Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Mai 2020

Roman - Editions Pocket 242 pages - 3.90 €

Parution d'origine en 2000

L'histoire :  Clara a trente-trois ans, deux enfants : Charlie, six ans, et Jack, trois ans, dont l’activité principale consiste à dire des horreurs. Un mari tout à fait séduisant, quoiqu’un peu mystérieux. Un boulot de rédactrice pour un magazine, des copines plutôt rigolotes. Bref, Clara a tout pour être heureuse.

Simplement, il lui arrive de se réveiller avec l’idée dérangeante que sa vie ne correspond pas à ce qu’elle devrait être...
Et elle résume ça très bien : trop de cellulite et pas assez de sexe !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Cette lecture n'avait d'autre but que de passer un éventuel bon moment de légèreté mais surtout de vider ma PAL de quelques éléments improbables s'y trouvant (souvent achetés d'occase). Et puis tout de même, dans la présentation de l'auteure, l'éditeur précise que ce roman fut un grand best-seller mondial en 2000. Donc pourquoi pas ?!

Bon il  existe la chick litt, qui fait du bien si l'on n'en abuse pas. Ma vie sur un plateau flirte avec ce genre sans y parvenir et n'atteint pas du tout l'objectif "feel good" non plus. En fait, ici, on est encore dans un autre style : la cheap et la shit litt" ! 

Celle tellement mauvaise qu'elle exaspère et ne nous tire que des soupirs d'exaspération et ne bée nos yeux que de perplexité...

Ma vie sur un plateau réunit le summum de tous dans les domaines suivants : vulgarité des personnages et des dialogues, ces derniers ne dépassant pas le niveau de platitude de ceux d'Amour Gloire et Beauté. Platitude des situations et de l'histoire en générale. Vacuité rare et superficialité magistrale des personnages. En fait, on est dans le niveau de conversation et de préoccupation "caca, pipi, proute , vomito et petit zizi qu'il faut bien "secouer secouer" (oui 2 fois) quand les hommes vont aux toilettes. Et, la méga question existentielle que se pose Clara est : "Est-ce que mon mari est normal vu que je ne l'entends même pas péter aux toilettes". Quant aux questions quotidiennes, elles ont trait au nombre de calories, au garde-robe, au rouge à lèvre Chanel, aux kilos pris depuis le mariage, à la vieillesse... C'est vrai quoi, Clara a tout de même 33 ans !

Voili voilou, inutile de s'étendre sur le sujet, ce roman est navrant XXL ! Mais, mais, PAL moins 1 ;)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 11 Mai 2020

Le confinement s'achève partiellement aujourd'hui. Je ne l'ai quasiment pas évoqué ici, sauf par quelques mots dans des billets de lecture. J'ai la chance d'avoir très bien vécu ce confinement et de ne pas m'être ennuyée du tout. Et pour être honnête, si je le pouvais, je resterais bien confinée plus longtemps, ainsi écartée de pans de vie qui ne me conviennent pas.

Mes occupations habituelles, du rangement, du grand tri de photos et de CD, mon sommeil nécessaire, trop de réseau sociaux et le moins possible de contacts téléphoniques, c'était mon choix. Et puis, à la mi-temps du confinement, deux de mes amis ont posté sur notre compte what's App une simple vidéo où se filmaient entrain de commenter la météo locale. Je m'y suis mise, avec d'autres sujets, et au fil des semaines, mes vidéos ont évolué, au fur et à mesure que je découvrais les possibilités de montage sur mon téléphone. Ca m'a bien occupée, je me suis bien amusée et j'espère avoir diverti mon entourage. J'ai aussi publié mes vidéos sur Facebook.

Je vous les mets également ici pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur FB, et pour moi, c'est aussi une façon d'archiver correctement ces vidéos, d'en garder une trace. Elles seront donc publiée ici en deux billets !

Amusez vous bien !

auto promo du grand concert "At home" initié par Lady Gaga

Le masque et la plume... Suite à une lecture très ratée !

Interview de Sibeth Passibête !

Le tube de l'été !

