Publié le 7 Septembre 2015

Roman - Editions Albin Michel - 135 pages - 15 €

 

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Une voyante prédit au Comte Neville, artistocrate Belge, qu'il assassinera l'un de ses invités lors de sa prochaine garden party.

 

 

Tentation : Amélie, voyons, impératif !

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le crime du comte Neville est assez désarçonnant. Ce roman passe pour une vraie farce alors qu'il repose sur des questions on ne peut plus sérieuses.

Bien entendu, comme chaque année, j'ai dévorée, ou plutôt dégusté, le roman annuel de mon auteure favorite.

Une fois de plus, mais pour la première fois, Amélie Nothomb nous emmène dans un milieu qu'elle connait très bien : l'aristocratie Belge... à laquelle elle appartient. Son grand père et son père possèdent le titre de baron. Et récemment, le roi des Belges a élevé la romancière elle-même au titre nobiliaire de Baronne.

L'Aristocratie belge dans laquelle Amélie Nothomb nous invite est celle qui, désargenté, se voit dans l'obligation de vendre le château familial. Cette aristocratie reste le vivier des bonnes manières à l'ancienne, tout en étant confrontée à la modernité aux valeurs de notre époque.

Ainsi, on mange des patates toute la sainte année, mais lors de la Garden Party, les plus grands mets envahissent tablées et garantissent la pérénnité de l'image et de la réputation familiales dues au rang.

L'auteure ne s'en cache pas, il y a dans le comte de Neville, qui maitrise suprêmement l'art de recevoir, un peu de son père, et dans Sérieuse, fille de Neville, beaucoup d'elle-même.

Et puis il y a ce crime... qui doit être commis pour obéir à la prophétie. Et qui fait de ce roman comme un polar inversé. Dès les premières pages, on connait le lieu, le jour et même le coupable du crime, mais point la victime. D'ailleurs, quand devient on coupable ? Lorsque l'on projette l'acte ou lorsqu'on le commet ? Bien sûr, la tension monte d'un cran à chaque journée qui nous approche de la date fatidique !

Tout au long de ce roman, le comte de Neville sera à la torture : le choix de victime dans la liste des invités, en procédant par élimination... jusqu'à ce qu'une invité surprise se présente à lui !

Mais surtout, par respect pour son image, sa réputation et celle de sa famille, le comte Neville ne peut assassiner qu'en respectant les bonnes manières ! Ce qui amène notre écrivaine belge préféré à écrire des dialogues truculents et au premier abord, farfelus. Bref, j'ai ouvert des yeux grands comme ça ! Seule Amélie Nothomb peut être l'auteure de dialogues aussi improbables et décalés !

Tout à fait sérieusement sous cet aspect de farce, Amélie Nothomb se penche donc sur ses prophéties de voyantes qui deviennent parfois des ordres pour ceux qui les reçoivent, qui orientent leurs vies. De même, Amélie Nothomb évoque le malaise de l'adolescence, et une partie de son pourquoi, et l'évolution des rapports filiaux/parentaux au fil des époques et des milieux. Le livre est donc assez dense en sujets évoqués... et questionnés !

Cette histoire fait référence à une tragédie célèbre, mais donc je tairai le nom pour ne pas spoiler ce roman. De même, toute ressemblance avec "Le crime de Lord Arthur Savile" d'OScar Wilde ne serait pas fortuite.

Une fois de plus, un très bon Nothomb, qui ne ressemble pas aux précédents, même si, en lecture aveugle, on peut s'écrier dès la première page : c'est du Nothomb ! Et c'est ça que j'aime et que je retrouve avec impatience et plaisir chaque année !

 

 

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"Malheureusement, il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient".

