Publié le 6 Octobre 2019

C'est avec ce 3ème billet que je conclus la visite extraordinaire du site du Poète Ferrailleur de Lizio dans le Morbihan, visite effectuée tout début juillet.

Mes 2 précédents billets se trouvent ici et

Lors de votre prochain passage ou séjour dans le Morbihan, n'hésitez pas à passer quelques heures dans ce lieu enchanteur ! Suite à mes billets, j'ai déjà eu des retours de personnes qui y sont allées et qui ont adoré !

Bon dimanche !

 

Don Quichotte !

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3

"Quand je m'ennuierai, je m'en irai, mais j'ai encore tant de rêves d'avionneurs, de funambules, de mouvement perpétuel, d'accessibles étoiles et de beauté à vous conter, d'émerveillement à vous transmettre et de lumière à permettre. J'ai aussi le grand désir que vous trouviez votre voie, fût-elle simple, secrète et quotidienne".

Robert Coudray

Le petit prince

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3

"J'ai toujours été comme un enfant, inventant mes jouets au gré des récupérations et de mes rêveries vagabondes. Leur donner du mouvement était au départ pour moi le sommet de la complication, du mystère et de l'émerveillement. Alors, je me suis passionné de sculptures cinétiques et mes objets sont devenues des machines à faire rêver."

Robert Coudray

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
Et puis, pas très loin, la forêt, ses étangs et le petit village de caractère de Lizio

Et puis, pas très loin, la forêt, ses étangs et le petit village de caractère de Lizio

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
Evidemment, la journée n'aurait pas été complète sans la rencontre d'un joli matou !

Evidemment, la journée n'aurait pas été complète sans la rencontre d'un joli matou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 4 Octobre 2019

Roman - Editions Pocket - 184 pages - 6.40 €

Parution d'origine aux éditions First en mai 2018

L'histoire : Chloé est une journaliste de terrain et de fronts de guerre, qui ne vit que par et pour l'adrénaline du danger.... Au point d'en oublier d'être sympathique, accessible et quelque part, humaine... Ce qui conduit à une terrible altercation avec Alexandre, son boss. Celui-ci décide d'envoyer Chloé en mission reportage aux antipodes de ce qui semble être fait pour elle : au Danemark, dans le petit village de Gilleleje, qui vient d'être élu "village le plus heureux du monde". Elle va devoir donc faire un papier sur le Hygge, cet art de vivre Danois qui mène au bonheur. Va-t-elle droit vers le clash ?

 

 

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Ma CB cet été.

 

Mon humble avis : Je boude souvent la littérature dite "feel good", sous prétexte qu'elle ne m'enrichit pas culturellement. Et je réalise avec ce roman que j'ai vraiment tort... Puisque ce genre littéraire existe pour faire du bien.... Et c'est mission accomplie par cette mission Hygge ! Certes, je ne me mettrai pas à lire que ce style de livres mais je me pencherais peut-être sur eux avec moins d'à priori ou de "sévérité".

Car oui, je me suis sentie bien dans ces pages à l'écriture fluide, ces pages qui se laissent lire si facilement, ces pages qui m'ont emmenée dans un trou paumé du Danemark où la particularité des habitants est d'être heureux, de savoir l'être. Ainsi, l'on découvre la façon de vivre de ces Danois qui évoluent dans une certaine félicité, malgré les épreuves de la vie qui ne les épargnent pas pour autant.

Mission Hygge m'a offert comme une pause dans mes propres "courses" (je ne parle pas de celles à l'hypermarché), les courses, challenges ou défis personnels que je m'impose envers et contre tout. Quelques bonnes leçons à retenir au fil de cette histoire pour vivre autrement (on va essayer). Et notamment :" Ce n'est pas parce que tu es malheureux que tu dois être triste" (l'inverse fonctionne aussi).... et "Vivre comme s'il n'y avait plus de café demain".... Ces danois de ce coin du monde n'hésitent pas à célébrer le moindre événement qui paraît dérisoire (comme l'achat d'un nouveau vélo), et n'oublie pas le confort bien cosy. Mais surtout, ils vivent en petite communauté qui n'hésite pas à s'entraider. Je me suis sentie bien dans cette petite bourgade où nous partageons la vie d'une poignée de personnages.

Et bien sûr, notre Chloé en acier (certes un peu caricaturale et vraiment détestable et cynique au début) va rendre les armes et fendre l'armure, suivre une belle évolution, et réaliser que le bonheur, ou du moins le bien être n'est pas forcément là où l'on se persuade qu'il est.

