Publié le 6 Novembre 2015

Nous trois ou rien : Affiche

Film de Kheiron

Avec Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou, Breitman

 

Synopsis : D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Soyons clairs de suite, cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film !

Kheiron, le réalisateur, met en scène dans ce film le destin hors du commun de ses parents. Destin tragique s'il en est, mais évoqué ici avec beaucoup d'humour, ce qui permet au spectateur de ne pas se sentir plombé et bien au contraire, de sortir ragaillardi de la séance !

Pas de pathos non plus, ni de mièvrerie dans les scènes de séparations, de retrouvailles etc. De la justesse, tout simplement, sans artifice, spontanée. Et pourtant, les moments bouleversants ne manquent pas. La gorge serrée, l'émotion est forte, mais l'instant d'après, Kheiron nous invite à rire. C'est aussi la façon d'être des personnages qui de ce fait, sont très attachants, tous autant qu'ils sont, même et surtout le cleptomane vestimentaire !!!

Mais il ne s'agit pas non plus d'éluder des vérités. Aussi, les scènes en prison irannienne, la torture sont évoquées avec authenticité, même si les coups sont plus suggérés que montrés.

Nous trois ou rien est aussi et surtout une bonne piqûre de rappel sur l'histoire relativement contemporaine de l'Iran qui, se pensant délivrée de la dictature du Shah d'Iran, s'est retrouvée sous celle de l'Ayatollah Khomeini. Le film montre bien ce qu'est vivre sous une dictature, surtout quand on est un opposant actif au régime. Ce qui était le cas des parents de Kheiron, qui ont du fuir l'Iran pour rester en vie et poursuite le combat ailleurs, en demandant l'asile politique à la France.

Kheiron joue superbement le rôle de son propre père et Leïla Bekhti, bluffante, celui de sa mère.

Ce film tombe à point nommer dans l'actualité de la crise des migrants. J'espère qu'il permettra à certaines personne de considérer ces migrants différements. Nous trois ou rien montre bien ce qui pousse les migrants à fuir leur pays. Si de telles situations étaient vécues en France, combien de Français partiraient sur les routes et demanderaient l'asile à un autre Etat ? Un bon paquet j'en suis sûre, dont certainement en premier ceux qui s'insurgent devant "l'invasion des migrants". Car Nous trois ou rien montre ce que chacun peut apporter à l'autre et est donc un superbe film sur l'intégration et le vivre ensemble.

C'est un film à voir absolument ! J'ai tellement aimé que j'espère qu'il sera récompensé par un César, car il le vaut bien. Un film d'une grande intelligence, dans le fond comme dans la forme !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 4 Novembre 2015

Lolo : Affiche

Film de Julie Delpy

Avec Dany Boon, Julie Delpy, Vincent Lacoste, Karin Viard

 

 

Synopsis : En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s'adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

 

 

-toile2.jpg

 

Mon humble avis : Encore une bande annonce trompeuse, qui nous fait croire à une franche comédie. Sauf que durant les deux premiers tiers du film, l'aspect franche comédie ne saute pas aux yeux ou plutôt à la gorge : pas de rire à gorge déployée, mais plutôt une impression de déjà vu, avec le sujet, mille fois traité, du fils qui refuse l'intrusion du beau-père dans sa vie. Ce n'est que qu'un quart d'heure avant la fin que l'on saisi l'objectif de Julie Delpy la réalisatrice. Ce film est plutôt un drame, voire un thriller, sur le complexe d'Oedipe. Dommage que la réalisatrice n'est pas sû choisir un genre précis dans tout cela. Si Lolo avait été traité en mode thriller, j'aurais été surprise, scotchée sans doute.

Autre bémol, la vulgarité des dialogues entre Karine Viard et Julie Delpy, les deux meilleures amies. Un peu plus de classe, de subtilité n'aurait pas nuit au film. Même si la première tirade fait rire, la deuxième provoque un petit sourire et la troisième, de l'agacement.

Bon, maitenant, rendons à César, l'interprétation est réussie et il y a tout de même de bonnes petites trouvailles, mais cela s'arrête là.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 31 Octobre 2015

Seul sur Mars : Affiche

Film de Ridley Scott

Avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wigg

 

 

Synopsis : Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Seul sur Mars est avant tout un excellent divertissement, doté d'un sacré suspens ! Bon, c'est clair, j'irai pas sur Mars en vacances, même si les paysages sont somptueux et pour cause : les scènes extérieures sont tournées dans le désert du Wadi Rum en Jordanie (comme j'y suis déjà allée, pas besoin de me taper Mars). Par contre, si tous les martiens ressemblent à Matt Damon, ça vaut peut être la peine de changer d'avis ! C'est clair, l'atout du film, c'est Matt ! What else ?

