Publié le 18 Juin 2015

Le monde de Nathan : Affiche

Film de Morgan Matthews

Avec Sally Hawkins, Asa Butterfield, Rafe Spall

 

Synopsis : Nathan est un adolescent souffrant de troubles autistiques et prodige en mathématiques. Brillant mais asocial, il fuit toute manifestation d’affection, même venant de sa mère. Il tisse pourtant une amitié étonnante avec son professeur anticonformiste Mr. Humphreys, qui le pousse à intégrer l’équipe britannique et participer aux prochaines Olympiades Internationales de Mathématiques. De la banlieue anglaise à Cambridge en passant par Taipei, la vie de Nathan pourrait bien prendre un tour nouveau… 

 

 

Mon humble avis : Le monde de Nathan est un film intéressant, touchant et émouvant, sans être tire-larmes non plus. Bon, quelques scènes finales m'ont serré la gorge, mais rien de plus. Mais j'ai été happée par ce film et ses personnages qui sont bouleversants chacun à leur manière.

Ce film porte principalement sur l'autisme de Nathan, mais aussi sur les jeunes génies scolaires qui participent à des Olympiades internationales en représentant leur pays. Ici, il s'agit des Olympiades de mathématiques, notre jeune Nathan étant surdoué dans cette matière. Mais surtout, les maths constituent ses seuls repères dans la vie, la seule chose qu'il comprend. Nous fréquentons donc tout au long du film un groupe de surdoué en maths, surdoués plus ou moins sociables, intégrés, heureux ou malheureux. On ne peut que devélopper une réelle empathie envers eux.

Mais l'empathie la plus profonde que j'ai ressentie s'adressait sans contest au personnage de la Maman de Nathan. Pfff, que la vie doit être dure pour elle. Elle aime son fils qui ne lui témoigne aucune affection ni sentiment : pas de câlins, pas d'au revoir, pas même une main serrée. Pire, Nathan considère sa Maman comme non intelligente puisque nulle en maths. Pourtant, cette Maman courageuse va reprendre des cours de maths pour rejoindre son fils sur son terrain. Ainsi, elle parviendra à expliquer les sentiments à son fils en usant de termes mathématiques lors d'un dialogue magnifique et saisissant.

Le personnage du prof de maths est lui aussi bien creusé et poignant dans ses propres combats contre lui même.

A noter que le réalisateur est issu du milieu des documentaires, aussi s'est-il attaché à ce que son film soit le plus réaliste possible.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 16 Juin 2015

Une vie entre deux océans, de M.L. Stedman, lu par Martin SpinhayerRoman - Editions Audiolib - 12h27 d'écoute - 23.60 €

 

Parution en 2014

 

L'histoire : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu un bébé, sain et sauf.

 

Lu par Martin Spinayer

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Malgré sa qualité indéniable, ce roman me laisse plutôt mitigée. Peut-être ne suis-je pas le meilleur public pour ce type d'histoire.

Mais cette lecture/écoute m'a paru interminable. Bien des longueurs auraient pu être évitées, même si celles ci permettent de rendre compte du temps qui passe lentement sur une île dont les seuls habitants sont le couple gardien de phare.

Autre bémol pour moi, l'interprétation de Martin Spinayer. Elle est nickelle dans la narration, les dialogues entre personnages masculins. Mais cela "déraille", c'est le cas de le dire quand il interprête les voix de femmes, de grand-mère ou de petite fille. On a alors la désagréable impression d'écouter un adolescent en pleine mue et en colère !

Mais si je passe outre mes bémols, je reconnais sans peine qu' Une vie entre deux océans est un roman très intéressant et bien ficelé.

Les personnages sont attachants, bien creusés. Tom Sherbourne, le personnage centrale, reviens de la guerre des tranchées. Même si celle-ci fut mondiale, j'ignorais que des soldats australiens y avaient participé. Il ne se remettra jamais tout à fait de cet enfer.

Les véritables sujets de cette oeuvre sont la limite parfois infime entre le bien et le mal, les conséquences de nos actes (même si justifiés) sur les autres. On peut être responsable mais si peu coupable en même temps, même si c'est la culpabilité qui nous ronge. Mais surtout, quelle maternité doit prédominer : la maternité biologique ou la maternité d'adoption, de coeur, d'éducation. J'avoue avoir peiner à trouver la réponse à cette question durant toute cette histoire, sauf à la fin, puisqu'à la fin... Stop je ne vous le dirais pas !

