Publié le 18 Octobre 2024

Roman - Editions Gallimard - 3h54 d'écoute - 14.90 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2019 - existe aussi en poche

L'histoire : Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré. Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c’est une charge d’homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs. Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

 

 

Tentation : Rien que le mot "désert" et le peu d'heures d'écoute

Fournisseur : Bib de Betton, merci Cécile

Mon humble avis :  Quatre heures d'écoute, un livre que je ne connais pas, parfait pour la voiture. 

Au début, j'ai eu peur... la voix très juvénile de l'interprète, le style... Je me suis dit, me voici dans un livre jeunesse... Eh bien oui, et non, enfin, pas que. Car cette histoire peut être lue de 12 à 99 ans je pense.

C'est un conte, une fable écologique. Dans un futur non daté, la terre est devenue stérile. Plus d'animaux, plus d'arbres, les enfants regardent des livres "anciens" et ne reconnaissent aucun des quadrupèdes ou des insectes. On complète son apport son oxygène en respirant des bouteilles d'oxygène, on ne mange que des barres protéinées, et l'eau, on la boit gélifiée... Les hommes chassent. Oh, pas des animaux puisqu'il n'y en n'a plus, mais des arbres, leur seule source de revenus... Ils partent donc des mois à la recherche d'un trophée. Au village, une ancienne, que personne n'écoute, se lamente. Pour elle, les arbres sont sources de vie, apportent l'eau etc...  La jeune Samaa se moque d'elle, et part chasser... Elle se perd... Tombe dans un gouffre... Sa cheville blessée l'empêche d'en sortir... Elle y restera encore, encore, encore, mangeant avec parcimonie... 

Mais dans le gouffre, Samaa n'est pas seule... Elle découvre un monstre, qui n'est autre qu'un arbre... Et il y a une source... Et aussi, une araignée... Et un jour il pleut... Et l'arbre donne des graines et des jeunes pousses. Samaa constate la naissance du vivant et son organisation : l'Ecosystème. Samaa voit le rôle qu'elle peut jouer dans le gouffre... puis plus tard, si elle sort vivante du gouffre. Elle s'ouvre à la connaissance et à l'amour de ce qu'elle voit... Et c'est bien connu, quand on connaît et que l'on aime, on protège déjà...

Et le désert disparaitra est un très beau roman d'initiation, d'apprentissage, servit par une très belle plume.  Il invite à regarder mieux, depuis l'infiniment petit au plus grand, à écouter plus, à connaitre... Et surtout, à respecter et sauvegarder la nature qui est notre seule et vraie richesse... Sans nature, il n'y a plus rien, comme dans le monde qui entoure Samaa.

Cette histoire est très touchante, doucement narrée mais terrible à la fois, et devrait être lue par un large public. Une magnifique, lumineuse et bouleversante rencontre entre une jeune fille et un arbre, une rencontre qui pourrait changer l'avenir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Octobre 2024

Roman - Editions de L'Olivier - 256 pages - 21 €

Parution en mars 2024

Mon pitch : Paul détestait son père qui toute sa vie, fut immonde envers lui et sa belle-mère. Alors, il a tué son père, de deux balles dans la tête... Seulement à ce moment là, son père était déjà dans un tiroir de la morgue, bien refroidi d'une mort naturelle. Dans ce cas, y a-t-il meurtre ou pas ? Quoiqu'il en soit, Paul se retrouve en garde à vue, puis au tribunal, et enfin, avec une obligation de soins d'une année pour démêler ce qui l'a conduit à commettre un tel acte. 

L'origine des larmes  raconte cela, et surtout, les confidences que Paul livre une fois par mois à son thérapeute.

 

Tentation : La 4ème de couv'

Fournisseur : Prêt d'une dame de mon club de lecture. Merci :)

 Mon humble avis : La quatrième de couv' dit " Ce roman peut se lire comme une comédie noire ou un drame burlesque... Ou les deux à la fois"... Et bien pour moi, ce ne fut ni l'un ni l'autre. "Juste" une lassitude qui s'est installée, puis transformée en agacement puis en fatigue immense, au point que j'ai même hésité à lire les dix dernières pages. Bref une immense déception.

