Publié le 22 Janvier 2020

Témoignage - Editions J'ai Lu - 533 pages - 9 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2010

 

Le sujet : Le parcours personnel et professionnel de Philippe Leprêtre, plus connu sous le pseudonyme de Philippe Gildas, breton né en 1935 et décédé l'année dernière en octobre 2018. La carrière hors du commun de l'un de ceux qui ont révolutionné et  construit les médias tels que nous les avons connus et qui ont laissé plus que des traces. Bref, un pilier des médias et de l'info !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Je n'ai jamais été une afficionados de Canal +, pour cause de télé antédiluvienne chez mes parents, puis de longs séjours à l'étranger. Mais j'ai tout de même quelques bons souvenirs de cette grande époque, et de Gildas entre autre. Ce livre, je l'ai dans ma PAL depuis sa parution en poche. Et me voilà à m'y plonger alors que Gildas est décédé depuis plus d'un an. C'est fou le nombre de livres dans ma PAL que j'ai acheté du vivant des auteurs et qui sont désormais orphelins. Mise à part cela, quid de cette autobiographie, coécrite avec Gilles Verlant ?

Globalement, je dirais très intéressante. Avec des passages passionnants, d'autres instructifs et encore d'autres très longuets et répétitifs. Mais impossible de lire ces derniers en diagonale car parmi eux se cachent des incontournables. Ma lecture a donc surfé entre pur plaisir et moments laborieux.

Mine de rien, avec ce témoignage, nous parcourons plus de 50 ans de plein de choses... 50 ans de la vie du célèbre animateur journaliste : la Bretagne profonde à la fin des années 30, puis Bourges, Paris avec quelques incartades à droite et à gauche. 50 ans d'Histoire, avec la Guerre d'Algérie et la mobilisation étudiante, mai 68, diverses élections présidentielles et leurs répercussions sur les médias, des guerres, des lois, des événements proches ou lointains, des records de traversée de l'Atlantique en bateau etc...

C'est aussi 50 ans d'une carrière au service de l'info par passion. Carrière qui démarre après l'abandon des études de lettres à la Sorbonne, pour entrer dans une école de journalisme. Puis le journal Combat, de la radio (Radio Luxembourg/RTL, France Inter, Europe N°1 (avec des quelques allers/retours), de la Télé (la Une qui deviendra TF1), puis Canal + et l'époque aussi folle que bénie des dieux. Je n'imaginais pas que Gildas avait eu une carrière aussi riche et diversifiée, surtout qu'il faut y ajouter de la production de documentaires. 

C'est donc surtout 50 ans de médias, avec une évolution merveilleuse, pour laquelle Gildas a travaillé comme un forcené et a apporté beaucoup d'audace et de créativité. Au fil des pages, apparaissent de grands noms de la politique, du journalisme, du sport, de la chanson, du cinéma. Certains sont défunts d'autres font encore l'actualité. Mais tous ont laissé une trace ou des moments mémorables dans le P.A.F français (Coluche, Les Nuls, de Caunes, j'en passe et des meilleurs). Bref, avec Gildas, nous sommes dans les coulisses des médias (depuis la fabrication des programmes en passant par les financements, les "mercato", les négociations) et la naissance de grands noms, journalistes, artistes ou sportifs.

Au début du livre, il n'y a que 2 chaines de télé. A la fin, il y a déjà eu Canal Sat et le bouquet, le Cable, TPS, la TNT et, pour le meilleur et souvent pour le pire : internet, ou n'importe qui peut balancer de l'info sans en vérifier la source et l'exactitude n'importe quand. Côté radio, il y a bien sûr eu l'apparition des "radios libres"....

Pour toutes ces raisons, l'autobiographie de Gildas est très intéressante, racontée simplement avec enthousiasme, mais avec une modestie qui ne m'a pas semblé toujours honnête. Certains détails n'étaient pas nécessaires, quelques coupes auraient maintenu le rythme sans voir poindre une certaine lassitude du lecteur. Certaines années m'ont paru interminables ! Après, mais ceci n'est qu'une appréciation personnelle, je ne suis pas forcément admirative devant ces gens qui donnent tout à leur métier, au point d'en négliger leur famille et certains de leurs propres rêves, voire par moment, leur santé... et qui ne s'arrêtent jamais pour savourer. Même si je reconnais bien des mérites, des talents et des qualités à ce fameux Philippe Gildas.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 20 Janvier 2020

Film de Thomas Bidegain et de Marc Fitoussi

Avec Elsa Zylberstein, Manu Payet, Blanche Gardin

 

Synopsis :  Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer.
Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

 

Mon humble avis : Une comédie décapante, cynique à souhait, qui passe au vitriol notre société ultra connectée et évidemment ses dérives, ses excès, son ridicule...