L'histoire du confinement en titres de livres.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Mai 2020

littérature, lecture, roman, L'archipel d'une autre vie, Andreï Makine, avis, blog, chronique, URSS, stalinisme, liberté

Roman - Editions Points - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 2016

L'histoire : En Sibérie extrême orientale, un prisonnier vient de s'évader d'un camp. Quatre militaires de grades différents et un responsable de service de lutte anti soviétique sont chargés de poursuivre et de capturer le fugitif. Ils ne savent rien de lui, mais vont sans relâche poursuivre leur mission au coeur d'une taïga peu accueillante. Parmi eux, Pavel, le narrateur, qui conte cette histoire de chasse à l'homme des années plus tard, à un jeune qui pensait le suivre discrètement dans cette même taïga.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Les livres sont parfois comme des personnes. Dans la vie, il y a des livres que l'on croise, avec qui l'on passe un bon moment avant de reprendre la route. Et puis il y a ceux que l'on rencontre et avec qui on poursuit le chemin, que l'on garde avec et en soi parce  qu'il participe à la construction de l'être que nous devenons, et vous cueille au bon moment. L'archipel d'une autre vie est de ceux-là !

Il est aussi de ceux qui nous murmure à l'oreille ou qui nous hurle dessus, qui nous malmène mais nous fait avancer. C'est une odyssée à travers la rudesse de la taïga sibérienne et la brutalité infernale de l'époque soviétique stalinienne, qui mène à un archipel où une autre vie est possible. Où l'on peut sortir du "jeu"subtile imposé par l'Homme, maîtriser notre pantin intérieur, jusqu'à aboutir là : un archipel où une autre vie est possible, en accord avec soi-même, où l'on pose ses valises, juste parce que l'on se sent arrivé. C'est une histoire qui nous dit que le confort n'est pas forcément dans le luxe matériel et la facilité, mais là où l'on se sent libre. Libre d'être et de penser.

Cette histoire qui est cruellement ancrée dans la réalité historique stalinienne est pourtant magnifiquement allégorique. Chacun y lira et ressentira ce qu'il souhaite ou ce dont il a besoin. Pour ma part, l'Archipel d'une autre vie est le symbole même de l'existence, de cette chasse, de cette poursuite haletante ou hésitante, abrutie ou motivée, interminable et infinie d'un inconnu, mus que nous sommes par des raisons qui aussi possiblement dérisoires qu'inhérentes à chacun d'entre nous, en fonction de nos besoins, de nos valeurs, de nos capacités. Cette chasse, cette course poursuite qui éjecte au fur et à mesure les plus faibles, les plus inadaptés à l'environnement. Inadaptés par abus d'onirisme, inadaptés par abus d'orgueil et de fierté, inadaptés par impatience, par avidité, par l'aveuglement : celui de ne pas regarder où nous sommes sans doute arrivés. De faire même demi*tour par naïveté ou loyauté à qui ne le mérite pas. Par difficulté  à quitter son pantin intérieur, à sortir du troupeau, à renoncer, à choisir.

C'est tout cela que j'ai trouvé, et bien d'autres richesses encore dans ce roman puissant, saisissant et bien sûr captivant, car il ne manque pas ni de suspense ni de surprise. Andreï Makine maîtrise à merveille le rythme et le verbe, le verbe qui dit tout de l'humain avec ces quelques personnages et leurs variations intérieures : le pire, l'affreux même, le discret, et le meilleur, le tout en période stalinienne puis post soviétique. L'archipel d'une autre vie, presque un proche du conte philosophique est à lire absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mai 2020

