Publié le 25 Juin 2019

Film de Neil Jordan

Avec Isabelle Huppert, Chloë Grace Moretz, Maika Monroe

 

Synopsis :  Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?

 

 

Mon humble avis : Je suis allée voir ce film sans grandes attentes, les critiques presse n'étant tout à fait tendre envers Greta. Et pourtant, cette histoire est diablement efficace. Mais alors vraiment diablement glaçante et anxiogène, au point d'en frissonner encore à la sortie du ciné !

Et pourtant le début parait bon enfant, mais ça monte crescendo jusqu'à l'inimaginable. Une seule scène est physique dure (sanglante), le reste est purement thriller psychologique, le genre de thriller qui dit méfiez-vous de l'eau qui dort et qui pourrait fort bien amener à hésiter à être trop bonne ou juste honnête ! Et oui, les bonnes âmes ne sont pas récompensées. La persécution va très loin et parfois, on se demande si la proie n'est pas dans un délire paranoïaque... La suite donne la réponse...

Une fois de plus, Isabelle Huppert excelle dans un rôle de méchante très méchante sous ses airs de sainte Nitouche. Un mélange entre la sangsue qui se glisse partout et l'araignée qui vous attire dans sa toile. L'originalité de ce film tient en ce qu'il est presque 100% féminin. Les hommes n'ont pas l'exclusivité de la psychopathie et leurs homologues féminins sont tout aussi flippants qu'eux, mais bien plus insidieux car évidemment, par tradition, on se méfie moins des femmes.

Chloë Grace Moretz, la jeune actrice qui donne la réplique à notre star française ne démérite pas, bien au contraire.

Bref, un bon thriller !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 23 Juin 2019

Les semaines passent, d'autres vacances vont advenir et je n'ai toujours terminé de vous livrer mes souvenirs de septembre à Corfou... Alors voici quelques photos de Corfou à prises à droite à gauche, sur terre ou en mer, en même certaines depuis un pédalo...

L'ilôt en bas est l'île de la souris...  C'est ce petit coin de terre (l'île de la Souris), qui est probablement le symbole le plus connu de Corfou, qui selon la légende serait le bateau mythique d'Ulysse, que Poséidon transforma en pierre, comme le raconte Homère dans l'Odyssée.

En bas à gauche, le Monastère de la Vierge de Vlacherna

En bas à gauche, le Monastère de la Vierge de Vlacherna

UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
Le Monastère de la Vierge de Vlacherna

Le Monastère de la Vierge de Vlacherna

UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !
UN DIMANCHE A CORFOU, A DROITE ET A GAUCHE !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

Repost0

Publié le 21 Juin 2019

Film de Laure De Clermon Tonnerre

Avec Matthias Schoenaerts, Bruce Dern, Jason Mitchell

 

Synopsis :  Incarcéré dans une prison du Nevada, Roman n’a plus de contact avec l’extérieur ni avec sa fille... Pour tenter de le sortir de son mutisme et de sa violence, on lui propose d’intégrer un programme de réhabilitation sociale grâce au dressage de chevaux sauvages. Aux côtés de ces mustangs aussi imprévisibles que lui, Roman va peu à peu réapprendre à se contrôler et surmonter son passé.

 

 

Mon humble avis : Nevada est un très beau film sur la rédemption à travers l'animal. A travers, ou grâce, ou avec... Car ici, tout semble sauvage, indomptable, à réactions imprévisibles... La nature désertique mais soudain soumise à une tornade... Les chevaux, capturés à l'état sauvage pour être dressés et vendus aux enchères. Les hommes... Nous sommes en univers carcéral avec ses lois, ses us et coutumes jamais tendres et ses prisonniers qui ont tous un lourd passif et luttent continuellement pour contenir leur rage, leur colère, leur haine... Roman est l'un d'entre eux... Et c'est un cheval sauvage, qu'il est chargé de dressé, qui va lui montrer qui il peut être, qui il est au plus profond. C'est un cheval qui va le révéler à lui-même qui se ferme au monde des hommes.

