Publié le 2 Octobre 2024

Policier - Editions Lizzie - 10h23 d'écoute - 23.99 €

Parution Presses de la cité & Lizzie 2023, existe en pocket

Mon pitch : Dans une vallée des Ardennes, un corps est retrouvé sans vie... Suicide, accident, meurtre ? La question se pose car dans la voiture du défunt, trois permis de conduire parfaitement vrais avec trois identités différentes mais une seule et même photo sont retrouvés.  Un sacré sac de noeuds pour la capitaine Katell Marelle, d'autant que le danger rode toujours avec deux hommes aux visages brûlés... Et nous apprenons que trois femmes attentent le retour du défunt... Celui-ci, sous ses airs calmes et tranquilles menait il une triple vie ?

 

 

Tentation : Le pitch + envie d'un polar

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Troisième lecture pour moi de cet auteur de romans policiers parmi les plus lus en France, et c'est enfin la bonne ! Yes ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, très prenante, sans "glauquerie" mais avec un mystère XXL, facile à suivre, sans multiples personnages qui nous égarent. Le style est simple sans être simpliste ni bâclé, sa fluidité correspond tout à fait au sujet et à mon attente. Bref, facile et très agréable à suivre, à écouter, même en voiture, malgré quelques interruptions entre les trajets. Je recommande donc sans hésitation ce format de lecture, d'autant que l'interprétation en est impeccable.

Et quelle originalité dans cette intrigue si bien pensée et menée ! Celle-ci prend racine de l'autre côté du rideau de fer, en Tchécoslovaquie, à l'époque où le communisme et tout ce qui va avec étaient le maître mot, ou plutôt le maître à penser. Mais le développement de l'histoire est quant à lui bien contemporain. Il est aussi beaucoup question de l'art des marionnettes, très développé dans la région de la Bohême. D'ailleurs, les marionnettes tiennent une belle place dans ces pages, Charleville Mézière étant la capitale mondiale de cet art. Il est évidemment question d'illusions et de fils tirés...

Renaud Duval est retrouvé mort... mais manifestement, il est aussi Pierre Rousseau et Hans Bernard... Tous trois ont le même visage, la même date de naissance... mais en trois lieux différents... Charleville Mézière, Paris, et la Lozère. Tous les documents officiels le confirment, depuis les actes de naissances, les dossiers scolaires, les permis de conduire. Le premier est ingénieur, le deuxième danseur professionnel dans des tournées internationales et le troisième, chauffeur routier. Comment diantre est-ce possible ?

Pour Agnès, l'épouse officielle de Renaud Duval, ce sera un mystère et une enquête qu'elle tentera de mener aux côtés de la capitaine Marelle. Pour Vicky, qui n'a plus de nouvelles d'Hans, ce sera un mystère qu'elle voudra résoudre malgré les dangers, en parcourant les routes de France. Et pour Eléa, cette jeune parisienne Asperger, le silence radio de Pierre devient une énigme à résoudre, un jeu de piste...

Evidemment, l'on se doute qu'au fil des pages, les trois femmes qui se pensent trompées mais, prétendant toutes être la véritable élue de cet homme au yeux si gris, se rencontreront. Surprises, retournements de situation, suspense, rebondissements ne manquent pas, d'autant que les deux hommes aux visages brûlés ne sont jamais loin, pour accomplir une vengeance et éviter qu'une prophétie du siècle dernier ne se réalise. Le palpitant du lecteur accélère sacrément. Mais les révélations finales nous soulagent et nous font dire... Quelle finesse dans cette intrigue, bravo Michel Bussi ! C'est haletant, sans temps morts, sans longueurs.  Pourtant, après lecture, je me dis qu'il y a des indices que j'aurais pu déceler, des questions que j'aurais pu me poser deviner une partie de la résolution de cette enquête. Mais non, je n'ai rien vu, Bussi tire très bien les ficelles et la lectrice que je suis a été une bonne marionnette ! J'ai juste regretté le côté un peu caricaturale de la jeune autiste Asperger et ses "dialogues" avec son brain, qui se font un peu lourd par moment. Bref, ces trois vies par semaine m'ont parfaitement tenu compagnie lors de mes trajets me menant en Touraine pour un mariage familial. Un très bon divertissement !

