Publié le 29 Novembre 2019

Film de Robert Guédiguian

Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin, Anaïs Demoustier, Robinson Stévenin

 

Synopsis :  Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria.
Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie… 
En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclat ce fragile équilibre, Daniel, qui n’a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.

 

 

Mon humble avis : Ariane Ascaride a reçu le prix d'interprétation au Festival de Venise pour ce film. Alors je me suis dit : "Pourquoi pas" ?!

Et bien je n'aurais pas dû aller voir Gloria Mundi, ce film n'est pas du tout pour moi. Lent, déprimant à souhait, il m'a du coup même mise de mauvaise humeur. Du début à la fin, chaque événement tire vers le fond et montre l'horreur de notre époque : la précarité sociale et économique, la violence, le désarroi voire le désespoir, l'exploitation humaine qui relève de l'esclavage du XXIème siècle. Bref, tout ce que je vois déjà aux informations télé ou dans certains reportages... Et qu'en fait, je n'ai pas du tout envie de voir au ciné. J'aime quand le septième art me distrait, m'amuse, m'évade ou m'instruit. Gloria Mundi m'a enfoncé, presque enterrée. Bref, c'est très très sombre.

Certes, la réalisation est bien maîtrisée, les jeux d'acteurs correctes (dont celui d'Ariane Ascaride, effectivement) et le film ne manque pas de justesse. Il décrit avec pertinence la dureté de la vie et les affres de notre époque ultralibérale, notre époque de merde. A moins que ce ne soit caricatural ? C'est terrible et affreusement noir, limite no future ! Tout cela m'a dérangée et mise vraiment mal à l'aise. Donc pas pour moi.

Néanmoins, à titre d'information, sachez que la presse ne tarit pas d'éloge envers ce film. A vous de voir donc !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 27 Novembre 2019

BD, écologie, humour

BD - Editions Steinkis - 128 pages - 14 €

Parution en mars 2017

Le sujet :  Et si le premier ministre se prenait de passion pour les rainettes ? Et si écraser un hérisson par mégarde risquait de déclencher la fureur de son esprit protecteur ? Et si le monde et ses dirigeants adoptaient l'animisme des Indiens d'Amazonie ? 

 

Tentation : Couv et titre !

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai pris cet album à la bib juste pour son titre, me disant que sans me prendre trop la tête, il me donnerait quelques conseils pour me conduire mieux sur notre planète terre. Et je reportais la lecture de cette BD pour en lire d'autres plus "distrayantes"

Mouarffff ! Grossière erreur, ce n'est pas du tout le sujet. Car ce Petit traité d'écologie est juste hilarant et offre une lecture succulente ! Quelle surprise !

En même temps, sous les traits de l'humour, de la dérision etc, l'objectif de cette oeuvre est tout à fait sérieux, car il y est tout de même question d'écologie mais... dans un monde à l'envers.  A l'envers ou... peut-être prémonitoire allez savoir ! Disons, un monde où les valeurs se sont tout à fait inversées ! Et par ce biais-là, évidemment, l'auteur tire vraiment la sonnette d'alarme à propos du sort de la nature.

Imaginez un  monde où un ministre finit sa route à pied pour sa rencontre avec Angela et que du coup, il reporte ce rendez-vous de deux mois. Ceci, pour éviter d'écraser un autre hérisson ? Un monde où les stages étudiants se font en Russie pour aller observer les étourneaux, puisqu'il n'y en n'a plus en France... Et que le voyage en Russie coûte moins cher que celui en Patagonie pour étudier les dernières méduses. Un monde où les responsables du G20 se réunissent autour d'un feu de bois ? Un monde où les anthropologues sont des indiens Jivaros, qui viennent étudier les us et coutumes occidentales et qui s'étonnes de nos totems... qui ne sont que des présentoirs de cartes postales.

Bref, cela donne lieu à des situations bien décalées et hilarantes, même si, évidemment, on rit un peu jaune devant les absurdités du monde qui sont misent ici en image par leur total absurde opposé  et qui montre avec intelligence que notre modèle économique n'est pas viable sur le long terme.

Le tout est magnifiquement servi par de superbes peintures aquarelles, de la poésie, de l'insolence et différentes saynètes excellentes ou juste sympas. En prêchant l'extrême, je pense que l'auteur espère susciter l'intérêt et la prise de conscience, avec un début d'action, de changement de comportement individuel et international.

