Publié le 14 Septembre 2020

Roman - Editions J'ai Lu - 316 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Flammarion en avril 2019

L'histoire : Alors que Justine, jeune hackeuse, est enfin parvenu sur le serveur de l'US Army, son écran lui montrent une trentaine de missiles nucléaires dans les airs en Asie, subitement détournés... Evitant de peu une Troisième Guerre Mondiale. Justine a compris qui est responsable de ce détournement... Internet lui-même. Sauf que l'US Army est convaincue de la culpabilité de Justine... Pour elle, commence une course contre la montre, pour se sauver elle-même mais surtout tenter de sauver le monde !

Tentation : Picth et couv'

Fournisseur : Ma CB

 

 

 Mon humble avis : Quel livre inattendu, d'autant que j'en ignorais l'existence... jusqu'à ce que sur un étal, ce chat psychédélique me fasse de l'oeil ! La quatrième de couverture a eu de suite raison de ma compulsion acheteuse livresque pas toujours maîtrisée comme je le voudrais.

C'est un coup de coeur véritable pour moi, et me trouve désarmée pour expliquer cette révélation à sa juste valeur. Tant ce livre est dense, tant il amène à la réflexion, tant il est enrichissant spirituellement parlant, tant que serais incapable de rembobiner le fil déroulé par l'auteur et recomposer la pelote. Et tout cela, sous couvert de la bonne distraction littéraire.

Nous voici dans une "petite" anticipation. Petite, non par l'ampleur, mais par la date : N + 1, l'année prochaine. Où celle d'après ou plus tard, peu importe, N + 1 par rapport à votre date de lecture... Peut-être qu'un jour prochain certains faits ne seront plus anticipatifs mais réalité... Réponse dans peu de temps, si l'univers nous prête vie... Enfin, si nous redonnons vie à notre Planète et nous reconcentrons sur nos fondamentaux.

Les principaux protagonistes sont : Justine, la jeune Hackeuse, Thomas, un colonel de l'U.S Army, le Général Lloyd, le quarante-quatrième Président des Etats-Unis (excellent, il n'est jamais nommé ni prénommé, il apparaît juste comme l'ancien président, mais ses traits et les descriptions qu'en donne Jean-Gabriel Causse font apparaître le visage souriant et bienveillant de Barak Obama, qui ne l'oublions pas, est aussi Prix Nobel de la Paix). Mais le personnage central est Internet "en personne", enfin, en conscience !

D'ailleurs, Internet prend régulièrement la parole et s'adresse à nous, lecteurs et/ou usagers, comme aux hommes de pouvoirs, aux férus, aux scientifiques, aux philosophes, aux hommes de savoir et leurs contraires, les stupides. Justine a en effet découvert qu'à force d'algorithmes, Internet a pris conscience de lui-même. Il pense, donc il est. Et il peut agir, choisir... Est-ce une menace ou une force. Qui est en péril ? L'humanité, la planète, Internet ? Qui est un danger pour qui ?

De cette découverte, découle une série de faits parfois rassurants, parfois terrifiants.  Un désarmement immédiat des trois quarts du monde décidé unilatéralement.... je n'en dis pas plus. Et le tout nous emmène dans une lecture frénétique mais aussi méditative (donc participative et active) sur notre nature humaine, sur la place que nous donnons aux réseaux sociaux dans nos vies... et les conséquences que cette fameuse place (baisse générale des Q.I, de la mémoire de travail entre-autre). Il est clair qu'Internet est autant une mine d'or très prometteuse qu'une poubelle débordant d'une bonne partie de la bêtise et de la haine humaine. Bref, Internet est ce que l'on en fait. Dis par moi, c'est d'une banalité déconcertante, mais développé sur 300 pages d'un roman qui flirt sur l'espionnage et l'aventure par Jean-Gabriel Causse, c'est juste passionnant, très intelligent, bien documenté et judicieusement imaginé. Le génie de cette histoire au suspense constant, c'est elle est autant divertissante (ô que j'aime) que sujette au questionnement tant individuel que collectif sur ce que nous sommes, ce que nous devenons, ce que nous serons, alors que l'usage de l'Intelligence Artificielle est tellement ancré dans les plus infimes parties de nos vies et de nos sociétés, qu'il est impossible de faire "marche arrière". Quant à moi, je pourrais déjà relire "L'algorithme du coeur", pour méditer encore sur tout cela, peut-être en prenant des notes pour retenir... et remettre mes idées et pensées dans l'ordre !

