Publié le 13 Octobre 2018

Roman - Editions Les Escales - 288 pages - 17.90 €

 

Parution le 30 août 2018 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Au bord du lac Leman... Ismaëlle perd son père, pêcheur de métier. Dès lors orpheline et émancipée, la jeune fille prend la place de son père. Une femme dans un monde d'homme.

C'est à cette époque que des corps sont retrouvés flottants sur le lac. Quelques uns, puis des dizaines et enfin, des centaines.

C'est aussi à cette époque qu'Ezéchiel, le fils de l'Orgre, reprend possession du palais dévasté de son père sur les hauteurs du lacs. Les deux jeunes gens vont se rencontrer.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : #Rakuten  & Joseph Gibert via les Matchs de la Rentrée Littéraire 2018 (#MRL18), merci pour l'envoi

 

NB : Chaque année, je participe avec joie à l'événement annuel de la blogosphère littéraire : Les matchs de la rentrée littéraire proposé par Rakuten (ex Priceminister)... Quelques blogueuses marraines de l'événement nous proposent une série de titre... parmi lesquels nous en choisissons un que l'on reçoit très vite... sous condition de le lire bien sûr, mais surtout dans faire l'article de la façon la plus originale possible sur le média ou réseau social de notre choix.

J'ai été couronnée ces deux dernières années, remportant ainsi deux "smartbox" Zen... En 2016 et 2017, les livres que j'avais choisis dans LA liste m'avaient beaucoup plu, donc forcément bien inspirée. Je ne pense pas que le miracle se reproduise cette année... Quoiqu'il en soit, j'ai fait de mon mieux, tout en restant honnête sur mon ressenti.

 

 

Mon humble avis : Parfois, en lisant, je me fais colère. Car lorsque j'ouvre une oeuvre, c'est pour l'aimer, puisque l'envie et la gourmandise littéraire m'ont menée vers elle. J'y trouve l'occasion de la paresse que j'aime, chez moi... Lire pour ne pas avoir à faire autre chose de plus contraignant. Lire par avarice de soi-même, pour ne pas se partager, pour rester dans ma luxure livresque. Et, de temps à autre, il y a mon orgueil qui fait de moi la colère... 

Parce que je ne comprends pas un livre, que je ne parviens à y pénétrer, à le saisir, que je suis sans doute trop "petite" pour apprécier sa puissance, et trop ignare pour en repérer les fondements, les références. Parce que ma sensibilité et mes goûts ne me laissent pas le loisir d'apprécier sa poésie. Parce que j'aime qu'une histoire s'ouvre sur un mystère qui se dévoile au fil des pages...  Dans "fais de moi la colère", l'énigme n'a fait que s'épaissir de plus en plus, jusqu'à me conduire dans l'obscurité.

Sans doute ce roman trouve nombre de racine dans la culture biblique... Le prénom des personnages déjà (Ismaëlle et Ezéchiel), les sept péchés capitaux disséminés ça et là, mais laissant l'avidité (l'envie) au premier plan, la bête aquatique (Mammon) qui avale et pourrait rappeler l'histoire de Jonas. Mais ce n'est que peut-être, je ne suis sûre de rien.

L'écriture de Vincent Villeminot est très poétique... Hors, je ne suis pas sensible à ce genre littéraire surtout lorsqu'il est décrit par l'adverbe "très" ! La poésie m'ennuie le plus souvent et, par exemple, jamais je ne plonge dans un recueil. La poésie est sans doute là pour atténuer la violence des propos et situations, mais je l'aurais préférée absente, d'autant plus qu'elle y est très hachée... Le texte étrange aurait gagné en force et en portée dans ma chair. Il m'aurait saisie et placée alors que nageais sans direction dans des métaphores le plus souvent indéchiffrables pour moi. Car oui, il est question, de dictature, de génocides, des exactions criminelles et à grandes échelles des dictateurs africains, du blanchiment de l'argent de ces mêmes monstres dans des coffres d'une Suisse bien tranquille, de ce fait complice, même si chacun y dort tranquillement.