Quoiqu'il en soit, cet album est à lire absolument, vous passerez un délicieux moment de détente qui laissera une empreinte intelligente dans votre esprit. Et je viens de découvrir qu'un tome 2 est paru, si je "tombe" dessus je rempile avec joie !

Du même auteur sur le blog : Anent, récit de son voyage chez les indiens Jivaros

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 25 Novembre 2019

Roman - Editions Ecoutez Lire - 3h13 d'écoute - 12.99 €

Parution d'origine en 1945

L'histoire : Dans la ferme anglaise de Mr Jones, le vieux cochon Sage l'ancien reçoit un rêve comme une prophétie... Il s'en ouvre aux autres animaux de la ferme. C'est décidé, les animaux se rebelleront contre Mr Jones et les humains, prendront le pouvoir dans la ferme, bénéficieront de la liberté et de rations alimentaires à leur guise, et géreront par eux-mêmes l'exploitation. C'est vite chose faite et les sept commandements de la ferme des animaux voient le jour : tous les animaux sont égaux. Et le chant des animaux est scandé : Oui aux quatre pattes, non aux deux pattes (sauf s'ils ont des plumes !). Quelques années plus tard, il semble que seul le vieil âne se souviennent de ces fameux sept commandements, bien modifiés au fil du temps.

 

Tentation : le début du pitch

Fournisseur : bib N°3

 

 

Mon humble avis : Telle est prise qui croyait prendre ! Lorsque j'ai saisi ce livre audio à la bib' et lu les premières lignes, j'ai cru qu'il s'agissait d'une histoire à la gloire des animaux et de leur sagesse ! Hum hum, ce n'est pas tout à fait ça.

Tout commence comme une fable enfantine, admirablement interprétée par la voix jeune et enjouée de Jennifer Deker, de celle que l'on peut entendre dans les dessins animés qui n'exagèrent pas sur l'aspect enfantin. Comme une fable toute mignonnette  donc, que l'on pourrait lire le soir à des bambins et que l'on s'étonne de ne pas en avoir encore vu l'adaptation ciné par Disney le monde est beau !

Sauf que les faits évoluent si étrangement qu'à un moment, on s'interroge sur la direction que George Wells nous fait prendre. A quoi tout cela rime-t-il ? Et, soudainement, c'est l'étincelle, il m'a semblé apercevoir l'intention de l'auteur, mais je n'osais trop y croire, me disant que cela frôlait le génie... de l'auteur ! Et pourquoi pas du mien qui a décelé le subterfuge pardi !

Car très vite, dans cette ferme libérée de l'homme et promise à la liberté, à l'égalité, aux 3 jours de travail et 4 de repos, les choses déraillent. Les serments de la révolution des animaux tombent en lambeaux au fur et à mesure que les cochons s'installent prennent les rennes de la ferme, s'installent au pouvoir et gagnent en confort au détriment des autres.

La ferme des animaux (qui fut censuré en Angleterre lors de sa parution) est en fin une satire sans pardon des systèmes totalitaires et de leur mise en place... Une rêve utopique, une révolte, des promesses, la vie de rêve quelque temps puis le revers de la médaille... Quelques éléments qui prennent plus de place jusqu'au pouvoir total, le mensonge, le lavage de cerveaux, la manipulation, chosification,  les travaux forcés, les exécutions sommaires, le bagne pour les perturbateurs, le culte de la personnalité... jusqu'au moment où plus personne ne se souvient pourquoi il y eut révolte et comment était la vie avant celle-ci  !

Cette dystopie (pleine d'allégories à découvrir et à approfondir) a clairement dans son viseur la révolution bolchevique, et régimes autoritaires qui ont suivi sous Lénine et Staline... allant jusqu'à dénoncer l'hypocrisie internationale des grands dirigeants qui finalement, n'hésitent pas, quand il y a un intérêt géopolitique ou économique, à partager un déjeuner avec ces cochons. Inutile de dire qu'au fil des chapitres, les cochons prennent de plus en plus allure humaine.

Ce court roman est vraiment un tour de force. Mais je me demande si George Wells aurait pu l'écrire avec autant d'impact aujourd'hui, dans une époque où nous rendons enfin aux animaux leur noblesse au point de vouloir de plus en plus les mener à l'égalité des hommes ! Etre comparé à un animal aujourd'hui étant de moins en moins perçu comme une injure.

En tout cas, l'homme est un loup pour l'homme et comme disait mon grand-père, "partout où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie".

