Publié le 12 Octobre 2019

Récit - Editions Pocket - 416 pages - 8.30 €

 

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en 2008

Le sujet : L'Histoire de l'Afrique du Sud, depuis l'arrivée des premiers néerlandais, jusqu'à l'élection de Nelson Mandela à la présidence de la république d'une nation enfin arc en ciel. 

 

Tentation : Toujours dans ma découverte de l'Afrique du Sud via les livres

Fournisseur : Les étagères de Môman !

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est un pur récit historique, aucunement un roman, voilà pourquoi ma lecture fut assez longue et fastidieuse. Car j'étais tout à fait en dehors de ma zone de confort... Je ne lis presque que des romans et de ce fait, je fus bien incapable de lire 50 pages d'affilé. Et pourtant, ce récit de l'Histoire de l'Afrique du Sud est fascinant, captivant et, hélas et évidemment, bien souvent glaçant. Il est écrit de façon fort agréable à lire, comme une saga, avec des "petites" histoires qui se mêlent à la grande. Mais ces "petites histoires" sont aussi réelles que l'autre.

C'est avec cet ouvrage que j'achève mes lectures "sud-africaines" et je réalise ma bêtise. En effet, c'est l'aspect "récit" qui m'a fait le mettre au bas de ma petite pile de livres sur le sujet, alors que j'aurais dû commencer par celui-ci... Car ce récit de Dominique Lapierre aide à comprendre la nation sud-africaine, qu'elle soit passée ou présente, et donc à mieux saisir les sujets de sa littérature, et le fonctionnement de ses personnages. Donc, si jamais vous prenait comme moi la lubie de vous plonger dans la littérature de cette Afrique, je vous conseille de commencer par ce livre de Dominique Lapierre.

Evidemment, je ne vais pas vous détailler l'oeuvre, qui raconte plus de 350 années d'événements historiques mouvementés et parfois complexes... 

Mais saviez-vous par exemple que la colonisation de l'Afrique du Sud par les Européens est prend encore une fois racine dans la religion... En l'occurrence, ici, le Calvinisme. A l'origine, la colonisation n'était pas prévue.... La pointe du Cap devait juste servir de lieu de culture et donc de ravitaillement pour les navires néerlandais qui se rendaient vers les Indes. En fait, tout commence avec des salades... Puis arrivent les huguenots et d'autres européens et surtout, les Anglais avec des envies de pouvoir et d'annexions et les guerres qui suivront. Viendra alors l'époque du grand voyage en chariots, le grand trek, ces boers qui s'enfoncent dans le pays pour créer leur nation indépendante entre autre. Evidemment, il faut compter avec la présence d'ethnies diverses, dont les guerriers zoulous qui ne se laissent pas faire. Les années passent et les noirs ne sont plus que des fakirs sans aucun droit ni identité pour la plupart... Or et diamants sont découvert et donc une ruée s'en suit.  En 1912, se crée l'ANC (African National Congress) qui luttera pendant plus de 40 ans, pacifiquement, pour le droit des noirs.... avant de prendre les armes dans les années 60 avec Nelson Mandela à sa tête.... Mandela qui sera emprisonné à vie dans le bagne de Robben Island en 1964... D'où il ne ressortira libre que 27 ans plus tard en 1990, pour ensuite accéder au pouvoir 4 ans plus tard.

L'apartheid tient évidemment une large place dans ce récit, et mon dieu, comme c'est glaçant. Dans ma vie de cette époque, collégienne puis lycéenne que j'étais, pour moi, l'Apartheid, c'était "juste" (mais déjà inconcevable pour moi), des bancs, des restos, des hôpitaux, des bus pour les blancs et d'autres pour les noirs. C'était pour moi "la séparation" (Apartheid en Afrikaans) . C'est avec ce récit que j'ai pris conscience de l'horreur, de l'ignominie de cette période qui s'est étendue sur des décennies, dont les pratiques étaient largement inspirées du nazisme hitlérien (avec au centre la suprématie et la préservation de la race blanche.) Le gouvernement de Pretoria imposait une véritable dictature, laissant pour compte (au minima, je ne m'étendrai pas sur les tortures, les exécutions, les arrestations sommaires, les carnages et la déportation de millions de noirs etc...) les noirs et ce, malgré les pressions internationales. Après tout, la Bible, si chère aux calvinistes et aux afrikaners, qu'ils soient Boers ou non, ne leur a-t-elle pas dictée qu'ils étaient "le peuple élu pour élever cette terre". A savoir qu'à l'époque de l'Apartheid, les blancs étaient 4 millions et les noirs... 25 millions... bien souvent entassés dans les Township et vivant dans une extrême pauvreté.

