Publié le 31 Juillet 2019

BD, Editions Cà et Là -157 pages - 10 €

Parution en octobre 2015

 

Le sujet :  Grâce à Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer, de Henrik Lange, vous apprendrez à construire à coup sûr une intrigue haletante et des personnages charismatiques, tout en capitalisant sur l'engouement actuel pour la Scandinavie - ses cabanes en bois, ses forêts de pins et son alphabet bizarre. Vous bénéficierez de conseils pour faire durer votre carrière d'auteur, comme, par exemple, laisser des intrigues non résolues pour optimiser vos chances d'écrire une suite, ou encore inclure dans votre livre les scènes qui sauront intéresser des producteurs de films...

 

Tentation : L'avis de ??? je ne sais plus, je n'ai pas retrouvé !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une BD format poche, que l'on peut emmener partout... Même si elle n'a pas quitté mon lit et ma table de chevet, c'est tout de même important à dire. Parce que si vous l'emportez dans le métro, vous illuminerez votre rame de votre sourire et de vos rires autour des visages lymphatiques.

Le sous-titre aurait pu être... "Et devenir riche", tant le polar suédois remporte un vif succès de par le monde depuis quelques années. Il est donc très rentables... S'il est bien écrit... Henrik Lange, Suédois lui-même, donne donc de savoureux conseils, tous plus hilarants ou évidents les uns que les autres. Sûr qu'après cette BD, vous ne lirez plus un polar suédois de la même façon, puisque vous en connaîtrez les ficelles ! Grosses comme du cordage de bateaux, parce qu'évidemment, ce livre est doté d'un humour XXL qui dit "Qui aime bien châtie bien" !

Quelle différence y a-t-il entre le polar suédois et son homologue américain ? Le premier fait l'éloge du slow (de la lenteur) et de la mélancolie. Très peu de flingues, de sirènes, d'armada de flics, de carambolage en série et spectaculaire. Et le mort est là dès les premières pages. Ensuite, à notre enquêteur de trouver l'assassin. Pour cela, des conseils mis en textes et en dessins très parlants et qui résume parfaitement le portrait que l'on a de nos flics préférés ! 

Quelques conseils donnés comme ça, en vrac : 

- Il faut une scène de conduite à grande vitesse... Car en cas d'adaptation ciné, le seul rôle de cette scène est de mettre en avant une marque de voiture.

- De pages vides, il n'en n'est pas question. C'est alors que qu'intervient la mélancolie suédoise qui remplit des pages. Si vous parlez des feuilles d'arbres qui tombent de belle façon, vous serez alors considérés comme un bon écrivain.

- Situez votre polar dans un bled peu connu, dont vous deviendrez le héros et qui vous couronnera de prix !

- N'oubliez pas les scènes familiales foireuses (divorce, alcool, père Alzheimer, fille qui ne veux plus voir son père)

- La course contre la montre... Son seul intérêt est de pouvoir nommer des hauts lieux de la ville, des noms de rue que personne ne connait, sauf les habitants du bled dont vous deviendrez le héros.

- L'arrestation : le flic doit toujours y être légèrement blessé.

Bref, j'en passe et certainement les meilleures, je ne suis pas douée pour retrouver mes passages préférés dans un livre, surtout emprunté à la bib, puisque je ne peux y apporter d'annotation au crayon.

Et parfois, entre ces conseils, sur une page divisé en 4 cases, l'auteur s'amuse à résumer des polars suédois célèbres : une case pour le titre (genre "La princesse des glaces à l'usage des personnes pressées), une case pour situer l'intrigue, une case pour l'enquête et la dernière pour la fin de l'histoire (donc le coupable etc).

Et si après cette lecture il vous manque l'essentiel pour vous mettre à l'oeuvre, à savoir l'intrigue, et que vous ne devenez jamais auteur de polars suédois, vous aurez au moins passé un excellent moment de lecture, très divertissant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 29 Juillet 2019

Roman - Editions J'ai Lu - 284 pages - 7.10 €

Parution d'origine chez Eyrolles en 2017

L'histoire : Nathan et Nathalie sont parisiens et fatigués de l'être. Leurs enfants ayant quitté le nid familial, ils décident de changer de vie. Direction Uzès, dans le Gard... Et sur la place aux Herbes de cette petite commune, la librairie est à vendre. Nathalie quitte donc son métier de professeur de français et acquiert cette librairie. 

