Publié le 17 Juin 2019

BD - Editions Rue Echiquier - 128 pages - 16.50 €

Parution  en mars 2018

L'histoire :  La trentaine venue, Monsieur Iou se rend compte qu'il connaît finalement bien mal la Belgique, pays où il vit depuis sa naissance. Il décide de corriger cette impardonnable lacune et d'entreprendre de multiples randonnées à vélo, durant plus d'une année. De Charleroi à Maline, de Bruges à la jungle ardennaise, Monsieur Iou sillonne les lieux clés d'une Belgique tour à tour inattendue ou cocasse, toujours touchante. Le Tour de Belgique de Monsieur Iou est le résultat de cette aventure à la fois graphique et vélocipédique.

Tentation : Le billet de Lectures sans frontières

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je vécus en proche frontalière de la Belgique durant les 25 premières années de ma vie environ. Et de la Belgique, à part celle justement frontalière et une escapade lointaine à Bruxelles, je ne connais finalement pas grand-chose. Cette lecture devait donc combler quelques lacunes.

Bon, ben finalement, pas tant que ça. Parce que l'ensemble m'a paru survolé et aurait mérité quelques coups de pelle supplémentaires, pour creuser un peu plus et me livrer ce que j'attendais.

Les informations strictement culturelles et/ou historiques sont en fait assez rares dans ces pages.

Ce tour de Belgique est en fait réaliser "en étoile" depuis le domicile de l'auteur, sur de nombreux week-end. De ce fait, il m'a sans doute manqué l'aspect "tour de ", avec l'éloignement, la fatigue cumulée, les rencontres fortuites lorsque l'on prend le temps de rester à certains endroits, et les gros aléas de ce type de voyage pour m'emporter réellement. De plus, ce fameux tour ne suit pas d'ordre logique ni géographique, aussi, en tant que lectrice, je n'ai pas eu tant l'impression de tour de Belgique, mais bel et bien de weekend d'escapades.

Néanmoins, cet album reste très divertissant, avec des touches d'humour bienvenues et des dessins certes simples mais vivants et dynamisants, le tout avec les couleurs du drapeau Belge uniquement.  Nombreuses sont les pages qui ne comportent même pas de texte, aussi cette BD se lit vite. Si l'aspect "tout de Belgique" pêche un peu, cette oeuvre reste une ode à la liberté qu'offre le vélo, et un salut à l'effort et la lenteur à l'époque du "toujours plus vite".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Juin 2019

Nouvelles - Editions Livre de poche - 216 pages - 6.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2010

L'histoire... ou plutôt les histoires... Ont comme fil rouge Ste Rita, la sainte des causes désespérées... L'on rencontre une supposée empoisonneuse de maris qu'un prêtre mènera peut-être à la rédemption. Un marin qui apprend en pleine mer le décès de l'une de ses filles... Une première dame de France qui exècre et menace la réélection de son président de mari... Un escroc qui vend des bondieuseries en Chine et qui va retrouver son bourreau vingt ans plus tard. La question au fil des pages est : sommes nous accrochés à un destin ou libres de changer ?

Tentation : Un bon Schmitt fait toujours du bien

Fournisseur : Ma PAL !

 

Mon humble avis : Quelques jours à passer loin de chez moi et incapable de choisir un livre dans ma PAL organisée pour les mois à venir. Je prends un livre que je repose et ainsi de suite. Bref, pas inspirée. Alors, la solution, un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, car je sais que je vais aimer et l'aspect terrain connu me rassure. Et puis, à l'époque de sa sortie, ce recueil a reçu le prix Goncourt de la nouvelle... 

Une fois de plus, Schmitt me divertit comme j'en ai besoin et me plonge aussi dans de profonde réflexion. Ce que j'aime particulièrement chez cet auteur, c'est qu'il met la philosophie au rang du divertissement, sans prise de tête. Et toujours dans un style fluide et agréable.

Schmitt se penche ici sur le courant de pensée du déterminisme... Tout serait déterminé d'avance, et quoique l'on puisse faire, rien ne changera notre destin. Bien sûr, même s'il se penche sur ce sujet, on voit bien que l'auteur de l'approuve pas. Il est donc question aussi de rédemption qui n'efface pas les maux commis ou de damnation, de conscience individuelle. Mais surtout, Schmitt s'interroge sur le moment où nous devenons ce que nous sommes amené à être réellement et comment nous y parvenons.

