Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Mon pitch : Une crise sans précédent au Louvre l'oblige à fermer ses portes quelques mois. En effet, toutes les femmes sculptées ou peintes nues disparaissent aux yeux des visiteurs.
C'est qu'elles en ont marre, ces muses, des attouchements, et des réflexions désobligeantes dont elles sont victimes au quotidien.
C'est de Térésa, femme de ménage et confidentes de ces femmes statufiées qui sera la porte parole de leurs revendications auprès du directeur du Louvre. Celles-ci vont à jamais changer la vie du célèbre musée, et peut-être le regard sur la nudité et l'inégalité qu'elle génère.
Tentation : la blogo
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Voici une BD sacrément culottée, ou plutôt sacrément déculottée ! Car on le sait très vite (par la réputation qui précède cet ouvrage et par la couverture), les muses nues du musée devenues invisibles n'accepteront de retrouver leur visibilité qu'à l'unique condition que tout homme majeur qui visitera ses allées devra être lui-même nu !
Vous le comprenez tout de suite, Le grand incident est une fable "fansticocomique". Fantastique car la réalité ne rejoindra jamais la fiction et comique parce que oui, on rit bien devant moult situations farfelues. Mais pas que. Le fond de cet ouvrage est bien plus profond que son apparence. C'est une mine de constats et de réflexions sur le genre, la nudité et son interprétation systématiquement sexualisée, l'inégalité sexuelle, le sexisme l'irrespect face au corps et ses (im)perfections, le harcèlement qu'il soit physique ou verbal, les insultes etc...
On visite aussi certaines ailes du Louvre, ce qui est l'occasion de quelques cours d'histoire de l'art sur la nudité dans l'art au cours des siècles (sujet qui est bien plus approfondi dans le cahier final). Pour cela, Zelba a reproduit certaines oeuvres illustrant les propos.
Les planches sont bi chromiques... Tantôt en rouge et noir, tant en bleu et noir. J'ai lu que c'était pour différencier les scènes de nuit de celles de jour... Cela ne m'a pas frappée lors de ma lecture. Et j'avoue que je n'ai pas été fan du graphisme, notamment celui alloué au directeur du Louvre et à sa soeur/secrétaire, avec ce nez pire qu'une péninsule. L'absence de réelles cases m'a fait dire que mon plaisir de lecture était plus dans le fond et les textes que dans la forme.
Mais peu importe, cela ne m'empêche pas de louer l'originalité et l'audace de ce Grand incident, et surtout le questionnement qu'il soulève. On ne peut qu'espérer que cette oeuvre participera au changement des mentalités et des comportements indélicats... voir irrévérencieux, vulgaires et obscènes. Aussi n'hésitez pas à la lire, et à l'offrir, notamment à la gente masculine.
Certain(e)s d'entre vous sont déjà au courant par mon post Facebook...
Sous ce bandage, 20 points de suture.
Je vous évite les photos répugnantes avant les points de suture et même avec...
Il y a une semaine exactement, jeudi dernier à midi, ma vie est devenue un cauchemar.
Il faisait beau, avec mon MP3 sur les oreilles (avec sur La Dalle de Fred Vargas), je décide d'aller me promener une heure dehors.
Sur mon paillasson, je ferme ma porte à clé au moment où ma voisine de pallier rentre chez elle. Son chien, un énorme berger allemand, se glisse dans sa porte ouverte et se rue directement sur mon mollet sur lequel il s'acharne de longues secondes. Les morsures sont allées jusqu'aux os. Et encore, heureusement que nous sommes en hiver et que je portais un jeans, et que je n'étais pas en short ou jupe comme en été.
Pompiers, police, urgence de St Malo, pour finir par être opérée sous anesthésie générale à 20h00, le tout pas évident car je suis sous anticoagulants.
j'ai mal, je garderai des cicatrices à vie, et le chirurgien pense qu'il faudra environ 2 mois pour que je puisse gambader normalement par les chemins avec mon appareil photo. J'ai 45 jours d'ITT, les béquilles sont un enfer. Et me voilà enfermée chez moi, dépendante et traumatisée... Car le chien vit toujours côté de chez moi et je n'ai aucune certitude sur le fait qu'il sera euthanasié, même s'il a commencé le long processus d'estimation comportemental légal auprès d'un vétérinaire.
