Publié le 21 Février 2018

BD - Editions Dupuis - 104 pages - 22.90 €

 

Parution en septembre 2012

 

L'histoire :  Comment résister au totalitarisme ? Avec poésie et amour ! Qu un petit garçon essaie d embrasser son « amoureuse », cela n a normalement rien de dramatique. Sauf si la scène a lieu à l école, dans un pays du bloc soviétique, bien avant que le mur n ait même commencé à se fissurer...

Tentation : Couv' et pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

"On peut tout penser, mais on ne peut pas tout dire".

 

Mon humble avis : Voici encore un très bel album, réussi, aux dessins agréables, sur un sujet sensible et intéressant : le totalitarisme, vu à hauteur d'enfant.

L'histoire se déroule en Russie à l'époque Stalinienne, où l'on n'aime personne autant que Staline et la mère patrie.

N'embrassez pas qui vous voulez montre parfaitement le tiraillement des enfants entre l'éducation propagandiste et exclusive qu'ils reçoivent à l'école (donc via l'administration), et celle que leur donne leurs parents à la maison, discrètement, par chuchotements en prenant garde ne pas attirer ni l'attention des voisins ni celle de la milice.

Les personnages sont très attachants, même les plus durs d'entre eux, comme l'institutrice ou le directeur de l'école. Parce qu'on les voit aussi évoluer dans leur vie personnelle, où leur réelle pensée et façon d'être se révèlent, dans le secret.

Le héros de cet album est Viktor, que l'on imagine en école primaire. Il est très mature et vif d'esprit... C'est normal, son père est un auteur dissident. Une de ses petites amies attend le retour de son papa... Le texte ne le dit pas clairement, mais celui-ci a certainement été envoyé au goulag.

Bref, nous évoluons autour de ses enfants que l'administration harcèle et menace pour obtenir la vérité, et qui les pousse à se trahir entre eux, et même à trahir leurs parents. Quel poids pour ces bouts de choux. Mais cet album montre la force de l'amitié, de l'amour et de l'intelligence.

N'embrassez pas qui vous voulez est un formidable outil de réflexion sur la liberté de pensée et ses pouvoirs, sur la création, l'imagination. Mais surtout, sur la vérité, avec des scènes saisissantes, révélatrices et touchantes.

Et quand on lit un tel album, on ne peut que ce dire : que notre enfance française fut douce, si l'on a eu la chance que celle-ci le soit.

 

PS : Suivi d'un post face très intéressant, sur la vérité à travers le temps,  via les mots de Marzena Sowa, d'origine polonaise, lors d'un voyage dans sa terre natale.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 19 Février 2018

Film de Clint Eastwood

Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fisher

 

Synopsis :  Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu'un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s'attache à leur parcours et revient sur la série d'événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d'une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …
 

 