Bref, cette lecture est vraiment enrichissante, fascinante. Mais surtout terrifiante de bêtise et de cruauté "humaines" édifiantes. . Même si un peu fastidieuse pour moi par sa densité, par son aspect historique (ben oui, on essaie de tout retenir, ce qui est impossible), et par certains événements qui se superposent plus ou moins dans le temps, et qui amènent parfois l'auteur à remonter dans le passé avec des bonds parfois difficiles à suivre. Mais bon, c'est assez anecdotique comme bémol.

Que vous vous prépariez ou non à un voyage en nation arc en ciel, je ne peux que vous conseiller cet excellent récit (non exhaustif, il est tout de même bon de le préciser) Vous ne pourrez qu'en sortir enrichis.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Octobre 2019

Film de Géraldine Nakache

Avec Géraldine Nakache, Leïla Bekhti, Patrick Timsit

 

Synopsis :  Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père finit par trouver l’occasion rêvée pour peut-être les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener.

 

Mon humble avis : Un coup de coeur pour moi ! Cela ne veut pas forcément dire que c'est le film du siècle, mais juste qu'il m'a beaucoup "parlé" et touchée.

Une comédie... où l'on rit... dramatique... qui nous émeut, sans doute en fonction de la sensibilité propre à chacun, de l'histoire personnelle aussi.

Que les allergiques à Céline Dion (et oui, il en existe), se rassurent ou ne  se ferment pas une belle porte, "J'irai où tu iras" n'est pas un film sur la vedette et sa musique (celle du titre) n'est entendue qu'une fois ou deux.

En fait, le film porte sur l'intime, sur le fonctionnement familial après un deuil, celui d'un des deux parents... Et la difficile communication entre tous en fonction de personnalité de chacun, de sa façon de vivre le deuil, de l'exprimer. Et de s'en relever, d'une façon ou d'une autre.

J'irai où tu iras montre magnifiquement les voies et voix que les uns et les autres peuvent choisir, parfois inconsciemment. Il y a celle qui ne vit que par et pour son travail très altruiste, celle qui a retrouvé la voix et une certaine forme de bonheur et de vie grâce à la chanson. Et enfin le père qui ne pense qu'à alléger ses filles par ses blagues, son excentricité et ses petites habitudes (tocs ?) qui créent un lien de reconnaissance familiale et affectueuse. L'humour comme bouclier, avec des moments mémorables !

Et dans tout cela, la personne qui semble la plus "handicapée" des sentiments ou de la vie n'est pas forcément celle que l'on pense. Encore que ? Et de toute façon qui sommes- nous pour juger la façon dont chacun exprime ses sentiments, qu'ils soient enthousiastes et mélancoliques ? Pour mépriser la façon que chacun à de se relever, quelque soit la béquille utilisée ? Plutôt que de juger, mieux vaut sans doute faire un pas vers l'autre et commencer à comprendre, prendre conscience de cette différence de fonctionnement intime.

Tout ceci est parfaitement mis en scène par Géraldine Nakache, dans un film rythmé et piquant, drôle et émouvant, mais sans pathos. Le tout en misant sur sa complice de toujours pour interpréter sa soeur : Leila Behkti. Elles sont toutes les deux au diapason dans leur antipode. Et, et, Patrick Timsit succulent dans ses bizarreries et son coeur qui déborde pour ses filles.

Vraiment j'ai adoré ce film aussi bien senti que mené.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Octobre 2019

Film de Nicolas Pariser

Avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi

 

Synopsis :  Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

 

 

Mon humble avis : Ce film est résolument brillant... Même parfois un peu trop, je plaisante. Mais en fait, il est tellement dense en pensées et dialogues à la lisière de la philosophie que l'on aimerait parfois pouvoir appuyer sur le bouton "pause" pour assimiler vraiment ce qui y est dit, et pouvoir méditer sur notre propre avis sur les questions et sujets qui y sont débattus.

Dans ce film, le rôle de Fabrice Lucchini lui impose d'être relativement abattu, donc point ou peu d'envolée "Lucchinienne"... Mais au contact d'Alice, l'étincelle revient dans les yeux de ce maire déprimé et alors là, c'est délicieux, toute l'évolution se fait par petites étincelles discrètes et délicates.

