Publié le 17 Mai 2016

 

Ma Loute : Affiche

Film de Bruno Dumont

Avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valéria Bruni Tedeschi

 

Synopsis : Eté 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L'improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy (mal)mènent l'enquête. Ils se retrouvent bien malgré eux, au cœur d'une étrange et dévorante histoire d'amour entre Ma Loute, fils ainé d'une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents.

 
 
Mon humble avis : Quel film inclassable ! Un OVNI cinématographique, rien qui ne ressemble à ce que j'ai pu voir au ciné ces 30 dernières années, "ou alors j'ai oublié" !
Comédie, oui ! Drame, oui ! Policier, oui ! Gore, oui ! Burlesque oui puissance cent !
Si j'ai voulu voir ce film impérativement, c'est parce qu'il a été tourné dans les paysages de ma jeunesse, dans les environs d'Ambleteuse, au pied des falaises du Blanc-Nez. Alors oui, on voit bien la silhouette du Fort d'Ambleteuse et le Triphonium de Wissant. Mais le film étant d'époque, il y a beaucoup de reconstitutions de paysages, et cela se voit. Volontaire ou pas ? Est-ce pour ajouter au côté kitch assumé du film ? Je l'ignore.
Dès les premières scènes, on devine qu'on plonge pour deux heures de burlesque décomplexé, au point que les traits des personnages sont poussés jusqu'au grotesque. Après, on aime ou on n'aime pas. Mais l'on rit beaucoup justement de ce grotesque surprenant et limite osé. Lucchini est parfaitement méconnaissable, tant physiquement que dans sa diction qui le rend en général reconnaissable à l'aveugle. Binoche est hystérique, et Valéria Bruni-Tedeschi tantôt lumineuse, tantôt "transparente" comme un fantôme. Les autres comédiens sont pour la plupart des non professionnels. Les deux flics ne sont pas sans rappeler Laurel et Hardi et les Dupont et Dupond.
Certaines scènes et nombre de dialogues sont succulents et méritent de rentrer dans les annales. Malgré l'aspect déluré et parfois décousu du film, on voit bien que Bruno Dumont se moque de la grande bourgeoisie du Nord et y dénonce les mariages industriels tout comme l'inceste et la consanguinité. Le sujet de la recherche de l'identité sexuelle est aussi bien présent dans le film.
Ma loute est donc un film vraiment surprenant, original, je dirais presque expérimental ! Dommage qu'il ne sorte pas grand-chose de l'histoire et que la fin patauge dans l'eau de boudin !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Mai 2016

Criminal - Un espion dans la tête : Affiche

Film d'Ariel Vromen

Avec Kevin Costner, Gary Oldman, Tommy Lee Jones

 

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Dans une ultime tentative pour contrecarrer un complot et une terrifiante catastrophe, les autorités décident d’implanter la mémoire et le savoir-faire d’un agent de la CIA décédé dans le corps d’un condamné à mort aussi imprévisible que dangereux. Il est l’unique chance – à haut risque – d’achever la mission… D’autant qu’en récupérant l’esprit de l’ancien agent, le condamné a aussi hérité de ses secrets…

 

 

Mon humble avis : Alors, alors ! J'ai globalement aimé ce film annoncé comme Science-Fiction et Thriller. Thriller, oui, sans aucun problème ! Pour ce qui est de la SF, rien vu ! Un peu d'anticipation mais si peu exploité, c'est dommage.

Attention, les scènes vraiment violentes sont assez nombreuses et m'ont amenée à me boucher les yeux et les oreilles !

On prend vraiment plaisir à retrouver une belle brochette d'acteurs qui font presque partie des "éléphants d'Hollywood". Mais encore une fois, dommage : la voix qui double Kevin Costner est soit monstrueuse, soit grotesque, à vous de choisir. Quoiqu'il en soit, cela altère la crédibilité du personnage de celui-ci. De même, les agents de la CIA apparaissent plutôt comme de grosses brutes "mono-neuronées". Même si je ne connais pas personnellement d'agent de la CIA (ou alors celui-ci est sous bonne couverture), je doute que cela soit très réaliste.

Moi, ce qui m'a paru dingue, c'est que la CIA pense à implanter la mémoire d'un défunt dans celle d'un psychopathe mais ne songe pas à lui intégrer une puce GPS par la même occasion. C'eut été plus facile pour le suivre ensuite ! Mais bon !