Mais ce qui est rassurant à savoir... C'est que, contrairement à l'humain, Internet n'a pas d'égo... Et c'est peut-être ce qui pourra sauver le monde !!!

 

"Vous dites que mon intelligence est artificielle. La vôtre n'est-elle un peu superficielle ?"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Septembre 2020

cinéma, film, Enorme, Sophie Letourneur, Marina Foïs, avis, critique

Film de Sophie Letourneur

Avec Marina Foïs, Jonathan Cohen, Jacqueline Kakou, 

Synopsis : Ça lui prend d’un coup à 40 ans : Frédéric veut un bébé, Claire elle n’en a jamais voulu et ils étaient bien d’accord là-dessus. Il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Claire se transforme en baleine et Frédéric devient gnangnan.

Mon humble avis : Que se passe-t-il ? Il me semble que depuis toujours, je suis une assez bonne cliente des comédies. Sauf que depuis quelque temps, je ne les trouve souvent que gentillettes, voire décevantes. Qui change ? Le cinéma ou moi ?

Pour Enorme, c'est plus qu'une déception, mon sentiment n'a pas de mot je crois. J'aime beaucoup l'actrice Marina Foïs et la bande-annonce laissait présager un film franchement drôle. Hélas....

Déjà, nous sommes dans une histoire diesel, le coeur du sujet prend tout son temps pour se mettre en place. Une fois qu'il est là, je me suis mise à le regretter et j'ai attendu la fin de la séance, ébahie par tant de grotesque, de platitude, de bêtise, de flops dans les dialogues, de laideur, d'impudeur franchement nauséabonde et déplacée dans ce genre de film... donc de public.

Le personnage de Marina Foïs est "absent" une grande partie du film, et celui de Jonathan Cohen manque tant d'un minimum de finesse qu'il n'en est pas attachant du tout. Mon seul moment d'émotion fut quand "Marina" se "réveille et se rebelle d'être sans cesse tripotée de partout par tout le monde. Et tout de même, un peu lors de l'accouchement. Le reste du temps, tout ce que je ressentais était de la lassitude, de l'agacement, voire du dégoût (le gars qui baise sa femme dans la salle de travail à la maternité et qui doit s'interrompre le sexe bien droit... Bof, de très mauvais goût à mes yeux. Certes, le cinéma peut déranger, quand il y a matière et cause. Mais là, je n'en vois pas l'intérêt.

D'autant qu'une autre gêne était présente tout du long. Le format de l'écran, choisi carré par la réalisatrice. Le grand écran se retrouve bien réduit et vraiment inhabituel donc perturbant, déplaisant. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai vécu.

Quand je lis sur Allociné "les secrets de tournage", je déduis que Sophie Letourneur a beaucoup intellectualisé et "métaphorisé" son histoire, et qu'une fois de plus, ce n'est pas à propos dans une comédie grand public qui est là pour faire rire, et ne pas se torturer les neurones à réfléchir.

Bref, dommage, le sujet était intéressant et aurait pu accoucher d'un film plus drôle, plus lumineux, plus léger, plus virevoltant. Là, rien d'énorme, tout est lourd, dans tous les sens du terme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Septembre 2020

Amélie Nothomb 2020, Rentrée Littéraire 2020, RL 2020, Les Aérostats, avis, critique, chronique, littérature

Roman - Editions Albin Michel - 175 pages - 17.90 €

Parution le 19 août 2020  : Rentrée Littéraire

L'histoire : A 19 ans, Ange est étudiante en philologie à Bruxelles. Pour financer ses études, elle devient "répétitrice de français pour Pie, un lycéen aussi étrange que sa famille. Le père de celui-ci espère qu'Ange parviendra à guérir la dyslexie de son fils. Car oui, apparemment Pie ne sait pas lire...

 

Tentation : L'insupportable impatience annuelle !

