Publié le 24 Décembre 2015

 

Le Goût des merveilles : Affiche

Film d'Eric Besnard

Avec Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, Lucie Fagedet, Laurent Bateau et Hervé Pierre

 

Synopsis : Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

 

 

 

LE GOUT DES MERVEILLES, film d'Eric BESNARD

 

Mon humble avis : Voici un film qui fait autant de bien au coeur qu'aux yeux. Un film "doudou" aux images superbes, lumineuses, comme le sont les comédiens, Virginie Efira en tête, comme d'habitude ! J'adore cette actrice, belle naturellement, pas sophistiquée, et avec de vraies formes féminines. Et par-dessus le marché, très bonne comédienne ! A noter aussi, la présence de Lucie Fagedet, l'adolescente qui joue Laetita dans "Parents mode d'emploi", mon rendez vous adoré post JT France 2.

Cette comédie romantique est plus romantique que réelle comédie. On ne rit pas forcément beaucoup, mais on s'émerveille et on a un sourire béat presque tout au long du film. "Presque" parce que les personnages traversent tout de même des moments difficiles. Mais humour et situations cocasses (souvent liées au syndrome d'Asperger) sont bien présents. Présence délicate et non poussive bien appréciée.

Le réalisateur n'a pas cherché à tirer les larmes du spectateur, pas de mièvrerie ni de pathos, malgré le sujet sensible de l'autisme Asperger, maladie ô combien difficile à appréhender tant pour les diagnostiqués que pour leur entourage. Une de mes amies, qui connait très bien le syndrome d'Asperger, a visionné la bande annonce et m'a dit qu'il y avait pas mal de clichés. Mais bon, je suppose que les clichés sont parfois nécessaire pour atteindre un public qui pour la plupart, méconnaît l'autisme d'Asperger.

Bien entendu, le sujet principal du film est l'acceptation des différences, et la possibilité de vivre ensemble si chacun fait un pas vers l'autre. Le tout est filmé avec beaucoup de grâce, de jolie sensualité, de la luminosité, de la contemplation, de la poésie. Et comment ne pas bouder notre plaisir devant ces magnifiques paysages de la Drôme Provençale. En fait, ce goût des merveilles est une formidable bouffée d'oxygène, sans effet spéciaux, en pleine nature ! Et moi, je préfère ça au côté obscure de la force !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Décembre 2015

Afficher l'image d'origineBD - Editions Delcourt - 256 pages - 18.95 €

 

 

Parution en octobre 2014

 

L'histoire : Dans la vie d'un couple, la naissance d'un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d'une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s'écroule. De la colère au rejet, de l'acceptation à l'amour, l'auteur raconte cette découverte de la différence.

 

 

 

Tentation : Médias & blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

LA DERNIERE NUIT DU RAÏS, de Yasmina KHADRA

 

Mon humble avis : Ce roman graphique est loin d'être anodin puisqu'il s'agit du témoignage autobiographique de l'auteur. Un témoignage sans fard, sans tabous, cruel parfois, tendre souvent, magnifique en entier !

C'est très émouvant à lire car forcément, on ne peut s'empêcher de se poser la question : "Et si c'est à moi que "cela" arrivait, quelle serait ma réaction". Les parents concernés par la trisomie 21 d'un de leur enfant trouveront ici sans doute un écho (rassurant ou encourageant) à leur histoire personnelle.

Ce qui marque avant tout dans ce récit, c'est la sincérité. Car vraiment, Fabien Toulmé n'élude rien de son parcours, le labyrinthe administratif et hospitalier, ni les réflexions et pensées intimes qui pourraient paraître révoltantes, ni l'angoisse du futur.

Car lorsque la trisomie de sa seconde fille Julia est diagnostiquée, pour Fabien Toulmé, c'est la fin du monde. Il n'arrive pas à considérer le nourrisson comme son enfant. Ce sera le rejet total. Il lui faudra des semaines pour parvenir à la prendre dans les bras, des mois pour s'occuper d'elle.

Et puis, petit à petit, l'instinct paternel et maternel se révèle au détour d'un geste, d'une peur, d'un regard. Et Fabien Toulmé finit par tomber en amour pour sa petite fille différente, qui est un "enfant bisous", c'est ainsi que les trisomiques sont affectueusement nommés, eu égard à l'immense amour qu'ils donnent !

