Publié le 23 Novembre 2018

Roman - Editions Grasset - 180 pages - 17 €

Parution le 29 août 2018 : Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Besançon dans l'Est de la France. Le père du narrateur vient de décéder. En mettant de l'ordre dans les affaire de feu son père, le narrateur découvre un petit carnet, plein de notes, de tentative, de souvenirs... Il prend alors la plume pour reconstruire le passé de son père... Et lui donner les honneurs qu'il n'a jamais vraiment eu, mais qu'il a tant espéré. Ainsi, il redécouvre son père, non plus du point de vue d'un enfant, mais d'un adulte sexagénaire, qui, lui aussi, à fait son chemin.

 

Tentation : la hasard de la bib'

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Tiens, un livre de la rentrée dispo à la bib... Je prends. Ce titre, je l'avais bien vu à droite à gauche, mais sans y prêter vraiment attention.  Sa présence sur la première liste du Goncourt m'avait même échappée.

Comme quoi le hasard fait bien les choses. J'ai adoré ce livre et donc, comme le veut la logique, je l'ai dévoré !

Premier ingrédient nécessaire à la dégustation d'un roman... Le plume, le style; l'écriture... Ceux de Guy Boley sont de ceux qui vous accrochent tout de suite, qui imposent un rythme cadencé, joyeux, drôle quand il faut l'être, touchant  et poignant quand vient l'heure, toujours soigné et sans être emphatique. C'est un livre qui parle "du peuple" et qui s'adresse donc à tout le monde. Et les mots ! Ah la richesse des mots ! Guy Boley jonglent en finesse avec eux avec ce qui semble être d'une telle facilité que cela en est bluffant... et  rappelle que oui, il existe bien des plumes qui manie admirablement bien notre belle langue française sans s'adresser uniquement à l'élite !

Autres ingrédients... Le sujet... Et bien ici, il s'agit des sujets, tant ils sont multiples et bien abordés, juste comme il faut, pour ne pas frustrer ni lasser. Et puis, quand un auteur sait aller à l'essentiel, toute broderie se révèle inutile, et c'est le cas de de Guy Boley...

Il y a les habitants de la petite commune, le grand père mort écrasé jamais connu, la mère un peu rustre, l'ami de toujours Pierrot et le père... René à qui se livre est dédié mais dont le destin par les autres personnages, rôles secondaires mais si essentiels.

Il y a l'amour des livres (pour finir la Bible pour l'un, le dictionnaire pour l'autre).

Il y a le travail des mains, la sueur, la forge, le dépôt de train et ses travailleurs et puis la boxe... En amateur de haut niveau. 

Il y a le théâtre et son apprentissage... Où le père comprend que pour jouer Jésus, c'est comme boxer.

Il y a la vie qui peut tailler un artiste mais que le destin plonge dans l'ignorance des autres et l'oubli... Pour jaillir post mortem !

Il y a tout ce qu'on ignore sur les rêves des autres, et notamment ceux de nos parents.

Il y a le déclin après la gloire (même si locale), le déclin après la fierté personnelle. Ce déclin qui recouvre même les souvenirs. Il y a le refus d'un fils de voir son père choir, devenir une loque, après avoir vu Dieu en son père. 

Il y a un monument qui s'effondre mais qui se relève grâce aux mots du fils, à ce roman, et qui trouve enfin la gloire méritée...  "Mon père ce héros" !

Quand Dieu boxait en amateur est donc une pépite, un véritable coup de coeur pour moi...  La plume de Guy Boley, j'adorerais qu'elle soit mienne. Oui, c'est comme cela que j'aimerais être capable d'écrire. A lire, si vous aimez les mots et notre belle langue française !

 

6/6

"C’est un artiste, mon père, il est né comme ça et il n’y est pour rien : sensible, créateur, naïf, orgueilleux, entêté, innocent, fragile et responsable."

Guy Boley

"Ce quartier fut toute sa vie, sa seule mappemonde, sa scène de théâtre, son unique opéra. Il y grandit, s’y maria, procréa."

Guy Boley

"Les voies du Seigneur sont impénétrables, donc aussi vermoulues que celle de la grammaire"

Guy Boley

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Novembre 2018

Roman - Editions Thélème - 3.09 heures d'écoute - 17 €

 

Parution d'origine en 1889.