Bref, une lecture bien agréable et dont les effets resteront en moi le plus longtemps possible, je l'espère.

 

Sur le même sujet (l'art du bonheur Danois) mais version essai (agréable et pas prise de tête), vous pouvez lire "Heureux comme un Danois", de Malène Rydhal

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Octobre 2019

Film de Nicolas Boukhkrief

Avec Sandrine Bonnaire, Charles Berling, Pablo Pauly, Jérémy Senez

 

Synopsis :  1999 - Olloy - Les Ardennes belges.
Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

 

 

Mon humble avis : L'adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre est bien réussie, et très fidèle à son atmosphère et à la tension qui s'y installe au fur et à mesure que le piège se referme sur le personnage d'Antoine.

La réalisation est sobre et oppressante, mais sans exagération. Pierre Lemaitre fait une apparition surprise et rapide dans le personnage du procureur.

J'avais "audiolu" ce roman il y a quelques mois, juste après une opération chirurgicale, donc autant dire, un peu beaucoup dans les vapes et la douleur. Le film m'a donc permis de rafraîchir ma mémoire et de décelé peut-être certaines subtilités perdues dans mes brumes post-opératoires. L'aspect thriller psychologique m'a plus sautée aux qu'aux oreilles lors de mon audiolecture.

Ce polar social reste bien glaçant et laisse libre le spectateur de juger ou non ce coupable innocent, dont le crime du mensonge est bien plus grave que le geste commis et qui aura des répercutions bien plus lourdes que la potentielle justice et qui le gardera à jamais prisonnier d'une vie qu'il n'a pas choisi, face à ses victimes.

Une histoire très prenante, au début classique mais au développement très subtile, brillamment interprétée. A voir donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Septembre 2019

Film de James Gray

Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Liv Tyler, Ruth Negga

 

Synopsis :  L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète

 

Mon humble avis : La presse est dithyrambique envers ce film, je le serai beaucoup moins. Disons que heureusement qu'il y a le charisme de Brad Pitt pour faire diversion de l'espèce de platitude qui s'installe dans le film, et qui m'a conduite à plusieurs sessions d'ennui.

Certes, Ad Astra (vers les étoiles en latin) n'est pas un film de science-fiction comme les autres, qui ne compte pas sur l'action, les martiens ou toutes autres existences intelligente dans l'univers pour étoffer son histoire ni son rythme, puisque le film conclut que nous sommes seuls dans l'univers. En fait, ce qui finit par prendre le plus de place, c'est la recherche paternel de Brad Pitt au fin fond de l'univers, son père (tommy lee Jones) y étant porté disparu ou décédé (suivant les versions) depuis des décennies. Mais dans cette recherche paternelle, j'ai trouvé qu'étant donné l'univers SF, le réalisateur sortait trop souvent les violons dans les monologues intérieurs des personnages.

Certaines scènes sont bâclées dont le sens inexploitées et bouclées sans plus de procès, ni plus d'explications que cela, alors que celles-ci auraient apporté d'autres intérêts au film.

Qui plus est, même si le style science-fiction permet beaucoup de chose sans justification, j'ai trouvé pas mal d'anachronisme dans certains objets et surtout, dans l'âge des protagonistes (quand on connaît leur âge dans la vie réelle). Bref, le genre de détails que l'on voit dans une film lorsque l'on s'ennuie.

Bref, mon sentiment est que, sans le nom de Brad Pitt en haut de l'écran, ce film, qui ne provoque pas l'étincelle attendue pendant plus de deux heures, pourrait presque passer inaperçu, même s'il y a de belles images interstellaires.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Septembre 2019

Roman - Editions de L'aube - 176 pages - 20 €

Parution le 5 septembre 2019, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Elle vit avec lui et Petit Chose, le bébé... Et le 14 juillet, alors que claque le feu d'artifice, le couple éclate... Elle se retrouve seule avec Petit Chose, toute une vie à réorganiser, une parentalité à assumer seule. Elle va se réveiller, s'éveiller à elle-même, et réaliser qu'elle peut se réaliser.

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Etant donné le bandeau qui l'accompagne, je pensais me plonger dans un roman presque léger, facile à lire. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Il n'est ni plombant, ni drôle à mon sens, même si quelques réflexions bien lancées prêtes à sourire, "Les femmes sont débordées" dégage une puissante rare. Dans les propos bien sûr, dans l'analyse des situations.

Ce roman autant féminin que féministe, s'adresse à toutes et à tous, solo, couples, parents, célibataires, parents solo, dont il est particulièrement question ici.