Il en reste que le scénario tient la route, que le rythme ne faiblit jamais, et qu'il est intéressant de voir naitre des sentiments chez un homme qui en a toujours été démuni. La B.O est bien présente et bien choisie, et ce, à bon escient.

Criminal est donc un thriller - espionnage sympa, divertissant et efficace, si l'on accepte un film imparfait ! La B.O est bien présente et à bon escient. Quant à la fin, et bien on va dire que c'est de l'autodérision hollywoodienne à prendre au second degré !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Mai 2016

Il s'en est passé des choses depuis mon dernier billet sur mes loulous !

Chronologiquement, nous avons fêté mon anniversaire, celui d'Aya (3 ans déjà !), Pâques, mon CDI et la guérison d'Aya. Bon guérison relative car obtenue grâce à des croquettes hypoallergéniques ! Donc plus de problèmes de sang au QQ quand elle va à la litière. Mais du coup, je ne sais pas à quoi elle est allergique ! Dans quelque temps, on fera l'enquête à l'envers pour trouver, mais pour l'instant, on se repose et on profite de cette guérison après 4 mois d'inquiètude.

Sinon, ben les beaux jours sont enfin là et les chats sont contents, on peut passer des jours entier la fenêtre ouverte (sécurisée bien sûr), donc c'est vraiment cool pour tenir le rôle de concierges de quartier !

Allez, place aux photos ! Et aux divers petits noms que je leur donne à chacun !

Mon Tsingy !

Mon Tsingy !

Mon Aya !

Mon Aya !

Mon p'tit loup !

Mon p'tit loup !

Ma choupinette !

Ma choupinette !

Mon petit bébé !

Mon petit bébé !

Mon grand bébé !

Mon grand bébé !

Mon Tsingy qui s'est fait tout beau pour mon anniversaire !

Mon Tsingy qui s'est fait tout beau pour mon anniversaire !

Mon Aya, toute belle pour mon anniversaire et qui "souffle" ses 3 bougies !

Mon Aya, toute belle pour mon anniversaire et qui "souffle" ses 3 bougies !

Mon petit coeur, capable de tenir des positions que nous, humains, serions bien incapable de tenir !

Mon petit coeur, capable de tenir des positions que nous, humains, serions bien incapable de tenir !

Ma toute belle !

Ma toute belle !

Mes loulous ensemble !

Mes loulous ensemble !

Mes chats-chats et leur Môman !

Mes chats-chats et leur Môman !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 6 Mai 2016

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Hello ! Alors, un petit vrac de mon actualité émotionnelle de moi dans moi, moi dans ma vie et moi dans le monde, pour le meilleur et pour le pire !

 

 

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Vous me direz, je ne suis pas obligée de les écouter, mais certains journalistes m'énervent au plus haut point. Mais comme j'aime me tenir au courant de l'actualité, il faut bien en passer par eux. Ras le bol, au JT de 20h00, cela fait 8 ans, depuis que nous sommes en crise économique, que tous les 3 jours, dès qu'il y a un frémissement de 0.01% quelque part dans l'économie, un "spécialiste" vient s'exprimer sur la question "est-ce la fin de la crise" ?. Et la réponse est toujours : "Il est bien trop tôt pour le dire" !

Lors des attentats de Bruxelles le mois dernier, une journaliste tend son micro à une jeune femme échevelée, tremblante et en pleurs, qui sort de la station de métro ciblée par les terroristes. Question de la journaliste : "Et vous, comment allez-vous" ?!!!!!!! 

 

 

girl making a funny face

Comme je ne suis plus au chômage, j'ai (presque) supprimé toutes les alertes mails d'offres d'emploi auxquelles j'étais inscrite depuis plus de 2 ans pour la plupart. Et bien le constat est terrible : sans ses alertes, ma boite mails est presque vide. Je ne reçois quasiment plus de mails !

 

 

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Il est une idée généralement admise qui ne fonctionne pas du tout avec moi.

Pour tout le monde, le travail est un formidable moyen de se sociabiliser. D'ailleurs, depuis que je retravaille, tout le monde me dit : "C'est bien, tu vas pouvoir rencontrer du monde".