Ce film ne pouvait que me parler, c'est d'ailleurs ce qui m'a motivée à aller le voir. Dans ma vie, plus de chevaux, mais des chats, des sauvetages, des trappages... Des chats les plus sociabilisés aux plus sauvageons. Les chats m'ont sauvée aussi, et ils m'ont montré ce que je peux faire, ce que je peux être. Avant de dresser un animal (ce qu'on ne fait pas avec les chats), on les socialise puis on les sociabilise, il faut l'apprivoiser, lui donner confiance en l'humain, avec patience, humilité. Et puis il y a ce moment où tout bascule, où l'animal accepte le contact, la main... Et ce moment est une joie et une émotion intense, jamais gagné d'avance. Mais qui change tout. J'aurais aimé que le film développe un peu plus l'apprivoisement du cheval, quitte à prolonger le film d'un quart d'heure... Car une fois le premier contact physique établi entre l'homme et l'animal... et bien dans la séance suivante, l'homme est déjà sur son dos... D'où une légère frustration pour moi, mais qui n'enlève rien à la force et la beauté du film.

Le film montre parfaitement cela, grâce notamment à son interprète principal Matthias Schoenaerts qui livre ici une performance aussi extraordinaire que bouleversante. Pour lui, très peu de dialogues. Tout se passe par les regards, les émotions du visage. Son interprétation est vraiment toute en force contenue, comme son physique d'ailleurs.

Il faut savoir que le film a été tourné dans des conditions quasi réelles. Les scènes générales de prison l'ont été dans une prison en activité. Les scènes plus individuelles, dans une prison proche mais désaffectée. Les rôles secondaires sont tenus par d'anciens détenus qui ont suivi ce programme de réhabilitation par le dressage de chevaux mustangs sauvages, qui existent réellement dans différents états de l'Ouest américain. A savoir qu'à la fin de leur peine, les prisonniers qui sont passés par ce programme sont beaucoup moins enclins à la récidive.

Un très bon film donc, sur la rédemption, la découverte de soi-même, la réconciliation, la guérison de certains maux, grâce à un animal, sur ce qui peut être domptable (donc apaisé)... ou non...

Un film parrainé et produit par Robert Redford... tout de même.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 19 Juin 2019

Thriller - Editions Sixtrid - 12h00 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Point en 2006.

 

l'histoire :  Mpayipheli, véritable force de la nature, est un ancien tueur a gage du MK,  et du bloc de l'Est où il a été formé. Depuis deux ans, il s'est racheté une conscience et une vie tranquille, loin de toute brutalité : un job tranquille, une compagne et l'enfant de celle-ci. Un jour, il reçoit la visite de la fille d'un vieille ami, qui lui demande de porter un disque empli de  "secrets d'états" jusqu'à Lusaka pour sauver son père, retenu en otage là-bas. Mpayiphéli , par dette envers son ami, accepte la mission et se retrouve alors victime d'une véritable course poursuite entre lui et divers services secrets, à travers toute l'Afrique du Sud.

Tentation : Afrique du Sud

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je poursuis ma découverte de la littérature sud-africaine. Certes, je choisis pour l'instant la facilité et le distrayant avec le genre thriller. Déon Meyer étant l'auteur sud-africain le plus réputé dans les polars, me voici donc à entrer dans cette "âme du chasseur".

Et bien pour que ce qui est de la facilité, avec l'âme du chasseur, je peux aller me rhabiller. Grosse erreur, ce roman est tout sauf aisé à lire ou à écouter... Je pense même que le format audio n'a pas facilité mon appréciation... Ne pouvant pas enregistrer visuellement les noms (et l'orthographe) des personnages ultra nombreux. Les premiers chapitres ont failli mener à mon abandon, tant je ne saisissais rien ni n'imprimais personne.

En fait, plus qu'un thriller, cette histoire est plutôt de l'espionnage, avec différents services mêlés, officiels ou non. Même la CIA est présente. En fait c'est bien simple, je n'ai rien compris à cette opération d'espionnage, ni le pourquoi ni le comment... Aussi, j'ai envie de dire... Tout ça pour ça...