Mais quid de cette bête, la Mammon, qui hante le lac et avale les corps ? Serait-elle le mal qu'il y a au fond de chacun de nous et qui nous rend près à tout pour "nous", pour avoir toujours plus ? Et tous ces corps qui remontent par centaines du lac, voire par milliers ? Tout cela, je ne l'ai pas vraiment saisi. D'autres lecteurs ont fait le lien avec les migrants qui se noient dans la Méditerranée devant l'indifférence quasi générale et la peur de tous. Cette idée ne m'est pas venue lors de ma lecture, qui a fait de moi la colère, parce que je n'ai pas su apprécier le travail et l'art d'un auteur sans doute à sa juste valeur. Ai-je compris ce que j'ai lu ? Je ne le pense pas, en tout cas, pas en profondeur.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 7h26 d'écoute - 15.99 €

 

Parution d'origine chez Flammarion en août 2013

 

L'histoire... Inspirée d'une vraie et de la Grande Histoire. En Argentine en 1987 quelques années après la chute de la dictature... Lisandra Puig, femme d'un renommée psychanalyste est retrouvée morte, défenestrée. Vittorio, son mari est accusé et incarcéré. Il se dit innocent et Eva Maria, l'une de des patientes est décidée à le démontrer...  Vittorio et elle pensent que le coupable se cache dans la patientèle du médecin

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "Le confident"

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Hélène Grémillon, si vous passez par ici, dites-moi, pourquoi vous n'avez rien publié depuis "La garçonnière". J'aime tant vous lire, et laisser un talent tel que le vôtre s'endormir, ce n'est juste pas possible. Et si c'est un éditeur qui ne vous permet pas de partager votre plume, c'est un scandale !

La garçonnière est un roman d'une force rare, peut-être encore plus que "Le confident". Même s'il s'inspire d'une histoire vraie, on ne peut qu'admirer la construction, le style et l'écriture ciselée mais jamais prétentieuse d'Hélène Grémillon.

Ma lecture remonte déjà à plusieurs semaines, aussi mon billet est fait de ce qui reste, à froid. Et je dirais, presque une envie de le relire... Puisque c'était ici une audiolecture, pourquoi pas, bientôt, m'y plonger par le papier.

L'histoire se lit presque comme un roman policier doté d'un suspense étouffant... Puisqu'il y a un meurtre supposé et donc un présumé coupable... Même si, aux yeux du lecteur, ce dernier change constamment au fil des découvertes d'Eva Maria et des petites clés disséminées de ci delà par l'auteure.

Parmi les assassins potentiels, se trouvent les patients du docteur Puig... Qui lui ont tous livré des secrets personnels ou d'Etats, avoué des crimes, confesser une douleur plus forte que tout, liée à une haine et une envie de vengeance. D'une façon ou d'une autre, nous assistons à certaines séances de la plupart de ces hommes et femmes. Ainsi, Hélène Grémillon nous conduit au plus profond de l'intime. Dans l'antre d'où rien ne sort jamais... Le cabinet d'un psychiatre... qui reçoit tout un éventail de personne et qui entend l'indicible.

N'oublions pas que l'intrigue de ce roman se déroule en Argentine quelques années seulement après la fin de la dictature militaire... Qui dit juntes militaires, dit Disparus, Fusillés, Torturés, Prisonniers, Exilés, Enlèvements... Et en Argentine, les bébés volés... Et le mouvement des mères de la place de Mai. Et bien de ces événements historiques, la romancière nous en propose différentes versions... Celles des bourreaux, celles des victimes... Qui tous côtoient le cabinet de Puig... 

Et au milieu de tout cela, la mort de Lissandra Puig... Et son personnage si bien façonné, si bouleversant finalement.

