Publié le 10 Août 2019

Spieder-man, cinéma, far from home, avis, blog, chronique, critique

Film de Jon Watts

Avec Tom Holland, Jack Gyllenhall, Zendaya, Samuel L.Jackson, Jon Favreau

 

Synopsis :  L'araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecoeur d'aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

 

 

Mon humble avis : La production Marvel, ces derniers temps, c'est fortement accélérée. Aussi, comme craignant d'être un peu lassée, je m'étais dit que je bouderais ce nouvel opus du poulain de l'écurie : Spider-Man. Mais c'était sans compter sans le désert cinématographique de ce début août et mon besoin viscéral d'aller dans une salle obscure. Donc adjugé, finalement, pour Spider-Man : far from home, plus d'un mois après sa sortie.

Il règne une ambiance de vacances dans ce film, puisque Spider-Man part lui-même en voyage scolaire en Europe avec sa classe. Mais les super héros n'ont jamais de vacances, et Parker va l'apprendre à ses dépens. Nous le suivons donc à Venise, à Berlin, à Prague, à Londres. Un petit tour d'Europe ou chacune se retrouve bien détruite suite (vive les effets spéciaux, tip top) aux passages de Spider-Man... Qui correspondent curieusement avec ceux de nouveaux monstres (Les Elémentaux) qu'il combattra à côté d'un nouveau super héros : Mystério (alias le trop beau Jake !) Ceci tout en restant Parker auprès de ses copains de voyages. Dur dur pour lui d'être au four et au moulin... tout en respectant l'héritage Spark, alias Iron Man. Bref, vacances épuisantes pour ce lycéen et épisode bien fourni, pour notre plaisir et surtout, notre divertissement.

Ce nouveau Marvel remplit une fois de plus cahier des charges mais réserves de très belles surprises dans des rebondissements inattendus, qui relance à chaque fois, comme tout bon rebondissement, l'intrigue, l'aventure et le rythme.

Le film termine lui-même sur un formidable cliff-hanger qui fait que, même si tous les méchants sont terrassés, Spider-Man n'est pas près de se reposer. Sans trop spoïler, on peut dire que ce film se résume à : tout n'est qu'illusion, on croit tout ce qu'on voit et on voit tout ce qu'on croit. Nous spectateurs les premiers ! Comme en témoigne les  surprises qui nous attendent lors du générique de fin.  Deux surprises, donc ne vous contentez pas de la première pour quitter la salle. C'est en toute fin du générique que la méga surprise fait reconsidérer le film d'une toute autre façon. Et oui, tout est illusion !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 8 Août 2019

Thriller - Editions Livre de poche - 402 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en 2013

 

L'histoire :  Accusé du meurtre de sa femme et de ses enfants, Robert Dell comprend que c'est à sa vie qu'en veut Inja Mazibuko, le flic et chef zoulou qui l'a arrêté. Désespéré, il s'attend au pire lorsqu'il est kidnappé par son père, ancien mercenaire de la CIA, bien décidé à rendre justice lui-même. Commence alors une traque infernale à travers une Afrique du Sud où la violence côtoie la misère et l'archaïsme tribal. Dans sa quête de vengeance, Dell croisera le chemin de Sunday, une adolescente prête à tout pour échapper au mariage forcé auquel elle est destinée, et de Disaster Zondi, un ancien flic.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB

 

Un thriller sud-africain qui déménage ou qui dégomme !

Mon humble avis : Lire ce thriller quelques semaines avant de s'envoler pour l'Afrique du Sud est aussi intelligent que de regarder Midnight Express la veille de partir pour la Turquie (ce que je fis il y a plus de 20 ans)... Ce qui veut tout dire... Le sable était brûlant n'engage pas vraiment à fantasmer sur ses prochaines vacances.

Pourtant, l'histoire tient vraiment la route, captive, fait trembler, retenir le souffle, tourner les pages sans s'en rendre compte. Bref, le roman se dévore tout de même, comme tous bons thrillers. Il ne s'agit pas d'une enquête, mais d'une fuite, de traques et de vengeances...Vengeances du passé, du présent, tout se mêle, simplement... Rien de compliqué ici.