Du coup, je suis prête à signer de nouveau avec cet auteur qui jusque-là, ne m'avait pas emballée plus que cela. Comme quoi, cela vaut parfois la peine de persévérer !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Septembre 2024

Roman - Editions Points - 123 pages - 6.55 €

Parution d'origine 1989 (Poche France en 2010)

4ème de couv : Encore émerveillé par la lecture précoce de Moby Dick et son périple de jeunesse sur les mers antarctiques, un journaliste chilien repart à l'aventure. Aux côtés du capitaine Nilssen, il sillonne cet océan légendaire, traverse les fjords enneigés, dépasse les récifs du cap Horn. Croisant les baleines majestueuses qui tentent d’échapper à la pêche industrielle, il s’en prend aux nouveaux pirates du sud de la Patagonie...

Tentation : Roman adéquat pour le Challenge Book trip en mer

Fournisseur : Trouvaille à la braderie de la bib de St Lu

 

 

Mon humble avis : Bonne trouvaille, qui me donnait l'occasion d'une retrouvaille avec la plume d'un des plus fameux auteurs chiliens, à qui l'on doit le non moins réputé Le vieux qui lisait des romans d'amour.

Hélas, mon enthousiasme est bien moindre pour ce titre. Pourtant, il démarre fort agréablement, par le road trip d'un jeune durant ces vacances scolaires, qui finit en sea trip, puisque celui-ci, habité par sa lecture de Moby Dick, réalise son rêve d'embarquer sur un chalutier de pêche à la baleine. Remué par ce qu'il voit, il déclare aimer la navigation, mais pas la chasse... Cette ouverture initiatique laisse une place méritée à la poésie, aux descriptions de paysages titanesques, aux rencontres hautes en couleurs qui, du port, mènent à bord.

Puis Luis Sepûlveda m'a perdu de ses filets, le harpon s'est brisé à force de longueurs et de répétitions, malgré la faible épaisseur du roman. Un journaliste chilien exilé en Allemagne reçoit un appel mystérieux de son pays d'origine... Qui l'incite à prendre un avion direction Santiago pour y retrouver son interlocuteur... Et le voici, comme des années plus tôt, embarqué non plus pour participer à une chasse à la baleine, mais pour constater et témoigner de l'étendue des dégâts de cette même chasse. Et là, les pages ne sont qu'une succession de noms de détroits, d'iles, de fjords, de canaux... Succession qui devient vite indigeste, malgré la carte en début de l'ouvrage, et qui n'apporte rien, si ce n'est cette impression de long voyage.

Le monde du bout du monde est clairement un roman de militantisme écologique. Il y est d'ailleurs régulièrement question de Greenpeace, du Rainbow warrior etc. Le pillage des mers, notamment par les chasseurs pêcheurs scandinaves et japonais et leurs méthodes plus que barbares, leurs répercussions sur la faune marine, sa diminution, sont clairement le sujet principal de cette histoire. Ce qui est dommage à mes yeux, c'est que Sepûlvada multiplie les topiques dénonciateurs (certes louables, mais de trop ici) : la déforestation, les essais nucléaires en Polynésie, le génocide des indiens etc...

Si le premier tiers m'a plu, la suite, pour être honnête, me fait dire que je serais bien descendue du bateau pour rester tranquillou sur une île, le temps que l'histoire se termine. Mais dans ce coin-là de la planète, les îles sont loin d'être des havres de paix, tant l'océan est tumultueux.

Bref, avec un tel titre, je m'attendais à une magie épique que je n'ai pas trouvée dans ces pages qui sont, d'après ce que j'ai pu lire, assez autobiographiques. Peut-être qu'à l'époque de sa parution (1989), ce texte a pu être impactant... Trente cinq ans plus tard, nous sommes tous bien sensibilisés à ces causes, et notamment par des reportages sur des associations comme Seasheperd etc... Le retentissement d'une telle lecture est donc bien moindre.