Pourtant les cinquante premières pages m'ont bien accrochée, le burlesque des situations étant bien présent et narré avec la verve et le rythme adéquats.  Puis voilà Paul dans le fauteuil de son psychiatre et là, on se noie au sens propre comme au figuré... Au sens propre car la pluie tient une grande place dans ces pages (la belle affaire, cela les remplit). A Toulouse, il pleut sans discontinuer depuis des mois et chaque chapitre l'évoque longuement. Bon il y a peut-être un parallèle entre la pluie qui nettoie et la psychothérapie qui récure l'intérieur mais bon... Viennent donc ces séances et la plongée dans le passé familial de Paul... Passé ubuesque mais loin d'être drôle ou comique, sans doute aussi parce que le ton n'y est pas du tout. C'est clair, Paul a toutes les raisons du monde de détester son odieux de père dont le portrait est ubuesque d'ignominie mais sans être drôle du tout... Sa mère et son frère jumeau sont morts en couches, Paul n'a jamais vu ne serait-ce qu'une photo de sa mère et ignore où elle est enterrée. Il y a de quoi effectivement ne pas tourner bien rond dans sa tête mais bon... Sans véritables liens sociaux, Paul passe ses soirées à discuter avec une I.A... Car oui, ce roman est légèrement dystopique, se déroulant en 2032. Que de répétitions et de digressions dans ces séances. Des récits de rêves dont on ne sait trop s'ils sont rêve ou réalité. De plus Paul est fabriquant de housses mortuaires, et de cela il est aussi question presque à chaque chapitre. La mort, son business, ses statistiques mondiales à vues marketing et commerciale... Et en arrière-plan aussi, le dérèglement climatique (ben oui, il pleut tout le temps), les épidémies, les guerres... bref, toutes les données pour prévoir le stock de housses mortuaires à produire avec la bonne fermeture éclair.

J'ai vraiment cru qu'il y aurait un twist, ou une révélation finale qui aurait rendu tout cela intéressant, qui m'aurait amenée à dire "ah oui, bien vu". Mais non. Je n'ai pas compris où Jean-Paul Dubois voulait m'emmener, ni ce qu'il a vraiment voulu me dire ou me faire comprendre. En fait, en lisant la 4ème de couv, j'espérais une histoire dans la veine de "Vous plaisantez Monsieur Tanner". Grosse erreur... "L'origine des larmes" au fil des pages s'est révélé pour moi d'un ennui mortel.

Jean Paul Dubois n'avait rien publié depuis 2019 et son Goncourt "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon" ... Cinq ans ... Tout ce temps pour... Ca.... Je pense que je ne lirais plus Dubois... Sur 5 ouvrages lus, deux seulement m'ont enthousiasmée... 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Octobre 2024

Film de François Ozon

Avec Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier, Pierre Lottin

Synopsis : Michelle, une grand-mère bien sous tous rapports, vit sa retraite paisible dans un petit village de Bourgogne, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude. A la Toussaint, sa fille Valérie vient lui rendre visite et déposer son fils Lucas pour la semaine de vacances. Mais rien ne se passe comme prévu.

Mon humble avis :  J'étais partie pour aller voir Lee Miller... Et à mon entrée dans le hall du ciné, le caissier dit haut et fort "salle complète pour Lee Miller"... Qu'il est loin le temps du Covid où nous n'étions qu'une poignée à chaque séance. Et c'est tant mieux... Impensable de de rentrer chez moi "bredouille", donc c'est parti, à l'aveugle sans rien savoir de ce film pour "Quand vient l'automne".

Un bon film bien qu'il soit sacrément diesel. Mais j'ai aimé cette histoire et ses personnages. On sort de la séance troublé, hésitant sur nos sentiments envers les protagonistes. Il y a la raison, qui voudrait qu'on les juge, et les sentiments qui fait qu'on les aime, malgré ce qu'ils ont (peut-être) fait ou tu. Car ces personnages ne méritent-ils pas une autre chance, un autre regard que celui  imposé par leur passé ?  Michelle, Marie-Claude et son fils Vincent sont tous en manque d'amour et/ou victime de leur réputation. Ils pensent tous bien faire... Certes, dans cette histoire, il y en a une qui protège son fils au mépris de son amitié "à la vie à la mort" avec son ancienne collègue. Mais Michelle et Vincent, sont ils mauvais, ou aux abois ? Méritent ils le mépris qu'ils inspirent à leurs proches ou à leur entourage... D'ailleurs, même les actes qui déclenchent les drames, sont ils vraiment accidentels ? On sort du cinéma avec un doute, surtout pour l'acte de Michelle... J'aime ce doute là, qui me laisse libre de "condamner" ou pas leurs auteurs, loin de toute législation... A moi de définir ma frontière entre le bien et le mal. Juste le contexte et mon âme et conscience.

Autour de cela, il y a l'automne... La saison des champignons. Mais sur le sentier de la vie, l'automne est aussi l'aube de l'hiver et de sa longue nuit... La vieillesse, la solitude, le quotidien routinier et rituel, la perte des proches, les bilans, la transmission. Et ici, la retraite d'une profession dont on parle peu au cinéma. Je ne peux en dire plus sous peine de spoiler ce film ambigu, superbement réalisé et très justement interprété. Mais avec de telles actrices à l'affiche, il ne pouvait en être autrement.