L'histoire : En Russie, lors d'un voyage en train qui dure plusieurs jours, un homme pénètre dans un compartiment. Il reste en retrait des conversations de ses co-voyageurs jusqu'à ce que celles-ci abordent le sujet des relations "homme-femme" et du mariage. Il prend alors la parole et dévoile son identité : il est Pozdnychev, homme connu pour avoir tué sa femme. Il se lance alors dans la narration de son histoire.

 

Tentation : Osons ! Soyons fous !

Fournisseur : Bib N° 2

 

 

Mon humble avis : Qui eut cru qu'un jour, délibérément, de mon plein gré, je piocherais une oeuvre de Tolstoï à la bibliothèque. Pas moi en tout cas, qui ait toujours (depuis le collège) était paniquée à l'idée de lire un classique. Alors un Russe ?! Vous imaginez ? Bon, j'avoue, je ne me suis pas non plus lancée dans Guerre et Paix, mais dans un court roman ! Restons prudent tout de même !

Et bien la prudence m'a permis de me délectée de cette écoute ! Oui, vraiment. Déjà, la qualité littéraire de l'oeuvre est tellement remarquable qu'elle m'a émue. Même si, Française oblige, je n'écoute qu'une traduction de l'oeuvre originelle, je n'ai cessé de me dire : "que la langue est belle", "quel talent de narrateur", "quelles phrases joliment construites", "quel vocabulaire toujours juste et pourtant jamais compliqué". Je pense que c'est ce qui m'a surpris en premier : la beauté d'une écriture travaillée mais on ne peut plus fluide et accessible, et si douce à l'oreille.

De la forme, passons au fond, tout aussi passionnant même si, pour notre époque, plus si originale que cela ! Le récit d'un crime passionnel. Même si ce texte date de 1899, par bien des aspects, je l'ai trouvé très contemporain. Et malgré l'évolution des moeurs, force est de constater que le monde et l'Homme n'ont pas tant changé que cela. Léon Tolstoï m'a tellement marquée par une de ses phrases que je l'ai presque retenue mot pour mot : "la femme ne s'émancipera vraiment que lorsqu'elle cessera d'être un objet de convoitise". Et oui, j'ai ainsi appris qu'au XIXème siècle, le sujet de m'émancipation féminine était déjà d'actualité...

Le titre de ce roman vient d'une oeuvre éponyme de Beethoven. Au fil des pages et des heures passées dans le train, Léon Tolstoï fait l'autopsie d'un meurtre passionnel. Pour cela, il éviscère le couple. Il passe au rasoir l'amour et la haine au coeur d'un couple, la passion, la séduction, le mariage, les relations sexuelles, la jalousie, l'infidélité, la domination, l'addiction, la pureté "recherchée" des femmes et la débauche acceptée des hommes, la position des femmes tant dans la société que dans le couple le poids et le regard de la communauté sur les célibataires comme sur les couples... Bref, il m'a bien semblé que pour Tolstoï l'amour est de début de la fin, le mariage le commencement du meurtre par longue agonie. Et titre oblige, Tolstoï évoque aussi la musique et les sentiments et comportements qu'elle fait naître en nous. La musique comme révélateur personnel intime, même si, ici, c'est pour le meilleur et surtout pour le pire.

Cette démonstration de Tolstoï m'a littéralement passionnée et captivée. Mais pour mieux en rendre compte, il m'aurait fallu prendre des notes, tant le texte est dense en mots, en sens, en thèses et en antithèses, tant le texte est rapide et efficace, tant il mérite et nécessite forte concentration cérébrale pour en apprécier la brillance intellectuelle et bien sûr, littéraire !

Si comme moi vous avez tremblez de peur à l'idée de vous plonger dans la littérature classique Russe, et bien dégustez donc cette sonate comme une mise en bouche, et vous m'en direz des nouvelles... De mon côté, j'ai l'intention de lire d'autres oeuvres de Tolstoï et piocherai de nouveau avec bonheur dans ces ... Courts romans ! Parce que n'exagérons rien, je ne suis pas encore prête pour Guerre et Paix, d'autant plus qu'une Warrior même pas peur blogo copine en a abandonné sa lecture cet été !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Novembre 2018

Roman - Editions Stock - 208 pages - 17.50 €

Parution le 22 août 2018 (Rentrée littéraire)