Lecture archi recommandée donc !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 23 Novembre 2019

Film de Fabrice Bracq

Avec Michèle Laroque, Thierry Lhermitte, Nicole Ferroni, Judith Magre

 

Synopsis :  L’heure de la retraite est enfin arrivée pour Philippe et Marilou ! Ils s’apprêtent à réaliser leur rêve : partir vivre sous le soleil du Portugal. Au revoir le travail, au revoir la famille, au revoir les emmerdes ! Ils pensaient enfin être tranquilles… mais leur famille a d’autres projets pour eux !

 

Mon humble avis : Je pensais aller voir une petite comédie sympatoche et distrayante et à un moment (avant la séance), j'ai presque regretté ce projet à la vue des autres sorties majeures ciné de cette semaine.

Et bien finalement, aucun remord, je me suis régalée, et à entendre les éclats de rire nombreux dans la salle, je n'étais pas la seule à me délecter à ce point de ces réparties toujours bien trouvées, hilarantes, cinglantes parfois, distinguées, classes. Ce n'est pas une comédie à gags mais à situations et à personnages drôles à leur insu. Nombre de répliques mériteraient de devenir culte. Oh mais comme j'ai ri, et mes compagnons de séances aussi ! Et ceci, même si le sujet (la famille) n'a rien de vraiment original, il est juste très bien exploité !

La retraite devient vraiment ici une aventure comique, pour le pire comme pour le meilleur, avec en toile de fond, des sujets transgénérationnels. Les parents jouissent enfin de leur liberté mais... oui mais... Il reste tout de même les enfants et les petits-enfants et au milieu de tout cela, la grand-arrière-mère.

Un mélange de "bon enfant" et de sacrée impertinence savoureux, servi par des comédiens en forme et au diapason qui donne la banane et qui fait vraiment rire de bon coeur. Une excellente surprise dans le genre comédie, même si ce n'est pas le film du siècle, cela pourrait au moins être à mes yeux la comédie de l'année ! Efficace ! Et c'est déjà pas mal !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 21 Novembre 2019

Roman - Editions 10/18 - 232 pages - 8.10 €

Parution d'origine aux Editions Belfond en 2008

L'histoire : Iris vit à Edimbourg et tient sa boutique de vêtements d'occasion. Un jour, elle reçoit un appel d'un asile psychiatrique de la ville, l'informant de sa fermeture prochaine... Et dans cet asile, vit, enfermée depuis soixante ans, sa tante Esme. Iris serait sa seule parente. Pour Iris, c'est forcément une erreur. Elle n'a jamais entendu parler de cette tante et depuis des générations, ses aïeuls n'ont eu que des enfants uniques. Et pourtant... Iris va rencontrer Esme...

 

Tentation : La blogo, à l'époque.... Il y a presque 10 ans !

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Dire que ce roman dormait injustement dans ma PAL depuis des années, aussi injustement qu'Esme fut internée pendant plus de soixante ans.

Depuis combien de temps n'ai-je pas lu un roman aussi bouleversant, aussi révoltant, aussi effroyable. Un roman qui retrace sans doute l'un des destins les plus tragiques qu'il m'ait été donné de lire, à moins que ma mémoire ne me fasse défaut. Ce qui est sûr, c'est que cette Esmé me restera très longtemps dans l'esprit, sans doute pour toujours. Peut-être même qu'Esme fait désormais partie de moi, quelque part.

L'étrange disparition d'Esme Lennox est un livre qu'on ne lâche pas, qui vous interne le temps de votre lecture, et peut-être même après. Oui, elle vous isole dans une folie, mais pas dans celle que l'on croit. Dans la folie d'une époque et de méthodes, qui hélas, ne sont pas si lointaines et qui peut-être, sont même encore contemporaines dans certaines contrées...

Certes, nous sommes dans un roman mais il est très facile de réaliser que de telles histoires ont eu lieu. Tout commence en Inde, à l'époque des colonies. La famille Lennox est alors constituée des parents, de deux filles, Kitty l'aînée et Esme la cadette... Et d'un petit garçon, Hugo, qui ne survivra pas longtemps. Depuis petite, Esme est différente. On l'appelle "la farfelue", ce qui est honteux pour l'époque. Esme est une petite fille rêveuse, libre dans sa tête, qui jamais ne se résoudra aux conventions d'alors. C'est un peu une révoltée. Puis toute la famille rentre à Edimbourg et les fillettes deviennent adultes pour Kitty et adolescente pour Esme. Au fil des ans, Esme n'a pas changé, elle est toujours une jeune fille qui ne comprend pas trop le monde dans lequel elle vit. Les conventions sont toujours difficiles pour elle, mais elle fait de son mieux pour s'y plier. Elle reste rêveuse, insouciante et n'aspire qu'à une certaine liberté que son temps ne permet pas... Au grand désarrois et pour le plus grand agacement des parents. Jusqu'au jour où...Il se passe un événement... Ce n'est plus possible, Esme est internée... Pour quelque temps, en fait pour toujours. Elle a alors seize ans.