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Mais oui, il est là le cru 2020 de ma chère Amélie Nothomb ! Je me suis d'ailleurs ruée en librairie le jour de sa sortie pour l'acquérir et le lire dans la foulée, avec délectation. Mais j'ai tardé à rédiger mon billet, un long weekend de mariage et deux semaines à plat total avec moult symptômes covidiens... Mais finalement trois tests négatifs... L'énergie revient, au travail, même si de ce fait, ce n'est plus une chronique à chaud mais avec ce le temps accorde à la mémoire.

Amélie Nothomb revient au style littéraire du conte cruel, style qui lui convient tant puisque son imagination pour l'illustrer ne faiblit jamais. Cet opus est très dialogué, et on y retrouve avec plaisir l'art Nothombien des dialogues qui disent tant tout en semblant décalés, mais sans détours. La verve de mon autrice favorite y est toujours aussi jubilatoire. Sauf que dans les passages narratifs, cette année, j'ai déploré l'usage excessif et répétitif des auxiliaires "être" et "avoir", ce qui évidemment alourdit la plume, où lui donne un aspect simpliste. Dommage, la langue française fourmille de vocables formidables et variés qu'Amélie Nothomb maîtrise pourtant à merveille.

Avec Les aérostats, Amélie Nothomb dresse un formidable éloge à la littérature et ses pouvoirs magiques, n'ayons pas peur des mots : La littérature, la lecture sont libératrices, sources de curiosité, de savoir, d'émotions, de réflexions. Elle permette de prendre de l'altitude pour se sauver, s'échapper de soi-même, du quotidien, de l'ignorance, de l'encéphalogramme plat ! L'initiation au bonheur de la lecture n'est pas uniquement de la responsabilité scolaire... Les parents ont aussi un rôle à jouer, un rôle de stimulation de leur progéniture. On aime un livre qui nous intéresse, et c'est au-delà du jugement moral, la littérature n'étant pas destinée à mettre tout le monde d'accord. L'important est le plaisir éprouvé.

Ange impose des lectures classiques à son élève. On s'attend à un clash mais en fait, c'est une révélation. Pie lit donc Le Rouge et le Noir, l'Illiade et l'Odyssée et bien d'autres ouvrages. Et j'avoue, ses réactions et argumentaires si sont vivants, si contemporains et modernes, si clairvoyants, si animés qu'ils m'ont donné envie de lire ou relire certains de ces ouvrages. Ces passages provoquent une certaine ivresse de lecture.

Les jeunes (ou les plus âgés) qui ne lisent pas sont en déficit de réalité.  La littérature est d'une aide fabuleuse, mais attention aussi de ne pas la prendre au pied de la lettre. La littérature ne se substitue pas non plus à la vie réelle... Si c'est le cas... Attention danger ! La vie, comme la jeunesse, s'apprend... dans les livres mais aussi dans les expériences. 

C'est de tout cela (et de bien d'autres sujets) dont il est question dans Les aérostats, modelé dans une forme romanesque caractéristique de l'écrivain. Une fois de plus, le personnage sont hauts en couleur... de pathétisme... La mère de Pie brille particulièrement dans cette catégorie : elle collectionne des objets via internet... Des objets qu'elle ne possède jamais en main propre. C'est une cruelle mais réaliste allégorie de notre époque où nombreux sont ceux qui collectionnent du vide, du virtuel... Ce qui n'existe pas mais qui les mène à l'extase !

Pour conclure donc, encore un très bon Nothomb qui se lit d'une traite pour un réel plaisir chaque année renouvelé !

 

"On n'habite pas toujours au même étage de soi-même"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Septembre 2020

Cinéma, Film Police, Virgine Efira, Anne Fontaine, avis, critique, blog, Hugo Boris, roman, Omar Sy

Film d'Anne Fontaine

Avec Virginie Efira, Omar Sy, Grégory Gadebois

 

Synopsis :  Virginie, Erik et Aristide, trois flics parisiens, se voient obligés d’accepter une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière.

 

 

Mon humble avis : Respect ! Profond respect pour ce film et toute l'équipe qui lui a permis de voir le jour malgré la nuit. Je ne serai pas étonnée si, dans quelques mois, quelques César récompensaient la grandeur et la nécessité de "Police".... Et notamment celle de Virginie Efira, lumineuse, bouleversante, fragile et forte à la fois, qui mérite vraiment les honneurs tant des spectateurs que des professionnels.