Sauf que c'est une image très violente de l'Afrique du Sud qu'offre ce roman, une image un peu à la Tarantino. Je n'ai pas compté le nombre de cadavres ni les exécutions sommaires gratuites ou non, de bipèdes comme de quadrupèdes.  Je n'ai pas dénombré non plus les fois où le mot "sang" ou les expressions "odeurs pestilentielles" ou "haleines fétides" sont utilisés. Tout cela pour dire que le vocabulaire et certaines situations sont assez répétitifs.

C'est une Afrique du Sud toujours en proie au racisme, au pot de vin, à la corruption, aux inégalités, à la pauvreté qui est décrite ici. Le Sida y est aussi évoqué (l'Afrique du Sud serait le pays où le VIH serait le plus virulent), tout comme les pauvres, insipides et inadaptés moyens de luttes (des flyers écrits en Anglais et distribués à des analphabètes dans des coins du monde où les sorciers zoulous prescrivent comme remède radical au VIH le mariage avec une jeune vierge. On approche une certaine culture zoulou que certains zoulous eux-mêmes trouvent désuète et l'auteur montre du doigt les villages zoulou soit disant traditionnels, maintenu ainsi pour les touristes armés d'appareil photo, où tous les figurants renfilent leurs jeans et retournent à leur vie de misère une fois le rideau baissé.

Au final : un bon thriller si vous ne craignez pas le brutal, la poussière et le sang et si vous ne comptez pas passer vos prochaines vacances en Afrique du Sud.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 6 Août 2019

Les faussaires de manhattan, cinéma, chronique, critique, avis

Film de Marielle Heller

Avec Melissa McCarthy, Richard E. Grant, Dolly Welles

 

Synopsis :  Ancienne auteure à succès aujourd’hui sans le sou, Lee Israel se découvre par hasard un don exceptionnel : celui d’imiter à la perfection le style de grands romanciers. Avec l’aide de son ami Jack, elle monte une arnaque imparable: rédiger de fausses correspondances entre auteurs célèbres.

 

Mon humble avis : Un film qui me sort un peu de ma zone de confort, car il frôle la catégorie "art et essai". C'est un drame avec des personnages qui, malgré leur désarroi, ont de l'humour, un humour doux-amer, mais toujours de bon aloi. 

Les faussaires de Manhattan est l'adaptation de l'autobiographie "Can you ever forgive me" de Lee Israel... Le film est donc inspiré d'une histoire vécue.

La réalisation est très sobre, sans effets, limite morose pour correspondre à la vie des deux personnages principaux qui vivent dans la simplicité et la misère. Certes, ces deux -là s'inventent une vie avec des joyeusetés, des rires, de la dérision... Mais il n'empêche que nous, spectateurs, découvrons où tout cela prend racine... Dans une solitude extrême, une inadaptation à la société... Lee préfère les chats aux humains. Jack reste excentrique et mystérieux, le mystère sera dévoilé en toute fin du film. Lee et Jack sont comme deux naufragés qui se rencontrent et qui construisent leur île, même si celle-ci est basée sur la malfaçon et l'arnaque XXL. Pour eux, cette période d'arnaque bien organisée est la meilleure période de leur vie. Lee est magistralement interprétée par Melissa McCarty, plutôt réputée pour des rôles comiques. Elle parvient à faire de cette à priori antipathique Lee un personnage très touchant, que l'on apprend à aimer en fait.

Derrière cette histoire de faussaire, le grand sujet du film est donc la solitude, mais pas que... le milieu littéraire new-yorkais y est un peu égratigné. Et oui, quand on n'a pas un look et une personnalité vendeurs, on ne veut pas de vous... Talent ou pas... Car en fait, dans l'activité de faussaire de lettres de personnalités, Lee se révèle une excellente écrivaine, qui s'adapte à tous les styles et peut tout écrire, ajoutant du caustique çà et là.

Bref, un film sombre, aussi élégant que terne, qui offre deux superbes portraits de personnages, et qui, évidemment, vaut le détour.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 4 Août 2019

Ce billet fait suite à celui-ci (publié il y a 15 jours). Donc un conseil, si vous n'avez pas lu le premier billet, réparez votre oubli avant de poursuivre ici la visite du site du Poète Ferrailleur (Robert Coudray) de Lizio, petite commune du Morbihan. Un lieu de poésie, de rêve, d'inventions... Bref, un univers qui mène ailleurs !

Robert Coudray est un Breton né en 1954 aux talents multiples : 

Diplômé des hautes études buissonnières

de bricoleur poète.