C'est caricaturé évidemment, mais si peu en fait, et hélas... Répliques et situations sont truculentes. Seule la fin m'a un peu semblé partir à vau l'eau, c'est le cas de le dire. Mais pas bien grave, le message est largement passé !

Cinq histoires se suivent et s'entrelacent et certains personnages sont présents dans différents actes, un peu comme un fil conducteur, ou une patate chaude !

C'est l'histoire avec Elsa Zylberstein qui m'a le plus plu, car les personnages principaux y sont beaucoup plus subtils qu'en apparence.

L'acte avec la famille qui filme constamment l'évolution de la maladie gravissime de leur enfant est le plus cynique. Et oui, enfant guéri = moins de followers et de likes et de comm'... Les voyeurs vont voir ailleurs et cette famille cherche désespérément un moyen de continuer à passionner le monde entier.

Bref, ce film qui fait franchement rire (même si parfois jaune) montre à, la perfection l'addiction actuelle de la société au tout connecté et les dangers que cela comporte. Tout n'est plus qu'histoire d'algorithme, de course aux likes, aux followers, la vie et l'intime est partagée avec le monde entier, il faut équilibrer les compte, les points, noter tout, tout le monde, n'importe comment et pour n'importe quoi. Faut avoir une bonne note mais pas trop bonne non plus. Bref, la vie ne se vit plus que par écrans interposés, le téléphone greffée à la main et la wifi en perfusion.

J'ai beaucoup aimé ce film bien ficelé mis en valeur par d'excellents comédiens. Bon, sur ce, je vous laisse, je quitte mon écran et retourne à la vraie vie. Dans la vraie vie, il y a aussi le ciné, donc n'hésitez pas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2020

Roman - Editions Ecoutez lire - 6h05 d'écoute - 18.99 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Fiona Maye est juge spécialisée dans le droit des familles à la Haute Cours de Londres. Une nouvelle affaire se présente et attend son jugement impartial : Adam, un adolescent de 17 ans, atteint d'une grave leucémie, doit absolument recevoir des transfusion pour survivre. Mais Adam et ses parents sont témoins de Jéhovah, et suivant les principes de leurs croyances religieuses, refusent toutes transfusions. L'hôpital fait donc appel, à Fiona Maye de trancher.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : J'attendais beaucoup plus de ce roman, et notamment de l'émotion. Or, j'ai trouvé celui-ci d'une froideur rare. De ce froid que l'on imagine très bien régner dans salles et couloirs où se déroulent toutes les magistratures protocolaires qui décident de l'avenir d'un être humain.

Et pourtant, le sujet a tout pour être intéressant, et certains passages le sont effectivement. Mais eux aussi sont rares, et courts. Dommage, car il y avait moyen de les développer et ainsi d'inviter le lecteur à être moins spectateur et plus acteur (de par ses réflexions personnelles) dans cette histoire au sujet poignant et révoltant pour toute personne vivant dans un milieu "équilibré", loin de tout fanatisme. Car via le jugement rendu par Fiona Maye, on ne peut nier qu'il y a effectivement sujet à débattre, même si cela ne paraît pas au premier abord... Si l'on considère la liberté individuelle. Oui mais... Il y a "l'intérêt de l'enfant" pour lequel toute cours de justice doit se battre... Et lorsque l'enfant est presque adulte, cela se complique.

Dommage que les digressions prennent tant de place dans ce roman... Des digressions qui portent sur d'autres affaires familiales jugées par Fiona Maye, affaires qui certes méritent de l'attention, mais éloigne celle-ci du sujet principal et "vendu" sur la quatrième de couverture. Et surtout les déboires conjugaux de la juge Maye sont envahissants dans l'histoire et d'une réelle morosité... De ce fait, j'ai eu la sensation d'écouter un livre très monotone et à l'intérêt ponctuel. Je me suis donc ennuyée.

Néanmoins, on ne peut que saluer la morale de ce roman. "L'intérêt de l'enfant", pour tout adulte, qu'il soit magistrat ou pas, ne devrait pas se limiter au jugement rendu en cours de justice. Car en effet, lorsque l'on réveille un enfant, ou tout autre être de sa foi aveuglante, il faut être là pour lui proposer autre chose. Car le monde est soudain si vaste pour lui qu'il est nécessaire d'être à ses côté, pour l'aider à trouver un nouveau sens... à la vie, à SA vie.