"Police" est librement inspiré du roman éponyme de Hugo Boris, paru en 2016. Je l'avais lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par PriceMinister sur la blogosphère... Matchs qui, pour chacun de la dizaine de titres proposés, couronnait la chronique la plus originale... Et cette année-là, pour Police, la gagnante fut.... Moi ! Vous retrouverez cette chronique ICI !

Quatre années ont passé et pourtant, l'histoire est toujours cruellement d'actualité... Pourtant, il résonne peut-encore plus... Pour une autre raison... En 2016, chacun avait encore en tête la série d'attentats à Paris, le courage et l'efficacité de la police, les haies d'honneurs, les bravos... Depuis, une eau putride a coulé sous les ponts et les policiers sont plus souvent vilipendés que célébrés... Ce film remet quelques pendules à l'heure, en nous faisant partager la journée de trois flics, dans leurs interventions plus glauques les unes que les autres... Jusqu'à l'ultime de la journée : reconduire un ressortissant étranger à la frontière. Nous sommes donc avec eux dans la voiture, la tension est plus que palpable, et chacun des trois points de vue, ou plutôt ressenti, ou même intime conviction est concevable, recevable, respectable. Et c'est ce qui rend cette histoire d'intime conviction et de responsabilité individuelle au coeur d'un système si terrible.

Chapeau bas à Anne Fontaine qui a trouvé tons, lumières et rythmes justes pour porter le roman d'Hugo Boris à l'écran. Certes, la réalisatrice prend quelques libertés avec l'histoire d'origine, notamment la fin mais elle est profondément fidèle à l'atmosphère et au sujet livre. Anne Fontaine a aussi, me semble-t-il étoffé les protagonistes, notamment en évoquant quelques pans et anecdotes de leur vie personnelle. Ils ont chacun une épaisseur éloquente et poignante. 

Police est donc un film magistral, sur un sujet dur et douloureux, sur une décision sur laquelle chacun pourra se transposer et s'interroger... Et si c'était moi... La réponse n'est pas forcément évidente une fois qu'elle dépasse l'instinct de valeurs humaines... Idéaux et réalité son parfois aux antipodes... Sauf quand... A voir... Incontournable.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Septembre 2020

Mont Saint Michel, Tourisme, Normandie, Manche, Baie du Mont Saint Michel

C'était fin juillet. Une petite virée au Mont Saint Michel. Ca faisait un bail pour moi (qui se comptent en années) et on revient toujours au Mont, pour le plaisir... Pour la chance de l'avoir si près de chez soi !

Cette fois ci, un programme différent. Rendez-vous fixé à quelques kilomètres du Mont, pour ne pas payer l'exorbitant parking, mais surtout pour avoir le plaisir de longer à pieds la rive Normande du Couesnon... Qui dans sa folie, a mis le Mont en Normandie. 

Arrivés sur l'esplanade, une petite incursion sur le Mont pour assouvir une petite restauration capricieuse : crêpe au chocolat, café, muffin... et faire vivre une économie locale malmenée.

Puis c'est le départ... En groupe... Avec un guide diplômé et non avare d'explications et d'informations, car l'aventure peut-être très dangereuse sans connaissance : marche tranquille de trois heures dans la baie, assez en profondeur, pour voir le Mont de l'autre côté, de loin... Le tout à marée très montante, le but étant de voir le fameux l'arrivée du fameux mascaret !

Evidemment, une journée de plein air de pur plaisir : l'air iodé, la douce brise qui rafraîchit agréablement, l'immensité, des pieds qui respirent et pataugent dans la vase, les oiseaux diverses qui virevoltent... Donc du plaisir aussi pour l'appareil photo ! Tant de choses à voir, à deviner, à imaginer, à découvrir dans cette immensité qui semble pourtant bien dépouillée !

Vu de certains angles depuis la terre, difficile de concevoir que le Mont Saint Michel est une île !

Vu de certains angles depuis la terre, difficile de concevoir que le Mont Saint Michel est une île !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
Je suis en Normandie... De l'autre côté du fleuve, c'est la Bretagne !

Je suis en Normandie... De l'autre côté du fleuve, c'est la Bretagne !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

Pas évident de sortir d'un sable mouvant... Mais très facile, en groupe, de créer un grand sable mouvant.