Mon humble avis : C'est rare, mais Clint Eastwood me déçoit avec ce film. Après, certes, difficile de réaliser un film sur un événement réel qui s'est déroulé sur une dizaine de minute. Mais dans ce cas, fallait-il vraiment en faire un film ?
Eastwood se penchent sur la vie des 3 américains qui présent dans ce fameux Thalys, désarmèrent et mirent hors d'état de nuire le terroriste qui s'apprêtait à perpétrer un véritable massacre. (Il y a tout de même un blessé grave dans cette histoire). Trois gars, dont Eastwood déroule la vie vers le passé, jusqu'à leur "tendre" enfance. Bref, un biopic sur 3 personnes, enfance, adolescence, vie d'adulte... pour arriver aux jours  et aux instants précédents le drame.
Déjà, j'ai regretté qu'Eastwood n'approfondisse vraiment le vécu de deux de ces hommes. D'Anthony Stadler adulte, on ne sait quasiment rien.
Ensuite, le patriotisme à l'américaine transpire presque à chaque instant du film. Certes, le patriotisme est une belle valeur. Mais dans le train, ces hommes ont-ils agit par patriotisme ? Non. Par instinct de survie, la leur et celles de autres passagers, par réflexe, par réaction face aux dangers, sachant que deux d'entre eux sont militaires et l'un d'ailleurs justement formé pour ce genre de situation. Entre guillemets, ils étaient "armés" pour réagir, même je par cette phrase, je ne dénigre en rien leur acte d'héroïsme, loin de là. Mais, bref, deux de ces 3 gars n'étaient pas n'importe quel quidam.
Enfin et surtout, quelle sensation de longueur. Comme je l'ai dit plus haut, l'action réelle ne s'est déroulée que sur quelques minutes. Donc le reste du film remplissage et broderie... mais sans aucune finesse et dans une platitude qui fut pour moi exaspérante. Les dialogues sont insipides, futiles et d'une vacuité rare (discours sur l'intérêt d'avoir une perche à selfies, d'avoir un sac à d'eau au lieu d'une valise, j'ai mal aux pieds on n'a fait que marcher, oh quelle fête hier soir, ouais mon copain mon frère...) Voilà le genre. Peut-être que cela passe mieux en V.O mais là, c'est désespérant. Sans compter sur les approximations ou les manques de crédibilité par rapport à la réalité : le terroriste passe 10 mn dans les toilettes du train pour se préparer à passer à l'action, mais, il ne ferme pas le verrou. Ou encore, les 3 gars qui montent dans le Thalys et qui disent "tiens, si on s'asseyait là... Alors que tout le monde sait que les places sont numérotées. Et lorsque je m'ennuie, ce sont des détails qui me sautent aux yeux !
Néanmoins, on peut saluer la performance des 3 hommes qui, non comédiens d'origine, jouent leurs propres rôles. De même, les scènes de l'attentat et ce qui en découlent sont extrêmement bien réalisée et c'est là, et seulement là, qu'on sent qu'il y a le grand Clint derrière la caméra ! En réfléchissant sur les films d'Eastwood que j'ai vu, je me dis que celui-ci brille vraiment dans la fiction, mais devient moins bon quand il se penche sur des faits réels.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 17 Février 2018

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Février 2018

 

Il y a une grosse semaine, sur les pages Facebook de protection animales Bretonnes, ce chat mal en point, manifestement errant, était signalé :

Signalé sur ma commune, pas loin de chez moi, alors une amie m'a donc envoyé l'alerte, pour que je puisse donner un coup de main pour attraper ce chat.

Via les réseaux sociaux, un chouette réseau d'amis des chat s'est formé avec et autour de moi pour sauver ce chat, dont une bénévole de la Protection Animale qui s'engageait à payer personnellement les frais véto de ce pauvre loulou.

Je vous épargnerai les détails, mais nous avons mis 5 jours et 5 soirs à trapper ce loulou, très fripon, qui tournait autour, sur, devant ma cage trappe, mais jamais dedans ! Et dimanche soir, youpi, ce pauvre loulou est entré dans la cage trappe. Lundi à la première heure, j'ai pu le conduire chez le véto ! Et là, victoire, ce chat était identifié par puce électronique, sa maîtresse le cherchait depuis 2 mois ! Il lui a donc été rendu, et médicalement, Flocon, puisque tel est son vrai nom, se remettra de son errance grâce aux bons soins vétérinaires, à la bonne cantine et l'amour de sa Môman...

Une belle histoire qui finit bien, le premier sauvetage pour moi qui termine par des retrouvailles humaines/félines... mais... qui ne s'arrête pas là...

Car sur le site où errait Flocon, j'ai découvert une colonie de chats errants. oh, je ne peux pas faire de gros miracle, surtout que certains de ces chats ont peut-être des propriétaires. Mais ce que je suis sûre, c'est qu'il y a dans cette colonie 3 minettes sauvageonnes (tricolores), nées dehors... Et la saison des chaleurs a commencé. Avec tous les mâles qui traînent sur ce site, il est urgent de pouvoir stériliser les 3 minettes, avant qu'elles ne soient gestantes et donnent naissance à 4 chatons chacune dans 3 mois, puis autant cet été et ainsi de suite, et ainsi de façon exponentielle...

