Publié le 1 Novembre 2019

Film de Tim Willer

Avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackensie Davis, Gabriel Luna, Natalia Reyes

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.
 

 

Mon humble avis : Je ne suis pas fan, donc grande connaisseuse, des Terminator comme je peux l'être des Marvel. Mais j'aime de temps en temps voir ce genre de film, d'autant que les premiers opus de cette franchise sont tous de même devenus cultes. 6ème film de la série, il faut chronologiquement le situer (si on suit l'histoire), près le 2ème.

Et puis, après avoir vu Hors Normes, film assez lourd tout de même, j'avais envie de voir un autre film lourd... au niveau de l'artillerie ! Et ça dégomme, le cahier des charges est parfaitement rempli, les effets spéciaux toujours plus spéciaux ! Le moment de ciné est donc agréable et bien divertissant, on ne s'ennuie pas devant un tel film sans temps morts, et où l'on ne compte même plus les morts !

C'est drôle aussi... de ridicule parfois, notamment dans des dialogues on ne peut plus stéréotypés et plats. Mais on ne va pas voir Terminator pour les dialogues ça se saurait... Si, en fait, on attend la phrase cultissime qui est une fois de plus présente, à savoir : "I'll be back" et en VF : "Je reviendrai" !

Rien de bien nouveau dans le scénario qui reprend les trames des autres, mais avec un Terminator encore plus méchant et encore plus surpuissant que les précédents ! Linda Hamilton, du haut de ses 63 ans, qui a subi un entraînement plus qu'intensif pour se reglisser dans le personnage mythique de Sarah Connor, assume toujours tant le rôle que ses rides. Rides beaucoup moins visibles sur Arnold, qui a dû passer plus souvent sous le bistouri esthétique alors qu'il a 10 ans de plus que Linda ! 

Mais ce club de "papy/mamie" fonctionne bien avec une dose d'autodérision. L'ex terminator Arnold reprend du service après avoir élevé tranquillou un gamin dans une belle cabane au fond de la forêt et en apprenant à devenir "humain" !

On a donc ce que l'on veut, du divertissement et de l'action, sans grande nouveauté : on a toujours un personnage qui vient d'un futur qui n'existera peut-être pas s'il fait bien son boulot dans le présent. C'est un résumé ! Il y a aussi de nouveaux protagonistes qui vont sans doute donner un nouveau souffle à la série, ou au moins en garantir un 7ème opus (à mon avis !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Octobre 2019

Roman - Editions de l'Olivier - 256 pages - 19 €

 

Parution le 14 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Près de Montréal, Paul Hansen, ancien super-intendant d'une résidence de luxe du centre ville, purge une peine de deux ans de prison. Il partage sa cellule avec le costaud Patrick Horton, un Hells Angel accusé de meurtre. Tout sépare ces deux hommes et pourtant, entre eux naît comme une amitié. Horton s'évade grâce aux magazines de moto qu'il décortique avec passion. Paul lui, n'a rien pour s'évader... Ce sont ses morts qui lui rendent visite (feu son père, sa femme, son chien)... Et l'histoire de sa vie, qui l'a mené entre ses quatre murs.

Tentation : La brouhaha autour de ce roman

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Les médias disent que c'est là le meilleur roman de l'auteur. Les listes de certains prix confirment cet enthousiasme et sur billet sur la blogo suivent le même ton le plus souvent. Je ne peux me prononcé, ayant si peu lu de Jean-Paul Dubois.

Paul Hansen est dans sa cellule, partagée avec un gros dur qui n'a pas inventé la poudre mais plus sensible qu'en apparence... Après, tout est dans la forme.

Paul alterne le récit de quelques moments de journées partagés avec Horton, pour le pire (le manque d'intimité dans les moments les plus intimes), comme pour le meilleur (des échanges bien plus profonds, touchants et révélateurs qu'il n'y parait). Horton est un personnage haut en couleur, truculent, pour qui le lecteur se surprend d'affection. Entre ces moments du quotidien immuables, il y a la vie de Paul, toute sa vie, depuis sa naissance en France d'un pasteur Danois et d'une propriétaire de cinéma (indépendant) française, en passant par son départ pour le Canada, pour y retrouver son père, puis les trente ans qu'il passe en qualité de super intendant d'une résidence de luxe montréalaise...  Les dernières années vont mener au drame qui s'annonce, mais qui ne se dévoilera que dans les dernières pages du roman. On craint le pire. Et pourtant...

Sans élever ce livre au rang de mes coups de coeur, j'avoue avoir apprécié vivement ma lecture, même si, de temps en temps, quelques longueurs me sont apparues. Le style de l'auteur est magnifique tout en étant fluide, et dans la façon qu'il a eu de construire tant son oeuvre que les personnages qui l'habitent, il y a comme quelque chose de littérature américaine. L'histoire n'est pas dense en événements (elle l'est cependant en sujets développés), mais les pages se tournent toutes seules.

