Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Suite de mon reportage photos issu de mon voyage à Fès, au Maroc, en septembre dernier.
Se promener dans les rues et ruelles de Fès, c'est ne plus savoir où regarder, tellement les couleurs chatoient de partout... sauf des murs d'habitations etc... qui sont dans les tons ocres/beige.
Mais, des boutiques diverses et variées, c'est le festival des sens !
Pour voir ou revoir les précédentes photos de Fès déjà publiées, cliquez ICI
La prochaine fois, il sera question d'architecture, de monuments etc...
L'histoire : A la suite d'un examen de routine, Martin Henry apprend qu'il ne lui reste que trois mois à vivre. Alors il décide de réaliser un vieux rêve : aller voir les baleines au Canada. Sans rien dire de son état à sa femme, il parvient à la convaincre de poser quelques vacances. Et les voilà partis pour ce voyage où rien ne se passera comme prévu.
Tentation : Le pitch
Fournisseur : Bib de St Lunaire
Mon humble avis : Qu'on ne s'y méprenne pas, cette BD est tout sauf plombante, puisqu'elle démarre par un énorme quiproquo ! Qui sera suivi de pas mal d'autres et de galères improbables qui se suivent à un rythme effréné. Il semble que tout se ligue contre la sérénité de Martin, surtout un certain Séraphin Lanterne, dont il croisera malheureusement la route à de multiples reprises.
Une BD dans les tons bleutés, au graphisme agréable, simple et claire, à la police de caractère parfaitement lisible (ça fait du bien aux yeux), qui offre de jolis clins d'oeil à d'autres maîtres du genre, Hergé en tête (ne serait-ce que par le nom du personnage Séraphin Lanterne !). La narration est linéaire et assez bonhomme, ce qui offre un très bon divertissement, même si pas inoubliable non plus. D'ailleurs, là ne se trouve pas sa prétention non plus qui est celle d'offrir un bon moment récréatif, de nous rappeler qu'il ne faut pas trop remettre ses rêves à plus tard. La loi des probabilités nous dit aussi qu'il faut parfois ouvrir les bras à l'importun, car celui-ci peut aussi s'avérer opportun.
Et puis quelle est la probabilité que dans un cabinet médical, deux rendez-vous se suivent, l'un pour Mr Martin Henry, et l'autre pour Mr Henri Martin, et que l'un soit en retard au RDV, quand l'autre est en avance ?
Un entre deux agréable et amusant, où l'on se demande quel sera le prochain couac dans ce voyage !
Roman - Editions Audiolib - 7h11 d'écoute - 22.95 €
Parution audiolib et Stock 2021
L'histoire : Abel Bac vient d'être suspendu de son poste de policier... Tout devient étrange autour de lui... Un cheval est introduit à Beaubourg, un exemplaire du Parisien avec ce même cheval en couverture est retrouvé le matin sur son paillasson, une voisine qu'il n'a jamais vu sonne ivre morte à sa porte un soir, un autre cheval est peint dans une rue de Paris... Quand Abel n'erre pas dans les rues la nuit, quand il ne prend pas soin de sa presque centaine d'orchidées, il enquête, car un sentiment enfoui lui dit que tout ces étrangetés ont un lien avec lui...
Tentation : La blog
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Ah un coup de coeur ! Ca fait du bien après quelques lectures en demi-teinte ! Il faut dire que j'ai été complètement mordue par cette livre audio, au point qu'il double au poteau mes lectures papier en cours, et que tout prétexte était bon pour remettre mon casque sur les oreilles !
Artifices se lit comme un polar mais n'est pas un polar. Artifices parait fantasque, mais il ne l'est pas en fait. Le flic est paumé et désabusé oui, mais il ne boit pas une goutte d'alcool. Il est plutôt psychorigide et fichtrement attachant dans son inaptitude au monde contemporain. Pourquoi diable a-t-il été mis à pied ? On pourrait croire à un délire total d'Abel mais non... Tous ces événements sont bien réels et prennent racine dans un passé bien lointain.
Pour le lecteur comme pour les protagonistes policiers le mystère est entier, et bien sûr, il se dévoilera au fil des chapitres par des indices parcimonieux, pour s'éclairer dans son entièreté dans les dernières pages. Et là, c'est terrible. La notion de traumatisme et de stress post traumatique prend toute son ampleur.