Les grands débats de ce film portent sur les "Idées", l'action et la réalité du terrain. Les grands intellectuels et/ou politiques qui planent à cent lieues au-dessus de la mer sans être conscient qu'ils parlent chinois au peuple dont ils se disent très près et préoccupés.

Il est évidemment question de vanité et de modestie, assez rare dans le milieu politique, fût-il qu'"au niveau" d'une grande cité comme Lyon. D'ailleurs, ce fameux milieux (et toute sa cour) et gentiment égratigné et moqué par Nicolas Pariser, le réalisateur, qui donne ici un film qui devient de plus en plus une valse à mille temps, mais compté en minutes. Du genre : "dans 3 mn, le maire vous reçoit 2 mn". Pour la simple citoyenne que je suis, tout ce ballet de couloir, d'escalier, d'entre-porte et de convoi humain parait tellement ridicule, risible et disproportionné... Bref, il flotte comme une marée de sérieux avec des vagues de vanité... C'est comique... Et encore, nous ne sommes pas à l'Elysée ! Ce film offre un beau face à face entre l'ancien monde de la culture, de la philosophie et de la littérature comme mode de pensée au nouveau, formé par les technocrates et les communiquants.

Bref, Nicolas Pariser montre de l'intérieur ce milieu politique auquel plus grand monde ne croit. Et dans cette ruche, il y a une magie qui s'installe, avec l'arrivée d'Alice, dont le rôle est de donner conseils et idées au maire. La présentation de son poste est hilarante ! Le duo que forment Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier est aussi subtil que délicieux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Octobre 2019

C'est avec ce 3ème billet que je conclus la visite extraordinaire du site du Poète Ferrailleur de Lizio dans le Morbihan, visite effectuée tout début juillet.

Mes 2 précédents billets se trouvent ici et

Lors de votre prochain passage ou séjour dans le Morbihan, n'hésitez pas à passer quelques heures dans ce lieu enchanteur ! Suite à mes billets, j'ai déjà eu des retours de personnes qui y sont allées et qui ont adoré !

Bon dimanche !

 

Don Quichotte !

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3

"Quand je m'ennuierai, je m'en irai, mais j'ai encore tant de rêves d'avionneurs, de funambules, de mouvement perpétuel, d'accessibles étoiles et de beauté à vous conter, d'émerveillement à vous transmettre et de lumière à permettre. J'ai aussi le grand désir que vous trouviez votre voie, fût-elle simple, secrète et quotidienne".

Robert Coudray

Le petit prince

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3

"J'ai toujours été comme un enfant, inventant mes jouets au gré des récupérations et de mes rêveries vagabondes. Leur donner du mouvement était au départ pour moi le sommet de la complication, du mystère et de l'émerveillement. Alors, je me suis passionné de sculptures cinétiques et mes objets sont devenues des machines à faire rêver."

Robert Coudray

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
Et puis, pas très loin, la forêt, ses étangs et le petit village de caractère de Lizio

Et puis, pas très loin, la forêt, ses étangs et le petit village de caractère de Lizio

 UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERAILLEUR DE LIZIO 3/3
Evidemment, la journée n'aurait pas été complète sans la rencontre d'un joli matou !

Evidemment, la journée n'aurait pas été complète sans la rencontre d'un joli matou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 4 Octobre 2019

Roman - Editions Pocket - 184 pages - 6.40 €

Parution d'origine aux éditions First en mai 2018

L'histoire : Chloé est une journaliste de terrain et de fronts de guerre, qui ne vit que par et pour l'adrénaline du danger.... Au point d'en oublier d'être sympathique, accessible et quelque part, humaine... Ce qui conduit à une terrible altercation avec Alexandre, son boss. Celui-ci décide d'envoyer Chloé en mission reportage aux antipodes de ce qui semble être fait pour elle : au Danemark, dans le petit village de Gilleleje, qui vient d'être élu "village le plus heureux du monde". Elle va devoir donc faire un papier sur le Hygge, cet art de vivre Danois qui mène au bonheur. Va-t-elle droit vers le clash ?

 

 

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Ma CB cet été.