Au fil de ces pages, Nathalie partage avec nous les rencontres marquantes avec certains de ses clients lecteurs, tous différents comme il se doit, tous touchants, tous à un carrefour de leur vie.

Tentation : Titre, couv et pitch !

Fournisseur : Ma CB

 

 

"Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es".

Mon humble avis : Ce roman est un délice ! Les mots qui le qualifieraient le mieux sont : bienveillance, curiosité, partage, rencontre, lecture, livre, sagesse.

Il y a un côté initiatique et bien-être dans cette histoire mais se limiter à ces expression serait très réducteur.

En fait, tout n'y est que douceur, même si certains personnages sont un peu cabossés par la vie.

Le style est fluide, soigné mais guère trop, il convient tout à fait à ce style de lecture, faussement légère, et pas du tout plombante. En fait, j'ai comme l'impression que "La librairie de la place aux Herbes" ne s'éloignera jamais vraiment de moi, tant j'aurais sans doute besoin d'en relire certains passages, ou d'y retrouver certaines références littéraire. A ce propos, ça tombe bien, inutile de prendre des notes durant votre lecture car en fin de roman, l'auteur liste chaque titre et auteurs cités et le personnage à qui Nathalie a conseillé ces ouvrages, toujours pour des raisons bien précises.

Car Nathalie partage une réelle relation, toujours pudique, mais toujours à l'écoute, avec ses clients. Grâce aux livres qu'elle leur suggère, elle aide certain à retrouver l'apaisement, le bon chemin, à prendre une décision refoulée, à patienter lorsque le corps est en panne, à oser exprimer leur besoin... Tout cela grâce à la littérature, excellent antidépresseur.

Chaque client/lecteur a droit à son chapitre. Et dans ces échanges avec eux, Nathalie trouve un écho dans sa propre vie, ce qui lui permet de se confier ou de réfléchir sur la notion de couple, de parentalité, de zone de confort.

Nous rencontrons donc Chloé, jeune adolescente de bonne famille, qui ose s'affranchir des lectures classiques imposées par sa mère comme un bagage soit disant nécessaires. Vient ensuite Jacques, pèlerin, qu'une jambe fatiguée oblige à interrompre momentanément son long voyage pédestre. Philippe, l'infatigable voyageur et peintre qui nous réserve une belle surprise en chute, démontrant s'il en est besoin le pouvoir d'évasion et de connaissance que sont les livres. Nathalie apprendra à lire à Leïla, mais aussi à reconnaitre la grossesse dont elle fait un dénie. Bastien envoie régulièrement un livre par la poste à un "inconnu", jusqu'au jour où ceux-ci reviennent avec la mention : n'habite plus à l'adresse indiquée. Tarik est un grand traumatisé de guerre. La lecture que lui fait Nathalie l'amènera à enfin retrouver l'usage de la parole. Et ainsi de suite, les lecteurs se suivent mais ne se ressemblent pas.

Bref, "La librairie de la place aux herbes" est une véritable ode aux livres et à l'entendue de leurs pouvoirs, et au delà, la rencontre humaine et le partage. C'est un roman qui célèbre l'auteur, le libraire et le lecteur. Une véritable invitation à la lecture, au plaisir que cela procure, quel que soit le livre lu. "Mais lire à tort et à travers, sans règle ni mesure, avec comme seule obligation le plaisir de lire". ¨Peu importe la littérature, seul compte le plaisir de lire. Et je suis bien d'accord avec cela, moi qui me mets en colère dès que certains mitraillent des auteurs de best sellers sous prétexte qu'ils ne font pas de la littérature. Et alors, qu'est-ce qu'on s'en fiche non ? N'importe quel livre peut être le passe-frontière dont chacun peut avoir besoin à un moment où à un autre. Alors, pourquoi s'en priver ? 