Certes, il y a, comme dans tous bouquins du genre, un suspense qui conduit à poursuivre la lecture. Certes, le personnage de Mpayiphéli est attachant et intéressant. Certes, il y a l'Afrique du sud et sa complexité post apartheid en toile de fond, mais ça ne m'a pas suffi du tout. Car il y a ce méli-mélo d'opération d'espionnage. Et les moult répétitions dans les monologues intérieurs des personnages. Et de longs passages qui se résument à des descriptions dignes d'une carte routière (genre sur la N1, à l'embranchement, une route à droite, une route à gauche etc...

Pourtant, ce roman reçoit beaucoup d'éloges, dont ceux des grands maîtres du thriller made in USA. Mais il faut que je me fasse une raison, ma rencontre avec Déon Meyer frôle l'échec total.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 17 Juin 2019

BD - Editions Rue Echiquier - 128 pages - 16.50 €

Parution  en mars 2018

L'histoire :  La trentaine venue, Monsieur Iou se rend compte qu'il connaît finalement bien mal la Belgique, pays où il vit depuis sa naissance. Il décide de corriger cette impardonnable lacune et d'entreprendre de multiples randonnées à vélo, durant plus d'une année. De Charleroi à Maline, de Bruges à la jungle ardennaise, Monsieur Iou sillonne les lieux clés d'une Belgique tour à tour inattendue ou cocasse, toujours touchante. Le Tour de Belgique de Monsieur Iou est le résultat de cette aventure à la fois graphique et vélocipédique.

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je vécus en proche frontalière de la Belgique durant les 25 premières années de ma vie environ. Et de la Belgique, à part celle justement frontalière et une escapade lointaine à Bruxelles, je ne connais finalement pas grand-chose. Cette lecture devait donc combler quelques lacunes.

Bon, ben finalement, pas tant que ça. Parce que l'ensemble m'a paru survolé et aurait mérité quelques coups de pelle supplémentaires, pour creuser un peu plus et me livrer ce que j'attendais.

Les informations strictement culturelles et/ou historiques sont en fait assez rares dans ces pages.

Ce tour de Belgique est en fait réaliser "en étoile" depuis le domicile de l'auteur, sur de nombreux week-end. De ce fait, il m'a sans doute manqué l'aspect "tour de ", avec l'éloignement, la fatigue cumulée, les rencontres fortuites lorsque l'on prend le temps de rester à certains endroits, et les gros aléas de ce type de voyage pour m'emporter réellement. De plus, ce fameux tour ne suit pas d'ordre logique ni géographique, aussi, en tant que lectrice, je n'ai pas eu tant l'impression de tour de Belgique, mais bel et bien de weekend d'escapades.

Néanmoins, cet album reste très divertissant, avec des touches d'humour bienvenues et des dessins certes simples mais vivants et dynamisants, le tout avec les couleurs du drapeau Belge uniquement.  Nombreuses sont les pages qui ne comportent même pas de texte, aussi cette BD se lit vite. Si l'aspect "tout de Belgique" pêche un peu, cette oeuvre reste une ode à la liberté qu'offre le vélo, et un salut à l'effort et la lenteur à l'époque du "toujours plus vite".

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 15 Juin 2019

Nouvelles - Editions Livre de poche - 216 pages - 6.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2010

L'histoire... ou plutôt les histoires... Ont comme fil rouge Ste Rita, la sainte des causes désespérées... L'on rencontre une supposée empoisonneuse de maris qu'un prêtre mènera peut-être à la rédemption. Un marin qui apprend en pleine mer le décès de l'une de ses filles... Une première dame de France qui exècre et menace la réélection de son président de mari... Un escroc qui vend des bondieuseries en Chine et qui va retrouver son bourreau vingt ans plus tard. La question au fil des pages est : sommes nous accrochés à un destin ou libres de changer ?

Tentation : Un bon Schmitt fait toujours du bien

Fournisseur : Ma PAL !

 

Mon humble avis : Quelques jours à passer loin de chez moi et incapable de choisir un livre dans ma PAL organisée pour les mois à venir. Je prends un livre que je repose et ainsi de suite. Bref, pas inspirée. Alors, la solution, un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, car je sais que je vais aimer et l'aspect terrain connu me rassure. Et puis, à l'époque de sa sortie, ce recueil a reçu le prix Goncourt de la nouvelle... 