Oui, cette histoire et bouleversante. Elle nous parle d'une époque (parfaitement décrite, les années 30...) où la soit disant "hystérie" féminine expliquait tous les maux incompris, où l'on pouvait se débarrasser d'une épouse décevante ou d'un enfant désobéissant en l'internant. Les maris avaient alors tous les droits. Et les médecins d'alors ne cherchaient pas plus loin que les apparences et les bienséances pour poser un diagnostic, dans une époque et une société enfermées dans leurs carcans.

Sans en dire trop pour ne pas gâcher votre lecture... Iris va prendre Esme la soi-disant folle, chez elle pour quelques jours... Iris va assez vite réaliser qu'Esmé n'a rien de folle et va tout doucement, même inconsciemment, glisser dans des secrets de familles inavouables et tus à jamais. Le lecteur découvrira l'histoire au fil des remémorations personnelles d'Esme. Mais aussi via les souvenirs désordonnés, parsemés, incomplets de Kitty, la soeur aînée et la grand-mère d'Iris, qui est dans un institut spécialisé dans la maladie d'Alzheimer. Chacune de ces remémorations, de ces souvenirs amènent le lecteur vers une fin qu'il pense impossible, parce qu'intolérable, et tellement, trop saisissante, effroyable.

Oui, Esmé, cette fille qui aimait tant la liberté d'être et de penser, s'est vu enfermée et isolée pendant soixante ans. D'ailleurs, un moment que je n'oublierai jamais... Chez Iris, Esme prend un bain... Et réalise que cela fait soixante ans qu'elle n'a pas pris de bain sans surveillance. Esmé, la jeune fille et la femme dont on a tout volé : la liberté, la vie. Et pire encore. Inoubliable et bouleversante Esme...

Un livre magnifique, vraiment. Un chef d'oeuvre ! Esme...

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 19 Novembre 2019

Film de Roman Polanski

Avec Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Melvil Poupaud

 

Synopsis :  Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

 

 

Mon humble avis : De l'affaire Dreyfus, je ne connaissais pas grand-chose : une accusation à tort d'un juif pour traîtrise et le fameux "J'accuse" de Zola, dont je ne savais que l'existence mais ignorais globalement son contenu.

Voici mon ignorance historique réparée grâce à ce film, qui nous offre la vision du Colonel Picquart sur cette affaire... Ce Colonel, antisémite plus par tradition que par conviction, qui par droiture et respect de la justice a mené une enquête profonde et s'est battu pour que justice soit faite. Ceci, quelles que soient les menaces et les dangers à son égard.

Ce film est passionnant, très instructif et parfaitement réalisé. Le suspense est on ne peut plus maîtrisé. On comprend l'énormité de l'affaire et le contexte géopolitique et sociale de l'époque. Le film développe à rebours, au fur et à mesure des découvertes et des suspicions de Picquart comment cette erreur judiciaire fut montée puis enfouie avec force, par tous les moyens que possède la silencieuse armée. Certes, la multitude de personnages complique un peu le suivi, car pas évident de retenir qui est qui, qui est le plus gradé etc, surtout quand on ne maîtrise pas forcément l'usage des grades militaires. Mais l'ensemble reste tout de même assez limpide et très instructif.

Chaque comédien joue son rôle à merveille, Jean Dujardin en tête, saisissant de sobriété. Par contre, Emmanuelle Seigner alias Mme Polanski semble lisse, trop lisse à tout point de vue.

La reconstitution de l'époque fin XIXème est très réussie, tant pour ce qui est de l'atmosphère que des décors... Même si j'ai trouvé parfois que certains éléments de décors faisaient un peu trop rajout... Comme le 2ème procès Dreyfus s'est déroulé à Rennes, nous voyons la rue du Chapitre, le Canal d'Ille et Rance entre Betton et Chevaigné (où il m'arrive d'aller marcher... donc désormais sur les pas de Dujardin !).