Lisez donc les amies, et pourquoi pas "La librairie de la place aux herbes", qui ne peut que vous faire du bien !

 

PS : Ce roman me donnerait bien envie de partir m'installer à Uzès, tant les descriptions et le bonheur de vivre qui émanent de ce roman donne envie. Mais, ne supportant déjà pas la canicule bretonne, je pense que je ne descendrais pas plus au sud !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Juillet 2019

Film the operative diane kruger avis critique chronique

Film de Yuval Adler

Avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvas

 

Synopsis :  À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l'Iran ne se dote de l'arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée.

 

 

Mon humble avis : The operative est un thriller - espionnage international. Film à la fois français, allemand et israélien.

Son avantage est qu'il est très réaliste sur le métier d'espionne infiltrée. En effet, il est en autre l'adaptation du roman "The English Teacher" écrit par une ancienne agente du Mossad. Aussi, pas de super héroïne qui dégomme 20 personnes en 20 secondes (on est à mille lieues d'Anna de Luc Besson) Non, c'est le long travail d'intégration dans le pays de mission (ici l'Iran) suivi de celui d'infiltration pour atteindre la cible qui sont ici mis en avant. Mais surtout, le réalisateur a fait le choix de montrer les conséquences personnelles et psychologique de ce type de métier où tout n'est que mensonges et manipulations. Aussi, Rachel est-elle vraiment le centre du film, tant dans ce qui est attendu d'elle que ce qu'elle est, et devient au fond d'elle-même. Bref, c'est son humanité qui est développée et intéresse dans ce film. Rachel, interprétée par une Diane Kruger souvent blafarde mais toujours autant bluffante de talent. Avec le suspens qui est bien là, voilà donc les arguments pour voir ce film.

Mais, oui il y a un mais, il faut avouer que l'ensemble reste alambiqué dans les détails... Donc il règne toujours un certain flou pour les spectateurs. De nombreux personnages très secondaires (mais qui manifestement tiennent les rênes des décisions (donc de la gâchette entre autre) apparaissent à différents moments et lieux de la planète, sans que l'on puisse vraiment les reconnaître, donc être sûr de les avoir déjà vus, ni de savoir qui ils sont vraiment dans la hiérarchie. Certaines scènes sont restées très mystérieuses, voire incompréhensibles pour mes compagnons de séance et moi. Dommage. Quant à la fin... Ben un peu en eau de boudin, je n'ai pas trop aimé cette fin trop subite.

A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Juillet 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h42 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Le dilettante en mars 2014

L'histoire : Un fakir indien débarque à Roissy et prend directement un taxi pour Ikéa. L'objectif de son voyage payé chèrement par les gens de son village, acheter le dernier lit à clous du géant Suédois. Dès lors, commence alors pour lui un périple rocambolesque, qui le mènera en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Libye. Le tout par des moyens de transport étonnants, dont cette fameuse armoire... En chemin, il fera des rencontres enrichissantes, amicales ou très menaçantes qui le changeront à jamais.

Tentation : La renommée de ce roman... Curiosité

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Je devais être l'une des dernières lectrices à avoir fait l'impasse sur ce fameux bestseller au titre intriguant, paru il y a quelques années, et qui a déjà été transposé au cinéma (Pas vu).

Ce roman est vraiment agréable à découvrir car très innovent. Le rythme y est trépident, rien ne s'arrête jamais. Pour le fakir comme pour le lecteur, point de repos, une péripétie suit une autre. On est toujours souvent dans le burlesques, une fait même des incursions dans l'ubuesque et puis soudain, l'auteur nous ramène à la triste réalité du monde... Car certes, notre fakir indien, aussi naïf qu'arnaqueur de métier, découvre un monde qui lui était tout à fait inconnu dans son désert des Tartares... Mais il croise la route de ces hommes et femmes qui fuient leur pays dans l'espoir d'un monde meilleur... Qu'ils fuient une famine, un régime totalitaire... Ils sont déterminés et sont en fait les nouveaux aventuriers du XXIème siècle... Ce qu'en dit Romain Puértolas est vraiment touchant.

