Publié le 26 Janvier 2020

3ème dimanche dans le parc Kruger ! Après le dimanche 1 et le dimanche 2 (si vous voulez les retrouver facilement.

Aujourd'hui, je partage avec vous un moment, un instant exceptionnel, que l'on ne vit pas plusieurs fois dans sa vie ! La rencontre rare, qui s'est joué à deux secondes près, avec un léopard ! Apparu subitement, mais si calmement, comme venu de nulle part, comme un songe, comme un rêve. L'animal qui s'arrête et nous observe, avant de reprendre son chemin, vers quelque part... Un moment qui a duré quelques secondes ou minutes, je n'en sais rien, le temps s'est alors arrêté.

Et quand je dis que ce miracle s'est joué à deux secondes près, ce n'est pas une plaisanterie. Notre jeep venait juste de passer à l'endroit où se "trouvait" le léopard. Personne n'avait rien vu... Quand Muriel, l'amie avec qui je suis partie, a tourné sa tête de 3/4 vers l'arrière et là ! Elle a rugi un "STOP" magistrale qui a fait piler notre ranger chauffeur ! Morale de l'histoire, toujours avoir une Muriel avec soi !

 

Bon dimanche avec Léo le léopard !

Le léopard (Panthera pardus) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des félins. Le léopard est le pus petit de la famille des panthères. Attention, la panthère noire n'est pas une sous-espèce de panthère, mais un animal atteint de mélanisme qui lui donne sa couleur noire. Le léopard est également appelé Panthère, nom utilisé pour certaines des sous-espèces. Ce prédateur solitaire et silencieux est réputé pour ses facultés d’adaptation et l’acuité de ses sens qu’il utilise pour ne pas être vu. Admiré et parfois vénéré par l’homme, il est malgré tout chassé pour la beauté de sa fourrure.

Le léopard (Panthera pardus) est un mammifère carnivore appartenant à la famille des félins. Le léopard est le pus petit de la famille des panthères. Attention, la panthère noire n'est pas une sous-espèce de panthère, mais un animal atteint de mélanisme qui lui donne sa couleur noire. Le léopard est également appelé Panthère, nom utilisé pour certaines des sous-espèces. Ce prédateur solitaire et silencieux est réputé pour ses facultés d’adaptation et l’acuité de ses sens qu’il utilise pour ne pas être vu. Admiré et parfois vénéré par l’homme, il est malgré tout chassé pour la beauté de sa fourrure.

Le léopard a une espérance de vie de l’ordre de 12 ans en liberté, alors que certains peuvent atteindre l’âge honorable de 20 ans en captivité. Sa taille varie entre 1,50 et 2,50 m de longueur et de 60 à 70 cm au garrot. Il pèse entre 50 et 80 kg.

Le léopard a une espérance de vie de l’ordre de 12 ans en liberté, alors que certains peuvent atteindre l’âge honorable de 20 ans en captivité. Sa taille varie entre 1,50 et 2,50 m de longueur et de 60 à 70 cm au garrot. Il pèse entre 50 et 80 kg.

Le cri du léopard est le feulement, le miaulement et le rugissement. On dit qu'il feule, miaule et rugit. Le léopard est le félin dont l'aire de répartition est la plus répandue. Il vit en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient dans les savanes, les montagnes, déserts et forêts. Le léopard habite souvent les régions boisées, mais elle peut vivre dans toutes sortes de milieux, des zones semi-désertiques jusqu'à la limite de la végétation ou près des neiges éternelles.

Le cri du léopard est le feulement, le miaulement et le rugissement. On dit qu'il feule, miaule et rugit. Le léopard est le félin dont l'aire de répartition est la plus répandue. Il vit en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient dans les savanes, les montagnes, déserts et forêts. Le léopard habite souvent les régions boisées, mais elle peut vivre dans toutes sortes de milieux, des zones semi-désertiques jusqu'à la limite de la végétation ou près des neiges éternelles.

Le léopard est un chasseur solitaire, contrairement aux lions et aux hyènes. Il s’approche silencieusement de sa proie avant de se jeter sur celle-ci pour la tuer par strangulation en plantant ses crocs dans la gorge de l’animal. Il hisse alors sa victime dans un arbre pour la soustraire aux autres carnivores.

Le léopard est un chasseur solitaire, contrairement aux lions et aux hyènes. Il s’approche silencieusement de sa proie avant de se jeter sur celle-ci pour la tuer par strangulation en plantant ses crocs dans la gorge de l’animal. Il hisse alors sa victime dans un arbre pour la soustraire aux autres carnivores.