 

PS : Pour info, ce roman a été adapté au cinéma en 2018 sous le titre de "My lady", avec Emma Thompson dans le rôle phare.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Janvier 2020

Thriller - Editions Lizzie - 9h56 d'écoute - 21 €

Parution d'origine chez Sonatine en octobre 2018

L'histoire : Callie et Tilda sont soeurs jumelles sans ressemblance. Londoniennes toutes les deux. Callie, libraire à temps partiel, vit depuis toujours dans l'ombre de Tilda, actrice qui commence à être réputée. Les deux soeurs sont proches, presque fusionnelles, jusqu'à ce que Tilda rencontre Félix, un riche banquier. Le comportement de Tilda se métamorphose alors que Félix pourrait paraître violent et dominant... Callie voit cela de l'extérieur, s'inquiète et se renseigne sur forums spécialisés dans la violence domestique... Quelques mois plus tard, Félix est retrouvé mort, à priori d'une crise cardiaque...

 

Tentation : Envie d'un bon thriller

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Voici un bon thriller british très psychologique, qui, sans être vraiment palpitant, reste très captivant. Pas de nuit blanche ni de suée, mais de l'observation, de l'attention, la recherche du détail... Pas non plus de grande originalité dans le postulat de base : deux soeurs jumelles... le sujet est bien exploité en littérature. La richesse de ce roman tient d'abord dans l'extraordinaire psychologie des personnages, vraiment travaillées, approfondie, maîtrisée et évidemment à sa construction et son dénouement !

Le suspense est toujours latent, même si l'on sait dès le premier chapitre que Félix va mourir. Cette mort limpide pour la police mais suspecte pour nous lecteurs advient presque aux deux tiers du roman, ce qui, quelque part, donne relance l'histoire. Cette mort tardive n'enlève rien à l'intérêt de l'oeuvre. Certes, j'y ai trouvé quelques petites longueurs - mais celles-ci sont peut-être nécessaires pour bien poser le caractère paradoxal des deux héroïnes - et à la fin, il m'a semblé qu'il me manquait deux ou trois petites explications finales, à moins que ce ne soit ma mémoire qui me fasse défaut.

En tous cas, cette histoire machiavélique est sacrément bien construite. Le doute est PERMANENT et change à chaque fois de cible, ou de victime. Callie est la narratrice, alors on est en droit de se demander si elle est objective et libre à elle d'éventuellement nous balader comme elle le veut. Donc méfiance, faut-il croire tout ce qu'elle dit ? Mystère. Régulièrement, Jane Robins lâche détails, informations ou anecdotes qui ne font que renforcer ou relancer notre incertitude.

Il faut tout de même dire que l'on se rend bien compte que chacune des soeurs est bien particulière (je ne spolierai pas !) et aucune ne semble être vraiment équilibrée. Manipulation ? Paranoïa ? Harcèlement ? Jalousie ? Obsession ? Vous le saurez en lisant ce livre... En vous méfiant des illusions. On peut avoir des illusions, se faire des illusions ou encore donner l'illusion de...  

Tentez de garder la tête claire pour découvrir qui, des deux soeurs, est la plus folle quelque part !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Janvier 2020

Cinéma, Sol, Chantal Lauby, chronique, avis blog

Film de Jézabel MARQUES

Avec Chantal Lauby, Camille Chamoux, Giovanni Pucci

 

Synopsis :  Sol, célèbre interprète de Tango argentin, vit à Buenos-Aires depuis de nombreuses années. Derrière son tempérament excessif et son sourire incandescent, la Diva cache une blessure dont elle ne s’est jamais réellement remise : la perte de son fils unique, Raphaël, avec qui elle avait rompu tout lien. Sol revient à Paris dans l’espoir de rencontrer enfin Jo, son petit-fils de 7 ans, né de l’union de Raphaël et d’Eva, sa belle-fille, qu’elle ne connaît pas. Mais devant eux, Sol prend peur et prétend être là pour louer le studio situé sur leur palier. Dès lors, elle va tout faire pour apprivoiser ses nouveaux voisins…

 

 

Mon humble avis : Sol est un joli film familial. Un film juste, tendre, drôle, touchant et émouvant. Le tout, bercé par l'envoûtante et enveloppante par la musique du tango. Pour une fois, la bande originale ne m'a pas échappée, tant elle joue un vrai rôle dans cette histoire.