Le crime du comte Neville, d'A.Nothomb

Henri avait hérité d'Aucassin l'art de recevoir, c'est à dire de transformer une simple mondanité en une extravagante féerie où, l'espace de quelques heures, on devenait le superbe personnage que pour d'absurdes raisons on n'était pas au quotidien.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Etre noble, mon fils, cela ne signifie pas qu'on a plus de droits que les autres. Cela signifie qu'on a beaucoup plus de devoirs.... Il fallait en toute circonstance donner l'impression de la sérénité, de l'aisance, de la dignité, de la moralité, de cet édifice insensé de complexité que constituait le paraître.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Arbitrairement, situons la en 1975, tout en étant conscient de la variabilité extrême de cette date en fonction des pays et des milieux. C'est la limite qui sépare les enfants né pour séduire des enfants nés pour être séduits.

Le crime du comte Neville

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Septembre 2015

Dheepan : Affiche

Film de Jacques Audiard,

Avec 

  , ,

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

 

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Mon humble avis : Audiard, la Palme d'Or à Cannes, ma carte Pass... J'y vais.

Bon, veuillez m'excusez, je ne nommerais pas les acteurs par leurs noms et pour cause, ce sont des noms Sri Lankais... C'est d'ailleurs pour cela que sous l'affiche, je me suis contentée d'un "copier/coller" !

Alors le film ? Bon évidemment. Mais vraiment pas gai. Moi, cela m'a plutôt donné le cafard sur l'état d'une partie de la société Française : celles de certaines banlieues très chaudes, où j'ai la chance de ne pas vivre. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que le sujet principal - une "fausse" famille de migrants Sri Lankais tente de s'intégrer et de devenir une vraie famille - devienne secondaire devant cette violence urbaine qui occupe bientôt tout l'écran. Pour vraiment affronter son sujet, Audiard avait-il besoin de confronter ces migrants dans un contexte aussi extrême ? La situation dramatique des 3 migrants était suffisante, pas besoin d'y ajouter cette violence environnementale.

Même si la fin n'est pas vraiment surprenante (ben faudrait pas un suicide collectif à la sortie des salles), je ne serai pas aussi dithyrambique que certains magazine pour qui Dheepan est "un hymne à l'espérance". Ce n'est pas ce que j'ai vu. Ou alors de l'espérance peut-être, mais pour 3 personnes sur combien ?

Bien sûr, la mise en scène est parfaite, bien sûr, les comédiens sont excellents, surtout pour des non professionnels. C'est le cas de l'acteur qui joue Dheepan. D'ailleurs, il est très touchant dans son rôle. Le choc des cultures est flagrant, l'envie de s'intégrer aussi. Le courage et les conditions de vie de cette fausse famille ne laissent pas insensible, loin de là. 

La fausse mère n'a pas réussi à m'émouvoir, d'ailleurs, les émotions du début disparaissent derrière la guerre urbaine qui se déclenche. On a plus l'impression d'assister à un grand gâchis (pas cinématographique hein !), mais un grand gâchis sociétal.

Qui plus est, il m'a manqué des éléments de "la vie d'avant" de ces personnages Sri Lankais pour vraiment saisir leur nature, leur fuite, leur urgence.

En fait, je pense vraiment que j'aurais adoré l'histoire de ces 3 migrants dans un cadre différent.  Car ce cadre amène du spectaculaire là où le sujet méritait de la simplicité, de la sobriété pour être apprécié pleinement. Là, j'ai l'impression qu'Audiard a voulu traiter 2 sujets et que de ce fait, aucun des deux n'est approfondi. Dommage.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Septembre 2015

Une famille à louer : Affiche

Film de Jean-Pierre Améris

Avec Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Philippe Rebbot, Calixte Broizin-Doutaz, Pauline Serieys

 

 

Synopsis : Paul-André, la quarantaine, est un homme timide et plutôt introverti. Riche mais seul, il s'ennuie profondément et finit par conclure que ce dont il a besoin, c'est d'une famille ! Violette, quadragénaire pleine de peps, est menacée d'expulsion et a peur de perdre la garde de ses deux enfants. Paul-André propose alors un contrat en tout bien tout honneur pour louer sa famille contre le rachat de ses dettes. Pour le meilleur et pour le pire… 

 

 

 

Mon humble avis : Une famille à louer est une petite comédie familiale sympathique, pas désagréable à regarder, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Il m'est arrivé de pouffer de rire, mais jamais de grands éclats ni d'abdominaux mis à mal ! 