Que nenni. Je considère que mon travail, même s'il me donne une place et un rôle dans la société, me désoscialise. Certes, j'ai des collègues : "bonjour, bonsoir, désolée que tu aies loupé ton permis" et papotages (sympas certes) du café/clope de fin de service. Mais ça s'arrête là. Parce que je suis crevée. Souffrant d'un handicap dont l'un des symptômes est la fatigabilité, je suis épuisée. Je travaille 3h, je dors 2h. Voilà le ratio. Alors je sors beaucoup moins, vais plus rarement promener les chiens à la SPA, vais à ma salle de sport la semaine des 4 jeudis. Les activités qui me sociabilisaient, je n'ai plus le temps ni l'énergie pour m'y consacrer. Je suis donc bien plus solitaire en travaillant qu'en étant au chômage. Pour l'instant, le travail désorganise ma vie et mon équilibre qui sont à reconstruire. Peut-être que l'idée travail = sociabilisation fonctionne avec des gens renfermés ou peu ouverts sur le monde, mais pas avec moi !

 

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Dans la série : "On a tous un ami trop collant !"

 

 

 

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 A y'est, ma période d'essai au boulot est terminée. Je suis donc officiellement en CDI !

Bon, même si ça se passe très bien au Mc Do et que je me sens toujours très bien sur mon lieu de travail, l'euphorie des débuts s'achève pour me faire entrer dans une certaine routine. Mais plus de boulot à chercher ! Plus d'entretiens à passer, plus de lettres de motivation hypocrites à écrire ! Savoir où l'on sera dans 6 mois ou dans un an et pouvoir refaire des projets à long terme ! Tiens, un petit long weekend à Vienne à la rentrée, pourquoi pas ?

Bon, comme dit plus haut, je suis épuisée. Donc à compter de ce mois, je travaillerai 3 heures de moins par semaine et sur 4 jours au lieu de 5, ce qui me permettra de me reposer en milieu de semaine. C'est l'avantage du Mc Do pour les étudiants, ou les personnes en situations de handicap, ou les personnes qui ont une vie en pleine mutation : le temps travaillé est modulable !

 

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Parce que j'espère que dans quelques mois, ce bouffon de Donald Trump ne rentrera dans l'Histoire qu'à titre de grosse rigolade :

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 4 Mai 2016

Afficher l'image d'origineBD - Editions Rue de Sèvres - 98 pages - 18 €

 

Parution le 20 avril 2016

 

Le sujet : C est l'histoire des meilleurs moments de l'amour : ils se rencontrent, se regardent, se parlent des nuits entières, s aiment sans cesse... il la peint, elle s amuse à être peinte...et après ?Véritable portrait d un couple contemporain, cet album traverse les questions éternelles de l'amour et les éternelles questions de son auteur : l'art, la religion, l'amitié...

 

 

Tentation : Ma curiosité

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis  : Oui, il existe encore des personnes qui n'ont jamais rien lu du prolifique et réputé Joan Sfar : moi. Du coup, ma curiosité m'a poussée vers sa dernière BD parue il y a quelques jours. Donc totale découverte pour moi d'un univers... qui hélas ne semble pas fait pour moi. Cette BD ne m'a pas plu, ne m'a pas touchée, ne m'a pas captée en fait. En premier lieu d'abord je pense parce que je suis insensible à ce genre de dessins, dessins plutôt "grossiers", irréguliers, biscornus, bref, "pas propres".

Cette histoire est surtout constituée d'une succession de saynètes qui m'a plutôt déroutée. Comme s'il manquait un fil conducteur pour m'accrocher. Certes, certains passages et sujet abordés sont intéressants (l'amour, le couple, l'art, la religion, l'amitié) mais le plus souvent de manière assez superficielle, pas assez creusée pour me donner envie de prendre part à ses réflexions et pour me marquer. Normalement, le sujet principal de cette BD est le cheminement de pensée d'un artiste, et bien cela ne m'a pas sauté aux yeux. En fait, ce que je reprocherais le plus à cet album, c'est de tout survoler, même si parfois, c'est le format BD et bulles qui empêche évidemment un plus ample développement.

Bref, le génie reconnu de Joann Sfar ne s'est pas manifesté ici pour moi. Il faudra sans doute que je lise autre chose de l'auteur pour que celui-ci (le génie), se révèle !

 

Je vous invite à lire la critique sans doute bien plus éclairée et complète que la mienne de Nelfe

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Mai 2016

Captain America: Civil War : Affiche

Film d'Anthony et Joe Russo

Avec Chris Evans, Robert Downey Jr, Scarlett Johansson

 

 

Synopsis : Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. 
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...