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
Il est clair que c'est l'Homme qui laisse la plus grosse empreinte de son passage sur terre...

Il est clair que c'est l'Homme qui laisse la plus grosse empreinte de son passage sur terre...

Le fameux mascaret ! Qui avance à la vitesse d'un cheval au galop !

Le fameux mascaret ! Qui avance à la vitesse d'un cheval au galop !

UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL
UN DIMANCHE DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 4 Septembre 2020

Cinéma, film, Effacer l'historique, Blanche Gardin, avis, blog, chronique

Film de Benoit Delépine et Gustave Kervern

Avec Blanche Gardin, Corinne Masiero et Denis Podalydès

 

Synopsis :  Dans un lotissement en province, trois voisins sont en prise avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a Marie, victime de chantage avec une sextape, Bertrand, dont la fille est harcelée au lycée, et Christine, chauffeur VTC dépitée de voir que les notes de ses clients refusent de décoller.Ensemble, ils décident de partir en guerre contre les géants d’internet. Une bataille foutue d'avance, quoique...

 

Mon humble avis : Oh rage, oh désespoir, au déception ! Que je suis déçue par ce film que j'attendais avec impatience.

Certes, les comédiens sont au diapason, certes, le film démontre parfaitement le détraquement de notre époque, via une administration aussi rigide, qu'envahissante, parfois plus étouffante qu'aidante... mais aussi via l'invasion des réseaux sociaux et de leurs dérives... Et enfin, via l'incitation permanente à la consommation... qui mène bien évidemment au surendettement... Bref, l'absurdité du système qui tape sur le système.

Le problème à mes yeux et suivant mes attentes, c'est que la bande annonce laisse présager une franche comédie... Et bien non. Deux éclats de rire et s'en vont... bonjour la déprime d'un film très réaliste sur l'époque qui surfe un peu sur loufoque pour attirer.

Et surtout, ce départ en guerre contre les géants d'Internet, qui promet d'être truculente, qui semble être le coeur du film, son sujet... Il n'advient qu'au bout d'une heure vingt de film... Et fait donc plus office de conclusion, qui tourne en eau de boudin, qu'en thème principal. La première "1h20" de film est donc un listing des galères parfois un peu excessives des trois protagonistes laissés-pour-compte.

Bref, à mes yeux ce film est trop politique et pas assez drôle pour me faire passer un bon moment.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Septembre 2020

Thriller, L'oeil de Caine, Patrick Bauwen, téléréalité, avis, lecture, blog, littérature

Thriller - Editions Livre de Poche - 476 pages - 8.10 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2007

L'histoire : Ils sont dix candidats, d'origines diverses, a attendre de prendre le bus qui les mènera au Palace le Mirage de Las Vegas pour participer à "L'oeil de Caine", le reality show qui passionne l'Amérique. Lors de ce programme, chacun dévoilera son secret. 

Lors de trajet en bus... l'histoire vire au cauchemar. Un intrus violent, l'incendie d'une station service... Puis le trou noir... Le lendemain, nos dix candidats se réveillent hébétés, en plein déserts, dans un lieu sinistre... à mourir. Une ancienne mine abandonnée. Paula une candidate, est retrouvée morte, puis c'est autour de Nina... Manifestement un psychopathe rode... avec des plans machiavéliques en tête. 

 

Tentation : Ma PAL (depuis 7 ans !)

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : L'Oeil de Caine est le premier roman de Patrick Bauwen, qui depuis, est devenu bien prolifique et qui présente un nouveau titre en cette rentrée littéraire : "L'heure du diable". 

Revenons à nos moutons : L'Oeil de Caine se lit tout seul, de plus en plus frénétiquement, comme le veut le genre littéraire. Mission remplie donc et divertissement assuré. Même si, en cours de lecture, on tique un peu, on pense déceler des imperfections, peut-être des invraisemblances... Mais pas évidentes à distinguer quand il y a un taré fini dans l'histoire ! Et puis n'est-ce pas too much par moment ? Peut-être mais est-ce grave, puisque nous sommes dans un roman, dans de la littérature !  