 

                                                                          + 1 point + 2 pts car lecture hors Europe et USA

                                                                           Soit 18 au total, toujours quartier maître.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 28 Septembre 2024

Roman - Editions Audiolib - 7h27 d'écoute - 21.95 €

Parution Audiolib et Calman-Levy 2023

Mon Pitch : D'origine italienne et à la petite vie modeste, Gina, 85 ans, gagne le jackpot au casino d'Enghien les bains. Elle sait de suite comment elle utilisera cette somme astronomique... Elle part donc en voyage, à la rencontre de celles et ceux qui ont changé sa vie, ou celle de ses aïeuls. Ci ceux-ci ne sont plus de ce monde, c'est à leur descendance qu'elle dira merci, qu'elle expliquera les conséquences inouïes d'un geste courageux ou banal. Elle leur offrira une forte somme, que chacun d'eux refusera, avant d'accepter et de la mettre au service d'une cause qui leur tient à coeur.

Mais inquiètes de sa disparition, Olga sa meilleure amie et Chloé sa petite fille partent à sa recherche, et c'est toute les trois qu'elles vivront une aventure bouleversante et réparatrice.

Tentation : Envie d'une lecture détente

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : J'ai aimé le postulat de départ de ce roman, ça oui : le jackpot au casino, et ce voyage entrepris pour remercier les gens qui ont changé favorablement le cours d'une vie, voire d'une famille entière sur des générations. La gratitude, si souvent oubliée à notre époque, mérite bien un roman rien que pour elle.

J'ai été surprise d'entendre parler pour la première fois du massacre d'Aigues-Mortes, qui, le 17 août 1893, fit une centaine de morts, dont la plupart étaient des ouvriers italiens... le plus sanglant des pogroms en France. Julien Sandrel s'emploie effectivement à décortiquer le sort des immigrés italiens, depuis la France, jusqu'à Ellis Island à New York en passant par une transatlantique dans des conditions calamiteuses. Pauvreté, racisme, enfants "marqués" pour ne pas être perdus. C'est un bel hommage à ces hommes et femmes et leur descendance, ainsi qu'aux quelques-uns qui leur ont tendus la main. Cet aspect-là du roman m'a enrichie de faits que j'ignorais.

Pour le reste, je suis plus mitigée...  Même si la lecture est facile et le plume fluide, j'ai regretté un peu l'affluence de bons sentiments, de lieux communs, et l'empilement de sujets sociétaux (n'en jetez plus !) qui est franchement too much en si peu de pages et pour si peu de personnages.  Les issues du roman sont pour certaines assez téléphonées et offrent peu de surprise.

Je m'attendais, vu le pitch à l'histoire d'un voyage fait de péripéties et de situations assez cocasses. Et bien non, les faits évoqués sont plutôt lourds, même si Gina, l'une des deux narratrices avec Chloé, ne manque pas d'engouement et d'autodérision. Les frasques d'Olga ne m'ont pas amusée plus que cela. Ce roman, même s'il est rédigé sur le mode feel good, n'a rien de léger en fait.

Du même auteur sur ce blog : La chambre des merveilles, Vers le soleil, La vie qui m'attendait

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 26 Septembre 2024

Thriller - Editions livre de poches - 376 pages - 8.90 €

Parution poche janvier 2022 - Editions du Rouergue 2020

Mon pitch : Apolline a 20 ans et est une excellente archère. Pour son anniversaire, son riche de père lui offre un arc ultra perfectionné... et une chasse au trophée, un lion en Namibie.

Komuti est un jeune Himba en Namibie et un vieux lion, connu pour ses massacres sur le bétail vient de décimer le troupeau de chèvre de son père.

Martin est garde dans un parc National des Pyrénées. Sa mission notamment, protégée le dernier ours du Béarn.

Et enfin, Charles est le vieux lion, celui qui marquera à jamais la vie des trois personnages.

 

Tentation : la blogo

Fournisseur : La cabine à livre en bas de chez moi

Mon humble avis : Ne jamais sous estimer sa proie...

Un an et demi que ce roman m'attend sur ma table de chevet, et je l'ai enfin... dévoré. Car oui, il est captivant et rondement bien mené par un auteur qui sait de quoi il parle, déjà par sa formation professionnelle et ensuite par moult rencontres et recherches pour rédiger cette histoire.

Celle-ci malmène l'amoureuse des animaux sauvages ou non que je suis, l'anti-chasse de loisir que suis aussi, même si l'auteur est très loin d'en faire l'apologie. Mais évidemment, même si les détails sont tus, la souffrance animale lors de scènes de chasse n'est pas éludée.

