Publié le 5 Août 2020

roman Fleur de Tonnerre, Jean Teulé, Hélène Jégado, histoire bretonne, bretagne, meutrière, empoisonneuse, avis lecture, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 6h30 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine aux Editions Julliard en 2013

L'histoire : Celle d'Hélène Jégado, dans la première moitié du 19ème siècle. Celle qui se faisait appeler Fleur de Tonnerre était cuisinière dans le Morbihan puis sur Rennes. Au fil des foyers ou des cures où elle officia depuis son plus jeune âge, ce sont plus de 37 cadavres (connus qu'elle laissa derrière elle), de femmes, d'enfants, de nourrissons, de vieillards etc. Fleur de Tonnerre, fut la plus terrifiante empoisonneuse de tous les temps.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Une audiolecture intéressante mais que j'ai écouté avec une forme de distance. Distance due à la forme narrative très factuelle choisie par Jean Teulé dans ce roman biographique romancé. Donc à part l'effroi devant les actes d'Hélène Jégado, point d'émotion. En même temps, c'est assez logique puisque cette Fleur de Tonnerre en semble complètement démunie... Donc de l'effroi distancié, c'est déjà pas mal comme sentiment ! La Jégado finira par expliquer "sa folie" qu'elle ne reconnait pas comme telle bien sûr, par sa peur de la peur inculquée par ses parents. Aussi, est-elle devenue la peur pour ne pas la subir, et elle s'est transformée en l'être maléfique des croyances bretonnes : elle est devenue l'Ankou et semait la mort partout où elle passait. A part cela, la psychologie de Fleur de Tonnerre n'est pas du tout abordée, et cela est à mes yeux un peu dommage. Mais peut-être les archives ne l'ont pas permis.

Jean Teulé nous offre une plongée profonde dans une autre époque : la première moitié du 19ème siècle, dans une basse Bretagne. Cette fresque historique montre la pauvreté d'alors, l'ignorance, l'influence de traditions ancestrales qui aboutissent ici à une incroyable crédulité des habitants, crédulité aveuglante, d'autant qu'à l'époque, la médecine n'était pas non plus celle d'aujourd'hui. Voilà pourquoi la Jégado a pu mener son oeuvre quarante années durant sans être inquiétée.  C'est cet aspect-là qui m'a intéressée. Pour le reste, au fil des quelques heures, je me suis un peu lassée de la répétition des situations et des mots similaires usités par l'auteur pour les décrire. J'ai eu comme l'impression que j'écoutais un listing de meurtres, en sachant d'avance comment ceux-ci adviendraient, donc peu de surprise... Même si, l'on est d'accord, les tueurs en série suivent souvent le même procédé. Il n'empêche, j'ai trouvé cela un peu lassant.

Mais je suis contente de connaître désormais l'histoire d'Hélène Jégado, qui fait partie de celle de ma Bretagne d'adoption !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Août 2020

Thriller, roman, Radgoll, enquête, Daniel Cole, avis, chronique, lecture, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h24 d'écoute - 21.05 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2017

L'histoire : Un cadavre... mais 6 victimes... La police Londonienne découvre un corps cousu composé de membres et parties de corps de 6 personnes... Très vite, la presse nomme ce corps "Ragdoll". Pour la Metropolitan Police de Londres et l'inspecteur "Wolf", le temps presse... Il faut retrouver les propriétaires des membres de Ragdoll, et surtout, protéger 10 personnes dont le tueurs à dresser la liste... 10 personnes qui mourrons à des dates et heures précises... En fin de liste, l'inspecteur "Wolf" lui-même.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Que les lecteurs au coeur sensibles se rassurent : même si le crime principal de cette affaire est peu ragoûtant, et que les meurtres se multiplient dans cette histoire, Daniel Cole ne prend pas un malin plaisir dans des descriptions glauques interminables. Non, celles-ci sont réduites au minimum pour avoir tout de même un minimum d'effet.