Une intrigue originale, aussi troublante que perturbante et deux héroïnes complexes et hors du commun. A voir. Et faites-vous votre opinion... Michelle est elle juste une mamie gâteau délaissée ou une femme vénéneuse prête à tout pour l'amour de son petit-fils ? Ozon nous livre ici un comme un thriller émouvant et très intéressant, qui va au delà des apparences, dans un sens comme dans l'autre.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Octobre 2024

Thriller - Editions Gallimard - 405 pages - 20 €

Parution en juin 2023

Mon pitch : Tom Kerr, serial killer norvégien, est prêt à passer à un nouvel aveu et à montrer l'endroit où il a enterré sa dernière victime lors d'une reconstitution... Durant celle-ci, il parvient à s'échapper... Manifestement, il a bénéficié d'une complicité... Qui ne peut émaner que de "L'autre", son complice de toujours que la police cherche encore. D'ailleurs, en haut grade, cette reconstitution n'a-t-elle pas été acceptée dans ce but, que "l'Autre" sorte enfin de sa tanière pour enfin l'arrêter. Mais rien ne se passe comme prévu. Pour William Wisting, c'est une course contre la montre qui s'annonce, de plus sous la pression des médias et d'une enquête interne. Il doit absolument retrouver Kerr, personnage mu uniquement par le désir et le plaisir de faire le mal.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Cela faisait un moment, dans le rayon de la médiathèque que je louchais sur cet auteur norvégien qui semble connaître un grand succès. Et comme, côté thriller, je commence à être un peu has been tant j'en lis moins qu'avant, j'étais donc motivée pour faire connaissance avec Jorn Lier Horst.

Hélas, mon engouement n'a pas duré, je pense qu'il n'a même pas dépassé l'envie de cette découverte. Pourtant, l'idée de départ est plutôt sympa et originale : la fuite et la poursuite d'un serial killer qui s'est évadé, cela change d'une classique enquête.

Trois semaines (certes mouvementées, vacances, voyages en voiture etc) pour parvenir au bout de cette lecture, c'est dire si ma motivation à rouvrir mon livre et à prolonger mes sessions de lecture jusqu'à tard dans la nuit se réduisait de plus en plus à néant.

Dès le début, l'auteur m'a quasi perdue, devant l'affluence de personnages, de patronymes norvégiens impossibles à mémoriser pour moi, de services de police différents... Et oui, il y a la crime, les cold cases, et les unités des différentes régions et quartiers d'Oslo, plus un nombre incalculable de membres de la hiérarchie policière qui interviennent. Donc très vite, je me suis contentée de focaliser mon attention sur 2 policiers (dont Wisting), Line la fille journaliste de Wisting et l'avocat.

Que de lenteurs dans cette histoire, où le nombre de réunions où les policiers ne font que constater qu'ils n'avancent pas ne nous est pas épargné. Par contre, quand ils font des découvertes à priori majeures, l'auteur ne juge pas utile de les partager avec nous, pour nous balancer la totale plus tard... D'ailleurs, celui-ci nous met sciemment sur une fausse piste, et à nul moment on ne saisit quand les policiers changent d'avis. Quant à la psychologie criminelle, elle est ici développée à un niveau très proche de celui de la mer.

L'écriture et/ou la traduction sont très moyennes, avec des assemblages de mots qui heurtent... Genre "plusieurs autres"...Si autres est au pluriel, c'est qu'ils sont forcément plusieurs. Une lecture pas si fluide qui cela. Et puis les détails qui tuent mais qui remplissent des pages... On a droit au menu que la nounou de la fille de la fille de Wisting prévoit pour le soir... Blablabla, gnian-gnian, cela m'agace... Tout comme le fait que Line prévoit comme par hasard un gilet de sauvetage pour sa fille, mais pas du tout les tenues adaptées pour un trajet en bateau...

Certes, la cadence accélère sacrément dans les tous derniers chapitres, là, oui, on tourne les pages... mais en même temps, c'est d'un classique et d'un téléphoné... La fille du flic se jette dans la gueule du loup... Donc forcément, super papa va arriver ou pas...

Sans le savoir je suis une fois de plus tombée sur une série, Wisting étant manifestement le personnage récurrent d'Horst. Débarquer en plein milieu ne m'a pas dérangée ni empêchée de "suivre"... Par contre, je ne me suis attachée à aucun des personnages... 

Bon ben voilà, moi qui espérais trouver un nouvel auteur de thriller nordique dont j'aurais pu faire un chouchou, je me retrouve bien bredouille... Et pourtant, sur Babelio et A..N, les avis sont très majoritairement enthousiastes...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 10 Octobre 2024

La semaine dernière eut lieu le 35ème Festival du Film Britannique de Dinard, qui avec les années est aussi devenu celui du film Irlandais.

