Publié le 15 Novembre 2015

Que dire... Alors je laisse parler la musique, symbole de liberté par excellence, puisque dans les Etats intégristes, celle-ci est la plus souvent interdite. Et que vendredi, ce symbôle a été pris pour cible...

Cette chanson date de 1983, et faisait à l'époque référence au Bloody Sunday survenu lors de la guerre d'Irlande. Depuis, de part le monde et chez nous, tous les jours de la semaine y sont hélas passés et cette chanson et toujours tristement d'actualité. Et dans ce texte, Jésus est à remplacer par un pseudo Allah....

 

Sunday Bloody Sunday (Dimanche, Sanglant Dimanche (1))

I can't believe the news today
Je ne peux pas croire les nouvelles, aujourd'hui
I can't close my eyes and make it go away
Je ne peux pas fermer mes yeux et l'oublier
How long, how long must we sing this song?
Jusqu'à quand, jusqu'à quand devrons-nous chanter cette chanson ?
How long?
Jusqu'à quand ?

Tonight we can be as one, tonight
Ce soir, nous pouvons être unis, ce soir
Broken bottles under children's feet
Des bouteilles cassées sous des pieds d'enfants
Bodies strewn across a dead end street
Des corps répandus de part et d'autre d'une impasse
But I won't heed the battle call
Mais je ne veux pas faire attention à l'appel du combat
It puts my back up, puts my back up against the wall
Cela a poussé mon dos, cela a poussé mon dos contre le mur

Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche
Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche

And the battle's just begun,
Et le combat ne fait que commencer
There's many lost, but tell me who has won?
Il y a beaucoup de pertes, mais dites-moi qui a gagné ?
Trenches dug within our hearts,
Des tranchées creusées dans nos coeur
And mothers, children, brothers, sisters torn apart
Et des mères, enfants, frères, soeurs déchirés

Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche
Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche

How long, how long must we sing this song?
Jusqu'à quand, jusqu'à quand devrons-nous chanter cette chanson ?
How long?
Jusqu'à quand ?
Tonight we can be as one
Ce soir, nous pouvons être unis
Tonight, tonight
Ce soir, ce soir

Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche
Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche

Wipe the tears from your eyes
Sèche les larmes de tes yeux
Wipe your tears away
Sèche tes larmes
Wipe your blood shot eyes
Efface tes yeux injectés de sang

Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche
Sunday, bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche

And it's true we are immune
Et c'est vrai que nous sommes immunisés
When fact is fiction and T.V. reality
Quand les faits sont de la fiction et la télé la réalité
And today the millions cry
Et aujourd'hui des millions d'appels
We eat and drink while tomorrow they die
Nous mangeons et buvons tandis que demain ils mourront
The real battle's just begun
Le vrai combat commence juste
To claim the victory Jesus won
Pour revendiquer la victoire, Jésus a gagné
On a Sunday bloody Sunday
Un dimanche, sanglant dimanche

Sunday Bloody Sunday
Dimanche, sanglant dimanche

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Novembre 2015

Ange & Gabrielle : Affiche

Film d'Anne Giafferi

Avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Laurent Stocker...

 

Synopsis : Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

 

 

 

Mon humble avis : Ange et Gabrielle est une très sympathique comédie romantique qui remplit parfaitement son office et l'attente du spectateur. A savoir : divertir, amuser, distraire, émouvoir (positivement), changer les idées et donner la banane !

On ne s'esclaffe pas à tout va, mais l'on sourit avec plaisir devant les mésaventures des personnages et parfois, un bon éclat de rire résonne dans la salle. Le rythme n'est pas endiablé, les scènes sont exempts de vulgarité, on est juste bien et c'est ça qui est bien, car le film sonne juste et n'en fait pas trois tonnes.

Certains passages ne sont pas sans rappeler "3 hommes et un couffin", sauf que cette fois ci, c'est Bruel qui s'y colle et en tant que grand-père potentiel ! Et oui, les années passent !

Isabelle Carré retrouve enfin un rôle où elle ne joue pas une "timide effacée godiche gaffeuse", puisqu'elle est ici une femme déterminée, qui prend les choses en main.

Bruel est parfait dans son rôle de quinqua presbyte mais qui n'a que la presbytie pour avouer son âge... et désavouer son comportement immature.