Aussi, au delà de l'aspect comédie XXL, l'auteur nous touche avec le destin de ses migrants, via notamment le personnage de Virage. Il y a donc du sérieux et le sujet de l'exil, des sensations des exilés est justement développé. Et la morale de l'histoire est qu'il n'y a pas de bonheur plus intense que de donner, d'offrir, d'aider l'autre. Ce qui fait que ce roman est très proche du conte.

J'ai beaucoup aimé l'apparition de personnages réels dont l'identité est à peine camouflée par un pseudonyme (ex : Sophie Morceaux) et franchement, j'ai trouvé jouissive l'imagination débordante et débridée de l'auteur. Romain Puértolas joue énormément avec les mots et donc les jeux de mots. Au début, je m'en suis beaucoup amusée, pour finir par m'en lasser, cela apportant quelques longueurs inutiles au texte.

Pour conclure, ce roman est effectivement à découvrir si ce n'est déjà fait, c'est une lecture parfaite pour l'époque estivale. Une lecture plaisante et originale, qui détend le cerveau et change les idées, sans vous faire oublier les oubliés du monde pour autant.

 

PS : Une suite de ce roman est paru... je l'ai dans ma PAL audio, aussi, je vous en dirai plus dans quelque temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 23 Juillet 2019

Wild rose, film, chronique, avis

Film de Tom Harper

Avec Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo

 

Synopsis :  A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux enfants, Rose-Lynn n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

 

 

Mon humble avis : L'affiche du film dit qu'avec Wild Rose, on peut oublier A star is Born. Même si je fais de Wild Rose un coup de coeur, impossible de remiser A star is born au placard. Même si ce sont deux films portant sur l'ascension possible ou non de chanteuses aussi talentueuses qu'inconnues, ils ont tous les deux leur identité propre... Et ces deux chefs d'oeuvre offrent des bandes originales qui donnent le frisson et qui serrent la gorge !

On retrouve aussi dans Wild Rose des sujets développés dans le récent et incontournable film Yesteday, comme l'attachement aux origines et les choix à faire.

Wild Rose est aussi un magnifique portrait de deux femmes, de deux générations et de genres différents, même si elles sont mère et fille. Rose, la fille déjà mère de deux enfants remisés au très second plan de sa vie, rose l'indomptable, l'irresponsable, qui ne vit que pour son rêve : aller chanter à Nashville.

Marion, la mère et la grand-mère, qui pallie les déficiences de sa fille auprès de ses petits-enfants, qui tente sans relâche et avec grande intelligence de remettre sa fille sur un chemin responsable de mère... Qui aime sa fille plus que tout et qui, en cachette, respecte ô combien les rêves de celle-ci...

Ces deux femmes sont interprétées par deux comédiennes extraordinaire, convaincantes et bouleversantes. L'une est posée et réfléchie, l'autre est explosive. Jessie Buckley, qui joue le rôle de Rose est une actrice Irlandaise en début de carrière, et mon petit doigt (ou mes oreilles) me dit qu'on va souvent la revoir et l'entendre. Même si elle n'est pas professionnelle, elle chante depuis une éternité et a participé à des télé crochets célèbres aux Royaume-Unis. Et sa voix est juste... Wahou !

Le sujet principal de Wild Rose, outre la musique, est les choix de vie... Doit-on vivre notre rêve jusqu'au bout et faire fructifier notre talent ou assumer la responsabilité que la vie nous donne... comme des enfants par exemple... Aussi, préparez-vous à être choqués ou touchés parfois par le comportement de cette mère gamine artiste paumée... Mais de toute façon, comme le dit la chanson de clôture, lorsqu'on arrive au bout du chemin, on sait où aller !

En attendant, allez au ciné, vous ne le regretterez pas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 21 Juillet 2019

Le poète ferrailleur de Lizio, petite commune des terres du Morbihan...