Les trois personnages humains prennent la parole à tour de rôle et représentent une position sur la chasse, sur la préservation de la biodiversité, sur la cohabitation humains animaux.

Komuti est celui qui vit au dépend de la préservation de la faune sauvage et des espèces en voie d'extinction décrétées par les instances internationales. Les éleveurs de son village subissent régulièrement les assauts d'un vieux lion solitaire sur leurs troupeaux. Cow killer, individu problématique, le gouvernement signe la mise à mort du lion, mise à mort proposée au plus offrant... Ce sera la Française Apolline accompagnée de son père, un abruti de première classe.

Apolline est née dans une famille qui ne jure que par la chasse aux trophées et à 20 ans, son palmarès comme son bilan carbone font frémir. Elle est passionnée et connait parfaitement ses proies et son arme : un arc 2.0 etc. Ses proies qu'elle s'approprie .... Mon lion, mon zèbre. Son trip, le perfect shot, le tir fatal, sur toute cible, son pouvoir sur la destinée de l'animal dans son viseur. Mon trip à moi, le perfect shot en photo, et jamais en dérangeant sciemment le modèle. 

Martin est un passionné de nature... et un obsédé de Cannellito, le dernier ours du Bearn dont plus aucune trace n'a été relevée depuis trop longtemps. Ca, c'est la façade officielle. Car sur internet, il est l'un des modérateurs d'un groupe d'extrémistes anti-chasse, groupe qui livre en pâture à l'opinion/vendetta publique photos, identités et coordonnées de certains chasseurs aux trophées qui se ventent de leurs chasses exotiques, photos à l'appuis, sur les réseaux.

Enfin, Charles le lion, trop vieux, a été banni par son clan. Il erre donc seul dans un pays où la sécheresse sévit de plus en plus, où les proies sauvages diminuent d'autant. Charles n'a d'autres choix que de s'approcher des troupeaux et des humains s'il veut manger et survivre. C'est l'auteur qui prend la parole pour lui.

Colin Niel nous permet de pénétrer l'âme de chacun et d'être au plus près de ses convictions, de ses choix, pour les comprendre, sans forcément les excuser. Les comportements des personnages sont finement analysés et rapportés.

Evidemment, pour X raisons qui constituent une bonne partie du roman, cette chasse pourtant facile car tellement organisée en amont va tourner au désastre et à la catastrophe. Et celle-ci aura des répercussions dramatiques aussi dans les sommets pyrénéens.

Colin Niel use d'un formidable talent de conteur pour provoquer notre affection pour un personnage, affection qui devient abjection ensuite ou vice et versa. On reste dans l'empathie pour Komuti car dans l'absolu, il est le moins responsable dans ce carnage et il en subit directement les conséquences. Mais Colin Niel nous montre bien, dans cette histoire, que même si certains pensent bien faire ou être dans leur bon droit, nul n'est tout noir ni tout blanc. Evidemment que ce roman est globalement anti chasse, même s'il pose des bémols suivant les conditions... puisque la lectrice que je suis comprends que ce lion puisse être abattu. Mais Colin Niel est implacable envers la marchandisation extrême de ces chasses aux trophées et de certains de ces chasseurs qui prennent le monde entier comme un terrain de jeux ni plus ni moins.

Mais ce que Colin Niel dénonce sans détour, c'est la vanité humaine et ses inconséquences qu'elles soient passées ou contemporaines, ses aveuglements. Car ce sont elles, et uniquement elles qui sont à l'origine de ces drames. Le pire des fauves, c'est bien l'humain, qui n'est mu ici que par sa fatuité et qui se contente des apparences pour se forger une opinion. Il en va ainsi pour les trois personnages principaux, comme pour chacun de nous, même si bien moins directement... Car, si pas de réchauffement climatique, moins de sécheresse, moins d'attaque de faune sauvage sur les troupeaux... donc...

Pourquoi pas un coup de coeur ? C'est vrai, j'en étais tout près... Mais les deux chasses, à l'animal en Afrique et à l'homme dans les Pyrénées m'ont paru trop longues et répétitives dans leur narration.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui pose les bonnes questions, expose les arguments des uns et des autres tout en nuançant les propos, laissant libre le lecteur de se faire son opinion. Colin Niel, un nouvel auteur pour moi que j'ai bien l'intention d'approfondir !