A la fin du film, juste avant le générique, certaines phrases expliquent ce qu'il est advenu des personnages principaux. J'aurais aimé que Polanski y ajoute les conséquences du texte "J'accuse" sur la vie de Zola.

Je vous conseille vraiment d'aller voir ce film, qui réhabilite sacrément bien Alfred Dreyfus aux yeux du grand public et évite que ce fait historique ne tombe peu à peu dans l'oubli pour que : "plus jamais ça" dans notre pays qui souffre encore tant de racisme et d'antisémitisme. Une belle et bonne leçon d'Histoire.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 17 Novembre 2019

Le parc Kruger est une référence internationale pour l'observation de la faune sauvage. Et j'y étais ! Yes ! La réalisation d'un rêve et de très fortes émotions, comme si je débarquais sur une planète à l'extrémité du système solaire. Bon, en même temps, j'étais tout de même au bout du monde !

Sur plus de 250 kilomètres de long et 60 de larges (presque 20 000 km²), le parc Kruger abrite les fameux Big Five (Eléphants, rhinocéros, buffles, lions et léopard)  que j'ai eu la chance de voir en une journée de safari photos ! Sans doute parce que je le méritais ! Il y a aussi 137 autres espèces de mammifères ainsi que 500 genres d'oiseaux.

Evidemment, ce parc et ses innombrables habitants vaudront bien plusieurs billets sur ce blog au fil des semaines à venir. Et oui, il vous faudra de la patience pour voir mes Big Five, mais une patience récompensée ! C'est vrai, j'ai bien dû me lever à 5 heures du mat' moi !

Des impalas. Dès la sortie du lodge et tout au long de la journée. Des impalas par dizaines, souvent en troupeaux. Ce sont des animaux grégaires dont les troupeaux peuvent atteindre 100 têtes.

Des impalas. Dès la sortie du lodge et tout au long de la journée. Des impalas par dizaines, souvent en troupeaux. Ce sont des animaux grégaires dont les troupeaux peuvent atteindre 100 têtes.

Lever de soleil sur la savane, la brousse, le Bushveld.... Comme vous voulez... Mais atmosphère "Out of Africa" garantie !

Lever de soleil sur la savane, la brousse, le Bushveld.... Comme vous voulez... Mais atmosphère "Out of Africa" garantie !

Les impalas, herbivores, font partie des ongulés, pèsent entre 40 et 80 kg et mesure de 1.50 à 2 mètres. Chaque individu possède sur son pelage une série de lignes noires uniques située au bout des oreilles, sur le dos de la queue et sur le front. Ces lignes noires sont très utiles aux impalas puisque ce sont des signes qui leur permettent de se reconnaître entre eux. Sur leurs pattes arrières, les impalas possèdent de petits coussinets noirs contenant des glandes odorantes dont l'odeur est spécifique à chaque animal. Elle permet aux autres membres du troupeau de le retrouver en cas de dispersion par des prédateurs. Ces braves antilopes peuvent faire des bons de 10 mètres de long, de 3 mètres de hauteurs, et galoper à 60 km/h

Les impalas, herbivores, font partie des ongulés, pèsent entre 40 et 80 kg et mesure de 1.50 à 2 mètres. Chaque individu possède sur son pelage une série de lignes noires uniques située au bout des oreilles, sur le dos de la queue et sur le front. Ces lignes noires sont très utiles aux impalas puisque ce sont des signes qui leur permettent de se reconnaître entre eux. Sur leurs pattes arrières, les impalas possèdent de petits coussinets noirs contenant des glandes odorantes dont l'odeur est spécifique à chaque animal. Elle permet aux autres membres du troupeau de le retrouver en cas de dispersion par des prédateurs. Ces braves antilopes peuvent faire des bons de 10 mètres de long, de 3 mètres de hauteurs, et galoper à 60 km/h

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER
Il existe plusieurs espèces de zèbres (plaines/montagnes) et dans ces espèces, des sous espèces. Bref, je réalise qu'il y aurait de quoi écrire une thèse sur les zèbres ! Ici, c'est le zèbre des plaines car ses rayures se poursuivent sous son ventre qui donc n'est pas blanc ! L'espérance de vie du zèbre à l'état sauvage est de 20 ans. Et pour s'exprimer, ce bel animal hennit !

Il existe plusieurs espèces de zèbres (plaines/montagnes) et dans ces espèces, des sous espèces. Bref, je réalise qu'il y aurait de quoi écrire une thèse sur les zèbres ! Ici, c'est le zèbre des plaines car ses rayures se poursuivent sous son ventre qui donc n'est pas blanc ! L'espérance de vie du zèbre à l'état sauvage est de 20 ans. Et pour s'exprimer, ce bel animal hennit !