A noter aussi qu'une vie entre deux océans est aussi une histoire d'amour puissante, malgré le tiraillement de Tom Sherbourne. Et une chouette incursion dans l'Australie des années 20. Et puis rassurez vous, la deuxième partie est bien plus haletante que la première et l'histoire devient poignante. Notre coeur se sert, on tremble et on ne sait ce que l'on souhaite pour la jeune enfant, que deux mères se déchirent.

 

 

free-road-trip-games-audio-book

 

logochallengeamoureux

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 13 Juin 2015

Comme un avion : Affiche

Film de Bruno Podalydès

Avec Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui

 

 

Synopsis : Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.
Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux… 

 

 

 

Mon humble avis : Méfiez vous des palindromes... Certains pourraient changer le cours de votre vie, et vous amener à suivre le cours d'une rivière !

J'ai adoré ce film au faussement léger, aérien, décalé (tant dans les personnages que dans certains dialogues et situations). Bref, il se dégage de "Comme un avion" un charme délicieux et délicat. Il y a dans ce film autant de mélancolie que de fantaisie et d'onirisme.

On flotte, on se laisse porter, on fait des allers retours avec Michel, on plane parfois aussi tant l'environnement et les décors incitent à bucoliser. Et surtout, on rit beaucoup.

Un feel good movie qui donne le sourire, servi par des comédiens tous en harmonie. On plonge dans un autre monde qui n'est pas si loin... et qui confirme le dicton ; l'aventure, l'inconnue, le changement et le dépaysement ne sont pas forcément au bout du monde. Un autre dicton trouve ici toute sa splendeur : ce n'est pas le destination qui compte, mais le chemin emprunté. Car parfois, la destination se trouve en cours de route, en cours de chemin et ici, en cours de cours d'eau !

La destination du  film, c'est les bonheurs simples dont celui de se réaliser, de transformer un rêve en une autre réalité et de se trouver soi même. La destination peut se révéler être une renaissance, un nouveau départ !

Un film où il ne pleut que la nuit (ça fait du bien ces temps ci !) aussi burlesque que bucolique et tout à fait enchanteur, que je vous conseille donc sans retenue.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Juin 2015

On voulait tout casser : Affiche

Film de Philippe Guillard

Avec Kad Merad, Benoît Magimel, Charles Berling

 

Synopsis : Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves... Où sont passés leurs 20 ans... Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser. 

 

 

-toile2.jpg

 

Mon humble avis : Etrange est l'impression que donne ce film. Il est truffé de bons petits moments et pourtant, dans son ensemble, j'ai eu l'impression que la mayonnaise ne prenait pas, qu'il manquait quelque chose. Bref, même si le film est loin d'être désagréable, j'en suis sortie comme déçue.

Déja, "On voulait tout casser" manque d'originalité. Il m'a fait l'effet d'un énième film de bande de potes sans rien apporter de nouveau. Donc sensation de "déjà vu".

Le casting... ressemble fort à celui d'une émission de téléréalité, comme s'il fallait que chaque personnage soit calibré sur des critères précis : il y a le "jeune glandeur", le sage, le révolté, l'abruti, le fort en bras. Bref, rien qui, dans le caractère, le style de vie ou les centres d'intérêts ne semble réunir ces copains, dont l'amitié m'est parue improbable, comme construite juste pour le scénario, qui s'en retrouve donc fragilisé. Les 5 hommes sont sensés être amis depuis 30 ans, sauf que physiquement dans le film, on voit un écart de génération confirmé par la différence d'âge des comédiens. Magimel a 41 ans et Berling 57... Je ne pense pas que dans le film, Berling soit devenu grand poteau avec un gamin de 11 ans...

Sans compter qu'il ne faut pas compter sur trop d'effet de surprise, la caméra insistant trop sur certains détails annonçant ainsi en grande pompe ce qui pourrait être un rebondissement.

Cependant, de bonnes répliques provoquent de bons rires et pour mes ami(e)s grands lecteurs, un passage en librairie par l'un de personnage est mémorable. Et oui, certains achètent des livres au mètre... Je voudrais 13.75 mètres de livres s'il vous plait.