Il n’y a pas de période de reproduction fixe. Lorsque la femelle est prête à s’accoupler, elle émet une urine caractéristique que les mâles reconnaissent immédiatement. Il arrive souvent qu’une même femelle se retrouve avec plusieurs prétendants. Ceux-ci doivent alors se battre pour conquérir la future compagne, car seul le vainqueur aura le privilège de s’accoupler. Une fois le vainqueur désigné, le couple restera ensemble durant 6 à 7 jours, tant que la femelle sera en chaleur. Puis le mâle retournera sur son territoire et laissera la femelle élever seule ses petits.  La gestation dure environ 3 mois et demi. La femelle met au monde une portée de 1 à 6 petits. À la naissance, les petits sont aveugles et pèsent environ 500 g. Au bout d’un an, les jeunes quittent leur mère pour entamer une

Il n’y a pas de période de reproduction fixe. Lorsque la femelle est prête à s’accoupler, elle émet une urine caractéristique que les mâles reconnaissent immédiatement. Il arrive souvent qu’une même femelle se retrouve avec plusieurs prétendants. Ceux-ci doivent alors se battre pour conquérir la future compagne, car seul le vainqueur aura le privilège de s’accoupler. Une fois le vainqueur désigné, le couple restera ensemble durant 6 à 7 jours, tant que la femelle sera en chaleur. Puis le mâle retournera sur son territoire et laissera la femelle élever seule ses petits. La gestation dure environ 3 mois et demi. La femelle met au monde une portée de 1 à 6 petits. À la naissance, les petits sont aveugles et pèsent environ 500 g. Au bout d’un an, les jeunes quittent leur mère pour entamer une

Le régime alimentaire de la panthère est très varié. Il se compose généralement d’ongulés, d’insectes, d’oiseaux mais aussi de singes. Il ne dédaigne pas non plus les petites proies telles que les lièvres, campagnols ou les porcs-épics.

Le régime alimentaire de la panthère est très varié. Il se compose généralement d’ongulés, d’insectes, d’oiseaux mais aussi de singes. Il ne dédaigne pas non plus les petites proies telles que les lièvres, campagnols ou les porcs-épics.

Le cou de la girafe compte 7 vertèbres, comme la plupart des mammifères, mais chacune est très allongée. La queue a un plumeau noir d'un mètre de long, très efficace pour chasser les mouches tsé-tsé. Sa peau a un cuir épais qui protège l'animal. Le caractère le plus original de la girafe est l'existence de dépôts osseux se fixant progressivement sur le crâne, notamment chez les mâles, qui peuvent être tellement recouverts de concrétions osseuses que leur profil original peut en être modifié. Ces excroissances osseuses sont habituellement situées au-dessus de chaque orbite, au centre du front, et occasionnellement à l'arrière du crâne.

Le cou de la girafe compte 7 vertèbres, comme la plupart des mammifères, mais chacune est très allongée. La queue a un plumeau noir d'un mètre de long, très efficace pour chasser les mouches tsé-tsé. Sa peau a un cuir épais qui protège l'animal. Le caractère le plus original de la girafe est l'existence de dépôts osseux se fixant progressivement sur le crâne, notamment chez les mâles, qui peuvent être tellement recouverts de concrétions osseuses que leur profil original peut en être modifié. Ces excroissances osseuses sont habituellement situées au-dessus de chaque orbite, au centre du front, et occasionnellement à l'arrière du crâne.

La girafe est l'un des rares ruminants qui naissent avec des cornes. À la naissance, elles sont cartilagineuses et reposent mollement sur la tête, mais se redressent et deviennent osseuses dès la première semaine de vie de l'animal. La longue langue de la girafe peut  atteindre 46 cm de long

La girafe est l'un des rares ruminants qui naissent avec des cornes. À la naissance, elles sont cartilagineuses et reposent mollement sur la tête, mais se redressent et deviennent osseuses dès la première semaine de vie de l'animal. La longue langue de la girafe peut atteindre 46 cm de long

Je vous présente le Choucador à oreillons bleus ! Oreillons bleus qui sans bonne luminosité, paraissent souvent noirs. Il mesure en moyenne 24 cm pour un poids allant de 60 à 120 grammes.Cet oiseau des régions tropicales fréquente principalement les zones boisées ouvertes. Lorsqu'il se déplace sur le sol, ils sautillent, il ne marche et ne courent presque jamais

Je vous présente le Choucador à oreillons bleus ! Oreillons bleus qui sans bonne luminosité, paraissent souvent noirs. Il mesure en moyenne 24 cm pour un poids allant de 60 à 120 grammes.Cet oiseau des régions tropicales fréquente principalement les zones boisées ouvertes. Lorsqu'il se déplace sur le sol, ils sautillent, il ne marche et ne courent presque jamais

Cet oiseau pas très joli et au regard plutôt menaçant est un calao. Il mesure environ 50 cm et peut vivre jusqu'à 18 ans. Les deux sexes ont les mêmes couleurs mais le bec de la femelle est plus petit que celui du mâle. Le calao émet des gloussements, tels que « kok-kok-kok-kokok-kokok-kokok »  augmentant en cadence et en volume.

Cet oiseau pas très joli et au regard plutôt menaçant est un calao. Il mesure environ 50 cm et peut vivre jusqu'à 18 ans. Les deux sexes ont les mêmes couleurs mais le bec de la femelle est plus petit que celui du mâle. Le calao émet des gloussements, tels que « kok-kok-kok-kokok-kokok-kokok » augmentant en cadence et en volume.

En haut à gauche, deux calaos. En bas à gauche, un rollier à longs brins. Le rollier à longs brins fréquente la savane, quel que soit son degré d'ouverture, ainsi que les cultures. En bas à droite, un Francolin du Natal (Merci Google) En haut à droite, après de longues recherches sur Google, je peux vous dire que c'est un Drongo Brillant. C'est un oiseau très vocal, qui est souvent le 1er à saluer le soleil par de longues tirades du style : "Drit-drit, woyglo-jit, drit-o, jewp-jewp, clic-clic, gliglaagligloo, jick-glo-jeea" !