Sponsorisé par la fée des décharges.

Cinéaste de formation,

tailleur de pierre par tradition,

récupérateur par fascination,

sculpteur par passion,

éveilleur par mission.

 

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?

"Là où il y a l'élan, le plaisir, la joie...

c'est par là, la voie.

Pour moi, c'était d'assembler des mécanos, souder et inventer des histoires avec des bouts de ferraille ou de pellicule".

Robert Coudra

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?

"J'ai toujours été comme un enfant, inventant mes jouets au gré des récupérations et de mes rêveries vagabondes. Leur donner du mouvement était au départ pour moi le sommet de la complication, du mystère et de l'émerveillement. Alors, je me suis passionné de sculptures cinétiques et mes objets sont devenues des machines à faire rêver." Robert Coudray

UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?
UN DIMANCHE CHEZ LE POETE FERRAILLEUR 2/?
Une pause rafraîchissante s'impose, toujours en mode Breizh, la suite de la visite se fera donc la semaine prochaine !

Une pause rafraîchissante s'impose, toujours en mode Breizh, la suite de la visite se fera donc la semaine prochaine !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 2 Août 2019

Livre audio, Catherine Cusset, L'autre qu'on adorait, critique, chronique, avis de lecture

Roman - Editions Gallimard - 7h31 d'écoute - 14.13 €

Parution d'origine chez Gallimard en août 2016

L'histoire : Catherine, la narratrice, fait revivre Thomas en déroulant son histoire. Thomas fut son amant, puis son proche amis. Entre la France et les Etats-Unis, cet homme d'une vitalité exubérante, des projets plein la tête, survécu d'échec en espoir de réussite dans le monde universitaire américain jusqu'à mettre fin à ses jours à l'aube de ses quarante ans.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette lecture me laisse un peu mitigée malgré la qualité certaine de l'oeuvre et de style. 

Le roman de Catherine Cusset, qui parle évidemment d'un personnage réel est donc partiellement autobiographique. Catherine Cusset raconte la vie de Thomas, telle qu'elle l'a perçue, telle que sans doute les témoignages de l'entourage l'ont décrite. Mais parler à la place d'un mort n'est pas aisé, surtout quand il s'agit d'un suicidé et que l'issue fatale est liée à une pathologie. Ici la bipolarité. Car il est impossible de se mettre dans la tête d'un bipolaire et de saisir pleinement ses souffrances, ses doutes, ses angoisses, ses excès d'énergie, d'enthousiasme débordant suivant des angoisses les plus profondes, de procrastination, des périodes de lassitude et d'inactivité, tout ceci prenant racine dans l'invisible et l'impalpable. Déjà un bipolaire a beaucoup de mal à expliquer cela, alors pour une plume extérieure, l'exercice est périlleux. Et je parle en connaissance de cause car bipolaire, je le suis. Et c'est là que le bât blesse dans ce roman... Il y manque l'émotion, la puissance dévastatrice de la douleur, l'intériorité. Thomas est décrit de l'extérieur, malgré ses confidences à la narratrice.

D'autant que le mot bipolarité et le diagnostic n'interviennent qu'aux trois quart de l'histoire, voire plus loin encore. Et c'est à ce moment que la lecture devient plus prenante et émouvante, quand on sent que la descente aux enfers de Thomas n'en finira jamais.

Nous suivons Thomas sur plus de vingt ans... Depuis globalement sa première crise maniaco-dépressive lors de vacances entre copains à l'étranger. Nous suivons toutes ses études, parsemées d'échecs et de petites réussites, et toute sa vie professionnelle sur le modèle de ses études. Au début, j'ai trouvé cela intéressant de découvrir le fonctionnement du système universitaire américain (thèse, doctorat, publication etc... )Mais comme cela se poursuit sur plus d'une décennie, j'ai fini par avoir l'impression d'écouter une longue litanie... Candidature, rentrée universitaire, cours, rédaction de thèse etc... Le tout couplé aux émois amoureux régulièrement enthousiastes puis désespérés de Thomas.