Ces quatre nouvelles sont d'égales qualités, même si celle qui apporte son titre à ce recueil est sans doute celle qui m'a la plus touchée et embarquée, car elle prend la teinte et le rythme d'un thriller. La dernière nouvelle, "un amour à l'Elysée", montre comme les autres que la distance que l'on prend sur certains événements nous donne une autre vision, d'où émane l'essentiel... 

Cerise sur le gâteau, le livre s'achève sur le journal d'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt. Passionnant à lire  et à méditer ! Il y défend l'art de la nouvelle, du travail que cela demande et disserte sur la nuance de taille entre la simplicité et le simplisme, sur la plupart des romans qui n'ont pas leur juste taille.... Bien trop longs ou trop court. L'essentiel étant d'aller à l'essentiel sans prendre de détours inutiles. Et ça, mon auteur chouchou sait parfaitement le faire ! Donc, ne faites pas de détours lorsque vous croiserez ce recueil, allez à l'essentiel et lisez le !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Juin 2019

Film de Dexter Fletcher

Avec Taron Egerton, Jamie Bell, Richard Madden

 

Synopsis :  Rocketman nous raconte la vie hors du commun d’Elton John, depuis ses premiers succès jusqu’à sa consécration internationale.
Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Elton John.
Son histoire inspirante – sur fond des plus belles chansons de la star – nous fait vivre l’incroyable succès d’un enfant d’une petite ville de province devenu icône de la pop culture mondiale.

 

 

Mon humble avis : Ah, j'ai enfin pu voir ce film, la météo pluvieuse aidant !

Quel film ! Pour évoquer la vie d'un artiste aussi déganté qu'Elton John, il fallait un film qui soit fidèle sa démesure et sa fantaisie sans limite ! C'est pari réussi !

Il y a quelques mois, sortait sur les écrans "Bohémian Rapsodie", biopic sur le légendaire groupe The Queen. On pourrait se dire : encore un biopic sur une autre star... Sauf que non, les biopics se suivent et ne se ressemblent pas. Ici, nous avons une réelle comédie musicale, même si celle-ci oscille entre festivité et tragédie. La vie d'Elton John n'ayant à l'époque pas été toute rose, que ce soit avant sa célébrité et lors de son avènement. Des parents non aimants, égoïstes aux paroles acides et méchantes. L'on comprend alors les blessures qui ont fait d'Elton John l'artiste qu'il est devenu. Et puis, à l'époque paillette, malgré la foule environnante, il y a bien sûr la solitude et les nombreuses addictions passées du chanteur : alcool, médoc, cocaïne...

Le film s'ouvre sur une séance d'Alcooliques anonymes où est présent Elton, en tenue de scène qu'il vient de suivre. Et lors de cette séance, l'artiste raconte son histoire en remontant le temps... Depuis sa "tendre" enfance jusqu'aux événements qui l'ont conduit à une prise de conscience (une quête d'amour jamais comblée depuis l'enfance) à l'envie de se reprendre en main et donc, d'entrer en cure de désintox. Mais le film ne s'achève pas là, et nous donne le bonheur d'assister à sa résurrection. A savoir qu'Elton John est sobre maintenant depuis 28 ans ! Etant donné tout cela, inutile de dire que le film est très émouvant.

Ce biopic est donc vraiment spectaculaire (déjà, il a bien fallu récréer les costumes de scènes de l'artiste) et l'on constate (si besoin l'était) une fois de plus le talent créatif et musical de l'homme. On comprend comment sont nées certaines chansons (même si celles-ci n'interviennent pas de façon chronologique dans le film). Et l'on ne peut que se dire : wahou ! Quel homme, quel artiste, quel talent. Et tout son univers, toutes ses mélodies qui font maintenant partie de la mémoire collective mondiale.

Et chapeau bas à tous ces comédiens rentrent à la perfection dans la peau de ses artistes (Freddy Mercury dans Bohemian Rapsody ou Elton John, ici) qui nous permettent de passer d'inoubliables moments de ciné et de musique avec ces artistes... Qui ne faisaient pas que de la musique, qui faisaient LA musique ! J'ignore si de l'époque actuelle germera de tel talent, qui traverseront les mers, les décennies et les générations sans jamais être démodés !