Sol est aussi le portrait de deux femmes qui, à la base, se détestent. Deux femmes fortes et fragiles et la fois, qui vont s'apprivoiser et réaliser qu'elles ont beaucoup plus de point commun qu'elles ne l'imaginent, et surtout que chacune a besoin de l'autre, à sa façon. Elles ignorent en effet qu'elle partage le deuil de la même personne. Et ce n'est qu'avec l'aide de l'autre que chacune pourra justement faire son deuil

Le début de film peut sembler un peu poussif, qui mise plus sur l'humour et les quiproquos, puis un autre rythme s'installe, qui est plus dans l'émotion, lorsque les différents personnages se découvrent une affection réelle ou latente entre eux. Là, le film devient une très jolie histoire sur la transmission familiale ou intergénérationnelle, transmission qui soit générique, d'expérience de vie ou de caractère.

Chantal Lauby est excellente, tantôt drôle, tantôt émouvante, dans le rôle de cette grand-mère inconnue, censée être morte, qui tente de se rapprocher de son petit fils et d'établir une relation grand-mère/petit fils alors qu'elle n'est connue que comme la coloc/femme de ménage. Camille Chamoux interprète dignement le rôle d'Eva, la mère psychorigide et surprotectrice de son enfant, qui vit encore dans le souvenir de son défunt époux. Au contact de Sol, Eva va se détendre, réapprendre à rire et à profiter des bons moments qu'offre la vie. Quand à Jo, le petit garçon, c'est le truculent jeune Giovanni Pucci qui déborde d'énergie et de naturel.

Sol, c'est vraiment un bon et agréable moment de cinéma.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Janvier 2020

BD, Kurt Cobain, Nirvana, avis, chronique, blog

BD - Editions Urban Comics - 96 pages - 14.50 €

 

Parution en février 2017

Le sujet :  When I Was an Alien revient sur l'enfance de Kurt Cobain, jeune garçon d'Aberdeen féru de musique. Au calme et à la solitude de la vie en banlieue se substitue rapidement un quotidien ponctué de répètes entre amis. Peu à peu Kurt fonde Nirvana, le groupe de grunge qui a bouleversé le paysage musical à jamais. Contient : Kurt Cobain: When I Was an Alien

 

Tentation : Une coïncidence !

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Il y a quelque temps, les médias annonçaient que le vrai gilet que Kurt Cobain portait lors du devenu mythique concert "Unplugged in New York" (1993), avait été vendu aux enchères, tel quel, non lavé depuis le jour J, avec les trous de cigarettes etc... pour 334 000 $ ! Et quelques jours plus tard, je tombais sur cette BD à la bib ! Allez hop, on embarque. Nirvana ! Ah que de souvenirs ! Le grunge, la désillusion, un homme à fleur de peau, le rock dans toute sa splendeur... Qui de ma génération ou d'une autre n'a jamais joué de "l'air guitare" en remuant tête et cheveux comme Kurt ? Bon, et puis le destin tragique... le suicide, le club des 27 qui s'étoffent au fil des années...

Peut-être cet album parlera bien aux archi fans du groupe Nirvana. Mais de mon côté, j'avoue ne pas avoir accroché. Les dessins déjà... Relativement brouillons et surtout des nez très étranges, avec un tracé supplémentaire et point du tout utile, mais qui se voit comme... le nez au milieu de la figure et qui a donc capté mon attention sur chaque planche, au point de m'agacer. Et rien d'autre de marquant, d'agréable ou d'assez réussi pour attirer l'attention.

Cette BD couvre une longue période de la vie de l'artiste, depuis sa petite enfance jusqu'au début du succès. Mais il m'a semblé que les événements étaient assez survolés, l'émotion (artistique ou humaine) ne m'a pas atteinte. Les auteurs ne sont pas parvenu à rendre compte des tréfonds différents de Kurt Cobain, ni de son caractère d'écorché vif, sa désespérance, sa colère. Non, rien de tout ça n'émerge un tant soit peu. La difficulté à distinguer certains protagonistes des autres m'énervait. Et surtout, j'ai eu l'impression de ne pas apprendre grand-chose de cet homme et de ce groupe dont je ne sais, à la base, presque rien.

Bref, une "rencontre" ratée pour moi, qui lisait cet album comme si c'était une esquisse, un brouillon d'un projet plus abouti. A vous de voir ! Mais cela m'a tout de même remis de la bonne musique dans la tête, alors pour le plaisir et le souvenir, je partage !