Dès le début, nous sommes prévenus, ce crime est en rapport avec d'autres commis il y a des années et sur lesquels Wolf et son équipe avait enquêté en pur perte... puisque le procès avait reconnu le "Tueur crématiste" de 27 victimes non coupable... Cette histoire avait plongé Wolf près de la folie et conduit à son internement...

Quatre ans plus tard, Wolf a réintégré son poste lorsqu'arrive Ragdoll (poupée de chiffon en français, et race de chats aussi !)... La police découvre très vite que l'une des parties du corps appartient au Tueur Crématiste. Qui sont les autres, et quel lien avec la liste des  10 futures cibles du psychopathe ?

Une enquête qui tient en haleine, avec différentes ramifications, de vraies et de fausses pistes, les vraies étant plutôt méprisées par la police tant elles semblent incroyables, inconcevables. Heureusement, il y a Edmunds , un bleu qui vient de la brigade financière après une formation en "profilage". Il va remuer un peu une équipe embouée dans ses certitudes.

Dommage cependant que les indices comptant réellement dans l'enquête soient si peu développés et expliqués aux lecteurs pour que ceux-ci aient le temps de s'installer dans leur esprit et de gagner en clarté... Car cela rendrait peut-être la fin un peu moins grandiloquente et abracadabrantesque... Donc un peu décevante même si très surprenante.

Dans ce roman, Daniel Cole s'attache à dénoncer les usages et débordements de la presse lors d'affaires policières de cette ampleur... Les médias répondent-ils à l'attente du public ou créent-ils cette attente, cette fascination pour le morbide ? Quoiqu'il en soit, les meurtres deviennent des produits marketing...

Quant aux personnages policiers, ils ont des comportements qui paraissent assez improbables. Mais bon, nous sommes dans un roman, donc pourquoi pas, on tourne les pages pour se distraire et parce que l'on est pris par cette histoire.

Je déconseille la version audio... Certains personnages sont interprétés avec des voix insupportables et/ou caricaturales.

Bref, un thriller imparfait mais qui fait tout de même bien le job !

PS : Pour les volontaires, je viens d'apprendre qu'il y a une suite sous les titres de "l'appât"et de "Les loups".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 1 Août 2020

les chats de hasard, Anny Duperey, récit, témoignage, littérature, adoption, avis, blog

Récit -Editions Points - 222 pages - 6.50

Parution d'origine aux éditions du Seuil en 1999

Le sujet : Anny Duperey révèle l'impact qu'ont eux certains chats sur sa vie... Et notamment des chats de hasard... Mais qu'est-ce donc que des chats de hasard ? Des chats qui s'installent dans votre vie comme s'ils vous étaient destinés, des chats que vous trouvez mal en point dans une haie en plaine nature et dont vous sauvez la vie. Des chats avec qui vous partagez une relation hors du commun.

 

Tentation : Le titre, évidemment

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Ma passion et mon dévouement pour les chats, mon amour sans borne pour mes 3 félins ne sont un secret pour personne. Ce livre m'était incontournable et une magnifique invitation une lecture paisible et douce comme... un chat !

J'ai rarement éprouvé une telle osmose avec les mots que je lisais. Je me diluais en eux, ils s'infiltraient en moi aussi délicieusement qu'un baume, si apaisants. Quelle harmonie entre l'écrivaine et moi, entre les personnages principaux (les félins) et moi ! Un pur délice, un temps hors du monde, mais dans le mien.

Le récit et le style sont à l'image d'Anny Duperey : délicate, vivante, souriante, pudique et franche, rassurante, investie, intelligente, subtile, révoltée et aimante.