Le dénouement est bien amusant, avec ce mélange de générations inattendu !

Je ne dis pas que ce film mérite de rentrer dans les annales des comédies romantiques, mais si vous voulez passer un bon moment de fraicheur et de légèreté sans tomber dans la bêtise gratuite, je vous prescris alors "Ange et Gabrielle". ORDONNANCE !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Belfond - 253 pages - 18 €

 

Parution le 14 octobre 2015 : Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Villerude, petite village balnéaire proche des stations géantes de Vendée. Camille, vieux projectionniste, diffuse des films en noir et blanc au Paradis, cinéma bien plus âgé que lui. Parmi les spectateurs, il y a Rose, une violoncelliste mondialement connue, qui est revenu en pèlerinage sur la terre de ses étés d'enfance. Mais Camille décède et le Paradis se trouve alors en danger... Un riche homme d'affaire veut le transformer en parking. Antoine, réussira-t-il à contrecarrer ces funestes plans et, par la même occasion, reconquérir le coeur de Rose, qu'il a aimé voici plus de 20 ans.

 

 

Tentation : Ma lecture du précédent roman, savoureux, de l'auteure

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Comme j'avais aimé "Une collection de minuscules trésors", l'oeuvre précédente de Caroline Vermalle, j'espérais retrouver ici ce vent de fraicheur et d'instruction bienvenu et si agréable à lire. Hélas, Les amis du Paradis ne vont pas m'inspirer un billet aussi élogieux et poétique que l'an dernier. Ma déception est quasi totale...

Et pourtant, avec l'histoire de départ, il y avait de quoi me charmer, moi qui suis bonne cliente des "feel good book" et qui aime les histoires où de petits groupes de personnes se réunissent pour défendre quelque chose qui semblerait dérisoire aux yeux du monde entier. Je suis donc entrée dans ce roman avec joie et bonne humeur, et me disant que je profiterai ainsi d'un petit séjour en bord de mer hors saison, avec ceux qui sont toujours là quand les touristes ont regagné villes et bureaux.

Mouais, et bien ma joie fut de courte durée car très vite, Camille décède et revient hanter le cinéma en fantôme. Antoine et lui partagent donc de longues conversations que j'ai trouvées bien fades, convenues et teintées de mièvrerie. La solution qu'Antoine trouve pour sauver le cinéma est si peu crédible qu'elle n'en n'est ni drôle ni passionnante à suivre. Elle tourne même au ridicule lorsqu'Antoine décide de teindre son chien pour qu'il soit méconnaissable !!! Dommage que tout soit centré sur Antoine et que des Amis du Paradis, il soit finalement si peu question.

Quant à la bluette ou romance entre Rose et Antoine, passion qui aurait survécu plus de 20 ans dans le coeur d'Antoine, et bien celle-ci m'a laissée sur la plage, surtout devant l'abondance de scène pseudo romantique et les hésitations adolescentes de protagonistes qui sont bien adultes ! bref, je n'y ai pas cru.

Enfin, last but not the least, je n'ai pas retrouvé la plume délicieuse de Caroline Vermalle. Constructions de phrases douteuses ou en tous cas, agréable ni aux yeux, ni aux oreilles. Fautes et coquilles. De la lourdeur dans des phrases interminables où un simple point relancerait tellement le rythme. Mais non, en lieu et place des points de ponctuation, des "et" et des "et" et des "et".

Quelques personnages restent tout de même attachants, notamment ce fameuse Rose, qui nous explique bien comme une vie de célébrité internationale éloigne des objectifs personnels de vie et que l'instrument qui vous a rendu célèbre (en l'occurrence ici, le violoncelle) peut devenir votre propre ennemi car aux yeux du monde, vous n'existez pas sans lui.

De même; j'ai apprécié certaines descriptions de bord de mer, qui m'ont mis de belles images dans la tête.

Je pense sincèrement que ce roman plairait beaucoup a de toutes jeunes adolescentes qui perdent leur amour d'été et rêve de le retrouver, des jeunes filles qui y croient encore quelque part, et qui sauront être touchées par ce romantisme et cette histoire un peu puérils. Avec un peu plus de subtilité et de profondeur, cette histoire aurait pu être super chouette à lire.

