Publié le 25 Mai 2020

Vincent Noyoux, tour de France des villes incomprises, France, livre, récit de voyage, humour, avis, chronique, blog

Récit de voyage - Editions Pocket - 200 page - 6.00 €

Parution d'origine aux Editions Trésor en avril 2016

Le sujet : Vincent Noyoux est un journaliste écrivain voyageur... Très habitué a exercé son art sous des latitudes tropicales et ou/exotiques. Cette fois, Vincent Noyoux reste dans l'hexagone et se penche sur des villes françaises dont la réputation n'est pas reluisante et ne donne guère envie d'y passer quelques vacances. Nous voici donc en voyage de Maubeuge à Vierzon entre autre, toujours sous le regard facétieux et précis de Vincent Noyoux.

 

 

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais bidonnée en lisant l'hilarant Touriste Professionnel de Vincent Noyoux. Aussi, dès que j'ai lu le billet de mon amie AGFE, même si elle y émettait quelques bémols, ma carte bleue n'a fait qu'un bon !

Quid donc de ce tour de France des villes incomprises, et parmi elles, Mulhouse, Vesoul, Verdun, Cholet, Guéret, Saint Nazaire, Maubeuge et d'autres encore. Parmi toutes ces villes citées, je n'ai mis les pieds que dans une seule en fait : Saint Nazaire ! Donc total découverte pour moi, l'exotisme dans sa définition propre n'est pas forcément au bout du monde, mais au bout du quotidien de chacun.

Le ton est donné dès le début : nous ne sommes pas dans ce livre pour faire grise mine, la plume et l'imagination de Vincent Noyoux débordent toujours d'humour, de dérision et d'autodérision bienvenus ! Je me demande bien où l'auteur trouve des comparaisons aussi rigolotes, sans se départir de son aspect bien documenté, etc. Et puis, on sent bien q'au final, il les aime ces villes incomprises, il parle d'elles avec bienveillance aussi.

Certes, au fil des villes parcourues, on a parfois une impression de répétitions des situations (rue désertes, météo boudeuse, boutiques fermées...). C'est qu'effectivement, au premier abord, ces villes incomprises se ressemblent un peu toutes, qu'elles soient portuaires ou industrielles, ou plus grand-chose... Mais Vincent Noyoux n'a pas son pareil pour regarder différemment et nous inviter à le faire. Il ne se contente pas des apparences. Il fouille dans le passé, essaie de comprendre le présent et d'imaginer un avenir à ces villes en perte de vitesse qui toutes, dans l'Histoire plus ou moins récentes, connurent leur heure de gloire pour une raison ou une autre, notamment grâce à leurs spécialités. Et derrière les murs, au bout de petites allées, Vincent Noyoux déniche des petites pépites, preuves que si l'on sait bien regarder et ne pas se contenter des apparences rien n'est ni tout noir ni tout blanc ! Et surtout, Vincent Noyoux va à la rencontre des habitants de ces villes oubliées ou moquées. Certains se désespèrent de l'inertie de leur commune alors qu'il y aurait tant à y faire, ne serait-ce que pour remettre le patrimoine de celle-ci (quel qu'il soit) en avant, et à l'honneur. D'autres se passionnent pour un pan de leur histoire ou le pan d'un mur qui a toute une histoire. Bref, toutes ces rencontres sont instructives et surtout très chaleureuses, bien plus que celles possibles dans les grandes villes frénétiques où l'on se presse comme des citrons.

Le tour de France des villes incomprises est donc une lecture enrichissante, drôle évidemment grâce à son auteur. Malgré quelques redondances, ce livre donne bien envie de sortir des sentiers battus, de visiter une autre France loin de la masse touristique, mais qui fait tout aussi partie de notre identité.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 23 Mai 2020

Suite de mes délires vidéos du temps du confinement, après les premiers que vous pouvez voir ou revoir ici :  http://lescoupsdecoeurdegeraldine.com/2020/05/mes-ego-delirium-confinus.html

 

Interview exclusive de Macron, Trump et Arielle Dombasle

Le confinement vu par les confinés avec leurs animaux de compagnie !

Le confinement vu par les chats

Best of des people pendant le confinement

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 21 Mai 2020

Récit - Editions Thélème - 5h38 d'écoute - 17 €

Parution d'origine chez Belfond en 2009

Le sujet: Haruki Murakami est très connu comme écrivain japonnais. Il l'est moins en tant que sportif amateur, coureur de fond... Murakami "collectionne" les marathons et triathlons (et même un ultra-marathon de 100 km ! ) depuis plusieurs décennies. Il nous livre ici ses réflexions de coureur de fond et d'auteur comme deux parallèles qui, à l'horizon, se rejoignent pour former sa vie.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'imagine que certaines de mes blogo copines doivent être très surprises de trouver ce titre sur mon blog... En effet, avec celui-ci, je suis aux antipodes de ma zone de confort.