L'histoire : Le "Baoul", voilà comment les autres l'appellent Antoine. Là, haut, dans un village Corse, le Baoul (l'idiot) raconte... Comment on le traite ici depuis des décennies années et même avant et même avant que l'adolescente Florence soit retrouvée assassinée et que toutes les âmes que comptaient le village le pointe du doigt... De tout ça, Antoine parle avec... sa chaise... puis son pied de chaise...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Julie Estève livre ici un magnifique roman en donnant la parole à ceux à qui l'ont rarement... Les idiots du village, les "Baouls" comme on dit en Corse où cette histoire prend racine à l'aube des années 80.

Comme on dit, Antoine n'est pas tout seul dans sa tête, à moins que justement, il y n'y soit trop seul. Car trop différent, trop simple, trop rêveur, trop isolé, trop fui, trop moqué, trop rejeté, trop haï par tous, sauf par son frère aîné... Alors, pour qu'il soit moins seul et qu'on puisse le comprendre, se mettre à sa place, vivre un peu sa vie, Julie Estève nous invite dans son esprit et pour cela, use de la première personne du singulier. Ainsi, ses joies, ses émotions, ses peines, ses peurs, ses rires, ses souvenirs, ses colères, ses incompréhensions deviennent  nôtres le temps de notre lecture. Disons plutôt que nous pouvons devenir lui... Et forcément, nous émouvoir de sa poésie, sa candeur, son intelligence simple mais bien plus limpide et efficace qu'une intelligence dite normale.

Par Flash-back, Antoine nous raconte ainsi toute sa vie, et celle du village depuis sa toute jeune enfance. Car Antoine est partout et voit tout. Jusqu'au jour où tout et tous le désignent coupable idéal du meurtre de la jeune Florence et l'envoient pour 15 ans en prison. Antoine sait tout de cette histoire mais ne dit rien. Parce qu'il ne sait pas dire, ou qu'il ignore que ce qu'il sait est important.

A travers le personnage très touchant d'Antoine, Julie Estève pointe le doigt sur le grand mal de notre société stéréotypée et bien cadrée : la peur de la différence, le rejet de l'étranger, du "pas comme nous", du pas normal, du marginal. 

Cette histoire racontée avec une simplicité où se mélange tendresse et douleur, voire colère pas Antoine est finalement cruelle. 

J'ai néanmoins eu un peu de mal avec le style. Certes, l'écriture de l'auteur se veut la plus proche possible des mots et des moyens d'expression d'un simplet... Mais, par écrit, quelques "n'" "ne" de négations n'entacheraient en rien l'objectif et rendrait la lecture un peu plus fluide à mes yeux (ceci n'est qu'un exemple).

Cette lecture fut bien sûr très plaisante et émouvante. J'ai aimé rencontrer cet Antoine et être lui pour me révolter de la férocité des soi-disant bien "pensants". J'ai tourné la dernière page depuis plusieurs semaines (oui, très en retard dans mon blog je suis) et j'avoue qu'avec le recul, je suis plus marquée par le personnage que par l'histoire elle-même, dont j'ai déjà oublié la fin. Mais est-ce si important de retenir une fin ?

 

5/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Novembre 2018

Film de Fede Alvarez

Avec Claire Foy, Sylvia Hoeks, Sverrir Gudnasson, Claes Bang

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu'il a créé et permettant de prendre le contrôle d'armes nucléaires. Mais la NSA ainsi qu'un groupe de terroristes mené par Jan Holster sont également sur la piste du logiciel. Traquée, Lisbeth va faire appel à son ami le journaliste Mikael Blomkvist qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans.
 