 

 

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8/6

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Novembre 2015

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Roman - Editions Grasset - 496 pages - 22€

 

Parution le 19 août 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect... Le commissaire Bayard se lance dans une enquête aussi loufoque qu'originale.

 

Tentation : François Busnel

Fournisseur : La bib'

 

 

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Mon humble avis : Un avis on ne peut plus subjectif puisque, chose très rare, je ne suis pas allée au bout de ce roman tant ma lecture se révélait laborieuse et lente, si lente ! Vingt pages par ici, vingt pages par-là, déjà presque semaines que j'étais sur ce livre pour dépasser de justesse la moitié. Mais curieuse, je voulais connaitre le dénouement, aussi, j'ai toute de même lu les trente dernières pages et mon amie blogueuse Caroline a gentiment comblé mes quelques lacunes majeures sur cette histoire. Je sais donc qui "aurait tué" Roland Barthes, puisqu'il s'agit bien ici d'un roman et que cette intrigue -tout à fait policière- n'est qu'invention de l'auteur. Laurent Binet trouvait effectivement que le fait que Roland Barthes se fasse renversé juste en sortant d'un déjeuner avec Mitterand pouvait laisser libre cours à son imagination et à toutes les théories.

Je me suis lancée dans cette oeuvre suite au passage de Laurent Binet dans La Grande Librairie. François Busnel encensait ce roman qu'il disait notamment très drôle. J'ai donc écouté la sirène Busnel de la littérature et me suis noyée !

Parce que ce roman n'est pas pour moi. Soyons honnête, même si le style est assez simple, je ne possède pas du tout la culture pour apprécier cette fameuse septième fonction du langage. L'enquête se déroule principalement dans le milieu intellectuel parisien des années 80 (bien moqué par l'auteur soit dit en passant), cite et met en scène une multitude de personnages réels de cette époque-là. Et de ces illustres personnages, je ne connais rien. Bon, BHL ne m'est pas inconnu mais juste médiatiquement parlant et de Barthes, je n'ai lu que "Les fragments du discours amoureux". Aussi, leurs digressions me sont passées au-dessus de la tête. De même, je n'ai pu percevoir l'humour distillé par l'auteur au fil des pages, puisque pour comprendre les références, et bien je pense qu'il faut maitriser un minimum les référés. Bref, mieux vaut posséder quelque notion de linguistique et de sémiologie pour apprécier ce roman à sa sans doute juste valeur.

Je reconnais néanmoins que ce roman qui fait couler beaucoup d'encre en cette rentrée littéraire est franchement original et très érudit. J'ai même trouvé certains passages très intéressants, qui donnaient envie de s'instruire un peu sur la linguistique, la sémiologie, la philosophie contemporaine, bref, de combler le trou béant de mon inculture.

Ah oui, j'allais oublier, j'ai franchement bien aimé la fin, inattendue, qui me fait dire que l'intrigue de ce roman est excellente et bien trouvée. Mais bon...

 

Je vous invite à lire le billet de mon amie érudite Caroline, et qui a donc apprécié ce roman !

 

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7/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Novembre 2015

C'était courant septembre, par un magnifique dimanche presque estival ! Soleil, air doux, mer et ciel d'un superbe bleu !

Une rando de 18 km depuis l'amont de Fort La Latte jusqu'en aval du Cap Fréhel, dans les Côtes d'Armor (22). Impossible de se perdre ! Tant que la mer est sur notre droite, tout va bien. Et la mer, quand on suit le chemin des douaniers, elle est toujours là.

Alors que d'une chambre de chez ma mère on aperçoit ce fameux cap, je n'y étais encore jamais allée. Comme quoi, il n'est jamais trop tard pour bien faire, et j'ai encore des tas de coins magiques à découvrir dans ma belle Bretagne. Plus je me balade, et plus je me dis, ravie, que j'habite une magnifique région aux ressources infinies !

 

 

UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !
UN DIMANCHE AU CAP FREHEL !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 6 Novembre 2015

Nous trois ou rien : Affiche

Film de Kheiron

Avec Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou, Breitman

 

Synopsis : D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

 

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Mon humble avis : Soyons clairs de suite, cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film !