En haut à gauche, deux calaos. En bas à gauche, un rollier à longs brins. Le rollier à longs brins fréquente la savane, quel que soit son degré d'ouverture, ainsi que les cultures. En bas à droite, un Francolin du Natal (Merci Google) En haut à droite, après de longues recherches sur Google, je peux vous dire que c'est un Drongo Brillant. C'est un oiseau très vocal, qui est souvent le 1er à saluer le soleil par de longues tirades du style : "Drit-drit, woyglo-jit, drit-o, jewp-jewp, clic-clic, gliglaagligloo, jick-glo-jeea" !

Calaos et Choucadors à oreillons bleus.

Calaos et Choucadors à oreillons bleus.

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER 3/?
Durant notre journée, nous n'avons vu qu'une hyène, mais avec ses petits. Pas évident de la distinguer là où elle se trouvait, dans l'ombre sur le côté de la piste, avec sa robe qui la camouflait vraiment bien. La hyène tachetée est un animal carnivore. Longtemps méprisée par les hommes du fait de sa morphologie peu avantageuse et de son comportement charognard, elle joue pourtant un rôle écologique majeur dans la savane africaine.  Le cri de la hyène tachetée ressemble à un rire ou à un ricanement lui est très caractéristique.

Durant notre journée, nous n'avons vu qu'une hyène, mais avec ses petits. Pas évident de la distinguer là où elle se trouvait, dans l'ombre sur le côté de la piste, avec sa robe qui la camouflait vraiment bien. La hyène tachetée est un animal carnivore. Longtemps méprisée par les hommes du fait de sa morphologie peu avantageuse et de son comportement charognard, elle joue pourtant un rôle écologique majeur dans la savane africaine. Le cri de la hyène tachetée ressemble à un rire ou à un ricanement lui est très caractéristique.

Une hyène tachetée peut peser entre 40 et 80 kg ! C'est la femelle qui est plus grande que le mâle. Elle peut courir jusqu'à 60 km/h et la puissance de ses mâchoires est de 3 tonnes au cm². La gestation dure entre 3 et 4 mois pour donner naissance à entre 1 et 3 petits. A l'état sauvage, la hyène vit entre 15 et 20 ans en moyenne

Une hyène tachetée peut peser entre 40 et 80 kg ! C'est la femelle qui est plus grande que le mâle. Elle peut courir jusqu'à 60 km/h et la puissance de ses mâchoires est de 3 tonnes au cm². La gestation dure entre 3 et 4 mois pour donner naissance à entre 1 et 3 petits. A l'état sauvage, la hyène vit entre 15 et 20 ans en moyenne

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER 3/?

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 24 Janvier 2020

Roman, Stéphane Audeguy, Histoire du lion personne, Sénégal, XVIIIème siècle, lion, fauve, félin

Roman - Editions Points - 166 pages - 6.50 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 2016

 

L'histoire : Au Sénégal à la fin du XVIIIème siècle. Yacine, gamin orphelin sous protection du Père Jean, quitte son village pour aller travailler à la ville, à St Louis. En chemin, il trouve un tout jeune lionceau, manifestement "abandonné par sa mère. Yacine emmène avec lui ce lionceaux qu'il nomme Kena, ce qui, dans sa langue natale, signifie "Personne". Mais en sauvant le lionceau d'une mort certaine, Yacine empêchera à tout jamais son retour dans la savane, porteur de l'odeur humaine qu'il sera désormais et dénué des codes de survie de son milieu naturel. Personne grandit avec Yacine chez Pelletan, l'employeur de celui-ci et directeur de la Compagnie du Sénégal. Tout au long de ce livre, nous suivrons Personne, depuis le Sénégal jusqu'à son périple en France, notamment dans ma ménagerie royale. Oui, cette histoire est celle de Personne et de son fidèle compagnon, Hercule, le chien bâtard, entre 1786 et 1796.

 

Tentation : Couv, pitch, titre ! Tout en fait !

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : C'est lors de ma récente lecture du roman "Nous autres" (coup de coeur), de Stéphane Audeguy que j'ai découvert l'existence de l'Histoire du lion Personne, que je me suis empressée d'acquérir.

Personne est un lion et le personnage central de cette histoire proche du conte, conte plutôt amère toutefois. Une fois de plus, Stéphane Audeguy me prouve qu'il est un narrateur hors pair avec cette fresque qui pourrait paraître surannée, avec un style aussi magnifique et soigné aux apparences désuètes. 

Peut-on parler à la place d'un autre, surtout si cet autre est d'une autre espèce : un lion ? Stéphane Audeguy s'essaie à cet exercice périlleux. Mais en fait, le lecteur réalisera vite que l'auteur parle de Personne et non à la place de Personne. Il laisse aux lecteurs le soin et la liberté d'imaginer ce que pense et ressent Personne, chacun en fonction de sa sensibilité évidemment. La mienne, concernant les animaux étant devenue XXL, j'avoue que j'ai parfois eu du mal à supporter ce que Personne subissait... Cette lecture fut pour moi assez éprouvante par moment, voilà pourquoi je ne l'ai pas dévorée comme je l'imaginais au début.