L'actrice évoque sa vie et les épreuves qui l'ont jalonnée avec tact, joie, tristesse, mélancolie, peine, et enthousiasme. Jusqu'à 8 ans, enfant, elle vivait avec ses parents chez sa grand-mère, une femme qui vivait entourée n'animaux et notamment, de 13 chats. C'est à cette époque-là qu'Anny Duperey apprend à observer, à respecter et à  les aimer. Puis vient le drame, ces deux parents décèdent. La voici orpheline... Et son deuil, elle va l'enfouir pour ne l'entamer pleinement et douloureusement que vingt ans plus tard, lorsqu'elle accueillera son premier chat de hasard, Titi. Et oui, ce sont les chats et leur présence rassurante, harmonieuse, fusionnelle qui lui ont permis de grandir, de se transformer, de creuser en elle et de trouver la force de sortir ce qui la cloue en sol depuis si longtemps. En même temps, Anny Duperey évoque ses débuts en tant qu'actrice, elle qui était très belle, trop belle même et qui devait du coup travailler deux fois plus dur pour convaincre de son talent. Puis vient sa vie de couple, la naissance de ses enfants, l'arrivée d'autres chats de hasard... et les décès de certains d'entre eux. Et oui, les chats nous apprennent beaucoup de choses, sur la vie comme sur nous, et notamment sur notre appréhension de la mort... En effet, la longévité d'un animal de compagnie étant relativement courte, nous sommes ou serons tous un jour confrontés à leur départ. J'ai vivement apprécié la discrétion d'Anny Duperey quant à sa vie privée. Certes, il en est question, mais uniquement quand cela a un lien avec les chats. Même ses compagnons humains ne sont pas nommés, tout comme très peu d'acteurs ou réalisateurs. Ce récit est tout sauf celui d'une "people". J'ai aimé aussi le fait qu'Anny Duperey ne nous offre pas un défilé ou une collection de chats. Elle est une femme à chat mais dans la mesure, en fonction de sa vie et des tolérances animales. Dans ce témoignage, il n'est question que de 5 ou 6 chats sur plusieurs décennies.

L'écrivaine évoque bien sûr la responsabilité de l'humain envers son animal de compagnie, l'engagement que cela représente sur la durée, et sur la réflexion profonde que mérite tout acte d'adoption. Elle décrit avec profondeur le comportement et les besoins de nos petits félins, fruit d'une observation attentive, aimante et objective. Elle explique la magie d'une relation humain/chat et tout ce qu'elle apporte aux deux êtres quand celle-ci est bien vécue. Quand ils vous aiment, les chats le font de façon inconditionnelle, quelle que soit votre humeur, votre physique etc... Et surtout, ce qui m'a le plus marquée car cela m'aidera à l'avenir à m'exprimer quand j'en aurais besoin... Les chats ne sont pas juste des chats, ou juste des animaux. Anny Duperey utilise l'expression "personne animale" et je trouve cela juste parfait.

Si vous n'aimez pas les chats au point de leur faire du mal, vous n'êtes pas sur ce blog ou alors je vous demande de le quitter. Si vous n'êtes pas fan des chats ou que vous ne les comprenez pas, ce livre vous éclairera avec délicatesse et humour aussi sur cet étrange animal. Si vous vivez déjà une belle histoire avec votre (vos) compagnon(s) moustachus, cette lecture vous fera ronronner de plaisir et de bien-être !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 30 Juillet 2020

 cinéma, film Adorables, Solange Cicurel, comédie, adolescence, Elsa Zylberstein, Lucien Jean Baptiste, avis, blog, chronique

Film de Solange Cicurel

Avec Elsa Zylberstein, Lucien Jean-Baptiste, Ioni Matos, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Emma et Victor sont les parents de Lila. Alors qu’elle fête ses 14 ans, Lila commence sa crise d’ado et passe d’une enfant parfaite à une adolescente insupportable. Victor tente d’apaiser les tensions mais entre mère et fille, la guerre est déclarée ! Tous les coups sont permis et plus question d’être adorables...

Mon humble avis : Une comédie familiale, qui se regarde sans déplaisir, notamment grâce à ses interprètes, sur un sujet... récurrent au cinéma : l'adolescence ! Il y a un côté "Guerre des roses" dans ce film, même si c'est évidemment plus soft. Mais il n'empêche tous les coups sont permis !