Une fois de plus, Schmitt me divertit comme j'en ai besoin et me plonge aussi dans de profonde réflexion. Ce que j'aime particulièrement chez cet auteur, c'est qu'il met la philosophie au rang du divertissement, sans prise de tête. Et toujours dans un style fluide et agréable.

Schmitt se penche ici sur le courant de pensée du déterminisme... Tout serait déterminé d'avance, et quoique l'on puisse faire, rien ne changera notre destin. Bien sûr, même s'il se penche sur ce sujet, on voit bien que l'auteur de l'approuve pas. Il est donc question aussi de rédemption qui n'efface pas les maux commis ou de damnation, de conscience individuelle. Mais surtout, Schmitt s'interroge sur le moment où nous devenons ce que nous sommes amené à être réellement et comment nous y parvenons.

Ces quatre nouvelles sont d'égales qualités, même si celle qui apporte son titre à ce recueil est sans doute celle qui m'a la plus touchée et embarquée, car elle prend la teinte et le rythme d'un thriller. La dernière nouvelle, "un amour à l'Elysée", montre comme les autres que la distance que l'on prend sur certains événements nous donne une autre vision, d'où émane l'essentiel... 

Cerise sur le gâteau, le livre s'achève sur le journal d'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt. Passionnant à lire  et à méditer ! Il y défend l'art de la nouvelle, du travail que cela demande et disserte sur la nuance de taille entre la simplicité et le simplisme, sur la plupart des romans qui n'ont pas leur juste taille.... Bien trop longs ou trop court. L'essentiel étant d'aller à l'essentiel sans prendre de détours inutiles. Et ça, mon auteur chouchou sait parfaitement le faire ! Donc, ne faites pas de détours lorsque vous croiserez ce recueil, allez à l'essentiel et lisez le !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 13 Juin 2019

Film de Dexter Fletcher

Avec Taron Egerton, Jamie Bell, Richard Madden

 

Synopsis :  Rocketman nous raconte la vie hors du commun d’Elton John, depuis ses premiers succès jusqu’à sa consécration internationale.
Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Elton John.
Son histoire inspirante – sur fond des plus belles chansons de la star – nous fait vivre l’incroyable succès d’un enfant d’une petite ville de province devenu icône de la pop culture mondiale.

 

 

Mon humble avis : Ah, j'ai enfin pu voir ce film, la météo pluvieuse aidant !

Quel film ! Pour évoquer la vie d'un artiste aussi déganté qu'Elton John, il fallait un film qui soit fidèle sa démesure et sa fantaisie sans limite ! C'est pari réussi !

Il y a quelques mois, sortait sur les écrans "Bohémian Rapsodie", biopic sur le légendaire groupe The Queen. On pourrait se dire : encore un biopic sur une autre star... Sauf que non, les biopics se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, nous avons une réelle comédie musicale, même si celle-ci oscille entre festivité et tragédie. La vie d'Elton John n'ayant à l'époque pas été toute rose, que ce soit avant sa célébrité et lors de son avènement. Des parents non aimants, égoïstes aux paroles acides et méchantes. L'on comprend alors les blessures qui ont fait d'Elton John l'artiste qu'il est devenu. Et puis, à l'époque paillette, malgré la foule environnante, il y a bien sûr la solitude et les nombreuses addictions passées du chanteur : alcool, médoc, cocaïne...

Le film s'ouvre sur une séance d'Alcooliques anonymes où est présent Elton, en tenue de scène qu'il vient de suivre. Et lors de cette séance, l'artiste raconte son histoire en remontant le temps... Depuis sa "tendre" enfance jusqu'aux événements qui l'ont conduit à une prise de conscience (une quête d'amour jamais comblée depuis l'enfance) à l'envie de se reprendre en main et donc, d'entrer en cure de désintox. Mais le film ne s'achève pas là, et nous donne le bonheur d'assister à sa résurrection. A savoir qu'Elton John est sobre maintenant depuis 28 ans ! Etant donné tout cela, inutile de dire que le film est très émouvant.