Pour 2024, le jury était présidé par Arielle Dombasle... Y figurait aussi Julie Depardieu. Les autres membres du jury m'étaient inconnus. Et je n'ai pas participé aux festivités, aux tapis rouges etc... Pour la 4ème année, j'y ai juste vu des films. Cette fois-ci, ce fut trois films sur la quasi cinquantaine (en ou hors compétitions - longs métrages, courts métrages et docu) proposée.

Danse first : La vie de Samuel Beckett, avec Gabriel Byrne et Sandrine Bonnaire (entre autres)

Bon vivant, Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, dramaturge lauréat du prix Nobel, mari infidèle et reclus... Samuel Beckett a mené une vie aux multiples facettes. Titré d'après son célèbre credo « Danse d'abord, pense ensuite », ce drame épique offre un récit captivant de la vie d'une icône du XXe siècle. 

J'ai adoré ce film, un gros coup de ❤... Le jeu d'acteurs est parfait, la photographie et les images sont superbes, les dialogues ne manquent pas d'humour et de bons mots. Dance first replonge dans d'autres époques, donne à réfléchir, m'a permis de mieux connaître celui qui était plus un nom qu'autre chose pour moi. Et surtout, Danse first m'a donné envie de lire son oeuvre. A voir si cette envie sera suivi des faits !

 

 

 

September says : de Ariane Labed, avec Mia  Tharia et Rakhee Thakrar

Les sœurs July et September sont inséparables. July, la plus jeune, vit sous la protection de sa grande sœur. Leur dynamique particulière est une préoccupation pour leur mère célibataire, Sheela. Lorsque September est exclue temporairement du Lycée, July doit se débrouiller seule, et commence à affirmer son indépendance. Après un événement mystérieux, elles se réfugient toutes les trois dans une maison de campagne, mais tout a changé…

Ce film a aussi été présenté au Festival de Cannes 2024 dans la sélection "Un certain regard". Et c'est le seul de la sélection pour le prix du Hitchkock d'Or que j'ai vu... Et c'est d'ailleurs lui qui l'a obtenu. Et pourtant, je n'ai pas aimé du tout ce film 😩🤨, de même que toutes les personnes ou presque avec qui j'en ai parlé. A mes yeux, September says est long, lent, glauque, pesant, malsain, sombre, sans apporter grand-chose. Les images sont plutôt laides pour moi, avec des couleurs et des décors dignes des années 70, alors que l'histoire est tout à fait contemporaine (il y a la wifi, les tel portables etc...). On y montre aussi quelques images que je n'ai pas envie du tout de voir au cinéma. Pour moi, c'est un film "égoïste", qui se déroule peut-être parfaitement dans la tête et dans le trip de la réalisatrice, mais qui ne donne pas du tout assez d'informations au spectateur pour qu'il saisisse vraiment ce qui se déroule, ce qui ainsi, pourrait peut-être provoquer plus d'émotion. Durant le film, une grande ellipse est faite sur la scène qui fait basculer l'histoire. Comme on ne voit pas cette scène avant la fin (en flash-back) et bien on ne comprend pas du tout ce basculement qui n'est guère très net non plus. En fait, j'ai détesté ce film.

 

Freud's last session (Titre français annoncé Professeur Freud)

De Matt Brown avec Anthony Hopkins et Mattew Goode

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Sigmund Freud s'est réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna.Sous l'effet de l'âge et de la maladie, la star mondiale de la psychanalyse s'est changée en un vieillard aigri et capricieux.Mais la curiosité du professeur est piquée au vif lorsqu'un certain C.S Lewis, auteur de romans pour la jeunesse, demande à le rencontrer pour débattre de l'existence de Dieu

 

J'ai beaucoup aimé ! 👍En même temps, la présence du monstre sacré du cinéma qu'est Anthony Hopkins est un gage de qualité. Les deux comédiens sont magistraux dans ce tête à tête, qui dure le temps d'un après-midi.  Discussion, conversation, confrontation entre deux hommes qui ont des idées diamétralement opposées, qui en débattent, non sans humour parfois, qui se respectent et s'apprécient. Les sujets sont métaphysiques, psychologiques, philosophiques, théologiques, spirituels. Des dialogues de haut vol donc et aux petits oignons. Mon seul regret est de l'avoir vu en VOST...  Les dialogues fusent et n'offrent que peu de pauses... Ils sont d'une densité incroyable, difficile pour moi de les suivre en VO tout en ayant le temps de réfléchir vraiment à tout ce qui se dit et de positionner mes pensées, convictions ou raisonnements. Du coup, pas impossible que j'aille le revoir s'il passe en France, mais en VF cette fois-ci !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Octobre 2024

Roman - Editions Livre de poche - 253 pages - 5.20 €

Parution d'origine en 1886

Mon pitch : Comme tant d'autres navires chaque année, La Marie navigue vers l'Islande emportant à son bord ces marins qu'on appelle "Les islandais", les pêcheurs de morue. Parmi eux, Yann, grand, fort, sauvage, libre, indépendant. A terre, près de Paimpol, il y a Gaud, demoiselle ayant vécu à Paris, qui reviens avec son père sur sa terre natale. Gaud tombe éperdument amoureuse de Yann... Mais ils ne sont pas du même milieu social... Et puis de toute façon, Yann n'aime que la mer : "Un de ces jours oui, je ferai mes noces, mais avec aucune fille du pays ; non, moi, ce sera avec la mer et je vous invite tous, ici autant que vous êtes, au bal que je donnerai..."