Samira El Ayachi démontre admirablement bien que le combat des femmes ne s'est pas terminé avec le droit de vote, l'accession à la contraception et la possibilité d'avorter. Le monde évolue et la femme doit, en plus de ses "devoirs" séculaires, assumer la vie active, sociale, professionnelle, et ceci, de plus en plus seule, puisque le nombre de divorces n'est un secret pour personne. La femme d'aujourd'hui est donc occupée, assiégée par tout ce que la société, la famille et l'entourage attendent d'elle : Etre une performeuse sur tous les plans tout en restant dans le moule de la bonne mère.

Oui mais, lorsque le mâle qui partageait vie et tâches disparaît, lorsque l'épaule et l'équilibre s'évaporent, il faut tout reconstruire.... Couler d'abord, terrifiée devant l'immensité des responsabilités parentales solitaires (qui freinent la construction de l'être en tant qu'individu), la pitié inspirée, la désertion masculine, l'agenda quotidien tant professionnel que parental, et la société qui n'est pas du tout conçue pour les mères célibataires... Puis peu à peu, reprendre pied, et faire un pied de nez à la vie, au regard des autres. Osciller entre obstacles et petites victoires. Oui, on peut réussir seule, oui, on peut être heureux sans être deux, sans être sous la coupe d'un /des hommes. La femme peut être libre sans entrer dans le moule sociétal. Mais assez du prix de cette liberté, qui semble gratuite chez les hommes !

Dans ce roman, l'héroïne est elle, tu, donc chacune d'entre nous. Nous ne connaissons pas son prénom, ainsi, libre à chacun de se glisser dans le "tu" , ou de se sentir interpellé par la "voix" de la romancière. Samira El Ayachi dresse un portrait sociologique de la femme d'aujourd'hui, le roman étant bien ancré dans notre époque, puisqu'il y est question des mouvements "mee too" et "gilets jaunes".

La séparation sera en fait le début de la propre découverte de soi-même, de son évolution, de sa révolution et de son émancipation réussie. Vous l'aurez compris, ce roman est courageux, audacieux et puissant. Force est de constater que même si ce n'est pas reconnu, le poids et la rotation du monde repose sur les femmes. Un monde fait par les hommes et pour les hommes. Devenir une mère monoparentale semble encore être considéré comme une maladie. Mais la révolution se poursuit et les choses changent, petit à petit. Mon petit bémol personnel irait à au style, qui n'est pas de ceux que j'apprécie, un peu trop haché, phrases très courtes etc. Un peu trop "urgent". Mais ce n'est qu'une question de goût qui n'enlève rien à la grandeur de l'oeuvre.

 

« Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. »

"L'absent sera glorifié, sera le Héros. Les absents ne font jamais d'erreur".

 

3/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h44 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en août 2016

L'histoire : Juan Del Monte Jonova, plus connu sous le nom de Don Fuego, mais le feu sur la scène du Buena Vista Cafe depuis des années. Il ne vit que pour chanter. Mais le castrisme évolue vers une autre économie plus libérale et du jour au lendemain, Don Juan se retrouve licencié. A soixante ans, le voilà misérable à courir le cachet dans les rues de la Havane. Sa vie n'a plus de saveur, jusqu'à ce qu'il rencontre Mayensi, mystérieuse jeune femme de quarante ans sa cadette.

Tentation : Envie d'un petit tour à La Havane !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman, même si j'ai apprécié de me retrouver dans les rues de La Havane et d'en apprendre un peu plus sur la vie cubaine sous le régime Castriste.

La plume, très soignée, trop sans doute, m'a parue mielleuse, limite "violons" parfois. Peut-être un peu éculée par rapport au sujet. Ceci se prolongeant jusque dans les dialogues souvent caricaturaux et presque dignes d'un théâtre antique où l'acteur déclame son texte.

Mon coeur fut incapable d'éprouver la moindre empathie envers le personnage de Don Fuego, que j'ai trouvé pédant, autocentré, prétentieux et assez naïf en même temps. Le premier tiers du livre déploie ses apitoiements sur son sort, aussi injuste soit-il.