Le projet de stérilisation (et plus pour, l'un d'elle), + le projet d'abriter une autre minette gestante d'un autre site de chats errants, se met en place, toujours grâce aux "réseaux". 

Pour cela, j'ai besoin d'un petit coup de pouce de chacun d'entre-vous, à la hauteur de vos possibilités. J'ai créé une cagnotte Leetchi pour financer tout cela. Un petit clic, un petit don : 5, 10, 15 €, chaque don compte. La cagnotte est déjà bien avancée, je compte sur vous pour qu'elle grimpe encore un peu !

Tout le détail et l'organisation logistique de ces sauvetages et/ou stérilisation est expliquer sur la cagnotte, avec également un devis vétérinaire pour les stérilisations des minettes.

 

Voici le lien de ma cagnotte : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-geraldine-30039417

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat, #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 13 Février 2018

Film de Xavier Legrand

Avec Lea Drucker, Denis Ménochet, Mathilde Auneveux

 

Synopsis :  Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

 

 

Mon humble avis : Oups, désolée, j'avais préparé la trame de mon billet en comptant avoir le temps de le rédiger avant diffusion. Et puis j'ai été tellement occupée (par des histoires de chats évidemment), que cela m'est passé par dessus-tête.

Jusqu'à la garde est quelque part surprenant ! Thriller oui, mais de façon latente, qui n'en n'est pas moins oppressante. Il s'agit d'un drame familiale, aussi, pas d'histoire de gangster ni de serial killer. Non, juste une atmosphère étouffante, où l'on s'attend presque à chaque moment que tout vole en morceaux ou que chacun révèle sa vraie nature. Sa nature de manipulateur psychologique, de menteur, de harceleur ou de potentiellement violent, de coupable ou de victime. C'est cela le génie du film, qui "donne la parole" aux trois parties : mère, père, enfants. Le réalisateur nous fait douter de chacun des protagonistes, du plus jeune jusqu'au plus âgé. De ce fait, le spectateur ne peut jamais relâcher sa tension. Bref, c'est un film éprouvant et remuant, même si la violence physique est quasiment absente du film. Très marquant aussi est ce film est hélas très contemporain et réaliste que fictif et distrayant.

Tout sonne parfaitement juste et sobre, depuis la mise en scène jusqu'à l'interprétation. Bref, Jusqu'à la garde noue le ventre, est à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2018

Allez, un petit dimanche avec mes poilus ! Sachant que depuis mon dernier billet... Et bien il y a une Noël !!!

Je ne m'attarderai pas aujourd'hui, car depuis quelques jours, je suis sur un "gros chantier" de trappage de chats "sauvages/errants/malade".

D'ailleurs, je publierai bientôt un billet menant à une cagnotte leetchi, qui vous demandera, dans la mesure de vos possibilités à faire une petit don pour m'aider à stériliser 3 minettes sauvages, pour qu'elles ne se retrouvent pas pleine dans quelques semaines pour donner naissance à des petits bouts qui ne feraient qu'agrandir de façon exponentielle cette colonie de chats errants...

Le chat très malade, quand il daignera rentrer dans la cage, sera pris en charge par une association. Pour les 3 minettes, les asso rennaises n'ont pas la possibilité, à ce jour, de m'aider.

Mes revenons à mes loulous qui se portent à merveille et qui sont bien au chaud avec moi à la maison ! 

UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !
UN DIMANCHE A POILS !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 9 Février 2018

Roman - Edition Audible - 7h41 d'écoute - 14€95

 

Parution en Audio en 2016

Publication originale en 1833

L'histoire : En 1829, le Commandant Genestas arrive à cheval dans un grand bourg au pied de la Grande Chartreuse. Il souhaite rencontrer Monsieur Benassis, médecin et maire du village. La rencontre a lieu et une amitié se forge entre les deux hommes, qui, de confidences en confidences, finiront par s'avouer le poids de leur passé, qui explique leur présent.

 

Tentation : Allez, un peu de culture !

Fournisseur : Bib' N°2 !