Un film sombre et lumineux à la fois, à voir et à écouter, évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 11 Juin 2019

Patte de velours, oeil de lynx , roman suédois, chats, critique

Roman - Editions Babel - 103 pages - 5.70 €

 

Parution d'origine aux éditions Gaïa en 2015

L'histoire : Sara et Björn quittent la vie citadine pour la campagne le long de la côte ouest suédoise. Ils investissent enfin la maison qu'ils viennent de faire entièrement rénovée. Leurs voisins d'en face se montrent très accueillants. Tout s'annonce pour le mieux dans cette nouvelle vie. C'était sans compter sur Alexander, le chat des voisins, très territorial, qui terrorise Michka, la chatte de Sara et Björn... Et cette mésentente féline va révéler des comportements humains plutôt... troubles et étranges.

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Ma CB !

 

Un mini (pour la taille) thriller suédois !

Mon humble avis : Ce court roman est sorti en format poche il y a quelques jours, donc hop, dans ma poche, dans mes mains, sous mes yeux, sans passage par ma fameuse PAL.

La vraie quatrième de couv survend un peu cette histoire, disons qu'elle exagère sur l'aspect angoissant qu'elle prend... parce que tout va très vite puisque le roman est court (pour une fois, je dirais presque "trop court")

Néanmoins, quel bon moment passé en ces pages à l'écriture fluide et aussi divertissantes que captivante. Parce que tout de même, la tension monte, on sent bien qu'il va se passer quelque chose et la fin est on ne peut plus surprenante... (agression, meurtre qui remonte à la surface, disparition). Même si l'ombre du potentiel mystère reste bien présente. L'interprétation est donc laissée à l'imagination du lecteur.

D'ailleurs, c'est une histoire vraie qui a inspiré ce roman à Maria Ernestam... Mais celle-ci y a évidemment ajouté la fantaisie littéraire et l'aspect thriller. Mais mine de rien, elle a vu sa vie bouleversé par la présence du chat de ses voisins qui terrifiait sa propre minette. Mais en même temps, comment interdire à des chats de vagabonder de jardin en jardin... et comment évoquer ce souci avec les propriétaires.

Les caractères et attitudes félins sont très bien rendus ici. Par cette histoire, l'auteure en profite pour bien expliquer qu'un chat malheureux et dérangé dans ses habitudes peut vraiment subir une période de stress et le montrer par différents comportements, pas forcément agréables pour l'humain (sans entrer dans les détails).

La 4ème de couv pose la question : "tel chat, tel maître ?". Dans certains cas et certaines dimensions, j'en suis convaincue.

Bref, une bonne petite lecture divertissante et agréable entre deux pavés par exemple ! Et la preuve qu'un thriller n'est pas obligé de dépasser les 500 pages, quand on sait aller droit au but et être efficace !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 9 Juin 2019

Film de Simon Kinberg

Avec Sophie Turner, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain

 

Synopsis :  Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs.
Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

 

 

Mon humble avis : Je commence tout de suite par la fin... Inutile de subir le générique de fin, il ne s'achève par aucune annonce d'une éventuelle suite ou cross over ou spin off. En même temps, la presse évoque "L'ultime X.Men"... Ce qui pour moi qui suis pourtant archi fan, commence à me paraître logique.

Car la saga s'épuiserait elle un peu ? Le scénario ressemble à ceux de quelques opus précédents, des X.Men majeurs disparaissent pour de bon, d'autres prennent leur retraite, et des acteurs en remplacent d'autres. Alors certes, le concept peut toujours être un puit sans fond, mais possible que les spectateurs se lassent. Qu'aime-t-on d'ailleurs dans cette saga ? Le sujet ou les aventures des personnages auxquels nous sommes fort attachés et toujours ravis de les retrouver. Mais, vu que le turn over commence à se faire sentir, est-ce que la relève potentielle captivera tout autant ?

Sinon, et bien sans surprise, le spectacle est bien au rendez-vous, les scènes d'actions sont toujours spectaculaire, agrémentées cette fois-ci de pas mal d'images tournée à caméra à l'épaule, ce qui donne plus de mouvements autour des personnages.

Un bon point tout de même, cet opus met vraiment en avant les héroïnes, Jean en tête. L'ensemble est peut-être moins machiste. Il se penche aussi sur les motivations partagées de Charles Xavier dans son action... partagées entre un certain égo et tout de même une bonne dose de patriarcat paternaliste et protecteur.

Il n'empêche, même si la saga se termine, elle aurait pu le faire avec un peu plus d'ingéniosité et de renouvellement.