Les portraits d'hommes et de femmes sont délicieusement et pudiquement brodés au fil des pages, dans leur antagonisme, leur secret, leur hypocrisie, leur force, leur idéalisme, leur révolte ou leur soumission, leur faiblesse. Dans leur passion aussi et s'il n'y a pas de passion, le plaisir, le bonheur d'une vie tranquille et sereine au service des autres, le plaisir du job bien fait et plus s'il le faut, parce que l'homme a besoin d'humanité, et Paul le sais très bien.

Et puis, un nouveau personnage débarque dans la galerie et l'on sent que l'orage arrive.

Ce roman montre comment une vie de bonté et d'effort peut être ruinée en très peu de temps, et à cause d'une seule personne qui, par un discours bien huilée et une présentation bien pompeuse, parvient à manipuler le reste de la troupe. Et c'est ce diable qui va provoquer l'orage, et faire sortir de l'homme sage la bête qu'il y a en chacun de nous.... Et oui, aussi bons que nous puissions être toute une vie durant, nous ne sommes jamais à l'abri de croiser un être maléfique qui nous fera sortir de nos gongs, un être qui nous fera devenir un autre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon a donc été une lecture très agréable et prenante pour moi, qui me suis régalée de la plume de l'auteur. Par contre, dire qu'elle m'a transportée d'émotion serait mentir. J'admire l'oeuvre d'art qu'est ce roman, mais je m'attendais à être complètement remuée de l'intérieur. Et non.

D'ailleurs, en relisant mon billet, je me dis qu'il n'est pas très inspirant. Il en sera ainsi !

 

5/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Octobre 2019

Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes".

 

 

Mon humble avis : Un film bouleversant et d'une absolue nécessité. Un film d'utilité publique, sociale, médicale et humaine. Un film qui prouve l'urgence de la situation et cette urgence est particulièrement ressentie et "accentuée" par un tournage à caméra à l'épaule. On suit Vincent Cassel et Reda Kateb H24, dans toutes les situations qu'ils rencontrent, et ce, toujours sur le fil... Hors normes n'est pas précisément un film sur l'autisme, mais une dénonciation grand public du manque de moyens d'encadrement et de prises en charge de ces personnes en grand handicap en France.

Hors normes est tiré d'histoires vraies, et inspiré d'associations et de personnes réelles. Les autistes sont joués par des autistes... Aussi, on peut imaginer le travail d'immersion et d'adaptation que ce film a du représenter tant en préparation qu'en tournage, tant par les réalisateurs que pour les comédiens. Chapeau archi bas pour Vincent Cassel et Reda Kateb et tous les autres d'ailleurs, car on sent un travail d'équipe en bienveillance magistral. Nakache et Toledano l'ont déjà prouvé, ils ont le sens des dialogues percutants, une fois de plus. Et cela fait du bien, apportant de temps en temps un léger humour ou une dose de causticité bien placés et qui font mouche et disent les choses comme elles doivent être dites !

Dans ce film, tout est hors normes... Les enfants et adolescents autistes dont personnes ne veut, à qui la société n'offre aucun cadre humain et approprié à leur pathologie. Les associations qui font un travail de dingue et obtiennent des résultats, mais le tout sans autorisations officiels, sous le mode de la "débrouille", sans le sous, dans des conditions hors normes etc.... Des institutions et des milieux hospitaliers, débordés et non armés pour ces pathologies, font eux même appels à ses associations... C'est le serpent qui se mord la queue, dans cette France qui ne prend pas ses responsabilités et préfère s'embourber dans la lenteur administrative, la suspicion et les normes officielles, avant de se rendre compte qu'elle n'a rien de mieux à proposer... Sont hors normes également ces jeunes de banlieue désocialisés et sans place dans la société, qui parviennent, par un encadrement adéquat et une formation sur le terrain, à trouver leur place et une raison d'être en devenant référent d'un enfant autiste. La preuve qu'avec patience et logique, tout le monde peut trouver sa place et jouer un rôle dans la société. Il suffit de trouver le meilleur chez chacun et le laisser s'exprimer. Il y a d'ailleurs un parallèle entre ces jeunes de banlieue et les autistes... "On" les croit vides, alors qu'ils sont pleins de ressources.