Il faut savoir qu'en décembre 2023, sur mon pallier également, ce chien avait mordu une autre voisine qui avait eu 28 points de sutures et 3 mois d'ITT, mais qui n'avait pas osé porter plainte...
Moi j'ai porté plainte auprès de la police. Mais il aurait mieux valu que je me fasse agresser par un humain dans la rue, car l'humain serait déjà derrière les barreaux. Alors que si ça se trouve, ce chien dangereux et monstrueux aura la vie sauve, jusqu'à ce qu'il tue vraiment quelqu'un. La police m'a dit que si j'avais peur de vivre à côté de ce chien dorénavant, c'est à moi de déménager. Et le maître qui est venu chez moi plaider sa cause pour que je ne porte pas plainte et qui parle de mes blessures à mon bailleur comme étant superficielles...
Je suis épuisée de douleur et de ne pas pouvoir marcher normalement, et le traumatisme psychologique commence à bien me tomber dessus. Et je ne vous raconte pas la tonne de paperasse qui découle de tout cela. Alors possible que ce blog soit au ralenti dans les semaines à venir, car pour l'instant, je dors et le peu de choses que je fais, c'est uniquement pour m'occuper mais pas par plaisir.
Et de toute façon, je me retrouve privée de mes grands plaisirs (la photo, alors que mon appareil photo vient tout juste de revenir d'un mois et demi de réparation), la marche avec mon MP3 sur les oreilles comme d'aller faire mon bénévolat à ma chère médiathèque où hélas et qui plus est, l'ascenseur est condamné pour un an de travaux...
Mon pitch : Depuis toujours, Géraldine dessine. Son temps libre, elle le passe à faire des fanzines, qu'elle écoule dans les commerces de quartier, sur des salons etc. Mais en elle trotte l'idée d'une histoire plus longue, et rêve que celle-ci soit publiée par une vraie maison d'édition qui la rémunèrerait.
Nous accompagnons donc Géraldine dans ses premiers pas dans le monde de l'édition jusqu'à l'accomplissement. Et même si chacun y va de sa passion, il n'est sans dire que tout cela se révèle très laborieux.
Tentation : Ai-je besoin de la préciser ?!!!
Fournisseur : Ma CB
Mon humble avis : J'ai acheté cette BD au salon du livre de Rennes en mars dernier. J'étais dans les allées du salon, avec les blogo copines bretonnes... Et juste au moment où je disais "on est vachement plus raisonnables qu'avant... pour ma part je n'ai encore rien dépensé !" que mon regard tombe sur ce titre, évidemment incontournable pour moi !
Après lecture, je dois dire que même si l'héroïne s'était prénommée Gwendoline ou Francine, mon enthousiasme aurait été le même !
Car avec l'autrice Mara Kabar, vous avez les réponses à tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le monde du livre sans oser le demander. Ceci, dans une forme distrayante, illustrée, dynamique, directe, qui ne se perd pas dans les détails. Et en fin d'ouvrage, un glossaire rappelle tous les idiomes professionnels en usage. Si vous avez du talent dans les doigts et une bonne histoire à raconter, vous serez près à vous lancer dans la création de votre première BD, tant chaque étape y est ici bien décrite, depuis les premiers croquis jusqu'au lecteur qui se délecte de cet ouvrage. Avec Géraldine, nous rencontrons toutes les compétences nécessaires à la naissance d'un livre, sans prise de tête. Les différents types d'éditions sont expliquées, avec les coûts, les pourcentages d'à valoirs, les droits d'auteurs. Des illustrations camembert découpent part de revenu sur un livre de 20 € à maillon de la chaîne qui participe à sa réalisation et à sa vente. Car oui, la fabrique d'un livre c'est une mutualisation d'une multitude de compétences et de métiers, depuis la dessinatrice, en passant par la graphiste, la correctrice, l'imprimerie etc... C'est en gros, deux ans d'un sacré labeur pour tout le monde. Mais une fois l'objet existant, encore faut-il qu'il rejoigne les étals et trouve ses lecteurs... C'est une autre étape où se mettent en branle commerciaux, distributeurs, attachés de presses, libraires, bibliothécaires, organisateurs de salons etc... C'est vraiment énorme, et personnellement, j'ai tendance à l'oublier quand je suis sous la couette à tourner des pages.