Au-delà de l'histoire, ce roman offre un intérêt référencé et une réflexion culturels assez insolites sur l'art, et particulièrement l'art happening. Ces événements m'étaient étrangers et je ne m'y croyais pas sensible, mais leur sens profond possible m'échappait je pense. Je prêterai désormais plus d'attention désormais à leurs évocations je pense.
Enfin, l'écriture est soignée et belle, l'interprétation de Thierry Blanc est parfaite, l'ensemble donne donc un roman original, dont le rythme ne faiblit jamais et qui captive. Une très belle réussite intrigante du début à la fin. J'ai adoré, donc je conseille chaleureusement ! Et je lirai d'autres titres de cette romancière que je découvre avec celui-ci !
Roman - Editions livre de poche - 156 pages - 6.50 €
Parution d'origine Flammarion en 2007 (Poche en 2009)
L'histoire : En 1874 à Edimbourg, il fait si froid le jour de la naissance de Jack que son coeur en reste gelé et que sa mère l'abandonne. Madeleine, mi sage-femme mi sorcière, remplace alors ce coeur défectueux par une horloge, qu'il fait tic tac et qu'il faut remonter tous les matins. Mais pour ne pas risquer que l'engrenage s'emballe, le garçon doit éviter toute émotion forte, colère ou amour transi... Hors quand celui-ci rencontre la petite chanteuse espagnole, puis que celle-ci disparait, la mécanique du coeur se mettra sacrément en route. Pour Jack, une seule idée : retrouver la petite chanteuse.
Tentation : j'aime Mathias Malzieu
Fournisseur : Ma PAL
Mon humble avis : Entre ses films et quelques un de ses roman que j'ai lus, il y a longtemps que je suis sous le charme de cet auteur singulier qu'est Mathias Malzieu, aussi chanteur du groupe Dionysos. J'aime son univers onirique, poétique, enfantin, fantasmagorique. Parce que celui-ci est plein de mille et une petites trouvailles qui me touchent, me parlent, me bercent, me font sourire, me cajolent.
Les ingrédients qui font la "pâte" de l'auteur sont bien présent dans ce roman, mais la sauce à mois pris sur moi que lors de mes précédentes lectures. En même temps, à l'époque de la parution de La mécanique du coeur, c'était une toute jeune plume qui écrivait.
L'histoire, qui a tout d'un conte dans la forme, reste très belle, pleine de symbolique, de métaphores, d'originalité. Mais des anachronismes évidents donc volontaires (on est fin 19ème siècle et Dalida ou les avions sont évoqués) m'ont dérangée, puisqu'ils me ramenaient dans mon époque. Et puis j'ai trouvé dans ces pages trop de répétitions, et certaines longueurs. Donc la magie Malzieu et son grain de folie n'ont pas opéré en moi autant que "d'habitude".
Il est question d'amour évidemment et des emballements du coeur, des béquilles, prothèses dont nous usons pour nous protéger des violences de ce sentiment, ou pour nous excuser de ne pas y être performant ou justifier nos maladresses, nos manquements. Mais par-delà cette histoire d'amour, Mathias Malzieu évoque le sujet des différences physiques, des handicaps et du rejets qu'ils génèrent, du harcèlement (scolaire entre autres, avec la cruauté des cours de récréation).
Bien sûr, on ne peut s'empêcher de Matthias Malzieu dans le personnage de Jack (la rousseur étant un indice) et Olivia Ruiz dans celui de Miss Acacia, la petite chanteuse andalouse... Les deux artistes ont partagé leur vie entre 2005 et 2011... et ce roman a paru en 2007 !
De ce roman, Mathias Malzieu a fait aussi un magnifique film d'animation, sorti en 2014, qui m'avait complètement ravie ! Retrouvez mon billet sur ce film ICI.
Une lecture en demi-teinte cette fois-ci, mais qui en m'empêche pas de découvrir le magnifique univers de l'auteur Malzieu !
Bonjour les blogo copains, copines et tout autre blogueur blogueuse qui viendrait joindre à ce challenge que de lance aujourd'hui !
