Publié le 29 Avril 2020

Les jardins du Congo, Afrique, BD, Nicolas Pitz

BD - Editions La boite à bulles - 144 pages - 21 €

Parution en août 2013

L'histoire :  1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l'Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Les semaines passent, puis les mois et les années... Au total, ce sont quatre interminables années qu'il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie...
Lorsqu'il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d'air pour effacer ses cauchemars et se donner l'occasion de démarrer de plain pied sa vie d'adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses. Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu'il a trouvé à l'autre bout du monde ?

Tentation : Titre et couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée des souvenirs du grand-père de l'auteur, il s'agit donc d'une biographie, qui développe autant l'aspect familial qu'historique par ses contextes : au début, la deuxième Guerre Mondiale en Belgique, puis la colonisation et l'indépendance au Congo Belge.

Cet album est très intéressant, c'est indéniable, puisqu'il nous ramène dans une époque que nous n'avons pas vécue. L'aspect visuel, planches, dessins, police de caractère sont très agréables, fluides à suivre, colorées.

Et pourtant, je ne lui octroie que 3 pattes ! Pourquoi diable ?

Par ce que ma lecture ne m'a pas été si agréable : elle m'a mise mal à l'aise de par ses descriptions très réalistes de l'époque coloniale, de ses us et coutumes, de cette suprématie blanche répugnante, qui poursuit l'esclavage, sans en être conscient. Certes, c'était une autre époque, Yvon n'a eu une jeunesse et un environnement familial facile, certes, il est lui-même bosseur pour se construire un empire. Mais il ne se remet jamais en question dans sa façon de traiter les noirs, même si, dans son entourage amical, d'autres sont pires que lui. Et pourtant, il s'était juré de ne jamais devenir comme son père... il ne voit pas qu'il suit le même chemin, mais sous une autre contrée, donc dans des nuances différentes qui lui échappent. D'ailleurs, quand il sera obligé, plus tard, de rentrer en Europe, son comportement envers ses employés reste sujet à caution.

Aussi, à part dans les premières pages lorsqu'Yvon survit en forêt lors de la Guerre Mondiale, je n'ai pas pu développer d'empathie envers lui, à cause de son comportement envers la population noire et la faune locale. Il fuit ses démons, mais ne cherche pas, à mes yeux, à les comprendre, à les analyser. C'est curieux, mais cet album ne m'a pas sembler dresser un portrait très reluisant du grand-père de Nicolas Pitz.

Il n'en reste pas moins que culturellement, cette histoire est intéressante et bien menée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Avril 2020

Littérature française, Jérôme Attal, Roman, Avis, blog, L'histoire de France racontée aux extra-terrestres

Roman - Editions Livres de Poche - 199 pages - 7 €

 

Parution d'origine aux Editions Stéphane Millon en 2012

L'histoire : Après une rupture amoureuse, le narrateur se retrouve projeté sur une autre planète : Zyproxia. Là-bas, les Zyproxiens l'accueillent chaleureusement. Ces extra terrestres ont une particularité : A un moment de leur vie, ils choisissent l'âge qu'ils veulent garder pour le reste de celle-ci. Zyctor, le fils de Zulator, a choisi l'âge de 8 ans... Il a donc toujours besoin "d'une histoire pour dormir"... Mais depuis le temps, Zulator est à court d'idées. Il demande donc au narrateur de raconter l'Histoire de France à cet enfant pour la vie.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais régalée de "Le voyage près de chez moi", de Jérôme Attal. Aussi, déjà bien confinée fin mars, je me suis dit qu'une lecture légère mais pas idiote pour autant me ferait grand bien... Voilà pourquoi j'ai pioché ce roman dans les profondeurs de ma PAL...

Et bien mauvaise pioche, ou en tous cas, pioche décevante... Certes, l'onirisme régnant sur cette étrange planète Zyproxia m'a un temps bien réconfortée, déconfinée psychologiquement et l'idée globale du roman m'amusait... Mais en fait rien, à mes yeux, n'est abouti.

Les rapports entre le narrateur et Zycktor sont quasi inexistants, alors qu'ils auraient pu être intéressants et l'occasion de joyeux quiproquos ou d'échanges enrichissants tant pour les personnages, que pour le lecteur.