Enfin, sont hors normes ces deux hommes que vouent toute leur vie à leurs associations et aux jeunes autistes, en en oubliant leur vie personnelle, en se battant contre vents et marées, en y croyant dure comme fer, parce que parfois, un petit miracle, un petit progrès chez un de leurs jeunes leur prouve qu'ils ont raison de persévérer dans leur combat. Et puis, sans eux, où iraient la quarantaine d'autistes dont ils se chargent ? Nulle part, car en France, ils n'ont nul part où aller... Et oui, ces associations hors normes sont indispensables.

Un film sur l'appel à l'espérance et à l'ouverture et à la tolérance, notamment dans le milieu de l'entreprise. Un film à voir, qui remue évidemment, qui émeut. Un film dont il faut parler pour que personne n'ignore cette réalité et qu'enfin, les pouvoirs politiques et sociaux mettent en place des structures adaptées... Ah oui, mais c'est vrai, ça coûte de l'argent et il paraît qu'en France, il n'y en n'a plus... Par pour cela en tout cas...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Octobre 2019

Roman - Editions Audiolib - 10h56 d'écoute - 20€56.

Parution d'origine aux éditions Cherche midi en 2013

L'histoire : Quelques jours après le décès d'Elisabeth Bohlinger, ses enfants se retrouvent chez le notaire, exécuteur testamentaire de feu leur mère. Un véritable empire est un jeu : l'entreprise réputée "Bolhlinger cosmétiques". Les deux fils héritent immédiatement de leur part. Brett, quant à elle, a la surprise de recevoir une enveloppe qui contient... Un liste de vingt objectifs précis qu'elle doit réaliser en un an pour que s'ouvre son droit au lègue égal à celui de ses frères.... La vie de Brett promet d'être bien mouvementée !

Tentation : Pourquoi pas, à force de voir ce livre un peu partout.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Fin d'été, envie d'une lecture facile sans prise de tête, donc c'est parti pour Demain est un autre jour, lecture un peu feel good, même très feel good. Surtout que la narration est à la première personne du singulier, faite donc par Brett, dont nous suivons aussi bien les péripéties que les états d'âme. Ces derniers amènent des passages un peu gnangnans et minaudiers. Mais c'est ainsi, c'est féminin et américain, plein de bons sentiments : tout pour toucher un max de lecteur.

Néanmoins la lecture (ou l'écoute) ne manque ni d'intérêt ni de suspens, le récit étant bien construit à cet effet. Le divertissement reste agréable.

Quid de cette fameuse liste de vingt objectifs.... Elle correspond à une série d'objectifs (choses à faire et à réussir dans la vie) que Brett avait rédigée adolescente, avant de jeter la feuille en boule dans une corbeille. La mère, passée derrière, avait récupéré et gardé précieusement cet écrit. Et force est de constater que la vie actuelle de Brett ne ressemble en rien à ce qu'elle avait imaginé enfant. Brett n'a donc d'autre choix que de s'atteler à cette liste, pour le meilleur et pour le pire et va découvrir les motivations de sa mère : rendre Brett à elle-même, à ce qu'elle est vraiment. Brett va donc aller de surprises en découvertes et se rendre compte qu'en fait, le nouveau chemin qu'elle emprunte la conduit doucement mais sûrement vers un bonheur vrai, sincère et sain.

Bon, évidemment, le récit se déroule comme il faut pour que Brett réalise ces objectifs, avec quelques ficelles bien tendues et des situations qui en induisent d'autres, à grand renfort de coup de doutes, d'erreurs, d'émotions et d'un peu de pathos tout de même. Mais l'histoire tient debout et ne nuit pas à la santé. Maintenant, Demain est un autre jour n'apporte rien de bien nouveau non plus sur l'accession au "nirvana" : la solution est en toi, il faut croire en toi, il faut faire confiance au destin ou au contraire, savoir le bousculer, ouvrir ton coeur, d'une action en découle une autre (genre l'effet papillon), ne pas oublier l'enfant que tu as en toi et blablabla et blablabla. Bref, ne pas se tromper de vie ! Ah oui, et j'allais oublier l'essentiel : évidemment, l'argent ne fait pas le bonheur !

Bref, un divertissement féminin et estival sympa, mais qui ne révolutionne pas l'univers !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Octobre 2019

BD - Editions Les Arènes - 144 pages - 20 €

Parution en mai 2018

Le sujet :  1er décembre 1944, camp de Thiaroye, dans la banlieue de Dakar. L'armée française ouvre le feu sur des centaines de tirailleurs sénégalais tout juste rentrés de quatre années de captivité. Après un travail de recherche acharné de plus de vingt ans, l'historienne Armelle Mabon a découvert qu'il s'agissait en réalité d'un véritable crime d'Etat prémédité. Ce sont plus de 300 hommes qui auraient été froidement exécutés par l'armée française. Archives maquillées, faux rapports, documents dissimulés, intimidations nous sommes face à un mensonge officiel qui perdure encore aujourd'hui.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Avec l'habitude de l'expression "Mort pour la France", si on lit vite le titre, en "diagonale", c'est sans doute ce que l'on voit. Mais si l'on réfléchit à ce que lisent nos yeux, c'est tout autre chose.... Cette autre chose dont nous informe admirablement bien cet album.