 

 

Mon humble avis : Rien lu, mise à part une nouvelle (L'auberge rouge), de Balzac, depuis la classe quatrième et l'affreux souvenir du Père Goriot, pourtant jamais achevé.

Trente ans après, pourquoi pas une nouvelle tentative de cette fameuse Comédie Humaine, à laquelle Le médecin de campagne appartient ? Cela tombe bien, ce roman n'est pas trop épais, donc pas trop long. Allez hop, c'est parti !

Et là, surprise, j'ai bien aimé ! Certes, quelques passages sur le récit des campagnes Napoléoniennes m'ont un peu perdu, de même qu'une longue conversation entre différents personnages, discussion à la fois sociétale, philosophique et politique. Mais peu importe, car ces moments ont, pour moi, été anecdotiques dans l'histoire.

Le commandant Genestas rencontre donc Monsieur Benassis, mais commence par taire son grade et la raison réelle de sa venue dans cette contrée. Ceci n'empêche pas aux deux hommes de devenir amis. Benassis est un homme brillant, médecin, ancien parisien. D'où l'on peut s'étonner qu'il se soit "enterré" au fin fond d'une vallée du Dauphiné. Les deux protagonistes l'ignorent pour l'instant, mais ils vivent chacun avec un secret assez similaire.

Benassis, à cheval, emmène son visiteur puis ami visiter le bourg et lui explique comment, en tant que maire instruit, il a développé la bourgade devenue prospère et grandement amélioré les conditions de vie de ses administrés, au point d'être vénéré de tous... mais tout en gardant une humilité admirable.

Genestas suit aussi Benassis lors de ses visites auprès de ses patients, dans des coins on ne peut plus reculés.

Voilà ce que j'ai aimé et ce qui m'a étonnée. Car les explications que donne Benassis sur le développement économique et humain de sa bourgade m'ont paru très contemporains, car somme toute très logiques et intelligents, avec un aspect très "développement durable". Pourtant ce roman a bientôt deux cents ans ! Benassis est de ce fait passionnant à écouter, à suivre. Parallèlement, nous participons à ces visites médicales, qui sont l'occasion de côtoyer de multiples personnages, qui témoignent ainsi de la vie d'antan dans les vallées. Certaines de ces rencontres sont vraiment bouleversantes. Le personnage de "La fausseuse", qui ressemble à quelqu'un que je connais bien, m'a particulièrement émue. Balzac lui offre les plus beaux mots pour décrire sa puissance et sa différence intérieures.

Le Médecin de Campagne nous emmène donc dans une vallée où les Hommes savent vivre en intelligence, à l'écoute et au service de l'autre. S'il n'était l'époque lointaine et ce qui en découle, maladies, manque de confort, pauvreté... on aurait presque envie de dire que c'est une vallée où il fait bon vivre. Quant à Genestas et Benassis, ils nous offrent des dialogues fascinants, profonds et captivants. Même si je n'étais pas toujours d'accord avec leurs propos sur le patriarcat, ou le système électoral par exemple. Certaines phrases m'ont même fait bondir. Mais j'ai aimé cela car il me semblait alors pouvoir deviser avec eux ! Et c'était bien sympa tout de même. Enfin, cette amitié virile qui les unit et se renforce au fil des pages est tout simplement belle.

Voilà ce que je choisis de retenir de cette oeuvre, et là où fut mon plaisir de lecture et de découverte, sans parler, évidemment, de l'écriture magnifique de Balzac... qui me fait encore me réjouir de la beauté de ma langue, et de la chance que j'ai de parler Français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lu par Pierre Aussedat

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Février 2018

Roman - Editions J'ai Lu - 251 pages - 5.60 €

 

Parution d'origine en 1948

Dernière réédition en 2012

 

L'histoire : Nous sommes à Chamonix en 1932. La oisive parisienne Brigitte y rencontre le guide de montagne chevronné Zian. Brigitte prend des cours à l'école d'escalade. Puis Zian l'emmène pour une première course en altitude, et Brigitte se révèle une bonne courageuse et grimpeuse. Voilà Brigitte piquée par le virus de la montagne. Alors, Zian lui propose de l'emmener au sommet du Mont-Blanc. Cette course ne se passera pas comme prévu... Mais chacun se révélera à l'autre. Au-dessus de 4 000 mètres, on ne peut plus ni mentir, ni se mentir ! Oui, mais... Lorsque l'on redescend dans la vallée, plus rien ni personne n'est tout à fait comme là-haut...