Stéphane Audeguy dresse également un portrait de la France Coloniale de l'époque, puis de la métropole, qui traverse la révolution de 1789. Le fond historique et culturel de ce roman lui ajoute quelques intérêts supplémentaires, même si ces derniers n'étaient pas nécessaires pour rendre captivante et touchante cette histoire. Au cours de celle-ci, nous affrontons toute la bassesse humaine, qui s'exprime d'autant plus dans le rapport à l'animal. Mais nous croisons aussi de très jolies personnes, qui sont là pour redonner foi en notre espèce. Les 3 humains qui ne voudront que du bien à Personne et son copain Hercule sont des personnages très attachants : Yacine (passionné de maths et littérature homérique), Pelletan et Jean.

Histoire du lion Personne est un fabuleux témoignage d'amitiés inter espèces, sur l'énigme animale, un roman si riche qu'il est impossible de tout évoquer ici. En tout cas, ce livre laisse une sacré emprunte de patte de lion dans l'esprit et le coeur. Il et est, à sa façon, une plaidoirie contre l'asservissement des animaux aux fantaisies et distractions humaines, pour la protection des différentes espèces et surtout sur la notion de bien-être animale, qui si elle explose à notre époque, était déjà, il y a longtemps, la préoccupation de personnes en avance sur leur temps. Et surtout, il nous dit qu'il ne faut rien oublier, ni personne. Stéphane Audeguy remet les oubliés de l'Histoire et des histoires en surface avec brio.

 

"La bêtise humaine est d'une prodigieuse étendue ; sa plasticité est inépuisable".

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 22 Janvier 2020

Témoignage - Editions J'ai Lu - 533 pages - 9 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2010

 

Le sujet : Le parcours personnel et professionnel de Philippe Leprêtre, plus connu sous le pseudonyme de Philippe Gildas, breton né en 1935 et décédé l'année dernière en octobre 2018. La carrière hors du commun de l'un de ceux qui ont révolutionné et  construit les médias tels que nous les avons connus et qui ont laissé plus que des traces. Bref, un pilier des médias et de l'info !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Je n'ai jamais été une afficionados de Canal +, pour cause de télé antédiluvienne chez mes parents, puis de longs séjours à l'étranger. Mais j'ai tout de même quelques bons souvenirs de cette grande époque, et de Gildas entre autre. Ce livre, je l'ai dans ma PAL depuis sa parution en poche. Et me voilà à m'y plonger alors que Gildas est décédé depuis plus d'un an. C'est fou le nombre de livres dans ma PAL que j'ai acheté du vivant des auteurs et qui sont désormais orphelins. Mise à part cela, quid de cette autobiographie, coécrite avec Gilles Verlant ?

Globalement, je dirais très intéressante. Avec des passages passionnants, d'autres instructifs et encore d'autres très longuets et répétitifs. Mais impossible de lire ces derniers en diagonale car parmi eux se cachent des incontournables. Ma lecture a donc surfé entre pur plaisir et moments laborieux.

Mine de rien, avec ce témoignage, nous parcourons plus de 50 ans de plein de choses... 50 ans de la vie du célèbre animateur journaliste : la Bretagne profonde à la fin des années 30, puis Bourges, Paris avec quelques incartades à droite et à gauche. 50 ans d'Histoire, avec la Guerre d'Algérie et la mobilisation étudiante, mai 68, diverses élections présidentielles et leurs répercussions sur les médias, des guerres, des lois, des événements proches ou lointains, des records de traversée de l'Atlantique en bateau etc...

C'est aussi 50 ans d'une carrière au service de l'info par passion. Carrière qui démarre après l'abandon des études de lettres à la Sorbonne, pour entrer dans une école de journalisme. Puis le journal Combat, de la radio (Radio Luxembourg/RTL, France Inter, Europe N°1 (avec des quelques allers/retours), de la Télé (la Une qui deviendra TF1), puis Canal + et l'époque aussi folle que bénie des dieux. Je n'imaginais pas que Gildas avait eu une carrière aussi riche et diversifiée, surtout qu'il faut y ajouter de la production de documentaires. 

C'est donc surtout 50 ans de médias, avec une évolution merveilleuse, pour laquelle Gildas a travaillé comme un forcené et a apporté beaucoup d'audace et de créativité. Au fil des pages, apparaissent de grands noms de la politique, du journalisme, du sport, de la chanson, du cinéma. Certains sont défunts d'autres font encore l'actualité. Mais tous ont laissé une trace ou des moments mémorables dans le P.A.F français (Coluche, Les Nuls, de Caunes, j'en passe et des meilleurs). Bref, avec Gildas, nous sommes dans les coulisses des médias (depuis la fabrication des programmes en passant par les financements, les "mercato", les négociations) et la naissance de grands noms, journalistes, artistes ou sportifs.

Au début du livre, il n'y a que 2 chaines de télé. A la fin, il y a déjà eu Canal Sat et le bouquet, le Cable, TPS, la TNT et, pour le meilleur et souvent pour le pire : internet, ou n'importe qui peut balancer de l'info sans en vérifier la source et l'exactitude n'importe quand. Côté radio, il y a bien sûr eu l'apparition des "radios libres"....