En fait, c'est mignon, c'esy frais et bien souvent touchant, mais il manque quelque chose pour que ce film soit une grande comédie. Un peu plus de surprises sans doute, de piquant et de fantaisie aussi. Disons que tout m'est paru un peu trop convenu. Bref, on est loin de la réussite totale que fut "les émotifs anonymes", du même réalisateur.

Certes, les acteurs servent le film à merveille. Poelvoorde est émouvant dans sa maladresse et sa solitude, comme il sait si bien le faire, ce n'est pas la première fois qu'il incarne ce genre de personnage. Virginie Efira illumine l'écran et apporte un sacré peps, tout comme les jeunes comédiens qui jouent ses enfants.

Si l'on observe bien, il y a des détails bien trouvés. Par exemple, en début de films, les ingrédients du petit déjeuner qui envahissent la table proviennent tous de distributeurs low cost. Et sur la fin, ce sont des célèbres marquent qui remplacent le "pas cher".

Bien sûr, ce film a un très bon fond et démontre la difficile cohabitation entre des classes d'origines socioculturelles différentes. Mais surtout, une famille à louer prouve une fois de plus que l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il peut y contribuer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Août 2015

Je vous propose un dimanche tout doux, un dimanche qui chatonne ! En compagnie de certains chatons que j'ai pu rencontrer et photographier ces dernières semaines. Tous ces chatons ont été recueillis par l'association à laquelle j'appartiens : Félin Possible

Tous ont été remis sur pied, et nombre d'entre eux ont été biberonnés par des bénévoles. En effet, il n'est pas rare de trouver des chatons abondonnés à l'âge de quelques jours/semaines, complètement incapables de subvenir à leurs besoins, donc promis à une mort certaine.

Une fois biberonnés, en bonne santé, vaccinés au premier kilo atteint, ils sont proposés à l'adoption... qui ne sera effective qu'aux 3 mois du chaton. En effet, avant 3 mois, un chaton n'est pas fini ! Si le sevrage alimentaire se fait vers 2 mois, le sevrage affectif et éducatif se fait à 3 mois. En effet, si des chatons ont la chance d'avoir leur maman, celle ci les éduque jusqu'à leur 3 mois avant de s'en désintéresser. Si les chatons sont séparés de leur mère avant ces 3 mois, il y a de forte chance pour qu'ils développent par la suite un comportement anormal d'agressivité, de non différenciation entre le jeu et la vrai bagarre, de désobéissance, de pipis à droite à gauche.

C'est pour cela que les chatons recueillis par l'assocation, une fois leur quarantaine de précaution de 2 semaines achevée, sont automatiquement pris en charge par des familles d'accueil qui possèdent des chats adultes. Ainsi, les chats "maison" éduquent les chatons qui ainsi toutes les chances de développer un comportement équilibré.

Cela, je l'ai aussi constaté l'an dernier alors que j'étais famille d'accueil. J'ai vu de mes yeux vu ma grande Aya éduquer fermement les chatons qui m'ont été confiés.

 

Allez, place aux photos ! Et bonne nouvelle, depuis que j'ai pris ces photos, tous ces chatons ont eu la chance d'être adoptés par une famille pour la vie !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Zhaan, arrivée à à peine 10 jours avec 2 frères et soeur, tous adoptés depuis !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Ysisse, arrivée vers 2 mois, adoptée peu après ses 3 mois et renommée Pixelle par ses adoptants !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Jodila, en famille d'accueil chez moi à 3 mois, adoptée à 4 mois et demi !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Blaise, arrivé à vers 2 mois, adopté à vers 4 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kaori, arrivée vers 2 semaines avec 2 frères et soeur, biberonnée et adoptée à 3 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Kyla, adopté vers ses 4 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Ganeisha, arrivée vers 1 mois et demi / 2 mois, adoptée à ses 3 mois !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Plumette, soeur de Ganesha, adoptée vers ses 3 mois et demi !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

Missouri, arrivée vers ses 3 semaines avec ses frères et soeurs, biberonnée et adoptée à 3 mois. En bas à droite, avec sa soeur Moutonne !