J'espérais réviser un peu mon Histoire de France... Et bien non, car nombre d'événements relatés ici le sont de façon beaucoup trop implicite pour que je les reconnaisse et en tire profit "culturel" ou rire à bon escient. En fait, il est fort possible que seules les personnes très calées en Histoire apprécier les sous-entendus et autres subterfuges de l'auteur, et sans doute leur relative finesse... Quoique !  Je dis "relative" car même s'il y a d'excellentes trouvailles et de bonnes tranches de rigolades, l'humour m'a semblé parfois très graveleux ou très sur le plancher des vaches, pas toujours de bon goût. Mais oui, certains passages sont délicieux (notamment ceux avec Robespierre et ses comparses) mais ils sont souvent noyés dans des digressions et trop de mélanges temporels... Les anachronismes passé/présent sont parfois sympas mais tombent le plus souvent à plat. Bref, ce roman est trop irrégulier, comme si je lisais une ébauche d'un projet, comme restent au niveau d'ébauche les quelques réflexions intéressantes sur l'Histoire de France. Aussi, j'ai eu l'impression de lire un "pot-pourri" ou un "four tout", le tout en mode "amphétaminé". Déçue je suis.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Avril 2020

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, roman, SF, Science Fiction, anticipation, dystopie, avis, blog, chronique, littérature

Roman SF - Editions Ecoutez Lire - 5h03 d'écoute 

Parution d'origine en France chez Denoël en 1955

L'histoire :  451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.  Guy Montag est donc un pompier pyromane... Jusqu'au jour où sur un chantier, il dérobe une fois de plus un livre, qui rejoint les autres qu'il cache soigneusement chez lui. Mais ce livre là changera sa vie, car il l'ouvrira, le lira et commencera à comprendre beaucoup de choses. Montag devient alors la cible principale de ses collègues, et se lance dans une course poursuite... vers la liberté !

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je ne lis pas souvent de SF simplement parce que c'est un genre littéraire que j'ai découvert comme tel via la blogosphère et que depuis, ma PAL s'est empli de centaines de romans plus conventionnels. Et pourtant, à chaque fois que découvre un classique de cette littérature SF, je me prends une véritable claque, un choc qui m'amène à vénérer ma lecture. D'ailleurs, j'ai écouté ce livre en audio, mais je prévois me le procurer en format papier, afin d'en relire certains passages, au gré de mes envies.

Je ne vais pas faire une étude sur ce texte sur lequel tout à déjà été dit (remarque, je n'ai jamais la sensation d'en faire), mais vous inciter à le découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. C'est un bijou, un véritable chef d'oeuvre, si dense et intense dans ses dénonciations, ses craintes, ses analyses sociétales, même si ici, on est supposé être dans un avenir plus ou moins proche.

Fahrenheit 451 équivaut à 232.8 degrés Celcius, et c'est le point d'auto inflammation du papier, donc évidemment des livres. Dans cette dystopie, Bradbury a imaginé une société où posséder un livre serait un crime et le lire, encore plus. Les pompiers n'existent plus pour éteindre les feux, mais pour les provoquer, à chaque découverte de stocks de livres. Les livres brûlés ne sont pas une "nouveauté", moult doctrines et religions l'ont fait de par l'histoire, par esprit de censure, n'autorisant au peuple que des lectures précises. Ici, c'est mondial et aucun livre n'est épargné.

Dans ce roman aucune religion ni idéologie purement dictatoriale pour remplacer les livres, ces objets si dangereux puisqu'ils amènent les citoyens à penser, à réfléchir, à connaitre autre chose que ce dont la société les abreuve. Juste la dictature sociétale ; celle du divertissement à outrance, de l'abêtissement qui vous est servi sur un plateau et qui vous envahit tellement de toute part qu'il devient l'unique vérité, l'unique réalité, l'unique possibilité. Donc aucune sensation de domination, de manque de liberté, de malheur, de peur ou autre... En fait, plus vraiment de bonheur à part celui de la consommation et de la vacuité cérébrale. Puisque l'on imagine même plus que l'on puisse penser. Donc plus aucun souci dans la vie, plus aucune réflexion, plus aucune remise en question... mais plus de choix non plus.

Comme à chaque lecture de ce type, je suis estomaquée par l'imagination ultra visionnaire de ces auteurs. Bradbury a écrit Fahrenheit 451 en 1953 (en pleine période du maccarthysme aux Etats Unis)  et l'action est sensée se dérouler environ cinquante ans plus tard, donc il y environ vingt ans. Dans les habitats qui se ressemblent tous, les Hommes sont fascinés par leurs murs qui sont devenus des écrans... Les murs parlent et on parle au mur qui apporte tout à domicile : divertissements, informations, voix diverses, publicités... Les voix des murs deviennent la famille... Et en 2020, où en sommes-nous avec nos réseaux sociaux, nos amis FB, instagram, nos conversations par écrans interposés... Bref, ce n'est qu'un exemple d'anticipation parmi tant d'autres figurants dans cette histoire, mais vraiment, c'est bluffant.

Alors, vite, ruez-vous sur ce roman pendant que nous en avons encore le droit. (dès que les librairies seront réouvertes) Fahrenheit 451 est vraiment puissant, passionnant, captivant. Il y fait l'apologie de la liberté de penser, de la liberté d'expression, de la liberté de choisir sa culture, de la liberté de choisir son activité de détente ou son moyen d'apprentissage. Et, surtout, c'est une ode à la mémoire. La mémoire de l'histoire et de la culture, que celle-ci soit écrite ou orale... mais cette mémoire que rien ne peut enflammer ni éteindre. Magistral, vraiment. Un énorme coup de coeur trop énorme pour décrire vraiment mon enchantement littéraire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 23 Avril 2020

Il y a déjà presque un mois, c'était mon 48ème anniversaire...