La différence de ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre et n'évite pas certains clichés, est qu'il traite de l'adolescence au coeur d'un couple divorcé et qu'il nous en donne la vision de la mère, la lumineuse et formidable Elsa Zylberstein... qui joue Emma. Emma, qui fut une ado rebelle, s'était toujours juré de ne jamais ressembler à sa toxique de mère et de ne jamais faire vivre à sa fille ce qu'elle avait elle-même vécu à cette période de sa vie... Oui, mais il semble que l'on oublie.... Les grandes théories d'Emma, sur la bienveillance, l'écoute, la communication vont voler en éclats ! Et oui, face à certaines situations, il faut passer à la vitesse supérieure et taper un bon coup de poing sur la table, quitte à déclarer la guerre, même si l'autre belligérante l'a déjà déclarée depuis un moment ! Et c'est ainsi qu'Emma va reproduire le schéma "héréditaire".

Adorables n'est pas un film hilarant, mais il est bien senti,  intelligent et rondement mené après un départ un peu lent. Un film diesel donc, vous voilà prévenus. Il permet à toutes personnes concernées par cette période ingrate (ado et parents) de comprendre le point de vue de l'autre rivage lorsque l'on patauge dans le delta !

Sympathique mais pas mémorable. Mais en cette période de désert cinématographique, c'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Juillet 2020

Eric-Emmanuel Schmitt, Journal d'un amour perdu, avis, littérature, deuil, blog

Journal - Editions Albin Michel - 256 pages - 19.90 €

 

Parution le 4 septembre 2019

Le sujet : Un 28 mars, jour de son anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt perd sa mère. Celle-ci est décédée subitement à 87 ans. Schmitt est dorénavant orphelin, et n'est plus le fils de personne. Dans ces pages écrites comme un journal, le romancier observe et décrit son deuil qui le fera osciller en affres, révélations, chagrin et travail. Il lui faudra deux ans pour se consoler et comprendre que le vie continue.

 

Tentation : Schmitt est l'un de mes auteurs chouchous

Fournisseur : la table de de chevet de "môman"

 

Mon humble avis : Un Schmitt que je n'ai pas lu chez Môman ! Logique qu'il arrive chez moi !

Comme d'habitude avec cet auteur que je chéris tant, j'ai dévoré cet ouvrage. Déjà, parce que les paragraphes du journal sont très espacés et pour certains très courts, et d'autre part, parce que la plume de Schmitt glisse toute seule. J'ai donc eu plaisir à retrouver sa simplicité raffinée, son humble élégance, sa douceur, et son authenticité, son invitation à la réflexion et l'introspection.

De même que je me suis très souvent délectée des propos de Schmitt, ou du moins, de sa façon de les envelopper et de les présenter. Il y a toujours un peu de philosophie accessible à tous, ou en tout cas, à qui aime se poser, se questionner, approfondir son intérieur, ses émotions et réactions physiques ou sentimentales. Même si le sujet ici est particulièrement lourd : le deuil suite au décès d'un parent. Voici un sujet aussi universel qu'intime. Tout le monde le vivra, mais chacun le fera à sa façon.

 Schmitt se livre donc sans fard, avec une sincérité qui se fait même déconcertante par moment. Et ceci, tout en restant très pudique sur sa vie privée. Néanmoins, entrer dans cette intimité de mon cher auteur m'a mise mal à l'aise. Je me suis sentie comme un intrus, limite voyeuse. L'auteur ne cache pas ses nombreux pleurs, ses doutes et déprimes. Et, parce que je suis qui je suis, cela m'a un peu dérangée. En fait, j'aurais préféré que le romancier aborde ce sujet via la forme du roman, en usant d'un personnage imaginaire... même si chaque personnage imaginaire cache souvent une bonne part de son créateur. Et l'aspect "célébrité" qui raconte son deuil aurait été bien plus discret, voire invisible.