Pour toutes ces raisons, l'autobiographie de Gildas est très intéressante, racontée simplement avec enthousiasme, mais avec une modestie qui ne m'a pas semblé toujours honnête. Certains détails n'étaient pas nécessaires, quelques coupes auraient maintenu le rythme sans voir poindre une certaine lassitude du lecteur. Certaines années m'ont paru interminables ! Après, mais ceci n'est qu'une appréciation personnelle, je ne suis pas forcément admirative devant ces gens qui donnent tout à leur métier, au point d'en négliger leur famille et certains de leurs propres rêves, voire par moment, leur santé... et qui ne s'arrêtent jamais pour savourer. Même si je reconnais bien des mérites, des talents et des qualités à ce fameux Philippe Gildas.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 20 Janvier 2020

Film de Thomas Bidegain et de Marc Fitoussi

Avec Elsa Zylberstein, Manu Payet, Blanche Gardin

 

Synopsis :  Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer.
Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

 

Mon humble avis : Une comédie décapante, cynique à souhait, qui passe au vitriol notre société ultra connectée et évidemment ses dérives, ses excès, son ridicule...

C'est caricaturé évidemment, mais si peu en fait, et hélas... Répliques et situations sont truculentes. Seule la fin m'a un peu semblé partir à vau l'eau, c'est le cas de le dire. Mais pas bien grave, le message est largement passé !

Cinq histoires se suivent et s'entrelacent et certains personnages sont présents dans différents actes, un peu comme un fil conducteur, ou une patate chaude !

C'est l'histoire avec Elsa Zylberstein qui m'a le plus plu, car les personnages principaux y sont beaucoup plus subtils qu'en apparence.

L'acte avec la famille qui filme constamment l'évolution de la maladie gravissime de leur enfant est le plus cynique. Et oui, enfant guéri = moins de followers et de likes et de comm'... Les voyeurs vont voir ailleurs et cette famille cherche désespérément un moyen de continuer à passionner le monde entier.

Bref, ce film qui fait franchement rire (même si parfois jaune) montre à, la perfection l'addiction actuelle de la société au tout connecté et les dangers que cela comporte. Tout n'est plus qu'histoire d'algorithme, de course aux likes, aux followers, la vie et l'intime est partagée avec le monde entier, il faut équilibrer les compte, les points, noter tout, tout le monde, n'importe comment et pour n'importe quoi. Faut avoir une bonne note mais pas trop bonne non plus. Bref, la vie ne se vit plus que par écrans interposés, le téléphone greffée à la main et la wifi en perfusion.

J'ai beaucoup aimé ce film bien ficelé mis en valeur par d'excellents comédiens. Bon, sur ce, je vous laisse, je quitte mon écran et retourne à la vraie vie. Dans la vraie vie, il y a aussi le ciné, donc n'hésitez pas !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 18 Janvier 2020

Roman - Editions Ecoutez lire - 6h05 d'écoute - 18.99 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Fiona Maye est juge spécialisée dans le droit des familles à la Haute Cours de Londres. Une nouvelle affaire se présente et attend son jugement impartial : Adam, un adolescent de 17 ans, atteint d'une grave leucémie, doit absolument recevoir des transfusion pour survivre. Mais Adam et ses parents sont témoins de Jéhovah, et suivant les principes de leurs croyances religieuses, refusent toutes transfusions. L'hôpital fait donc appel, à Fiona Maye de trancher.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : J'attendais beaucoup plus de ce roman, et notamment de l'émotion. Or, j'ai trouvé celui-ci d'une froideur rare. De ce froid que l'on imagine très bien régner dans salles et couloirs où se déroulent toutes les magistratures protocolaires qui décident de l'avenir d'un être humain.

Et pourtant, le sujet a tout pour être intéressant, et certains passages le sont effectivement. Mais eux aussi sont rares, et courts. Dommage, car il y avait moyen de les développer et ainsi d'inviter le lecteur à être moins spectateur et plus acteur (de par ses réflexions personnelles) dans cette histoire au sujet poignant et révoltant pour toute personne vivant dans un milieu "équilibré", loin de tout fanatisme. Car via le jugement rendu par Fiona Maye, on ne peut nier qu'il y a effectivement sujet à débattre, même si cela ne paraît pas au premier abord... Si l'on considère la liberté individuelle. Oui mais... Il y a "l'intérêt de l'enfant" pour lequel toute cours de justice doit se battre... Et lorsque l'enfant est presque adulte, cela se complique.

Dommage que les digressions prennent tant de place dans ce roman... Des digressions qui portent sur d'autres affaires familiales jugées par Fiona Maye, affaires qui certes méritent de l'attention, mais éloigne celle-ci du sujet principal et "vendu" sur la quatrième de couverture. Et surtout les déboires conjugaux de la juge Maye sont envahissants dans l'histoire et d'une réelle morosité... De ce fait, j'ai eu la sensation d'écouter un livre très monotone et à l'intérêt ponctuel. Je me suis donc ennuyée.

Néanmoins, on ne peut que saluer la morale de ce roman. "L'intérêt de l'enfant", pour tout adulte, qu'il soit magistrat ou pas, ne devrait pas se limiter au jugement rendu en cours de justice. Car en effet, lorsque l'on réveille un enfant, ou tout autre être de sa foi aveuglante, il faut être là pour lui proposer autre chose. Car le monde est soudain si vaste pour lui qu'il est nécessaire d'être à ses côté, pour l'aider à trouver un nouveau sens... à la vie, à SA vie.