J'imagine que peut-être, les lecteurs qui méconnaissent les maladies bipolaires peuvent être déconcertés par cette lecture très chronologique et donc répétitive, où les indices de la pathologie peuvent presque paraître invisibles si l'on n'est pas un minimum informé sur la maladie... Et de ce fait, le personnage de Thomas peut paraître bien souvent fainéant, prétentieux, orgueilleux, irresponsable, bref, pas forcément attachant pour le lecteur, même si dans sa vie, Thomas est aimé et ne manque ni d'amis ni de connaissances. Alors que lorsque le diagnostic tombe, on souffre avec lui. Si j'avais été Catherine Cusset, j'aurais ouvert le roman sur le diagnostic, pour ensuite dérouler la vie de Thomas qui aurait été ainsi éclaircie et expliquée par cette maladie qui est, rappelons-le, classée par l'O.M.S comme l'une des 10 maladies les plus invalidantes du monde. Et là, et alors seulement là, "l'autre qu'on adorait" aurait été un roman utile pour que les maladies bipolaires soient mieux connues et mieux comprises par un plus grand nombre.

Je n'ai pas les mots exactes de Catherine Cusset, mais sur la fin, elle dit : "Lorsqu'un bipolaire meurt, c'est un rire qui disparaît de la terre". Et oui, en public, les bipolaires sont souvent très drôles, bout en train, débordants d'énergie. Ils apprennent à s'imiter eux-mêmes lors des moments difficiles, pour donner ce que l'on attend d'eux : humour et énergie.

L'avis de Sylire

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 31 Juillet 2019

BD, Editions Cà et Là -157 pages - 10 €

Parution en octobre 2015

 

Le sujet :  Grâce à Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer, de Henrik Lange, vous apprendrez à construire à coup sûr une intrigue haletante et des personnages charismatiques, tout en capitalisant sur l'engouement actuel pour la Scandinavie - ses cabanes en bois, ses forêts de pins et son alphabet bizarre. Vous bénéficierez de conseils pour faire durer votre carrière d'auteur, comme, par exemple, laisser des intrigues non résolues pour optimiser vos chances d'écrire une suite, ou encore inclure dans votre livre les scènes qui sauront intéresser des producteurs de films...

 

Tentation : L'avis de ??? je ne sais plus, je n'ai pas retrouvé !

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une BD format poche, que l'on peut emmener partout... Même si elle n'a pas quitté mon lit et ma table de chevet, c'est tout de même important à dire. Parce que si vous l'emportez dans le métro, vous illuminerez votre rame de votre sourire et de vos rires autour des visages lymphatiques.

Le sous-titre aurait pu être... "Et devenir riche", tant le polar suédois remporte un vif succès de par le monde depuis quelques années. Il est donc très rentables... S'il est bien écrit... Henrik Lange, Suédois lui-même, donne donc de savoureux conseils, tous plus hilarants ou évidents les uns que les autres. Sûr qu'après cette BD, vous ne lirez plus un polar suédois de la même façon, puisque vous en connaîtrez les ficelles ! Grosses comme du cordage de bateaux, parce qu'évidemment, ce livre est doté d'un humour XXL qui dit "Qui aime bien châtie bien" !

Quelle différence y a-t-il entre le polar suédois et son homologue américain ? Le premier fait l'éloge du slow (de la lenteur) et de la mélancolie. Très peu de flingues, de sirènes, d'armada de flics, de carambolage en série et spectaculaire. Et le mort est là dès les premières pages. Ensuite, à notre enquêteur de trouver l'assassin. Pour cela, des conseils mis en textes et en dessins très parlants et qui résume parfaitement le portrait que l'on a de nos flics préférés ! 

Quelques conseils donnés comme ça, en vrac : 

- Il faut une scène de conduite à grande vitesse... Car en cas d'adaptation ciné, le seul rôle de cette scène est de mettre en avant une marque de voiture.

- De pages vides, il n'en n'est pas question. C'est alors que qu'intervient la mélancolie suédoise qui remplit des pages. Si vous parlez des feuilles d'arbres qui tombent de belle façon, vous serez alors considérés comme un bon écrivain.

- Situez votre polar dans un bled peu connu, dont vous deviendrez le héros et qui vous couronnera de prix !

- N'oubliez pas les scènes familiales foireuses (divorce, alcool, père Alzheimer, fille qui ne veux plus voir son père)

- La course contre la montre... Son seul intérêt est de pouvoir nommer des hauts lieux de la ville, des noms de rue que personne ne connait, sauf les habitants du bled dont vous deviendrez le héros.