Un graphisme agréable, un rythme qui ne faiblit pas, et des révélations qui glacent le lecteur. Car nous parlons ici d'Histoire, mais celle oubliée, cachée, reniée, enterrée par les protagonistes d'alors et encore aujourd'hui par l'Etat Français qui minimise l'affaire, malgré les informations trouvées et des archives sans doute dissimulées, voire modifiées pour que l'Histoire de France ne se retrouve pas entachée dans un scandale supplémentaire. Oui, l'Etat Français a massacré, assassiné plus de 300 tirailleurs Sénégalais, qui avaient combattu pour la France et été faits prisonniers par les Allemands au titre de soldats français durant la seconde Guerre-Mondiale... Mais autre régime de la part des Allemands... Rapatrier ses soldats noirs en France le plus rapidement possible pour qu'ils ne polluent pas le sol Allemand... Bref, nous sommes en décembre 1944, les tirailleurs sont rapatriés au Sénégal en attente de démobilisation, et surtout, de leur solde et primes... L'armée française évoquera la raison d'une mutinerie (et donc de légitime défense) pour les assassiner dans un bain de sang. La France reconnaîtra 70 morts, mais ils seraient environ 300 à avoir été enterrés dans des charniers communs, sans noms et sans deuil pour leur famille.

Nous suivons donc l'historienne Armelle Mabon dans son travail de recherche pour qu'éclate et soit reconnue la vérité... Au début de l'album, Armelle Mabon est étudiante et prépare sa thèse en lien avec le social et le colonialisme. C'est au court de ses investigations de thésarde qu'elle découvrira l'histoire des tirailleurs sénégalais de Thiaroye. Celle-ci devient une obsession pour elle, comme celle de la vérité. Armelle Mabon y a consacré plus de 17 ans de sa vie, et partout, des bâtons lui sont mis dans les roues. Aussi, elle ira enquêter dans les archives d'outre-manche qui confirmeront ses intuitions. Avec elle, nous enquêtons en Bretagne, à Paris, au Sénégal, nous rencontrons les descendants de ces hommes massacrés, le gardien d'un cimetière aux tombes sans noms...

Il n'empêche que le gouvernement Français ne change pas de position, malgré quelques excuses murmurées par Hollande il y a quelques années, sur le nombre toujours officiel des soixante-dix victimes. Combien de temps faudra-t-il pour que les centaines d'autres soient reconnues, que leur honneur leur soit rendu, qu'elles soient réhabilitées et que leurs familles puissent toucher l'argent qui leur a toujours été dû ? Nul ne sait.

Mais heureusement, il y a l'art, et notamment la BD qui permet d'amener les citoyens à connaître certaines vérités cachées et ainsi, de sortir de l'oubli ces hommes valeureux qui ont combattu pour nous en 39/45 et que la France a récompensé d'un assassinat collectif... A lire, à partager, à offrir, à évoquer. Bref, un album indispensable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 22 Octobre 2019

Roman - Editions Audiolib - 4h42 d'écoute - 19 €

Parution d'origine aux éditions Le Seuil en 2014

L'histoire : C'est celle d'Eddy Bellegueule, un enfant né dans un milieu très populaire en Picardie. Eddy n'aura de cesse de quitter ses parents, la pauvreté, sa classe sociale faite de racisme et de violence. Il s'insurge contre tout cela, mais surtout contre le monde qui s'est insurgé contre lui depuis toujours, le voyant comme une source de honte. Car Eddy est différent d'eux et pour eux, différent tout court.

 

 

Tentation : La blogo en son temps (et oui déjà 5 ans, je suis parfois longue à la détente !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Edouard Louis raconte son enfance. Il aurait pu, pour cela, choisir la forme d'un essai, d'une enquête ou d'un témoignage. Il a préféré donné un espace littéraire à la violence qu'il a subi, la littérature étant un travail de langage. Et il a ainsi eu plus de liberté pour montrer dans ce livre comment la violence est située dans un langage, et qu'elle s'exprime par des mots. La forme du roman lui a donc permis de restituer la violence d'un langage et des mots qui aurait eu un moins d'impact via un autre support d'écriture. Edouard Louis superpose donc deux langages qui s'entrechoquent : celui d'Eddy enfant et de son milieu, et le sien devenu adulte et romancier. C'est comme cela qu'il peut rendre cet aspect si réel et compréhensible.