Trève de plaisanterie, la plaisanterie est aussi une force de ce film. Malgré sa situation tragique (qui en ferait paniquer plus d'un) et son avenir proche menacé, le personnage de Mark fait preuve d'un humour et d'une autodérision bienvenus. D'ailleurs, le principal message du film pourrait être que l'humour garde en vie !

Seul sur Mars est adapté d'un roman. L'histoire est peut-être plus facile à suivre par la lecture. Enfin, non pas que l'histoire soit compliquée, loin de là, ce sont toutes les technologies, les stratégies de la Nasa, les moyens techniques, etc qui sont parfois confus.

On approche d'assez près la vie et le fonctionnement et la mentalité des astronautes, même si ici, c'est version SF !

Maintenant, on est franchement en Amérique dans toute sa splendeur, avec les drapeaux, le côté "ramener le boy à la maison", pour moi, cet aspect frôlait le too much. De même que le côté très MacGiver des solutions de notre martien et de la Nasa qui m'ont semblé un peu "carton pâte" pour être crédible, même si, quand on est dans de la science fiction, on comprend bien que la crédibilité ne soit pas la préoccupation première. Mais tout de même, où Mark a-t-il trouvé l'oxygène pour survivre presque deux ans sur Mars, le film fait l'impasse sur cette explication.

Mais Seul sur Mars reste une belle aventure humaine, une belle leçon d'optimisme et de survie en milieu hostile, voire inhumain ! On ne boude pas son plaisir, même si on n'assiste pas au film du siècle !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 27 Octobre 2015

La Glace et le Ciel : Affiche

Film de Luc Jacquet,

Avec Claude Loruis et Michel Papineschi

 

 

Le sujet : Le film est présenté en clôture du Festival de Cannes 2015

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

 

Mon humble avis : La glace et le ciel n'est pas un film mais un documentaire constitué d'un mélange d'archives et de prises de vue actuelles.

Au début, j'avoue avoir été perturbée, n'ayant que très peu lu d'infos sur La glace et le ciel, je pensais qu'il s'agissait d'un film reconstituant les aventures de Claude Lorius via un scénario et des comédiens. Bon, ok, je ne suis pas toujours "fute fute" ! Une fois habituée aux archives format 16/9ème et aux passages contemporains où l'on voit Claude Lorius et ses 80 ans arpentant des lieux extraordinaires de la planète, je suis complètement entrée dans ce monde glacial qu'est l'Antartique et les enjeux de toutes ces expéditions.

Claude Lorius est sans doute assez peu connu du grand public. Et pourtant, c'est un grand glaciologue Français dont les découvertes ont des répercussions dans les politiques écologiques actuelles. Au fil des décennies et des expéditions polaires, il a mis en évidence l'évolution climatique sur les 40 000 dernières années et l'accélération de celle-ci depuis l'ère industrielle. Ce qu'il avait prédit il y a 30 ans se réalise aujourd'hui et malgré cela, il reste bon nombre de sceptiques dans ce domaine. Imaginez que Claude Lorius et ses équipes ont retrouvé des traces, dans la neige antarctique qui s'entasse année après année, siècle après siècle, de particules nucléaires d'Hiroshima.

Ce documentaire ne nous inonde pas d'informations techniques ou scientifiques indigestes, le profane s'y retrouve tout à fait.

Et bien sûr, nous ne pouvons être qu'admiratifs devant ses hommes de l'extrême, qui endurent l'inhumain, pour qui canicule veut dire moins 20 degrés, qui bravent tous les dangers par passion, et par engouement scientifique. Il est intéressant, voire amusant, de constater l'évolution du matériel, des conditions de vie en Antarctique, et des "tenues" vestimentaires au fil des décennies. Et il est rassurant quelque part de constater que même en pleine Guerre Froide, les USA, l'URSS et la France pouvaient se donner la main pour fonder d'autres expéditions et réunir leurs compétences et leurs moyens.