 

 

Mon humble avis : Oh, encore un Marvel génialissime, tip top extra ! Que du bonheur, pour qui est fan de cette enseigne évidemment !

Ce film aurait presque pu être titré Avengers, tant sont nombreux les avengers qui y participent. Mais les héros principaux sont tout de même Captain America et Iron Man, même si celui-ci dans cet opus, d'approche presque de l'anti-héros aux yeux du spectateur. Et ça change !

D'ailleurs, ce qui est génial dans cette histoire, c'est que Marvel nous surprend et se renouvelle encore. Quelle bonne idée que de se faire affronter les Avengers entre eux ! Et d'y intégrer de nouvelles recrues avec Aunt Man, Black Panther et Spider Man. Même si les fans reprocheront la jeunesse du Spider Man et de sa fameuse tante May. Pourquoi n'ont-ils pas embaucher l'acteur récurrent de la franchise Spider Man ? Bonne question, à laquelle je n'ai pas de réponse.

Comme d'habitude, humour et autodérision sont toujours présents. Mais cette fois-ci, les sujets de fond du film sont plus profonds, plus présent. Civil War s'attache plus à l'aspect humain de ces demi-dieux de super-héros. Il est aussi énormément question de l'indépendance et/ou de l'encadrement de la justice et des dérives que cela apporte.

Et surtout, la base de l'intrigue repose sur les dégâts collatéraux des précédentes actions des Avengers et des conséquences individuelles sur les victimes. Avec l'éternel débat : que faire ? Sacrifier 10 vies pour en sauver 1000 ou pas ? Car la victime se fout bien des potentielles mille autres victimes.

Le tout est bien évidemment servi par de spectaculaires effets spéciaux et des scènes de bagarres magistralement chorégraphiées !

Du pur bonheur pour moi en tout cas, vivement le prochain - prévu pour 2018- (oui oui, comme d'hab avec les Marvel, restez pour le générique de fin, car il y a une surprise dedans, enfin, un indice pour la suite !)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Avril 2016

Afficher l'image d'origineThriller - Editions Ombres Noires - 351 pages - 21 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire !

 

L'histoire :...Ou plutôt, les ingrédients ! Une femme alcoolique, suicidaire et sous protection du FBI en Orégon. Une famille déjantée sur la côte Est. Une sortie de prison et une envie de vengeance. Deux enfants abandonnés il y a 20 ans de cela, depuis un meutre de flic. Une église de moins en moins catholique. Et, au beau milieu, un amérindien. C'est avec tout cela que Jax Miller a composé un thriller génial.

 

Tentation : AGFE

Fournisseur : AGFE, merci pour le kdo !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Si j'ai mis du temps à lire ce bouquin, c'est parce que je suis crevée par mon boulot, que je dors ou choisis la facilité de la petite lucarne le soir. Sinon, une fois les premiers chapitres passés, "Les Infâmes" ont tout pour vous embarquer dans une sacrée histoire qui vous met hors d'haleine, et aussi hors de vous !

Oui car ce roman commence par un prologue, que l'on imagine bien comme une fin. Puis des chapitres précédés de la mention 2 semaines plus tôt, 3 jours plus tôt, aujourd'hui, 2 jours plus tôt. Bref, pas d'ordre chronologique, donc difficile de se repérer. Mais l'on réalise bien vite que ce n'est pas si important, et puis ça ne dure pas non plus. Ensuite, tout s'enchaine en 3 parties, composées de courts chapitres.

Ce thriller ce déroule dans une certaine Amérique dans toute sa splendeur : entre les bars de bickers où les conflits se règlent à coups de tessons de bouteilles, une fratrie qui se partage 4 neurones et 3 tonnes d'amertumes et de violence, des fous de Dieu qui embobinent.

Et parmi tout cela, 2 intrigues pour le lecteur. Que s'est-il passé il y a 20 ans, que va-t-il se passer dans un futur proche ? Les réponses à la première question sont disséminées au fil des pages, celles de la deuxième arrivent en presque toute fin.

Quoiqu'il en soit, le doute envers Freedom, le personnage principale, s'incruste sacrément puisque l'auteure prend plaisir à manipuler ses lecteurs. Coupable, innocente, entre les 2 ? Et pourquoi cette protection du FBI ? Cette Freedom, même si dans les premiers temps on voudrait soit lui foutre des claques, soit lui balancer un seau d'eau glacée au visage, on s'y attache sacrément en la découvrant au fur et à mesure de notre lecture. Je dirai même que c'est un personnage marquant, qui je pense me restera longtemps en mémoire.