Il n'empêche, "Journal d'un amour perdu" est un texte magnifique et puissant sur le deuil, la relation filiale, la maternité, l'héritage, la transmission, la création artistique, la vie, la mort. L'après pour ceux qui restent. Il a le mérite de mettre des mots sur ce qui est souvent et pour beaucoup indicible. A ce titre, il peut aussi être un compagnon solide pour ces moments douloureux et solitaires que la vie, dans son cycle, nous impose. Journal d'un amour perdu est aussi un bel hommage à la mère du romancier, mais surtout, à toutes les mères.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juillet 2020

C'était le dernier mercredi de juin (avant les vacances officielles), une inoubliable virée avec deux amies dans le Golfe du Morbihan... Une courte traversée d'un quart d'heure depuis le continent (Séné) nous mène sur l'île d'Arz. Un nouveau joyaux à mes yeux !

Tous les touristes du bateau se sont rués sur le loueur de vélos... Nous nous sommes dirigées vers la terrasse du bar restaurant (le seul de l'ile ayant les pieds dans l'eau) pour nous fouetter d'un bon café et profiter du calme ambiant... qui nous a accompagné tout le jour durant, puisque nous avions une bonne demi heure de retard sur "tout le monde" et étions pédibus !

Seule la plage "Bruel" (oui oui, comme Patrick) , idéale pour farniente et baignade quelle que soit la marée, était un peu plus animée, mais raisonnablement, pour offrir une atmosphère festivale.

J'ai mitraillé, tant j'étais entourée de beauté et de lieux tous plus  exceptionnels que les précédent. Bref, un pur bonheur pour les yeux, les poumons, la peau, la grand air, le soleil... qui méritera un 2ème billet dans quinze jours.

 

L'île d'Arz est longue de 5 km et large de 3 km. Aucun point n'est éloigné de plus de 400 mètre du rivage. Le tour pédestre est de 18 km et, bonne nouvelle pour les marcheur, le point culminant n'est qu'à 19 mètre d'altitude !

L'île d'Arz est aussi appelée "L'île des capitaines", surnom qu'elle doit aux nombreux habitants de l'île (les ildarais), qui jadis naviguaient au long court. L'origine du breton Arz remonterait au celtique Arthos, qui signifie "Ours".

Au port de Séné, en attendant notre bateau... dans un calme et une sérénité absolus...

Au port de Séné, en attendant notre bateau... dans un calme et une sérénité absolus...

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
Au port continental, et au port insulaire !

Au port continental, et au port insulaire !

Durant la traversée...

Durant la traversée...

Durant la traversée... Où l'on a le choix de très belles demeures au cas où l'on gagnerait au loto !

Durant la traversée... Où l'on a le choix de très belles demeures au cas où l'on gagnerait au loto !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
Sur l'île...

Sur l'île...

Pas de doute, nous sommes bien en Bretagne !

Pas de doute, nous sommes bien en Bretagne !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 24 Juillet 2020

BD, Album, Manga, Japon, Chat, Le vieil homme et son chat, avis, chronique, vieillesse, deuil, amour

... N'ont plus peur des chiens

BD - Editions Casterman - 176 pages - 15 €

Parution en septembre 2018

L'histoire :  Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat de 10 ans. Ou bien est-ce Tama qui veille sur son vieux maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue ? Au fil des saisons et d'un quotidien fait de promenades paisibles, de repas partagés entre voisins de toujours et d'évocations des années passées, Daikichi et son chat s'entraident, se chamaillent, et s'adorent.

Tentation : Le titre et le mot "chat" évidemment

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Derrière le pseudo "Nekomaki" se cachent quatre mains... Celles-ci nous emmènent dans une petite commune côtière du Japon, loin des grandes métropoles. Il y règne une atmosphère posée et chacun y mène une petite vie quotidienne paisible et régulière. 

L'histoire nous dira pourquoi ce village est la panacée pour les chats, puisqu'il n'y a plus de chien depuis longtemps là-bas, depuis la deuxième Guerre Mondiale.

Dans ce Manga, nous suivons le quotidien de Daikichi et de Tama, son chat de 10 ans, très bien nourri ! Et le tout, sur une année, au rythme des saisons, des floraisons etc...