Et pourtant, ce "récit, ouvrage, témoignage, autobiographie", bref, cet OVNI littéraire m'a plu. J'espérais y trouver un quelque chose... et victoire, ce quelque chose, je l'ai ressenti et entendu.

Peu importe que vous soyez sportifs ou non pour lire ou écouter ce texte... Puisque, même si Murakami se garde bien de donner des leçons de vie ou de bien être, la portée de ses lignes vont bien plus loin que les foulées d'un coureur. Et il me semble que rare sont les livres qui offrent autant de liberté d'interprétation individuelle que celui-ci. Chacun peut le lire en fonction de ce qu'il est.

J'avoue, le titre peut paraître rébarbatif, d'ailleurs quelques passages le sont mais cela ne m'a pas gênée. Je déteste courir... mais j'aime marcher... sans zèle ni acharnement cependant, pas au point de n'en plus pouvoir... Même s'il m'est arrivé dans la vie de surmonter de sacrés défis et de sacrés montagnes. Je marche pour le plaisir dans la nature, et pour l'activité physique régulière chez moi, sur mon tapis de marche. C'est donc évidemment en marchant que j'ai écouté ce texte de Murakami.

Avec humilité, il y détaille ses entraînements, ses courses, ses ressentis, ses douleurs, ses euphories, la place qu'il laisse dans sa vie à la course à pied et à l'écriture de romans... Deux activités qui demandent de la constance, de l'opiniâtreté, de la pratique, une certaine rigueur de vie, le tout sur le long terme. Bref, il est vraiment question d'endurance !

Voici comment j'ai interprété mon audio lecture : le course de fond, le plaisir de Murakami, même s'il y a douleurs, échecs... Mais cela n'a rien d'obligatoire dans sa vie. L'écriture, son travail et gagne-pain qu'il a eu la chance de choisir et de pratiquer avec plaisir. Deux activités pourtant solitaires, mais qui amènent à certaines rencontres et conduisent à une routine et obligent celui qui les pratiques à des choix.  Mais pour moi, ces deux activités sont comme des allégories de la vie de chacun, avec ses aléas, ses épreuves et ses succès etc... On marche ou on court dans sa vie, mais on avance. Comme dans le texte, il y a des moments qui semblent pénibles et répétitifs, mais dont on tire des leçons pour les prochaines fois. Murakami incite ici chacun à se questionner sur notre pourquoi. Pourquoi fait-on les choses, que celles-ci soient incontournables, obligatoires ou qu'elles restent un loisir ? Oui, pourquoi les fait on alors qu'elles nous demandent parfois tant d'efforts, nous infligent douleurs, doutes, parfois déception avant le plaisir, l'euphorie, la réussite. Qu'est-ce donc qui nous meut lorsque rien ne nous y oblige ?

Ce que l'on fait dit beaucoup de ce que nous sommes, aussi, effectivement, il y a un aspect autobiographique (autoportrait) dans ce texte, ou Murakami le discret met en lumière un pan inconnu de lui... et qui dit beaucoup de ce qu'il est.

En tout cas, si pour un coureur de fond l'essentiel est de ne pas marcher, pour un marcheur de la vie, le principal est de ne pas s'arrêter, de ne pas s'asseoir !

Quoiqu'il en soit cette étrange audiolecture cumulée à ma marche a été comme hypnotique et ma donné des ailes, de la force dans les mollets tout en activant ma spiritualité !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Mai 2020

Thriller, Allemagne, Littérature Allemande, Le chasseur de regards, Sebastian Fitzek, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Livre de Poche - 456 pages - 6.50 €

Parution d'origine aux Editions de l'Archipel en 2014

L'histoire :  Alexander Zorbach, reporter dans un grand quotidien berlinois, a déjoué les plans du tristement célèbre Voleur de regards, un psychopathe ayant assassiné plusieurs enfants avant de leur prélever l’œil gauche. Mais ce dernier s’est évaporé dans la nature. Avec une nouvelle proie : Julian, le propre fils de Zorbach... Dans le même temps, l’un des meilleurs ophtalmologues du monde est soupçonné d’avoir pour le plaisir découpé les paupières de plusieurs femmes. Qui sont ces monstres ? Pourquoi une telle fascination morbide ? Zorbach, s’il veut retrouver son fils, va devoir se muer en chasseur...