Quand Freedom apprend que sa fille, abandonnée 20 ans plus tôt après 2mn et 17 secondes de "vie commune", elle entre dans une rage et une détermination folle qui lui feront traverser l'Amérique, faire face à ses ennemis, renoncer à sa protection.  Elle nous emmène avec elle, pour le meilleur et pour le pire, dans une aventure incroyable et saisissante, qui font de bouquin un très très bon premier roman !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 19 Avril 2016

 

Demolition : Affiche

Film de Jean-Marc Vallée

Avec Jacke Gyllenhaal, Naomi Watts, Chris Cooper

 

Synopsis : Davis Mitchell, un jeune investisseur aussi riche que brillant, tente de comprendre le manque d'émotions que suscite la mort de sa femme après un accident de la route. Dans sa quête de réponses, il rencontre Karen Moreno, une mère célibataire, et devient étrangement fasciné par la destruction

 

 

Mon humble avis : Demolition est un film sur le deuil qui, étonnement, n'est pas deprimant, en tout cas pas au premier degré, puisque le veuf lui même n'est pas déprimé. Davis ne semble pas atteint par la mort brutale de son épouse. Il va s'en étonner, se questionner. Son mariage était il solide ? Aimait il sa femme pour paraître si peu la regretter ? Alors, Davis va quelque part faire l'autopsie de son couple, de sa vie. Quand quelque chose ne fonctionne pas, il faut tout détruire pour mieux reconstruire. Voici la maxime du film. Davis détruit donc son couple et tout ce qui a construit sa vie et figuré sa réussite. Détruire : au sens figuré comme au sens propre... Ce qui donne certaines scènes de démolition qui ont dû être ultra jouissives à jouer pour Gyllenhaal. En tout cas, moi, ça m'amuserait bien de pouvoir me déchainer ainsi !

Bien entendu, le spectateur n'est pas dupe de l'apparente insensibilité de Davis face au décès de sa femme. Forcément, le spectateur est extérieur à la situation et profite des quelques indices donnés par le réalisateur.

L'impassibilité inaccoutumée de Davis donne évidemment lieu à des scènes assez drôles et décalées, ce qui allège le sujet et fait que ce drame n'est pas plombant non plus.

Et puis, vient la rencontre avec Karen et son fils, qui participera à la reconstruction ou à la construction de chacun des protagonistes en empruntant le chemin de la destruction. Ces relations sont belles, touchantes, lumineuses, vraies.

Avec Demolition, vous avez un film original sur un sujet qui pourrait être banal et rebattu au premier abord, mais qui ne l'est pas. Original aussi dans sa mise en scène et somptueuse dans son interprétation. A voir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Avril 2016

Tout pour être heureux : Affiche

Film de Cyril Gelblat

Avec Manu Payet, Audrey Lamy, Laure Atika

 

Synopsis : Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

 

 

Mon humble avis : "Tout pour être heureux" parle de ces bonheurs que l'on a au creux des mains sans s'en apercevoir et que l'on gâche, évidemment. Ici, c'est la vie de famille, les enfants, la paternité.

Pour évoquer cela, Cyril Gelblat met en scène un adulescent presque quadragénaire. Adulescent, car irresponsable, qui vit comme un gamin en donnant la priorité à ses potes et à sa poursuite d'un hypothétique succès dans son job de producteur musical. Sauf qu'à la maison, il a femme et enfants. Femme qui ne supporte plus l'irresponsabilité de son délitant de mari. Comme je la comprends. Le personnage incarné (certes à la perfection mais tout de même) par Manu Payet, on a franchement envie de lui donner des coups de pieds aux fesses : insupportable ! Heureusement, il va se réveiller et s'éveiller à la présence imposée de ses enfants pendant deux semaines et là, on commence à l'apprécier cet Antoine, qui nous offre de belles émotions et de superbes scènes d'échanges filiaux, pimentées par des réflexions et questions enfantines délicieuses.  D'ailleurs, les deux gamines (dont l'une est jouée par la fille du réalisateur) sont des rayons de soleil. L'évolution de la relation entre ce père qui se révèle et ses filles qui le découvrent est vraiment touchante, comme l'est aussi celle entre Antoine et sa soeur (Aure Atika). J'ai beaucoup apprécié aussi cette relation fraternelle.