Récemment et presque par hasard, j'ai lu "Pur sang" de Franck Bouysse... Un auteur que je connaissais de nom, à force de le voir sur la blogosphère, dans les médias etc... Et là, ce fut un coup de coeur, une révélation. J'ai adoré l'atmosphère, l'univers, la plume de cet auteur. Et je me suis dit deux choses :
1/ Comment ai-je pu ignorer jusqu'à maintenant un tel auteur, qui me touche autant ?
2/ Un auteur à suivre, et même lire d'urgence ces précédents ouvrages !!!
Et là, je suis sûre que vous vous reconnaissez ? Que plus d'une fois, vous avez eu une révélation livresque, suivie d'une promesse et de projets de lectures restés vains, pour cause d'autres tentations etc...
Et bien je vous propose un challenge pour respecter l'une de ces promesses... Récemment, ou il y a quelques mois, ou même plus longtemps, vous avez certainement découvert un auteur avec l'envie de l'approfondir, de le connaître mieux. En voici une occasion motivante et collective :
un challenge "lisez votre chouchou" !
L'idée est donc de lire plusieurs ouvrages de votre nouvel auteur ou de votre nouvelle autrice chouchou sur une assez longue période, pour ne pas devenir non plus monomaniaque littéraire :
du 1er mars 2024 au 31 août 2025... soit un an et demi !
Voici le concept en détail :
1/ S'inscrire en commentaire sous ce billet en annonçant le nom de l'écrivain(e) choisi(e) et ses titres déjà lus, et qui furent pour vous une révélation ! Uniquement roman (tous genres) ou essai. Pas de BD, pas de manga, pas de littérature jeunesse/enfant... Inscription possible jusqu'en juin 2025 !
NB : Il est possible que l'auteur choisi se révèle décevant dès le début du challenge... Dans ce cas, pas de problème, on peut changer de cheval en cours de course ! Mais l'on repart à zéro dans le barème qui vient ci-dessous... Il est aussi possible que votre auteur chouchou n'ait pas encore une bibliographie longue comme le bras... Dans ce cas, vous pouvez vous inscrire avec 2 auteurs !
2/ Indiquer sur votre blog que vous participer à ce challenge. Et utiliser le logo (le visuel qui ouvre ce billet) sur chacun des billets que vous publierez sur l'élu de votre coeur ! Ce logo, conçu par Fanja (Lecture sans frontières). Vous pouvez aussi utiliser celui-ci en le personnalisant avec une photo de votre romancier (si vos compétences de geek le permettent). Pour moi, voici la frimousse de Franck Bouysse qui va donc m'accompagner durant les prochains mois.
3/ Venir sur ce billet, qui sera bien visible sur mon blog en permanence, déposer les liens de vos lectures. Dans la colonne de droite de mon blog, le logo sera là et vous mènera à ce billet en cliquant dessus. Ce billet sera mis à jour régulièrement, et je pense que je ferai un bilan trimestriel en plus. Je prends les liens Youtube, Instagram, et Facebook... mais si vous tenez un blog, le lien de celui-ci sera préféré.
Les grades qui accompagneront vos découvertes, histoire d'ajouter du challenge au challenge !!!
1 livre lu vous mène au rang de CURIEUX
2 livres lus, vous êtes FAN
3 livres lus, vous devenez SPECIALISTE
4 livres lus, là c'est EXPERT
5 livres lus, vous êtes THESARD
Plus de 5 livres lu ET/OU la totalité de la bibliographie de l'auteur : vous êtes évidemment Docteur Es...
Vous pouvez également ajouter à ces grades une spécialité...
- Si vous vous organisez des LC (lectures communes), je sais que certains d'entre vous en sont friands, vous pouvez ajouter à votre grade celui de CONFERENCIER...
- Si des blogueurs cites l'un de vos billets qui les a inciter à découvrir ou approfondir votre auteur, vous devenez ATTACHE DE PRESSE ! Je vous laisse m'indiquer ses spécialités avec vos liens, et je vous laisse tenir vos comptes en toute honnêteté !
Voilà, je pense avoir fait le tour du sujet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Ce challenge est conçu pour lire, sur un an et demi, au minimum un titre par trimestre de l'écrivain choisi. Je pense que c'est une bonne moyenne pour ne pas se lasser ou autre. Mais maintenant, libre à vous d'en lire bien plus et à un rythme différent, si votre choix se porte sur une plume très prolifique !