Kheiron, le réalisateur, met en scène dans ce film le destin hors du commun de ses parents. Destin tragique s'il en est, mais évoqué ici avec beaucoup d'humour, ce qui permet au spectateur de ne pas se sentir plombé et bien au contraire, de sortir ragaillardi de la séance !

Pas de pathos non plus, ni de mièvrerie dans les scènes de séparations, de retrouvailles etc. De la justesse, tout simplement, sans artifice, spontanée. Et pourtant, les moments bouleversants ne manquent pas. La gorge serrée, l'émotion est forte, mais l'instant d'après, Kheiron nous invite à rire. C'est aussi la façon d'être des personnages qui de ce fait, sont très attachants, tous autant qu'ils sont, même et surtout le cleptomane vestimentaire !!!

Mais il ne s'agit pas non plus d'éluder des vérités. Aussi, les scènes en prison irannienne, la torture sont évoquées avec authenticité, même si les coups sont plus suggérés que montrés.

Nous trois ou rien est aussi et surtout une bonne piqûre de rappel sur l'histoire relativement contemporaine de l'Iran qui, se pensant délivrée de la dictature du Shah d'Iran, s'est retrouvée sous celle de l'Ayatollah Khomeini. Le film montre bien ce qu'est vivre sous une dictature, surtout quand on est un opposant actif au régime. Ce qui était le cas des parents de Kheiron, qui ont du fuir l'Iran pour rester en vie et poursuite le combat ailleurs, en demandant l'asile politique à la France.

Kheiron joue superbement le rôle de son propre père et Leïla Bekhti, bluffante, celui de sa mère.

Ce film tombe à point nommer dans l'actualité de la crise des migrants. J'espère qu'il permettra à certaines personne de considérer ces migrants différements. Nous trois ou rien montre bien ce qui pousse les migrants à fuir leur pays. Si de telles situations étaient vécues en France, combien de Français partiraient sur les routes et demanderaient l'asile à un autre Etat ? Un bon paquet j'en suis sûre, dont certainement en premier ceux qui s'insurgent devant "l'invasion des migrants". Car Nous trois ou rien montre ce que chacun peut apporter à l'autre et est donc un superbe film sur l'intégration et le vivre ensemble.

C'est un film à voir absolument ! J'ai tellement aimé que j'espère qu'il sera récompensé par un César, car il le vaut bien. Un film d'une grande intelligence, dans le fond comme dans la forme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Novembre 2015

Lolo : Affiche

Film de Julie Delpy

Avec Dany Boon, Julie Delpy, Vincent Lacoste, Karin Viard

 

 

Synopsis : En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s'adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

 

 

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Mon humble avis : Encore une bande annonce trompeuse, qui nous fait croire à une franche comédie. Sauf que durant les deux premiers tiers du film, l'aspect franche comédie ne saute pas aux yeux ou plutôt à la gorge : pas de rire à gorge déployée, mais plutôt une impression de déjà vu, avec le sujet, mille fois traité, du fils qui refuse l'intrusion du beau-père dans sa vie. Ce n'est que qu'un quart d'heure avant la fin que l'on saisi l'objectif de Julie Delpy la réalisatrice. Ce film est plutôt un drame, voire un thriller, sur le complexe d'Oedipe. Dommage que la réalisatrice n'est pas sû choisir un genre précis dans tout cela. Si Lolo avait été traité en mode thriller, j'aurais été surprise, scotchée sans doute.

Autre bémol, la vulgarité des dialogues entre Karine Viard et Julie Delpy, les deux meilleures amies. Un peu plus de classe, de subtilité n'aurait pas nuit au film. Même si la première tirade fait rire, la deuxième provoque un petit sourire et la troisième, de l'agacement.

Bon, maitenant, rendons à César, l'interprétation est réussie et il y a tout de même de bonnes petites trouvailles, mais cela s'arrête là.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Octobre 2015

Seul sur Mars : Affiche

Film de Ridley Scott

Avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wigg

 

 

Synopsis : Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

 

 

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Mon humble avis : Seul sur Mars est avant tout un excellent divertissement, doté d'un sacré suspens ! Bon, c'est clair, j'irai pas sur Mars en vacances, même si les paysages sont somptueux et pour cause : les scènes extérieures sont tournées dans le désert du Wadi Rum en Jordanie (comme j'y suis déjà allée, pas besoin de me taper Mars). Par contre, si tous les martiens ressemblent à Matt Damon, ça vaut peut être la peine de changer d'avis ! C'est clair, l'atout du film, c'est Matt ! What else ?