- L'arrestation : le flic doit toujours y être légèrement blessé.

Bref, j'en passe et certainement les meilleures, je ne suis pas douée pour retrouver mes passages préférés dans un livre, surtout emprunté à la bib, puisque je ne peux y apporter d'annotation au crayon.

Et parfois, entre ces conseils, sur une page divisé en 4 cases, l'auteur s'amuse à résumer des polars suédois célèbres : une case pour le titre (genre "La princesse des glaces à l'usage des personnes pressées), une case pour situer l'intrigue, une case pour l'enquête et la dernière pour la fin de l'histoire (donc le coupable etc).

Et si après cette lecture il vous manque l'essentiel pour vous mettre à l'oeuvre, à savoir l'intrigue, et que vous ne devenez jamais auteur de polars suédois, vous aurez au moins passé un excellent moment de lecture, très divertissant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 29 Juillet 2019

Roman - Editions J'ai Lu - 284 pages - 7.10 €

Parution d'origine chez Eyrolles en 2017

L'histoire : Nathan et Nathalie sont parisiens et fatigués de l'être. Leurs enfants ayant quitté le nid familial, ils décident de changer de vie. Direction Uzès, dans le Gard... Et sur la place aux Herbes de cette petite commune, la librairie est à vendre. Nathalie quitte donc son métier de professeur de français et acquiert cette librairie. 

Au fil de ces pages, Nathalie partage avec nous les rencontres marquantes avec certains de ses clients lecteurs, tous différents comme il se doit, tous touchants, tous à un carrefour de leur vie.

Tentation : Titre, couv et pitch !

Fournisseur : Ma CB

 

 

"Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es".

Mon humble avis : Ce roman est un délice ! Les mots qui le qualifieraient le mieux sont : bienveillance, curiosité, partage, rencontre, lecture, livre, sagesse.

Il y a un côté initiatique et bien-être dans cette histoire mais se limiter à ces expression serait très réducteur.

En fait, tout n'y est que douceur, même si certains personnages sont un peu cabossés par la vie.

Le style est fluide, soigné mais guère trop, il convient tout à fait à ce style de lecture, faussement légère, et pas du tout plombante. En fait, j'ai comme l'impression que "La librairie de la place aux Herbes" ne s'éloignera jamais vraiment de moi, tant j'aurais sans doute besoin d'en relire certains passages, ou d'y retrouver certaines références littéraire. A ce propos, ça tombe bien, inutile de prendre des notes durant votre lecture car en fin de roman, l'auteur liste chaque titre et auteurs cités et le personnage à qui Nathalie a conseillé ces ouvrages, toujours pour des raisons bien précises.

Car Nathalie partage une réelle relation, toujours pudique, mais toujours à l'écoute, avec ses clients. Grâce aux livres qu'elle leur suggère, elle aide certain à retrouver l'apaisement, le bon chemin, à prendre une décision refoulée, à patienter lorsque le corps est en panne, à oser exprimer leur besoin... Tout cela grâce à la littérature, excellent antidépresseur.

Chaque client/lecteur a droit à son chapitre. Et dans ces échanges avec eux, Nathalie trouve un écho dans sa propre vie, ce qui lui permet de se confier ou de réfléchir sur la notion de couple, de parentalité, de zone de confort.

Nous rencontrons donc Chloé, jeune adolescente de bonne famille, qui ose s'affranchir des lectures classiques imposées par sa mère comme un bagage soit disant nécessaires. Vient ensuite Jacques, pèlerin, qu'une jambe fatiguée oblige à interrompre momentanément son long voyage pédestre. Philippe, l'infatigable voyageur et peintre qui nous réserve une belle surprise en chute, démontrant s'il en est besoin le pouvoir d'évasion et de connaissance que sont les livres. Nathalie apprendra à lire à Leïla, mais aussi à reconnaitre la grossesse dont elle fait un dénie. Bastien envoie régulièrement un livre par la poste à un "inconnu", jusqu'au jour où ceux-ci reviennent avec la mention : n'habite plus à l'adresse indiquée. Tarik est un grand traumatisé de guerre. La lecture que lui fait Nathalie l'amènera à enfin retrouver l'usage de la parole. Et ainsi de suite, les lecteurs se suivent mais ne se ressemblent pas.