Une lecture aussi passionnante que divertissante et instructive, avec une héroïne qui ne manque pas de peps dans le texte et d'expressivité dans les dessins. Et un livre objet bien sympa à avoir dans sa bibliothèque, de la taille d'un livre papier, avec une couverture aussi douce au toucher qu'agréable au regard.
A lire, à offrir à vos ami(e)s quel que soit leur prénom, et encore plus vous connaissez des Géraldine. L'essentiel que la personne à qui vous l'offrirait aime les livres avec passion !
Mon pitch : En Suède... Les jeunes Ernestine et Herman s'aiment à la folie. Le père d'Ernestine promet la main de sa fille à Herman. Oui mais voilà, chacun des deux amants se voient devenir l'unique objet de désir de deux êtres vils qui s'unissent... Le comte Oxtiern veut emmener Ernestine à Stockholm et la prendre pour épouse, quand Mme Sholtz espère ravir le coeur de son caissier, Herman.
Mon humble avis : Comme je suis loin de mes terres de prédilection avec cette nouvelle que j'ai refoulée si longtemps dans ma PAL de peur m'y confronter. Et pourtant, comme je me suis régalée de cette lecture, autant de son contenu que de mon étonnement devant mon propre plaisir. Vraiment, une très belle découverte qui me fait dire "mieux vaut tard et au bon moment que jamais" !
Ernestine est une nouvelle très modérée, soft du sulfureux libertin Marquis de Sade. En effet, le paroxysme de l'érotisme y est atteint lorsque nos deux amoureux passionnés échangent leur premier chaste baiser...
Certes, il m'a fallu m'habituer à la plume d'un autre temps et aux expressions désuètes. Mais une fois entrée dans l'histoire et le rythme acquis, j'ai profondément savouré notre belle langue française dans son expression la plus raffinée.
Ernestine est extraite d'un recueil "Les crimes de l'amour", paru en 1800. C'est une histoire tragique, vraiment où la vertu côtoie le vice, et qui est parsemé de trahisons, de mensonges, de crimes de sang. Et comme de tout temps, le combat entre le bien et le mal est bien inégal. C'est aussi une bataille entre les petites gens et les puissants qui ne manquent ni de moyens, ni de connaissances ni d'immoralité pour parvenir à leur fin.
Le plan du comte est de la Scholtz est vraiment machiavélique. Au fil des pages, la tension augmente, on tremble pour nos deux tourtereaux que Sade n'épargne pas.
Mais les petites gens, aussi victimes et naïves soient elles, ont quelque chose en elles qui est bien inconnu de leurs bourreaux.... La grandeur d'âme et l'intelligence du coeur. Et c'est par celle-ci que Sade conclut ce conte en espérant que le monde et l'homme en sorte ennobli...
Plus de 200 ans plus tard, force est de constater que si la forme a bien changé, (on ne se provoque plus en duel à l'épée), le fond de l'humanité est toujours aussi vicieux.
Une nouvelle très prenante à découvrir, vraiment !
La question maintenant est de savoir si je lirai d'autres écrit du Marquis de Sade ?! A suivre !
Mon pitch : Louis est un homme très ordinaire, prof dans un collège et amoureux de Lilly, qui termine ses études en biologie... Sauf qu'un beau jour, il se réveille dans l'obscurité d'une cave, un poignet attaché à une chaîne longue de trois mètres, tout juste assez pour frôler la lourde porte en fer. Qui est son géolier ? Pourquoi lui ? Juste pourquoi ? Et comment ne pas devenir fou de désespoir ? En remontant le temps, petit à petit.