 

Mon humble avis : Je boude souvent la littérature dite "feel good", sous prétexte qu'elle ne m'enrichit pas culturellement. Et je réalise avec ce roman que j'ai vraiment tort... Puisque ce genre littéraire existe pour faire du bien.... Et c'est mission accomplie par cette mission Hygge ! Certes, je ne me mettrai pas à lire que ce style de livres mais je me pencherais peut-être sur eux avec moins d'à priori ou de "sévérité".

Car oui, je me suis sentie bien dans ces pages à l'écriture fluide, ces pages qui se laissent lire si facilement, ces pages qui m'ont emmenée dans un trou paumé du Danemark où la particularité des habitants est d'être heureux, de savoir l'être. Ainsi, l'on découvre la façon de vivre de ces Danois qui évoluent dans une certaine félicité, malgré les épreuves de la vie qui ne les épargnent pas pour autant.

Mission Hygge m'a offert comme une pause dans mes propres "courses" (je ne parle pas de celles à l'hypermarché), les courses, challenges ou défis personnels que je m'impose envers et contre tout. Quelques bonnes leçons à retenir au fil de cette histoire pour vivre autrement (on va essayer). Et notamment :" Ce n'est pas parce que tu es malheureux que tu dois être triste" (l'inverse fonctionne aussi).... et "Vivre comme s'il n'y avait plus de café demain".... Ces danois de ce coin du monde n'hésitent pas à célébrer le moindre événement qui paraît dérisoire (comme l'achat d'un nouveau vélo), et n'oublie pas le confort bien cosy. Mais surtout, ils vivent en petite communauté qui n'hésite pas à s'entraider. Je me suis sentie bien dans cette petite bourgade où nous partageons la vie d'une poignée de personnages.

Et bien sûr, notre Chloé en acier (certes un peu caricaturale et vraiment détestable et cynique au début) va rendre les armes et fendre l'armure, suivre une belle évolution, et réaliser que le bonheur, ou du moins le bien être n'est pas forcément là où l'on se persuade qu'il est.

Bref, une lecture bien agréable et dont les effets resteront en moi le plus longtemps possible, je l'espère.

 

Sur le même sujet (l'art du bonheur Danois) mais version essai (agréable et pas prise de tête), vous pouvez lire "Heureux comme un Danois", de Malène Rydhal

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Octobre 2019

Film de Nicolas Boukhkrief

Avec Sandrine Bonnaire, Charles Berling, Pablo Pauly, Jérémy Senez

 

Synopsis :  1999 - Olloy - Les Ardennes belges.
Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

 

 

Mon humble avis : L'adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre est bien réussie, et très fidèle à son atmosphère et à la tension qui s'y installe au fur et à mesure que le piège se referme sur le personnage d'Antoine.

La réalisation est sobre et oppressante, mais sans exagération. Pierre Lemaitre fait une apparition surprise et rapide dans le personnage du procureur.

J'avais "audiolu" ce roman il y a quelques mois, juste après une opération chirurgicale, donc autant dire, un peu beaucoup dans les vapes et la douleur. Le film m'a donc permis de rafraîchir ma mémoire et de décelé peut-être certaines subtilités perdues dans mes brumes post-opératoires. L'aspect thriller psychologique m'a plus sautée aux qu'aux oreilles lors de mon audiolecture.

Ce polar social reste bien glaçant et laisse libre le spectateur de juger ou non ce coupable innocent, dont le crime du mensonge est bien plus grave que le geste commis et qui aura des répercutions bien plus lourdes que la potentielle justice et qui le gardera à jamais prisonnier d'une vie qu'il n'a pas choisi, face à ses victimes.

Une histoire très prenante, au début classique mais au développement très subtile, brillamment interprétée. A voir donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Septembre 2019

Film de James Gray

Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Liv Tyler, Ruth Negga

 

Synopsis :  L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète

 

Mon humble avis : La presse est dithyrambique envers ce film, je le serai beaucoup moins. Disons que heureusement qu'il y a le charisme de Brad Pitt pour faire diversion de l'espèce de platitude qui s'installe dans le film, et qui m'a conduite à plusieurs sessions d'ennui.