Le travail de l'auteur est donc admirable et terriblement abouti. Ce livre, on ne le lâche pas. Alors pourquoi seulement trois pattes de chats ? Parce que ce roman n'en n'est pas un, mais une histoire vraie. Et ce genre d'histoire vraie me met très mal à l'aise, tant la violence réelle m'est insoutenable. Ce type de lecture n'est pas du tout confortable pour mon âme sensible et révoltée face aux injustices, face à l'acharnement envers les plus faibles (en apparence) et sans défense, surtout dans un milieu où plaidoyer restera toujours vain. Eddy est différent, efféminé, délicat, curieux de culture dans un monde de brutes enfermé dans des codes, qui n'a pas été ouvert à la culture et aux différences. Un monde où un garçon doit devenir un homme, un vrai, un dur. D'où un racisme très présent dans les propos de la famille d'Eddy... Bien que ce racisme primaire se trouve aussi couramment dans des CSP +++ hélas.

Edouard Louis décrit la violence verbale, les moqueries, l'humiliation, l'incompréhension subit par Eddy, que ce soit par les siens ou par l'extérieur (l'école ou autre), cette violence insidieuse qui est souvent invisible de l'extérieur du foyer familial et qui évolue dans l'indifférence générale.  Celle-ci m'a trop chamboulée pour que je puisse sauter d'enthousiasme envers cet ouvrage sur les dominés qui a pourtant tout de remarquable dans sa finesse, sa construction, son écriture, les émotions qu'il dégage et qui appelle à devenir autre chose que ce que notre condition a fait de nous.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Octobre 2019

Je réalise que cela fait un an jour pour jour que mon trio félin n'a pas eu sa place sur mon blog ! 

A force de courir pour sauver des dizaines de chats, voilà ce qui arrive.

Un an, il s'est passé certaines choses évidemment ! Aya a eu 6 ans, Tsingy 5 ans et Praslin 3 ans.

Cet hiver, Tsingy a continué à développer une gingivite, devenue préoccupante, avec 2 dents abîmées. Plusieurs visites et soins vétérinaires n'ont rien pu faire... En mars, j'ai dû me résoudre à confier mon loulou au vétérinaire pour qu'il l'opère et lui extrait 3 dents. J'ai fait faire les tests (PCR)... Le verdict est tombé. Mon chat est porteur actif du calici virus (saloperie de maladie évolutive, très contagieuse, et dont on ne soigne que les symptômes jusqu'à un certain point). Mais de cette maladie, on ne guérit pas. Tsingy étant vacciné, il doit tenir ce virus de sa mère sans doute. Il est également porteur de la maladie du collet dentaire félin... Qui détruit les dents de l'intérieur. Maladie évolutive elle-aussi, mais non contagieuse. Mais depuis son opération, Tsingy se porte à merveille, s'isole sans doute moins qu'avant. Mais je sais que mon loulou de 5 ans sera assez vite un "grand père" sans dents :( . Mais les visites de vérif véto trimestrielles sont pour l'instant rassurantes. Du fait de la présence du calicivirus chez moi, évidemment, il est désormais hors de question qu'un chat étranger mette les pattes chez moi, même si c'est pour la bonne cause, trop de risques.

Praslin me fait de temps en temps une conjonctive à l'oeil gauche.... dans ces cas-là, collerette immédiatement, gouttes dans l'oeil prescrites par le véto... Sauf quand c'est à quelques jours d'un départ en vacances... Vitesse supérieure, visite véto et crème plus puissante.

Aya, cette année, ne m'a rien coûté en visite vétérinaire, mise à part celle annuelle pour la mise à jours des vaccins. Pourvu que ça dure !

Ce sont toujours mes amours, mes rituels, mes compagnons de vie et de TOUT ce que je fais chez moi, mes surprises, mes repères, mes habitudes, ceux qui m'attendent derrière la porte quand je rentre chez moi. Ils sont les témoins silencieux de chaque instant de ma vie chez moi. Ils sont mes animaux de compagnie, mais je suis aussi leur humaine de compagnie. A moi d'en prendre soin, de les aimer et aussi et surtout, de les distraire !

Et bien sûr, ce sont toujours les 3 plus beau chats du monde dans leurs catégories : chat tigré marron, chat marbré gris et chat blanc et noir !

Alors cette fois-ci, pas de photos potentiellement artistiques (de toutes façons, j'ai quitté Instragram où je passais des heures à poster des photos de mes chats et à en "liker" d'autres... Mais du quotidien, du saisi sur le vif avec mes loulous !

Mes compagnons de lecture, bien consentants pour quelques photos !

Mes compagnons de lecture, bien consentants pour quelques photos !