BD Les petites victoires, Yvon Roy, avis, blog, chronique, autisme

BD - Editions Rue de Sèvres - 160 pages - 17 €

Parution en octobre 2017

Le sujet :  Comment réagir face à la maladie d’un enfant ? Comment faire le deuil de l’enfant parfait rêvé et donner toutes ses chances à un enfant différent ? Face à l’autisme de son fils, Max choisit le combat. Pendant huit ans, il se plonge à corps perdu dans l’éducation d’Olivier, pour lui apprendre l’autonomie que sa maladie lui refuse.
À rebours des indications médicales d’alors, il confronte petit à petit son fils à ses peurs, l’entoure, l’accompagne. Chaque petite victoire compte alors et donne la force de continuer. Un témoignage poignant qui interroge, au-delà de la question particulière de l’autisme, sur nos rôles de parents.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Cette histoire autobiographique est très touchante et très humaine. Malgré le sujet (l'autisme juvénile), cet album est très facile d'accès et s'adresse justement à toutes et à tous... En effet, certains choix d'éducation de Max envers son tout jeune fils autiste lourd sont tout à fait adaptables pour celle d'un enfant neurotypique. Car Olivier n'est pas qu'un autiste lourd, il est aussi et avant tout un enfant.

Petite remarque sur le pitch, qui est celui de l'éditeur... L'autisme n'est pas une maladie (il n'existe pas de traitement), mais un syndrome, dans lequel le porteur peut évoluer. Mais l'évolution sera propre à chacun. Aussi, les méthodes utilisées par Max avec son fils Olivier ne fonctionneront pas avec chaque enfant autiste, et il pourrait être dangereux de ne se fier qu'à cet exemple tout en sortant de tout accompagnement professionnel. Car rappelons le, il existe autant d'autismes qu'il y a d'autistes.

Mais ça n'empêche que cet album est une petite merveille d'amour, qui n'élude rien des difficultés, des doutes, des découragements, mais aussi des petites joies qu'éprouve Max à partager la vie de son fils Olivier. Et pourtant, Max revient de loin... Après le diagnostic d'Olivier, il a comme on peut dire "péter les plombs", au point qu'il se sépare de sa femme et qu'il néglige son fils... Jusqu'à une prise de conscience... Désormais, il consacrera sa vie à son fils. C'est cette relation nouvelle et évolutive qu'Yvon Roy développe ici, avec justesse et un graphisme qui colle parfaitement au sujet. On ne peut qu'être admiratif devant ce père qui monte au front de l'autisme et qui ne laisse rien au hasard, qui ne baisse pas les bras, qui se bat à chaque instant pour sortir au maximum son fils de l'autisme et l'amener ainsi à une relative indépendance. C'est donc à force d'une hyper stimulation quasi constante que Max change les choses qui semblaient enracinés, aux dires des professionnels.

Les petites victoires est une BD pleine d'amour, de tendresse, et surtout une belle histoire d'espoir, magnifiquement racontée. Une histoire qui peut aussi aider à changer le regard des autres, le regard des non-initiés à l'autisme devant le comportement parfois si particulier de ces enfants, notamment en public. Et ces petites victoires, si minimes puissent elles paraître, amènent chacun à relativiser tant de problème paraissant énormes et insurmontables. Donc en bonus, une belle leçon de vie. A lire, évidemment.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 3 Mai 2020

Durant le circuit en Afrique du Sud, nous avons eu une petite matinée de libre... au coeur du lodge où nous logions pour trois nuits. Petite matinée car dejeuner prévu à 11h30 avant de partir en excursion. Quelle délicieuse matinée dans ce jardin d'Eden et dans cette atmosphère très "Out of Africa"... Ne manquait que Robery Redford.

Avec Muriel, l'amie qui m'accompagnait lors de ce voyage, nous avons pris le temps de déjeuner tranquillement avec vue sur la savane. Puis atelier écriture de cartes postales. Mais surtout, nous avons profiter de la quiétude et plénitude du lieu déserté (les autres groupes étant en safari). Le lodge quasi pour nous seules. Certains personnes de notre groupe étaient en colère de cette matinée "perdue", arguant qu'un voyage, c'est fait pour découvrir et visiter, et pas rester sur place. Ce à quoi j'ai répondu que rester sur place permet d'observer, de sentir, de ressentir... Et de se pauser aussi avec soi-même et la merveilleuse nature qui nous entoure. Ces merveilles, oiseaux et autres animaux, ont laissé de glace ces compagnons de voyages... Tant pis pour eux...

Muriel et moi nous sommes régaler à observer les tisserins construire leurs nids.