Ce documentaire montre donc parfaitement l'impact de l'activité humaine sur le climat et donc sur nos propres conditions de vie actuelles ou futures. La terre survivra, mais pour ce qui est de notre espèce, rien n'est moins sûr. Bref, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 23 Octobre 2015

Afficher l'image d'origine

Policier - Editions Belfond - 438 pages - 19 €

 

Parution le 1er octobre 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Dans le Massif de L'oisan, l'est un village qui s'appelle Saint Vincent. Berceau de la famille Verdier. Des Verdiers, il ne reste que Pierre, toujours paysan et Claire devenue chercheuse parisienne. Claire revient comme chaque année pour les vacances de la Toussaint. Mais cette fois-ci, elle semble la proie de terribles cauchemars. Quelques jours plus tard, Pierre la retrouve en pleine montagne, vêtue d'une étrange tenue et... pendue. La gendarmerie mène l'enquête tandis que Pierre se promet de venger la mort de sa soeur, sa soeur que finalement, il connaissait si peu.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : La dame de Pierre est vraiment un excellent roman policier. Je n'ai aucun reproche à lui faire ou presque (je m'interroge sur le titre et la toute fin m'a parue un peu cliché), mais rien qui ne gâche le plaisir d'une lecture captivante et fluide. Rien de très alambiqué, pas besoin d'une concentration extrême pour distinguer les personnages etc.

C'est clair, Xavier-Marie Bonnot nous tient captifs d'une vallée reculée de l'Oisans, malgré quelques excursions dans le milieu carcéral Grenoblois.

L'intrigue se déroule dans le village de Saint Vincent, en Isère. A Saint Vincent, il y a la maison d'Alfred et Suzanne, puis celle des Verdiers. Après, ce sont les chemins, la montagne, les cimes enneigées, et les glaciers qui craquent.

L'atmosphère, du fait de la vallée reculée et presque désertique au niveau humain, est oppressante. Et, j'ignore si c'était volontaire de la part de l'auteur, mais j'ai trouvé une jolie (quoiqu'angoissante) métaphore entre la montagne et l'enquête en cours. En effet, Xavier-Marie Bonnot utilise régulièrement le bruit des séracs qui se brisent sur des pans de montagnes, créant un chaos, le même chaos vécus par les personnages au fil de l'histoire et des découvertes. De même, il y a les glaciers qui finissent toujours par rendre les corps... Comme les secrets de famille bien gardés qui finissent toujours par resurgir.

Les secrets de famille sont le noeud de cette intrigue. Secrets anciens, secrets récents. Peu importe, dans un milieu de taiseux comme le sont souvent les montagnards, les secrets fond mal, et tuent comme le silence.

Dans ces coins reculés, les habitants sont souvent tous cousins. Raisons de plus pour tout voir, tout savoir et ne rien dire. D'autant plus que Xavier-Marie Bonnot laisse planer l'ombre de la folie des générations précédentes... ce qui, dans l'esprit du lecteur, sème le doute quant à la génération actuelle.

Le doute sur la culpabilité des uns et des autres ne nous quitte jamais. Mais comme nous le centralisons que sur quelques personnages, il peut nous induire en erreur !!!

L'intrigue n'est pas le seul intérêt de ce roman policier. En effet, l'auteur s'attache à décrire la vie de ses paysans qui vivent en terre isolée, presque en autarcie. Ils sont aussi rustres que leur vie est rustique, entre l'étable à brebis, la vieille ferme et les pâturages.

Et puis il y a surtout le personnage central de Pierre Verdier : authentique, fouillé, magistralement construit. On apprend au fil des pages qu'il est une légende des hauts sommets tant Alpins qu'Himalayens, et qu'un drame a bouleversé sa vie. Ce qui fait de lui un personnage à différentes facettes, très subtil et fichtrement attachant.

Ce roman, tout polar qu'il est, est aussi une ode à l'amour, un plaidoyer pour le respect des différences et nous dit que le silence, l'indifférence et l'ignorance peuvent aussi tuer et quelque part, faire de nous un coupable par omission.

La dame de Pierre : un très bon roman policier français !

 

logo challenge rentree litteraire 2015

6/6, donc 1% atteint !