Et par mail, de la part de S'bine, une amie de toujours de ma Maman, j'ai reçu cette sonate en "Eur" majeure pour Géraldine. Bon, ce blog n'est pas destiné à me lancer des fleurs, mais je poste ici tout de même cette sonate en "eur". Pour ne pas la perdre (dans mon foutoir) et pouvoir toujours la retrouver... Et pour mettre son auteure en valeur ! (avec son aimable autorisation !)

S'bine me connaît bien et m'a toujours connue... Je ne marchais même pas encore à 4 pattes que S'bine me faisait des "oh qu'elle est mimi, guillerit guillerette" ! . Et quand j'ai commencé à la reconnaître, S'bine était encore toute jeune ! LOL, elle le sait, je lui ai dit, je la mets souvent en boîte S'bine.

Voilà donc cette sonate, le plus beau texte qu'on ne m'ait jamais écrit. Merci S'bine !

 

Pourtant levée de bien bonne heure
J'ai laissé mûrir en mon coeur
Mes sentiments en ton honneur .
Comme on cueille une à une les fleurs
Pour un bouquet de pois d'senteur
Je veux t'offrir toute la saveur
De mes bons vœux ,la douce chaleur
Pour une année toute de bonheur.
Tu es une personne de valeur
Riche de talents et pleine d'ardeur
Ouverte au monde .....bien en malheur !
Tes grandes souffrances ne sont pas leurres
Mais tu les affrontes sans peur.
 
Tu analyses pour les lecteurs
Avec finesse et grande rigueur
Livres et films de tous auteurs
C'est une fidèle et dure gageure
Un pur régal pour tes blogueurs
Que tu nous offres ,telle une faveur .

Bien animée est ta demeure
Par trois Chafants si cajoleurs
Qui causent parfois quelques frayeurs
Mais bien complices et si joueurs .
Pachas lovés en grands seigneurs
Sur ton doux lit d'un air rêveur
Sans oublier les jeunes farceurs
Cachés souvent en grande peur
Dans les fourrés ,sur les hauteurs
Que tu recherches en protecteur
Malgré les griffes ...mais sans rancoeur .

Ta soif d'exotisme et d'ailleurs
Te donne une âme d'explorateur
Loin de la foule en baroudeur .
Voyages lointains sous la chaleur
Pour découvrir du Créateur
Les mille beautés et les splendeurs .
Par ton talent révélateur
Tu nous partages le meilleur
De tes photos hautes en couleurs ,
Tes reportages de narrateur  .
Tu nous transportes admirateurs
Sur ton nuage de voyageur
En nous laissant tristes et songeurs
De vivre si loin de l' équateur .

À toi reviennent tous les honneurs
En ce grand jour toute la primeur
De nos pensées,souhaits d'ampleur
Pour de beaux jours très prometteurs .
Chère Géraldine ,en rimailleur
"Mon Chat "t'embrasse avec ferveur .

               Valenciennes. 25 Mars 2020 .      Sabine .

 


 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 21 Avril 2020

Thriller, polar, littérature, Nous étions des hommes, Gilles Legardinier, avis, chronique, blog, Alzheimer, dépôt de brevets

Thriller - Editions Lizzie -  11h32 d'écoute - 18.90 €

Parution d'origine aux éditions Fleuve Noir en 2011

Le sujet : En Ecosse, le docteur Kinross et la généticienne Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer... La maladie galope, atteint des personnes de plus en plus jeunes, comme une épidémie. Aux quatre coins de globe, des carnages se multiplient dans des lieux relativement clos... Comme si des hommes s'étaient entre-tués dans une soudaine folie meurtrière. Kinross et Cooper font une découverte scientifique qui bouleversera la médecine et les connaissances sur l'Alzheimer. Mais leur découverte intéresse beaucoup trop de monde, et pas forcément pour les bonnes raisons. A qui faire confiance ? C'est une course contre le temps et contre la mort qui commencent pour Scott et Jenni !

Tentation : 4ème de couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je connaissais Gilles Legardinier comme auteur de comédies/romances, j'ignorais totalement qu'il officiait aussi dans le domaine du thriller jusqu'à cette trouvaille dans le rayon "audio" de ma bib'.