Si je note autant de "défauts" c'est que le film me convainc pas et que je suis alors toute ouïe pour la bande orginale qui est, elle, délicieuse.

Pour conclure, un film pas désagréable, mais rien de plus.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 7 Juin 2015

Mes loulous, Aya et Tsingy se portent à merveille !

Depuis mon dernier billet à leur sujet... Et bien Aya a fêté son 2ème anniversaire, et Tsingy, ses 10 mois. Il grandit bien et garde pour l'instant sa silhouette de mâle sportif et musclé ! Pourvu que ça dure ! Faut dire qu'il n'en rate pas une et même s'il ne sort pas, il ne manque pas d'activité. Il grimpe partout (avec une affection pour l'arrête de la porte de la salle de bain), et partage de folles courses poursuites avec Aya ou... contre lui même !

Aya est depuis quelques temps une vraie adulte, donc plus posée, même si elle aime courser son frérot et jouer.

Bref, ce sont deux amours et notre trio vit un parfait équilibre, sous mon oeil attentif sur le partage des attentions, des jeux et des gamelles !!!

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Tsingy, sur la porte de la SDB, ou en tant que "Le penseur félin" de Rodin ;)

Tsingy, sur la porte de la SDB, ou en tant que "Le penseur félin" de Rodin ;)

Aya, grâce et beauté !

Aya, grâce et beauté !

Tsingy !

Tsingy !

Aya !

Aya !

Aya et Tsingy en mode calinou !

Aya et Tsingy en mode calinou !

Tsingy, en mode beau p'tit mec au regard qui tue !

Tsingy, en mode beau p'tit mec au regard qui tue !

Happy Birthday ma choupinette ! Et en cadeau, une belle gamelle anti-glouton !

Happy Birthday ma choupinette ! Et en cadeau, une belle gamelle anti-glouton !

Aya et Tsingy !

Aya et Tsingy !

Tsingy en mode warrior ! Faut dire que pour les 2 photos du haut, il fait connaissance d'un chien dans la cuisine !

Tsingy en mode warrior ! Faut dire que pour les 2 photos du haut, il fait connaissance d'un chien dans la cuisine !

Image

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Repost0

Publié le 2 Juin 2015

La Loi du Marché : Affiche

Film de Stéphane Brizé

Avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine de Mirbeck

 

 

Synopsis : À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ? 

 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : Si Vincent Lindon n'avait pas reçu le Prix d'interprêtation à Cannes, et ne m'avait émue lors de son interview télé, je ne serais pas allée voir si film, qui me change si peut de mon ordinaire. Puis qu'étant au chômage, je subis de plein fouet cette épouvantable loi du marché, contre laquelle tout le monde s'insurge, mais sans pour autant changer de comportement.

Comme l'a titré Libération il me semble, ce film fait du chômage une super star, qui attire les foules dans les salles de cinéma. Le monde est curieux tout de même. Une bonne petite comédie divertissante peut passer inaperçue, alors qu'un film on ne peut plus réaliste fait le plein. Enfin, bon, c'est ainsi.

Quid du film ? Ultra réaliste, ultra brutale dans les situations décrites, la vie de 3.5 millions de français en quelque sorte.

Sauf qu'ici, le réalisateur a ajouté une dose de pathos qui n'était sans doute pas obligatoire pour que ce film soit remuant et frappant. En effet, Thierry, le chômeur quinca en fin de droits du films est aussi le père d'un garçon lourdement handicapé. Certes, cela permet des passages particulièrement touchant entre le père et le fils. Mais cela fait un peu too much.

La réalisation empreinte quelques raccourcis. Dommage. On quitte Thierry dans une réunion collective Pôle Emploi et l'image d'après, on le retrouve en costume et en poste dans une grande surface. Que c'est-il passé entre les deux ? On peut l'imaginer bien sûr, mais j'aurais aimé le voir, pour suivre le cursus de A à Z.

La première partie du film est consacrée à la recherche d'emploi et ses déboires, la deuxième aux premiers temps de Thierry dans son nouveau boulot. De ce fait, la naissance et l'explosion de son nouveau dilemme sont un peu rapide, pour aboutir à une fin abrupte, qui laisse sur la faim.