 

PS : Pour info, ce roman a été adapté au cinéma en 2018 sous le titre de "My lady", avec Emma Thompson dans le rôle phare.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 16 Janvier 2020

Thriller - Editions Lizzie - 9h56 d'écoute - 21 €

Parution d'origine chez Sonatine en octobre 2018

L'histoire : Callie et Tilda sont soeurs jumelles sans ressemblance. Londoniennes toutes les deux. Callie, libraire à temps partiel, vit depuis toujours dans l'ombre de Tilda, actrice qui commence à être réputée. Les deux soeurs sont proches, presque fusionnelles, jusqu'à ce que Tilda rencontre Félix, un riche banquier. Le comportement de Tilda se métamorphose alors que Félix pourrait paraître violent et dominant... Callie voit cela de l'extérieur, s'inquiète et se renseigne sur forums spécialisés dans la violence domestique... Quelques mois plus tard, Félix est retrouvé mort, à priori d'une crise cardiaque...

 

Tentation : Envie d'un bon thriller

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Voici un bon thriller british très psychologique, qui, sans être vraiment palpitant, reste très captivant. Pas de nuit blanche ni de suée, mais de l'observation, de l'attention, la recherche du détail... Pas non plus de grande originalité dans le postulat de base : deux soeurs jumelles... le sujet est bien exploité en littérature. La richesse de ce roman tient d'abord dans l'extraordinaire psychologie des personnages, vraiment travaillées, approfondie, maîtrisée et évidemment à sa construction et son dénouement !

Le suspense est toujours latent, même si l'on sait dès le premier chapitre que Félix va mourir. Cette mort limpide pour la police mais suspecte pour nous lecteurs advient presque aux deux tiers du roman, ce qui, quelque part, donne relance l'histoire. Cette mort tardive n'enlève rien à l'intérêt de l'oeuvre. Certes, j'y ai trouvé quelques petites longueurs - mais celles-ci sont peut-être nécessaires pour bien poser le caractère paradoxal des deux héroïnes - et à la fin, il m'a semblé qu'il me manquait deux ou trois petites explications finales, à moins que ce ne soit ma mémoire qui me fasse défaut.

En tous cas, cette histoire machiavélique est sacrément bien construite. Le doute est PERMANENT et change à chaque fois de cible, ou de victime. Callie est la narratrice, alors on est en droit de se demander si elle est objective et libre à elle d'éventuellement nous balader comme elle le veut. Donc méfiance, faut-il croire tout ce qu'elle dit ? Mystère. Régulièrement, Jane Robins lâche détails, informations ou anecdotes qui ne font que renforcer ou relancer notre incertitude.

Il faut tout de même dire que l'on se rend bien compte que chacune des soeurs est bien particulière (je ne spolierai pas !) et aucune ne semble être vraiment équilibrée. Manipulation ? Paranoïa ? Harcèlement ? Jalousie ? Obsession ? Vous le saurez en lisant ce livre... En vous méfiant des illusions. On peut avoir des illusions, se faire des illusions ou encore donner l'illusion de...  

Tentez de garder la tête claire pour découvrir qui, des deux soeurs, est la plus folle quelque part !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 14 Janvier 2020

Cinéma, Sol, Chantal Lauby, chronique, avis blog

Film de Jézabel MARQUES

Avec Chantal Lauby, Camille Chamoux, Giovanni Pucci

 

Synopsis :  Sol, célèbre interprète de Tango argentin, vit à Buenos-Aires depuis de nombreuses années. Derrière son tempérament excessif et son sourire incandescent, la Diva cache une blessure dont elle ne s’est jamais réellement remise : la perte de son fils unique, Raphaël, avec qui elle avait rompu tout lien. Sol revient à Paris dans l’espoir de rencontrer enfin Jo, son petit-fils de 7 ans, né de l’union de Raphaël et d’Eva, sa belle-fille, qu’elle ne connaît pas. Mais devant eux, Sol prend peur et prétend être là pour louer le studio situé sur leur palier. Dès lors, elle va tout faire pour apprivoiser ses nouveaux voisins…

 

 

Mon humble avis : Sol est un joli film familial. Un film juste, tendre, drôle, touchant et émouvant. Le tout, bercé par l'envoûtante et enveloppante par la musique du tango. Pour une fois, la bande originale ne m'a pas échappée, tant elle joue un vrai rôle dans cette histoire.

Sol est aussi le portrait de deux femmes qui, à la base, se détestent. Deux femmes fortes et fragiles et la fois, qui vont s'apprivoiser et réaliser qu'elles ont beaucoup plus de point commun qu'elles ne l'imaginent, et surtout que chacune a besoin de l'autre, à sa façon. Elles ignorent en effet qu'elle partage le deuil de la même personne. Et ce n'est qu'avec l'aide de l'autre que chacune pourra justement faire son deuil

Le début de film peut sembler un peu poussif, qui mise plus sur l'humour et les quiproquos, puis un autre rythme s'installe, qui est plus dans l'émotion, lorsque les différents personnages se découvrent une affection réelle ou latente entre eux. Là, le film devient une très jolie histoire sur la transmission familiale ou intergénérationnelle, transmission qui soit générique, d'expérience de vie ou de caractère.

Chantal Lauby est excellente, tantôt drôle, tantôt émouvante, dans le rôle de cette grand-mère inconnue, censée être morte, qui tente de se rapprocher de son petit fils et d'établir une relation grand-mère/petit fils alors qu'elle n'est connue que comme la coloc/femme de ménage. Camille Chamoux interprète dignement le rôle d'Eva, la mère psychorigide et surprotectrice de son enfant, qui vit encore dans le souvenir de son défunt époux. Au contact de Sol, Eva va se détendre, réapprendre à rire et à profiter des bons moments qu'offre la vie. Quand à Jo, le petit garçon, c'est le truculent jeune Giovanni Pucci qui déborde d'énergie et de naturel.