On s'attache beaucoup à cette petite famille finalement ordinaire, (même si Maman est brésilienne), et on guette autant les progrès de l'enfant que ceux des parents. Et l'on se dit : "J'aimerai que Toulmé publie une suite, car lorsque ce volume s'achève, nous abandonnons Julia à ses deux ans, et voudrais la suivre encore dans la découverte de la vie et d'elle-même.

Au niveau graphique, rien d'exceptionnel, les dessins simples et les bulles sont très clairs et parlants, ils vont droit au but. J'ai juste détesté la façon dont Toulmé dessine certains nez, mais c'est du détail !

A noter, Fabien Toulmé mêle habilement humour et amour, pour délivrer une oeuvre résolument optimiste, une oeuvre qui fait du bien, une oeuvre à lire absolument (que l'on soit directement concerné ou pas du tout) !

Ce n'est pas toi que j'attendais, mais je suis tout de même content que tu sois venue

Fabien Toulmé

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 19 Décembre 2015

Roman - Editions Julliard - 207 pages - 18 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Yasmina Khadra se glisse dans la peau et l'esprit du Raïs, plus connu sous le Mouammar Khadafi, lors des heures précédent sa fuite et son arrestation par les rebelles libyens. Le pays est à feu et à sang et Khadafi ne règne plus que sur une poignée d'hommes dévoués à sa cause. 

 

Tentation : Le sujet et puis Khadra, valeur sûre

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

LA DERNIERE NUIT DU RAÏS, de Yasmina KHADRA

 

Mon humble avis : Quel roman original ! Quelle idée audacieuse !

Yasmina Khadra prête ici sa plume à feu Khadafi et lui laisse ainsi "main blanche" pour s'exprimer lors d'un monologue ponctué de dialogues. Les dialogues sont entre le Raïs lui -même et sa garde rapprochée, ainsi qu'avec son "petit" personnel réduite au strict minimum.

Bien sûr, personne ne peut savoir avec exactitude les pensées qui furent celles de Khadafi dans les heures qui précédèrent son arrestation et sa mort. Il ne s'agit pas ici d'une autobiographie d'après une interview, mais d'un roman sur fond de vérités et de contexte historiques.

En se glissant dans la peau de Khadafi, Yasmina Khadra redonne vie à l'ancien président Libyen : vie charnelle et vie cérébrale, spirituelle. Khadafi se raconte donc, depuis son enfance de bédouin bâtard en plein désert, jusqu'au 20 octobre 2011, en passant par ses études militaires, son échec amoureux, sa prise de pouvoir par coup d'Etat en 1969, son addiction à l'héroïne. Il médite aussi, prie, regarde le passé avec mélancolie. 

Mais surtout, Khadra montre avant tout ce qui se passe dans la tête d'un tyran. Les propos que Khadra fait tenir à Khadafi décrivent parfaitement l'égoïsme, la mégalomanie, la folie, le narcissisme exacerbé de ces hommes qu'en Occident on appelle "Dictateurs" et qui se prennent eux même pour des sauveurs, des guides, des demi-dieux, voire des dieux. Jamais dans ces pages Khadafi ne se dit tyrannique, puisqu'il n'a causé la mort que de ces dissidents...

Mais derrière le monstre, il y a l'Homme. Khadra ne passe pas outre, et c'est là où ce roman est parfois troublant. Et oui, lors de certains passages, on en viendrait presque à éprouver une certaine empathie pour ce régnant déchu. Pour le détester quelques lignes plus tard, lors que le tyran refait surface. En effet, Khadafi était un homme capricieux et surtout, très colérique. Provoquer sa colère méritait la pendaison ou l'exécution sommaire le plus souvent. En tant que lecteur, on est abasourdi par la dévotion de l'Etat-major et des serviteurs envers Khadafi. On se demande bien sûr comment celle-ci peut-elle être ! Pour certains personnages, on devine surtout de la peur, mais pour d'autres, le doute reste permis. Sauf que, depuis notre confort politique occidental, n'oublions pas que ces hommes-là n'avaient peut-être pas le choix, s'ils voulaient rester vivant et protéger leurs familles.

Je me suis parfois un peu perdue au milieu des prénoms de la garde rapprochée du Raïs, mais cela n'a point diminué ma fascination pour ce roman. Inutile de préciser que le style est plus qu'agréable et que ce texte foisonne de jolies citations.