 

 

Tentation : Ma PAL et le Challenge Book trip en mer

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : C'est cette très vieille édition antédiluvienne, achetée d'occasion il y a une bonne dizaine d'années que j'ai lue... A l'intérieur est écrit "Tous droits réservés, y compris pour l'URSS"....

Et c'est subjuguée de tant de beauté littéraire et romanesque que j'ai parcourue ces pages. Je ne m'attendais pas à une telle claque ! On boit, ou plutôt on sirote, on déguste les mots de Pierre Loti qui se fait tour à tour peintre, poète, sculpteur, romancier, marin, femme de la terre, homme de la mer et s'il n'était d'un autre siècle, je pourrais ajouter photographe... Tellement son style donne à voir, à sentir, à ressentir, à humer. Il donne vie et relief aux éléments qui deviennent personnages part entière... Les tempêtes bretonnes, le soleil de minuit, la brume en mer, le vide, le blanc, les flots déchaînés... On pourrait se croire dans une pièce obscure à regarder des diapositives sublimes. Et le tout, avec une écriture ciselée, immémoriale et pourtant tellement fluide, qui se fait douce ou âpre à l'oreille et au coeur en fonction de ce qui est conté.

A postériori, Pêcheur d'Islande est aussi un formidable témoignage d'une époque, d'une région (la Bretagne paimpolaise), d'une microsociété, celle des Islandais, ces marins qui partaient de longs mois chaque année, et chaque année, nombre d'entre eux manquaient à l'appel au retour... Il y a les hommes en mer, les femmes à terre qui préparent le départ, puis que vivent l'absence, travaillent, accouchent, puis attendent impatiemment le retour des hommes qui était festoyé. Et puis, il y avait ces jeunes marins, ces jeunes hommes, qui "au service de l'Etat" étaient envoyés pour cinq ans en bateau pour un long voyage jusqu'en Chine, où une guerre terrible faisait rage... Ils devenaient alors soldats, et nombre d'entre eux n'en revenaient pas. C'est le cas de Sylvestre, l'ami de Yann, le cousin de Gaud, le dernier petit fils de la vieille grand-mère Yvonne. Les listes gravées des marins perdus en mer ou ailleurs ne cessent de s'allonger...  Cette lecture m'a beaucoup appris sur cette époque et la vie de ces marins... Dont certains ne voulaient tellement pas embarquer chaque année pour l'Islande qu'ils étaient soulés pour être montés bord sur des civières...

Et bien sûr, il y a la Bretagne, ces côtes déchiquetés et parfois battus par les flots et les vents, ses doux printemps, ses chemins bordés d'ajoncs, ses rites, ses traditions, ses coiffes, ses vieilles maisons de granit au sol de terre battue, ses chapelles et ces croix dressés aux pointes... Que de prières pour qu'ils reviennent sains et saufs.

Enfin et surtout, il y a Gaud et Yann, et cet amour trop longtemps refusé par l'un, trop longtemps espéré par l'autre, qui finira par être partagé et vécu, mais tard, tellement trop tard. Sublime et bouleversante histoire d'amour qui noue le coeur, au rythme des us et coutumes de l'époque, et de l'attente, l'attente, l'interminable attente. Et toujours, la mer qui tourmente les coeurs.

Dans ce magnifique et tragique roman d'un autre âge, Pierre Loti, lui-même marin au long cours, nous emmène autant dans la cale d'un navire, que sur les flots ou dans le tréfond du coeur et de l'âme humaine. Une histoire de mer nourricière mais dévorante. A (re) découvrir !

 

+ 2 points soit 20 au total, me voici "second maître" :)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Octobre 2024

Bonjour !

La saison des papillons est terminées... Alors, voici mes rencontres de l'été... J'aime beaucoup les papillons, pour leur diversité, leur beauté et la douceur et la délicatesse qui peuvent émanées des photos que l'on prend d'eux.

Il existe 301 espèces de papillons diurnes en France, dont 200 ont disparus d'un moins un département depuis le siècle dernier. Il existe par contre des milliers de papillons nocturne (entre 4000 et 5000 !)