Le gnou bleu (même si ce n'est pas flagrant !) Pauvre de lui, le gnou fait partie des 5 ugly faces, avec notamment le phacochère (ce n'est pas moi qui le dis !). Ce ruminant est aussi un animal grégaire qui peut vivre dans des troupeaux de plusieurs milliers de têtes. En moyenne  le gnou court à 60 km/h, mais il peut pousser des pointes à 90 km/h. Même s'il peut passer plusieurs jours sans boire, il est dépendant d'un point d'eau. Ses cornes peuvent mesurer jusqu'à 80 cm. Son principal prédateur est le lion, ainsi que le crocodile du nil lors des grandes migrations. On dit Monsieur Gnou et Madame Maroufle

Le gnou bleu (même si ce n'est pas flagrant !) Pauvre de lui, le gnou fait partie des 5 ugly faces, avec notamment le phacochère (ce n'est pas moi qui le dis !). Ce ruminant est aussi un animal grégaire qui peut vivre dans des troupeaux de plusieurs milliers de têtes. En moyenne le gnou court à 60 km/h, mais il peut pousser des pointes à 90 km/h. Même s'il peut passer plusieurs jours sans boire, il est dépendant d'un point d'eau. Ses cornes peuvent mesurer jusqu'à 80 cm. Son principal prédateur est le lion, ainsi que le crocodile du nil lors des grandes migrations. On dit Monsieur Gnou et Madame Maroufle

La girafe, l'un des animaux les plus aimés au monde, notamment par les bambins ! Sa longévité peut atteindre 28 ans. Quant à sa taille.... les mâle peuvent mesurer jusqu'à 6 mètres. La gestation chez la girafe dure 15 mois et la portée n'est composée que d'un seul girafon.

La girafe, l'un des animaux les plus aimés au monde, notamment par les bambins ! Sa longévité peut atteindre 28 ans. Quant à sa taille.... les mâle peuvent mesurer jusqu'à 6 mètres. La gestation chez la girafe dure 15 mois et la portée n'est composée que d'un seul girafon.

Animal le plus haut du monde, la girafe surveille les alentours et atteint les plus hautes feuilles des arbres. Elles se déplacent lentement, sauf lorsqu'elle est effrayée. Alors elle peut faire des pointes à 50km/h.

Animal le plus haut du monde, la girafe surveille les alentours et atteint les plus hautes feuilles des arbres. Elles se déplacent lentement, sauf lorsqu'elle est effrayée. Alors elle peut faire des pointes à 50km/h.

Les principaux prédateurs de la girafe sont les lions et les hyènes. Ceux-ci craignent tout de même les puissants et dangereux coups de sabots des girafe. Seuls les vieux mâles vivent isolés. L'alimentation des girafes se composent surtout d'accacia (et d'autres plantes), entre 7 et 70 kg par jour !

Les principaux prédateurs de la girafe sont les lions et les hyènes. Ceux-ci craignent tout de même les puissants et dangereux coups de sabots des girafe. Seuls les vieux mâles vivent isolés. L'alimentation des girafes se composent surtout d'accacia (et d'autres plantes), entre 7 et 70 kg par jour !

Le lion ! Le roi des animaux ! Quelle splendeur ! Quelle classe ! Quelle présence ! Le plus grand carnivore d'Afrique et le 2ème au monde après le tigre.

Le lion ! Le roi des animaux ! Quelle splendeur ! Quelle classe ! Quelle présence ! Le plus grand carnivore d'Afrique et le 2ème au monde après le tigre.

Entre 1.50 mètre pour les femelles jusqu'à 2.50 mètres pour les mâles. le poids d'un mâle peut monter jusqu'à 250 kg. La vitesse de pointe du lion est de 60 km/h

Entre 1.50 mètre pour les femelles jusqu'à 2.50 mètres pour les mâles. le poids d'un mâle peut monter jusqu'à 250 kg. La vitesse de pointe du lion est de 60 km/h

Le félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour mais il arrive qu’il en mange jusqu’à 40 kg en une seule fois si la chasse a été bonne. Il peut ensuite se passer de manger pendant plusieurs jours.

Le félin mange en moyenne 7 kg de viande par jour mais il arrive qu’il en mange jusqu’à 40 kg en une seule fois si la chasse a été bonne. Il peut ensuite se passer de manger pendant plusieurs jours.