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

En haut, Ysisse et Kaori, en bas, Zhann et Max (frère de Missouri !)

I'm a small, small girl in a big big world...

I'm a small, small girl in a big big world...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 27 Août 2015

Récit - Editions Albin Michel - 183 pages - 16 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : L'année de ses 28 ans, Eric Emmanuel Schmitt n'est pas encore l'auteur que l'on connait, mais philosophe et enseignant en cette matière. Il s'engage avec un ami dans un voyage dans le sahara. Ceci, dans le but de repérer les lieux pour le tournage prochain d'un film sur Charles de Foucault. Au cours de se périple, Eric Emmanuel s'égare seul dans le désert pendant 24 heures. L'athée qu'il était alors ne sera plus jamais le même. Il a une révélation. Désormais, "il ne sait pas si Dieu existe mais il y croit"

 

 

Tentation : Le pitch, la couv, le lieu, l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, Merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Si le désert vous laisse de glace, si votre esprit est fermé au point que tout questionnement et discussion ouverte autour de l'existence de Dieu vous agace, j'ignore si ce livre vous plaira. En cas contraire, je n'en n'ai aucun doute !

Eric Emmanuel Schmitt met son âme à nu dans cette nuit de feu. Avec humilité, enthousiasme, simplicité, honnêteté. Il nous narre son voyage au coeur du Hoggar Algérien avec un groupe de 10 personnes menées par un Touareg. Entre les paysages grandioses et infinis, le froid glacial de la nuit, le rythme lent des dromadaires, la majestuosité et la sagesse targui; l'étroitesse de certains occidentaux, nous retrouvons la plume délicieuse et jamais prétentieuse d'Eric Emmanuel Schmitt : De la poésie, des réflexions, des passages philosophiques et d'autres plus cocasses. 

Il est question ici de la découverte et de l'acceptation de la foi et non d'une conversion à une religion quelconque. C'est sans doute ce qui m'a plu aussi dans ce livre, qui ne laisse pas la place au prosélytisme. Même si Schmitt témoigne et espère transmettre sa confiance, il avoue en épilogue qu'il ne se fait guère d'illusion à ce sujet.

D'ailleurs, le chapitre de "la révélation" est le seul que ne m'ait pas convaincu ! Pourquoi donc ? Je vais d'abord répondre avec les mots d'Eric Emmanuel Schmitt :

"Face au questionnement sur l'existence de Dieu, se présentent 3 types d'individus honnêtes, le croyant qui dit "je ne sais pas mais je crois que oui", l'athée qui dit "je ne sais pas mais je crois que non" et l'indifférent qui dit "je ne sais pas et je m'en moque". L'escroquerie commence dans l'affirmation: je sais que Dieu existe/je sais que Dieu n'existe pas".

Je suis à mi-chemin entre le 2ème et le 3ème type car rien ne me prouve que Dieu n'existe pas mais de toute façon, peu m'importe. Je n'ai pas vécu Dieu, j'ai vécu la religion, la religion tellement obligation qu'elle ne permet pas la réflexion intime et personnelle de Dieu ou peu importe le nom qu'on lui donne. Et de toute façon, je déteste ce que les religions monothéistes font de Dieu s'il existe, leur façon de se l'accaparer, de l'imposer, de l'interpréter et d'établir des lois là où il ne devrait y avoir que liberté personnelle.

"Les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place et prétendent L'avoir trouvé. ...Les certitudes ne créent que des cadavres"

Alors, que l'on soit croyant ou athée, ce livre est un formidable accompagnateur de réflexions individuelles ; sur nos croyances, leur pourquoi et leur comment, sur nos importances, sur nos rapport à l'autre, au temps, à la nature, au ciel étoilé, à l'infiniment grand, au dénuement, à nous même. Cette nuit de feu est aussi un livre de sage qui prône l'union, le respect, la tolérance. Très actuel à une époque ou comme par le passé, les religions séparent le monde plutôt que de l'unir.