Mon humble avis : Tout d'abord, présentation de moi par rapport à Millenium... Je n'ai lu aucun des 3 romans de Stieg Larsson, ni la suite, le 4ème tome écrit par David Lagercrants dont ce film est l'adaptation. En toute logique, je n'ai donc pas lu non plus le dernier tome paru en 2017.
Côté, ciné, j'ai vu les 3 premiers films, dans leur version suédoise... Et cela avait eu sur moi l'effet d'une révélation, d'un coup de coeur et d'une fascination pour le personnage ô combien charismatique de Lisbeth Salander. Et j'ai boudé les 3 films version U.S.
Ce film-ci est une version US et c'est bien ce qui lui nuit. Certes, il est évidemment un très bon divertissement d'action, avec une intrigue prenante, particulièrement centrée sur le personnage de Lisbeth, et qui tient la route sans être toutefois ni compliquée ni novatrice. Bref, c'est efficace et pas désagréable. On ne s'ennuie pas !
Les versions suédoises étaient fidèles à l'environnement scandinave et au type polar du grand nord. Ici, certes, tout se déroule à Stockholm et alentours, mais tout aurait aussi bien pu prendre place à New York ou à Londres. La mentalité propre aux nordiques est totalement absente et le film s'appuie plus sur le spectaculaire que sur le reste. Donc on est bien dans du block buster super production made in Hollywood et cela transpire de partout.
De ce fait, on déplore le nombre de raccourcis, de coïncidences "fortuites", de ficelles en corde à noeuds, d'improbabilités... Oui, je sais, on est au cinoche, donc au cinoche, tout est possible. Mais là, non. Les improbabilités que j'ai noté son lié aux comportements de ma Lisbeth... Elle qui prévoit tout, qui est toujours en hyper vigilance, ne peut pas faire la simple erreur de laisser un téléphone portable dans la poche d'un gamin qu'elle protège. A, et puis aussi, les erreurs de raccord sont parfois trop visible. Et quand on en vient à rire parce que c'est gros, et bien c'est qu'on est loin de l'univers Larsson.
Les comédiens assurent bien le job, Claire Foy en tête. Mais pour moi, la vraie Lisbeth Salander est et sera toujours Noomi Rapace.
A vous de voir. Si vous êtes fan de Larsson et de sa trilogie, évitez ce film qui transforme plus Lisbeth est une espèce de super espionne. Si vous chercher un bon thriller (qui penche vers l'espionnage) pour vous changer les idées, vous pouvez donc tenter et vous laisser porter, en oubliant tout ce que vous venez de lire !
Mais un conseil, quand vous sortez de votre bain, ne videz pas l'eau de la baignoire, ça peut toujours servir, voire sauver la vie !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Novembre 2018

BD - Editions Emmanuel Proust - 48 pages - 13.61 €/livre

 

Parution du 1er livre den 2011.

 

L'histoire :  Le déclenchement de la première guerre mondiale en Europe ne change rien aux habitudes festives de Tahiti où débarque Simon Combaud, venu pour élucider un crime perpétré à Paris quinze ans plus tôt... Or, alors que deux croiseurs allemands menacent l'île paradisiaque, on. découvre plusieurs meurtres de vahinés. A partir d'un fait historique méconnu (l'attaque de Tahiti par des navires allemands) et sur fond de colonisation et de guerre, les auteurs réalisent un récit policier autant intense qui surprenant.

 

Tentation : Titre évidemment

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Papeete, Tahiti... Impossible de passer à côté de ces albums, acquis par la bib suite à mes suggestions !

Il me semblait que je ne pourrais qu'être super emballée par ce voyage en image et histoire en Polynésie Française. Au fil de ma lecture des 2 tomes, mon enthousiasme s'est quelque peu délité...

Car ces albums jouent sur 2 genres qu'il est peut-être dommage de mélanger ici, puisque de ce fait, aucun ne m'a paru vraiment abouti, chacun faisant un peu d'ombre à l'autre en fait. Les genres "historique" et "polar"

L'aspect polar enquête est l'aspect le moins intéressant de ces BD, parce que je

pense juste prétexte à élargir le lectorat potentiel. Il n'est développé qu'en filigrane, ne captive pas, et même si elle finit par s'élucider, il manque au final pas mal d'explications et surtout un mobile. Donc bref, ce n'est pas cet aspect-là qui motivera votre lecture.

L'aspect historique, même s'il aurait pu être plus creusé sans l'invasion du polar, est intéressant. Car il répond à une question que sans doute peu d'entre vous se sont posée, en tout cas pas moi : que s'est-il passé à Tahiti pendant la Grande Guerre de 14 ?