Et bien trouvaille bien heureuse ! Car "Nous étions les hommes" se lit ou s'écoute très bien. Construit à merveille, il captive du début à la toute fin, et nous amène à nous attacher aux personnages (dont certains sont vraiment mystérieux), et à méditer sur notre forme de vie, en tant qu'humain. Humain qui veut ou qui doit toujours plus, et qui, pour cela, modifie à tort son cadre de vie et son rapport à la nature... qui court à sa perte. J'ai écouté ce roman en début de confinement et me suis demandé si l'idée était bonne car la maladie d'Alzheimer y est tout d'abord présentée comme pouvant basculer dans la pandémie. Mais j'ai poursuivi et l'auteur m'en a donné raison, car l'histoire est bien plus complexe que cela et elle est franchement intéressante, même s'il m'a semblé qu'il manquait un maillon d'explication scientifique... mais peut-être est-ce mon attention qui m'a joué un petit mauvais tour.

Quoiqu'il en soit, Gilles Legardinier nous emmène tout d'abord en milieu hospitalier auprès des patients atteints d'Alzheimer... Et qui approchent du basculement... Le basculement est cet instant où le patient perd totalement sa mémoire et ce qui fait de lui un être humain... C'est fort à lire et ce sujet est rendu moins dur du fait qu'il est glissé dans une intrigue de thriller, ce qui, par ailleurs, est très original.

Ensuite, l'auteur nous fait découvrir un autre monde. Celui des découvertes scientifiques, des dépôts de brevets, et surtout du gigantesque trafic d'ampleur internationale qui entourent et menacent ces brevets déposés. Certes, un lecteur lambda comme je suis peut facilement imaginer l'appétit vorace des laboratoires pharmaceutiques, mais en fait, les amis, cela va bien plus loin, et c'est terrible ! Car oui, des découvertes révolutionnaires, que ce soit dans le médical, l'alimentaire, les télécommunications voient parfois leur mise à jour et leur accès au grand public empêchés par des personnages peu scrupuleux et très spéculatifs.

Avec tous ces bons ingrédients, Gilles Legardinier nous offre là un thriller original, bien documenté et donc très intéressant, parfaitement maîtrisé dans sa narration. Et dont le sujet principal est certainement l'éthique, sujet qui semble hélas être souvent une espèce menacée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Avril 2020

Cinquième journée dans le parc Kruger, et c'est presque la dernière... Jusqu'ici, dans mes précédents billet Kruger, il manquait l'autre roi des animaux : l'éléphant ! Et bien le voici le voilà ce gros pachyderme peut paraître si paisible et inoffensif... ben oui, c'est Babar et Céleste enfin. Remarque, pour une fois que des histoires pour enfants ne font pas passer une espèce animale pour "le grand méchant loup" ! A noter hélas, l'éléphant fait toujours partie des animaux les plus braconnés au monde, pour leurs défenses en ivoire. Si vous voulez en savoir plus sur cet énorme trafic depuis la savane jusqu'aux salons des chinois, je vous conseille de lire ce fabuleux, intéressant même si difficile roman "Ivoire" de Niels Labuzan, que j'ai lu et chroniqué assez récemment.

Mon dernier billet Kruger, le prochain, sera consacré au lodge où nous avons séjourné et notamment à une matinée de repos que nous y avons passé... comme dans un jardin d'Eden.

En attendant, je vous souhaite un bon dimanche avec les éléphants et quelques explications sur ce géant de la savane.

L’éléphant d’Afrique, appelé aussi éléphant de savane d’Afrique, est un mammifère herbivore de la famille des éléphantidés très répandu sur le continent africain.  Il se différencie de l’éléphant d’Asie par une taille plus importante, un dos concave et des oreilles plus grandes.

L’éléphant d’Afrique, appelé aussi éléphant de savane d’Afrique, est un mammifère herbivore de la famille des éléphantidés très répandu sur le continent africain. Il se différencie de l’éléphant d’Asie par une taille plus importante, un dos concave et des oreilles plus grandes.

A part l'humain, Il n’a pas de prédateur du fait de sa grande taille. Le lion peut cependant s’attaquer aux éléphanteaux.

A part l'humain, Il n’a pas de prédateur du fait de sa grande taille. Le lion peut cependant s’attaquer aux éléphanteaux.

L’éléphant d’Afrique est un animal grégaire qui vit en troupeaux de plusieurs dizaines d’animaux. La structure sociale est matriarcale, et le troupeau est dirigé par une femelle âgée suivie de sa descendance. Les jeunes mâles sont chassés du clan vers l’âge de 14 ans et vivent alors une vie de célibataire, hors période d’accouplement.  Les éléphants ont un sens profond de la famille et une grande solidarité est présente au sein du clan.  Les éléphants ont une grande capacité à ressentir et à exprimer leurs émotions, notamment lors de la mort de l’un de leur congénère.

L’éléphant d’Afrique est un animal grégaire qui vit en troupeaux de plusieurs dizaines d’animaux. La structure sociale est matriarcale, et le troupeau est dirigé par une femelle âgée suivie de sa descendance. Les jeunes mâles sont chassés du clan vers l’âge de 14 ans et vivent alors une vie de célibataire, hors période d’accouplement. Les éléphants ont un sens profond de la famille et une grande solidarité est présente au sein du clan. Les éléphants ont une grande capacité à ressentir et à exprimer leurs émotions, notamment lors de la mort de l’un de leur congénère.