Ce film n'est pas une grosse comédie, mais une observation sociétal sur ces adultes qui oublient de grandir. Rien n'est caricaturé, ni manichéen, depuis le début jusqu'au dénouement qui ne cède pas à a facilité.

Autre atout du film à ne point bouder, de superbes scènes d'enregistrements musicaux en studio et la découverte, pour moi, d'une chanteuse géniale, talentueuse et touchante : Joe Bel, qui joue pour la première fois au cinéma. Donc inutile de préciser que la bande originale est très présente tout au long du film, et très pénétrante ! Un pur bonheur musical !

Je ne pense pas que ce film me marquera à long terme mais quoiqu'il en soit, il permet de passer un agréable moment dans un fauteuil en velours !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Avril 2016

Afficher l'image d'origineEssai /autobio - Editions Albin Michel - 240 pages - 18 €

 

Parution le 27 janvier 2016

 

4ème de couv : « Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »
 

 

Tentation : Auteur et sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Comment allier cauchemar et féérie ? Je pense qu'il faut être Mathias Malzieu pour y parvenir !

Ce livre est le récit, le témoignage d'une renaissance ! Ah, pas d'une dépression profonde comme sait nous en abreuver la littérature ! Non, une véritable résurrection médicale, corporelle, depuis les quelques jours précédents le diagnostic qui aurait dû être fatal jusqu'à l'annonce d'une inversion des courbes des analyses et donc la promesse d'une guérison approchante !

Il y a deux ans et demi, Mathias Malzieu (alias aussi le chanteur du groupe Dionysos), apprend que sa moelle osseuse ne fonctionne plus. Il lui manque l'essentiel pour vivre : des globules blancs, rouges etc. Plus de système immunitaire non plus, il est à la merci du moindre microbe. Il devient donc un vampire, à savoir que plusieurs transfusions hebdomadaires lui sont nécessaires pour survive, dans l'attente d'un traitement de cheval éventuel et d'une greffe de moelle hypothétique. Le vampire hebdomadaire deviendra vampire en pyjama lors de séjours en chambre stérile où les équipes médicales et la science vont complètement rebooter son corps, pour le faire repartir à zéro. 

C'est cette chevauchée médicale et humaine au coeur de l'enfer que Mathias Malzieu raconte ici. D'ailleurs, ce livre, il l'a principalement écrit en chambre stérile. Ce qui sauvera notre héros, de toute façon, c'est l'imagination, la créativité, la musique, la création et un moral d'acier ! Bien sûr, on sent parfois le découragement du héro ou sa peur que sa vie s'arrête là, mais dans ces pages, pas une ligne de pathos et de misérabilisme. De l'humour, de l'amour, de la passion, de la joie de vivre, de l'envie de vivre, de l'émotion, de l'auto-dérision, de la compassion, de la reconnaissance, du courage, ça oui, à chaque page !

On retrouve l'univers doux, féérique, poétique à souhait de l'auteur, mêlé à des explications médicales métaphoriques on ne peut plus limpides. Donc sans avoir fait médecine, on comprend parfaitement ce qui lui arrive, ce qu'il subit comme soins etc... Pour la poésie par exemple, les infirmières deviennent des nymfirmières, Malzieu devient le capitaine d'un chalutier, la mort qui le poursuit est présenté sous la forme de Dame Oclès (car épée de Damoclès...)

Pourquoi pas 5 pattes de chat ? Juste parce que j'ai trouvé quelques passages  ou propos redondants, mais c'est sans doute aussi la maladie qui veut cela.

Dans le livre résonne aussi un vibrant hommage au personnel médical, tant pour ses prouesses, que son soutien psychologique. Et là, je me dis que Malzieu a eu de la chance car de toutes mes épreuves médicales "récentes" en CHU, je ne garde pas un tel souvenir. J'ai vraiment senti le soutien de toute une équipe uniquement lorsque j'ai été hospitalisée à 18 ans pour une énorme phlébite de toute la jambe droite. Mais j'étais alors, dans cet hôpital, la nièce du grand professeur DC et ma jeunesse avait fait de moi la mascotte du service.

Lisez ce livre, c'est une ôde à la vie, au courage, à la créativité, à l'espoir, servi par une plume unique, à l'image de son auteur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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