Pour les fans donc, histoire de conclure... 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Juin 2019

autofiction, justine levy, livre audio, avis, critique

Roman - Editions Audiolib -4h d'écoute - 18.30 €

Parution d'origine chez Stock en février 2010

 

L'histoire : Alors qu'Alice, sa mère, se meurt à l'hôpital d'un cancer, Louise apprend qu'elle est enceinte. Une vie s'en va, une autre arrive. Et si celle-ci se nourrissait de l'autre, prenait la place de l'autre.  

 

 

Tentation : Ma PAL audio (et oui, elle existe !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Estampillé roman, ce livre est tout de même une autofiction. A une époque, je me régalais de ce type de littérature, surtout quand elle émanait d'auteurs bien ni dans leurs têtes, ni dans leur corps... Bref, j'aimais cette littérature tendance nombriliste et auto-apitoiement. Il semble que j'ai évolué car Mauvaise fille ne m'a pas prise aux tripes et m'a par moment agacée par la répétition des propos tenus.

Il n'empêche la fragilité de Justine Levy reste touchante et l'on en comprend les racines (ou du moins en partie). Cette mère qui n'a jamais été adulte, qui l'a négligée à un point inimaginable et même irresponsable... A 5 ans, la petite Louis -Justine finissait ivre en vidant les fonds de verre lors des soirées chez sa mère, soirées au minimum alcoolisées, cannabissées voire plus, était oubliée à l'école, j'en passe et des meilleurs. Bref, c'est une enfant qui n'a pas été considérée comme telle, qui n'a reçu ni amour ni tendresse maternels... Et dont le célèbre père BHL, parcourait le monde. Et pourtant, cette Louise adulte semble adorer sa mère et l'accompagne dans sa dernière ligne droite. Mais elle pense que sa fragilité fait d'elle une mauvaise fille. Et l'on peut aisément comprendre ses peurs et angoisses face à la maternité qui s'annonce. Comment être une bonne mère quand on n'a pas vraiment été une petite fille, que l'on n'a pas reçu ce que l'on doit transmettre ?

Le chassé-croisé de la mort et de la naissance est un sujet évidemment intéressant à sonder, tout comme celui du deuil qui suit et qui se superpose avec les premiers mois de vie de l'enfant.

L'écriture est simple et enjouée, un peu comme parlée, cela s'écoute bien, d'autant que Marielle Ostrowski, l'interprète, met vraiment ce texte en valeur.

Mais voilà, comme je l'ai dit, j'ai trouvé certains propos répétitifs et je ne suis pas entrée en empathie avec cette mère agonisante, ni avec Louise /Justine en deuil et ses lamentations. C'est peut-être stupide de ma part, mais je pense que l'ensemble m'aurait plus touchée s'il était le témoignage d'une illustre inconnue, ou alors, un vrai roman. Mais là, le fait de pouvoir mettre de réels visages sur certains des protagonistes a mis à mal mon émotivité. A moins que j'aie un coeur de pierre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 5 Juin 2019

BD - Bamboo éditions - 56 pages - 14.90 €

 

Parution en octobre 2017

L'histoire :  Le crime est une affaire de professionnelles.
Londres 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes... Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d'efficacité. Lorsqu'arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l'organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d'éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

Tentation : conseillé par ma bibliothécaire

Fournisseur : Bib N°

 

 

Mon humble avis : Premier tome d'une série, dont j'ignore combien il y aura de tomes. En tous cas, les deux suivants sont déjà sortis. Mais il peut aussi se lire comme un "one shot".

J'ignore également si cette histoire est inspirée de faits réels. Mais peu importe. Le contexte historique est bien réel lui. Londres des années 1920... Rien que pour les dessins qui représentent cette capitale il y a un siècle cet album est à lire, et bien sûr, à regarder. Magnifique !

La Grande Guerre a modifié la donne. Les hommes partis sur le front, les femmes se sont émancipées, ont pris le relais dans les usines et ont créé leur gang pour que "l'ordre" règne dans les quartiers. C'est donc à une guerre des gangs que nous assistons ici... le gang des hommes (qui aimeraient entre autre que les femmes retournent derrière leurs fourneaux) et le gang féminin des 40 éléphants. Et au milieu, il y a évidemment la police, qui tente de démanteler un trafic d'enlèvements et de ventes de nouveaux nés... Pour cela, il y a une taupe qui infiltre le gang, avec ses propres motivations très personnelles : c'est Florrie doigts de fée, l'héroïne de cet album.