Trève de plaisanterie, la plaisanterie est aussi une force de ce film. Malgré sa situation tragique (qui en ferait paniquer plus d'un) et son avenir proche menacé, le personnage de Mark fait preuve d'un humour et d'une autodérision bienvenus. D'ailleurs, le principal message du film pourrait être que l'humour garde en vie !

Seul sur Mars est adapté d'un roman. L'histoire est peut-être plus facile à suivre par la lecture. Enfin, non pas que l'histoire soit compliquée, loin de là, ce sont toutes les technologies, les stratégies de la Nasa, les moyens techniques, etc qui sont parfois confus.

On approche d'assez près la vie et le fonctionnement et la mentalité des astronautes, même si ici, c'est version SF !

Maintenant, on est franchement en Amérique dans toute sa splendeur, avec les drapeaux, le côté "ramener le boy à la maison", pour moi, cet aspect frôlait le too much. De même que le côté très MacGiver des solutions de notre martien et de la Nasa qui m'ont semblé un peu "carton pâte" pour être crédible, même si, quand on est dans de la science fiction, on comprend bien que la crédibilité ne soit pas la préoccupation première. Mais tout de même, où Mark a-t-il trouvé l'oxygène pour survivre presque deux ans sur Mars, le film fait l'impasse sur cette explication.

Mais Seul sur Mars reste une belle aventure humaine, une belle leçon d'optimisme et de survie en milieu hostile, voire inhumain ! On ne boude pas son plaisir, même si on n'assiste pas au film du siècle !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Octobre 2015

La Glace et le Ciel : Affiche

Film de Luc Jacquet,

Avec Claude Loruis et Michel Papineschi

 

 

Le sujet : Le film est présenté en clôture du Festival de Cannes 2015

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

 

Mon humble avis : La glace et le ciel n'est pas un film mais un documentaire constitué d'un mélange d'archives et de prises de vue actuelles.

Au début, j'avoue avoir été perturbée, n'ayant que très peu lu d'infos sur La glace et le ciel, je pensais qu'il s'agissait d'un film reconstituant les aventures de Claude Lorius via un scénario et des comédiens. Bon, ok, je ne suis pas toujours "fute fute" ! Une fois habituée aux archives format 16/9ème et aux passages contemporains où l'on voit Claude Lorius et ses 80 ans arpentant des lieux extraordinaires de la planète, je suis complètement entrée dans ce monde glacial qu'est l'Antartique et les enjeux de toutes ces expéditions.

Claude Lorius est sans doute assez peu connu du grand public. Et pourtant, c'est un grand glaciologue Français dont les découvertes ont des répercussions dans les politiques écologiques actuelles. Au fil des décennies et des expéditions polaires, il a mis en évidence l'évolution climatique sur les 40 000 dernières années et l'accélération de celle-ci depuis l'ère industrielle. Ce qu'il avait prédit il y a 30 ans se réalise aujourd'hui et malgré cela, il reste bon nombre de sceptiques dans ce domaine. Imaginez que Claude Lorius et ses équipes ont retrouvé des traces, dans la neige antarctique qui s'entasse année après année, siècle après siècle, de particules nucléaires d'Hiroshima.

Ce documentaire ne nous inonde pas d'informations techniques ou scientifiques indigestes, le profane s'y retrouve tout à fait.

Et bien sûr, nous ne pouvons être qu'admiratifs devant ses hommes de l'extrême, qui endurent l'inhumain, pour qui canicule veut dire moins 20 degrés, qui bravent tous les dangers par passion, et par engouement scientifique. Il est intéressant, voire amusant, de constater l'évolution du matériel, des conditions de vie en Antarctique, et des "tenues" vestimentaires au fil des décennies. Et il est rassurant quelque part de constater que même en pleine Guerre Froide, les USA, l'URSS et la France pouvaient se donner la main pour fonder d'autres expéditions et réunir leurs compétences et leurs moyens.