D'avance, merci de votre participation, je me fais une joie de partager cette aventure et de concourir, à mon petit niveau, (suite au billet fleuve de Tête de lecture) à l'animation collective de la blogosphère.
Aujourd'hui, je vous parle d'un oiseau que j'affectionne beaucoup, et que je vois assez facilement dans mon environnement : Le Chevalier gambette... Dont le nom latin (et donc international) est Tringa totanus !
Il fait partie des limicoles, littéralement "Oiseaux de rivages".... Donc pas de rivage, pas de Chevalier gambette !
Il se rencontre donc sur le littéral de la Manche, Atlantique et méditerranéen (notamment dans les estuaires, les vasières et les marais salins). Mais on peut aussi le trouver dans les marais et les prairies humides. Par chez moi en Bretagne, c'est surtout un visiteur d'hiver migrateur. En Vendée et en Camargue par exemple, il peut être nicheur..
C'est donc un limicole aux hautes pattes rouges/orangées. Il a un long bec (pratique pour fouiller les vasières à la recherche de nourriture). La base des 2 mandibules du bec est orange, ce qui est un critère pour le différencier d'un autre limicole très ressemblant en période internuptiale : le Chevalier arlequin qui possède, lui aussi, des pattes rouges / oranges. Son plumage est blanc rayé de brun au dessous et brun au dessus, le tout bien renforcé en période nuptiale. En vol, une large bande blanche borde l'extérieur de l'aile.
Le Chevalier gambette pèse entre 110 et 155 gr, sa longueur va de 27 à 29 cm, son envergure en vol varie de 59 à 66 cm. C'est un oiseau bruyant, qui émet des sons variés, flutés, mélodieux, qui s'enchaînent lors des chants nuptiaux. Il sert de sentinelle aux autres échassiers. Si un Gambette crie attention danger, tout le monde se barre !!!
Le Chevalier gambette est souvent solitaire, mais on peut le trouver aussi par poignée, tout comme en groupe de plusieurs centaines d'individus dans les estuaires. Il fait très bon ménage avec d'autres espèces, comme le Chevalier Arlequin, le Chevalier Aboyeur, les Barges (Rousses ou à queue noire)
Le Chevalier gambette se nourrit de mollusques, de vers, de crustacés, d'insectes. Il parcourt les rivages rocheux, sablonneux ou vaseux d'une allure rapide, et trouve le plus souvent sa nourriture du regard. Parfois il fouille aussi le sable. A marée haute, pour se protéger du danger, ils vont plutôt manger "groupir". Ils se déploient à marée basse.
Le Chevalier gambette est monogame. A la période de reproduction, ils retourneront au même endroit avec le même partenaire. Cette période s'étend d'avril à juin. Le nid est une dépression peu profonde sur le sol, sur ou sous des herbes hautes. Le mâle construit la base, et la femelle s'occupe de finitions avec des brindilles et des feuilles. Ce sont en moyenne 4 oeufs qui sont pondus et couvés par les 2 parents pendant 22- 25 jours. Un jour après l'éclosion, les petits se dispersent au sol et se nourrissent eux-mêmes, sous la surveillance des parents. Ce sont donc des nidifuges. Le mâle veille les jeunes pendant un mois, la femelle s'éloigne plus vite du lieu.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel. Peut être que dans mes photos, j'ai des individus immatures, mais je serais bien incapable de le dire. Et je n'ai encore jamais vu de tous jeunes. C'est un oiseau que l'on peut trouver sur tout le continent africain et euroasiatique. Pour l'instant, il n'est pas classé parmi les espèces vulnérables.
Le texte de ce billet est inspiré de moi, de mon guide ornitho Belin, de Wikipédia et du site oiseaux.net
Les photos sont miennes et non libres de droit. Elles ont toutes été prises dans le 22, le 35 et la Somme durant ces 3 dernières années.