La maturité sexuelle de l'éléphant est entre 12 et 14 ans. La saison des amours a lieu toute l'année. La gestation dure 22 mois et donne naissance à un seul éléphanteau qui pèse environ 100 kg à la naissance. Celui-ci sera sevré vers l'âge de 3 ans. Une femelle donne naissance à un bébé tous les 3 ou 4 ans.

La maturité sexuelle de l'éléphant est entre 12 et 14 ans. La saison des amours a lieu toute l'année. La gestation dure 22 mois et donne naissance à un seul éléphanteau qui pèse environ 100 kg à la naissance. Celui-ci sera sevré vers l'âge de 3 ans. Une femelle donne naissance à un bébé tous les 3 ou 4 ans.

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : PARC KRUGER 5/5
Une femelle peut atteindre 6 mètres de haut, et un mâle 7.50 mètres. le poids est entre 3 et 4.5 tonnes pour la femelle et de 5 à 8 tonnes pour le mâle. Les défenses peuvent mesurer jusqu'à 3 m de long ! Quant à la trompe, elle peut mesurer 1.15 m et peser jusqu'à 130 kg. En course l'éléphant vous rattrapera : 40 km /h !

Une femelle peut atteindre 6 mètres de haut, et un mâle 7.50 mètres. le poids est entre 3 et 4.5 tonnes pour la femelle et de 5 à 8 tonnes pour le mâle. Les défenses peuvent mesurer jusqu'à 3 m de long ! Quant à la trompe, elle peut mesurer 1.15 m et peser jusqu'à 130 kg. En course l'éléphant vous rattrapera : 40 km /h !

La durée de vie de l’éléphant d’Afrique est de 60 à 70 ans à l’état sauvage. 500 000 têtes environ vivant à l’état sauvage. Mais Bien que l’on en recense environ 500 000 la population d’éléphants d’Afrique a fortement régressé au cours des 20ème et 21ème siècles. Victime de la chasse, du braconnage, de la dégradation de son habitat et du trafic de l’ivoire, le pachyderme est devenu le symbole de la protection animale sur le continent africain.

La durée de vie de l’éléphant d’Afrique est de 60 à 70 ans à l’état sauvage. 500 000 têtes environ vivant à l’état sauvage. Mais Bien que l’on en recense environ 500 000 la population d’éléphants d’Afrique a fortement régressé au cours des 20ème et 21ème siècles. Victime de la chasse, du braconnage, de la dégradation de son habitat et du trafic de l’ivoire, le pachyderme est devenu le symbole de la protection animale sur le continent africain.

Les éléphants font partie des rares espèces (dauphin, corbeau, singe) à réussir le test du miroir (se regarder dans un miroir avec une tache sur le front et prendre conscience de son « moi »).

Les éléphants font partie des rares espèces (dauphin, corbeau, singe) à réussir le test du miroir (se regarder dans un miroir avec une tache sur le front et prendre conscience de son « moi »).

L’éléphant d’Afrique mange de l’herbe, des fruits, des feuilles, des écorces, des racines (entre 200 kg et 300 kg de nourriture par jour).  Il doit boire beaucoup, donc être à proximité d’un point d’eau. Même s’il peut passer plusieurs jours sans eau, il peut boire jusqu’à 200 litres d’eau par jour.

L’éléphant d’Afrique mange de l’herbe, des fruits, des feuilles, des écorces, des racines (entre 200 kg et 300 kg de nourriture par jour). Il doit boire beaucoup, donc être à proximité d’un point d’eau. Même s’il peut passer plusieurs jours sans eau, il peut boire jusqu’à 200 litres d’eau par jour.

Notre ranger "crocodile Dundee".... C'est lui qui commande ! Et notre Jeep de safari.

Notre ranger "crocodile Dundee".... C'est lui qui commande ! Et notre Jeep de safari.

Ces quelques "bichettes" sont classées dans mon dossier "animaux non identifiés... Et elles le resteront, pour garder leur part de mystère ! C'est bien aussi le mystère !

Ces quelques "bichettes" sont classées dans mon dossier "animaux non identifiés... Et elles le resteront, pour garder leur part de mystère ! C'est bien aussi le mystère !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 17 Avril 2020

récit, aventure, voyage, Afrique, Kenya, Massaï, livre, avis, chronique, blog, Corinne Hoffman

Témoignage - Editions Pocket - 400 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Plon en 2000

 

Le sujet : En 1986, Corinne Hofmann, Suisse, passe quelques vacances au Kenya à Mombasa. Elle aperçoit alors un guerrier Massaï et pour elle, c'est le coup de foudre qui bouleversera sa vie à jamais. Elle fait sa connaissance, repart en Suisse, revient, repart pour liquider toutes ses affaires en Europe et décide de s'installer définitivement au Kenya pour y vivre avec son beau Massaï Lketinga. Viendra le mariage puis la naissance de leur fille. Ce récit est celui de ces quelques années de préparation au grand saut, puis celui de sa vie dans la brousse Kenyanne, au sein d'un village reculé, et en tant qu'épouse puis mère Massaï.