Bref, "La librairie de la place aux herbes" est une véritable ode aux livres et à l'entendue de leurs pouvoirs, et au delà, la rencontre humaine et le partage. C'est un roman qui célèbre l'auteur, le libraire et le lecteur. Une véritable invitation à la lecture, au plaisir que cela procure, quel que soit le livre lu. "Mais lire à tort et à travers, sans règle ni mesure, avec comme seule obligation le plaisir de lire". ¨Peu importe la littérature, seul compte le plaisir de lire. Et je suis bien d'accord avec cela, moi qui me mets en colère dès que certains mitraillent des auteurs de best sellers sous prétexte qu'ils ne font pas de la littérature. Et alors, qu'est-ce qu'on s'en fiche non ? N'importe quel livre peut être le passe-frontière dont chacun peut avoir besoin à un moment où à un autre. Alors, pourquoi s'en priver ? 

Lisez donc les amies, et pourquoi pas "La librairie de la place aux herbes", qui ne peut que vous faire du bien !

 

PS : Ce roman me donnerait bien envie de partir m'installer à Uzès, tant les descriptions et le bonheur de vivre qui émanent de ce roman donne envie. Mais, ne supportant déjà pas la canicule bretonne, je pense que je ne descendrais pas plus au sud !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Juillet 2019

Film the operative diane kruger avis critique chronique

Film de Yuval Adler

Avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvas

 

Synopsis :  À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l'Iran ne se dote de l'arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée.

 

 

Mon humble avis : The operative est un thriller - espionnage international. Film à la fois français, allemand et israélien.

Son avantage est qu'il est très réaliste sur le métier d'espionne infiltrée. En effet, il est en autre l'adaptation du roman "The English Teacher" écrit par une ancienne agente du Mossad. Aussi, pas de super héroïne qui dégomme 20 personnes en 20 secondes (on est à mille lieues d'Anna de Luc Besson) Non, c'est le long travail d'intégration dans le pays de mission (ici l'Iran) suivi de celui d'infiltration pour atteindre la cible qui sont ici mis en avant. Mais surtout, le réalisateur a fait le choix de montrer les conséquences personnelles et psychologique de ce type de métier où tout n'est que mensonges et manipulations. Aussi, Rachel est-elle vraiment le centre du film, tant dans ce qui est attendu d'elle que ce qu'elle est, et devient au fond d'elle-même. Bref, c'est son humanité qui est développée et intéresse dans ce film. Rachel, interprétée par une Diane Kruger souvent blafarde mais toujours autant bluffante de talent. Avec le suspens qui est bien là, voilà donc les arguments pour voir ce film.

Mais, oui il y a un mais, il faut avouer que l'ensemble reste alambiqué dans les détails... Donc il règne toujours un certain flou pour les spectateurs. De nombreux personnages très secondaires (mais qui manifestement tiennent les rênes des décisions (donc de la gâchette entre autre) apparaissent à différents moments et lieux de la planète, sans que l'on puisse vraiment les reconnaître, donc être sûr de les avoir déjà vus, ni de savoir qui ils sont vraiment dans la hiérarchie. Certaines scènes sont restées très mystérieuses, voire incompréhensibles pour mes compagnons de séance et moi. Dommage. Quant à la fin... Ben un peu en eau de boudin, je n'ai pas trop aimé cette fin trop subite.

A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Juillet 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h42 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Le dilettante en mars 2014

L'histoire : Un fakir indien débarque à Roissy et prend directement un taxi pour Ikéa. L'objectif de son voyage payé chèrement par les gens de son village, acheter le dernier lit à clous du géant Suédois. Dès lors, commence alors pour lui un périple rocambolesque, qui le mènera en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Libye. Le tout par des moyens de transport étonnants, dont cette fameuse armoire... En chemin, il fera des rencontres enrichissantes, amicales ou très menaçantes qui le changeront à jamais.

Tentation : La renommée de ce roman... Curiosité

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Je devais être l'une des dernières lectrices à avoir fait l'impasse sur ce fameux bestseller au titre intriguant, paru il y a quelques années, et qui a déjà été transposé au cinéma (Pas vu).