Le rituel du soir, quand je me couche pour bouquiner, Aya vien "pattouner" contre moi, sur "son" cache nez bien laineux !

Parfois, il arrive des chatastrophes ! Qui est le coupable ? Aucun n'avoue... Donc punition collective : ASPIRATEUR ! Puis, tiens, c'est bizarre, un nouveau pot, mais en plastique cette fois-ci ? Et oui, même après 5 ans de vie commune avec des chats, on continue à s'adapter !

Parfois, il arrive des chatastrophes ! Qui est le coupable ? Aucun n'avoue... Donc punition collective : ASPIRATEUR ! Puis, tiens, c'est bizarre, un nouveau pot, mais en plastique cette fois-ci ? Et oui, même après 5 ans de vie commune avec des chats, on continue à s'adapter !

Vive les jours de livraison ! A la maison, les croquettes arrivent par 10 ou 20 kg (direct au 2ème étage !) suivant les offres promo ! Et puis dans le carton, il y a toujours de la bonne pâtée et des lots de plumeaux pour remplacer les plumeaux défunts. Et ce qui est cool, c'est qu'on peut jouer avec le carton et les cordons plastiques verts ont toujours un vif succès !

Vive les jours de livraison ! A la maison, les croquettes arrivent par 10 ou 20 kg (direct au 2ème étage !) suivant les offres promo ! Et puis dans le carton, il y a toujours de la bonne pâtée et des lots de plumeaux pour remplacer les plumeaux défunts. Et ce qui est cool, c'est qu'on peut jouer avec le carton et les cordons plastiques verts ont toujours un vif succès !

Rien de tel que le prélèvement à la source ! Puis, le sac de croquettes, même vide, c'est super drôle aussi ! Mais le top du top, c'est l'émincé de poulet !

Rien de tel que le prélèvement à la source ! Puis, le sac de croquettes, même vide, c'est super drôle aussi ! Mais le top du top, c'est l'émincé de poulet !

Atelier remise en état de l'arbre à chat : Praslin assistant & testeur, Aya, inspectrice des travaux finis !

Atelier remise en état de l'arbre à chat : Praslin assistant & testeur, Aya, inspectrice des travaux finis !

Mes compagnons pour regarder la télé ! Cette émission sur les félins les a passionnés ! Tsingy s'est mesuré aux lionnes, Praslin c'est contenté de regarder à distance respectable. C'était très amusant de les regarder !

Mes compagnons pour regarder la télé ! Cette émission sur les félins les a passionnés ! Tsingy s'est mesuré aux lionnes, Praslin c'est contenté de regarder à distance respectable. C'était très amusant de les regarder !

Même quand la télé est éteinte, il y a toujours un chat à regarder, voire même un double chat !

Même quand la télé est éteinte, il y a toujours un chat à regarder, voire même un double chat !

UN DIMANCHE AVEC MES COMPAGNONS DU QUOTIDIEN !
Atelier changement des draps du lit : toujours l'occasion de faire les fous, de jouer, ou de faire le beau !

Atelier changement des draps du lit : toujours l'occasion de faire les fous, de jouer, ou de faire le beau !

Dernier moment lecture avant l'extinction des feux !

Dernier moment lecture avant l'extinction des feux !

Voilà ce qui se passe quand j'ai le malheur de m'éloigner de ma tasse de lait du petit dej !

De la tendresse dans ce monde de brutes !

De la tendresse dans ce monde de brutes !

Bref, vous l'aurez compris, vivre avec mes 3 chats est un partage de quasi chaque instant et l'occasion de mille émerveillements !

Bref, vous l'aurez compris, vivre avec mes 3 chats est un partage de quasi chaque instant et l'occasion de mille émerveillements !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 18 Octobre 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 164 pages - 6.20 €

Parution d'origine aux Editions L'Iconoclaste en 2013

Le sujet : Hugo Horiot est un autiste de haut niveau (Asperger), porte parole de la cause en France. Il raconte ici son enfance d'autiste non verbal jusqu'à ses six ans... Le jardin d'enfant, l'école primaire, le collège puis le lycée, la traversée d'un long enfer, jusqu'à la découverte du théâtre.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Récemment, un de mes proches a été diagnostiqué autiste asperger après une longue errance psycho-médicale. Et quand j'ai évoqué cela dans mon entourage, qu'elle ne fut pas ma surprise de constater le nombre de personne ignorant le terme "Asperger" et sa signification. Parfois, des images toutes faites, l'extrême : "Rain man". Soixante-dix mille Français sont diagnostiqués autistes de haut niveau, mais ils seraient en réalité près de sept cent mille

Aussi, me voici à me documenter sur le sujet pour en parler mieux et comprendre plus en profondeur et peut-être mieux appréhender cette personne qui m'est proche.