C'est choupinou tout plein, c'est doux, c'est tendre, c'est émouvant, c'est aussi agréable à lire qu'à regarder. La connivence et l'amour entre Daichiki et son chat Tama fait du bien, elle touche autant qu'elle fait sourire, car évidemment, le félin est "croqué" sous toutes ces formes, toutes ses positions parfois improbables, ses manies, ses facéties, son caractère etc... Bref, le chat dans toute sa (ses) splendeur(s)... Ce pourquoi on aime tant ces animaux moustachus.

Cela n'en fait pas oublier les thèmes principaux de ce manga : La solitude, le deuil, la vieillesse... Mais les auteurs montrent tout cela avec délicatesse et finesse et surtout, prouve que toutes ces épreuves de la vie sont adoucies lorsque l'on a un chat qui nous tient compagnie, qui partage notre vie. Un être à vos côtés à aimer et qui vous aime. Comme il se doit, ces pages sont délicatement parsemée de culture et traditions nippones, notamment culinaires.

Bien sûr, si je les trouve en bibliothèque, je lirais les tomes suivants avec plaisir. Mais celui-ci peut tout à fait ce lire avec plaisir en one shot.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 22 Juillet 2020

roman "Au petit bonheur la chance' Aurélie Valognes, Littérature, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 7h40 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Fayard/Mazarine en mars 2019.

L'histoire : Eté 1968, à Grandville. Marie confie son fils Jean à sa mère "Mémé Lucette", pour quelques semaines, le temps de trouver un appartement parisien pour eux deux. Les semaines vont devenir mois puis années. Il semble que Marie ait oublié Jean. Mémé Lucette et Jean s'apprivoise dans une société en plein bouleversement.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : bib N°3

 

Mon humble avis : Depuis quelques années que les couvertures colorées des romans d'Aurélie Valognes fleurissent sur les étals des libraires sans que le succès ne se démente. Alors, je me suis dit : "voyons de quoi il retourne !"

L'histoire en elle-même est mignonne (trop ?), les bons sentiments sont là (trop ?), la voix du lecteur est mielleuse (trop ?), les dialogues sont parfois caricaturaux et trop gnangnans pour moi. Certes, on s'attache aux personnages, le scénario tient la route, mais tout cela ne suffit pas à me rassasier. En même temps, Aurélie Valognes souhaite écrire des romans qui détendent et qui soient accessibles à tous, sans prétention. Je ne lui reproche pas, bien au contraire, je suis "pour" la pluralité et la diversité littéraire (n'en déplaise à certains). Mais il semble que je sois "tombée" sur son roman le plus sombre, donc l'aspect "feel good" ne m'a pas sauté aux yeux, enfin aux oreilles.

Pour écrire la vie de Jean, la romancière s'est inspirée de celle de son père. Et ce que j'ai vraiment apprécié dans cette lecture, c'est la reconstitution de la fin des années 60 et le début des années 70, celles qui m'ont vue naître... Et donc les changements décisifs ne m'ont pas frappée, puisque je suis née juste après, et que j'ai toujours tenue certaines choses comme ayant toujours existé, puisque toujours connus de moi... Comme les progrès ménagers (le luxe du frigidaire, du vide ordure dans un appartement (!!!)) mais aussi sociales, comme la mixité scolaire. A l'école, les gauchers étaient encore contrariés et considérés comme anormaux. Quant à l'éducation et la protection/considération des enfants, elles n'étaient pas celles d'aujourd'hui. C'est surtout une société en pleine mutation que décrit Aurélie Valognes, en se penchant particulièrement sur la condition féminine : le droit à l'avortement n'est pas encore voté, aussi les femmes n'ont d'autres choix que d'être "des poules pondeuses" ou des "poules" tout court. Avec l'émancipation vient la double charge : être mère et travailler, voire dans bien des cas, subvenir seules aux besoins de leur progéniture... Ce qui n'était guère facile à l'époque, et qui ne l'est d'ailleurs toujours pas. Et c'est ainsi qu'alors, de nombreuses grand-mères devaient élever certains de leurs petits-enfants, après avoir été elles-mêmes mères de famille nombreuse. Point de répits, pas de gros moyens, mais des valeurs et de l'amour. Aurélie Valognes rend ainsi un bel hommage aux femmes dans un roman au contexte historico-sociétal intéressant, dans un texte vraiment accessible à tous. Mais pour ce qui est de l'histoire a l'état pure, celle-ci ne m'a vraiment pas rassasiée et l'écriture frôlant parfois la mièvrerie (comme c'est parfois le cas dans des histoires relationnelles avec de jeunes enfants m'a agacée par moment.