Et puis, soudain, coup de théâtre ! Patrick Bauwen nous a complètement menés par le bout du nez, il nous a bien eu. Chapeau ! Tout s'explique. Son roman est une véritable oeuvre en trompe l'oeil... de Caine ! Et l'intrigue se révèle dans toute son ingéniosité diabolique, et finement ficelée. Un beau coup de bluff !

Il règne dans ce thriller une ambiance à la "dix petits nègres" oups, pardon, maintenant, il faut dire "ils étaient dix". Ici aussi ils sont dix au départ, combien en restera-t-il au final... Un cauchemar tant pour les personnages que le lecteur... Suspens... Surprise.

Evidemment dans cette troupe de dix candidats, enfin, très vite neuf... Tout le monde peut-être coupable aux yeux des autres, surtout que chacun a un secret qu'il ne souhaite peut-être pas voir dévoiler... Donc un climat suspicieux s'installe très vite. Et pourtant, nous lecteur, nous savons "qui" depuis le début. Le "comment" paraît bien mystérieux et le "pourquoi" encore plus, qui serait la clé de l'énigme.

Bien évidemment, ce livre est une critique à peine cachée de notre époque de communication, de la télé réalité qui ne connait plus de limite pour faire le buzz, et amasser les dollars. Au passage, l'auteur dénonce aussi la contrefaçon de médicaments et de vaccins, ceux-ci souvent destinés aux pays Africain, et les conséquences meurtrières.

L'Oeil de Caine finit tout de même sur une belle moralité, certes un peu simpliste, mais nous ne lisons pas un traité de philosophie. Nous ne sommes pas que nos erreurs, aussi graves soient-elles... Et tout le monde a droit à une seconde chance pour montrer son vrai visage, ce qu'il est vraiment.

Bref, un chouette thriller original et audacieux, que je verrais bien en film ! Et qui me fait dire que c'est avec plaisir que je lirai d'autres titres de Patrick Bauwen !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 31 Août 2020

Roman - Editions Sixtrid - 3h55 d'écoute - 17.95 €

Parution d'origine aux Editions Sabine Wespieser en octobre 2015

L'histoire : Dans les montagnes autrichiennes, la vie entière d'Andreas Egger. Depuis son enfance orpheline et maltraitée qui le laisse boiteux, jusqu'à son dernier souffle. C'est aussi presque tout un siècle qui défile devant nos yeux, avec la 2ème Guerre Mondiale pour le partager. Un monde qui évolue à la vitesse de l'éclaire, qui amène la ville à la campagne et des milliers de touristes sur les pentes enneigées... Dans sa sagesse et son éthique, Andréas Egger traverse tout cela...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Des avis élogieux sur ce roman autrichien ont fleuri ces derniers temps sur la blogo, donc, me voilà à le sortir de ma PAL audio.

Me voici moins enthousiaste que mes comparses. Force est de constater que "Qu'une vie entière" n'est pas le style de roman que j'affectionne et dévore. Et puis, l'interprétation qui en est faite par Guy Moign ne m'a pas tout à fait convenu : tantôt monotone, tantôt sentencieuse. De ce fait, exceptés quelques passages où l'émotion est pénétrante, je n'ai pas été plus emportée et touchée que cela par cette audio lecture.

Néanmoins, je reconnais que l'histoire d'Andréas Egger, qui couvre une bonne partie du vingtième siècle, est intéressante. Jeune garçon de ferme maltraité, Egger fuit et retourne au village entre les montagnes. Il se fera tout seul, mènera sans se plaindre une vie de dur labeur et la vie ne sera pas tendre avec lui. On le prend pour un simplet fragile mais Egger est d'une force herculéenne, ne recule jamais devant l'effort, est possède une intelligence et un instinct de vie remarquables. Il sera l'un des premiers à travailler la tête en l'air, puis haut perché, à la construction puis à l'entretien des remontées mécaniques. Au cours de sa vie, Egger le taiseux verra auberges locales et étables se vider de leurs occupants habituels au profit des touristes, de leurs skis, de leurs vêtements de couleur, de leur inconscience face aux dangers de l'environnement montagnard, de leur bêtise aussi grande que leurs certitudes citadines.