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche.

Papillon Argus Brun, aussi appelé Collier-de-Corail

Papillon Argus Brun, aussi appelé Collier-de-Corail

Papillon Belle Dame

Papillon Belle Dame

Papillon Aurore

Papillon Aurore

Papillon Vulcain

Papillon Vulcain

En haut, Papillon Le Satyre, car on m'a dit que c'était un mâle. La femelle s'appelle La Mégère. En bas, papillon Demi-deuil.

En haut, Papillon Le Satyre, car on m'a dit que c'était un mâle. La femelle s'appelle La Mégère. En bas, papillon Demi-deuil.

Papillons Piérides. Il existe le Piéride du chou, de la rave, du navet... Je ne sais pas les distinguer.

Papillons Piérides. Il existe le Piéride du chou, de la rave, du navet... Je ne sais pas les distinguer.

Papillons Argus bleurs... En bleu le mâle, en "orange", la femelle.

Papillons Argus bleurs... En bleu le mâle, en "orange", la femelle.

En haut à gauche : Le Robert-le-diable, à droite je ne sais pas mais je trouve la photo jolie. En bas à gauche Papillon Amaryllis, à droite, Ecaille Chinée.

En haut à gauche : Le Robert-le-diable, à droite je ne sais pas mais je trouve la photo jolie. En bas à gauche Papillon Amaryllis, à droite, Ecaille Chinée.

Le Moro Sphinx.... Une vraie galère à photographier tellement il est rapide et se déplace énormément.

Le Moro Sphinx.... Une vraie galère à photographier tellement il est rapide et se déplace énormément.

En haut, le Papillon Souci. En bas le Papillon Tristan.

En haut, le Papillon Souci. En bas le Papillon Tristan.

En haut à gauche, un Piéride... à droite à Zygène... Pareil, il en existe plusieurs espèces, que je ne sais pas différencier. En bas à gauche, un papillon Tircis

En haut à gauche, un Piéride... à droite à Zygène... Pareil, il en existe plusieurs espèces, que je ne sais pas différencier. En bas à gauche, un papillon Tircis

Argus bleu, le mâle tout seul !

Argus bleu, le mâle tout seul !

En haut et à droite, un Argus brun. En bas à gauche, un Cuivré commun.

En haut et à droite, un Argus brun. En bas à gauche, un Cuivré commun.

Un Piéride, et un Aurore

Un Piéride, et un Aurore

Toutes ces photos sont miennes et ne peuvent être copiées et/ou utilisées sans mon autorisation.

Elles ont toutes été prises en Bretagne, en Dordogne et en Touraine. 2024

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Le coin de la proxi photo

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Publié le 4 Octobre 2024

Roman - Editions Audiolib - 10h d'écoute - 6.85 €

Parution en 2010 et 2011 pour l'audio

4ème de couv : En 1992, l’URSS s’effondre et les Estoniens fête le départ des occupants russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute cette liesse et vit terrée chez elle. Aussi, quand elle trouve dans son jardin la jeune Zara, en grande détresse, elle hésite à l’accueillir. Les deux femmes vont cependant faire connaissance, et un lourd secret se révélera, lié au temps de l’occupation soviétique. Aliide a en effet aimé et protégé un résistant, Hans. Quarante ans plus tard, c’est au tour de Zara de venir chercher protection, et la vieille femme va décider de la lui accorder, quel qu’en soit le prix.

 

Tentation : Le challenge de Sacha

Fournisseur : Ma PAL audio (Bib de Rennes)

Mon humble avis : Le challenge "Une rentrée à l'Est" de Sacha était pour moi l'occasion unique de sortir enfin ce roman de ma PAL audio. L'autrice est de Finlande et l'intrigue se déroule en Estonie... Deux destinations qui sont très loin de ma zone de confort et même de curiosité habituelle.

Purge a rencontré un vif succès en 2010 lors de sa sortie, et s'est vu alors couronné du Prix Femina étranger. Je savais que ce ne serait que le sujet ne serait pas facile, mais j'y suis entrée tout de même confiante, et quelque part, intriguée...

Hélas, c'est une audiolecture que j'ai subi... Sans doute peut-être parce que ce format-là n'est vraiment pas idéal pour ce roman. En effet, le récit oscille constamment entre diverses époques, et dans ces mêmes époques, entre différentes années. Impossible pour moi de suivre le fil, déjà que le nombre de personnages est lui aussi fastidieux à digérer. Et dommage, je n'ai pas pu suivre réellement la chronologie du contexte historique, puisque le récit n'est pas linéaire et qu'il a manqué de clarté à mes yeux, où on va dire, à mes oreilles. J'ai été incapable de situer tel et tel personnage dans tel clan (communiste ou pas etc) ou tel autres. Après cette lecture, si je devais résumer l'histoire de l'Estonie depuis 1939, je me trouverais bien impuissante. 