La garçonnière est un roman sur le pire et le meilleur de l'humain...Que ce soit par amour, par vengeance, par envie d'être aimé, par l'envie d'aimer, pour protéger, par lâcheté, par inhumanité, par jalousie, par désamour. Tous ces sentiments y sont développés avec une justesse incroyable.

C'est aussi l'histoire d'un énorme gâchis, qui rappelle que dans la Grande Histoire prend de la place, il ne faut pas pour autant oublier les "petites" histoires, celles qui sont personnelles, méconnus mais tout aussi dramatique.

Et le titre dans tout cela ? Tout au long du roman, je me suis interroger sur celui-ci, sur sa signification. Patience... Les toutes dernières phrases en livrent le secret et le sens, dans un dénouement glaçant qui noue la gorge.

Un roman si fort est à lire de toute urgence, évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Octobre 2018

Film de Bradley Cooper

Avec Bradley Cooper, Lady Gaga, Sam Elliot, Dave Chappelle

 

Synopsis :  Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

 

 

Mon humble avis : L'histoire n'est pas nouvelle, puisque A star is born est la troisième réadaptation du film "une étoile est née" paru en 1937 ! Par contre, elle est formidablement actualisée et bien sûr interprétée !

A star is born est "totally" made in Bradley Cooper : mon chouchou aux yeux si bleus en est le réalisateur, le coscénariste, le producteur, l'auteur de certaines chansons et enfin, interprète. Que de cordes à son arc ! Que de talents... Que de dons même ! D'ailleurs, les dialogues permettent de saisir la différence entre le talent et le don... Nombreux sont ceux qui ont du talent, moins nombreux sont ceux qui ont un don. Ici, visible à l'oeil nu par les spectateurs, on découvre son don pour la chanson et on retrouve son don pour émouvoir, et jouer, bien au-delà de son physique de tombeur... En effet, dans le film, Jackson étant plus souvent alcoolisé que sobre, on ne peut pas dire qu'il soit à son avantage physique. Et de ce fait, que d'émotions, que de nuances. Superbe !

Lady Gaga maintenant... Je ne la connais pas. Enfin, je sais qui elle est lorsqu'elle porte ses tenues exubérantes mais je serais incapable de reconnaître sa voix en blind test... Et pour être honnête, elle ne passe pas souvent sur les médias que j'écoute. Et là, j'ai un coup de coeur pour cette femme et cette voix. Cette femme que l'on découvre à nu dans ce film, sans costume, sans maquillage fantasque m'a vraiment bouleversée. Elle qui dans son métier se cache toujours derrière des personnages car se trouvant trop banale, pas assez belle pour plaire... Et bien je peux vous dire qu'au naturel, elle est splendide et très émouvante. Au fil du film et de l'évolution de sa réputation et jeune carrière, on la voit se transformer... Ou plutôt être transformée par ses producteurs pour devenir on ne peut formatée en starlette et ainsi plaire au plus grand nombre... Et là, quand elle est sur scène, elle émeut moins. On est dans le spectacle et plus dans l'interprétation (je parle du personnage, du rôle)... Ce qui montre bien le désastre de notre époque, ou il faut être formaté et correspondre à des critères pour soit disant avoir du succès. Sont-ce les spectateurs qui le réclament ou sont-ce les producteurs qui imposent cette version... et le public qui l'accepte sans se poser de question, sans réfléchir à l'illusion qu'on leur propose. Car dans ce film, comme dans la vraie vie d'ailleurs, Ally, Lady Gaga et toutes les autres n'auraient elles par connu le succès sans tous ces artifices. Bref, le film montre ce qu'est devenir une star au XXIème siècle... En tout cas, et c'est mérité, Lady Gaga risque bien de devenir une star du cinéma... Il est déjà question d'Oscar...

Enfin, il y a la musique... qui est présente par tout et presque tout le temps dans ce film. Magistrale bande originale ! Ce film s'écoute autant qu'il se regarde... Je ne pense pas que notre époque digitale et kleenex le permettra, mais la bande originale de A star is born mériterait autant de succès que la fameuse, culte et immortelle B.O du film Body Guard !