 

logo TP canel2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 21 Octobre 2015

L'Etudiante et Monsieur Henri : Affiche

Film d'Ivan Calbérac

Avec Claude Brasseur, Noémie Schmidt, Guillaude De Tonquedec

 

Synopsis : A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d'elle pour créer un véritable chaos familial… 

 

 

 

Mon humble avis : Le scénario est assez classique et offre ma foi peu de surprise. Néanmoins, la mayonnaise prend parfaitement et ce film, aussi frais que cynique offre un très agréable momnt de cinéma, dont il serait dommage de se priver.

Adapté d'une pièce de théâtre éponyme, L'étudiante et Monsieur Henri est avant tout une chouette comédie, qui oscille constamment entre humour, vacherie et profonde émotion. On rit, la gorge se noue, les yeux s'humidifient.

Les dialogues sont cinglants, les répliquent mémorables ("Oui, j'aime bien l'humour surtout quand c'est drôle"... moi, j'adore !!)

Sous un aspect de légéreté, ce film n'en n'est pas moins profond.

La cohabitation entre des générations opposées, les difficultés à réussir ses premiers pas dans la vie d'adulte, le poids des traditions familiales (surtout quand elles sont professionnelles et vous empêche de choisir votre propre vie), les proches qui ne voient que vos échecs mais non vos efforts ou vos succès, la difficulté à dire son amour aux proches, ou à comprendre les petites preuves d'amour. Mais le véritable sujet du film, c'est le respect de choix des autres.

Ici, les personnages vont tous s'apporter quelque chose, vont tous, d'une façon ou d'une autre, ouvrir les yeux de l'autre, ce qui les confortera dans leur choix ou au contraire, élargira leurs horizons. Le tout, avec autant de maladresse que de tendresse, ce qui rend chacun des personnages, même le plus irrascible, très touchants.

Claude Brasseur est excellent en vieux grincheux, Noémie Schmidt est pétillante en étudiande malchanceuse et Guillaume De Tonquedec est on ne peut plus convaincant en fils malmené par son père.

Bref, un très bon film, malgré un scénarion pas forcément original.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 18 Octobre 2015

Tous les chemins mènent à Rome paraît il ?! Et bien tous les chemins mènent à Amsterdam aussi, tout dépend du point de départ. Fin juin, je suis allée passer quelques jours à Amsterdam. Et bien depuis la Bretagne, sur la route, il y a m'immanquable Etretat dont on ne se lasse jamais, et Wissant, dans le Pas de Calais. Wissant, petite station balnéaire de la mer du Nord avec qui je partage une longue histoire. Depuis mes premières années en fait. J'y suis toujours aller, j'y passais toutes mes petites vacances, week end prolongés (etc) lorsque j'étais enfant, ado, jeune adulte et que j'habitais encore à Lille. Mes parents y possédaient un appartement sur la digue, avec vue sur la mer et le site des Deux Caps (Cap Blanc Nez et Cap Gris Nez). C'est l'un des coins de la planète où j'ai le plus crapahuté, avec, à l'époque, une bonne bande de potes ! C'est pas compliqué, Wissant, c'est MA plage ! Et depuis 20 ans, c'est là-bas que mon père est enterré. 

Il faut savoir que Wissant se bat depuis des années contre l'érosion, la montée de la mer et la fuite du sable. Les dunes reculent et régulièrement, les flots déchainés défoncent la digue ou s'immiscent sous la digue.Quand j'étais môme, à marrée haute, il rester encore au moins 30 mètres de plage et le sable rejoignait le niveau de la digue. Les blockaus trônaient en haut des dunes. Maintenant, les blockaus gisent sur la plage, il faut descendre des escaliers pour marcher sur le sable et la mer envahit la digue à marrée haute. Des travaux ont encore été fait cette année et le résultat est bluffant. Croisons les doigts pour que ça tienne !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat ! On n'a pas rencontré Arsène, dommage !

Etretat

Etretat

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !
Wissant

Wissant

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

Wissant. Sur la photo de droite bas, on voit les côtes d'Angleterre !

UN DIMANCHE ENTRE ETRETAT ET WISSANT !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Voyages en France et ses îles

Repost0

Publié le 15 Octobre 2015

Afficher l'image d'origineBD - Editions Grand Angle - 48 pages - 13.50€/tome

 

Parution en juin 2011

 

L'histoire : La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d’autres n’aspirent qu’à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l’affiche… comme les Cubains du Buena Vista Social Club !