La dernière nuit du Raïs, c'est un regard sur la Libye d'hier, d'avant-hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain. C'est aussi le portrait d'un homme qui ici porte un nom et un prénom, mais un portrait universel de ces despotes qui parsèment tant l'Histoire et notre monde actuel.

 

J'avais la foi et je n'ai plus d'idéal Monsieur. J'ai renoncé à la première pour ne pas avoir à la partager avec des hypocrites et j'ai renoncé au second parce que je n'ai trouvé personne avec qui le partager

"La dernière nuit du Raïs", Yasmina Khadra

On peut toujours prêcher dans le désert Monsieur, mais on ne sème pas dans le sable".

"La dernière nuit du Raïs" (Yasmina Khadra)

logo challenge rentree litteraire 2015

10/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Décembre 2015

La Vie en sourdine, de David Lodge, lu par Daniel NicodèmeRoman - Editions Audiolib - 11h30 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en audiolib en 2009

 

L'histoire : Desmond est un universitaire réputé, spécialiste de la linguistique, à la retraite. Il s'ennuie d'autant plus qu'il souffre de gros problèmes d'ouïe qui l'isolent de plus en plus. Il s'occupe de son père, un Londonnien acariâtre qui s'enfonce inconsciemment dans la sénilité, à moins que ce ne soit Alzeimer. Lors d'un vernissage, il fait la connaissance d'une étudiante américaine qui lui demande de l'aider à rédiger sa thèse. Desmond accepte, sauf qu'il n'a pas entendu un traitre mot de la question. Il n'est donc pas au bout de sa peine, ni des surprises.

 

 

tentation : Le pitch et Sylire

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Cette lecture /écoute ne m'a pas procuré grand plaisir ni frisson, même si je reconnais qu'elle est loin d'être dénuée d'intérêt et de qualité. Disons que je m'attendais à un livre drôle, hors je n'ai pas ri malgré quelques situations cocasses. En fait, les sujets sont plutôt tragiques, même si David Lodge traite ceux-ci avec une certaine légèreté, un humour assez  british et une autodérision bienvenue.

Il faut savoir que ce roman est hautement autobiographique, c'est d'ailleurs ce qui l'a rendu tout de même intéressant à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles. Car La vie en sourdine est un sacré témoignage sur le quotidien des personnes en déficience auditive, sur les obstacles qu'elles rencontrent dans la vie courante et relationnelle. Sans oublier les déboires liés aux prothèses auditives. En ce sens, ce roman est un formidable outil de sensibilisation sur la surdité.

Ensuite, il est aussi sujet de la fin de vie et de l'accompagnement du malade, à savoir ici dans le lien Père/fils. Le ton, jusqu'alors mélancolique joyeux, devient plus sombre et le texte très touchant, mais dur en même temps. Je n'y étais pas préparée, ce n'est pas ce que j'attendais de cette "vie en sourdine".

David Lodge se penche également sur les joies et les peines des familles recomposées, avec ici des enfants déjà adultes, puisque Desmond est grand-père. Est évoqué aussi la différence d'âge dans un couple, surtout qu'ici, elle donne lieu à des rythmes de vie bien différents : Desmond est à la retraite alors que sa femme est encore bien active dans sa boutique de décoration.

La vie en sourdine est très joliment écrit, d'un style très soigné (normal sans doute quand le narrateur est spécialiste en linguistique. Les détails sont foisonnants, sans doute trop pour moi. J'ai trouvé ce récit trop linéaire, trop contemplatif pour le lecteur. Disons qu'il manque un peu d'éclat dans cette histoire qui s'est, au fil du temps, transformée pour moi en litanie... qui me suis "trompée de lecture pour ce moment là".

 

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l'avis de Sylire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Décembre 2015

Un + une : Affiche

Film de Claude Lelouch

Avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert

 

 

Synopis : Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

 

 

Mon humble avis : Mes 3 compagnons de séances ont été moins convaincus que moi par ce film.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé. Je me suis sentie bercée, caressée et émue par cette histoire. Point question de larmes ni de gorge serrée, mais j'étais comme en flottaison. Les personnages, leurs échanges, leurs regards silencieux m'ont touchée. L'un apporte à l'autre ce qu'il désirait sans le vouloir, l'autre ce qu'il n'imaginait même pas !