 

L'avis de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 24 Septembre 2024

Roman - Editions Calman Levy - 443 pages - 22.50 €

Parution en février 2024

Mon pitch : Sur l'île de Bornéo, vit paisiblement et loin des frasques du monde le Sultanat de Brunei, pays d'or noir et de jungle... Une cible parfaite pour une bande de barbouses pour y organiser un coup d'état d'un genre nouveau, livré clés en main à leur commanditaire... Le fondateur d'une grande entreprise californienne du numérique. Lui et ses copains du même genre n'ont qu'une hâte, s'affranchir du gouvernement américain et de ses lois, pour créer leur propre Etat, où ils pourront "grandir et expérimenter" sans contraintes légales et juridiques.

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : la bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Jean-Christophe Rufin nous livre ici un grand roman d'aventure et d'espionnage... Dans un contexte on ne peut plus véridique et documenté, et avec une action tout à fait vraisemblable, même si totalement fictive ici.

D'or et de jungle est donc très intéressant à plus d'un point. Nous sommes en immersion dans un Etat qui nous est très méconnu, de par sa petite taille, sa situation géographique très éloignée, et son absence des grands faits internationaux. Son peuplement multiracial, son économie qui ne tient que sur le pétrole (dans les ressources sont très très limitées dans le temps), la famille du Sultan qui dirige à lui seul ou presque le pays se baigne dans l'or et les excès, quand à l'extérieur du palais, règne la charia intégrale.

On suit donc avec attention la longue rencontre entre Ronald (un barbouse) qui crée son agence et Marvin, son ami d'enfance qui ressemble fort à Mark Zuckerberg. Ce sont sans doute les enjeux économiques et politiques mondiaux qui se déroulent qui y sont développés. Puis Ronald compose son équipe de spécialistes divers et variés pour créer le coup d'Etat qui lui est commandé... Il y a évidemment des hackers... Car ce coup d'Etat se fera sans une goutte de sang... Les coups d'Etats pourraient bientôt se faire juste avec quelques fakes news judicieusement distillées... Et Il y a Flora, agente de terrain, qui va donc prendre la température au Brunei et fournir moultes informations... Elle fait tandem, même si à priori bien désaccordé, avec un certain Jo.

Et ainsi de suite, jusqu'aux différentes étapes de ce fameux coups d'état qui suit une formule inédite dite de "l'ébranlement"... Je ne vais pas tout vous dévoiler... Sauf qu'il y a aussi un coup de théâtre final auquel on ne s'attend pas.

Alors, c'est une lecture prenante, pertinente, divertissante, et relativement facile à suivre. Mais... Mais... pas exempte de défauts surprenant de la part d'un tel auteur... Il y a des longueurs... Les personnages et les dialogues m'ont paru très stéréotypés et creux. Dans le dernier quart du livre, la narration semble s'embrouiller, devenir très factuelle, comme si Jean-Christophe Rufin s'essoufflait lui-même. Si le postulat de départ est vraiment bien, son développement tombe trop dans le poussif. Bien sûr - hélas- une pseudo love story ne nous est pas épargnée, avec tous les clichés qui vont avec et les "je t'aime moi non plus". Enfin, et surtout, j'ai été déçue par la plume usitée par Rufin dans cet ouvrage, plume plutôt simpliste. Après, ce dernier point est peut-être un choix de l'auteur, pour un faire un roman accessible à un large public et donner la priorité à l'aspect distrayant.

Une lecture en demi-teinte donc, même si l'aspect visionnaire et géopolitique de ce roman vaut le détour, tout en étant assez glaçant dans le fond... Qui dirige(ra) le monde... La néo-colonisation pourrait être numérique... Jusqu'où vont les manipulations de l'information...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Septembre 2024

La photo de rue, ou street photographie, j'aime en regarder, et en faire. Elle est le témoignage immuable d'une situation, d'une époque, d'un événement, d'une culture. Quelque part, elle part, elle fige le quotidien et permet de le regarder en détail.

C'est une photo "candide" de l'instant, non posée, dans laquelle le photographe n'intervient pas. Ces photos sont prises dans des lieux publics qui peuvent être rues, restaurants, gares, musée, plages, nature etc... Il s'agit d'immortaliser un moment.