Et me voici plongée dans "L'empereur, c'est moi", de Hugo Horiot, qui se lit presque comme un roman rédigé dans un style très brillant et agréable... bref, littéraire. Rappelons qu'il y a autant d'autisme qu'il y a d'autistes, qu'on ne peut absolument pas prendre un exemple pour une généralité... Voilà pourquoi l'on parle de T.S.A (Trouble du Spectre Autistique)

Hugo Horiot nous livre tous ses souvenirs, depuis le premier jusqu'à son entrée dans une école de théâtre qui sera sa révélation et sa libération de son enfer.... Enfin, son enfer, c'est les autres... pour qui la différence est une cible tellement facile pour exprimer méchanceté, moquerie, brutalité... Ca, c'est pour ses "camarades scolaires". Pour les adultes, cette différence est encombrante et doit rentrer dans d'autres cases, des cases à part, au lieu de l'inclure et de profiter de sa richesse.

Hugo, l'enfant non verbal jusqu'à ses six ans, n'est pas sans apprendre, sans ressentir d'émotions (bien au contraire), sans angoisse, sans bonheur en milieu bienveillant. Sa mère, qui se battra pour qu'Hugo ne soit pas institutionnalisé, trouvera moult subterfuges et idées pour qu'un jour l'étincelle ait lieu, le déclic : Hugo parle (évidemment, il sait déjà lire et écrire)

Hugo Horiot, évoque très peu ses colères, ses tics et ses tocs, ce que représente la vie familiale avec un enfant autiste. Non, nous sommes vraiment dans sa tête, autant dans son cerveau qui pense et son âme qui ressent. Le terme "autisme" n'est pas cité non plus. Hugo préfère dire "intelligence atypique". De même, l'apposition du diagnostic et le marathon médical n'est pas décrit. Tout cela, je pense qu'on le trouve dans le roman écrit par sa mère, la romancière Françoise Lefèvre : Le petit prince cannibale (Prix Goncourt des lycéens 1990).

Par contre, Hugo ne cache son courroux contre la bêtise humaine et le nivellement par le bas de notre société et de l'Education Nationale. Un exemple parlant.... Il existe trois formes de langage : familier, courant, soutenu... Au collège, Hugo s'exprime en langage soutenu, alors que les ado ne sa classe se situent en dessous du langage familier... La mère d'Hugo est convoquée par la proviseure... Conclusion : il serait préférable qu'Hugo se mette au niveau de ses camarades de classe. Point. Point. Point.

La suite de ce récit existe déjà (et d'autres écrits aussi de l'auteur Hugo Horiot) : Carnet d'un imposteur... Où il est question de sa vie d'adulte, de comédien, de père de famille. Je vous en rendrai compte d'ici quelque temps.

En attendant, si vous voulez (mieux) connaître le syndrome Autiste (et Asperger), et comprendre, lancez-vous dans ce voyage livresque dans la tête d'un enfant à l'intelligence atypique... ou divergente.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 16 Octobre 2019

Roman - Editions Aux forges de Vulcain - 251 pages - 19 €

Parution le 23 août 2019, Rentrée Littéraire !

L'histoire : Tchernobyl, 1986. Léna et Yvan sont amis depuis toujours, et leur adolescence tend à transformer cette amitié en amour. Soudain, c'est le drame à la centrale. Très vite, la père de Léna emmène toute sa famille pour un périple jusqu'à la Normandie. Yvan et ses proches restent "sur place", mais déplacés.

Pour Léna, c'est donc le début d'une vie d'exil, un exil qu'elle n'acceptera jamais au plus profond d'elle-même. Pour Yvan, c'est l'attente fidèle puis désespérée. Est-ce qu'un jour ?

 

Tentation : Le nom de l'auteure

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : C'est le nom d'Alexandra Koszelyk qui m'a incitée à acheter ce livre. Pour l'instant, ce nom ne vous évoque peut-être personne... Puisque c'est un premier roman... Mais de pas n'importe qui dans le monde de la blogosphère... Dans notre univers, Alexandra est très connue en tant que blogueuse, celle du blog Bricabook. C'est donc curiosité et solidarité qui ont motivé mon achat.... et provoqué une certaine appréhension de lecture.... Bien vite levée !

Car quelques pages m'ont suffi pour deviner que j'entrais dans la coquille d'une huitre où se trouvait une perle d'une rare beauté, très fine, naturelle.