Ce biopic est donc vraiment spectaculaire (déjà, il a bien fallu récréer les costumes de scènes de l'artiste) et l'on constate (si besoin l'était) une fois de plus le talent créatif et musical de l'homme. On comprend comment sont nées certaines chansons (même si celles-ci n'interviennent pas de façon chronologique dans le film). Et l'on ne peut que se dire : wahou ! Quel homme, quel artiste, quel talent. Et tout son univers, toutes ses mélodies qui font maintenant partie de la mémoire collective mondiale.

Et chapeau bas à tous ces comédiens rentrent à la perfection dans la peau de ses artistes (Freddy Mercury dans Bohemian Rapsody ou Elton John, ici) qui nous permettent de passer d'inoubliables moments de ciné et de musique avec ces artistes... Qui ne faisaient pas que de la musique, qui faisaient LA musique ! J'ignore si de l'époque actuelle germera de tel talent, qui traverseront les mers, les décennies et les générations sans jamais être démodés !

Un film sombre et lumineux à la fois, à voir et à écouter, évidemment !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 11 Juin 2019

Patte de velours, oeil de lynx , roman suédois, chats, critique

Roman - Editions Babel - 103 pages - 5.70 €

 

Parution d'origine aux éditions Gaïa en 2015

L'histoire : Sara et Björn quittent la vie citadine pour la campagne le long de la côte ouest suédoise. Ils investissent enfin la maison qu'ils viennent de faire entièrement rénovée. Leurs voisins d'en face se montrent très accueillants. Tout s'annonce pour le mieux dans cette nouvelle vie. C'était sans compter sur Alexander, le chat des voisins, très territorial, qui terrorise Michka, la chatte de Sara et Björn... Et cette mésentente féline va révéler des comportements humains plutôt... troubles et étranges.

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Ma CB !

 

Un mini (pour la taille) thriller suédois !

Mon humble avis : Ce court roman est sorti en format poche il y a quelques jours, donc hop, dans ma poche, dans mes mains, sous mes yeux, sans passage par ma fameuse PAL.

La vraie quatrième de couv survend un peu cette histoire, disons qu'elle exagère sur l'aspect angoissant qu'elle prend... parce que tout va très vite puisque le roman est court (pour une fois, je dirais presque "trop court")

Néanmoins, quel bon moment passé en ces pages à l'écriture fluide et aussi divertissantes que captivante. Parce que tout de même, la tension monte, on sent bien qu'il va se passer quelque chose et la fin est on ne peut plus surprenante... (agression, meurtre qui remonte à la surface, disparition). Même si l'ombre du potentiel mystère reste bien présente. L'interprétation est donc laissée à l'imagination du lecteur.

D'ailleurs, c'est une histoire vraie qui a inspiré ce roman à Maria Ernestam... Mais celle-ci y a évidemment ajouté la fantaisie littéraire et l'aspect thriller. Mais mine de rien, elle a vu sa vie bouleversé par la présence du chat de ses voisins qui terrifiait sa propre minette. Mais en même temps, comment interdire à des chats de vagabonder de jardin en jardin... et comment évoquer ce souci avec les propriétaires.

Les caractères et attitudes félins sont très bien rendus ici. Par cette histoire, l'auteure en profite pour bien expliquer qu'un chat malheureux et dérangé dans ses habitudes peut vraiment subir une période de stress et le montrer par différents comportements, pas forcément agréables pour l'humain (sans entrer dans les détails).

La 4ème de couv pose la question : "tel chat, tel maître ?". Dans certains cas et certaines dimensions, j'en suis convaincue.

Bref, une bonne petite lecture divertissante et agréable entre deux pavés par exemple ! Et la preuve qu'un thriller n'est pas obligé de dépasser les 500 pages, quand on sait aller droit au but et être efficace !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 9 Juin 2019

Film de Simon Kinberg

Avec Sophie Turner, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain

 

Synopsis :  Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs.
Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

 

 

Mon humble avis : Je commence tout de suite par la fin... Inutile de subir le générique de fin, il ne s'achève par aucune annonce d'une éventuelle suite ou cross over ou spin off. En même temps, la presse évoque "L'ultime X.Men"... Ce qui pour moi qui suis pourtant archi fan, commence à me paraître logique.