"Nous devons reconnaitre et cultiver notre ignorance. L'humaniste pacifique coûte ce prix là. Tous, nous ne sommes frères qu'en ignorance, pas en croyance. Ce ne sera qu'au nom de l'ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent."

And last but not the least pour moi, même first dans l'absolu... L'Algérie, le Hoggar, Tamanrasset, l'Ermitage du Père de Foucault, l'Assekrem, le sable, les dunes, les ergs, les regs, les oueds à sec, les petites plantes rachitiques, le feu de camps allumé par les Touaregs,  la galette de pain des Touaregs, les bivouacs, le soleil, la nuit froide, le ciel étoilé dépollué de tout éclairage artificiel, le vide à l'infini mais le paysage qui change constamment. Tout cela je l'ai vécu il y a exactement 10 ans, au même endroit, lors d'une randonnée d'une semaine dans cette majestueuse et splendide région du monde. Alors Monsieur Schmitt, merci de m'avoir permis de marcher dans vos pas, sur mes propres pas, dans mes souvenirs, d'avoir accueilli le désert et sa magie dans ma chambre !

 

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Alors, en cadeau pour vous, si vous manquez d'image durant votre lecture...

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 25 Août 2015

American Ultra : Affiche

Film de Mima Nourizadeh

Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Topher Grace

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernementale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre. 

 

 

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Mon humble avis : Y'a pas à tortiller, j'adore les films (et livres) d'espions, d'action, de CIA etc...

Et celui-ci, je l'ai trouvé particulièrement jubilatoire ! Car on ne sait pas trop si l'on est dans une comédie, un film dégeanté, un pur thriller... Sans doute un peu, même beaucoup tout à la fois.

Pas un seul temps mort dans cette histoire, qui va crescendo, où le spectateur est aussi ahuri que Mike, le personnage principal.

Comme Mike et Phoebe sont des habitués de nombre de substances hallucinogènes, le film en tient compte tout du long dans l'image, les couleurs, le rythme de la caméra. Bref, on est dans un trip (mauvais pour Mike et Phoebe) mais excellent pour nous. Surtout qu'au milieu du film, un petit détail que l'on n'a pas vu venir, et qu'on découvre en même temps que Mike, fait basculer l'histoire dans le style plus classique du genre espion - du moins dans la narration - toujours pas dans la réalisation.

Bien sûr, c'est violent, mais drôle à la fois. Le T.Shirt blanc de Mike est de moins en moins blanc et sa tête sera bientôt celle d'un rescapé de l'enfer. Bagarres (le mot est gentils), fusillades, explosions, rien ne manque. 

D'ailleurs, ne manquent pas non plus les émotions car Mike et sa copine sont touchants, voire très attachants. D'anti-héros de base, ils se transforment en super héro... mais pas par magie ! (je ne spoilie pas trop) Je n'espère qu'une chose : une suiiiiiite SVP ! (on verra si je suis exaucée).

Pour info, American Ultra, c'est le nom de code d'une mission de la CIA. En même temps, ce film est ultra Américain, depuis la haute technologie, la CIA, jusqu'à l'Amérique profonde.

Un film qui se déguste à plusieurs degrés, dont je ne saurais dire lequel est le premier : la parodie ou le bon film d'espionnage.

Avec des acteurs plus que convaincants... Alors, partant pour un trip, oups, un film pas comme les autres ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Août 2015

Roman - Editions Belfond - 238 pages - 17 €

 

Parution août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Angie est prof de Français à Paris. Elle est aussi l'auteur d'un premier roman "Bébé de Brume". A ce titre, elle est invitée sur un plateau de télévision pour promouvoir son livre. Entre un acteur vieillissant et un député aux dents longues, Angie assiste à l'émission plus qu'elle n'y participe, laissant libre court à ses réminiscences et livrant un combat sans merci contre "L'ombre".

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond ou Gilles Paris, je ne sais plus, mais merci !