Je tenterai un autre roman de la romancière (que j'ai en réserve) pour lire d'elle un livre moins sombre et voir si oui ou non son objectif "feel good" fonctionne sur moi ou pas !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Juillet 2020

Littérature, humour, fabrice caro, Fabcaro, mariage, Le discours, avis, chronique, blog, rupture amoureuse

Roman - Editions Folio - 210 pages  7.49 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2018

L'histoire : Depuis 38 jours, Adrien est en pleine rupture amoureuse... Et pour couronner le tout, lors d'un dîner familial aux traditions séculaires (gratins Dauphinois, Gâteau au Yaourt...) Ludo, son futur beau-frère, lui demande de rédiger un discours pour son mariage : "cela fera très plaisir à Sophie, ta soeur". Non mais quel idée !

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Ma CB déconfinée

 

 

 

Mon humble avis : Le roman du siècle ou de l'année ? Peut-être pas tout de même. Mais certainement le roman qui m'a fait rire le plus, et franchement, depuis longtemps ! Ca mérite un coup de coeur, surtout quand ce n'est pas que drôle... Derrière l'humour se cachent des réflexions assez profondes, qu'elles soient personnelles ou sociétales, et surtout, c'est extrêmement bien fait, écrit, rédigé, rythmé etc.

Bref, outre la musculation de mes nerfs oculaires, de mes doigts (pour tourner les pages), de mes poignets (pour tenir les livres), avec de fameux discours, je me suis bien musclé les abdominaux et les zygomatiques !

Premier roman que je lis de cet auteur (qui en même temps n'en n'a écrit que 2), mais pas sa première oeuvre. En effet, Fabrice Caro est celui qui se "cache" derrière l'auteur d'excellentes (et tout aussi hilarantes) BD signées Fabcaro.

Dans Le discours, Fabrice Caro autopsie une rupture amoureuse et ses conséquences. Evidemment, c'est avec un humour (parfois cruel), une ironie, une dérision générale et auto qu'il s'y emploie... mais attention, les protagonistes ne sont pas encore tout à fait morts, sait-on jamais ce qui peut arriver.... Un SMS, une réponse à un SMS, une émoticône heureuse ou malheureuse et tout pourrait basculer dans un formidable retour à la vie ou au contraire, confirmer l'acte de décès ! Bien sûr, on est en empathie totale avec Adrien dans son monologue intérieur qui compose ce roman : qui n'a pas vécu une rupture amoureuse et les envahissantes questions qui la suivent : pourquoi ? Que faire ? Un texto ? Un ? Un ! ou ... tout est une question de ponctuation dans la vie !

Et notre empathie ne se dirige pas uniquement vers la situation amoureuse d'Adrien. Car bien sûr, il y a la famille, les repas de famille inchangés depuis des siècles, avec les mêmes réactions de la mère (prend un jus d'orange tout ira mieux), les blagues pas drôles du père, l'effacement de la soeur, et last but not the least, la culture du beau-frère qui s'étale encore mieux que la confiture sur des sujets minutieux et des longueurs indéterminées. Et évidemment, qui n'a pas été, plus ou moins longtemps et ou pour toujours, le ou la célibataire à cause de qui on n'est jamais un nombre pair à table !