Car la saga s'épuiserait elle un peu ? Le scénario ressemble à ceux de quelques opus précédents, des X.Men majeurs disparaissent pour de bon, d'autres prennent leur retraite, et des acteurs en remplacent d'autres. Alors certes, le concept peut toujours être un puit sans fond, mais possible que les spectateurs se lassent. Qu'aime-t-on d'ailleurs dans cette saga ? Le sujet ou les aventures des personnages auxquels nous sommes fort attachés et toujours ravis de les retrouver. Mais, vu que le turn over commence à se faire sentir, est-ce que la relève potentielle captivera tout autant ?

Sinon, et bien sans surprise, le spectacle est bien au rendez-vous, les scènes d'actions sont toujours spectaculaire, agrémentées cette fois-ci de pas mal d'images tournée à caméra à l'épaule, ce qui donne plus de mouvements autour des personnages.

Un bon point tout de même, cet opus met vraiment en avant les héroïnes, Jean en tête. L'ensemble est peut-être moins machiste. Il se penche aussi sur les motivations partagées de Charles Xavier dans son action... partagées entre un certain égo et tout de même une bonne dose de patriarcat paternaliste et protecteur.

Il n'empêche, même si la saga se termine, elle aurait pu le faire avec un peu plus d'ingéniosité et de renouvellement.

Pour les fans donc, histoire de conclure... 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 7 Juin 2019

autofiction, justine levy, livre audio, avis, critique

Roman - Editions Audiolib -4h d'écoute - 18.30 €

Parution d'origine chez Stock en février 2010

 

L'histoire : Alors qu'Alice, sa mère, se meurt à l'hôpital d'un cancer, Louise apprend qu'elle est enceinte. Une vie s'en va, une autre arrive. Et si celle-ci se nourrissait de l'autre, prenait la place de l'autre.  

 

 

Tentation : Ma PAL audio (et oui, elle existe !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Estampillé roman, ce livre est tout de même une autofiction. A une époque, je me régalais de ce type de littérature, surtout quand elle émanait d'auteurs bien ni dans leurs têtes, ni dans leur corps... Bref, j'aimais cette littérature tendance nombriliste et auto-apitoiement. Il semble que j'ai évolué car Mauvaise fille ne m'a pas prise aux tripes et m'a par moment agacée par la répétition des propos tenus.

Il n'empêche la fragilité de Justine Levy reste touchante et l'on en comprend les racines (ou du moins en partie). Cette mère qui n'a jamais été adulte, qui l'a négligée à un point inimaginable et même irresponsable... A 5 ans, la petite Louis -Justine finissait ivre en vidant les fonds de verre lors des soirées chez sa mère, soirées au minimum alcoolisées, cannabissées voire plus, était oubliée à l'école, j'en passe et des meilleurs. Bref, c'est une enfant qui n'a pas été considérée comme telle, qui n'a reçu ni amour ni tendresse maternels... Et dont le célèbre père BHL, parcourait le monde. Et pourtant, cette Louise adulte semble adorer sa mère et l'accompagne dans sa dernière ligne droite. Mais elle pense que sa fragilité fait d'elle une mauvaise fille. Et l'on peut aisément comprendre ses peurs et angoisses face à la maternité qui s'annonce. Comment être une bonne mère quand on n'a pas vraiment été une petite fille, que l'on n'a pas reçu ce que l'on doit transmettre ?

Le chassé-croisé de la mort et de la naissance est un sujet évidemment intéressant à sonder, tout comme celui du deuil qui suit et qui se superpose avec les premiers mois de vie de l'enfant.

L'écriture est simple et enjouée, un peu comme parlée, cela s'écoute bien, d'autant que Marielle Ostrowski, l'interprète, met vraiment ce texte en valeur.

Mais voilà, comme je l'ai dit, j'ai trouvé certains propos répétitifs et je ne suis pas entrée en empathie avec cette mère agonisante, ni avec Louise /Justine en deuil et ses lamentations. C'est peut-être stupide de ma part, mais je pense que l'ensemble m'aurait plus touchée s'il était le témoignage d'une illustre inconnue, ou alors, un vrai roman. Mais là, le fait de pouvoir mettre de réels visages sur certains des protagonistes a mis à mal mon émotivité. A moins que j'aie un coeur de pierre.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

Repost0