Il faut dire qu'Elsa Zylberstein est ici tout simplement époustouflante et lumineuse. Merveilleuse est l'adjectif qui lui convient le mieux dans ce film.

Jean Dujardin est fidèle à lui-même, et campe bien son personnage de gars charmeur à priori superficiel qui collectionne les conquêtes.

Le sujet du film est récurrent pour Lelouch. Un homme, une femme et des variantes. Je ne suis pas experte en Leloucherie, alors je ne pourrai vous dire si c'est un bon Lelouch, son meilleur, son moins bon. Je sais juste que j'ai aimé. Bien sûr, on retrouve la patte du réalisateur, avec des flash-back, des rêves filmés...

Un + une est aussi une fabuleuse invitation au voyage, dans l'un des pays à la spiritualité la plus développée, la plus mythique et mystique : L'Inde. Le pays, l'Inde, les Indiens sont magistralement filmés par Lelouch. Toutes ces couleurs chatoyantes, ces reflets de soleil, les lumières, l'eau du Gange, c'est simplement magnifique et apaisant. Je pense que l'histoire m'aurait sans doute moins séduite si elle avait été filmée à Angoulême (je n'ai rien contre Angoulème, d'ailleurs, je ne connais pas, mais c'est le premier lieu qui me soit venu à l'esprit).

Un + une, c'est un film sur la tolérance de la spiritualité ou la non spiritualité des uns et des autres... Tout en gardant en tête que l'habit (donc l'apparence, mais aussi le comportement) de fait pas le moine, et qu'il suffit parfois d'une rencontre pour se questionner autrement... et ainsi, changer de regard, voire ouvrir les yeux... et l'esprit.

Le film ne prend pas forcément la tournure que l'on pourrait imaginer et j'ai aimé cet aspect "bout de chemin ensemble". Et une scène importante à mes yeux, très touchante sur la fin : quand Dujardin rentre d'un voyage à New York, qui l'attend à l'aéroport avec les clés de la voiture ?.... 

J'ignore si Un + une est un grand film, en tout cas, il est très réussi artistiquement parlant. C'est un très joli film, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Décembre 2015

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Flammarion - 190 pages - 16 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Arnaud et Claire, Virginie et Vincent, forment deux couples apparement tranquilles et sans histoire. Avec leurs enfants, chacun des couples louent un appartement dans une résidence de vacances dans le sud et se retrouvent ainsi voisins. Il semble que les uns envient les autres et pourtant, cette pause estivale va faire jaillir les non-dits, les envies, les rêves inassouvis, les obsessions, les rancoeurs. Vacances excursions ou renversement des pôles ?

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : AGFE, merci pour le cadeau !

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le renversement des pôles est le premier roman de Nathalie Côte, et une lecture que j'ai bien appréciée. C'est aussi un phénomène au cours duquel le champ magnétique de la Terre s'inverse. Certains affirment qu'il faudrait au moins des centaines d'années pour que le Nord bascule au Sud, d'autres pensent que ce changement pourrait intervenir le temps d'une vie humaine. Si ensuite le pôle revient à sa position initiale, on parlera alors d'excursion, sinon on parle alors d'inversion.

Nathalie Côte a donc pris ce phénomène comme canevas de son roman. C'est judicieux et original comme métaphore. Car pendant ces vacances, les deux couples vont être secoués après une année tranquille, où tout est subi faute de temps pour ouvrir les yeux et se rebeller contre tout ce qui sape et lasse : l'usure du couple, la routine, les secrets ou vices personnels, l'envie de plus ou le désire de moins ou de plus du tout, l'aigreur devant "la petite vie" que l'on mène alors qu'on la rêvait extraordinaire.

Tels des volcans éteints, ces deux couples vont entrer en éruption, pour le meilleur et pour le pire. Et ce que j'ai apprécié, ce que Nathalie Côte ne s'est pas laissée aller à la simplicité. Il ne se passe pas ce que l'on pense qu'il pourrait se passer, le déroulement de l'histoire est bien plus subtil que cela.

Les Bourdon et les Laforêt sont des stéréotypes de la classe moyenne et ce roman peut-être pris pour une chronique de couples en déroute. Ils ont chacun leurs chapitres alternés et parfois, ils se croisent sur quelques lignes.