A l'époque, Tahiti et les îles alentours étaient encore terres d'aventure, de peintres et d'écrivains. Gauguin et Pierre Loti y avaient laissé des traces. Le peintre de l'époque était Octave Morillot, qui n'a peint que la Polynésie et rien d'autre. L'atmosphère tant langoureuse, festive que colonialiste est parfaitement décrite dans ces albums aux couleurs vives et aux dessins agréables, dessins qui amènent l'exotisme recherché. A l'époque, Tahiti avait globalement été désarmée, la France la considérant comme trop éloignée et isolée pour être en danger. Mais les Allemands sont venus et ont bombardé. Sur Tahiti, le militaire Maxime Destremeau se confronte avec le civile gouverneur Fawtier... Mais avec les moyens du bord, Destremeau organise la défense de Papeete. Je n'en dis pas plus, même si l'Histoire est censée être connue, vous la méconnaissez sans doute, donc autant que vous la découvriez dans ces albums.

Car malgré mes bémols (tiens, j'en rajoute un : difficile par moment de différencier et de mémoriser les personnages), un voyage en Polynésie Française au début du siècle précédent ne peut être qu'enrichissant. D'ailleurs, en fin des deux albums, des post faces très détaillées sur certains des personnages réels de cette histoire et d'autres explications et précisions historiques.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Novembre 2018

Film de Pierre Salvadori

Avec Pio Marmai, Adèle Haenel, Audrey Tautou, Damien Bonnard

 

Synopsis :  Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.

 

Mon humble avis : Une affiche et une bande annonce prometteuses. Et tous ces mots et ces phrases accolées à l'affiche rendaient ce film encore plus alléchant.

Justement, reprenons les une par une ces incitations...

- La comédie de l'année... Certainement pas. Une comédie sympatoche oui, mais guère plus.

- Jubilatoire... Faut pas exagérer ! Assez plaisant suffit pour décrire ce film

- Rires en cascades... Euh non... Quelques éclats éparpillés.

- Une comédie hilarante et bourrée d'émotion... Comédie sans qualificatif suffit. J'espérais un film bien plus décalé et plus téméraire dans l'hilarité supposée. Certes, le comique de situations est souvent bien exploité et quelques répliques sont franchement bien senties. Mais bon... Bourrée d'émotion... Quelques passages sont effectivement émouvants et incitent à réfléchir sur le statut de victime et la colère légitime... Mais pas de quoi nouer la gorge ni arracher les larmes.

Bon j'arrête là mon précédé de chronique qui va devenir répétitif. En Liberté est une comédie qui se regarde bien sûr, qui détend, sans pour autant casser 3 pattes à un canard. Je dirai que son atout majeur est son excellente distribution, Adèle Haenel en tête, qui crève l'écran. 

Alors sentez-vous libre d'y aller... ou de ne pas y aller !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Novembre 2018

Film de Gilles Lellouche

Avec Matthieu Almaric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade, Virginie Efira, Marina Foïs, Leïla Bekhti

 

Synopsis :  C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

 

 

Mon humble avis : Le grand bain m'a beaucoup émue, alors il serait presque inutile de préciser que j'ai beaucoup aimé ce film....

Ce sont d'abord des portraits d'hommes cabossés par la vie, pour de multiples raisons... Une dépression, un rêve trop haut jamais atteint, un talent surévalué ou non reconnu, une violence difficilement contenue dont on apprendra la raison plus tard, une simplicité et une gentillesse trop importante pour éviter les moqueries etc... Puis l'on découvre que les deux femmes au manifestement fort caractère ont aussi leur blessure.

Mais cette histoire et celles de reconstructions, liée à celle d'une construction... une équipe ! Ceci montre bien que l'on s'en sort rarement seul, car c'est aussi histoire de soutien et de confiance.... Celui d'une épouse, d'un fils, d'une fille. Bref, c'est aussi un film d'amour, le vrai le pur, celui qui est parfois remué par les difficultés de la vie et les mensonges, mais qui tient bon.

Evidemment, avec Gilles Lellouche derrière la caméra et au stylo des dialogues, il était impossible d'avoir un film dramatique et déprimant. Les répliques sont si bien écrites que bien sûr, le ton général du film est celui d'une comédie... mais dont il faut lire à travers les lignes... Donc une comédie très intelligente et fine.