Un lodge dans le parc Kruger... C'est un hôtel dans le style africain (un peu colonial il faut le dire tout de même) mais en pleine nature. En fait, c'est l'humain qui est entre la triple clôture de protection, c'est l'humain qui est prisonnier. Les animaux, tout autour, sont en toute liberté de circulation. Ils vont et viennent à envi. Parfois ils sont là, parfois ils ne sont pas là... 

Le lodge est équipée d'une piscine (frisquette tout de même), mais nous avons préféré faire plusieurs fois le tour de notre enclos et profiter ainsi des surprises de la nature. Nous asseoir, observer ce qui était là où attendre ce qui viendrait.

Une matinée douce et délicieuse donc... Un lieu où l'on serait bien rester plus longtemps, juste pour être et ressentir sans forcément faire ou avoir.

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Petit dej devant la savane silencieuse ! Le nirvana !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile  ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

Dans un lodge, vous logez dans une tente, qui n'a de tente que la toile des murs et du toit. A l'intérieur, c'est tout confort et Out Of Africa ! Deux douches, dont une extérieure, pour se doucher à la belle étoile ou sous le pépiement des oiseaux ! La valise bleue, c'est la mienne ! Donc c'esgt aussi ma tente !

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

La piscine... frisquette et bien moins attirante que l'observation de la savane alentour

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

le cidre de la Savane, ça change du cidre Breton !

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

Et donc, autour du lodge, derrière les 3 clotures grillagées, des visites sympathiques et variées !s

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

En bas du terrain du lodge, derrière les grillages, se trouve un grand étang qui attire de nombreux oiseaux, d'autres espèces animales aussi. Mais surtout, il semble qu'un couple de rhinocéros y ait élu domicile pendant notre séjour. Nous ne les avons vus que globalement immergés, mais ils étaient là !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

Les tisserins, tellement passionnant à suivre des yeux et à regarder dans la construction si habile et ingénieuse

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Oiseaux et palmipèdes, toujours dans l'étang en bas du lodge, et les fameux hippos !

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Une maman koudou est arrivée avec son petit au coucher du soleil. Je ne suis pas arrivée à prendre le petit en photo ! Les volatiles sont des pintades de Numibie (couronnées à têtes bleues)

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

Zèbres et éléphants derrière la clôture du jardin du lodge

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER
Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

Un tisserin qui pose presque ! Bref, quel matinée magnique et magnifique !

UN DIMANCHE EN AFRIQUE DU SUD : DANS UN LODGE AU COEUR DU KRUGER

Une des jeunes filles de notre groupe fêtait son anniversaire durant le voyage. Il a été dignement fêté à la mode locale avec le personnel du lodge, personnel super sympa, souriant, accueillant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 1 Mai 2020

Littérature, Polar, thriller, Atlantis, Atlantide, mythe de l'Atlandide, David Gibbins, roman

Thriller - Editions Pocket - 532 pages -  8.40 €

 

Parution en 2007

L'histoire : Après de surprenantes découvertes archéologiques au large de la Grèce et dans des tombes Egyptiennes, une équipe de scientifiques et d'archéologues partent à la recherche d'un site qui pourrait bien être la fameuse cité engloutie de l'Atlandide... Mais attention, en mer Noire, il faut aussi compter avec de nombreux dangers et d'autres prétendants aux trésors, prétendants violents et prêts à tout pour s'enrichir personnellement, et non pour enrichir l'Histoire. C'est donc une aventure aux origines de la civilisation qui attend nos comparses, si toutefois ils surmontent tous les obstacles et usent de tous leurs connaissances réunies.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Cela fait longtemps que je n'ai pas mérité une telle médaille du mérite... Celui de la persévérance pour finir un roman qui ne me plait pas, voire même dont la lecture m'abrutit... même si j'y trouvais tout de même un peu d'intérêt... enfoui sous des tonnes de sédiments et limon (oups, de détails)

La couverture Italienne de ce roman annonce un mélange du "Da Vinci Code" et d'Indiana Jones. Aussi je me suis dit, en plein confinement : chouette, une intrigue complexe et de l'aventure, voilà qui est parfait. Sauf que non...