Un coin de paradis, un voyage sur le lune, une plongée dans l'imaginaire, un retour dans l'enfance, un saut dans la créativité, un écrin de verdure où ne sont acceptés que les enfants et les adultes qui ont gardé une âme d'enfant, qui savent encore s'émerveiller, ouvrir grand les yeux devant cet univers insolite fait d'objets hétéroclites... Une invitation à la réflexion, voire la méditation... Une balade dans l'âme d'un poète bricoleur ferrailleur. Une planète de tous les possibles loin du monde, une planète où l'utopie est reine, la sagesse princesse, l'espoir est prince, l'émotion est duchesse, l'imagination marquise et la simplicité baronne. Un lieu noble fait d'objets de récupération, un lieu qui transforme le laid en beauté, l'inutile en utile pas si futile, le rebut en une pierre sur qui tout commence. 

Bref, c'est une dimanche enchanteur que j'ai passé là-bas début juillet avec quelques amies, toutes aussi charmées que moi par ce lieu hors du temps.

Un lieu si riche qu'il méritera plusieurs dimanche sur mon blog... qui vous donnera certainement envie de pousser une petite pointe vers cette commune perdue dans le Morbihan.

Aujourd'hui, je vous montre plutôt les parties extérieures.

Le site internet annonce 2 heures de visites... Nous y sommes restées bien plus longtemps, comme captives !

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir, surtout quand elles comportent de si jolis textes ou simplement, pour y dénicher des détails inimaginables...

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Au milieu de nulle part,  le monde de Robert Coudray  s'anime, bruisse, prend de la couleur, joue avec les objets de récup' et la nature. Cela fait 30 ans que ce petit homme sensible au monde qui l'entoure le réinvente avec sa créativité.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Sculptures animéess, machines inutiles, architectures décalées, jardins, films, jeux, éco-logis, tout est humour, magie et émotion. D'automates en objets insolites, en passant par des fontaines musicales ou des totems de vent, Robert élève aujourd'hui une étrange cathédrale.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?

Les bâtiments  et les jardins magiques de cet emberlificoteur d'engrenages tracent une voie imaginaire de belle liberté. Empruntez-la le temps d'une visite.

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 1/?
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 19 Juillet 2019

Roman - Editions Points - 272 pages - 7.40 €

Parution d'origine au Seuil en 2002

L'histoire :  David Lurie, 52 ans, deux fois divorcé, enseigne à l'université du Cap. Une jeune étudiante, parmi ses nombreuses conquêtes, finit par l'accuser de harcèlement sexuel. Contraint à la démission, David se réfugie auprès de sa fille, Lucy, qui vit dans une ferme isolée. Mais les temps ont changé et sa retraite vire au drame. La bourgeoisie sud-africaine doit payer pour les crimes de l'apartheid...

 

Tentation : Toujours dans ma découverte de la littérature sud africaine

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Décidément, la littérature sud-africaine se révèle d'une richesse et d'une variété extraordinaire. 

J.M Coetzee s'est vu couronné par du Prix Nobel de littérature en 2003. Et Disgrâce a été récompensé par de nombreux prix international. Donc accrochez-vous, car on est ici dans du haut de gamme !

Ce roman a quelque chose d'envoûtant, même s'il met quelque temps à devenir vraiment intéressant. Il est passionnant, même si difficile d'accès pour une lectrice européenne qui n'a pas vécu cette Histoire, celle de l'Afrique du Sud. Disgrâce est aussi très dérangeant et nous pousse derrière nos retranchements de notre logique autant cartésienne qu'émotionnelle. Enfin, ce roman est très subtil, notamment dans les rapports humains qui y sont décrits... Ceux-ci sont souvent faits de longs silences, de phrases courtes qui coupent net les dialogues, ainsi est la volonté des personnages. Par pudeur certes, mais aussi par envie de liberté de vivre sa vie telle qu'on l'entend. Et paradoxalement, par la volonté de ne faire ni bruit ni vague pour pouvoir rester là où l'on est. Pour être protégé. Ce roman dégage une grande ambiguïté révoltante... Envie d'être libre de sa vie, mais en même temps mener la politique de l'autruche, se soumettre à une violence extrême, à une domination malsaine pour "assumer" ses choix de vie. Acceptez d'être victime et humiliée est pour le lecteur quelque chose d'évidemment impensable.... Même si cela semble être pour "réparer l'Histoire". Mais si l'auteur évoque ce type de destin de certains de ses compatriotes, c'est que là-bas dans ces fermes isolées d'Afrique du sud, cela existe.