Vous savez ce qu'il vous reste à faire.... Courir au ciné le plus proche de chez vous et éventuellement, vous offrir la séance Dolby... Ce que j'ai fait. Les quelques euros supplémentaires en valent franchement la chandelle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Octobre 2018

Il n'y a pas que les îles et la mer turquoise sur terre et dans la vie non ? En août dernier, j'ai traversé une partie de la France pour me rendre dans le Cantal en Auvergne. Quelques jours en cousinade pour fêter les 40 ans d'une de mes cousines, et l'occasion évidemment de quelques randos, visites, découvertes et évidemment, de bons repas bien arrosés !

Vous me direz un département, ça reste grand... Mon Cantal était aux environs de St Amandin, Rioms -es Montagne, Murat et Le Puy Marie...

Donc voilà un peu de verdure, de grand air, de grandes étendues, bref de paysages et d'ambiance montagne !

UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
Une impression de steppe mongolienne... Ne manque que les yourtes et les Mongols sur leurs chevaux !

Une impression de steppe mongolienne... Ne manque que les yourtes et les Mongols sur leurs chevaux !

UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 5 Octobre 2018

Roman -, Editions Livre de Poche - 320 pages - 7.70 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2016

 

L'histoire : Deb et Keller sont naturalistes, étudient les manchots de l'Antarctique tout en guidant quelques touristes.... Des années qu'ils se retrouvent à chaque mission sur le Cormoran... Un amour viscéral entrecoupé qui doit surmonter le passé de Keller... Cette fois-ci, lorsque le Cormoran lève l'ancre, Keller n'est pas à bord... Et quelques jours plus tard, l'équipage du navire reçoit un signal de détresse d'un paquebot de croisière... Qui n'aurait jamais dû s'avancer autant entre les icebergs...

 

Tentation : Le pitch et la destination

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Cet été, j'avais tenté un premier voyage littéraire en Antarctique via "Ma vie de Pingouin" de Katarina Mazetti. Tentative plutôt manquée avec un roman fade et très peu révélateur de cette région du monde que je ne connaîtrais jamais autrement que par le regard et les témoignages des autres. Alors, en voyant "Mon dernier continent" dans les librairies, je me suis dit : retentons le Pôle Sud.

Ce roman fut pour moi rafraîchissant... Oh, pas dans le thème ou même les thèmes qui sont plutôt tragiques... avec évidemment, quelques lueurs d'espoirs. Mais j'en ai fait la lecture lors de mes récentes vacances à Corfou, au bord de la Mer Ionienne à 26 de degrés et avec un fond de l'air à 30 ! Moi en maillot de bain et les personnages sous plusieurs couches de vêtements adaptés aux températures polaires, ce décalage me plaisait bien.

Mon dernier continent... Qu'est-ce que le dernier continent ? Le plus souvent, c'est l'Antarctique... C'est là que les voyageurs qui ont déjà fait le tour du monde vont... Pour le mythe, la fierté, le pied posé.... C'est aussi là que vont ceux qui ont besoin d'oublier, de se cacher du monde et d'eux mêmes... Et pour moi, via ce bouquin, je pense aussi que "Mon dernier continent" est l'endroit "secret" de chacun, celui où l'on se trouve, où l'on se sent bien, ou l'équilibre s'atteint... Le dernier continent, c'est l'antre de chacun...Au bout du monde, au bout de la rue, ou dans un coin de l'âme. Peu importe... C'est un aimant contre lequel on ne lutte pas.