2 courants : l'historique, c'est à dire le moment... Ou l'esthétique, dans lequel on joue avec les lignes, les couleurs etc... Ca, j'en fais beaucoup moins, vivant assez loin des lieux très urbains et "architecturés" !

Pour ce qui est de la prise de photos de rue et de la diffusion de ces photos, la loi diffère selon les pays. En France, elle dit ceci : un photographe (pro ou amateur) est libre de photographier n'importe qui dans la rue à condition que le cliché n'est pas dégradant pour la personne et qu'elle ne lui porte pas préjudice. La liberté d'expression artistique prévaut sur le droit à l'image. La liberté d’expression artistique prime sur le simple désir d’une personne qui ne souhaite pas voir son image diffusée. Exception faite des enfants, qui ne doivent pas être reconnaissables ou alors, obtenir l'autorisation parentale.

En résumé (après il faut se renseigner sur chaque situation), la vente de ses photos est autorisée à titre personnel dans une démarche artistique. On peut diffuser sur les réseaux, vendre des tirages, exposer, ou même éditer un livre. Par contre, il est interdit de vendre ce type de photos pour en faire par exemple une campagne de publicité etc... Là aussi, le sujet est hyper vaste, mais en France et dans le milieu de la photos de rue, la spécialiste en droit à l'image/photo est l'avocate Joëlle Verbrugge. Son blog est ici : https://blog.droit-et-photographie.com/

Une des ses interviews : https://youtu.be/-PP_aexji_s?si=tXNIKctfQzPL9Bb0

Un résumé du droit en photo de rue : Genarobardy

Pour en savoir un peu plus sur la photo de rue, allez sur le blog : photocorneloup.fr/street-photography/

 

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche

UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
La pause du travailleur

La pause du travailleur

La baigneuse de novembre.

La baigneuse de novembre.

UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
Hip hop

Hip hop

UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
Le traditionnel bain de mer du 31 décembre à Dinard

Le traditionnel bain de mer du 31 décembre à Dinard

UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1
UN DIMANCHE EN PHOTOS DE RUE & HUMANISTES 1

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde, #Le coin de la rue photo

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Publié le 20 Septembre 2024

BD - Editions Steinkis - 151 pages - 22 €

Parution en novembre 2021

Le sujet : Plongez dans l'œil même du photographe ! New York, 1953. Joanna et Lawrence Ward engagent une nouvelle nourrice pour leur fille Gwen. Très secrète, un peu étrange et parfois sévère, Vivian Maier trouve pourtant les faveurs de la petite fille qui la suit dans ses pérégrinations urbaines et l'observe capturer le monde qui l'entoure à travers l'objectif de son Rolleiflex. À mi-chemin entre fiction et biographie, Paulina Spucches nous entraîne de Brooklyn au Champsaur, imaginant le contexte que pourrait renfermer chaque cliché de Vivian Maier, génie de la photographie de rue.

 

Tentation : Le sujet Vivian Maier

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a un an encore, le nom de Vivian Maier m'était inconnu, tout comme la définition assez précise de la photo de rue, même si les amateurs du genre sont rarement d'accord sur celle-ci. 

Photo de rue ou Street photographie, c'est un courant de photographie... Les photos doivent être prises sur le vif dans un lieu public, qui peut aussi bien être un hall de gare, qu'une plage, un parc. Ces photos ne doivent pas être posées et impliquent une présence humaine directe ou suggérée (comme une ombre humaine, une partie de corps etc). J'en faisais un peu avant sans le savoir, et j'en fait maintenant sciemment en prenant beaucoup de plaisir.

Vivian Maier est l'une des plus grandes photographes de rue du XXème siècle, sa réputation... post mortem fait l'unanimité. Cet album raconte donc sa vie, ou du moins, des portions de sa vie, alternant ses souvenirs d'enfance et des étapes de sa vie d'adulte. Cette BD n'est pas bavarde, laissant place surtout aux dessins, qui répondent, en miroir, à l'art photographie. D'ailleurs, nombre de dessins usent d'angles de cet art, et imagine les situations dans lesquelles Vivian Maier pouvait se trouver lorsqu'elle appuyait sur le déclencheur. Le miroir... Egalement parce que Vivian Maier est aussi connue pour ses autoportraits.