Lorsque les jeunes mâles atteignent leur maturité sexuelle, ils sont chassés de la troupe et partent à la recherche d’un nouveau groupe pour devenir à leur tour dominant.  Comme tout (ou beaucoup) de félin qui se respecte Les lions sont inactifs environ 20 heures par jour dont 10 à 15h de sieste. Le lion adulte n'a pas de prédateur, à part possiblement les crocodiles sur les points d'eau.

Lorsque les jeunes mâles atteignent leur maturité sexuelle, ils sont chassés de la troupe et partent à la recherche d’un nouveau groupe pour devenir à leur tour dominant. Comme tout (ou beaucoup) de félin qui se respecte Les lions sont inactifs environ 20 heures par jour dont 10 à 15h de sieste. Le lion adulte n'a pas de prédateur, à part possiblement les crocodiles sur les points d'eau.

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 15 Novembre 2019

Film de Nicolas Bedos

Avec Guillaume Canet, Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier

 

Synopsis :  Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

Mon humble avis : L'idée du scénario est vraiment excellente et fait preuve d'une belle inventivité. Evidemment, avec Nicolas Bedos aux manettes et aux dialogues, cela ne peut qu'être percutant. Oui, mais il y a aussi beaucoup de tendresse et de belles réflexions sur la nostalgie, sur ce que l'on a fait de sa vie, et ce que l'on peut toujours en faire, malgré l'usure du temps, et l'amour fané, faute d'eau fraîche dans le vase. La belle époque aborde donc avec subtilité et humour plein de petits moments plein de magie.

Ce film est aussi un bel hommage au cinéma et au théâtre, qui emmènent ailleurs, qui ramènent là où l'on veut, ou les décors et le jeu n'empêche pas l'émotion et le reflet de leurs effets sur chacun. Ce retour en décors de théâtre dans les années 70 donne un charme réel à cette histoire. Retourner dans le passé peut parfois être un point de départ pour se réinviter soit même. Donc des éloges oui, mais pas que...

Et pour une fois, à mon humble avis... Le bât blesse au niveau de Guillaume Canet, ou en tout cas, dans son personnage, agaçant au possible, imbuvable et donc les caprices et colères gâche l'atmosphère délicate et surannée qui s'installe. En fait, ses interventions sabotent l'émotion qui s'installe. Son "histoire d'amour" avec sa comédienne est de trop, elle envahit ce qui n'avait pas besoin de l'être. Et le résultat est un aspect un peu brouillon, où chaque départ de feu serait éteint comme si le personnage de Guillaume Canet voulait absolument nous priver de nos émotions et de notre propre questionnement. 

Car évidemment, à la sortie de ce film, on se demande... Et si je pouvais revivre une période personnelle ou historique, laquelle choisirais-je ? Bonne question ! Un medley des meilleurs moments vécus en Guadeloupe entre 1999 et 2001 peut-être pour le perso. Et pour l'historique ? Avoir 20 ans dans les années 70 et être à Woodstock !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 13 Novembre 2019

BD, la différence invisible, autisme, autisme asperger, TSA

BD - Editions Delcourt - 196 pages - 23.95 €

Parution en 2016

 

Le sujet :  Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d'elle-même et découvrir qu'elle est autiste Asperger. Sa vie va s'en trouver profondément modifiée.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Encore un album indispensable, qui se penche sur ce que beaucoup considèrent à tort comme une maladie, puisque c'est un syndrome, celui de l'Autisme Asperger. "La différence" invisible est écrit et scénarisé par Julie Dachez qui est elle -même autiste asperger et qui, dans ces pages, devient le personnage de Marguerite. Voici donc une auteure qui a travers son oeuvre, évoque ce qui est souvent méconnu, voir inconnu de la plupart, et abat les idées reçues et les poncifs sur ce syndrome. Tous les aspis (comme se nomment et se reconnaissent entre elles les personnes atteintes du syndrome Asperger ne sont pas des Rain Man ou des Spencer Reed (Esprits Criminels) capables de compter d'un regard le nombre d'allumettes tombées au sol ni les cartes au casino. Le syndrome Asperger est un autisme léger, sans retard de langage ni déficience intellectuelle. Au contraire, les aspergers ont un Q.I supérieur à la moyenne, qui se situe entre 70 et 90. Mais leur manque souvent les codes sociaux et les interactions sociales leur sont difficiles.