 

 

 

 

Mon humble avis : Première lecture de cette Rentrée Littéraire pour moi et une chouette surprise ! Enfin disons que ma curiosité a été récompensée, car si je crois qu'un livre ne va pas me plaire et bien je l'évite. Donc j'ai bien fait d'accueillir ce roman chez moi.

Tandis que je me dénude est un roman surprenant, à plusieurs titres.

Sa construction est très originale. L' "action" se déroule sur les 2h30 que dure une célèbre émission télé. Je mets des guillemets à action car il n'y en n'a pas vraiment, puisque chacun reste assis sur son tabouret. Il se transforme en roman choral, car les interventions de différents personnages à la première personne se succèdent, pour revenir à celles d'Angie, l'héroïne de l'histoire. Se suivent donc les pensées de différents membres de la famille d'Angie qui, devant leurs écrans de télévision, la regarde "se dénuder". Bien sûr, il n'est point question d'effeuillage vestimentaire, mais de la sensation d'Angie d'être nue, ou mise à nue devant les (télé)spectateurs, et aussi lors de cette méditation où le voile se lève sur un même. Nous avons aussi les pensées et observations de l'acteur vieillissant, du député, d'un élève d'Angie, d'une spectatrice qui n'a qu'une idée en tête (être sous les feux de la rampe), du Bouffon (alias le Chroniqueur), du Homard, ennemi réel, virtuel ou imaginé d'Angie.

De ce fait, le style change pour chaque confession pour coller au plus près du caractère des confidents. Mais l'écriture est toujours soignée, fluide, parfois faites de phrases très courtes, courtes mais percutantes et d'autres plus classiques. Il y a beaucoup de réflexions intéressantes sur la société actuelle gavée de médias, de réseaux sociaux et débordée d'égo en tous genres. Le texte foisonne de sujets abordés ou développé. Le tout saupoudré tantôt d'une jolie poésie, ou tantôt d'un réalisme froid. Je n'ai pas eu l'impression de tourner les pages, comme si j'étais sous hypnose quelque part. Et qui dit roman choral, dit un lien qui unit chaque protagoniste, lien qui se précise au fil des pages.

L'auteur, Jessica L.Nelson a longtemps été chroniqueuse littéraire pour les émissions Vols de nuit et au Field de la nuit. On imagine donc qu'elle a eu l'occasion d'observer le déroulement de ce type d'émission et d'en tirer une chouette inspiration. Ce ne sont pas les coulisses d'une émission qu'elle livre ici, mais les coulisses intérieures de chacun des protagonistes, les fissures, les comportements, le regard de la caméra, l'observation du voisin, l'hypocrisie, les animateurs qui n'ont pas lu le roman, qui coupent leurs invités etc...

Bien sûr, Jessica L.Nelson ne prend pas pour modèle UNE émission en particulier, mais effectue un mix bien parlant. Pour moi, il y a un peu de C à vous, un peu du Petit/grand Journal, beaucoup de Thierry Ardisson, d'on n'est pas couché, de Laurent Baffi (ici le Bouffon). Bon, là, c'est mon interprétation, à ne pas prendre pour argent comptant.

Pour conclure, je dirais que Tandis que je me dénude est un roman d'une belle originalité, plein d'émotions, un roman à tiroir. Bref, une réussite.

 

« Et si en revêtant un masque on en disait plus sur soi parce que, enfin, on se sent libre ? »

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Août 2015

Mission: Impossible - Rogue Nation : Affiche

Film de Christopher McQuarrie

Avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Rebecca Ferguson, Simon Pegg

 

 

Synopsis : L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat. 

 

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Mon humble avis : Un film à 150 millions de dollars qui vaut bien le prix d'une place de ciné. Car oui, on en a pour notre argent en spectacle, explosion, courses poursuites (en moto notamment), cascades etc ! Le show est assuré, le 5ème opus de la franchise Mission Impossible n'a rien à envier aux précédents (dont j'avoue ne pas avoir vu le 4ème).