"Espères-tu expier les crimes du passé en souffrant de le présent" ?

La toile de fond de Disgrâce est donc évidemment le racisme, sans pour autant revenir verbalement sur l'époque de l'Apartheid.

Mais d'autres sujets sont justement développés... La condition et la protection animale avec notamment, l'euthanasie des animaux domestiques abandonné. En effet, David Lurie, pendant son séjour chez sa fille, va devenir bénévole au refuge local de la SPA... Dans ces passage, l'auteur use de nombreux symbole pour évoquer l'humain.  Cette expérience au refuge va, peu à peu et très discrètement, le changer à jamais. L'amenant à penser différemment, à s'attacher ou à se révolter sur ce qui l'indifférait quelques mois plus tôt.

Il y a l'addiction à la jeunesse, au refus de constater le vieillissement personnel et tout à coup, se prendre tout en pleine face, quand la disgrâce vous éloigne de tout et vous offre l'infini et le vide pour penser, réfléchir, réaliser... Et tenter de devenir aimable tel quel.... Aspirer à une certaine rédemption, avec ce que l'on était, ce que l'on est et que l'on sera toujours... J.M Coetzee nous parle aussi de l'attachement viscéral des fermiers blancs à leur terre.

Le titre "Disgrâce" est au singulier... Il aurait pu être au pluriel.... Celle du père, quelque part méritée, acceptée mais dont les causes ne sont pas regrettées pour le père. En effet, en quoi le désir serait-il amoral, telle est la question.  La disgrâce de Lucie, la fille... Une disgrâce subie, injuste, acceptée par réflexe d'une certaine survie et enfouie au coeur de l'âme...

Bref, ce roman très subtil, écrit d'une plumeau aussi magistrale que froide, sombre, qui dresse un portrait réaliste sans concession de la société sud-africaine bancale post apartheid, je ne peux qu'en vous conseiller la lecture... En acceptant d'être dérangés dans votre version manichéenne du monde. Disgrâce est un roman très éloigné de ma zone de confort, et pourtant, sa lecture était addictive pour moi et j'ai vraiment beaucoup aimé !

 

PS : Pour info, ce roman a été adapté au cinéma en 2008 avec John Malkovich  dans le rôle de David Lurie. Pas vu, mais vais tenter de le voir !

 

Le billet de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Juillet 2019

Thriller - Editions Nouvelles Plumes - 223 pages - 5.90 €

Parution d'origine aux éditions Métaillé en 1998

L'histoire : J. est prof à l'université Autonoma de Madrid et également, grand critique littéraire. Il aspire à devenir lui aussi un écrivain reconnu, mais chaque fois qu'il se met au travail, c'est la page blanche, l'alcool etc...

Jusqu'au jour où l'une de ses étudiantes lui demande humblement de lire le roman qu'elle a écrit.  La vie de J. bascule jusqu'à l'inimaginable.

*

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Je vais commencer par exprimer ma colère envers éditeurs et libraires... Editions Nouvelles Plumes, livre placé sur les tables centrales de la librairie, en l'achetant, je me dis que j'ai de fortes chances de lire une oeuvre relativement récente. Et bien non, c'est une réédition de réédition de réédition, le roman étant paru pour la première fois en 1998, il y a donc plus de 20 ans, ce qui n'est indiqué nulle part sur l'objet. Le film qu'il a inspiré a lui aussi plus de 15 ans. Bref, ça m'énerve parce que j'ai l'impression d'être prise pour un pigeon en achetant ce bouquin, car ce bouquin a déjà eu mille fois sa chance alors que d'autres auteurs de talent ne sont jamais édités.

Du coup, ma colère ne m'a pas quitté de toute ma lecture, puisque je me suis vite rendu compte de la supercherie puisque la monnaie peseta arrive vite dans le texte... Et du coup, on sent une ambiance différente,  nous sommes dans les années 90, far away des 2010 qui s'achèvent. Aussi mon ressenti de lecture est peut-être altéré par mon irritation.