Ici, Julie Dachez évoque encore une particularité plus rare : l'autisme Asperger féminin, qui se différencie particulièrement par une empathie plus aisée et qui est donc plus difficile à diagnostiquer. On compte environ une femme asperger pour 4 hommes. Nombre d'Asperger sont diagnostiqués très tard, parfois après la cinquantaine, ce qui leur explique enfin les difficultés d'adaptation qu'ils ont rencontrées dans leur vie et contre lesquelles ils ont dû batailler.

Cet album est très agréable à lire et vivant Ses dessins, qui nous décrivent le quotidien et Marguerite et ses difficultés (souvent incomprises) sont très parlants. La différence invisible pointe aussi du doigt l'énorme retard de la France dans la prise en charge de ce syndrome, la liste d'attente interminable dans les centre de diagnostic et l'hypocrisie des entreprises qui disent ouvrir grand leurs portes aux personnes en situation de handicap mais qui sont incapables du moindre aménagement ou de la moindre adaptation.

A la fin de l'album, une espèce de petit cahier redonne moult informations sur ce syndrome, depuis sa découverte, jusqu'aux principaux symptômes, en passant par de nombreux conseils et une bibliographie pour ceux qui voudraient approfondir le sujet.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 11 Novembre 2019

Roman - Editions de minuit - 173 pages - 16 €

 

Parution le 5 septembre 2019 : Rentrée littéraire !

L'histoire : Eva et Charles, quinquagénaires, sont lassés de la promiscuité parisienne et du béton. Enfin, ils sautent le pas : accéder à la propriété privée... Dans une banlieue sur la ligne du R.E.R, où fleurissent les lotissements éco indépendants, peu énergivores et construits en matériaux durables. Et surtout, un jardin, de la verdure... Tout s'engage très bien, leurs premiers jours dans ce jardin d'Eden répondent à toutes leurs attentes.... jusqu'à ce qu'aménagent, dans la maison mitoyenne, Les Lecoq...

 

Tentation : Passage de l'auteure à LGL

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai littéralement dévoré ce court roman jusqu'à la fin... et c'est là que cela a coincé un peu pour moi. Une sensation de flou, de dernières pages un peu bâclées, comme s'il fallait trouver une issue autre pour ne pas être classé dans la catégorie thrillers psychologiques mais bien dans celle des romans. Quant à la fin décevante, est-ce bien grave, non pas forcément, car elle est en fait secondaire. Ce qui compte dans ces pages, c'est vraiment le déroulement et le message de l'histoire.

En effet, Propriété Privée use des nombreux codes de la littérature policière. Une tension qui monte, des suspects potentiels (mais suspects de quoi précisément ?)  des gens qui s'observent de loin ou de très près, mine de rien. En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui m'a rappelé celle de Wisteria Lane (Desperate Housewives) et qui donc m'a régalée. Y aurait-il un cadavre caché quelque part ?

En fait, Julia Deck observe aussi bien à la loupe (les individus) que depuis un satellite (l'aspect communautaire) de ce lotissement. Julia Deck voit tout, décortique et analyse parfaitement les comportements des uns et des autres. Et oui, tous ces habitants qui ont fui la promiscuité parisienne et l'indifférence, se retrouvent plus ou moins prisonniers, à leur insu, d'une autre promiscuité... Celle des espaces ouverts, celle de la collectivité et de la convivialité qu'il est de bon ton de vivre dans ce genre de résidence. Qui dit espaces ouverts, compost collectif, jardins, fenêtres entrouvertes, barbecues dans les jardins et la liberté des uns qui empiète de plus en plus sur celle des autres. Tout se sait, tout se voit, tout se raconte, tout se transforme. L'aspect "privé" diminue un peu plus chaque jour. Les "amis" des premiers jours deviennent très vite insupportables et si près, trop près... Et sitôt qu'un doute s'installe, la belle convivialité des débuts devient vite un climat de suspicion, d'hypocrisie et d'individualisme... Celui-ci menant jusqu'à la lâcheté... "Et oui, il faut penser à l'avenir, maintenant que l'on a un crédit sur le dos".

Alors oui cette observation et analyse sociétale m'a beaucoup plu, intéressée et amusée. Le style est en parfaite adéquation avec le sujet, mêlant cynisme délicieux, littérature, simplicité et subtilité.

Propriété privée est donc à mes yeux un très bon roman, si l'on oublie la fin dépitante, mais je le répète, secondaire. Oui, ce qui prime ici, c'est le sujet jubilatoire et cruel, mais si réaliste.

6/6

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0