Mon humble avis : Ah, j'ai dévoré savoureusement cette histoire qui fut pour moi comme un bol d'air étouffant après certaines récentes lectures dont pensante. Voilà mon intro pour glisser des oxymores !
Même si l'intrigue et les motivations du geôlier ne sont pas d'une grande originalité, leur traitement, sous la plume de Franck Bouysse leur donne une teinte toute particulière et assez inédite. Mon auteur chouchou nous régale de son écriture, phrases courtes, mots qui claquent, le tout avec une certaine poésie abrupte, et nous tient en haleine avec une construction narrative atypique pour ce genre de thriller.
Car pour ne pas sombrer dans la folie du désespoir, Louis va plonger dans ses souvenirs et remonter le temps, jusqu'à sa rencontre avec la lumière de sa vie : Lilly. Ses souvenirs, on les vit réellement, et ils nous permettent, comme à Louis, de nous échapper de cette cave humide et complètement obscure, où Louis vit à tâtons. Et c'est en tâtonnant aussi dans sa mémoire, dans des détails furtifs, qu'il espère trouver la raison de sa présence sous terre au bout d'une chaîne. Et nous, nous côtoyons le policier qui mène l'enquête, ainsi qu'une collègue de Louis...
Franck Bouysse nous immerge parfaitement dans l'instinct de survie humain comme au coeur de la folie démoniaque. Pour celle-ci, il n'y va pas de main morte, rien que d'imaginer certaines scènes me donnent autant la nausée que des sueurs froides. Heureusement, l'auteur ne s'étend pas dans les détails et descriptions. Il se concentre sur l'atmosphère, qui est vraiment oppressante.
Quant à dénouement, en quelques lignes, il dit tellement d'une société où l'empathie fait de plus en plus défaut...
Recueil de nouvelles - Editions le livre qui parle - 1h d'écoute -9 €
Parution d'origine fin 19ème siècle
Mon pitch : 4 nouvelles qui ont en commun de se dérouler aux alentours d'Etretat, dans cette Normandie qui a tant inspiré Guy de Maupassant, et dans lesquels il livre une description de la multitude que forment ses contemporains en un lieu précis.
Mon humble avis : Quelles sont savoureuses ces quatre histoires courtes ! Elles me rappellent pourquoi j'ai tant dévoré les oeuvres de Maupassant à une époque de ma vie et ont été écrites entre 1880 et 1882.
La première nouvelle présente Etretat et sa fréquentation bigarrée, depuis les indigènes jusqu'au estivaux en passant par des célébrités, le lieu ayant inspiré nombre de poètes, écrivains, peintres. Il y question des habitudes des uns et des autres, mais surtout, des cancans et des on-dit, et de quelques personnes qui se tournent en ridicule. Tout cela est finement observé et narré.
La deuxième histoire traite d'une paysanne haute en couleurs et caractère, qui tient une pension de famille dans la campagne cauchoise. Même Victor Hugo a évoqué La belle Ernestine dans ces écrits. Alors des curieux viennent dans le coin pour voir la belle... qui avec les années, s'est fanée. Cela donne lieu à des situations cocasses qui disent beaucoup sur les petites et les grands de ce monde.
Vient ensuite une chronique sur un poète Anglais excentrique qui vivait alors à Etretat avec un singe. Ce texte ci m'a moins séduite.
Enfin ce recueil se clôt sur un récit plus mélancolique, mais qui m'a beaucoup plus et m'a beaucoup parlé. Maupassant y évoque l'aspect "tourisme de masse" dans une station balnéaire. Et comme je vis dans une station balnéaire 150 ans plus tard, forcément, cela m'évoque des choses qui n'ont pas tant changé que cela en fait. En septembre, les riches repartent, ce sont les plus pauvres qui restent. Chaque année, c'est le retour immuable aux mêmes dates des mêmes qui sont partis quelques mois plus tôt... Il y a les célèbres parce qu'ils sont académiciens, et il y a ceux qui tirent leur renommée de leur bain de mer quotidien. Il y a les parisiens qui fuit la chaleur estivale de la ville, qui viennent sur la côte et y retrouvent... Paris... Avec les élégantes etc... Et lorsque le gratin est parti, alors peuvent se nouer les mariages "pauvres", ceux de fin de saison...