Ca, c'est pour la partie "réflexion" de cette histoire bien agréable à lire, qui met en scène des personnages profonds et approfondis, attachants même si, par moment, un peu caricaturaux. Enfin, c'est l'impression que j'ai eu car j'avoue que je n'ai jamais rencontré de naturalistes qui passent la moitié de l'année sur la glace pour étudier les manchots ! L'auteure donne vraiment la place méritée par ce continent lointain, mystérieux, convoité, exigent... et à ses habitants... Quelques humains qui s'invitent certains mois de l'année... Mais surtout, les manchots, les lions des mers, les oiseaux etc... Les descriptions et explications sur la vie là-bas, tant humaine qu'animalière, les précautions, les dangers, les us et coutumes, les différentes variétés de manchots, les fascinations sont intéressantes et accessibles. On y apprend vraiment beaucoup.

Le mode narratif m'a un peu moins plu... Puisque Midge Raymond, via des chapitres différents, alterne entre des passages du passé des protagonistes (qu'ils soient communs ou individuels), et les jours, puis les heures qui précèdent le terrible naufrage qu'on devine arriver... Puis, nous assistons instant par instant au sauvetage mis en place par l'équipage du Cormoran... Sauvetage dans une région du monde où chaque seconde compte et où la météo peut s'inverser d'une minute à l'autre. Evidemment, c'est en apnée que le lecteur lit ce sauvetage...

Enfin, Mon dernier Continent possède évidemment une forte propension écologique. Car l'Antarctique, même s'il est le dernier continent à ne pas être habité réellement par les hommes, et bien il subit néanmoins les conséquences du réchauffement climatique : fonte des glaces, modification de la vie des animaux et de leurs sources d'alimentation. La mer qui devient une poubelle. Midge Raymond propose donc de s'interroger (enfin ou de nouveau ou autrement) sur nos façons de consommer, de voyager, de s'alimenter et de se positionner... Oui, car le drame, ici comme ailleurs, c'est que l'Homme se considère toujours comme l'espèce supérieur, comme une vie qui a plus de valeur que toute autre vie terrestre...

Comme je l'ai dit, il est question d'un naufrage... Midge Raymond en profite pour rappeler qu'au-delà des victimes humaines de ce genre de catastrophes, on s'intéresse toujours très peu à ce que l'on appelle "les victimes collatérales" (quand on y pense seulement), qui sont aux premières loges et qui subiront les dégâts et leurs conséquences sur des générations d'individus : Les animaux marins ou terrestres qui n'ont rien demandé d'autre que de vivre tranquillement sur leur banquise... qui fond, qui fond, qui fond.

NB ; une réflexion qui m'a bien plu... Il fut une époque où les aventuriers voulaient être les premiers à fouler un sol... maintenant, ils voudraient être les derniers... Pourquoi ? Pour marquer l'Histoire... et pour protéger un lieu d'un assaut qui serait destructeur.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 3 Octobre 2018

Film de Benoît Delepine et Gustave Kerven

Avec Jean Dujardin, Yolande Moreau, Joseph Dahan, Lou Castel

 

Synopsis :  Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent.

 

Mon humble avis : J'ai mis un peu de temps à entrer dans le film et à l'apprécier, et finalement, je réalise qu'il m'en faut aussi pour en sortir... I feel good n'est pas loin de la pépite, malgré ses apparences légères, quelques longueurs, une bande annonce qui réunit les moments les plus comiques du film, sans montrer ni même laisser deviner ce qu'ils cachent derrière leur apparences.

Certes, Jean Dujardin m'a un peu saoulé et son personnage m'a d'abord paru exagéré et ubuesque... Et puis, j'ai compris... I feel good traite, entre autre et discrètement, de la bipolarité. Et dans le film, Jacques est en phase maniaque XXL. Un personnage qui peut donc paraître comme une pure création cinématographique comique ne l'est pas tant que cela.

Mais la maladie psychique de l'anti-héros n'est pas le seul sujet du film, qui a pris naissance et se déroule dans le village Emmaüs près de Pau... Les deux réalisateurs nous proposent ainsi de faire connaissance avec les cabossés de la vie qui retrouvent dignité, activité et vie sociale au sein de la communauté. Dans cette atmosphère bienveillante, il est autant question de vie et d'intérêt communautaire que de la prise en compte de l'histoire, de la nature et des compétences de chacun. Et le message politique et sociétal du film est clair : il n'y a que dans ces conditions que nos sociétés actuelles s'en sortiront...