Cette série s'annonce vivante, pleine de rebondissement, entre étude de moeurs et polar. Avec des personnages, qui même s'ils ne sont pas franchement sympathiques dans la forme, attisent notre curiosité... et même notre attachement... Puisque l'on devine que chacun a son histoire. Et qui sait, dans les tomes suivants, les auteurs nous réservent-ils quelques surprises sur ces 40 femmes étonnantes ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 3 Juin 2019

Film d'Ivan CALBERAC

Avec Valérie Bonneton, Benoît Poelvoorde, Hélie Thonnat, Eugène Marcuse

 

Synopsis :  La famille Chamodot est fantasque et inclassable. Bernard, le père, un peu doux-dingue, fait vivre tout le monde dans une caravane, et la mère, Annie teint les cheveux de son fils Émile en blond, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça !!! Quand Pauline, la fille du lycée dont Émile est amoureux, l’invite à Venise pour les vacances, l’adolescent est fou de joie. Seul problème, et de taille, les parents décident de l’accompagner avec leur caravane, pour un voyage aussi rocambolesque qu’initiatique.

 

 

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation d'un roman éponyme paru en 2015, et dont l'auteur n'est autre que le réalisateur ! Et l'histoire est en partie autobiographique. 

C'est une comédie qui oscille entre burlesque et récit initiatique, où c'est toute une famille qui évolue, et chacun des protagonistes qui fait pas vers l'autre. C'est aussi l'écart des générations et des façons de penser, de vivre qui sont mis en scène. Le thème central en est évidemment "on ne choisit pas sa famille"... mais voir ce qui se passe ailleurs permet parfois de relativiser.

Venise n'est pas en Italie respire les vacances et le soleil, en road-movie, avec, vu le style du film, quelques imprévus bien drôles pour les spectateurs un peu moins pour les personnages. Mais il ressort de tout cela beaucoup de tendresse, de bonté et de sacrifices. Il prouve que rien n'est impossible quand on s'en donne les moyens, même si on en possède très peu.

On passe donc un bon moment dans la salle obscure, une déconnexion qui fait du bien, même si le film n'est pas inoubliable en lui-même. Sympatoche quoi ! Qui donne tout de même envie d'aller à Venise !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2019

Film , Sibyl, avis, Virginie Efira

Film de Justine Triet

Avec Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse…
 

 

Mon humble avis : J'ai détesté ce film, je m'y suis ennuyée, je l'ai trouvé tellement malsain. Et pourtant, j'avais une envie dingue de le voir, quitte à déplacer plusieurs fois ma séance dans mon agenda. Parce que j'aime beaucoup l'actrice Virginie Efira.

Celle-ci crève toujours l'écran ici mais je ne sais pas, les émotions ne sont pas passées, ne m'ont pas envahie. Tout ou presque m'est passé au-dessus de la tête et bien loin du coeur. Quelle déception ! Même les histoires de manipulation psychologique sont bien faibles et peu réalistes.

Et pourtant, le scénario était autant alléchant que la distribution. Mais il est beaucoup trop sinueux, tant dans les névroses de chaque personnage que dans le temps, entre passé, présent, imagination... D'ailleurs, il y a même des personnages dont on peine à dire quels liens réels les unissent à cette Sibyl. Les invraisemblances ne manquent pas et les scènes de sexe, qui reviennent à un rythme régulier comme s'il fallait réveiller l'intérêt du spectateur, mettent très mal à l'aise. Quant à Adèle Exarchopoulos, il n'y a quasiment pas de scène où elle n'est pas larmoyante. Bref, j'ai eu envie de baffer un peu tout le monde dans ce film, qui ressemble plus à une "masturbation psychique et névrotique collective" qu'au film annoncé comme frôlant le génie et une actrice au sommet de son art. D'ailleurs, puisqu'il est question de sexe... il y a vraiment un truc qui m'énerve. Pourquoi, dans les scènes de C... se sont toujours les femmes qui se touchent ou qui se font toucher les parties intimes et jamais les hommes ? Sans doute parce que l'aspect extérieur masculin ferait basculer le film dans la catégorie X.  Pas très féministe tout cela... La femme doit tout montrer et l'homme rien. Où est l'égalité là-dedans ?

Le film s'achève en eau de boudin et la conclusion ou la leçon du film, "Ma vie est une fiction, j'en fais ce que je veux"...ne colle pas du tout avec l'atmosphère du film. Non mais, du gnangnan comme ça après ce défilé de névroses, de qui se moque-t-on ?