 

Et donc le fameux gilet ! Quand on dit que les achats d'occasions sont l'avenir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 10 Janvier 2020

Roman - Editions Gallimard - 296 pages - 19 €

Parution le 22 août 2019 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Lassé de Paris, Sacha, romancier, s'installe un peu au hasard dans la petite ville de V, que l'on situe dans le sud est. Il y loue un meublé et se remet à l'oeuvre. Par des connaissances communes, il retrouve, par hasard aussi, "l'autostoppeur" comme il l'a toujours appelé...Vingt ans avant, Sacha lui avait demandé de sortir de sa vie... Les voilà réunit, Sacha rentre sa femme Marie et son fils Agustin, et réalise que le surnom donné à son ancien ami lui correspond toujours... L'autostoppeur n'a pas changé.

 

Tentation : Médias et sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : A la bibliothèque, j'ai levé le pousse, ce livre est arrivé, alors je suis entrée dedans. Je l'ai ouvert, j'ai lu les premières pages qui m'emmenaient ailleurs, comme toute promesse d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ, de nouvelles personnes rencontrées... L'aventure en quelque sorte, comme avec chaque nouvelle lecture, sauf que celle-ci semblait en promettre une bien différente. Oui, elle l'est, originale même, mais au fil des étapes ou des chapitres, elle paraît bien improbable. Et malgré la longue liste des villages aux noms amusants, tendres ou autre traversés par l'autostoppeur (que j'ai fini par lire en diagonale), les paysages et les pages se ressemblaient tous et devenaient très répétitifs.

Certes, on dit souvent que dans un voyage comme dans la vie, ce n'est pas l'objectif mais le trajet emprunté pour atteindre l'objectif qui compte. Sauf que là, l'objectif de l'auteur reste flou et ce trajet, en fait, on ne le partage que très peu, via des cartes postales reçues par Sacha, le narrateur. Quant à l'autostoppeur compulsif, il apparaît de plus en plus comme un collectionneur (limite un consommateur de bleds)que comme un contemplatif. Bref, rien n'est vraiment approfondi et son personnage, de fantaisiste, perd rapidement de son charme pour devenir insaisissable et presque insupportable. Bref, je ne suis pas parvenue à la moindre empathie ou affection pour lui.

Le possible rêve que nous propose à priori l'auteur (partir par les routes, au hasard...) ne fait plus rêver, tant on n'apprend rien sur personne ni aucun lieu, tant cet autostoppeur toujours ado dans sa tête agace et choque dans son abandon de ses responsabilités parentales... Quant aux personnages qui l'attendent, Marie, Sacha et l'enfant Agustin, ils ne semblent pas faire grand-chose de leur vie et même leurs états d'âmes, peu approfondis, ne les rendent pas plus passionnants ni réellement sympathiques. Si amour il y a, si respect de la liberté il y a, nécessitent ils une telle soumission aux caprices de l'autre, un telle attente celle de Pénélope.... Oui, on peut imaginer qu'en écrivant ce roman, Sylvain Prudhomme a peut-être pensé à l'Odyssée d'Homère. Sauf qu'Ulysse a surmonté toutes les sirènes et est revenu. Et la soumission de Marie, qui telle une bo-bonne attend le potentiel retour ponctuel de son conjoint m'a énervée, limite révoltée. On n'est plus en 1950 ! On est en 2019 !

Le style est particulier aussi, il faut un peu de temps pour s'y adapter. Certes il est soigné et agréable, mais les dialogues ne sont jamais annoncés ni vraiment séparés du reste du texte. Dommage, l'idée de départ était bonne, mais le développement me paraît presque prétentieux de traitement. Au final, même si l'on devine que les sujets sur la quête de soi, la liberté etc sont les leitmotive de ce roman, et je n'en suis pas sortie enrichie, ni spirituellement, ni culturellement. J'en suis sortie contente d'en avoir terminé avec cette histoire qui devenait interminable. Une lecture décevante et vaine pour moi. Je suis restée sur le bord de la route.

9/6

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Janvier 2020

Film de Julie Manoukian

Avec Clovis Cornillac, Noémie Schmidt, Lilou Fogli

 

Synopsis :  Au cœur du Morvan, Nico, dernier véto du coin, se démène pour sauver ses patients, sa clinique, et sa famille. Quand Michel, son associé et mentor, lui annonce son départ à la retraite, Nico sait que le plus dur est à venir. « T’en fais pas, j’ai trouvé la relève. » Sauf que… La relève c’est Alexandra, diplômée depuis 24 heures, brillante, misanthrope, et pas du tout d’accord pour revenir s’enterrer dans le village de son enfance. Nico parviendra-t-il à la faire rester ?