L'écriture est agréable et le livre dense de sujets divers et variés (en dehors du thème principal) : le consumérisme consolant, le monde du travail dévorant, les pièges de certains réseaux sociaux, l'enthousiasme débordant devant la nouveauté sans se rendre compte que celle-ci peut être un mirage ou un feu de paille qui brûle tout, et pas que la paille.

Pour le lecteur, la question sera la suivante : pour les personnages, sommes-nous dans l'excursion ou l'inversion ? Réponse en dernières pages, sommes toutes pas très surprenante mais tellement logique avec le caractère humain.

Un bon premier roman et une romancière prometteuse !

 

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9/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Décembre 2015

Allez, une dimanche félin, rien de tel pour oublier la brutalité de notre monde !

Aya et Tsingy se portent à merveille. Leur complicité est toujours source de bonheur pour moi et souvent, de bons éclats de rire !

Courant octobre, nous avons accueilli, en tant que famille d'accueil, une jolie minette blanche nommée Elsa. Hélas, cela ne s'est pas très bien passé entre les félins, Elsa n'étant pas "OK chats" comme on dit dans notre jargon. Belliqueuse et maladroite avec mes chats, cela a provoqué de sacrées bagarres qui se sont terminées par un gros abcès à l'oreille pour Elsa (j'ai donc du "jouer" l'infirmière), et une petite cicatrice sur le bout du nez de Tsingy. Au bout de 2 semaines, nous avons trouvé une autre famille d'accueil (sans chat) pour Elsa, qui d'ailleurs a été adoptée hier !!! Tout est bien qui finit bien pour Elsa !

Sinon avec Tsingy, nous avons fêté courant novembre son premier anniversaire d'adoption. Cela fait donc un an que mon petit loup est arrivé à la maison ! Inutile de dire qu'il a bien grandi, mais il garde une silhouette athlétique. 

Comme l'hiver est presque là, les températures baissent... Donc souvent, la nuit, je me retrouve un peu coincée dans mon lit avec un chat à gauche (Tsingy) et un chat à droite (Aya). Et oui, toujours à la même place.

J'ai renoncé à mes fonctions trop prenantes auprès de Félin Possible, pour qui je rends encore de menus services et pour qui encore je refairai famille d'accueil chaton au printemps prochain.

Pour compenser, je suis dorénavant bénévole à la SPA de Chateaubourg (20 km de Rennes). J'essaie d'y aller un aprem par semaine. J'y promène des chiens et passe beaucoup de temps dans les chatterie à caresser, brosser les chats, et à jouer avec eux. Je suis récompensée par de sacrées séances de ronrons, car ces chats sont diablement en manque d'affection (la plupart arrive à la SPA après une longue errance et un passage par la fourrière). Ce sont tous des chats abandonnés et non sauvages, car tous assez proches de l'humain.

Enfin, en ce jour du 6 décembre, Aya et Tsingy souhaitent un joyeux anniversaire à leur Mamie !

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Photos maintenant !

Aya qui a été ravie de pouvoir rentrer dans le congélateur lors de son grand nettoyage !

Aya qui a été ravie de pouvoir rentrer dans le congélateur lors de son grand nettoyage !

Les beaux yeux de Tsingy et Tsingy avec la pomme en "splash colors"

Les beaux yeux de Tsingy et Tsingy avec la pomme en "splash colors"

Aya qui a déjà reçu son cadeau de Noël, un superbe coussin fait sur mesure (pour son étagère préférée) par Mamie !

Aya qui a déjà reçu son cadeau de Noël, un superbe coussin fait sur mesure (pour son étagère préférée) par Mamie !

Tsingy et les cartons, toute une histoire !

Tsingy et les cartons, toute une histoire !

Mes deux top models !

Mes deux top models !

Pour Aya et Tsingy, plus c'est haut, mieux c'est. Et puis la tendresse, c'est bien aussi !

Pour Aya et Tsingy, plus c'est haut, mieux c'est. Et puis la tendresse, c'est bien aussi !

Aya ou la classe incarnée !

Aya ou la classe incarnée !

Tsingy sous toutes ses coutures !

Tsingy sous toutes ses coutures !

Pour Aya, le top du plaisir, c'est d'avoir un carton à déchiqueter (donc coup de balais récurrent à la maison)

Pour Aya, le top du plaisir, c'est d'avoir un carton à déchiqueter (donc coup de balais récurrent à la maison)

Tsingy est un bon modèle pour le Noir et Blanc !