 

Tentation : Sujet + PAL

Fournisseur : MA PAL

 

 

Mon humble avis : Et bien il est mitigé ! Je m'attendais à être plus transportée, plus bouleversée... Et en fait, j'ai eu hâte de terminer cette lecture que je trouvais longuette.

Certes, le dépaysement est bien là, on ne peut plus là, et bien réel. L'intérêt de ce récit est indéniable, qui permet de découvrir, d'approfondir, d'apprendre la culture massaï de l'intérieur, les us et coutumes, et aussi les moeurs. Il rend aussi parfaitement compte des conditions de vie de ses peuples reculés fidèles à leurs traditions ancestrales. Cette aventure date d'il y a plus de 30 ans aujourd'hui... Sur place, les choses ont elles changé avec l'avènement des nouvelles technologies ?

Cet ouvrage n'est pas de la grande littérature, le style est très factuel, pas recherché et parfois un peu limite (peut-être aussi est-ce dû à la traduction). Les ressentis ne sont pas très approfondis ni analysés, dommage, on reste beaucoup dans la description et la narration des faits et gestes de chacun. Certes, je reconnais que Corinne Hofmann est une sacrée battante, une téméraire qui rebondit à chaque écueil. Et pourtant, j'ai eu du mal à éprouver une réelle empathie pour elle. A l'inverse d'autres lecteurs, je ne suis pas admirative, mais plutôt perplexe... Pourquoi s'infliger de telles épreuves, se mettre dans de tels dangers (elle échappe plusieurs fois de peu de la mort : malaria, hépatite), et ensuite accepter si longtemps un tel traitement et un tel comportement de la part de son mari Massaï quand on semble doté d'un sacré caractère. Corinne Hofmann ne manque pas de ressources et pourtant, elle m'a paru bien naïve sur des points assez basiques... A chaque fois qu'elle tombe en panne de voiture, elle réalise qu'elle est au milieu de nulle part sans eau potable... Ce qui est le minimum partout, même quand on fait une petite rando sur un chemin tranquille de Bretagne. Lors du temps passé en Suisse pour préparer son grand départ, elle n'en profite pas pour s'informer sur les us et coutumes des Massaï, aussi, ce n'est que la veille de son mariage qu'elle réalise clairement le fossé culturel entre elle et son futur mari : et oui, les Massaï sont polygames et pratique l'excision... Avec son mari, ils échangent dans un anglais assez sommaire, qui n'est que très peu parlé par les autres habitants du village. Pourquoi n'avoir pas appris les rudiments de la langue Massaï ?

Corinne Hofmann évoque aussi beaucoup les "tracas" administratifs divers. Tracas est un faible mot... On va dire les putains de galères administratives à devenir dingue ! Au début, il est vrai que c'est intéressant et qu'il est important de se rendre compte que s'installer à l'étranger n'est pas toujours légalement facile. Mais ces scènes sont très-trop nombreuses et deviennent lassantes.

Ce récit est donc bien sur intéressant, mais trop long, trop factuel. Je trouve qu'il manque d'émotion... Il montre très bien qu'il n'est pas forcément toujours facile/possible de vivre avec une personne à la culture si lointaine de la nôtre. La Massaï blanche ne m'a pas emportée... Bon, je précise aussi que le côté "coup de foudre, je lâche tout", très peu pour moi... Certes, j'ai déjà "tout lâché", mais pour moi !

Corinne Hofmann a publié deux suites à cet ouvrage. A vous de voir, de mon côté, je m'arrête là !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 15 Avril 2020

thriller, polar, olivier Norek, bestseller, surface, blog, avis, chronique, livre audio

Polar - Editions Lizzie - 8h26 d'écoute - 19 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en avril 2019

L'histoire : Noémie Chastain est capitaine de police à Paris. Lors d'une intervention qui tourne mal, Noémie se retrouve défigurée à vie et brisée de l'intérieur. Lorsqu'elle pense être prête à reprendre le service, sa hiérarchie trouve un prétexte pour l'éloigner soit disant momentanément dans un lieu plus calme. Bref, on ne veut d'elle... Elle se retrouve donc en poste dans une petite commune rurale de l'Aveyron où sont arrivées et ses méthodes parisiennes dérangent. On ne veut pas d'elle. Noémie pense être recluse dans un mouroir d'ennui... Cette sensation ne va pas durer très longtemps... Car le corps d'un des trois enfants disparus depuis plus de 20 ans refait surface... à la surface d'un lac.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce polar a vraiment été bien visible sur la blogosphère depuis presque un an, et chaque avis que j'ai pu en lire était élogieux. Aussi, quand j'ai vu cet audiolivre disponible à la bibliothèque, je me suis ruée dessus... et bien m'en a pris.