 

 

Mon humble avis : Premier film de l'année, et hop un coup de coeur ! J'espère que c'est un bon présage pour 2020 !

Avec un tel titre de film, il était bien sûr impensable que je n'aille pas le voir. Et j'ai adoré ! Régulièrement, les médias évoquent la problématique des déserts médicaux, surtout dans les milieux ruraux. Ce film est là pour rappeler que les difficultés sont identiques au niveau des vétérinaires. Un vétérinaire qui part en retraite et qui ne trouve pas de remplaçant, dans le Morvan, région située sur "La Diagonale du vide". La désertification des vétérinaires, préférant le "confort" des cliniques citadines et la vie qui va avec a des conséquences terribles quand on y pense. Pas de véto = des éleveurs en danger = plus de relève non plus pour les éleveurs = de moins en moins d'habitants = fermeture des écoles et commerces.

Ici, nous suivons donc Nico, vétérinaire qui soigne autant les animaux domestiques que ceux des fermes. Ceci, avec le même amour, le même respect, la même dévotion, la même passion. Autre équation difficile que l'on découvre : comment demander 80 € de visite véto à un éleveur pour soigner un veau que lui-même ne vendra que 150 €.... Bref, un film qui fait pas mal ouvrir les yeux sur des situations ignorées du grand public, et sans doute pas assez prises en compte par les gouvernements.

Le film, qui pourrait être assez tragique dans le fond, est très agréable et frais dans la forme, qui tourne par moments à la bonne comédie, à la romance, et aux émotions... souvent liées au devenir de certains animaux.

Il y a bien sûr la confrontation entre Alexandra l'ex enfant du pays devenue parisienne et sortie major de sa promo à Maison Alfort, habituée aux techniques et matériels de pointes et les gens du crus qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'une femme véto, qui plus est devenue étrangère. Faut dire qu'Alexandra est dans le genre direct, ne prend pas de gants et n'est pas facile à vivre. N'empêche, personne ne veut vraiment lui laisser sa chance et tout le monde doute de ses compétences... parce qu'elle est femme et parisienne.

Si le rapport humain/animal vous laisse de glace, sans doute que ce film ne vous passionnera pas vraiment et que vous le considérerez comme un bon film mais sans plus. En cas contraire, vous l'adorerez et vous ne pourrait que saluer les performances des comédiens, le monstre sacré de ciné qu'est Clovis Cornillac en tête, suivi de près par Noémie Schmidt qui ne démérite pas, bien au contraire. Et les seconds rôles sont vraiment savoureux.

Pour moi, ce film est une merveille sur la ruralité, le retour aux sources et aux racines, la confrontation de différentes façons d'être, sur ce qui fait notre belle France et le besoin humain pour que perdure et survive notre agriculture, et bien sûr, sur les animaux, qu'ils soient des bois, de fermes ou de salons.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Janvier 2020

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Janvier 2020

2019... 58 films vus au cinéma...37 films français et 21 films étrangers. Soit, si je compte un moyenne d'1h45 par film, cela mène à 100 heures passées au ciné, sans compter les pubs et bandes annonce !

Comme pour le tag  "Ma vie comme un roman", je m'amuse depuis quelques années à décliner ce tag avec les titres des films vus l'année précédente. 

1/ Décris toi : Wild Rose

2/ Comment te sens tu ? Hors normes

3/ Décris où tu vis actuellement ? Venise n'est pas en Italie

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? J'irai où tu iras

5/ Ton moyen de transport préféré ? Le ciné, puisque je n'ai pas trouver de titre ! Le ciné, ça transporte !

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Deux moi

7/ Toi et tes amis vous êtes : Nous finirons ensemble

8/Comment est le temps ? Terminator : Dark Fate ! (puisqu'il faut bien en choisir un !)

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Late Night

10/ Qu'est la vie pour toi ? La lutte des classes

11/ Ta peur ? Gloria Mundi 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Qui m'aime me suive

13/ La pensée du jour : Rebelles

14/ Comment aimerais tu mourir ? Au bout des doigts

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Le meilleur reste à venir

16/ Ton rêve ? Donne moi des ailes

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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