L'écrin de cette perle, c'est l'écriture, le style, les mots choisis, qui témoigne d'un sens et du talent et de l'amour d'Alexandra pour l'esthétisme de la langue française. (Dans la vie, Alexandra est prof de Français et de latin/grec). Il y a ce don mais aussi une culture littéraire et générale accomplie, placée en douceur et à propos, comme une source d'inspiration potentielle pour le lecteur. Sans faire de mauvais jeu de mot étant donné le sujet, la plume d'Alexandra irradie, pénètre par tous les pores de la peau, mais avec la douceur du calcium lacté.

Quant à l'histoire, qu'elle est belle, qu'elle est forte et puissante. Elle prend racine dans l'accident nucléaire de Tchernobyl, accident qui a déraciné toute une population. C'est donc un roman sur l'exil... L'exil peut être lointain, transfrontalier, transculturel, translinguistique comme pour Léna. Mais l'exil peut être que de quelques kilomètres, comme ce fut le cas pour Yvan et de centaines de  familles... Les habitants de la zone de Tchernobyl ayant été déplacés de force par l'Etat. Dans une belle palette d'émotions, de constatations, d'interrogations, Alexandra évoque avec justesse et délicatesse les conséquences individuelles et collectives de l'exil, et la façon très personnelle qu'a chacun de le vivre.... Même si l'on découvre vers la fin que parfois, ces réactions d'exilés sont presque inscrites dans les gènes.

A crier dans les ruines rend aussi un formidable hommage aux oubliés. Ces hommes, femmes et enfants qui quelque temps après l'émoi international provoqué par la catastrophe de Tchernobyl, sont entrés dans l'amnésie collective quand ils n'étaient pas considérés comme des pestiférés. 

Enfin, ce magnifique roman est une ode à la nature, et à ceux dont elle est les poumons et ne peuvent pas se passer d'elle. Cette nature qui reprend ses droits, qui survit, qui se transforme et qui revit.

Alors si vous ne connaissiez pas le nom d'Alexandra Koszelyk, maintenant, c'est chose faite. Et si vous lisez cette pépite littéraire, vous n'êtes pas prêts de l'oublier.... Et de toute façon, c'est un nom que l'on reverra certainement dans les vitrines et sur les étals des libraires. Tout ne fait que commencer !

 

4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Octobre 2019

Film de Nicolas Vanier

Avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vasquez

 

Synopsis :  Christian, scientifique visionnaire, étudie les oies sauvages. Pour son fils, ado obnubilé par les jeux vidéos, l’idée de passer des vacances avec son père en pleine nature est un cauchemar. Pourtant, père et fils vont se rapprocher autour d’un projet fou : sauver une espèce en voie de disparition.

 

 

Mon humble avis : Ce film est un bijou, une rivière de diamants ! Magnifique à tous points de vue ! C'est un film qui, évidemment, s'adresse à toute la famille !

Les visuels sont simplement époustouflants de beauté : que ce soit au niveau des paysages ou des volatiles, les prises de vue sont exceptionnelles et offrent un sacré bon bol d'air.

L'histoire, inspirée en partie d'une histoire vraie, est très touchante et pédagogique. Elle montre l'importance de préserver la biodiversité... quelques soient les moyens ! Le tout est de s'investir, de s'engager, de connaître, d'avoir des idées et d'y croire, aussi incongrues que ces idées puissent être. Et oui, qui ne tente rien n'a rien. Mais, il faudrait surtout que la lourdeur administrative française s'allège un peu...

Les relations humaines sont très importantes dans le film. On voit un gamin geek se transformer au contact de son père fantasque, qui parvient à l'intéresser à sa passion et à lui transmettre. Le rapprochement père fils qui s'opère devant nos yeux fait vraiment du bien, autant qu'aux personnages qui rayonnent de plus en plus au fil de la croissance des oies et de l'avancée du projet fou et titanesque. Donne-moi des ailes montre donc aussi une belle reconstruction familiale. Une fois de plus, Jean-Paul Rouve m'a bouleversée. Il est si juste dans ce genre de rôle. Les autres comédiens sont bien sûr tout aussi excellents, et menton spéciale au jeune Louis Vasquez. Mais ce Jean-Paul Rouve en sauveur d'oie du fin fond de sa Camargue et qui devient enfin père, c'est juste magistral !

Donne-moi des ailes, film sur l'environnement et la transmission émerveille, émeut et fait rire, car certaines situations sont bien cocasses mais on reste toujours dans le "mignon", le frais, le naturel. Bref, Donne-moi des ailes nous donne des ailes pendant presque deux heures, nous permet d'y croire encore, et fait de nous des oiseaux. Oui, on vole.... avec les oiseaux au dessus de la moitié de l'Europe.

A voir absolument, à revoir même... A montrer au grand d'aujourd'hui et de demain (donc les petits actuels !).... pour que notre planète reste toujours aussi belle et peuplée d'une belle diversité animale !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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