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Des images de jeunesse et de vacances hivernales familiales : mon père lisait Frison Roche. Plus de 30 ans après, la curiosité m'a piquée !

Si vous aimez la montagne, le rapport humain face aux forces de dame nature, le surpassement de soi, la progression lente des cordées, la communion de l'être avec les éléments, les descriptions minutieuses de paysages et de reliefs alors vous aimerez ce livre.

Si vous n'appréciez pas tout ce que je viens de citer plus haut, il y a de fortes chances pour que ce roman vous tienne captifs, juste parce qu'il est grand et beau.

En effet, tout est beau dans ces pages. L'écriture déjà, qui vous fait vivre les morsures du froid, les caresses du soleil, et vous transporte au sein de paysages spectaculaires, des paysages qu'il faut mériter, par la force, par l'effort, par passion. Frison-Roche nous les offres ! Certes, les descriptions météorologiques, alpines, géologiques, végétales sont (très) nombreuses et par moment, j'ai dû m'accrocher un peu et fainéante et peu connaisseuse du milieu, je n'ai pas eu le courage de consulter le dico pour comprendre, enfin, visualiser certains termes montagnards précis. Mais peu importe.

Les personnages sont forts, vrais, profonds, magnétiques et quelque part admirables, qui connaissent par coeur, comprennent et domptent leur environnement naturel dans la mesure du possible.

Zian, le rustique guide de montagne, rencontre la noble Parisienne Brigitte, plus entraînée  aux frivolités des nuits de la capitale qu'à l'alpinisme. Pourtant, après quelques cours, dès la première course avec Zian, elle se révélera une excellente grimpeuse, courageuse et déterminée. Alors, Zian lui propose une expédition rien qu'à eux deux. L'objectif : le toit de l'Europe. Le froid, le brouillard, les difficultés, la vie entre les mains de celui qui tient la corde, les paysages majestueux comme récompense... Oui, tout cela est propice aux révélations, aux aveux amoureux.

La grande crevasse décrit aussi la vie d'antan dans les vallées, soumises à la rudesse du climat, aux saisons, à l'isolement. L'été sur les cimes, l'hiver sur les pistes et l'automne et le printemps dans les champs et les fermes spartiates, mais qui suffisent.

Et puis et surtout il y a la grande crevasse. Les grandes crevasses même. Car le sens du titre est autant littéral que métaphorique. Ils y a celles qui pourraient vous engloutir au moindre faux pas, à la moindre perte de vigilance lorsque vous êtes là-haut, sur les glaciers.

L'autre grande crevasse est tout aussi vicieuse et insidieuse. Elle se forme entre les êtres au passé, à la culture, au mode de vie très différent, quand l'amour doit laisser vivre à la passion, et la passion prendre conscience de la place de l'amour.

Ce roman a été écrit en 1948. Au cours de ma lecture, je me suis demandé si, depuis, la montagne et les hommes avaient changé. Certains glaciers décrits dans ces pages ont dû fondre, mais les dangers alpins restent les mêmes. Je pense que dans le coeur, ces hommes  là sont restés les mêmes. Même si au XXIème siècle, ils disposent d'un tout autre matériel, notamment pour prévenir en cas d'accident. Mais l'appel des hauteurs, pour ces fous de sommets, est intact. 