Et bien sûr, l'environnement "récup" et recyclage d'Emmaüs, de ses compagnons heureux d'avoir retrouvé une place et de jouir de l'essentiel, donne le contre-pied au personnage de Jacques pour qui, point de bonheur sans millions et belles voitures.

I feel good montre parfaitement qu'il n'ait pas utile de rêver loin et grand pour mener une vie tant suffisante qu'épanouissante, stable, rassurante.

Tous ces sujets sont parfaitement maîtrisés par les deux réalisateurs, qui nous offrent par-dessus les marchés des dialogues savoureux et qui font mouche qu'ils tiennent du registre comique ou de celui l'émotion. Mais, la délicieuse cerise sur le gâteau, c'est évidemment la prestation de Yolande Moreau, encore une fois bouleversante sans en faire des tonnes, en toute discrétion et intelligence. Sublime Yolande Moreau !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Octobre 2018

BD - Editions Grand Angle - 64 pages - 15.90 €

 

Parution le 10 janvier 2018

 

L'histoire :  Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

 

Tentation : La couv of course, y'a un chat !

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour cette BD ! Pépite à lire d'urgence ! 

C'est bien simple, tout m'a plu dans ces pages. Grâce aux joyeux, colorés et significatif dessins, nous savons dès la première page où l'auteur nous emmène... Sur la côte normande... où la côte, justement, recule dangereusement.

On ne l'imagine pas tout de suite, mais le sujet de cette histoire est particulièrement grave... puisqu'il s'agit du choix de la fin de vie. Et pourtant, tout au long de la lecture, on sourit, on est ému, on rit, on s'attache sacrément à cette toute aussi sacrée Madeleine et à son compagnon de matou. Madeleine est vraiment une mamie qui a la patate, du caractère et de l'humour

Autour de Madeleine, on rencontre d'autres personnages de la commune, personnages qui s'inquiètent et /ou s'énervent devant l'entêtement de Madeleine à ne pas quitter sa maison en haut de la falaise rognée un peu plus chaque jour par les éléments. Tout ce petit monde met cette obstination sur le compte de la cécité de la vieille dame... Qui dans une confidence touchante et bouleversante, révélera à l'un d'eux la raison qui la vrille à sa maison.

Le génie de Bruno Duhamel tient dans le fait que "jamais", qui traite du deuil et de la fin de vie, est en fait une BD très divertissante, rafraîchissante, pleine d'humour, de tendresse et de délicatesse... même si elle n'empêche pas la réflexion et l'émotion... Tout y est justesse !

Je ne pense pas que beaucoup de réalisateurs de cinéma lisent sur mon blog, mais si l'un d'eux avait la charmante idée de porter "Jamais" à l'écran, je me ruerai dans mon cinéma préféré pour passer un bon moment avec cette fantaisiste et grande gueule Madeleine. Je passe le message au cas où !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 29 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 5h50 d'écoute - 17.99 €

 

Parution d'origine en août 2016

 

L'histoire : Myriam, épouse et jeune mère au foyer de deux enfants, décide de reprendre son activité professionnelle. Avec Paul, son mari, ils se lancent dans le recrutement d'une nounou, avec des critères très strictes. Leur choix est sans appel. Ce sera Louise. Louise qui se révèle très vite extraordinaire, au delà des espérances. Louise qui devient indispensable, qui prend de plus en plus de place au sein de la famille. Au point d'en faire partie, c'est du moins ce que Louise ressent...

 

Tentation : La renommée du roman

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Prix Goncourt 2016... Forcément, cela attire regards, curiosité et conduit à la lecture de dizaines d'avis sur la blogosphère... Alors, je m'attendais à du waouh...