Puis vient sa rencontre avec la mystérieuse Mayensi, âgée d'à peine vingt ans. Et c'est surtout là que le bât blesse dans ma mentalité. Des histoires de "vieux" qui s'émeuvent devant la jeunesse, ça me déplaît. C'est si facile de tomber en amour et dévotion devant la beauté que le temps n'a pas encore abîmée. Et le sujet de "l'amour rend aveugle", j'ai la sensation d'avoir tout lu sur lui, ou presque. Certes, Mayensi semble détruite de l'intérieur. Mais je n'ai pas vraiment cru à cette romance débordante de bons sentiments et de pseudo leçons de vie. Certes, dans le dernier tiers, des explications éclairent le personnage de Mayensi et relancent un peu le rythme et/ou l'intérêt, mais qui, chez moi, sont vite retombés.

Bref, les quelques qualités ne cet ouvrage n'ont pas suffi à me convaincre. Comme ils me semblent loin les uppercuts de "L'attentat" ou de "L'équation Africaine" de Yasmina Khadra.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Septembre 2019

A y'est, ma pause estivale arrive... après tout le monde... quand tout le monde a repris le chemin du boulot, de l'école... Moi, je décolle !

Cette année, c'est destination Afrique du Sud ! 10 jours de voyage, 8 jours sur place, aux alentours de Johannesburg !

Et oui, je me fais plaisir, je me récompense, je me congratule pour mon exploit : un an pile poil sans cigarette. Une partie de mes économies m'offre donc cette superbe destination que je ne pensais même plus à portée de ma bourse. Après, certes, ce n'est qu'une semaine en circuit organisé. Plus longtemps, je n'en n'ai pas les moyens. Je préfère donc peu que pas du tout.

Je me suis préparée à ce voyage de façon inédite pour moi : via la littérature Sud-Africaine. Cela explique pourquoi, ces derniers mois, les romans sud-africains ont fait leur apparition soudaine et régulière sur ce blog. Lire l'Afrique du Sud pour mieux la comprendre, voire l'appréhender... Cette nation semble si complexe ! Et sa littérature est très riche. L'Afrique du Sud compte plusieurs prix Nobel de Littérature assez récents.

Au programme, entre autre :

 

Si la chance est avec moi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et inutile de dire que je suis émue et impressionné d'aller fouler les terres de ce grand homme : 

 

Bon, vous l'aurez compris, j'ai un programme chargé et des plus dépaysants qui m'attend. Je vous dis donc "A dans 10 jours". Et d'ici là, portez-vous bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 13 Septembre 2019

Film de Cédric Klapisch

Avec François Civil, Ana Girardot, François Berléand, Camille Cottin

 

Synopsis :  Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

 

 

Mon humble avis : Deux moi est un très joli film, entre ombre et lumière, ou plutôt de l'ombre vers la lumière. Un film doux sur les duretés de la vie et le chemin pour les surmonter. Un film sur le deuil, sur les deuils, puisque la vie nous en impose de nombreux, depuis la perte d'un être cher, jusqu'aux changements qui paraissent anodins, en passant par les séparations. Ces événements qui vécus différemment par chacun, à son rythme, mais parfois ne peuvent être digérés à cause du comportement de l'entourage. Et tout cela peut exploser et mener à la dépression....

Dans ce film, le chemin vers la lumière passe par la psychothérapie. Et ainsi, Cédric Klapisch tord judicieusement et subtilement le bras de ceux qui pensent que les psychothérapeutes sont des charlatans, ou que seuls les timbrés du ciboulot sont concernés par les "psy". Klapisch prouve que l'image encore trop bien ancrée dans la pensée collective est erronée.

Le film est donc un chemin vers la rencontre de soi-même, qui va permettre la rencontre de l'autre, la VRAIE rencontre, qui ne sera basée sur aucun mensonge, par action ou par omission. Car il faut d'abord être deux vrais "moi" pour pouvoir être nous. Evidemment l'on devine bien que nos deux héros qui ne font que se croiser, se suivre sans se voir ni se rejoindre, comme deux parallèles dans leur quotidien sont destinés l'un à l'autre pour l'infini. Mais quand ? Des petits signes, mignons, montre que leurs chemins se rapprochent (telle une fumée de cigarette, une musique entendue, un chat qui entre dans leur vie), mais il faut que ce soit le bon moment...

Deux moi est magnifiquement réalisé et interprété (par Ana Girardot et François Civil, qui ont déjà tourné avec Cédric Klaspisch dans "Ce qui nous lie", superbe film également). Mon petit bémol est que j'y ai trouvé quelques petites longueurs... Mais en même temps, Rome ne s'est pas faite en un jour, donc ses petites longueurs sont en adéquation avec le scénario et l'objectif du film. Un bel objectif, maîtrisé et parfaitement atteint.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Septembre 2019

Film de Cédric Kahn

Avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot, Vinceny Macaigne

 

Synopsis :  "Aujourd’hui c'est mon anniversaire et j'aimerais qu'on ne parle que de choses joyeuses."
Andréa ne sait pas encore que l'arrivée « surprise » de sa fille aînée, Claire, disparue depuis 3 ans et bien décidée à reprendre ce qui lui est dû, va bouleverser le programme et déclencher une tempête familiale.