Ce roman est vraiment agréable à découvrir car très innovent. Le rythme y est trépident, rien ne s'arrête jamais. Pour le fakir comme pour le lecteur, point de repos, une péripétie suit une autre. On est toujours souvent dans le burlesques, une fait même des incursions dans l'ubuesque et puis soudain, l'auteur nous ramène à la triste réalité du monde... Car certes, notre fakir indien, aussi naïf qu'arnaqueur de métier, découvre un monde qui lui était tout à fait inconnu dans son désert des Tartares... Mais il croise la route de ces hommes et femmes qui fuient leur pays dans l'espoir d'un monde meilleur... Qu'ils fuient une famine, un régime totalitaire... Ils sont déterminés et sont en fait les nouveaux aventuriers du XXIème siècle... Ce qu'en dit Romain Puértolas est vraiment touchant.

Aussi, au delà de l'aspect comédie XXL, l'auteur nous touche avec le destin de ses migrants, via notamment le personnage de Virage. Il y a donc du sérieux et le sujet de l'exil, des sensations des exilés est justement développé. Et la morale de l'histoire est qu'il n'y a pas de bonheur plus intense que de donner, d'offrir, d'aider l'autre. Ce qui fait que ce roman est très proche du conte.

J'ai beaucoup aimé l'apparition de personnages réels dont l'identité est à peine camouflée par un pseudonyme (ex : Sophie Morceaux) et franchement, j'ai trouvé jouissive l'imagination débordante et débridée de l'auteur. Romain Puértolas joue énormément avec les mots et donc les jeux de mots. Au début, je m'en suis beaucoup amusée, pour finir par m'en lasser, cela apportant quelques longueurs inutiles au texte.

Pour conclure, ce roman est effectivement à découvrir si ce n'est déjà fait, c'est une lecture parfaite pour l'époque estivale. Une lecture plaisante et originale, qui détend le cerveau et change les idées, sans vous faire oublier les oubliés du monde pour autant.

 

PS : Une suite de ce roman est paru... je l'ai dans ma PAL audio, aussi, je vous en dirai plus dans quelque temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 23 Juillet 2019

Wild rose, film, chronique, avis

Film de Tom Harper

Avec Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo

 

Synopsis :  A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux enfants, Rose-Lynn n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

 

 

Mon humble avis : L'affiche du film dit qu'avec Wild Rose, on peut oublier A star is Born. Même si je fais de Wild Rose un coup de coeur, impossible de remiser A star is born au placard. Même si ce sont deux films portant sur l'ascension possible ou non de chanteuses aussi talentueuses qu'inconnues, ils ont tous les deux leur identité propre... Et ces deux chefs d'oeuvre offrent des bandes originales qui donnent le frisson et qui serrent la gorge !

On retrouve aussi dans Wild Rose des sujets développés dans le récent et incontournable film Yesteday, comme l'attachement aux origines et les choix à faire.

Wild Rose est aussi un magnifique portrait de deux femmes, de deux générations et de genres différents, même si elles sont mère et fille. Rose, la fille déjà mère de deux enfants remisés au très second plan de sa vie, rose l'indomptable, l'irresponsable, qui ne vit que pour son rêve : aller chanter à Nashville.

Marion, la mère et la grand-mère, qui pallie les déficiences de sa fille auprès de ses petits-enfants, qui tente sans relâche et avec grande intelligence de remettre sa fille sur un chemin responsable de mère... Qui aime sa fille plus que tout et qui, en cachette, respecte ô combien les rêves de celle-ci...

Ces deux femmes sont interprétées par deux comédiennes extraordinaire, convaincantes et bouleversantes. L'une est posée et réfléchie, l'autre est explosive. Jessie Buckley, qui joue le rôle de Rose est une actrice Irlandaise en début de carrière, et mon petit doigt (ou mes oreilles) me dit qu'on va souvent la revoir et l'entendre. Même si elle n'est pas professionnelle, elle chante depuis une éternité et a participé à des télé crochets célèbres aux Royaume-Unis. Et sa voix est juste... Wahou !

Le sujet principal de Wild Rose, outre la musique, est les choix de vie... Doit-on vivre notre rêve jusqu'au bout et faire fructifier notre talent ou assumer la responsabilité que la vie nous donne... comme des enfants par exemple... Aussi, préparez-vous à être choqués ou touchés parfois par le comportement de cette mère gamine artiste paumée... Mais de toute façon, comme le dit la chanson de clôture, lorsqu'on arrive au bout du chemin, on sait où aller !

En attendant, allez au ciné, vous ne le regretterez pas !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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