Sol, c'est vraiment un bon et agréable moment de cinéma.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 12 Janvier 2020

BD, Kurt Cobain, Nirvana, avis, chronique, blog

BD - Editions Urban Comics - 96 pages - 14.50 €

 

Parution en février 2017

Le sujet :  When I Was an Alien revient sur l'enfance de Kurt Cobain, jeune garçon d'Aberdeen féru de musique. Au calme et à la solitude de la vie en banlieue se substitue rapidement un quotidien ponctué de répètes entre amis. Peu à peu Kurt fonde Nirvana, le groupe de grunge qui a bouleversé le paysage musical à jamais. Contient : Kurt Cobain: When I Was an Alien

 

Tentation : Une coïncidence !

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Il y a quelque temps, les médias annonçaient que le vrai gilet que Kurt Cobain portait lors du devenu mythique concert "Unplugged in New York" (1993), avait été vendu aux enchères, tel quel, non lavé depuis le jour J, avec les trous de cigarettes etc... pour 334 000 $ ! Et quelques jours plus tard, je tombais sur cette BD à la bib ! Allez hop, on embarque. Nirvana ! Ah que de souvenirs ! Le grunge, la désillusion, un homme à fleur de peau, le rock dans toute sa splendeur... Qui de ma génération ou d'une autre n'a jamais joué de "l'air guitare" en remuant tête et cheveux comme Kurt ? Bon, et puis le destin tragique... le suicide, le club des 27 qui s'étoffent au fil des années...

Peut-être cet album parlera bien aux archi fans du groupe Nirvana. Mais de mon côté, j'avoue ne pas avoir accroché. Les dessins déjà... Relativement brouillons et surtout des nez très étranges, avec un tracé supplémentaire et point du tout utile, mais qui se voit comme... le nez au milieu de la figure et qui a donc capté mon attention sur chaque planche, au point de m'agacer. Et rien d'autre de marquant, d'agréable ou d'assez réussi pour attirer l'attention.

Cette BD couvre une longue période de la vie de l'artiste, depuis sa petite enfance jusqu'au début du succès. Mais il m'a semblé que les événements étaient assez survolés, l'émotion (artistique ou humaine) ne m'a pas atteinte. Les auteurs ne sont pas parvenu à rendre compte des tréfonds différents de Kurt Cobain, ni de son caractère d'écorché vif, sa désespérance, sa colère. Non, rien de tout ça n'émerge un tant soit peu. La difficulté à distinguer certains protagonistes des autres m'énervait. Et surtout, j'ai eu l'impression de ne pas apprendre grand-chose de cet homme et de ce groupe dont je ne sais, à la base, presque rien.

Bref, une "rencontre" ratée pour moi, qui lisait cet album comme si c'était une esquisse, un brouillon d'un projet plus abouti. A vous de voir ! Mais cela m'a tout de même remis de la bonne musique dans la tête, alors pour le plaisir et le souvenir, je partage !

 

Et donc le fameux gilet ! Quand on dit que les achats d'occasions sont l'avenir !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 10 Janvier 2020

Roman - Editions Gallimard - 296 pages - 19 €

Parution le 22 août 2019 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Lassé de Paris, Sacha, romancier, s'installe un peu au hasard dans la petite ville de V, que l'on situe dans le sud est. Il y loue un meublé et se remet à l'oeuvre. Par des connaissances communes, il retrouve, par hasard aussi, "l'autostoppeur" comme il l'a toujours appelé...Vingt ans avant, Sacha lui avait demandé de sortir de sa vie... Les voilà réunit, Sacha rentre sa femme Marie et son fils Agustin, et réalise que le surnom donné à son ancien ami lui correspond toujours... L'autostoppeur n'a pas changé.

 

Tentation : Médias et sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : A la bibliothèque, j'ai levé le pousse, ce livre est arrivé, alors je suis entrée dedans. Je l'ai ouvert, j'ai lu les premières pages qui m'emmenaient ailleurs, comme toute promesse d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ, de nouvelles personnes rencontrées... L'aventure en quelque sorte, comme avec chaque nouvelle lecture, sauf que celle-ci semblait en promettre une bien différente. Oui, elle l'est, originale même, mais au fil des étapes ou des chapitres, elle paraît bien improbable. Et malgré la longue liste des villages aux noms amusants, tendres ou autre traversés par l'autostoppeur (que j'ai fini par lire en diagonale), les paysages et les pages se ressemblaient tous et devenaient très répétitifs.

Certes, on dit souvent que dans un voyage comme dans la vie, ce n'est pas l'objectif mais le trajet emprunté pour atteindre l'objectif qui compte. Sauf que là, l'objectif de l'auteur reste flou et ce trajet, en fait, on ne le partage que très peu, via des cartes postales reçues par Sacha, le narrateur. Quant à l'autostoppeur compulsif, il apparaît de plus en plus comme un collectionneur (limite un consommateur de bleds)que comme un contemplatif. Bref, rien n'est vraiment approfondi et son personnage, de fantaisiste, perd rapidement de son charme pour devenir insaisissable et presque insupportable. Bref, je ne suis pas parvenue à la moindre empathie ou affection pour lui.