Avec Anthony Hopkins, Johnny Flynn, Helena Bonham Carter
Synopsis : Prague, 1938. Alors que la ville est sur le point de tomber aux mains des nazis, un banquier londonien va tout mettre en œuvre pour sauver des centaines d’enfants promis à une mort certaine dans les camps de concentration. Au péril de sa vie, Nicholas Winton va organiser des convois vers l’Angleterre, où 669 enfants juifs trouveront refuge.
Cette histoire vraie, restée méconnue pendant des décennies, est dévoilée au monde entier lorsqu’en 1988, une émission britannique invite Nicholas à témoigner.
Mon humble avis : Un très beau et bon film... Le genre de film qui impose le silence lorsque tombe le générique final. Le genre de film où les lumières ne sont pas rallumées de suite.
Avec Une vie, j'ai encore découvert un moment d'Histoire que j'ignorais dans une partie du monde, à moins que ce ne soit un oubli dans ma mémoire : l'annexion d'une partie des Sudètes, région Tchécoslovaque, les déplacements de populations qui en découlèrent.... Des milliers de réfugiés à Prague dans des conditions de vie effroyables... Le tout, avec le nazisme qui se rapproche...
Deux époques distinctes dans le film, avec deux acteurs pour interpréter le rôle de Nicholas Winton. En 1938/1939 avec Johnny Flynn, et en 1988, avec le toujours incroyable, charismatique et poignant Antony Hopkins.
Le contexte historique est terrible, mais l'histoire est belle. C'est surtout le portrait d'un homme, à l'aune de sa vie, qui se souvient...et qui partage et témoigne du miracle qu'il a pu accomplir dans sa jeunesse. Et cet homme, Nicholas Winton est bouleversant d'humanité, d'humilité, de modestie, de discrétion. Et pourtant !
Une vie... C'est le dicton qui dit "une vie sauvée, c'est le monde qui est sauvé". C'est aussi celle de Nicholas Winton sur laquelle il se retourne alors qu'il doit ranger son bureau encombré... Et c'est aussi le titre de l'émission qui, en 1988, a mis cet homme sous les projecteurs, faisant de cet homme ordinaire un héros extraordinaire mais toujours discret et humble.
Ce film nous dit que l'on peut garder la fois en l'homme tant qu'il existera des Nicholas Winston qui déplacent des montagnes, pour qui impossible n'est pas concevable, qui y croient pour tout le monde. Mais, hélas, c'est aussi un film qui nous montre que l'Histoire est un éternel recommencement, même si le mal et le danger ont changé d'identité.
Ce film m'a bouleversée. Je n'ai pas la larme facile au cinéma, mais j'ai bien failli la verser... Sauf que, Une vie a l'élégance et la sobriété de son personnage. Le film ne s'étend pas sur ces moments d'intenses émotions, et ne cherche pas les grands effets de réalisation qui auraient été à contre-courant du personnage.
A savoir que Une vie est inspiré du livre écrit par Barbara Winton, fille de ce héro si discret, et que celle-ci a participé à l'élaboration du scénario et au choix d'Anthony Hopkins pour incarner son père.
La presse est moins dithyrambique que moi, je m'en fiche, et vous conseille vraiment ce magnifique film, sur l'action et l'abnégation d'un homme qui méritent vraiment d'être connues.
L'histoire : L'histoire vraie d'Ersin Karabulut, célèbre artiste de bande dessinée turc ; son parcours des banlieues déshéritées d'Istanbul aux sommets de l'édition et de la presse satirique, sur le fond d'une une Turquie transitant lentement d'une démocratie à un régime autoritaire au travers de coups d'états, d'espoir, de désillusion et de drames.
Tentation : la blogo
Fournisseur : la bib de St Lunaire
Mon humble avis : De l'extérieur, en résumé, la Turquie, c'est une destination vacances... ou alors un lieu de catastrophes naturelles régulières, comme les tremblements de terre... Et depuis quelques années, un personnage de plus en plus inquiétant à la tête de l'Etat : Erdogan.
Ersin Karabulut nous propose la Turquie l'intérieur, du quotidien, au fil des trois dernières décennies, à travers sa vie et celle de ses parents qu'il met en scène, son rêve de gosse quand il lisait lui-même les BD de ses dessinateurs préférés.