L'histoire est sympa et se lit vite, c'est un bon point. Mais à notre époque, son déroulé ne semble pas si original que ça, et une impression de déjà lu s'installe un peu. Le personnage principal n'exerce aucune empathie sur le lecteur, il est même détestable et répugnant, tout narrateur qu'il est. Il part dans une logique et une obsession criminelle terribles. Certes, le rythme est trépidant mais les propos assez redondants. Quant au style, rien d'exceptionnel... Oui mais tout cela semble être choix et objectif de l'auteur, puisque dans l'histoire, il justifie le fait que ce roman n'ait pas la prose d'un chef d'oeuvre. Ce roman doit sûrement se lire au second degré, l'éditeur annonçant en 4ème page que l'auteur manie parfaitement le grotesque, l'horreur, le pathétique et l'humour. Or, ma colère aidant, je suis restée sur le plancher des vaches. Cela ne m'a pas empêché d'être prisonnière de cette histoire et de vouloir en connaître l'issue. J'ai apprécié une réflexion du narrateur... Comment un criminel non punit par la loi peut-il de ce fait avoir confiance en la justice et l'ordre sociétal, sans se sentir en danger perpétuel. Après tout s'il est libre, alors d'autres criminels le sont aussi... Alors notre narrateur va développer une paranoïa de tous les instants.

 Voili, voilou.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 15 Juillet 2019

BD, Coquelicots d'Irak, Irak, avis

BD- Editions L'association - 96 pages - 19.00 €

 

Parution en août 2016

Le sujet :  Brigitte Findakly, née en Irak, d’un père irakien et d’une mère française à l’orée des années 1960, retrace son enfance passée à Mossoul, ville du nord de l’Irak, à une époque où, bien avant l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d’État et dictatures militaires. Déroulant le fil de ses souvenirs, on découvre alors une vie de famille affectée par les aberrations de la dictature et leurs répercussions sur la vie quotidienne, jusqu’à l’inéluctable exil vers la France au début des années 1970. Une arrivée en France elle aussi difficile, une expérience migratoire faite de difficultés administratives, sociales et culturelles.

Tentation : Le sujet (et la "destination")

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Par une succession de saynètes, Brigitte Findakly nous raconte son enfance en Irak. Elle est d'une famille privilégiée (papa dentiste), mixte (maman française) et chrétienne en terre d'orient.

Il m'a semblé que le sujet n'était pas toujours traité de manière chronologique, ce qui m'a un peu déstabilisée, surtout pour suivre et saisir l'énorme complexité géopolitique de l'Irak, avec ses nombreux coups d'état ou autre... Donc à ce niveau, je ne me sens pas enrichie réellement, sauf à me dire que depuis des décennies, ce pays ni jouit pas d'un équilibre politique ni d'une sécurité quotidienne, ni de liberté d'expression.... Que ce soit avant, pendant ou après Saddam.

Néanmoins, cet album est très vivant car il offre le regard d'une petite fille qui a vécu dans ce pays sans forcément distinguer alors ce qui semble anormal depuis l'occident. Ceci, sur un air faussement naïf qui apporte donc une relative légèreté à l'ouvrage, qui permet de le lire sans se sentir plomber. Mais comme il y a migration en France et que la petite fille a grandi, il y a la distance et l'évolution de la pensée et de sa propre liberté qui lui permet d'être amusée par certaines situations de son enfance, mais le plus souvent, choquée, interrogative et de mettre le doigt sur ce qui clochait là-bas, sur les situations que l'on trouve ubuesques et/ou glaçantes que lorsque l'on est loin et qu'on jouit enfin d'une ouverture d'esprit et de la liberté de pensée... bref, quand on connait autre chose. Et en tant qu'adulte, à chacun de ses voyages en Irak, Brigitte constate l'énorme dégradation des conditions de vie en Irak, ainsi que la diminution des libertés au fil des régimes politiques, des guerres et pour finir, par l'arrivée de Daesh. Le tout sur un ton de critique bienveillante ou flotte dans les airs la nostalgie d'une enfance révolue à tous points de vue.