Je tire des flèches, pour expliquer mes 3 étoiles et non mes 4 étoiles possibles. Mais il faut avouer que ce film est nécessaire. C'est un film sur la crise, sur le chômage, sur la désillusion. Sur le plus fort qui est prêt à fondre sur le plus faible. Sur un monde qui ne tourne plus rond. Sur une société qui impose à un manutentionnaire des entretiens d'embauche, une présentation et une motivation digne d'un cardre achi supérieur qui toucherait 5000 € par mois.

C'est un film aussi sur la débrouille, qui pousse à commettre l'irréparrable pour quelques euros supplémentaires en fin de mois. C'est un film sur la brutalité des rapports humains en 2015. Et pourtant, pas une goutte de sang, pas un flingue dans ce film, juste une réalité parfaitement décrite. C'est aussi un film sur les gens que la société rejette, mais est prête à réintégrer sitôt qu'elle sent qu'elle peut l'exploiter jusqu'au trognon. (les mésaventures bancaires de Thierry sont hallucinantes, il faut presque se pincer pour y croire.)

Et il y a Vincent Lindon, qui mérite son prix tant pour ce rôle que pour sa carrière. Car l'une des forces de Vincent Lindon, c'est de donner la parole, à travers lui, à Monsieur Tout le monde.

C'est comme ci ce prix d'interprêtation à Cannes de Vincent Lindon revenait à tous ces gens, chômeurs ou en situation précaire, qui se battent pour garder la tête haute, malgré la conjoncture, malgré ce qu'en pensent certains élus, malgré la vie qui ne fait pas de cadeaux.

Donc, merci Monsieur Lindon, et bravo !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 26 Mai 2015

Roman - Editions Albin Michel - 278 pages - 19.50 €

 

Parution le 29 avril 2015

 

 

L'histoire : Jules est chien d'aveugle. Mais, grâce à une opération, Alice, son aveugle, a recouvré la vue. Jules est alors attribué à un autre mal voyant qui ne saura apprécier Jules, qui n'aura de cesse que de retrouver sa maitresse de coeur. Mais seul, il n'y parviendra pas. Il lui faut de l'aide ! Et puis quelque part, Jules sent qu'il a une mission.... Alors, pour le pire comme le meilleur, Jules se tourne vers Mr Macaron qui, quelques semaines plutôt, lui avait évité un voyage en soute d'avion !

 

 

 

Tentation : La blogo !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Ne tournons pas autour de la gamelle, ce roman fait du bien et rend heureux, comme un chien qui vous fait la fête après votre retour du travail. Ce roman est aussi émouvant qu'un chien qui vous regarde avec des yeux de chien battu. Ce roman vous détend autant qu'un chien qui aime les gratouilles. Quand vous le posez pour vaquer à votre vie, et bien ce roman vous revient vite dans les mains comme un chien qui vous ramène la balle que vous lui avez lancée ! Bref, Jules, c'est du bonheur pour ceux qui aiment les animaux. Et pour ceux qui ne les aime pas (plus que ça), Jules pourrait leur faire changer d'avis quand ils réaliseront à quel point les animaux possèdent des pouvoirs magiques et à quel point la relation qui unie l'animal à son humain peut être forte et changer le cours de la vie !

Mais pas que... Car Jules n'est pas un chien comme les autres. C'est un chien guide d'aveugle, et en post face, Didier Van Cauwelaert avoue être fasciné et passionné par ces chiens éduqués et dressés aux services d'humains dont ils deviennent les yeux, les protecteurs et les amis fusionnels. L'auteur sait donc de quoi il parle, et j'avoue avoir appris beaucoup ici sur ces chiens et leurs maîtres qui me sont bien étrangers.

Comment ces chiens sont-ils dressés, comment leurs carrières se déroulent elles, quels liens unissent ces chiens et leurs aveugles, comment fonctionnent-ils etc... Sans spoiler vraiment, on peut dire ici qu'après l'opération d'Alice, Jules tombe en dépression car il perd ses repères, il se retrouve au chômage technique puisqu'Alice n'a plus besoin de lui pour la prévenir de tous les dangers. Ce roman est donc, via la formule de la comédie romantique fraiche et réjouissante, une belle et intéressante approche du monde des non-voyants, de leurs compagnons quadrupède. Tant dans l'aspect purement pratique que psychologique. Car évidemment, Didier Van Cauwelaert évoque ici aussi le sujet de l'aveugle qui recouvre la vue, pour le pire et le meilleur aussi. Avec des tas de points et cas précis que l'on n'imagine pas dans les conséquences, tant pour l'ancienne aveugle que pour son entourage.