Tsingy est un bon modèle pour le Noir et Blanc !

UN DIMANCHE FELIN !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 4 Décembre 2015

21 nuits avec Pattie : Affiche

Film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Avec Isabelle Carré, Karine Viard, André Dussolier

 

Synopsis Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparait mystérieusement.

 

 

21 NUITS AVEC PATTIE, film des frères LARRIEU

 

Mon humble avis : La presse a plutôt tendance à encenser ce film et là, j'avoue que cela m'étonne, à moins que le message du film, si tant est qu'il y en ait un, me soit passé complètement au dessus de la tête.

Le pitch me laissait croire à une comédie désopilante. Et bien à mes yeux, ce film n'a rien d'une comédie et est surtout désolant. Certes, à la fin, on rit avec nos compagnons de séances, mais ce sont des rires nerveux, de lassitude, de ce n'est pas possible, vivement que cela se termine.

En fait, le seul aspect plaisant du film, c'est le lieu de tournage, avec cette superbe maison isolée au fond d'une vallée, où l'on se verrait bien passer quelques jours de repos total, loin de tout, et surtout, de tout réseau, à bouquiner, se baigner dans les rivières...

A part cela, l'atmosphère du film devient de plus en plus malsaine, les dialogues, (ou plutôt les monologues de Karine Viard) plus que redondants, sont d'une vulgarité rarement atteinte, même répugnante. Et le pire, c'est qu'ils ne font rire personne.

Quant à l'histoire du cadavre vagabond, et bien elle parait bien improbable (ok, peut-être que je regarde trop de séries où on évoque toujours la rigidité cadavérique). Elle ne mène que vers du macabre mal mené (et finalement pas assez éxploité) par les cinéastes, pour aboutir à une histoire qui n'apporte rien, qui n'enrichit en rien et qui ne fait même pas passer le temps tant celui-ci semble long tout du long !

Cela fait deux films de suite que je vois avec une Karine Viard obsédée par le sexe et qui ne connait que le mot B-I-T-E. Peut-être qu'elle s'éclate à jouer cela, mais en tant que spectatrice, je la préfère nettement dans des rôles plus subtiles, plus fins, plus délicat, où son talent peut exploser à l'écran, et avec la classe qui lui va si bien. Là, dans ces 21 nuits avec Pattie, on a juste l'impression de voir une actrice de série B. J'attends de Karine Viard, dont je vois presque tous les films, qu'elle m'émeuve, qu'elle me boulevers ou qu'elle me fasse rien, mais pas qu'elle me dérange par des dialogues au ras des pâquerettes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineCe blog se veut culturel, littéraire, divertissant et évite en général les sujets dramatiques dont nous abreuvent les médias.

Mais c'est aussi mon espace personnel et des fois, j'ai envie de dire, enfin de hurler, de crier, de m'indigner, me révolter !

Je ne mets jamais ou rarement ici des infos trouvées sur Facebook, considérant que chacun ou presque y a accès, mais exception aujourd'hui...

Toujours suite aux attentats du 13 novembre, où l'intégrisme religieux et la radicalisation ont fait 130 victimes et des centaines de blessés, en visant la jeunesse de notre pays et son art de vivre, mais le symbole absolu de la France ; la liberté.

L'intégrisme et la radicalisation, le danger et la haine de l'autre que cela représente ne sont pas l'apanache de l'islmanisme. Notre "bonne vieille religion catholique" n'est pas en reste. Même si sans armes de métal, mais par des mots. La radicalisation n'a pas de religion. Pour preuve, les propos outrageux, ignobles et méprisant du "Père" Benoit de Lyon, qui ont fait scandale ces derniers jours.

 

Extraits des différents articles de presse relégués par les réseaux sociaux :

(rue89) : Le père Hervé Benoît exerce des fonctions de prêtre à la basilique de Fourvière. Au sein du plus important symbole de Lyon lorsque la ville est qualifiée de « très catholique ». Le religieux s’est fendu d’une longue et hallucinante tribune sur le site catho très conservateur « Riposte catholique ».