Certes, Ad Astra (vers les étoiles en latin) n'est pas un film de science-fiction comme les autres, qui ne compte pas sur l'action, les martiens ou toutes autres existences intelligente dans l'univers pour étoffer son histoire ni son rythme, puisque le film conclut que nous sommes seuls dans l'univers. En fait, ce qui finit par prendre le plus de place, c'est la recherche paternel de Brad Pitt au fin fond de l'univers, son père (tommy lee Jones) y étant porté disparu ou décédé (suivant les versions) depuis des décennies. Mais dans cette recherche paternelle, j'ai trouvé qu'étant donné l'univers SF, le réalisateur sortait trop souvent les violons dans les monologues intérieurs des personnages.

Certaines scènes sont bâclées dont le sens inexploitées et bouclées sans plus de procès, ni plus d'explications que cela, alors que celles-ci auraient apporté d'autres intérêts au film.

Qui plus est, même si le style science-fiction permet beaucoup de chose sans justification, j'ai trouvé pas mal d'anachronisme dans certains objets et surtout, dans l'âge des protagonistes (quand on connaît leur âge dans la vie réelle). Bref, le genre de détails que l'on voit dans une film lorsque l'on s'ennuie.

Bref, mon sentiment est que, sans le nom de Brad Pitt en haut de l'écran, ce film, qui ne provoque pas l'étincelle attendue pendant plus de deux heures, pourrait presque passer inaperçu, même s'il y a de belles images interstellaires.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Septembre 2019

Roman - Editions de L'aube - 176 pages - 20 €

Parution le 5 septembre 2019, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Elle vit avec lui et Petit Chose, le bébé... Et le 14 juillet, alors que claque le feu d'artifice, le couple éclate... Elle se retrouve seule avec Petit Chose, toute une vie à réorganiser, une parentalité à assumer seule. Elle va se réveiller, s'éveiller à elle-même, et réaliser qu'elle peut se réaliser.

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Etant donné le bandeau qui l'accompagne, je pensais me plonger dans un roman presque léger, facile à lire. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Il n'est ni plombant, ni drôle à mon sens, même si quelques réflexions bien lancées prêtes à sourire, "Les femmes sont débordées" dégage une puissante rare. Dans les propos bien sûr, dans l'analyse des situations.

Ce roman autant féminin que féministe, s'adresse à toutes et à tous, solo, couples, parents, célibataires, parents solo, dont il est particulièrement question ici.

Samira El Ayachi démontre admirablement bien que le combat des femmes ne s'est pas terminé avec le droit de vote, l'accession à la contraception et la possibilité d'avorter. Le monde évolue et la femme doit, en plus de ses "devoirs" séculaires, assumer la vie active, sociale, professionnelle, et ceci, de plus en plus seule, puisque le nombre de divorces n'est un secret pour personne. La femme d'aujourd'hui est donc occupée, assiégée par tout ce que la société, la famille et l'entourage attendent d'elle : Etre une performeuse sur tous les plans tout en restant dans le moule de la bonne mère.

Oui mais, lorsque le mâle qui partageait vie et tâches disparaît, lorsque l'épaule et l'équilibre s'évaporent, il faut tout reconstruire.... Couler d'abord, terrifiée devant l'immensité des responsabilités parentales solitaires (qui freinent la construction de l'être en tant qu'individu), la pitié inspirée, la désertion masculine, l'agenda quotidien tant professionnel que parental, et la société qui n'est pas du tout conçue pour les mères célibataires... Puis peu à peu, reprendre pied, et faire un pied de nez à la vie, au regard des autres. Osciller entre obstacles et petites victoires. Oui, on peut réussir seule, oui, on peut être heureux sans être deux, sans être sous la coupe d'un /des hommes. La femme peut être libre sans entrer dans le moule sociétal. Mais assez du prix de cette liberté, qui semble gratuite chez les hommes !

Dans ce roman, l'héroïne est elle, tu, donc chacune d'entre nous. Nous ne connaissons pas son prénom, ainsi, libre à chacun de se glisser dans le "tu" , ou de se sentir interpellé par la "voix" de la romancière. Samira El Ayachi dresse un portrait sociologique de la femme d'aujourd'hui, le roman étant bien ancré dans notre époque, puisqu'il y est question des mouvements "mee too" et "gilets jaunes".

La séparation sera en fait le début de la propre découverte de soi-même, de son évolution, de sa révolution et de son émancipation réussie. Vous l'aurez compris, ce roman est courageux, audacieux et puissant. Force est de constater que même si ce n'est pas reconnu, le poids et la rotation du monde repose sur les femmes. Un monde fait par les hommes et pour les hommes. Devenir une mère monoparentale semble encore être considéré comme une maladie. Mais la révolution se poursuit et les choses changent, petit à petit. Mon petit bémol personnel irait à au style, qui n'est pas de ceux que j'apprécie, un peu trop haché, phrases très courtes etc. Un peu trop "urgent". Mais ce n'est qu'une question de goût qui n'enlève rien à la grandeur de l'oeuvre.