Le tome 2 n'est pas encore paru, mais ce premier tome est bien intéressant, tout en offrant l'aspect ludique et divertissant du format BD, avec des dessins très expressifs, même si pas forcément de mon goût pour ce qui est des visages. Les décors sont parfaits !
Issu d'un milieu modeste (parents instituteurs) et vivant dans une triste banlieue, Ersin nous dévoile son enfance, sa passion pour les BD et les super héros, son rêve secret de devenir dessinateur. Mais déjà, à cette époque, les signes du retour du conservatisme et de l'intégrisme dans ce pays pourtant laïc ne manquaient pas. Menaces, exécutions, surveillance, dénonciations.... Le père qui prévient son fils de ses dangers, le fils qui n'écoute pas trop... Et puis, finalement, ce sera la trouille au ventre qu'il dessinera, pensera même à l'abandon... Mais les super héros de son enfance lui remettront les crayons dans les mains.
On suit donc l'acharnement d'Ersin ado, puis étudiant et enfin jeune adulte à devenir dessinateur, son ascension qui mènera à la reconnaissance et au succès dans la presse satirique... En parallèle, une autre ascension, celle d'Erdogan, maintenant président de la Turquie. Et avec lui, celle du nationalisme et de l'intégrisme religieux... Cela donne vraiment froid dans le dos. Et l'auteur est visiblement inquiet pour son pays.
Malgré une narration un peu classique (rien de bien nouveau dans ce style de récit), j'ai apprécié cette lecture et la conseille. Une petite révision de l'Histoire contemporaine de la Turquie, l'antagonisme qui déchire le pays, opposant les kémalistes (partisans de l'idéologie - laïque- de Kemal Atatürk), face aux islamistes radicaux, de plus en plus nombreux, et qui pas à pas, montent au sommet de l'Etat. Très instructif, donc forcément intéressant. J'attends le tome 2 avec impatience.
L'histoire : Il a 19 ans lorsqu'il reçoit l'appelle de Léa, sa petite soeur de 13 ans. Elle lui dit : "Papa vient de tuer Maman".
Alors étudiant danseur à l'opéra de Paris, il prend le premier train pour sa Gironde natale. C'est ce que raconte ce livre, les heures, les jours, les mois qui suivent l'ignominie, et la difficile reconstruction de deux êtres brisés et sans repère. Cela et bien d'autres choses aussi.
Tentation : La blogo
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Ce roman est inspiré d'un fait réel...
Définition de fait divers :"Événement sans portée générale qui appartient à la vie quotidienne".
Philippe Besson s'attaque ici au délicat sujet du féminicide... Et il prouve clairement qu'un féminicide, qui sera classé dans les rubriques "faits divers" n'a rien de cela, tant la portée du geste est générale et que jamais au grand jamais, il ne devrait faire partie de la vie quotidienne.
17 coups de couteaux sur Cécile, la mère du narrateur et de Léa, qui était dans sa chambre au moment des faits. Le meurtrier, le père et époux, prendra la fuite et sera retrouvé quelque temps plus tard. Il y a enquête, procès etc... Il semble que personne n'ait rien vu venir.
Or, quand le narrateur fait appel à ses jeunes souvenirs, qu'il interroge ses proches (amis, familles), il réalise que les signes, même les signaux d'alerte étaient bien là. Mais personne n'a rien dit, personne n'a bougé, tout le monde s'est enfermé dans sa propre conscience se répétant ce mantra infernal : les affaires des autres ne me regardent pas, ce sont des histoires de couples etc. Même la gendarmerie a fermé les yeux un an plus tôt lors d'une main courante déposée par Cécile, main courante immédiatement classée sans suite.
Dans cette histoire tragique, Philippe Besson pointe le doigts sur les manquements de chacun, individus et institutions. Il dénonce aussi la froideur de la justice, le manque d'accompagnement des victimes dites "collatérales", mais qui sont de fait victimes directes. Encore en vie certes, mais dans quelle vie ? Alors que les deux enfants vivent un drame affreux, aucune aide administrative n'est mise en marche, un gendarme propose vaguement, sans insister, un soutien psychologique. C'est le grand-père dévasté qui va devoir tout gérer, et le grand frère, à peine sorti de l'adolescence.