Mais comment, je n'ai pas encore évoqué le personnage de Zibal, alias Mr Macaron ? Un gars très attachant, qui parait très fantasque, mais pas tant nous avoue l'auteur en post face, et qui a le coeur sur la main, même si cela lui coûte cher, trop cher depuis toujours !

Moi, je suis sûre qu'il vous manque un Jules dans votre vie, alors courrez vous procurer ce roman bonheur, ce sera un très bon premier pas vers les 4 pattes !

 

challengeamoureux_4

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 24 Mai 2015

C'était il y a déjà plus de 3 ans, je m'embarquais pour une croisière en caïque turc d'une semaine autour de Bodrum. L'objectif était de voir si j'appréciais la formule croisière avant d'envisager en programmer une autre, bien plus loin, pour mon anniversaire d'alors, aux Seychelles.

Bien entendu, j'ai adoré cette croisière méditerrannéenne... sur la mer Egée (si l'on passe sous silence un couple d'abrutis présent sur le bateau).

Vivre sur un bateau, voir le monde depuis un bateau, c'est tout simplement magique ! Et pour moi, le plaisir fut très intense car nous naviguions sur une mer d'huile sous un ciel d'un bleu parfait et un soleil éclatant !

Ce sont des vacances très reposantes, avec quelques visites à terre, mais ce n'est pas cet aspect culturel qui fut prédominant.

Au programme : FARNIENTE sur le pont, baignades sans limite, lecture, papotages avec les autres voyageurs, masque et tubas, petit-dej sur l'eau, déjeuner sur l'eau, goûter sur l'eau, diner sur l'eau, sous le soleil ou sous la lune, bercés par un léger clapotis.

Bref, j'en redemande, et je suis sûre qu'un jour, je retournerai sur une caïque mais dans un autre coin de Turquie.

Petit aperçu du trajet effectué :

 

 

 

UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM
UN DIMANCHE AUTOUR DE BODRUM

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

Repost0

Publié le 16 Mai 2015

Le Voyage dans le passé, de Stefan Zweig, lu par Thibault Montalembert (de)Roman - Editions Audiolib - 1h50 d'écoute - 13.20 €

 

Parution en Audiolib en 2009

 

L'histoire : Un homme et une femme se retrouvent sur un quai de gare, neuf ans après s'être aimés passionnément. S'aimeront-ils encore ou l'usure du temps aura-t-elle fait son travail d'érosion ?

 

Tentation : Un petit Zweig ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Lu par Thibault de Montalembert

 

 

 

Mon humble avis : Deux excellentes raisons de se précipiter vers cette version audio de ce voyage dans le passé... L'interprêtation magistrale de Thibault de Montalembert. La passion qu'il met dans les passages en nécessitant est tout simplement frissonnante, donne par moment la chaire de poule, comprime le coeur et c'est tout juste si la respiration du lecteur n'accélère pas en même temps que sa lecture passionnée !

La deuxième raison est Zweig lui même, qui n'a pas son pareil pour décrire les affres de la passion amoureuse. Les mots semblent tellement choisis, l'écriture est si élégante que l'on ne peut être que saisi par ce tourbillon tant amoureux que littéraire.

Ici, c'est la vulnérabilité de l'amour face au temps le véritable sujet de cette courte histoire. Le livre s'ouvre sur des retrouvailles d'un homme et d'une femme sur un quai de gare. Ils s'étaient aimés platoniquement mais passionnément il y a 9 ans, jusqu'à ce que l'homme soit envoyé pour une mission de 2 ans au Mexique. Avant son départ, elle avait promis de se donner à lui à son retour. Mais durant le séjour Mexicain, la 2ème Guerre Mondiale a explosé, prolongeant celui ci de 7 années supplémentaires.