Une vie entière, c'est l'histoire d'un "petit" homme dans la multitude, une fourmi dans la fourmilière... Qui avance courageusement dans une vie simple et âpre. Le temps passe mais Egger reste placide. L'histoire aussi d'un petit coin reculé qui se transforme autant que le monde, au fil des décennies. Ce récit est assez sobre et dépouillé, ne va pas par quatre chemins, mais ne manque pas de poésie et de philosophie de vie. Aucun doute sur le fait que ce roman couronné outre Rhin plaise aux adeptes du genre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Août 2020

Fabcaro, Carnet du Pérou, BD, récit de voyage, humour, avis, blog, chronique

BD - Editions Six pieds sous terre - 93 pages - 13 €

Parution en 2013

Le sujet : En 2011, Fabcaro rencontre en France une jeune plasticienne originaire de Cuzco, au Pérou. Dès lors, Fabcaro n'a plus qu'un objectif, aller visiter ce pays et faire un carnet de ce voyage, pour sortir de son habitude : la BD humoristique. En effet, l'auteur est en pleine crise existentielle !

tentation : Le titre et l'auteur

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Me voici bien bête à l'instant, mais du coup, moins perplexe qu'en terminant ma lecture... J'apprends tout juste qu'en fait, ce carnet de voyage est un faux et que, comme Hergé, Fabcaro n'a jamais mis les pieds aux pays des Incas. Bref, cet album est un pastiche, une parodie des carnets de voyages. Donc tout s'explique pour moi qui n'était que partiellement conquise par ma lecture... puisqu'en effet, ça part un peu dans tous les sens et devenait un peu lassant... manquant sans doute justement d'originalité et de profondeur. Mais si je n'ai pas compris ou remarqué la facétie, est-ce que cette lecture est une parfaite réussite de la part de l'auteur ou un cuisant échec pour moi, je n'en sais rien. Bref, la bonne blague... je me suis "fait eue"... N'empêche que me voilà bien maintenant, tout ce que je m'apprêtais à écrire sur "Carnet du Pérou" tombe à l'eau, si je ne veux pas me noyer dans mon ridicule !

Mais finalement, le côté fake fait que l'on retrouve bien le talent de l'auteur pour tourner pas mal de chose en dérision, et surtout en autodérision, le tout avec un humour qui frise souvent le cynisme.

Si on lit cet album au deuxième degré, voire au quatrième, et non au premier comme je l'ai fait, on peut alors considérer que c'est une vraie réussite, un divertissement vraiment hilarant, déjanté même, qui pointe du doigt les poncifs et détails récurrents que l'on trouve bien souvent dans les carnets de voyages en tous genres.

Bon, ce qui me rassure, c'est que mon avertie blogo copine A Girl From Earth est tombée aussi dans le panneau (en 2014, sans doute que la supercherie n'avait pas encore été dévoilée ! ) Vous pouvez lire son billet ICI.

Jérôme a eu le nez fin, il a découvert le pot aux roses comme un grand !

Dans l'absolu, il faudrait que je relise l'album à la recherche d'indices de cette filouterie, mais je l'ai rendu cet aprem à la bib' ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Août 2020

roman L'expérience de la pluie, Clélie Avit, avis, chronique, blog, autisme, asperger, hypersensoriels

Roman - Editions Pocket - 299 pages - 6.95 €

Parution d'origine chez Plon en mars 2019

L'histoire : Camille et Arthur, son fils de six ans, vivent dans une "bulle" avec le moins de contact possible avec l'extérieur. Car tous deux sont autistes asperger, avec la particularité de l'hypersensibilité sensorielle. Le moindre toucher est pour eux une épreuve. Jusqu'au jour où lors d'un trajet en bus, ils croisent Antoine, qui sans le savoir s'approche de leur bulle et en frappe à la porte... Aurélien parviendra-t-il à pénétrer leur univers ? Comment garder les bonnes distances ? Comment fusionner deux mondes à priori incompatibles ?

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : J'attendais beaucoup de cette lecture, étant donné son sujet qui me concerne partiellement... Et j'en ai plutôt été agacée.