 

Voici une partie de la tribune de ce "prêtre" :

 

« Tant pis pour les lecteurs sensibles »

Intitulé « Les Aigles (déplumés) de la mort aiment le diable », avec un point d’exclamation, l’édito du prêtre revient notamment sur les paroles d’une des chansons des Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait ce soir-là au Bataclan :

« Ne me dites pas que ce ne sont que des mots. Que c’est pour rire. À force de ne rien prendre au sérieux, tout fini par devenir tragique. »

Une entrée en matière lui permettant d’écrire ensuite :

« Je vais allez plus loin. Tant pis pour les lecteurs sensibles. Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique, « jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence” (sic). Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… »

Hervé Benoit n’a pas fini de régler ses comptes, il égratigne une presse jugée charognarde, un monde postmoderne empli de smartphones que les victimes du Bataclan ne manquaient pas, selon lui, de tenir dans leurs mains juste avant le carnage.

Sans s’en rendre compte, ce prêtre lyonnais déroule l’exact même discours que celui des djihadistes terroristes qui se voient comme les bras armés d’une prétendue exigence divine. Pour Hervé Benoit, c’est bel et bien la punition divine qui s’est abattue sur une jeunesse a minima perdue, au pire dépravée (« le drame de l’humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit… et qui en meurt ! »).

Le chapelain lyonnais montre volontiers à quel extrême il appartient, en poussant loin sa démonstration grotesque :

« 130 morts, c’est affreux ! Et 600 morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour. »

Prévoyant et méprisant déjà les réactions offusquées, Hervé Benoit gratifie enfin son texte d’un post-scriptum -qu’il voulait sans doute drôle  :

« P. S. : Les formulaires de dénonciations à quelque autorité qu’on voudra sont à la disposition du public. »

 

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Une pétition, qui a reçu des dizaines de milliers de signatures en quelques heures, visant à destituer cet homme a circulé.

Il n'y a pas que des Imams dangereux, qu'il faut destituer. Si des jeunes un peu perdus vont chercher réconfort et conseils auprès d'un homme pareil, s'ils ne recoivent que ces mots méprisants et haineux, cela ne risque pas de leur apprendre l'amour.

 

(Le monde) : 

Mgr Philippe Barbarin, l’archevêque de Lyon, a relevé de ses fonctions le père Hervé Benoît, qui avait comparé dans une tribune les personnes tuées au Bataclan et leurs bourreaux.

Dans un texte intitulé « Pleurez avec ceux qui pleurent », publié vendredi 27 novembre, il écrit :

« A la suite de la publication d’une tribune signée par le père Hervé Benoît, et après avoir pris le temps de le rencontrer et de l’écouter, j’ai décidé, en accord avec son évêque Mgr Armand Maillard [évêque de Bourges], de le relever de ses différentes charges pastorales dans le diocèse de Lyon. 
Dans le contexte qui est le nôtre, il n’est pas acceptable que des chrétiens, à plus forte raison des prêtres, ne s’appliquent pas toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice.
A l’issue des obsèques de Caroline Prénat, une jeune fille lyonnaise décédée au Bataclan, j’ai dit combien le texte du père Benoît était consternant et blessant. »

Il demande aussi au père Benoît, qui exerçait comme chapelain à la Basilique de Fourvière, « de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion ».

Après cette sanction lyonnaise, il appartiendra au diocèse de Bourges, dont le prêtre est originaire, de décider des suites à donner, avait fait savoir une source proche du dossier jeudi soir.

« Le ton de cette tribune ne traduit pas l’attitude d’un pasteur qui rencontre, écoute, accompagne les personnes dans la souffrance, dans une attitude de miséricorde », avait déclaré cette semaine Mgr Maillard, cité dans le communiqué du cardinal Barbarin.

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Personnellement, je suis d'éducation catholique... Mais, selon la "classification" très juste d'Eric Emmanuel Schmitt, voilà plus de 20 ans que je suis devenue une agnostique indifférente puisque je ne peux prouver l'existence ou la non existence d'un Dieu quelconque. Mais depuis que j'ai "l'âge de réfléchir" par moi même, je n'ai jamais trouvé dans ma religion de naissance les valeurs qui me sont chères : la tolérance, le respect de l'autre et de ses différences. Au contraire, j'ai subi et subi encore la culpabilité si chère à la religion catholique, la menace de la punition divine etc.

Je respecte néanmoins les religions et leurs croyants, tant que c'est dans l'amour et l'ouverture d'esprit, et que ce n'est imposé à personne. La religion, la croyance, la pratique ne doit relever que d'un choix personnel.


 

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