Pourquoi ce film m'a tant touchée ? Parce qu'il m'a parlé... et fait écho à mon histoire personnelle... Quand on est au fond du trou, l'essentiel est de trouver une branche à laquelle s'accrocher, de (re)trouver un but dans la vie, quelque chose où l'on participe, où l'on se sent utile, où l'on fait partie d'un ensemble... Peu importe que ce nouvel objectif semble ridicule ou démesuré aux yeux des autres... Effectivement, dans le film, la natation synchronisée masculine amènent bien des moqueries et des incompréhensions autour des personnages. Mais peut importe la reconnaissance de la victoire, pourvu que cette victoire soit personnelle et collective. Dans le film, c'est la natation synchronisée qui, bien qu'elle se déroule le plus souvent sous l'eau, sort les personnages de l'eau. Et bien moi, ce sont les chats. Chaque sauvetage, chaque trappage, chaque stérilisation, chaque adoption, chaque petite vie en détresse sauvée est pour moi une victoire, personnelle certes, mais aussi collective car de la première à la dernière étape, on ne sauve rarement un chat tout seul. Une telle action demande l'intervention de plusieurs personnes, d'un réseau etc... Et chaque chat sauvé de la rue, rend le monde un peu meilleur puisqu'il diminue le nombre de souffrance... Certes, je sais que des humains souffrent aussi, mais moi, ce que je sais faire, c'est sauver des chats qui ont un coeur qui bat et, comme nous des émotions, qui ressente la joie, l'amour, la souffrance, la faim, la peur...

Bref, revenons-en au film.... bravo Gilles Lellouche et compères pour ce premier film bouleversant et drôle. Une superbe première réalisation !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Novembre 2018

 BD - Editions l'Agrume - 125 pages - 20 €

 

Parution en mars 2014

 

Le sujet :  Dans le land de Saxe-Anhalt, connu sous le nom du « Pays des lève-tôt », Paula Bulling part à la rencontre d'une population peu visible, car isolée, celle des immigrés sans-papiers. Des hommes et des femmes en attente d'autorisations pour pouvoir mener une vie ordinaire (un permis de séjour, un permis de circulation.) et qui évoluent entre centres de rétention et foyers d'accueil, risquant chaque jour l'expulsion. L'artiste se met en scène pour enquêter sur leurs terribles conditions de vie.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Bon, rencontre complètement ratée avec cet album... je n'ai pas apprécié les dessins, très fouillis et pas assez aboutis pour bien comprendre les situations et reconnaître les personnages.

De ce fait, les sujets ne sont qu'effleurés hélas. Pas moyen de s'attacher à quelqu'un dans cet album, tant l'aspect témoignage est très court. Pourtant, l'auteure s'interroge sur comment briser la chaîne du schéma de ce genre de témoignage, où "celui qui n'est pas blanc est décrit mais il ne prend pas la parole"... la solution : "Ecouter, laisser parler les autres"... Et pourtant, je n'ai pas eu la sensation que Paula Bulling applique cette solution dans cet album où elle reste très présente.

Bien sûr, on devine les conditions de vies difficiles des sans-papiers, (expulsion possible, saturation de centres de rétention, racisme primaire allemand etc...), mais plus parce qu'on le sait déjà et non par la clarté des dessins. Rien de plus ici que ce que nous montre un petit extrait "bande annonce" d'un petit reportage télé. Bref, cette BD ne m'a rien appris de ce que je ne savais pas et n'a pas provoqué en moi d'émotion particulière...

Heureusement, les bulles sont peu nombreuses et peu bavardes, donc l'ensemble est très vite lu, ce qui ne donne pas l'occasion de songer à interrompre la lecture... Vous l'aurez compris, je déconseille...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Novembre 2018

Film d'hervé Mimram

Avec Farbrice Luchini, Leïla Bekthi, Rebecca Marder

 

Synopsis :  Alain est un homme d’affaires respecté et un orateur brillant. Il court après le temps. Dans sa vie, il n'y a aucune place pour les loisirs ou la famille. Un jour, il est victime d'un accident cérébral qui le stoppe dans sa course et entraîne chez lui de profonds troubles de la parole et de la mémoire. Sa rééducation est prise en charge par Jeanne, une jeune orthophoniste. À force de travail et de patience, Jeanne et Alain vont apprendre à se connaître et chacun, à sa manière, va enfin tenter de se reconstruire et prendre le temps de vivre.