En surface, je dirais parce qu'hélas, cet album y reste trop, usant de nombre d'ellipses entre son enfance et sa vie d'adulte, nurse stricte qui se balade toujours avec son appareil photo au cou. Les dessins ne m'ont pas convaincue, car trop confus, et trop criards... D'ailleurs les personnages secondaires sont parfois difficilement reconnaissables d'une case à l'autre. Il est plus sujet de la vie de Vivian que de ses photos, c'est un peu dommage à mes yeux. La postface est à mes yeux plus intéressante, qui permet de mieux saisir l'essence de Vivian Maier et de son oeuvre.

Mais cet album, même s'il ne m'a pas emportée, me donne vraiment envie d'approfondir ma connaissance de cette illustre photographe et de son travail. Donc c'est déjà pas mal ! Et je pense me procurer dès que possible "Une femme à contre-jour", roman de Gaëlle Josse.

                                       @Vivian Maier

                                        @Vivian Maier

                                       @Vivian Maier

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Septembre 2024

Film de Daniel Auteuil

Avec Daniel Auteuil, Grégory Gadebois, Alice Belaïdi, Gaétan Roussel

Synopsis : Depuis qu’il a fait innocenter un meurtrier récidiviste, Maître Jean Monier ne prend plus de dossiers criminels. La rencontre avec Nicolas Milik, père de famille accusé du meurtre de sa femme, le touche et fait vaciller ses certitudes. Convaincu de l’innocence de son client, il est prêt à tout pour lui faire gagner son procès aux assises, retrouvant ainsi le sens de sa vocation.

Mon humble avis : Un film qui joue sans cesse sur le fil... Celui de nos émotions, de nos certitudes, de nos doutes, de l'apparence de la vérité... Tout peut basculer sans cesse... Et le fil, le petit bout fil bleu retrouvé coincé sous l'ongle de la victime c'est aussi l'unique preuve potentielle de la culpabilité de Nicolas Milik... Un fil qui peut décider d'un verdict, d'une vie libre d'innocent ou emprisonnée de coupable... La justice parfois ne tient qu'à un fil... Tout comme la possibilité d'une erreur judiciaire. La justice est-elle la vérité alors qu'elle ne repose bien souvent que sur l'intime conviction.

Voilà le fil de ce film magistral, qui vous tient en haleine, ou plutôt en apnée, du début à la toute toute fin, qui après deux rebondissements des plus inattendus, vous laisse complètement abasourdis... Et qui vous fait dire que c'était à un fil...

Beaucoup d'humanité dans cette réalisation de Daniel Auteuil, autour de son personnage d'avocat qui veut par-dessus tout sauver son client, alors que sa magistrature ne lui demande que de le défendre. L'atmosphère y est tendue, voire étouffante et trouble, et les images rendent parfaitement cela... même si là est mon unique bémol... La caméra joue énormément sur la profondeur de champs, sur un focus qui n'est pas vraiment précis qui passe d'un personnage en premier plan à celui en deuxième plan... Donc beaucoup de flou, et de grain à l'image. Cela m'a été tellement peu agréable que j'ai reculé de quelques rangs dans la salle, pensant un moment que ma vue me jouait des tours. Bref, je n'ai pas aimé la photographie de ce film, alors que son découpage, et chaque plan sont judicieusement élaborés.

Cette histoire est inspirée de faits réels, et cela fait froid dans le dos. Aime-t-on un innocent ou un coupable. L'accusé est-il démoniaque ou juste un innocent paumé simplet, à côté de ses pompes, pas gâté par la vie, un colosse aux pieds d'argile ? Ce qui est sûr c'est que jamais je n'aurais pu être avocate et que j'espère ne jamais être convoquée comme membre d'un jury dans un tribunal.

Un twist final tranchant, saisissant, effroyable même.