Et ce waouh presque général se traduit chez moi par un : Ouais, pas mal mais...

L'avantage de ce Goncourt est qu'il se lit facilement, accessible et compréhensible par tous. Point de noeuds à se faire au cerveau pour suivre l'intrigue et la saisir, en tout cas dans ce qu'elle a de plus apparent... Car bien sûr, au-dessous de cette histoire somme toute assez classique, Leila Slimani a glissé une bonne donne de finesse dans le portrait de ses personnages, et surtout celui de Louise, qui restera une inconnue aux yeux de Myriam et Paul...

Comme quoi, lorsque les apparences conviennent, on ne cherche pas à creuser derrière, on ne prend même pas le temps d'imaginer qu'il peut y avoir derrière une histoire, une autre réalité, une douleur. Je pense que c'est cela le véritable sujet du roman... Quand les apparences conviennent et arrangent, on efface le doute et l'on ne s'intéresse pas à l'autre face, par manque de temps, d'intérêt, d'imagination, de sensibilité peut-être... ou simplement d'altruisme, même si l'on se vente d'en déborder... même si l'on se trouve aveugle devant une solitude béante.

Alors, certes on a froid dans le dos car le début du roman s'ouvre sur l'issue de celui-ci... Donc forcément, on sait vers quoi l'on se dirige... Et pourtant, je m'attendais néanmoins à plus de suspens, à plus d'effroi et de tension. J'espérais un "page turner".  A mes yeux, c'est comme s'il manquait des étapes alors que certaines se répètent. Quant à la fin... Et bien sans spoiler, je peux dire que... Ayant écouté la version audio empruntée à la bibliothèque et copiée sur mon disque dur... J'ai vraiment cru qu'il me manquait un chapitre, au point que sur Facebook, j'ai fait appel à mes amies pour savoir si "ma dernière phrase" était bien "la dernière phrase". Donc une toute fin qui laisse sur la faim, avec une sensation d'inachevé.... ou de commencement interrompu...

Je pense que sans le tapage littéraire et médiatique autour de Chanson douce, j'en aurais attendu moins et sans doute plus apprécié la lecture qui reste néanmoins de bonne facture et agréable !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Septembre 2018

Témoignage - City Editions - 256 pages - 10.00 €

 

Parution en 2014

Le sujet : Louise Booth est la mère de Fraser petit enfant autiste. Elle raconte son quotidien et son combat pour que son fils évolue. Et ces progrès tant attendus deviennent notoire quand la famille adopte un chat nommé Billy. La relation entre Fraser et Billy amènera détentes, rires et complicité dans la famille. Et étonnement, comme s'il avait,un 6ème sens, Billy sera toujours présent lorsque Fraser en aura besoin, quand une crise s'annoncera etc...

 

 

 

 

Tentation : Les deux sujets... Autisme et chat !

Fournisseur : CB + PAL !

 

Mon humble avis : Ce témoignage s'adresse à tous...Ceux qui aiment les chats et ceux que les félins indiffèrent, ceux qui ne se "sentent" pas concernés par l'autisme, ceux qui n'y connaissent rien ou au contraire, ceux qui côtoient une personne autiste de près ou de loin.

Mon amour et ma fascination pour les chats n'a ici plus de secret pour personne. Et je suis persuadée du bénéfice de leur présence dans la vie de quiconque comme dans la mienne. La présence de trois boules de poils chez moi m'a aidé de façon conséquente à diminuer les symptômes de ma pathologie psychiatrique et parfois à les maîtriser : la bipolarité. Certes, je n'irais pas jusqu'à donner un pouvoir de guérison aux chats, mais je suis sûre du bienfait qu'ils m'apportent, d'une relative sérénité, des rituels quotidiens qui me donnent des repères etc...Mais quelque part, je suis persuadée que mes chats m'ont, d'une certaine manière, sauvé la vie.