On retrouve dans ces textes la finesse psychologique, l'ironie, le thème de l'obsession de paraître cher à Maupassant et son style simple et élégant, qui va droit au but, sans grandiloquence ni fioriture inutile, bref, toutes les qualités qui ont mené Maupassant au Panthéon des écrivain du 19ème siècle, et tout ce que j'aime. A (re)découvrir !
Recueil de nouvelles - Editions Livre de poche - 124 pages
Parution en 2012
Mon pitch : Solitude, obsession amoureuse, désenchantement... Six nouvelles dans des univers différents, où les personnages vont voir un jour leur vie basculer pour le meilleur ou pour le pire.
Mon humble avis : Ce livre, je l'ai acheté il y a 10 ans, au retour d'un voyage à ... Amsterdam ! Même si, évidemment, dans ces pages, on ne passe que très peu de temps dans cette ville que j'ai beaucoup aimée, le Challenge Bonnes nouvelles était l'occasion idéale pour le sortir de ma PAL.
Après quelques lectures qui m'ont demandé un réel effort d'endurance, ce recueil est finalement tombé à pique, même si le format nouvelle est loin de ma zone de confort. En fait, ici, les pages se sont tournées toutes seules, avec un réel plaisir dopé par la plume agréablement fluide de Tatiana de Rosnay.
Sur les 6 nouvelles, une seule ne pas vraiment plus : "Constat d'adultère", même si elle est bien menée et la chute ouverte bienvenue, qui m'a laissée décidée de l'avenir du couple.
Dancing Queen, très courte, m'a émue. Un veilleur de nuit, depuis "sa cage", danse en observant sur les écrans une femme de ménage qui danse comme une reine sur les bureaux accompagnée de l'aspirateur. Aucun des deux ne sait qu'il est observé et... !
Dans La tentation de Bel Ombre, l'autrice interroge une de ses aïeules qui au XVIIIème siècle a quitté Paris pour la Réunion puis l'actuelle Ile Maurice. Pourquoi ?
Il est aussi question de l'obsession amoureuse d'une jeune fille pour l'auteur qu'elle adule, et elle sera prête à tout pour s'immiscer chez lui. Cette nouvelle est proche d'un court thriller.
Un romancier anglais vieillissant et aigri s'envole pour Amsterdam avec son épouse, à l'occasion de son anniversaire. Et enfin, une jeune fille s'ennuie dans une soirée très VIP... pour mettre un peu de piquant dans sa solitude, elle s'engage sur un chemin dangereux, sans imaginer les conséquences de notre époque... qui s'étaleront sur son mur Facebook.
Six nouvelles qui exploitent les travers de notre société actuelle... L'ultra moderne solitude, les réseaux sociaux, la quête identitaire, l'envie de sortir de sa condition sociale, la précarisation des étudiants etc...
Bien agréable, touchant et divertissent, je recommande entre deux lectures plus conséquentes.
Suite de mon périple Périgourdin de septembre dernier, ravie de tout ces châteaux qui apparaissent au grès des virages ou de la distance que l'on prend d'une falaise. Hélas, je n'ai pas pu m'arrêter à chaque château aperçu. Et puis, parfois après un peu de route, un autre surgit, mais que l'on ne reconnait pas de suite, qui nous semble inédit alors que c'est juste l'angle de vue qui lui donne un nouvel aspect !
Le premier billet avec les premiers châteaux, vous le retrouverez ICI
Lors du prochain dimanche en photos, je vous emmènerai dans les grottes de Dordogne, ou dans ses ruelles.