A voir, très très bon film, si l'on met de côté ma réserve visuelle. Et on n'en n'attendait pas moins, un Grégory Gadebois exceptionnel !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Septembre 2024

Thriller - Editions Audiolib - 10h23 d'écoute - 23.95 €

Parution Editions du Masque & Audiolib 2021

Mon pitch : Dans un appartement parisien, le Commissaire Paul Starski et la lieutenante Yvonne Chen découvre les corps sans vie d'un flic marseillais à la dérive et d'un homme d'affaire sud-africain, alors qu'une prise d'otage leur avait été annoncée... Quel lien entre les deux ? D'autant, que très vite dans l'enquête, apparaît Chloé de Talence, une brillante biologiste... Mais aussi grand amour de jeunesse de Starski.

Celui-ci va-t-il garder la tête assez froide pour mener à bien ses investigations et protéger Chloé de tueurs qui semblent prêts à tout ? Il va pouvoir compter sur le pragmatisme glacial de sa collègue. D'autant que d'autres meurtres adviennent, des décès passés deviennent suspect, et le tout les emmènent dans les ignominies pharmaceutiques, ici, de l'Apartheid.

 

Tentation : Un auteur que je ne connais pas, découvrons !

Fournisseur : La bib de Betton, merci Cécile !

Mon humble avis : Commençons par la fin... qui m'a laissée dubitative. Bien trop ouverte à mes yeux pour un polar... Et renseignements pris post lecture... me voici entrée dans une trilogie. Aïe, il me semble que la jaquette du livre audio ne le mentionnait pas. Mais peu importe en fait, car un volet de cette histoire est tout de même bien refermé.

J'ai trouvé ce roman un peu diesel, mais qui dit diesel, dit quand la vitesse de croisière sera atteinte, elle ne s'arrêtera plus. Oui, on est pris dans cette intrigue très originale et extrêmement bien fouillée et construite, même si parfois un peu alambiquée à suivre, mais rien rédhibitoire non plus. On suit tout de même bien le fil général. Pour approfondir le mystère, Nicolas Lebel use de la mythologie grecque (Avec notamment Les furies, déesse du châtiment), les rituels protocolaires de la chasse à courre, la suprématie blanche lors de l'Apartheid et les recherches pharmaceutiques d'alors pour stériliser, et donc éradiquer la population noire. Cela donne une intrigue vraiment machiavélique et en trompe l'oeil. Car oui, le gibier innocent tombe bien dans le piège qui se referme inexorablement sur lui. Dans cette histoire en trompe l'oeil, tout n'est que manipulation, et je pense que les tomes suivants ne doivent pas manquer de révélations/réactions à ce sujet.

J'ai un peu regretté que le noeud "complet" (pour ce tome) de l'intrigue nous soit livré par le narrateur au lieu d'être découvert par ce duo de flics bien attachants et finalement attachés l'un à l'autre, comme le sont le Ying et le Yang. De même, les critiques figurant sur la 4ème de couv annonçaient "effets de style, gags et rire"... je n'ai rien trouvé de tout cela, aussi, je ne m'attendais pas à une lecture au sujet et développement aussi "grave", même s'il n'y a rien de glauque ou gore, ou sanguinolant dans ces pages. Donc les âmes sensibles peuvent tout à fait lire ce polar très bien ficelé !

J'espère trouver les tomes suivants, (la capture et l'Hallali) déjà sortis (même en poche) en bib', pour avoir le fin mot de l'histoire tout de même !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Septembre 2024

La saison estivale (et ma pause qui va avec) est bien terminée, la rentrée est advenue pour nombre d'entre vous, jeunes ou moins jeunes en activité scolaire ou professionnelle

Voilà le temps pour moi de partir en vacances ! Direction la Dordogne pour une dizaine de jours, donc blog en pause de nouveau !

Au programme de ces vacances : le mariage d'un couple d'amis ornitho, rencontre de photographes ornitho connus jusqu'à maintenant que sur les réseaux sociaux, repos, visites touristiques, culturelles et culinaire, photos dont ornitho et s'il reste du temps, lecture.

Logement en bungalow dans un camping avec une amie.

A mon retour, j'aurais quelques jours pour vider mes valises et les recomposer... Pour un nouveau départ, un autre mariage, familial celui-ci, en Touraine. Séjour que je prolonge un peu pour aller dans la Brenne, voir mes amis les oiseaux ! Mais mon blog aura repris du service grâce à quelques programmation de billets.

Bref, je ne vais pas être très présente en septembre, ni sur la blogo, ni à Dinard !

D'ici là, portez vous bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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