Bref, un témoignage fort, instructif, et à lire... Pour comprendre ce qui vit un peuple depuis des décennies, un peuple qui n'a toujours pas trouvé la paix et l'équilibre.

 

"On m'a raconté que durant la guerre lorsqu'un fils mourait au front, la famille recevait une somme d'argent très conséquente et une voiture. Mais il est arrivé que le fils revienne plusieurs mois après son "décès". Certains parents avaient alors rejeté leur enfant pour conserver leurs acquis."

"Ma mère était abonnée à une revue féminine française qu'elle recevait tous les mois.
Sur l'avant-dernière page, là où on voyait les photos des 45 tours du hit-parade, il y avait régulièrement des trous.
Ça a duré des années avant que je demande à ma mère pourquoi.
Elle m'a expliqué que c'était des disques d'Enrico Macias, et que des gens à la douane postale étaient chargés de découper ses photos parce qu'il était juif. "

"En octobre 1989, un an après la fin de la guerre Iran-Irak, je suis retournée à Bagdad. Onze ans s'étaient écoulés depuis mon dernier voyage. Le choc a été bien plus rude que lors de mes précédents séjours. [...] Mes cousines avaient presque toutes arrêté de travailler. Elles étaient mariées et avaient eu des enfants. Alors qu'avant, nous prenions l'apéritif tous ensemble, mes cousines servaient désormais leur mari. "

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Juillet 2019

Anna, luc besson, cinéma, chronique, avis

Film de Luc Besson

Avec Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment ANNA et qui est “échec et mat”.
 

Mon humble avis : Voilà 30 ans que je cours au cinéma à chaque sortie d'un "Luc Besson". Quel que soit le style cinématographique du film, jamais je n'ai été déçue, jusqu'à Anna. Oh cet opus possède moult arguments pour rester un film sympa, distrayant et dynamique, au scénario plutôt bien ficelé... Avec comme d'habitude, une superbe femme dans le rôle principale, femme qui ne démérite pas et qui a dû bien transpirer pour assumer ce thriller d'espionnage.

Alors pourquoi ce sentiment de déception. Anna est un film à tiroirs, qui ouvrent sur d'autres tiroirs et ainsi de suite... Un peu aussi comme les poupées russes. A l'écran, cela se transforme par énormément de flash-back avec sur l'écran, les mots suivant qui s'inscrivent : 5 ans plus tôt, 3 ans plus tôt, 6  mois plus tôt, 3 mois plus tôt, puis de nouveau 6 mois plus tôt... Même si ces flash-back éclairent l'action présente, il n'empêche qu'on s'y mêle les pinceaux, que cela ralentit le rythme du film et qu'à un moment, je me suis dit : "mais ça ne finira jamais"... Comme si je commençais à trouver le temps longs.

Et puis Luc Besson abuse un peu des poncifs frôlent avec l'incrédibilité, même si, au cinoch, on devrait se foutre un peu de cette fameuse crédibilité... Mais les russes ont tous des bonnes tronches de russes... Et Anna dégomme vraiment tout le monde comme avec une facilité déconcertante. Une scène interminable m'a d'ailleurs agacée. La jeune espionne du KGB est envoyer dans un resto, avec une cible à éliminer. Elle ignore le nombre de gardes du corps de la dite cible et tout ne se déroule pas comme prévu... Eh bien voilà, dans une chorégraphie de combat tip top mais franchement longuettes et ultra violente, elle met à plat au moins une trentaine de gars, à croire que tous les gens attablés étaient des gardes du corps. On est loin de l'attachante Nikita que Besson semble vouloir ici remettre au goût du jour.

Bon je suis un peu dur, mais c'est mon ressenti. La réalisation du film, les images etc sont évidemment parfaitement maîtrisés et spectaculaires et le scénario ne déçoit pas, il garde des surprises régulières jusqu'à la dernière minute. Quant à cette Anna diablement efficace avec sa petite gueule d'ange, perso, je préfère ne jamais croiser sa route !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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