 

« Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. »

"L'absent sera glorifié, sera le Héros. Les absents ne font jamais d'erreur".

 

3/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Septembre 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h44 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine aux Editions Robert Laffont en août 2016

L'histoire : Juan Del Monte Jonova, plus connu sous le nom de Don Fuego, mais le feu sur la scène du Buena Vista Cafe depuis des années. Il ne vit que pour chanter. Mais le castrisme évolue vers une autre économie plus libérale et du jour au lendemain, Don Juan se retrouve licencié. A soixante ans, le voilà misérable à courir le cachet dans les rues de la Havane. Sa vie n'a plus de saveur, jusqu'à ce qu'il rencontre Mayensi, mystérieuse jeune femme de quarante ans sa cadette.

Tentation : Envie d'un petit tour à La Havane !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman, même si j'ai apprécié de me retrouver dans les rues de La Havane et d'en apprendre un peu plus sur la vie cubaine sous le régime Castriste.

La plume, très soignée, trop sans doute, m'a parue mielleuse, limite "violons" parfois. Peut-être un peu éculée par rapport au sujet. Ceci se prolongeant jusque dans les dialogues souvent caricaturaux et presque dignes d'un théâtre antique où l'acteur déclame son texte.

Mon coeur fut incapable d'éprouver la moindre empathie envers le personnage de Don Fuego, que j'ai trouvé pédant, autocentré, prétentieux et assez naïf en même temps. Le premier tiers du livre déploie ses apitoiements sur son sort, aussi injuste soit-il.

Puis vient sa rencontre avec la mystérieuse Mayensi, âgée d'à peine vingt ans. Et c'est surtout là que le bât blesse dans ma mentalité. Des histoires de "vieux" qui s'émeuvent devant la jeunesse, ça me déplaît. C'est si facile de tomber en amour et dévotion devant la beauté que le temps n'a pas encore abîmée. Et le sujet de "l'amour rend aveugle", j'ai la sensation d'avoir tout lu sur lui, ou presque. Certes, Mayensi semble détruite de l'intérieur. Mais je n'ai pas vraiment cru à cette romance débordante de bons sentiments et de pseudo leçons de vie. Certes, dans le dernier tiers, des explications éclairent le personnage de Mayensi et relancent un peu le rythme et/ou l'intérêt, mais qui, chez moi, sont vite retombés.

Bref, les quelques qualités ne cet ouvrage n'ont pas suffi à me convaincre. Comme ils me semblent loin les uppercuts de "L'attentat" ou de "L'équation Africaine" de Yasmina Khadra.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Septembre 2019

A y'est, ma pause estivale arrive... après tout le monde... quand tout le monde a repris le chemin du boulot, de l'école... Moi, je décolle !

Cette année, c'est destination Afrique du Sud ! 10 jours de voyage, 8 jours sur place, aux alentours de Johannesburg !

Et oui, je me fais plaisir, je me récompense, je me congratule pour mon exploit : un an pile poil sans cigarette. Une partie de mes économies m'offre donc cette superbe destination que je ne pensais même plus à portée de ma bourse. Après, certes, ce n'est qu'une semaine en circuit organisé. Plus longtemps, je n'en n'ai pas les moyens. Je préfère donc peu que pas du tout.

Je me suis préparée à ce voyage de façon inédite pour moi : via la littérature Sud-Africaine. Cela explique pourquoi, ces derniers mois, les romans sud-africains ont fait leur apparition soudaine et régulière sur ce blog. Lire l'Afrique du Sud pour mieux la comprendre, voire l'appréhender... Cette nation semble si complexe ! Et sa littérature est très riche. L'Afrique du Sud compte plusieurs prix Nobel de Littérature assez récents.

Au programme, entre autre :

 

Si la chance est avec moi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et inutile de dire que je suis émue et impressionné d'aller fouler les terres de ce grand homme : 

 

Bon, vous l'aurez compris, j'ai un programme chargé et des plus dépaysants qui m'attend. Je vous dis donc "A dans 10 jours". Et d'ici là, portez-vous bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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