Pas une minute d'ennui pendant les 2h12 pour tout spectateur fan du genre, ou genre, même pas fan, car ce type de cinéma est forcément fait pour être captivant, quelques soient vos goûts en matière de ciné.

L'intrigue (qui débute à la toute fin du 4ème opus) se suit très facilement, même si, of course, on doute beaucoup de l'intégrité du personnage féminin. Donc on ne sait jamais trop si c'est une gentille ou une méchante, ce qui amène quelques bons tremblements sur le sort d'Ethan. C'est d'ailleurs une première dans la franchise. Un personnage féminin qui occupe presque autant l'écran que Tom Cruise, dont le rôle est primordial, et non secondaire dans l'intrigue, le glamour et l'action du film. Ethan a presque trouvé son alter égo... invincible version femme ! Comme une suite est annoncée, je gage que Mission Impossible pourrait compter un membre supplémentaire. 

Bien appréciable aussi, l'humour qui ponctue régulièrement ce film, apportant un peu de légèreté bienvenue. Et ce que j'aime toujours dans ces films, c'est qu'en 2 heures, on fait presque le tour du monde, avec des images... Wahou... Londres, Vienne, Maroc, Cuba, Maroc. Faut dire que tous ces espions prennent l'avion comme on prend le métro !

Enfin, je rends à César ce qui lui appartient, même si je n'apprécie pas vraiment l'homme qui est notre César du jour : Tom Cruise. C'est lui qui réalise toutes ses cascades, même celle d'ouverture du film où il se retrouve accroché à la porte d'un avion à 1500 mètres de hauteur. Cette scène est réalisée sans effets spéciaux et a été tournée 8 fois en tout ! De même, la scène qui nous ferait fuir tout milieu aquatique jusqu'à la fin de nos jours.... L'acteur s'est mis à l'Apnée.

Rebecca Ferguson mérite aussi bien ses lauriers. Elle n'a eu que quelques semaines pour apprendre l'art des cascades, des combats and co.

Bref, un excellent moment de détente, un bon film d'espionnage ou tout le monde fait extrêmement bien son boulot ! Donc pourquoi se priver ?!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 18 Août 2015

Roman - Editions Pocket - 405 pages - 7.70 €

 

Parution en poche en octobre 2013

 

L'histoire : Sexagénaire retraité menant une vie on ne peut plus morne, Harold Fry semble sans histoire. Un jour, il reçoit une lettre de Queenie, qui lui annonce qu'atteinte d'un cancer, elle n'a plus que quelque temps à vivre. Queenie, c'est une ancienne collègue d'Harold, ils ne se sont pas vus depuis 20 ans... Harold lui répond et part poster sa missive... De boite aux lettres en boite aux lettres, Harold peine à se résoudre à poster cette enveloppe. Et, comme une révélation, il décide de partir à pied sur le champs retrouver Queenie dans son centre de soins palliatifs.... à 800 kilomètres de là.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

 

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Mon humble avis : Comme le temps, et même les années passent vite. Je me préparais à dire que j'avais repéré ce titre l'année dernière lors de sa parution et de son tabac. Et bien tout cela remonte déjà à 2012. Hum Hum.

Comme d'habitude, je n'ai pas eu ce à quoi je m'attendais et ce que m'annonçait la 4ème de couv. Je n'ai ni ri ni pleuré. Mais une émotion grandissante au fil de pages, on pourrait dire ici au fil des kilomètres parcourus par Harold, s'est réellement emparée de moi.

Ce roman se lit et s'apprécie comme une très loooongue marche. Il est en fait la propre allégorie de la marche d'Harold. Cela commence lentement, tellement que je ne voulais marcher plus vite, que les découragements d'Harold me lassaient. Plus, lorsque l'on prend le rythme, il y a une espèce d'euphorie qui s'installe, même si cela n'empêche ni les doutes ni les cailloux dans les chaussures (les cailloux étant ici métaphorique, car ce brave Harold se coltinera de sacrés boulets.