Ce documentaire montre donc parfaitement l'impact de l'activité humaine sur le climat et donc sur nos propres conditions de vie actuelles ou futures. La terre survivra, mais pour ce qui est de notre espèce, rien n'est moins sûr. Bref, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Octobre 2015

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Policier - Editions Belfond - 438 pages - 19 €

 

Parution le 1er octobre 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Dans le Massif de L'oisan, l'est un village qui s'appelle Saint Vincent. Berceau de la famille Verdier. Des Verdiers, il ne reste que Pierre, toujours paysan et Claire devenue chercheuse parisienne. Claire revient comme chaque année pour les vacances de la Toussaint. Mais cette fois-ci, elle semble la proie de terribles cauchemars. Quelques jours plus tard, Pierre la retrouve en pleine montagne, vêtue d'une étrange tenue et... pendue. La gendarmerie mène l'enquête tandis que Pierre se promet de venger la mort de sa soeur, sa soeur que finalement, il connaissait si peu.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : La dame de Pierre est vraiment un excellent roman policier. Je n'ai aucun reproche à lui faire ou presque (je m'interroge sur le titre et la toute fin m'a parue un peu cliché), mais rien qui ne gâche le plaisir d'une lecture captivante et fluide. Rien de très alambiqué, pas besoin d'une concentration extrême pour distinguer les personnages etc.

C'est clair, Xavier-Marie Bonnot nous tient captifs d'une vallée reculée de l'Oisans, malgré quelques excursions dans le milieu carcéral Grenoblois.

L'intrigue se déroule dans le village de Saint Vincent, en Isère. A Saint Vincent, il y a la maison d'Alfred et Suzanne, puis celle des Verdiers. Après, ce sont les chemins, la montagne, les cimes enneigées, et les glaciers qui craquent.

L'atmosphère, du fait de la vallée reculée et presque désertique au niveau humain, est oppressante. Et, j'ignore si c'était volontaire de la part de l'auteur, mais j'ai trouvé une jolie (quoiqu'angoissante) métaphore entre la montagne et l'enquête en cours. En effet, Xavier-Marie Bonnot utilise régulièrement le bruit des séracs qui se brisent sur des pans de montagnes, créant un chaos, le même chaos vécus par les personnages au fil de l'histoire et des découvertes. De même, il y a les glaciers qui finissent toujours par rendre les corps... Comme les secrets de famille bien gardés qui finissent toujours par resurgir.

Les secrets de famille sont le noeud de cette intrigue. Secrets anciens, secrets récents. Peu importe, dans un milieu de taiseux comme le sont souvent les montagnards, les secrets fond mal, et tuent comme le silence.

Dans ces coins reculés, les habitants sont souvent tous cousins. Raisons de plus pour tout voir, tout savoir et ne rien dire. D'autant plus que Xavier-Marie Bonnot laisse planer l'ombre de la folie des générations précédentes... ce qui, dans l'esprit du lecteur, sème le doute quant à la génération actuelle.

Le doute sur la culpabilité des uns et des autres ne nous quitte jamais. Mais comme nous le centralisons que sur quelques personnages, il peut nous induire en erreur !!!

L'intrigue n'est pas le seul intérêt de ce roman policier. En effet, l'auteur s'attache à décrire la vie de ses paysans qui vivent en terre isolée, presque en autarcie. Ils sont aussi rustres que leur vie est rustique, entre l'étable à brebis, la vieille ferme et les pâturages.

Et puis il y a surtout le personnage central de Pierre Verdier : authentique, fouillé, magistralement construit. On apprend au fil des pages qu'il est une légende des hauts sommets tant Alpins qu'Himalayens, et qu'un drame a bouleversé sa vie. Ce qui fait de lui un personnage à différentes facettes, très subtil et fichtrement attachant.

Ce roman, tout polar qu'il est, est aussi une ode à l'amour, un plaidoyer pour le respect des différences et nous dit que le silence, l'indifférence et l'ignorance peuvent aussi tuer et quelque part, faire de nous un coupable par omission.

La dame de Pierre : un très bon roman policier français !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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