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Depuis mes lectures des excellents Thérapie et Ne les crois pas, je gardais le souvenir d'un Sebastian Fitzek maestro du thriller (allemand). Aussi, je frétillais d'avance de plaisir en piochant récemment "Le chasseur de regards" dans ma PAL !

Hélas j'ai vite "défrétaillé"... même si j'ai vraiment frissonné d'horreur, de trouille et de dégoût. Les serial killers qui sévissent  dans ce roman sont vraiment tarés jusqu'à l'Iris et plus qu'inquiétants ! Le fond de cette très sombre histoire est bien pensé, le suspense nous accroche à chaque page, espérant que chaque "très mauvaise situation" se termine au plus vite et dans le bon sens. Donc oui, Sebastien Fitzek a tout de même quelques arguments, rebondissement, faux-semblants pour tenir son lecteur en haleine avec ce titre. Oui mais...

En prologue, l'auteur prévient le lecteur que cet opus est la suite "Du Voleur de regards", mais que chaque titre peuvent être lus indépendamment (je confirme). Cependant, en commençant par le deuxième titre, l'intérêt du premier s'en trouvera naturellement diminué. Pas grave pour moi. Ce chasseur de regard ne me donne ni l'envie de lire le voleur de regard, ni le regret de ne pas en avoir pris connaissance.

En fait, cette lecture m'a parue parfois laborieuse, et donc pas du tout fluide. Nombre de fois il m'a fallu relire certaines phrases pour être sûre de les avoir saisies. En fait, le style m'a semblé mauvais (peut-être est-ce dû à la traduction ?) et le choix narratif assez scabreux, bref maladroit et de ce fait, pas si plaisant que ça : Alternance de chapitres où s'exprime Zorbach à la première personne du singulier et d'autres où c'est l'auteur qui raconte à la troisième personne. Les dialogues sont très caricaturaux et parfois improbables vues les situations vécues (donc agaçants), les ruminations des personnages alors qu'ils subissent un enfer semblent souvent hors de propos, et la psychologie développée ici ne va pas plus haut qu'un zinc de comptoir. A plusieurs reprises, je me suis dit "comme par hasard".

Quant à la fin... Et bien elle a deux visages. L'une très attendue et l'autre, très surprenante dans le bon sens du terme. Donc pas si mal. Dommage que deux personnages soient oubliés de cette fin... comme s'il manquait des pièces au puzzle.

Une lecture en demi-teinte pour moi que ce Chasseur de regards un peu brouillon. Mais, en fonction des super souvenirs que j'avais des romans de Fitzek, je dois dire que je suis globalement déçue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 17 Mai 2020

Depuis 2018, le Swaziland s'appelle Eswatini. C'est un tout petit Etat enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique. Nous y avons passé un jour et demi... Cela donnera donc lieu à 3 billets : celui-ci, sur des "scènes de vie" "volées" à droite à gauche. Un deuxième, sur un village traditionnel swazi et la réserve animalière consacrée au rhinocéros. Puis un troisième consacré à une autre réserve multi espèces, qui a pour originalité de se visiter à pied, et non protégés par un 4X4 (mais sans animaux potentiellement dangereux, quoique, il ne faut pas tomber dans l'eau !)

Cette nation, comme ses habitants, doit son nom au roi du xixe siècle Mswati II, chef dont le nom signifie « bâton de commandement » en zoulou. L'Eswatini est un petit pays, avec moins de 200 km séparant le nord du sud et 130 km l'est de l'ouest. De nos jours, ses habitants appartiennent presque tous à l'ethnie Swazi, dont la langue est le swati. L'Eswatini est une monarchie absolue, les partis politiques ne sont perçus que comme des associations.

Les deux tiers des habitants vivent en effet sous lseuil de pauvreté. Dans le même temps, 10 % de la population détient 50 % des richesses du pays.  En 2016, la population de l'Eswatini est estimée à 1 451 428 habitants.

L'Eswatini est l'un des pays du monde où l'espérance de vie est la plus faible (51,6 ans, estimation 2016), principalement parce que c'est le pays du monde où le taux de prévalence chez les adultes du VIH/SIDA est le plus élevé, avec 25,9 %

 

La frontière entre l'Afrique du Sud et l'Eswatini... Tout un programme.... Elle se passe à pied, au milieu d'une foule locale bigarrée : tenues traditionnelles, tenues de soirée, tenues religieuses, hauts talons, pieds nus, distribution gratuite de préservatifs, un chat qui hésite entre l'Eswatini et l'Afrique du sud ( sans passeport ! ) et nous touristes, qui sommes les seuls à avoir dû valider chacun l'empreinte de nos 10 doigts sur un écran capricieux ! Mémorable ! Quand à la photo fiche météo de mon Iphone, c'est parce que c'est la classe tout de même ! Et les 21°, c'est le lendemain matin à 6h00 !