Le crime est abject, la non-réaction sociétale révoltante. La plaidoirie de la défense est écoeurante. La détresse de ces deux enfants effroyables et les conséquences psychologiques du meurtre se révéleront abyssales. Philippe Besson donne donc la parole à ses victimes invisibles et silencieuses.
Un roman coup de poing (dans une fourmilière j'ai envie de dire), qui plonge le lecteur dans un état de sidération. Chaque étape vécue par Léa et le narrateur est parfaitement parfaitement décrite et analysée.
L'écriture est sans effet ni esbrouffe, et j'ai d'ailleurs peiné à reconnaître le style Besson que j'aime tant. J'ai eu l'impression d'irrégularités. Sans doute est-ce voulu... Après tout c'est un tout jeune homme détruit, et loin du milieu littéraire, qui narre son histoire. Donc ceci explique peut-être cela.
En sortant des chiffres, la littérature en pénétrant nos sentiments sur la durée, peut aider à éveiller les consciences... Ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe autour de nous, que ce soit par confort ou par bienséance sociale.
Roman - Editions Sixtrid - 10h31 d'écoute - 19.55 €
Parution d'origine éditions de l'Olivier 2016
L'histoire : Lili quitte Manosque et après un long chemin, parvient à Kodiak en Alaska. Son objectif, c'est d'embarquer sur l'un de ces navires qui partent pêcher la morue noire, le flétan, le crabe, de jour comme de nuit, sur des mers calmes ou déchaînées. Lili est une femme menue, sans expérience, qui veut intégrer un monde d'hommes... Et elle y parviendra. Elle fréquentera les marins sur l'eau et ira repeindre la ville en rouge lors des retours sur terre. Parmi tous ces hommes, il y a Jude, le grand marin aguerri...
Tentation ; Pitch et découverte
Fournisseur : Ma PAL audio (bib de Rennes)
Mon humble avis : C'est mon inscription au challenge de Fanja "Book trip en mer" qui m'a incitée à sortir de ce roman qui flottait dans ma PAL audio depuis un moment.
Le grand marin est un livre résolument féministe, l'histoire d'une femme qui veut faire et vivre comme les hommes, comme les marins, quoiqu'il en coûte, qu'elle que soit la souffrance, les difficultés etc...
La voilà arrivée en Alaska, à la recherche d'un navire pour embarquer, puis subissant la misogynie de ses collègues, avant de faire partie de l'équipe, d'être devenue elle-même une vraie marin, au corps menu, mais aux paluches de mec et à la volonté de fer. Toute cette première partie m'a bien embarquée, qui me permettait de découvrir un univers dont je suis on ne peut plus étrangère. J'ai eu le mal de mer, j'ai été écoeurée par l'odeur de poisson, j'ai eu mal aux mains, au dos...
Et puis, plus rien ou pas grand-chose, je suis vite redescendue sur le quai, devant la répétition des scènes, des dialogues qui m'ont semblé plutôt creux et tournant en rond. Certes, on perçoit cette passion obsessionnelle pour la pêche de certains, l'extrême dureté et précarité de ces vies, mais aussi toutes les âmes et les corps brisés qui montent sur ces navires. Et l'alcool qui coule à flot sitôt le port rejoint.
Je n'ai pas réussi a repéré qui était vraiment qui sur ces bateaux devant la profusion de personnages. Je n'ai jamais su vraiment "pourquoi la pêche et l'Alaska pour Lili", dont on devine juste qu'elle fuit une certaine violence à Manosque, mais guère plus. Lili reste un mystère, on ne sait pas trop qui elle est vraiment, et de ce fait, on peine à s'y attacher. Pourquoi autant de cruauté en elle ? Pourquoi cette autodestruction ? Ce roman, très factuel en fait, manque d'analyse profonde, reste en surface...
Aussi, j'ai passé le reste de ma lecture à essayer d'hameçonner quelque chose, j'ai tenté plus d'une fois de remonter sur le navire et de relancer mes filets, et malgré la longueur de l'histoire, je n'ai rien remonté qui m'ait passionné. Rencontre ratée pour moi avec ce grand marin. Mais PAL audio - 1, et je sais maintenant de quoi retourne cette histoire, donc pas de regret pour autant !
Prochainement, je devrais embarquer avec le pêcheur d'Islande, de Pierre Loti !