 

 

 

BD de Philippe Charlot et Alexis Chabert

 

Tentation : Le titre

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : J'aime voyager aussi à travers mes lectures, voire revisiter des lieux arpentés quelques années plus tôt ! Bon, là, ça se compte en double décénnie, puisqu'à 21 ans, lors d'un séjour de 6 mois aux Etats-Unis, j'ai eu la chance de visiter La Louisiane et de déambuler dans les rue de la Nouvelles Orléans. Aussi, dès que j'ai vu cette BD... je n'ai pas résisté.

Bon, je suis un peu déçue du voyage, même si cette BD reste un agréable divertissement. Je m'attendais à une plongée plus profonde dans l'antre du Jazz Louisianais. Les dessins ne m'ont plu qu'à moitié. En effet, les couleurs chatoyantes changent donc souvent et rendent difficile, d'une planchez à l'autre, la reconnaissance des personnages. D'autant plus que les flash-back remontant aux années 50 sont très nombreux.

Il n'empêche, ces 4 papys de Jazz sont attachants et agréables à suivre dans leur come-back musical.  Les auteurs abordent aussi le sujet de la création musicale : il y a ce que les artistes aimeraient jouer, ce que les producteurs croient que le public attend, et ce qu'attend réellement le public qui rejoint finalement ce que les artistes aimeraient jouer, si on ôte toute standardisation de l'environnement.

Et puis il y a la présence fantôme de Louis Amstrong, qui veille sur nos 4 papys.

C'est aussi une histoire d'amitié entre deux jeunes musiciens : un noir, un blanc... et une histoire d'amour entre un trompettiste noir et une chanteuse blanche. Donc, comme nous sommes principalement dans les années 50 et qui plus est dans un état du Sud américain, il est bien sûr question de ségrégation raciale.

En fin du premier tome, les auteurs expliquent via quelques pages comment ils ont conçu leurs 

personnages et quelques planches.

 

 

Afficher l'image d'origine

Couv du tome 2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 11 Octobre 2015

Essai - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.60 €

 

Parution en poche en mai 2015

 

Le sujet : Depuis plus de 30 ans, le Danemark est en tête des pays les plus heureux du monde. Comprendre par là que le pourcentrage d'habitants se disant très satisfaits de leur vie y est chaque année le plus élevé.

Mais pourquoi donc ? Malene Rydahl, danoise vivant en France, se penche sérieusement sur la question !

 

Tentation : Silvana chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana chez J'ai Lu, merci !

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Ce bouquin, c'est Silvana, attachée de presse chez J'ai Lu, qui me l'a mis d'autorité dans les mains : "faut absolument que tu lises ça" ! J'étais assez septique à la base, moi qui me méfie comme de la peste tout ce qui semble annoncer "bien être, solution est en toi, blablablabla".

Faut obéir aux copines ! Car j'ai vraiment adoré cette lecture !

Heureux comme un Danois peut être lu de 2 façons : comme le genre de livre bien être cité 2 lignes au dessus, ou comme un livre de voyages qui permet de connaitre le peuple danois. Et c'est ainsi que j'ai apprécié ma lecture, même si j'avoue que les dernières pages consacré réellement au bien être "individuel" m'a plutôt convaincue. Oui, je mets des guillemmets à bien être car le livre démontre bien que le bien être ne peut pas être qu'individuel ! En tous cas, ces 2 lectures possibles font que ce livre peut vraiment intéresser et plaire au plus grand monde.

En tant que voyageuse, j'ai eu la chance de parcourir de lointains pays où les différences culturelles et comportementales entre l'Homme du bout du monde et moi sont flagrantes. Mais j'avoue qu'avec nos voisins européens, c'est souvent moins évident, voire imperceptible à l'oeil nu. Et pourtant !

Dans cet essai extrèmement bien documenté, Malene Rydahl dévoile en 10 points principaux les dissemblances entre le peuple Danois et nous autres Français, entre autre. Oui, il est bien question de peuple car le bien être, le bonheur au Danemark est un mode de vie sociétal autant que personnel. L'état est providence, chacun en est ravi mais personne n'en profite. La vie Danoise est basée sur la confiance, autant en son voisin qu'en son gouvernement. Une énorme majorité des Danois est heureuse de payer des impôts, même si le taux d'imposition Danois est l'un des plus élevés du monde, certains pensent même qu'ils n'en paient pas assez !

Au Danemark, une ministre pense qu'il coute plus cher de surveiller les chomeurs que de leur faire confiance !