Et pendant tout ce repas, Adrien élabore des introductions plus ou moins inspirées pour ce fameux discours de mariage. Pour celles et ceux qui connaissent Fabcaro, je vous laisse imaginer la teneur du discours et du roman et donc vous diriger de vous-même vers celui-ci. Pour les autres, si vous voulez une chouette lecture qui vous fasse bien rire (tout en méditant un peu sur votre vie et celle et votre entourage), je vous en conjure, lisez ce livre ! Bref, une lecture jubilatoire pour moi ! Ah, que ça fait du bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Juillet 2020

Tibor Fischer, Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupides, littérature anglaise, humour anglais

Nouvelles - Editions 10/18 - 287 pages - 0.20 € d'occas 'sur le net

Parution d'origine aux éditions du Cherche Midi en 2003 

Les histoires : Celles de trentenaires anglais, paumés, loosers, désabusés, qui ne savent plus quoi faire pour sortir du lot et vivre leur vie correctement, et qui continuent à foncer droit dans le mur. Parmi eux,  un patron ruiné invité par des amis milliardaires sur la Côte d'Azur, jeune artiste résigné à se faire serial killer pour connaître le succès ou comédienne nymphomane obsédée par les pinces à épiler.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Un titre bien provocateur, donc forcément attirant ! Voilà pourquoi et comment ce roman s'est retrouvé dans ma PAL, acheté d'occasion il y a environ 7 ans... Sans que je prenne vraiment connaissance de son contenu.

Me voici bien mal à l'aise pour le chroniquer... Car déjà, il s'agit d'un recueil de nouvelles (dont certaines plus longues qu'un roman d'Amélie Nothomb) et ce n'est vraiment pas mon genre littéraire de prédilection. Qui plus est, j'accroche rarement avec les personnages dignes des meilleurs anti-héros ! Je suis donc même incapable de dire si j'ai aimé ou détesté. En fait, un peu des deux, en fonction des histoires et des passages. Ainsi, ma "notation" en pattes de chat n'est pas forcément représentative.

J'ai mis beaucoup (trop) de temps à achever cette lecture. D'une part, parce qu'il y a beaucoup de longueurs et qu'il ne se passe rien de transcendant dans ces nouvelles. Donc mauvais point. Mais d'autre part, parce que le style de l'auteur est d'une finesse telle qu'il faut être concentré, voire parfois relire certains passages, pour trouver le sens aux non-sens manifestes et qu'au hasard d'une phrase, se trouvent souvent des pépites de figures de styles, d'humour so british et aussi bien noir, l'alliage savoureux d'antithèses (elle sortit vêtue d'un camaïeu de noir ! Excellent), d'oxymore ! L'ironie est archi présente et les dialogues, dans leur vacuité qui dit tant, sont le plus souvent proches de l'ubuesque.

Mais très peu d'émotions à la rencontre de ces "héros" pathétiques, sauf lors de la nouvelle "rat de bibliothèque"

En fait, je pense que c'est un livre à lire au premier degré, tout en le lisant aussi au dixième degré ! A travers ses personnages ratés, mais qui laissent découvrir au fil des pages quelques valeurs morales ou du bon sens, Tibor Fisher montre du doigt les machines à broyer l'humain que sont les grandes capitales (Londres ici), la concurrence effrénée de l'économie de marché et les évolutions technologiques de nos sociétés qui rendent obsolète ce qui était le must d'hier.

Bref, même si je me suis très souvent ennuyée, je dois avouer que j'ai savouré certaines pages et bien des passages. Avec une belle impertinence, Tibor Fisher dresse un portrait peu flatteur de la société du début des années 2000... Et dire que depuis, rien ne s'est amélioré ! Je crois que cet ouvrage peut vraiment trouver son public auprès des fans absolu de la finesse de l'humour anglais (et j'en connais quelques unes sur la blogo !). Pour moi, ce n'est pas mon truc.

 

Exemple de dialogue :

-"Bon, pourquoi ne viendrais tu pas dîner un de ces soirs ?"

- "Non, arrêtons là pendant que ça va bien entre nous".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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