 

 

Mon humble avis : On pourrait se dire : "encore un film sur une réunion de famille qui va partir en vrille". Oui et non. Oui car cela par bien en vrille. Non car ce film n'a rien d'une comédie, même si quelques répliques partent bien en flèches et prêtent à rire, même si certaines situations tournent au burlesque. Mais ce film est un véritable drame, très loin de la comédie. On en sort le coeur et la gorge nouée d'émotions devant cette détresse humaine qui cache une réelle folie, et vis et versa. Bref, au fil du temps et de cette journée d'anniversaire, "fête de famille" devient de plus en plus dur. Oui, c'est un film douloureux, ce que ne montre pas forcément la bande annonce.

Les névroses, rivalités et jalousies familiales explosent avec au centre, la mère et grand-mère Catherine Deneuve, qui tente de rester droite, impartiale et maternelle au milieu de ce désastre, ce qui n'est pas toujours facile. Catherine Deneuve toujours aussi juste et remarquable. Il y a de la folie douce dans cette famille (avec Vincent Macaigne) et son rôle de personnage toujours décaler. D'ailleurs, j'aimerais voir ce comédien dans un autre type de personnage. Il serait bien que les réalisateurs aient un peu plus d'imagination pour employer cet acteur. Le réalisateur donne la parole à chacun des personnages sans jamais les juger.

Et il y a la folie brutale, pathologique et terrassante de Claire, cette soeur qui revient soudainement après trois ans d'absence.... Et de lourds secrets, retentissements et conséquence derrière cette absence. Cette soeur, c'est la bouleversante Emmanuelle Bercot qui nous conduit vers une terrible empathie pour son personnage qui, à première vue, n'est pas des plus sympathique. Le film nous apprend pourquoi. Et là on souffre vraiment avec elle.

Bref, "fête de famille" est un excellent film sur les entrailles des relations familiales où chacun essaie de composer la folie pernicieuse. Un film puissant, mais qui devient suffocant et dur.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Septembre 2019

Film de Julien Rappeneau

Avec François Damiens, André Dussolier, Maleaune Paquin

 

Synopsis : Le jeune Théo, surnommé « Fourmi », aimerait redonner de l’espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L’occasion se présente quand Théo est sur le point d’être recruté par un grand club de foot anglais.

 

 

Mon humble avis : Ah ! Enfin une pépite ! Enfin un film qui fait du bien, dont on sort avec la banane et le coeur apaisé. Un film où l'espoir renaît, grâce à un petit garçon tout mignon et bon joueur (en tant qu'acteur, en tant que footballeur, et dans la vie) soit dit en passant.

Certes ce film est peut-être plein de bons sentiments mais rien n'est gratuit et surtout, il n'écarte pas les grosses difficultés, celles des parents qui se répercutent sur les enfants. Ce film peut sans problème être vu en famille.

François Damien livre une excellente prestation de père alcoolique qui va enfin se ressaisir et grandir grâce à son fils qui lui donne un but dans la vie.

Le petit Théo invente un mensonge qui paraît gros comme un nuage, mais ce mensonge emmène toute la commune sur ce nuage. Les gens se reparlent, sont de nouveaux joyeux et fiers de leur commune. Un jeune garçon agoraphobe et geek, qui vit enfermé, va même remettre le nez dehors. Tout le monde s'unit derrière le petit Théo et les conséquences de ce mensonge dépassent Théo. Oui, mais celui-ci est découvert...  Et bien l'on se dit que le bien qu'il a provoqué n'est pas vain, loin de là. Et puis, sait-on jamais ? A force de mettre toute sa force, son imagination pour faire croire à ce mensonge, la vie pourrait peut-être apporter quelque surprise non ?

Et Fourmi, pourquoi un tel titre ? C'est le surnom que la meilleure amie de Théo lui donne. Mais les fourmis sont aussi l'espèce animale où il y a le plus d'entraide communautaire.

Même si ce film ne révolutionne pas le cinéma, Fourmi est une tendre et émouvante comédie familiale qui fait du bien, qui fait du bien, qui fait du bien ! Alors, pourquoi s'en priver ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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