La frontière entre l'Afrique du Sud et l'Eswatini... Tout un programme.... Elle se passe à pied, au milieu d'une foule locale bigarrée : tenues traditionnelles, tenues de soirée, tenues religieuses, hauts talons, pieds nus, distribution gratuite de préservatifs, un chat qui hésite entre l'Eswatini et l'Afrique du sud ( sans passeport ! ) et nous touristes, qui sommes les seuls à avoir dû valider chacun l'empreinte de nos 10 doigts sur un écran capricieux ! Mémorable ! Quand à la photo fiche météo de mon Iphone, c'est parce que c'est la classe tout de même ! Et les 21°, c'est le lendemain matin à 6h00 !

UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
Et oui, même dans un si petit royaume au fin fond du monde il y a de terribles embouteillages, souvent provoqués par des accidents de la circulation.

Et oui, même dans un si petit royaume au fin fond du monde il y a de terribles embouteillages, souvent provoqués par des accidents de la circulation.

UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)
UN DIMANCHE AU SWAZILAND (ESWATINI) 1/3 (Suite Afrique du Sud)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Mai 2020

Roman - Editions Pocket 242 pages - 3.90 €

Parution d'origine en 2000

L'histoire :  Clara a trente-trois ans, deux enfants : Charlie, six ans, et Jack, trois ans, dont l’activité principale consiste à dire des horreurs. Un mari tout à fait séduisant, quoiqu’un peu mystérieux. Un boulot de rédactrice pour un magazine, des copines plutôt rigolotes. Bref, Clara a tout pour être heureuse.

Simplement, il lui arrive de se réveiller avec l’idée dérangeante que sa vie ne correspond pas à ce qu’elle devrait être...
Et elle résume ça très bien : trop de cellulite et pas assez de sexe !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Cette lecture n'avait d'autre but que de passer un éventuel bon moment de légèreté mais surtout de vider ma PAL de quelques éléments improbables s'y trouvant (souvent achetés d'occase). Et puis tout de même, dans la présentation de l'auteure, l'éditeur précise que ce roman fut un grand best-seller mondial en 2000. Donc pourquoi pas ?!

Bon il  existe la chick litt, qui fait du bien si l'on n'en abuse pas. Ma vie sur un plateau flirte avec ce genre sans y parvenir et n'atteint pas du tout l'objectif "feel good" non plus. En fait, ici, on est encore dans un autre style : la cheap et la shit litt" ! 

Celle tellement mauvaise qu'elle exaspère et ne nous tire que des soupirs d'exaspération et ne bée nos yeux que de perplexité...

Ma vie sur un plateau réunit le summum de tous dans les domaines suivants : vulgarité des personnages et des dialogues, ces derniers ne dépassant pas le niveau de platitude de ceux d'Amour Gloire et Beauté. Platitude des situations et de l'histoire en générale. Vacuité rare et superficialité magistrale des personnages. En fait, on est dans le niveau de conversation et de préoccupation "caca, pipi, proute , vomito et petit zizi qu'il faut bien "secouer secouer" (oui 2 fois) quand les hommes vont aux toilettes. Et, la méga question existentielle que se pose Clara est : "Est-ce que mon mari est normal vu que je ne l'entends même pas péter aux toilettes". Quant aux questions quotidiennes, elles ont trait au nombre de calories, au garde-robe, au rouge à lèvre Chanel, aux kilos pris depuis le mariage, à la vieillesse... C'est vrai quoi, Clara a tout de même 33 ans !

Voili voilou, inutile de s'étendre sur le sujet, ce roman est navrant XXL ! Mais, mais, PAL moins 1 ;)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 11 Mai 2020

Le confinement s'achève partiellement aujourd'hui. Je ne l'ai quasiment pas évoqué ici, sauf par quelques mots dans des billets de lecture. J'ai la chance d'avoir très bien vécu ce confinement et de ne pas m'être ennuyée du tout. Et pour être honnête, si je le pouvais, je resterais bien confinée plus longtemps, ainsi écartée de pans de vie qui ne me conviennent pas.