David Gibbins est docteur en archéologie à Cambridge, donc il maîtrise évidemment très bien son sujet, sauf que j'ai comme l'impression qu'il oublie de se mettre un peu au niveau de son lecteur. En fait, l'action en elle-même occupe peu de pages dans ce roman. Le reste n'est que descriptions ultra précises (type mode d'emploi) et soporifiques de technologies et techniques diverses : sous-marines, archéologiques, nucléaires, militaires et armements (après une telle lecture, on connait de débit de balles de chaque arme sur terre, la vitesse de chaque hélicoptère, les spécificités des sous marins nucléaires russes, la flottabilité de certains navires, j'en passe et des meilleures, ou des pires...). De ce fait, il me semble que jamais de ma vie je n'ai sauté autant de paragraphes, voire de pages, pour parvenir en santé mentale correcte en fin de roman.

Et pourtant, ce thriller part d'une bonne et excitante idée  ( l'Atlandide, non mais, tout de même !) et pourrait permettre un enrichissement culturel et historique personnel. Mais là encore, trop de détails tuent l'intérêt. De plus, dans ce genre de roman ultra documenté mais qui reste tout de même de la fiction, j'en arrive souvent à ne plus savoir ce que je dois prendre pour vérité historique absolue ou pour imagination romanesque. "Atlantis" évoque tant de périodes historiques que personnellement, j'étais souvent perdue, malgré mon envie de me situer (on passe - dans le désordre et j'en oublie - par la période glaciaire, le néolithique, le néolithique supérieur, l'âge de bronze, la préhistoire, l'antiquité, l'époque minoenne, l'époque mycenienne, les différentes peuplades indo européennes, la Grèce continentale, la Crète, l'Egypte, Théra (santorin) etc.... On y trouve aussi Platon, Moïse , Noé... Sauf que perso, j'étais paumée sous la tonne de détails, sans savoir si ceux-ci étaient du lard ou du cochon.

Le style est assez pauvre (sauf dans le vocabulaire technique où il excelle) et les dialogues sont parfois navrants... Peut-être est-ce lié à la traduction. 

Après une petite recherche, il semble que David Gibbins soit un écrivain prolifique, dans des romans du même genre. Je vais m'arrêter là, je ne suis pas maso au point de replonger, même si j'ai sans doute appris quelques petites choses, combien de temps vont elles me rester en mémoire ?... Dommage, le sujet m'excitait vraiment. Peut-être que les passionnés d'archéologie, d'Histoire très ancienne et des technologies nécessaires à ces découvertes s'y retrouveront plus au point d'apprécier cette lecture, voire de se passionner pour ce roman qui s'approche plus de la thèse à haute teneur scientifique que du thriller divertissant. Peut-être. Mais de mon côté, j'ai frôlé l'ivresse de la profondeur de l'ennui presque mortel, au point de risquer le caisson de décompression !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 29 Avril 2020

Les jardins du Congo, Afrique, BD, Nicolas Pitz

BD - Editions La boite à bulles - 144 pages - 21 €

Parution en août 2013

L'histoire :  1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l'Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Les semaines passent, puis les mois et les années... Au total, ce sont quatre interminables années qu'il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie...
Lorsqu'il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d'air pour effacer ses cauchemars et se donner l'occasion de démarrer de plain pied sa vie d'adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses. Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu'il a trouvé à l'autre bout du monde ?

Tentation : Titre et couv'

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée des souvenirs du grand-père de l'auteur, il s'agit donc d'une biographie, qui développe autant l'aspect familial qu'historique par ses contextes : au début, la deuxième Guerre Mondiale en Belgique, puis la colonisation et l'indépendance au Congo Belge.

Cet album est très intéressant, c'est indéniable, puisqu'il nous ramène dans une époque que nous n'avons pas vécue. L'aspect visuel, planches, dessins, police de caractère sont très agréables, fluides à suivre, colorées.

Et pourtant, je ne lui octroie que 3 pattes ! Pourquoi diable ?