Bref, un roman fort et puissant. Une belle histoire, d'Hommes et de montagnes. Je pense lire la suite (Retour à la montagne), puisque l'on y retrouve certains personnages. (PS : Ne lisez pas la 4ème de couv de retour à la montagne, car fatalement, elle spolie la fin du premier tome)

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Février 2018

Roman - Editions Folio - 323 pages - 7.80 €

 

Parution en poche : Janvier 2018

Parution d'origine Gallimard en avril 2016

 

L'histoire : A Crozon, dans le Finistère, bibliothécaire a la fantaisiste idée de créer une bibliothèque "des refusés". A savoir que chaque auteur renié par les éditeurs est libre de venir y déposer son manuscrit.

Des années plus tard, Delphine, une éditrice Parisienne, passe des vacances familiales dans le coin. Dans cette bibliothèque des refusés, elle découvre un manuscrit écrit par un certain Henri Pick, décédé deux ans plus tôt. Elle est persuadé que ce roman est un best-seller en puissance et ne se trombe guère. Quelques mois plus tard, les ventes du livre de Pick dépassent toutes les espérances ! Oui, mais tout ceci n'est pas sans conséquences pour personne, et quelques sceptiques sur cette si romanesque histoire montent au créneau.

 

Tentation : Ben le nom de l'auteur pardi !

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : J'ignore sur quelle planète je vivais en avril 2016, mais je suis passée complètement à côté de la parution du dernier Foenkinos ! Heureusement, Facebook est là et les parutions poche sont un bon rappel. J'ai donc pu me rattraper et bien heureusement ! Car pour moi, c'est toujours un pur bonheur de me promener dans les romans et l'écriture de David Foenkinos.

Bien que très distrayante, cette lecture n'empêche pas de réfléchir sur la littérature, le pouvoir des livres sur nous autres lecteurs, sur le chemin de croix que vivent certains auteurs méconnus (ou avant d'être connus), sur la façon dont un certain marketing nous dirige tout droit vers certaines oeuvres précises, sur les conséquences de l'irruption soudaine d'une célébrité que vous n'avez pas demandé. Le mystère Henri Pick nous emmène aussi dans les coulisses du monde éditorial, (en l'occurrence ici chez Grasset), depuis le projet d'édition d'un manuscrit jusqu'à la célébration des 300 000 exemplaires vendus. David Foenkinos explique parfaitement les espoirs, les déceptions, voire les désespoirs des auteurs en herbe. Pire que ne pas être édité, il est un autre cauchemar : être publié mais ne pas être lu. Etre publier sans que personne ne s'en rende compte, sans que personne d'autre que votre entourage ne connaisse votre roman !

Et puis il y a l'histoire en elle-même, et ce fameux Mystère Henri Pick... Où David Foekinos nous mène par le bout du nez et nous fait croire ce dont il a envie. Ce mystère Henri Pick nous fait rencontrer une belle brochette de personnages bien différents : Il y a ceux qui cherchent la célébrité, ceux qui la fuient, ceux qui la créent,  ceux qui ne la refusent pas sans avoir aucune conscience des conséquences, ceux qui cherchent la vérité ou qui en inventent une, pour le pire comme pour le meilleur, ceux qui rêvent d'avoir du talent où qui passent à côté de leur talent parce que... Surprise !

En lisant Le mystère d'Henri Pick, je me suis demandé (c'est tout à fait une idée personnel) si avec ce roman, David Foenkinos ne rendait pas un hommage discret à Agatha Christie. Le titre déjà ! Il pourrait figurer dans la bibliographie de la reine du crime qu'il ne ferait pas tâche. Dans la première partie, dans leur façon de mener leur enquête sur Henri Pick, Delphine et Frédéric m'ont fait penser à Tommy et Tuppence Beresford. Puis, dans le journaliste obsédé par ses intuitions, je voyais une nouvelle version d'Hercule Poirot.

Tout cela écrit dans le style inimitable de David Foenkinos, qui joue avec les mots et leur contraire, qui n'a pas son pareil pour développer les évidences en mystères, et pour réduire les mystères en évidences, pour démontrer l'incongruité des personnages ou des situations, même si ceux-ci paraissent simplissimes au premier abord. Avec Foenkinos, cela donne un roman qui se boit comme du petit lait où l'on ajouterait un peu de sirop de fraise et de citrons : délicieux et acide à la fois. Mais, ce qui ressort avant tout, c'est le savoureux humour Foenkinos. Pas de gros gags, mais de la discrétion, de la finesse et de la légèreté, du subtil.