Mes occupations habituelles, du rangement, du grand tri de photos et de CD, mon sommeil nécessaire, trop de réseau sociaux et le moins possible de contacts téléphoniques, c'était mon choix. Et puis, à la mi-temps du confinement, deux de mes amis ont posté sur notre compte what's App une simple vidéo où se filmaient entrain de commenter la météo locale. Je m'y suis mise, avec d'autres sujets, et au fil des semaines, mes vidéos ont évolué, au fur et à mesure que je découvrais les possibilités de montage sur mon téléphone. Ca m'a bien occupée, je me suis bien amusée et j'espère avoir diverti mon entourage. J'ai aussi publié mes vidéos sur Facebook.

Je vous les mets également ici pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur FB, et pour moi, c'est aussi une façon d'archiver correctement ces vidéos, d'en garder une trace. Elles seront donc publiée ici en deux billets !

Amusez vous bien !

auto promo du grand concert "At home" initié par Lady Gaga

Le masque et la plume... Suite à une lecture très ratée !

Interview de Sibeth Passibête !

Le tube de l'été !

L'histoire du confinement en titres de livres.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Mai 2020

littérature, lecture, roman, L'archipel d'une autre vie, Andreï Makine, avis, blog, chronique, URSS, stalinisme, liberté

Roman - Editions Points - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 2016

L'histoire : En Sibérie extrême orientale, un prisonnier vient de s'évader d'un camp. Quatre militaires de grades différents et un responsable de service de lutte anti soviétique sont chargés de poursuivre et de capturer le fugitif. Ils ne savent rien de lui, mais vont sans relâche poursuivre leur mission au coeur d'une taïga peu accueillante. Parmi eux, Pavel, le narrateur, qui conte cette histoire de chasse à l'homme des années plus tard, à un jeune qui pensait le suivre discrètement dans cette même taïga.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Les livres sont parfois comme des personnes. Dans la vie, il y a des livres que l'on croise, avec qui l'on passe un bon moment avant de reprendre la route. Et puis il y a ceux que l'on rencontre et avec qui on poursuit le chemin, que l'on garde avec et en soi parce  qu'il participe à la construction de l'être que nous devenons, et vous cueille au bon moment. L'archipel d'une autre vie est de ceux-là !

Il est aussi de ceux qui nous murmure à l'oreille ou qui nous hurle dessus, qui nous malmène mais nous fait avancer. C'est une odyssée à travers la rudesse de la taïga sibérienne et la brutalité infernale de l'époque soviétique stalinienne, qui mène à un archipel où une autre vie est possible. Où l'on peut sortir du "jeu"subtile imposé par l'Homme, maîtriser notre pantin intérieur, jusqu'à aboutir là : un archipel où une autre vie est possible, en accord avec soi-même, où l'on pose ses valises, juste parce que l'on se sent arrivé. C'est une histoire qui nous dit que le confort n'est pas forcément dans le luxe matériel et la facilité, mais là où l'on se sent libre. Libre d'être et de penser.

Cette histoire qui est cruellement ancrée dans la réalité historique stalinienne est pourtant magnifiquement allégorique. Chacun y lira et ressentira ce qu'il souhaite ou ce dont il a besoin. Pour ma part, l'Archipel d'une autre vie est le symbole même de l'existence, de cette chasse, de cette poursuite haletante ou hésitante, abrutie ou motivée, interminable et infinie d'un inconnu, mus que nous sommes par des raisons qui aussi possiblement dérisoires qu'inhérentes à chacun d'entre nous, en fonction de nos besoins, de nos valeurs, de nos capacités. Cette chasse, cette course poursuite qui éjecte au fur et à mesure les plus faibles, les plus inadaptés à l'environnement. Inadaptés par abus d'onirisme, inadaptés par abus d'orgueil et de fierté, inadaptés par impatience, par avidité, par l'aveuglement : celui de ne pas regarder où nous sommes sans doute arrivés. De faire même demi*tour par naïveté ou loyauté à qui ne le mérite pas. Par difficulté  à quitter son pantin intérieur, à sortir du troupeau, à renoncer, à choisir.

C'est tout cela que j'ai trouvé, et bien d'autres richesses encore dans ce roman puissant, saisissant et bien sûr captivant, car il ne manque pas ni de suspense ni de surprise. Andreï Makine maîtrise à merveille le rythme et le verbe, le verbe qui dit tout de l'humain avec ces quelques personnages et leurs variations intérieures : le pire, l'affreux même, le discret, et le meilleur, le tout en période stalinienne puis post soviétique. L'archipel d'une autre vie, presque un proche du conte philosophique est à lire absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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