En attendant, je vous souhaite un bon dimanche :)
Le Château et les jardins de Marqueyssac (visite complète pour moi !)
Le Château et les jardins de Marqueyssac
L'intérieur du Château de Marqueyssac
Le château de Marqueyssac
Le Château de Marqueyssac
Le château de Beynac, de près, de loin, d'en haut, d'en bas, de jour, de nuit...
Le château de Beynac...
Le Château de Commarque de jour et de nuit. C'est celui dans lequel je suis restée le plus longtemps... Puisque c'est là que se déroulait le cocktail, le repas et la soirée du mariage d'un couple d'amis ornitho, mariage qui a motivé mon voyage et mes vacances dans ce coin de France. Donc Château de Commarque privatisé !!! Exceptionnel, innoubliable :)
Château de Commarque
Château de Commarque
Châteaux divers !!!
Château de Fayrac, Château de Castelnaud , et coucher de soleil sur le Château de Beynac pour clôturer ce billet :)
Mon pitch : Antonio Borjas Romero fut abandonné lors de son troisième jour de vie sur les marches de l'église d'une rue qui aujourd'hui porte son nom. Recueillie par une mendiante surnommée "La Muette", il épousera quelques années plus tard Ana Maria, qui devint la première femme médecin de Zulia, Etat du Venezuela.
Antonio et Ana Maria sont les grands-parents de l'auteur, et ce livre est leur histoire.
Tentation : Le nom de l'auteur
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : En 2024, Le rêve du Jaguar a remporté le prix Femina et a été nommé "Prix du roman de l'Académie Française", entre autres. Je voulais lire ce livre bien avant cette pluie de récompense, car depuis mon énorme coup de coeur pour Sucre noir et la découverte de la plume et de l'univers de Miguel Bonnefoy, je recherche dans chacune de ses parutions la même révélation... En vain, hélas.
Et pourtant, d'entrée de jeu, tout y est, tout ce que j'aime chez Miguel Bonnefoy... Le côté fresque familiale généalogique, la verve inégalable de conteur, la superposition de la Grande et de la Petite Histoire, les légendes, l'Amérique du sud, les extravagances, la poésie, l'imagination débridée, les coups de théâtre, le réalisme magique propre à la littérature latino-Américaine.
C'est donc avec allégresse que j'ai lu le premier tiers, suivant les (mes) aventures d'Antonio, son enfance, son adolescence pleine de rebondissements, sa rencontre avec Ana Maria et le début de leurs carrières de médecins. Le récit était très foisonnant, et peut-être trop d'ailleurs. Les personnages se multiplient, et l'importance de certains dans ce texte est à discuter. J'ai cru remarquer des contradictions, des anachronismes et le choix de l'ordre narratif m'a souvent désarçonnée... Par exemple, la mort d'un personnage est évoquée et quelques page plus loin, on revient sur celui-ci en pleine action. J'ai trouvé des longueurs, des répétitions, et vu la densité de l'histoire, et bien la notion de survol m'est apparue, et la description des personnages sont pour moi rester bien trop factuelle, comme un peu superficielle, m'empêchant en fait de m'y attacher et éprouver de profondes émotions. C'est donc à grande peine, avec un intérêt bien émoussée que de la page 100, je suis parvenue à la page 240 environ.
Et puis, j'ai retrouvé mon allant, les repères historiques sans doute plus proches de mon époque, et surtout plus précis (malgré la mention de la date du décès de Che Guevara qui ne correspond pas, ou alors j'ai mal lu). Et là, le roman m'est redevenu tout à fait passionnant, me permettant de comprendre l'Histoire récente du Venezuela, faite de révoltes, de révolutions, de coups d'Etats, et de crises économique qui se succèdent. Miguel Bonnefoy explique ici succinctement mais clairement la genèse de celles-ci, ainsi que de celle de sa vocation d'écrivain.
Une lecture en demie teinte pour moi donc, mais qui a ravi XXL une dame de mon club de lecture.
Il n'empêche que le destin d'Antonio est complètement inouï et ahurissant !