Par ce que ma lecture ne m'a pas été si agréable : elle m'a mise mal à l'aise de par ses descriptions très réalistes de l'époque coloniale, de ses us et coutumes, de cette suprématie blanche répugnante, qui poursuit l'esclavage, sans en être conscient. Certes, c'était une autre époque, Yvon n'a eu une jeunesse et un environnement familial facile, certes, il est lui-même bosseur pour se construire un empire. Mais il ne se remet jamais en question dans sa façon de traiter les noirs, même si, dans son entourage amical, d'autres sont pires que lui. Et pourtant, il s'était juré de ne jamais devenir comme son père... il ne voit pas qu'il suit le même chemin, mais sous une autre contrée, donc dans des nuances différentes qui lui échappent. D'ailleurs, quand il sera obligé, plus tard, de rentrer en Europe, son comportement envers ses employés reste sujet à caution.

Aussi, à part dans les premières pages lorsqu'Yvon survit en forêt lors de la Guerre Mondiale, je n'ai pas pu développer d'empathie envers lui, à cause de son comportement envers la population noire et la faune locale. Il fuit ses démons, mais ne cherche pas, à mes yeux, à les comprendre, à les analyser. C'est curieux, mais cet album ne m'a pas sembler dresser un portrait très reluisant du grand-père de Nicolas Pitz.

Il n'en reste pas moins que culturellement, cette histoire est intéressante et bien menée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 27 Avril 2020

Littérature française, Jérôme Attal, Roman, Avis, blog, L'histoire de France racontée aux extra-terrestres

Roman - Editions Livres de Poche - 199 pages - 7 €

 

Parution d'origine aux Editions Stéphane Millon en 2012

L'histoire : Après une rupture amoureuse, le narrateur se retrouve projeté sur une autre planète : Zyproxia. Là-bas, les Zyproxiens l'accueillent chaleureusement. Ces extra terrestres ont une particularité : A un moment de leur vie, ils choisissent l'âge qu'ils veulent garder pour le reste de celle-ci. Zyctor, le fils de Zulator, a choisi l'âge de 8 ans... Il a donc toujours besoin "d'une histoire pour dormir"... Mais depuis le temps, Zulator est à court d'idées. Il demande donc au narrateur de raconter l'Histoire de France à cet enfant pour la vie.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais régalée de "Le voyage près de chez moi", de Jérôme Attal. Aussi, déjà bien confinée fin mars, je me suis dit qu'une lecture légère mais pas idiote pour autant me ferait grand bien... Voilà pourquoi j'ai pioché ce roman dans les profondeurs de ma PAL...

Et bien mauvaise pioche, ou en tous cas, pioche décevante... Certes, l'onirisme régnant sur cette étrange planète Zyproxia m'a un temps bien réconfortée, déconfinée psychologiquement et l'idée globale du roman m'amusait... Mais en fait rien, à mes yeux, n'est abouti.

Les rapports entre le narrateur et Zycktor sont quasi inexistants, alors qu'ils auraient pu être intéressants et l'occasion de joyeux quiproquos ou d'échanges enrichissants tant pour les personnages, que pour le lecteur.

J'espérais réviser un peu mon Histoire de France... Et bien non, car nombre d'événements relatés ici le sont de façon beaucoup trop implicite pour que je les reconnaisse et en tire profit "culturel" ou rire à bon escient. En fait, il est fort possible que seules les personnes très calées en Histoire apprécier les sous-entendus et autres subterfuges de l'auteur, et sans doute leur relative finesse... Quoique !  Je dis "relative" car même s'il y a d'excellentes trouvailles et de bonnes tranches de rigolades, l'humour m'a semblé parfois très graveleux ou très sur le plancher des vaches, pas toujours de bon goût. Mais oui, certains passages sont délicieux (notamment ceux avec Robespierre et ses comparses) mais ils sont souvent noyés dans des digressions et trop de mélanges temporels... Les anachronismes passé/présent sont parfois sympas mais tombent le plus souvent à plat. Bref, ce roman est trop irrégulier, comme si je lisais une ébauche d'un projet, comme restent au niveau d'ébauche les quelques réflexions intéressantes sur l'Histoire de France. Aussi, j'ai eu l'impression de lire un "pot-pourri" ou un "four tout", le tout en mode "amphétaminé". Déçue je suis.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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