Le possible rêve que nous propose à priori l'auteur (partir par les routes, au hasard...) ne fait plus rêver, tant on n'apprend rien sur personne ni aucun lieu, tant cet autostoppeur toujours ado dans sa tête agace et choque dans son abandon de ses responsabilités parentales... Quant aux personnages qui l'attendent, Marie, Sacha et l'enfant Agustin, ils ne semblent pas faire grand-chose de leur vie et même leurs états d'âmes, peu approfondis, ne les rendent pas plus passionnants ni réellement sympathiques. Si amour il y a, si respect de la liberté il y a, nécessitent ils une telle soumission aux caprices de l'autre, un telle attente celle de Pénélope.... Oui, on peut imaginer qu'en écrivant ce roman, Sylvain Prudhomme a peut-être pensé à l'Odyssée d'Homère. Sauf qu'Ulysse a surmonté toutes les sirènes et est revenu. Et la soumission de Marie, qui telle une bo-bonne attend le potentiel retour ponctuel de son conjoint m'a énervée, limite révoltée. On n'est plus en 1950 ! On est en 2019 !

Le style est particulier aussi, il faut un peu de temps pour s'y adapter. Certes il est soigné et agréable, mais les dialogues ne sont jamais annoncés ni vraiment séparés du reste du texte. Dommage, l'idée de départ était bonne, mais le développement me paraît presque prétentieux de traitement. Au final, même si l'on devine que les sujets sur la quête de soi, la liberté etc sont les leitmotive de ce roman, et je n'en suis pas sortie enrichie, ni spirituellement, ni culturellement. J'en suis sortie contente d'en avoir terminé avec cette histoire qui devenait interminable. Une lecture décevante et vaine pour moi. Je suis restée sur le bord de la route.

9/6

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 8 Janvier 2020

Film de Julie Manoukian

Avec Clovis Cornillac, Noémie Schmidt, Lilou Fogli

 

Synopsis :  Au cœur du Morvan, Nico, dernier véto du coin, se démène pour sauver ses patients, sa clinique, et sa famille. Quand Michel, son associé et mentor, lui annonce son départ à la retraite, Nico sait que le plus dur est à venir. « T’en fais pas, j’ai trouvé la relève. » Sauf que… La relève c’est Alexandra, diplômée depuis 24 heures, brillante, misanthrope, et pas du tout d’accord pour revenir s’enterrer dans le village de son enfance. Nico parviendra-t-il à la faire rester ?

 

 

Mon humble avis : Premier film de l'année, et hop un coup de coeur ! J'espère que c'est un bon présage pour 2020 !

Avec un tel titre de film, il était bien sûr impensable que je n'aille pas le voir. Et j'ai adoré ! Régulièrement, les médias évoquent la problématique des déserts médicaux, surtout dans les milieux ruraux. Ce film est là pour rappeler que les difficultés sont identiques au niveau des vétérinaires. Un vétérinaire qui part en retraite et qui ne trouve pas de remplaçant, dans le Morvan, région située sur "La Diagonale du vide". La désertification des vétérinaires, préférant le "confort" des cliniques citadines et la vie qui va avec a des conséquences terribles quand on y pense. Pas de véto = des éleveurs en danger = plus de relève non plus pour les éleveurs = de moins en moins d'habitants = fermeture des écoles et commerces.

Ici, nous suivons donc Nico, vétérinaire qui soigne autant les animaux domestiques que ceux des fermes. Ceci, avec le même amour, le même respect, la même dévotion, la même passion. Autre équation difficile que l'on découvre : comment demander 80 € de visite véto à un éleveur pour soigner un veau que lui-même ne vendra que 150 €.... Bref, un film qui fait pas mal ouvrir les yeux sur des situations ignorées du grand public, et sans doute pas assez prises en compte par les gouvernements.

Le film, qui pourrait être assez tragique dans le fond, est très agréable et frais dans la forme, qui tourne par moments à la bonne comédie, à la romance, et aux émotions... souvent liées au devenir de certains animaux.

Il y a bien sûr la confrontation entre Alexandra l'ex enfant du pays devenue parisienne et sortie major de sa promo à Maison Alfort, habituée aux techniques et matériels de pointes et les gens du crus qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'une femme véto, qui plus est devenue étrangère. Faut dire qu'Alexandra est dans le genre direct, ne prend pas de gants et n'est pas facile à vivre. N'empêche, personne ne veut vraiment lui laisser sa chance et tout le monde doute de ses compétences... parce qu'elle est femme et parisienne.

Si le rapport humain/animal vous laisse de glace, sans doute que ce film ne vous passionnera pas vraiment et que vous le considérerez comme un bon film mais sans plus. En cas contraire, vous l'adorerez et vous ne pourrait que saluer les performances des comédiens, le monstre sacré de ciné qu'est Clovis Cornillac en tête, suivi de près par Noémie Schmidt qui ne démérite pas, bien au contraire. Et les seconds rôles sont vraiment savoureux.

Pour moi, ce film est une merveille sur la ruralité, le retour aux sources et aux racines, la confrontation de différentes façons d'être, sur ce qui fait notre belle France et le besoin humain pour que perdure et survive notre agriculture, et bien sûr, sur les animaux, qu'ils soient des bois, de fermes ou de salons.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0