 

 

Mon humble avis : Ce film, tiré d'une histoire vraie, me concerne intimement... Puisqu'il y a 10 ans, j'ai aussi été victime d'un AVC. Et parmi mes séquelles, j'ai gagné "le manque du mot ou l'émission du mauvais mot" ce qui m'amène bien sûr parfois à certaines difficultés oratoires. Mais moindres qu'à cet homme pressé, ce qui fait qu'en public, ma gêne ne passe pas pour un handicap et laisse les autres soit dans l'incompréhension, doit dans la moquerie...

Parlons du film... Bien évidemment un film sur un tel sujet est important et Un homme Pressé à l'avantage de traiter le drame par l'humour. Aussi aucun pathos n'alourdit le "divertissement" du spectateur.

Néanmoins le ton et le fond du film reste pour moi très commun et sonne comme du déjà vu... Le super homme d'affaire acariâtre, égoïste qui ne s'intéresse à personne fait sa rédemption et se transforme en son contraire après un sérieux accident de la vie... En cela, L'homme pressé est très classique et sans grande surprise scénaristique.

Mais, car bien sûr il y a un "mais"... Il y a Fabrice Luchini, le maître de l'éloquence parfaite qui incarne cet homme pressé privé de son talent oratoire par qu'il n'a plus la notion du sens des mots. Ses tirades qui ne veulent de ce fait rien dire son irrésistibles tout comme son jeu, comme d'habitude, puisque je suis fan archi fan ! Donc l'atout de ce film, ce sont ses comédiens... Luchini et Leïla Behkti, qui forment un improbable mais délicieux duos ! Donc on y va pour la prestation de Fabrice Luchini !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Novembre 2018

Film de Brian Singer

Avec Rami Malek, Gwilym Lee, Ben Hardy, Lucy Boynton

 

Synopsis : Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

 

 

Mon humble avis : Film vu en super salle Dolby en V.O, off course et Waouh.... It's a kind of magic !

Et a y'est, cela faisait un bail, mais j'ai chialé comme une madeleine lors de certains passages scéniques/musicaux du film. Par ce qu'à découvrir ainsi ce que fut la vie de Freddy Mercury et de ses acolytes de Queen, et bien l'on découvre ou redécouvre la force de certaines de leurs chansons. Et qui plus est, comme chacun sait, une chanson peut parler de façon quasi universelle, et ce qui que l'on soit, femme, homme ou autre, et quel que soit notre vécu. Alors voilà, lors des passages scéniques du concert Live Aid, j'ai versé un torrent de larmes...

L'acteur principal, Rami Malek est bluffant XXL dans la peau de Mercury, tant dans celle de l'homme que du chanteur show man. Grâce à lui et aux autres comédiens, j'ai découvert qui était l'homme Mercury, ses origines, son environnement familial, ses rêves, ses angoisses, ses tourments, ses excès, ses ambiguïtés. Et pourtant, là n'est pas, à mes yeux, l'essentiel du film. Enfin, c'est ma pensée... Je pense que chacun pourra voir ce film à sa manière, selon qu'il s'intéresse à la vie des people ou si pour lui, seul compte le génie musical.

Car c'est bien cela que développe Bohemian Rhapsody... La naissance du groupe Queen, les premiers enregistrements en studio bricolage, puis l'ascension fulgurante du groupe et ses tournées internationales. Mais surtout, nous découvrons la genèse des plus grands tubes de Queen, l'imagination extraordinaire, la créativité délirante, l'ultra perfectionnisme de ces quatre artistes dont on ne peut nier le génie rare. Et ce génie rare a donné naissances à des tubes immortels... Comment est né We will rock you ? Bohemian Rhapsody, Another one bites the dust ? L'une d'une dispute entre les membres de Queen, l'autre d'un retard de Freddy Mercury, et oui !

Bref, un film pour les amoureux de la bonne musique, du bon son, des légendes qui traversent les générations et ne se démoderont jamais, des hommes qui ont révolutionné l'univers musical et scénique.

Maintenant, pour être honnête, j'aurais aimé que le film dure plus longtemps, pour que bien plus de titres de Queen qui ont rythmé notre jeunesse et qui nous enterrerons trouvent chacun leur moment de gloire dans ces deux heures quinze. Cela amène une petite frustration, mais qui est minime fasse à l'immense plaisir et l'émotion qui émanent de ce film. Allez, Show must go on !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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