Certes, j'ai tout de même appris certaines choses sur cet Etat Balte cruellement absent de ma culture générale. Il me reste une notion floue d'un contexte géopolitique, et une idée un peu plus précise de la rudesse de la vie là-bas, en période d'occupation, de guerre etc. Torture, trahison, déportation, pauvreté extrême, peur au ventre, prostitution... Certains détails d'ailleurs ne nous sont pas épargnés et sont à vomir... Pourquoi aller dans te telles descriptions ? Je n'ai suivi la vie des personnages principaux que dans les grandes lignes, et sans certitude aucune de ma compréhension... Sans doute aussi parce que je ne me suis attachée à aucun d'eux.

Bref, le grand succès de ce roman m'étonne, à moins qu'il tienne au fait d'évoquer un pays dont on parle peu en littérature en France, et le rappel d'une période sombre de l'Histoire. En tout cas, je suis passée complètement à côté et c'est avec obstination et soulagement que je suis parvenue au bout... Ravie de pouvoir dire PAL audio antédiluvienne - 1 !!!

Le fond est d'un triste, d'un sombre à mourir, l'atmosphère pesante.

 

Le billet de Manou qui a tiré bien meilleur profit de sa lecture.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Octobre 2024

Policier - Editions Lizzie - 10h23 d'écoute - 23.99 €

Parution Presses de la cité & Lizzie 2023, existe en pocket

Mon pitch : Dans une vallée des Ardennes, un corps est retrouvé sans vie... Suicide, accident, meurtre ? La question se pose car dans la voiture du défunt, trois permis de conduire parfaitement vrais avec trois identités différentes mais une seule et même photo sont retrouvés.  Un sacré sac de noeuds pour la capitaine Katell Marelle, d'autant que le danger rode toujours avec deux hommes aux visages brûlés... Et nous apprenons que trois femmes attentent le retour du défunt... Celui-ci, sous ses airs calmes et tranquilles menait il une triple vie ?

 

 

Tentation : Le pitch + envie d'un polar

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Troisième lecture pour moi de cet auteur de romans policiers parmi les plus lus en France, et c'est enfin la bonne ! Yes ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, très prenante, sans "glauquerie" mais avec un mystère XXL, facile à suivre, sans multiples personnages qui nous égarent. Le style est simple sans être simpliste ni bâclé, sa fluidité correspond tout à fait au sujet et à mon attente. Bref, facile et très agréable à suivre, à écouter, même en voiture, malgré quelques interruptions entre les trajets. Je recommande donc sans hésitation ce format de lecture, d'autant que l'interprétation en est impeccable.

Et quelle originalité dans cette intrigue si bien pensée et menée ! Celle-ci prend racine de l'autre côté du rideau de fer, en Tchécoslovaquie, à l'époque où le communisme et tout ce qui va avec étaient le maître mot, ou plutôt le maître à penser. Mais le développement de l'histoire est quant à lui bien contemporain. Il est aussi beaucoup question de l'art des marionnettes, très développé dans la région de la Bohême. D'ailleurs, les marionnettes tiennent une belle place dans ces pages, Charleville Mézière étant la capitale mondiale de cet art. Il est évidemment question d'illusions et de fils tirés...

Renaud Duval est retrouvé mort... mais manifestement, il est aussi Pierre Rousseau et Hans Bernard... Tous trois ont le même visage, la même date de naissance... mais en trois lieux différents... Charleville Mézière, Paris, et la Lozère. Tous les documents officiels le confirment, depuis les actes de naissances, les dossiers scolaires, les permis de conduire. Le premier est ingénieur, le deuxième danseur professionnel dans des tournées internationales et le troisième, chauffeur routier. Comment diantre est-ce possible ?

Pour Agnès, l'épouse officielle de Renaud Duval, ce sera un mystère et une enquête qu'elle tentera de mener aux côtés de la capitaine Marelle. Pour Vicky, qui n'a plus de nouvelles d'Hans, ce sera un mystère qu'elle voudra résoudre malgré les dangers, en parcourant les routes de France. Et pour Eléa, cette jeune parisienne Asperger, le silence radio de Pierre devient une énigme à résoudre, un jeu de piste...