Ici, nous suivons sur cinq années le quotidien de Louise et Chris, ainsi que de leur fils Fraser, atteint d'importants troubles du spectre autistique. Au cours du témoignage, nous revenons sur sa naissance, ses premiers mois, le désespoir des parents, la difficulté de poser un diagnostic et le poids des regards accusateurs ou méprisants des autres. Cette famille s'agrandit ensuite par la naissance de Pippa... Malgré l'aide de leur entourage, de certains professionnels, la bienveillance de l'employeur de Chris (en gros la Reine d'Angleterre, puisque Chris travaille dans le domaine d'un château de la famille royale en Ecosse), les progrès de Fraser sont très lents et les régressions très fréquentes. Le texte de Louise Booth permet vraiment de se rendre compte des difficultés parfois insurmontables à vivre avec enfant autiste... Entre les stéréotypies, les crises de colère, les angoisses, l'hypotonie de Fraser qui l'empêche de se mouvoir normalement... Bref, on réalise à quel point chaque petit détail de la vie est compliqué, nécessite moult préparations, attentions, prévisions, contournements, adaptations, j'en passe et des meilleurs... Donc rien que pour cela, ce livre est à lire car très instructifs pour ceux qui n'ont jamais été confrontés à cette pathologie, comme pour ceux qui la connaisse de trop près, car il peut sans doute apporter quelques pistes et solutions pour améliorer le quotidien d'une famille.

Ensuite, Billy le chat surgit dans la famille et devient le pilier de Fraser, et son meilleur copain. Ce chat, manifestement doué de bien plus des 6 sens félins, accompagnera, stimulera et encouragera toujours Fraser dans son apprentissage, dans les grandes étapes de la vie du garçonnet... Tout en menant sa vie de chat. Il fait partie de ses animaux qui savent détecter une maladie, une crise etc... Là aussi, ce témoignage est important.

Vous vous demanderez sans doute pourquoi je ne couronne ce livre "que" de 3 pattes de chats... Et bien parce que le style, même s'il lit facilement, est le plus souvent assez basique et comporte quelques coquilles. Certes, on ne se dirige pas vers ce type d'écrit pour y lire de la grande littérature, mais là, je ne sais pas, ça m'a gênée par moment. Problème de style, de traduction, de relecture ? 

Ensuite, même si l'on vit le quotidien d'une famille, quotidien forcément très répétitif... puisque quotidien... vous me suivez ?... Bref, l'autisme ajoute forcément des habitudes, repères et rituels réglés comme du papier à musique et qui reviennent aussi... quotidiennement... Toujours est- il que j'ai tout de même trouvé cette lecture très répétitive dans son écriture, parfois désordonnée, et de ce fait, un peu longuette. Certaines coupes auraient donnés un peu plus de peps à ce récit sans en perdre l'âme ni l'objectif.

Nous quittons Fraser et sa famille quand le petit garçon atteint l'âge de 5 ans, et qu'il entre et s'épanouit dans une classe et une école normales, alors que tous les pronostics prédisaient le contraire. Comme quoi, même si la montagne à gravir est énorme, il ne faut pas baisser les bras et surtout... bien s'entourer... Même s'il s'agit d'un "banal" chat de gouttière.

Et, pour toutes les raisons citées ci-dessus, je ne peux que vous inciter à lire "Grâce à l'amour d'un chat".

 

PS : L'an dernier, bénévolement, je me suis occupée d'une petite fille autiste de 8 ans, non verbale, une matinée par semaine. Mais manquant de formation, me sentant trop désarmée et étant trop "éponge", j'ai cessé cette action bénévole au bout d'un trimestre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 18 Septembre 2018

Enfin ! Plus de 10 mois après avoir réservé mon voyage annuel hors de nos frontières, je décolle cet après-midi !

Vers ce genre de paysages :

 

 

 

Et ce genre de moments :

 

Donc bien sûr, blog en pause pour une dizaine de jours !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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