L'éduction au Danemark ne vise pas l'élite, le dépassement, la compétition, mais la réalisation personnelle. Les Danois sont très peu nombreux à chercher à faire fortune et préfèrent le bonheur tranquille aux objectifs insurmontables.

De même, par nature, le Danois est humble. C'est pour cela que le Danemark n'arrive en tête d'aucun classement ou presque, sauf celui du classement du pays le plus heureux. Margrethe II, reine du Danemark dit :"Nous sommes très fiers de notre modestie. C'est notre mégalomanie inversée, c'est très sophistiqué !".

Bien entendu, l'auteure n'offre pas de ses compatriotes une version édulcorée et n'élude pas les problèmes. Bien sûr, dans chaque point, il y a des exceptions qui confirment la règle. Le Danemark connaît le soucis de l'alcoolisme ou de l'utilisation d'antidépresseurs. Mais là aussi, il y a peut-être une explication. Les Danois étant humbles, la dépression n'est pas tabou chez eux, donc sans doute plus acceptée et soignée. De même, n'oublions on pas que sous les latitudes Danoises, il fait presque nuit à 15 heures neuf mois sur 12.

Il est évident aussi que chaque Danois, par le sol, possède les éléments de base nécessaire au bonheur : la démocratie, l'absence de guerre, l'accès aux soins, à la culture... Malene Rydahl ne néglige pas ces points !

Alors oui, j'ai adoré ce livre, bon point de départ pour une réflexion sur le bonheur à l'état national, mondial, familial ou intime. Mais j'ai surtout aimé faire connaissance avec nos presque voisins dont j'ignorais tout ! Et maintenant, j'ai bien envie d'aller les rencontrer ces Danois et de constater par moi même ces fameuses différences, d'en discuter avec eux lors d'un Hygge bien sympa au coin du feux ! Alors Copenhague, ma prochaine destination ?

En tous cas, pour vous qui lisez ces lignes, je vous conseille comme destination : bibliothèque ou librairie !

 

Ah oui, j'allais oublier : Heureux comme un Danois a reçu le prix du livre optimiste 2014 !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 9 Octobre 2015

 

Un début prometteur : Affichef

Film d'Emma Luchini

Avec Manu Payet, Fabrice Luchini, Veerle Baetens, Zaccharie Chasseriaud

 

 

Synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu’il va tenter de dégoûter de l’amour, sans relâche. Mais c’est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères... 

 

 

UN DEBUT PROMETTEUR, film d'Emma LUCHINI

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis royalement ennuyée durant cette séance de cinéma.

Un début prometteur est un peu une histoire de famille. Réalisatrice : Emma Luchini. Acteur : Fabrice Luchini. Adaptation d'un  roman de Nicolas Rey, compagnon d'Emma Luchini.

Emma Luchini explique son choix de réalisatrice :  "J'ai adoré l'idée de ces deux frères se croisant à deux stades totalement opposés de leur existence. (...) C'est l'opposition entre forces sombres et forces lumineuses qui m'a attirée dans cette histoire. C'est aussi la vision des trois hommes face à l'amour."

Moi, je n'ai pas vu tout ça dans ce film, sans doute parce qu'à force de trop vouloir me le montrer, c'est devenu lourd et maladroit, plus souvent dans la caricature que dans la finesse.

Sans doute aussi que l'ajout de la rencontre d'une femme de 35 ans (qui n'existe pas dans le roman) a peut-être était de trop, ne me paraissant pas super réaliste, traitée de façon assez légère, laissant peu de place à l'émotion.

La bande annonce laisse imaginer une belle comédie. Hors non. Si l'on sourit 3 fois et que l'on rit une fois, après je me suis plutôt apitoyer.

Certes, le film traite de beaux sujets, mais loin d'être inédits : comme l'enchantement, le désenchantement, l'enthousiasme, qui ne sont pas forcément liés à l'âge. Mais ça part un peu dans tous les sens pour ne s'ancrer nulle part, dommage.

Par contre, la force + + + du film, c'est la prestation incroyable de Manu Payet dans le rôle de l'alcoolique Martin. Extraordinaire. L'acteur que l'on voit souvent joué avec son petit air mutin lutin mignon, ne joue pas du tout ici de ses atouts naturels. La transformation est stupéfiante !

Bref, le début du film est prometteur, mais la suite, à mes yeux ne suit pas ! A vous de voir !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0