Il y a donc 2 voyages dans le passé dans ce texte. L'aspect flash-back qui nous explique le pourquoi de ces retrouvailles sur un quai de gare. Puis le voyage dans le passé qu'effectue, au présent, les deux personnages, en sillonnant les lieux marquants de leur passion, certains ainsi qu'ils y remplongeraient, avant de dire : "tu te souviens".... Ce "tu te souviens" marque bien l'usure du temps. En neuf ans, tout change, en commençant par les cheveux qui grisonnent,

Maintenant, j'ai trouvé que ce court roman répétait un peu ce que j'ai déjà lu de l'auteur et la fin m'a semblait vraiment trop abrupte, comme si l'auteur avait oublié de conclure cette histoire.

Il n'en reste pas moins le plaisir de se laisser bercer par le style unique et gracieux de Stefan Zweig !

 

 

free-road-trip-games-audio-book

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 14 Mai 2015

Thriller - Editions Livre de poche - 506 pages - 7.90 €

 

Parution d'origine chez Lattès en 2007

 

L'histoire : À la National Security Agency, l’incroyable se produit. TRANSLTR, le puissant ordinateur de décryptage, ne parvient pas à déchiffrer un nouveau code. Appelée à la rescousse, Susan Fletcher, la belle et brillante cryptanalyste, comprend qu’une terrible menace pèse sur tous les échelons du pouvoir. La NSA est prise en otage par l’inventeur d’un cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le système de renseignement américain !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Dan Brown, ça vous dit quelque chose ? Mais si, rappelez vous, c'est l'auteur du phénoménal et planétaire succès du Da Vinci Code ! Même si Dan Brow n'a pas renouvelé le coup de maître depuis le DVC, ses publications régulières rencontrent toujours un franc succès, raison pour laquelle j'avais acheté ce thriller il y a quelques années.

Sauf que Forteresse Digitale est en fait son premier manuscrit ! (nombreux sont les plumeux qui possèdent des romans dormants dans les tiroirs, jusqu'au jour où l'un d'eux est publié, et bien les dormants sont réveillés et redéposer sur le bureau des éditeurs). Premier manuscrit donc, et cela se sent, car cela grouille de maladresses, le manque de relecture est flagrante et la traduction semble parfois bien hasardeuse (bon ça, Dan n'y peut rien !).

Quelques exemples.... Le méchant est sourd... On nous le redit bien, ce qui ne l'empêche pas, quelques pages plus tard, d'entendre la chute du gentils !

Alors que la NSA est prêt de l'apocalypse, la belle cryptologue se demande, en regardant le dome du bâtiment, si son amoureux voit les mêmes étoiles en Espagne. Je doute que lorsqu'on a la sécurité de la nation entière entre ses mains, on ait le temps de se poser ce genre de question. De plus, entre le décalage horaire, la différence de latitude et de longitude, je me demande bien comment 2 personnes sur 2 continents différents pourraient admirer le même ciel ! J'aurais préféré moins de précisions sans doute très proches du réel en cryptlologie et plus de justesse dans le reste. J'imagine que dans les millions de lecteurs de ce livre, peu d'entre eux auraient remarqué une approximation dans les codes de hauts niveaux... 

Enfin, problème de compte à rebourd... Plus que 2 minutes avant le big BOUM. Et bien ces 2 minutes emplissent des pages et des pages truffées de dialogues. Je pense que si j'avais mis en route un chronomètre en route, le grand BOUM aurait eu lieu bien avant !

Voilà le genre de choses qui me dérange. 

Mais soyons honnête, Dan Brown sait tout de même très bien embarquer son lecteur dans une histoire à perdre haleine et la suite de nos idées. L'ensemble est tout de même bien ficelé et les questions que posent le roman de 1996, sont toujours, voire plus que jamais d'actualité avec le contexte mondial. Il faut tout de même remarqué Forteresse Digitale a été écrit avant le 11 septembre 2001 et depuis, le sujet du "big brother is watching you"... L'Etat a-t-il le droit de surveiller et d'intercepter les communications (internet ici) de tous ses concitoyens, depuis le supposé terroriste jusqu'au plus simple bonhomme insignifiant, sous le prétexte de la sécurité nationale.

Car derrière ce thriller, c'est cette question qui est posé. Et bien presque 20 ans plus tard, il semble que les USA aient la réponse, mais que le reste du monde ne soit pas tout à fait d'accord.

 

 

challenge thriller 2015 logo2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0