Malgré toutes les bonnes intentions que je devine chez Clélie Avit, j'ai trouvé ce livre bien maladroit... et assez irréaliste. Est-ce grave quand il s'agit d'un roman ? Pas forcément, sauf quand on plonge dans le périlleux exercice de prendre la parole de personnage atteint de pathologies ou de syndromes spécifiques, comme c'est le cas ici avec l'autisme Asperger. Alors que ce texte aurait pu être agréablement informatif, il devient presque "désinformatif". En effet, toute personne atteinte d'hyper sensibilité sensorielle n'est pas forcément autiste Asperger, et l'inverse se vérifie aussi, tout Asperger n'est pas hyper sensoriel...au point où le sont Arthur et Camille... Alors que l'autisme Asperger de Camille et Arthur est clairement cité, l'autrice ne développe et n'évoque presque que cette possible particularité associée : l'hyper sensibilité épidermique et tactile. Je trouve cela très réducteur et que la romancière n'aurait dû évoquer que cette dernière, sans l'autisme Asperger... Mais c'est peut-être moins vendeur.

Traiter de l'autisme via un roman est une bonne idée, car il permet au plus grand nombre d'appréhender plus facilement ce mystérieux syndrome, sans se noyer dans les publications de spécialistes. Ce peut être une jolie façon de rapprocher le monde des autistes de celui des neurotypiques (ou normo-pensants). J'ai la sensation qu'ici, c'est le contraire. La façon dont Clélie Avit présente et explique la vie de Camille est d'Arthur a tout pour être terrifiante (même s'il n'était pas question de l'édulcorer), et pour décourager dans son approche le plus valeureux des neurotypiques.  Certes, Aurélien parviendra à traverser la bulle, mais nous sommes dans un roman... Or dans la vie, je n'imagine pas grand monde déployant ce trésor de patience et prévenance... D'ailleurs, Aurélien est un personnage de roman... Car il semble bien (trop) préparé et apte à pénétrer le monde de Camille sans l'avoir jamais fréquenté, sans s'y être déjà confronté sciemment, sans le connaître. Bref, le comportement d'Aurélien est trop beau pour être vrai... Alors que Camille et lui prône le vrai dans toute sa dimension. Mais oui, nous sommes dans un roman... même une romance que j'ai trouvé trop mielleuse, trop gnangnan, trop dégoulinante, trop pleine de bons sentiments. Le texte aurait gagné en rythme, en émotion, en intérêt avec un Aurélien un peu plus pétillant. Car en fait, pour moi lectrice, il a été source d'ennui.

Les autistes apprécient l'explicite et redoutent l'implicite qu'ils ne maîtrisent en général pas. Pourtant, dans cette histoire, tout m'a paru trop implicite. Les dialogues entre les personnages, les nombreux non-dits (qui en étant dits auraient pu rendre les personnages plus complets et plus attachants), le style... rien n'a été fluide pour moi. Au point que souvent, j'ai dû relire certaines phrases plusieurs fois, pour en décortiquer la construction, la ponctuation, pour être sûr d'envisager le bon sujet, le bon complément etc. Inutile de préciser que cette lecture m'a pris plus de temps que prévu. L'écriture de ce roman est, pour moi, trop poétique (au point d'en devenir lourde), et souvent redondante. Et d'autres erreurs qui m'ont énervée, du genre : "mes clés tournent dans la serrure. Si elles étaient autistes, elles se forceraient peut-être ou alors seraient curieuses de connaître la suite. Deux façons de voir le monde pour même façon de le sentir". Déjà, je trouve cette phrase mièvre à souhait, mais surtout, je ne vois pas comment DES clés peuvent rentrer en même temps dans une serrure...

Bref, je ne suis pas entrée dans cette bulle de l'expérience de la pluie, même si je m'en suis approchée par moment. L'émotion ne m'a pas saisie et je n'ai pas débordée d'empathie pour les personnages. Je reconnais néanmoins que ce roman a le mérite d'évoquer l'autisme asperger, de donner quelques clés d'approche et de montrer que chacun doit marcher vers l'autre et s'adapter à son monde du mieux qu'il peut : le neurotypique vers l'autiste et l'autiste vers le neurotypique. Et, tout de même, je pense qu'il pourrait m'aider personnellement... Avec les mots de Camille qui peuvent expliquer un ressenti : "c'est trop"... quand l'autiste arrive à saturation de ce qu'il peut supporter.

Bien sûr, tout ceci n'est que mon humble avis.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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