Car Surface est vraiment un excellent polar, magistralement ficelé et narré. Tout y est à mes yeux (et mes oreilles vu mon format de lecture) pour en faire un coup de coeur, un roman parfait dans son genre.

Déjà, et pour cela particulièrement j'applaudis l'auteur, ce n'est pas un pavé. Aussi, Olivier Norek est dans une efficacité pure, le rythme n'est jamais interrompu, nous ne perdons pas de temps dans moult descriptions et digressions, au contraire de la plupart des polars/thriller actuels. Cela n'empêche pas l'auteur de bien poser son sujet, ses personnages, le lieu du déroulement de l'histoire, et même et surtout, l'atmosphère, typique d'une région reculée de province. Un village où tout se sait et tout se tait. Une commune où tout le monde connait tout le monde, ce qui modifie forcément les rapports entre les forces de l'ordre et la population.

Nous sommes ici dans une commune qui a été complètement déplacée en 1994, suite à la construction d'un barrage hydraulique qui a noyé l'ancien village. Et à cette même époque, deux garçons et une fillette de 10 ans ont disparu. L'enquête de l'époque n'a pas mené à grand-chose... Sauf à un potentiel enlèvement des enfants par "l'ogre" local... L'étrange, l'indésirable de la commune disparu en même temps. Et voici que dans un fût d'acier, resurgit le corps d'un de ces enfants, à la surface du lac.

Noémie va donc être confrontée à une enquête inédite dans un tel lieu. Elle va devoir composer avec les mentalités locales et en même temps, malgré sa froideur et sa raideur, se faire accepter par son équipe. L'évolution de son personnage est particulièrement bien soignée. D'antipathique dans les premiers temps, Noémie devient de plus en plus accessible, tant pour son équipe que pour le lecteur. Elle devient même attachante. A sa décharge, n'oublions pas qu'elle se remet difficilement d''une lourde opération, qu'elle est défigurée et qu'elle surmonte peu à peu un gros Stress Post Traumatique. D'ailleurs, c'est avec précisions qu'Olivier Norek décrit cet état : son pourquoi, son comment, son cheminement et son après.

L'enquête est on ne peut plus captivante, bien menée. L'auteur n'est pas avare de suspense, ni de rebondissements, ni de finesse psychologique et d'authenticité pour parvenir à un final que personne ne peut imaginer. Le tout dans une ambiance intimiste, tout en nous épargnant les détails difficilement supportables. Bref, beaucoup d'humanité malgré un contexte difficile.

Bref, je me suis régalée de cette lecture, et j'ai donc découvert un auteur de polar que je ne connaissais pas... Ce n'est donc qu'un début pour moi, mais un début très prometteur ! Une lecture sans fausse note, ni en surface, ni en profondeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 13 Avril 2020

Roman Nouvel An, Juli Zeh, Lanzarote, Canaries, avis, blog, chronique

Roman - Editions Acte Sud - 189 pages - 20 €

Publication en septembre 2019

L'histoire : Henning, allemand, passe deux semaines de vacances d'hiver avec sa femme et ses deux jeunes enfants à Lanzarote, île des Canaries. Malgré l'aspect à priori reposant du séjour, Henning se bat toujours contre "la chose"... ces crises d'angoisse qui le menacent ou lui tombent dessus trop souvent. Au matin du 1er janvier, il enfourche son vélo de location et entreprend l'ascension harassante d'un volcan. Fuyant l'asphyxie familiale, il se bat contre le dénivelé et le vent puissant... Comme s'il était irrémédiablement attiré vers les hauteurs. Il ne le sait pas encore, mais Henning a peut-être rendez-vous avec son passé enfoui, et donc avec lui-même.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai emprunté ce livre sous le seul prétexte qu'il se déroule sur Lanzarote, île sur laquelle j'ai randonné lors de vacances il y a bientôt trois ans... L'occasion de se replonger dans certains paysages depuis son canapé ne se refuse jamais ! Sauf qu'ici Lanzarote devient le théâtre d'un drame cauchemardesque... Alors que mes vacances s'y sont parfaitement déroulées !

Le roman peut se découper en deux parties : la première, avec comme un prologue qui la provoque et la deuxième, avec un épilogue qui nous explique parfaitement le mal-être d'Henning, Henning luttant contre un sentiment de responsabilité trop lourde, un sentiment de devoir assurer dans tous les domaines de sa vie.