A moins, à moins que... Tout soit imaginé par la romancière Sibyl, que rien ne soit réel, que Sibyl ne s'inspire pas de son quotidien pour écrire son roman ? Là, ce serait une autre vision du film passablement intéressante, mais je ne pense pas être sur le bon chemin...

Bref, à éviter.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Mai 2019

Dans le désert, quatar, voyage, dubaï, Oman, julien blanc-gras

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 192 pages - 7.20 €

Parution d'origine aux Editions Diable Vauvert en septembre 2017

 

Le sujet : A part le pétrole et le foot, qu'est que ce le Qatar ? A part le shopping luxe bling bing, qu'est-ce que Dubaï... C'est dans les Emirats du Golfe persique que Julien Blanc-gras, dans ces pays qui sont passés en quelques décennies des bédouins à chameaux à la démesure complètement démesurée, mais toujours très ancrée dans la culture orientale... Sauf que là, difficile de trouver des portes grandes ouvertes.

 

Tentation : Blanc- Gras est incontournable

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Aussitôt acheté, aussitôt lu. Avec Julien Blanc-Gras, ça marche comme ça chez moi... Ses bouquins doublent tous les autres dans la file d'attente. Ensuite, je dévore, que l'auteur m'emmène dans la glace ou dans le sable.

Ce récit de voyage est une fois de plus passionnant, même si déroutant, même pour l'auteur lui-même. Où qu'il aille dans le monde, ce voyageur ami et bienveillant parvient toujours à créer des liens d'amitiés, à entrer chez les gens sur invitation immédiate. Dans les émirats, ce fut quasi walou pour lui. Portes fermées, voir même, pour le Bahreïn, frontière infranchissable.

Dans le sable se concentre donc majoritairement sur le Qatar, puis Dubaï pour finir par le sultanat d'Oman où, pour Julien Blanc-Gras, l'espoir renaît enfin, lorsqu'il trouve un petit coin où la terre semble appartenir à tous, où il se sent "chez lui, chez nous", accueilli.

Bien sûr, l'humour et l'(auto) dérision qui font la plume de ce baroudeur sont toujours là et permette de bien expliquer les choses telles qu'elles sont. Mais ici, on sent plus de pessimisme que dans ses autres récits... qui n'en sont pourtant jamais exsangues. En effet, l'auteur dénonce toujours l'acculturation progressive des peuples (avec des ilots de résistances) et les dangers écologiques encourus par la planète. Mais ici, c'est vraiment déroutant... Un choc des cultures immenses malgré une ultra modernité de vie, avec des valeurs religieuses très fortes (charia en vogue) et par bien des points hypocrites (car bafouées quand c'est discret et que cela arrange) et des traditions ancestrales qui ont quasi disparu en quelques décennies et des régimes autoritaires.

D'ailleurs,  ce sont des étrangers expatriés vivant à Doha qui donnent à Blanc-Gras matière à écrire son livre. Les qataris sont fermés, paranos et se sentent supérieurs aux autres à tous niveaux, donc ils ne parlent pas, ne rencontrent pas, ne racontent pas... Le racisme est énorme à Doha et les conditions de vie effroyables du petit personnel privé de passeport (bonnes philippines ou ouvriers de construction népalais en tête) sont minimisés alors que c'est en fait de l'esclavage moderne.). D'ailleurs, il faut savoir que la population qatarie ne représente qu'un pourcentage faible du nombre d'âmes vivant au Qatar. Doha, la capitale, est en chantier depuis 20 ans. Constructions toujours plus grandes, plus chic etc... Les Emirats sont bien les seuls lieux où le désert recule... au profit de l'hyper urbanisation.

Evidemment, il m'est impossible, en un petit billet, de résumer la richesse et les détails de ce livre. Mais celui-ci est à lire absolument pour comprendre ou en tout cas connaître un peu plus ces petits bouts de monde "so powerfull" financièrement, mais dont on sait si peu, quand on sort des sujets des réserves naturelles et du foot (rappel, le Qatar est en autre propriétaire du PSG et accueille en 2022 la coupe du monde de Football).

Comme d'hab, un Julien Blanc-Gras passionnant, enrichissant, drôle (que de situations rocambolesques !), instructif et qui ne nuit donc ni à la santé ni à la culture générale. Un régal !

 

PS : En 2005, j'ai passé 24h d'escale à Doha en revenant du Népal. Jamais ailleurs dans le monde je ne me suis sentie aussi mal à l'aise.

 

L'avis de Lectures sans frontière et de Keisha

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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