Je me suis attachée très fort au personnage d'Harold, alors qu'il m'agaçait au début en s'engageant dans défi sans aucune préparation ni matériel adéquat. Et puis son évolution psychologique autant que physique m'a plu, car l'homme modifiait l'essence même de sa marche au fil des jours et des rencontres qui nous sont racontées. J'ai adoré notamment sa rencontre avec la médecin/femme de ménages slovène. Un moment très fort, d'une grande intelligence qui m'a permis de voir dans l'obstination/aveuglement d'Harold sous un autre angle, et d'ainsi, de vivre pleinement ce roman.

Mais Harold ne serait rien sans Maureen, son épouse depuis 40 ans, avec qui il "partage" un mariage usé jusqu'à la moelle. Maureen subit le départ de son mari en restant à la maison bien propre. Mais la marche de son époux va autant la changer elle qu'elle changera Harold pour le restant de leurs jours.

L'histoire est ponctuée des souvenirs d'Harold et Maureen, souvenirs joyeux mais enfouis sous une épaisse couche de souvenirs douloureux. Même si l'on devine assez vite la nature du fardeau d'Harold, on n'en reste pas moins attaché à savoir comment il va digérer ou du moins accepter celui-ci.

Ce roman est une ode à la marche, à la foi en quelque chose,  à la notion de "voir autrement", à l'ouverture de soi aux autres et à leurs bizarreries, (sachant qu'on est tous le bizarre de quelqu'un), à la relation avec la nature et le juste nécessaire. Rachel Joyce, l'auteur, dénonce également d'une plume non masquée tous ces gens parasites, ces médias et autres qui font de votre défit personnel et intime un événement médiatique qu'ils finissent même par s'approprier, dénaturant ainsi jusqu'à la racine la démarche entreprise.

Mais La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry est avant tout pour moi une puissante leçon de courage, de vie, et surtout, d'Amour. A lire, passionnément !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Août 2015

 

Les 4 Fantastiques : Affiche

Film de Josh Trank

Avec Miles Teller, Kate Mara, Michael B.Jordan

 

 

Synopsis : Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi. 

 

 

LES 4 FANTASTIQUES, film de Josh TRANK

 

Mon humble avis : Dieu sait comme je suis devenue une inconditionnelle des Marvel depuis quelques années, au point que je vais aveuglément au ciné à chaque nouvelle sortie. Et bien cela m'apprendra à être aveugle !

Cette nouvelle version des 4 Fantastiques est à mes yeux un raté total !

Déjà, le film met dix fois plus de temps à démarrer vraiment qu'à se développer et à se finir. Peut-être les prochains opus de cette franchise Marvel seront captivants plus vite, les personnages étant enfin installés après plus de deux heures de film.

Mise à part les super pouvoirs, je n'ai rien retrouvé ici de ce qui m'attire dans les Marvel. Pas d'humour, des dialogues d'une platitude déconcertante et sans 2ème ni 3ème degré. Des personnages lisses à pleurer, et de surcroît pas franchement bien interprétés. Aucune empathie, aucune sympathie ne s'est développée envers eux chez la spectatrice pourtant bon public que je suis pour ce genre là. Même pas de quoi fantasmer sur le charme, la musculature, le sourire ou autre de l'un d'entre eux ! Non mais !

Qui plus est, le film est bourré de poncifs hors sujets et même anachroniques. Alors que "l'action", disons l'histoire commence en 2007 dans une salle de classe américaine, on se croirait sorti d'une école des années 50 avec un instit d'une autre ère...

Bon, bien sûr, il y a les effets spéciaux. Mais c'est le minimum attendu quand on va voir un comics. Donc on va dire que mon étoile ne va pas pour la copie et l'encore, ni pour la bobine à l'ère du tout numérique, mais aux effets spéciaux, même si ceux-ci n'apportent rien de franchement nouveau.

Bref, les 4 fantastiques, une franchise Marvel qui ne me comptera pas parmi ses inconditionnels, loin de là. Donc, je ne vous encourage pas vraiment aller en salle obscure, mais plutôt à profiter du bon air estival !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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