'un équilibre parfait si ce territoire n'avait pas été envahi par l'Homme dit civilisé.

Le vieux est un personnage attachant, qui pourtant, avant de savoir, a commis des erreurs. Mais il a appris la forêt, notamment grâce à ses relations très amicales avec les Jivaros. Désormais domicilié à l'Ilidio, il mène une vie tranquille et découvre les secrets, les miracles et les possibilités que donne la lecture : ressentir, aimer par procuration, imaginer, deviner... Oui, le Vieux lit des romans d'amour. Jusqu'au jour où des chasseurs peu scrupuleux tuent les petits d'une panthère et blesse son mâle. La panthère se venge... Et Le vieux sera mandaté par le Maire pour tuer la bête. Le vieux s'acquittera contraint et forcé de cette tâche, mais dans un combat qu'il voudra le plus d'égal à égal. Et ce combat noue le coeur du lecteur, tant pour le Vieux que pour la bête.

Dans ce roman, Luis Sepulveda offre un magnifique hommage à la littérature et à la lecture et la puissance des mots. Mais surtout, il lance un cri d'alerte sur les dégâts de la déforestation, il dénonce les actions insensées de l'Homme civilisé et leurs répercussion tant sur la vie sauvage, que sur la vie végétale. Des vies qu'il exhorte à protéger de la bêtise, pour le bien de tous. Le romancier oppose aussi deux savoirs qui hélas ne se rejoignent que très peu sur terre : le savoir livresque et éducationnel qui donne le pouvoir mais ne protège pas de la bêtise... Et le savoir de la vie, du terrain, de la nature, qui vous fait passer pour un inculte offre la survie dans les milieux les plus hostiles, sans besoin de personne, et en respectant sa source de vie. Et tout cela, Sepulveda le dit avec un style délicieux, non dénué de facéties et d'humour. Notre homme aime se moquer !

Un roman dense, très riche, qui dit tant de choses en si peu de pages. A lire, inévitablement.

Quant à moi, quand je serai venue au bout de ma PAL, c'est avec intérêt et plaisir certains que j'approfondirai l'oeuvre de ce grand chilien.

 

"Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire."

"Antonio José Bolivar essayait de mettre des limites à l'action des colons qui détruisaient la forêt pour édifier cette oeuvre maîtresse de l'homme civilisé : le désert. "

 

PS : Si vous voulez en savoir plus sur les Jivaros et les Shuars , je vous conseille chaleureusement de lire le superbe album "Anent" d'Alessandro Pinocchi

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Juillet 2020

 

Suite de mes bols d'air de déconfinée. La nature est enfin accessible, elle est gratuite et illimitée. Et puis elle me permet de retrouver le plaisir de ressortir mon appareil photo et d'immortaliser ces lieux et ces moments.

En premier, la rando de "La chambre au loup", classée rouge tout de même dans mon guide. ! Magnifique, diversifiée, mais pas toujours de tout repos. A 35 km à l'ouest de Rennes, cette rando est censée faire 9 km... Etrange et pas on ne sait quel mystère, pour mes deux amies et moi, elle s'est transformée en 13 km !

Puis une petite rando à Lancieux (première commune côtière des Côtes d'Armor lorsque l'on vient d'Ille et Vilaine). C'est le Frémur qui sépare ces deux département. 6.5 km avec Môman et neveu N°4.

Et enfin, un petit tour sur la Grande Plage de St Lunaire, Ille et Vilaine. Commune qui abrite 2 célébrités... Ma Môman et Nicolas Hulot !

Pour ces deux dernière balades, j'avais bien pris mon appareil photo... mais sans la carte mémoire ! Grrrr ! On s'est donc contenté du téléphone portable !

MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
MES DEUXIEMES BOLS D'AIR DECONFINES !
Lancieux

Lancieux

Lancieux

Lancieux

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Lancieux

Lancieux

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Saint Lunaire

Saint Lunaire

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Saint Lunaire

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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