Et surtout, il y a les conséquences de ce phénomène littéraire Henri Pick, sur son entourage plus ou moins proche, sur la commune de Crozon, bref, tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par cette effervescence, de leur plein gré ou à leur insu... et qui retrouveront leur équilibre loin de ce remue-ménage... dans une certaine tranquillité ! La morale de l'histoire serait elle : pour vivre heureux, vivons simplement ? Vivons cachés ?

En tout cas, quelques heures cachée sous ma couette avec le Mystère Henri Pick, pour moi, ce ne fut que du plaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Février 2018

Film de Steven Spielberg

Avec Mery Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

 

Synopsis :  Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s'associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d'État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d'années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

 

 

Mon humble avis : Pour rappel, mes petites pattes de chat ne sont pas une note, mais une évaluation de mon plaisir de lecture, ou de spectatrice quand il s'agit de cinéma.

Pour Pentagon Papers, pas grand-chose à reprocher au film, réalisé tout de même par Spielberg et qui reconstitue parfaitement l'atmosphère, les décors (etc) des années 70, ce qui  amène une certaine austérité à l'ensemble. Austérité parce que nombre de scènes se déroulent dans la salle de rédaction du Washington Post, où les hippies de l'époque ne se bousculent pas.

Pentagon Papers traite d'un scandale méconnu du grand public (français en tout cas), qui eut lieu sous la présidence de Nixon et qui précéda de très peu le fameux Watergate.

Même si; comme pour les Heures Sombres, on devine la fin de l'histoire (en effet, le Washington Post existe toujours et talonne le Times en réputation), la pression et le suspens sont intenses. 

Le scandale porte sur la politique des Etats Unis par rapport au Vietnam sur presque deux décennies sous plusieurs présidents : manipulation tant du Vietnam que de l'opinion publique Américaine. Et sur cette guerre meurtrière, que le gouvernement sait ingagnable depuis belle lurette mais dans lequel il s'embourbe (envoyant des milliers de boys au carnage), juste pour garder la tête haute. C'est à peu près cela.

Le Times publie en premier un document classé secret défense et se retrouve interdit de publication. Le Washington Post tente de prendre le relais et une vitesse supérieure. Publiera, ne publiera pas ? Les menaces de la Maison Blanche sont énormes.

Pentagon Papers porte donc principalement sur la liberté de la presse, ses droits et ses devoirs, sur la mission des journaux et le boulot des journalistes. Bref, c'est un film engagé !

Mais aussi, sur la place d'une femme, place héritée, donc contestée, à la direction du Washington Post. Dans les années 70, les femmes sont forcément dédiées aux travaux ménagers ou aux salons de thé, et considérées comme inaptes à prendre une telle décision : to publish or not... Et assurer la pérennité (or not) d'un grand organisme de presse, même si, à l'époque, l'influence du Washington Post est plus régionale que nationale, et donc, logique, pas franchement internationale ! Et tout cela, sur fond de finances et d'entrée en bourse.

Sans surprise, Pentagon Papers est servi par des acteurs d'exception : qui irait contredire le talent de Meryl Streep et de Tom Hanks.

Maintenant, pour tout dire, le film n'est pas forcément évident à suivre et à saisir dans les détails. C'est un film très bavard. Peu ou pas d'action, ni temps morts ni contemplation etc, tout se déroule en dialogues assez longs, qui mêlent propos journalistiques, politiques, législatifs etc. Le tout, avec beaucoup de personnages secondaires, parfois nommés par leur prénom, puis leur nom de famille, ou encore leur diminutif. Donc pas facile de toujours savoir qui parle... et de qui. Surtout que j'ai vu ce film en V.O !

Néanmoins, Pentagon Papers reste un film intéressant, comme je l'ai dit, très bien joué, mais je pense que je l'oublierai vite. Bref, pas impératif !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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