La première partie nous présente tout d'abord la vie d'Henning : sa famille, ses enfants, ses relations avec sa femme Theresa.  Sa sensation d'être au bout, à bout... Henning sent un poids insurmontable sur ses épaules et cependant, il est conscient qu'il a une vie normale, sans soucis majeur, dont il ne devrait se plaindre. Au lendemain d'un réveillon qui le laisse amère, il enfourche donc son vélo et entame un fameux combat : le vent, le dénivelé, son propre corps pas préparé, lui-même. Juli Zeh démontre alors un véritable talent, faisant de cette ascension une formidable métaphore avec la vie d'Henning, et sans doute même, la vie d'une majorité : la pression, être bon partout (bon père, bon mari, bon professionnel etc), qui mène à un véritable combat avec soi-même pour résister contre des éléments extérieurs. L'auteure entre dans l'esprit de son personnage avec justesse et une belle finesse d'analyse. Oui mais, cette partie s'est mise à trop durer pour moi, et je me demandais si j'allais poursuivre cette lecture.

Et puis hop, arrivé au sommet (après quelques pérégrinations étranges), Henning rencontre Lisa, qui le sauve en lui proposant boisson et repas, alors que notre grimpeur épuisé n'avait rien prévu. Puis Lisa lui propose de visiter son étrange demeure. Et là, Henning comme le lecteur se retrouvent propulsé des décennies en arrière. Hallucination, invention, réels souvenirs ? Qu'en est-il pour Henning, qui n'aura la réponse qu'à son retour en Allemagne. Cette partie-là, qui compte un sacré suspense est addictive. Mais elle est surtout bouleversante, poignante, terriblement anxiogène, et quelque part tellement dingue qu'on peine à croire que cela puisse être réel. Les émotions du lecteur sont vraiment mises à mal. C'est comme un vertige qui nous envahit. Et là, Juli Zeh nous livre un chef d'oeuvre de romancière, à se glisser corps et âmes dans deux si jeunes, trop jeunes personnages (Henning et sa petite soeur Luna) pour être confrontés à une situation inimaginable. Vraiment, je tire mon chapeau à Juli Zeh pour cette partie qui est vraiment... il n'y pas de mot ! Elle laisse son lecteur complètement K.O !

Bref, pour conclure donc, Nouvel An est un excellent roman qui démontre, une fois de plus mais différemment, les dégâts sur toute une vie et les conséquences des traumatismes enfouis, que les adultes pensent solutionner en les taisant, en les glissants sous le tapis de l'oubli ou le déni... Sauf que le traumatisé n'oublie jamais, même s'il en est inconscient. Et oui, deux "petits" jours peuvent conditionner toute une vie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 11 Avril 2020

Roman - Editions Audiolib - 3h49 d'écoute - 17 €

Parution d'origine aux éditions du Seuil en août 2017

L'histoire :  En 1935, Edmond Charlot, 20 ans, ouvre une librairie à Alger avec la volonté de promouvoir de jeunes écrivains de la Méditerranée sans distinction de langue ou de religion.
En 2017, Ryad, 20 ans, étudiant à Paris, n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. De passage à Alger, il doit vider de ses livres un local, tâche qui est étrangement compliquée par la surveillance du vieil Abdallah.

 

Tentation : La blogo à l'époque de sa sortie

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Aie, j'attendais beaucoup de ce roman... Et finalement, je n'ai pas accroché, il ne m'a pas captée et donc pas captivée non plus.

Pourtant, "Nos richesses" a vraiment trouvé un lectorat charmé et ému par ses pages et éblouis par le style de l'auteure lors de sa sortie il y a un peu plus de deux ans. Ce livre doit être bien, mais pas pour moi, pas en ce moment, ou pas en format audio. Je n'ai pas la réponse.

Nos richesses revient dans l'Histoire, à l'époque ou Edmond Charlot, petit libraire éditeur d'Alger, publie les premiers textes de celui qui deviendra si grand que presque mythique : Albert Camus. Alors oui, j'ai apprécié que mes oreilles soient caressées à l'évocation de telles pointures : Camus, Giono, Gide, Vercors etc. Ce furent-là mes seules émotions de lectrice. Il y avait aussi des noms qui ne m'évoquaient rien.

Certains passages m'ont intéressée et parvenaient à contenir mon attention. Comme les conditions de vie et de l'édition à Alger durant la deuxième Guerre Mondiale, la montée de la gronde, puis la guerre d'indépendance de l'Algérie.Le tout, via le journal imaginaire de Charlot. Mais problème pour moi, j'ai souvent eu l'impression d'écouter une longue liste de dates et d'événements locaux ou internationaux, donnés dans le désordre, entrecoupés par le roman mais qui, au final, me semblait ressemblait à une longue litanie. Je n'ai pas saisi l'utilité ni le rôle réel de certains personnages. L'aspect romanesque de ce livre n'est pas assez approfondi. Ce roman est certainement un bel hommage aux pionniers de l'édition à certaines époques et à ces hommes liés à la résistance. Mais je me suis ennuyée, je ne suis pas le bon public pour ce style littéraire. Bon j'avoue, la toute fin, voire la dernière phrase, m'a surprise en bien et m'a marquée. Une belle pirouette de l'écrivaine.

 

l'avis de Sylire

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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