Evidemment, l'on se doute qu'au fil des pages, les trois femmes qui se pensent trompées mais, prétendant toutes être la véritable élue de cet homme au yeux si gris, se rencontreront. Surprises, retournements de situation, suspense, rebondissements ne manquent pas, d'autant que les deux hommes aux visages brûlés ne sont jamais loin, pour accomplir une vengeance et éviter qu'une prophétie du siècle dernier ne se réalise. Le palpitant du lecteur accélère sacrément. Mais les révélations finales nous soulagent et nous font dire... Quelle finesse dans cette intrigue, bravo Michel Bussi ! C'est haletant, sans temps morts, sans longueurs.  Pourtant, après lecture, je me dis qu'il y a des indices que j'aurais pu déceler, des questions que j'aurais pu me poser deviner une partie de la résolution de cette enquête. Mais non, je n'ai rien vu, Bussi tire très bien les ficelles et la lectrice que je suis a été une bonne marionnette ! J'ai juste regretté le côté un peu caricaturale de la jeune autiste Asperger et ses "dialogues" avec son brain, qui se font un peu lourd par moment. Bref, ces trois vies par semaine m'ont parfaitement tenu compagnie lors de mes trajets me menant en Touraine pour un mariage familial. Un très bon divertissement !

Du coup, je suis prête à signer de nouveau avec cet auteur qui jusque-là, ne m'avait pas emballée plus que cela. Comme quoi, cela vaut parfois la peine de persévérer !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Septembre 2024

Roman - Editions Points - 123 pages - 6.55 €

Parution d'origine 1989 (Poche France en 2010)

4ème de couv : Encore émerveillé par la lecture précoce de Moby Dick et son périple de jeunesse sur les mers antarctiques, un journaliste chilien repart à l'aventure. Aux côtés du capitaine Nilssen, il sillonne cet océan légendaire, traverse les fjords enneigés, dépasse les récifs du cap Horn. Croisant les baleines majestueuses qui tentent d’échapper à la pêche industrielle, il s’en prend aux nouveaux pirates du sud de la Patagonie...

Tentation : Roman adéquat pour le Challenge Book trip en mer

Fournisseur : Trouvaille à la braderie de la bib de St Lu

 

 

Mon humble avis : Bonne trouvaille, qui me donnait l'occasion d'une retrouvaille avec la plume d'un des plus fameux auteurs chiliens, à qui l'on doit le non moins réputé Le vieux qui lisait des romans d'amour.

Hélas, mon enthousiasme est bien moindre pour ce titre. Pourtant, il démarre fort agréablement, par le road trip d'un jeune durant ces vacances scolaires, qui finit en sea trip, puisque celui-ci, habité par sa lecture de Moby Dick, réalise son rêve d'embarquer sur un chalutier de pêche à la baleine. Remué par ce qu'il voit, il déclare aimer la navigation, mais pas la chasse... Cette ouverture initiatique laisse une place méritée à la poésie, aux descriptions de paysages titanesques, aux rencontres hautes en couleurs qui, du port, mènent à bord.

Puis Luis Sepûlveda m'a perdu de ses filets, le harpon s'est brisé à force de longueurs et de répétitions, malgré la faible épaisseur du roman. Un journaliste chilien exilé en Allemagne reçoit un appel mystérieux de son pays d'origine... Qui l'incite à prendre un avion direction Santiago pour y retrouver son interlocuteur... Et le voici, comme des années plus tôt, embarqué non plus pour participer à une chasse à la baleine, mais pour constater et témoigner de l'étendue des dégâts de cette même chasse. Et là, les pages ne sont qu'une succession de noms de détroits, d'iles, de fjords, de canaux... Succession qui devient vite indigeste, malgré la carte en début de l'ouvrage, et qui n'apporte rien, si ce n'est cette impression de long voyage.

Le monde du bout du monde est clairement un roman de militantisme écologique. Il y est d'ailleurs régulièrement question de Greenpeace, du Rainbow warrior etc. Le pillage des mers, notamment par les chasseurs pêcheurs scandinaves et japonais et leurs méthodes plus que barbares, leurs répercussions sur la faune marine, sa diminution, sont clairement le sujet principal de cette histoire. Ce qui est dommage à mes yeux, c'est que Sepûlvada multiplie les topiques dénonciateurs (certes louables, mais de trop ici) : la déforestation, les essais nucléaires en Polynésie, le génocide des indiens etc...

Si le premier tiers m'a plu, la suite, pour être honnête, me fait dire que je serais bien descendue du bateau pour rester tranquillou sur une île, le temps que l'histoire se termine. Mais dans ce coin-là de la planète, les îles sont loin d'être des havres de paix, tant l'océan est tumultueux.

Bref, avec un tel titre, je m'attendais à une magie épique que je n'ai pas trouvée dans ces pages qui sont, d'après ce que j'ai pu lire, assez autobiographiques. Peut-être qu'à l'époque de sa parution (1989), ce texte a pu être impactant... Trente cinq ans plus tard, nous sommes tous bien sensibilisés à ces causes, et notamment par des reportages sur des associations comme Seasheperd etc... Le retentissement d'une telle lecture est donc bien moindre.

 

                                                                          + 1 point + 2 pts car lecture hors Europe et USA

                                                                           Soit 18 au total, toujours quartier maître.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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