Publié le 18 Septembre 2022

Bonjour !

Suite de mon voyage au Kenya en Avril dernier, toujours dans le Massaï Mara.... mais cette fois-ci, en compagnie des Massaï. 

Sur la route de notre lodge, un village Massaï traditionnel, que nous avons pu visiter contre un droit d'entrée, nous permettant aussi la prise de photos. En effet, les Massaï de veulent plus être des victimes de photos volées ni être observés à la volée ...

Notre droit d'entrée permet d'améliorer leur vie rudimentaire et d'assurer l'éducation des plus jeune.

La " visite " commence par un longue conversation (à  l'ombre), avec certains d'entre eux. Echange de questions / réponses avec parfois deux traductions ... Du Massaï à l'Anglais, puis de l'Anglais au Français, cette dernière étant souvent assurée par votre humble serviteur !

Dans le reportage suivant, vous verrez certaines traditions massaï 

- Le saut des guerriers : cela vient d'une danse traditionnelle réservée aux hommes, qui est d'ailleurs plus une compétition : chacun doit sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints. Celui qui saute le plus haut sera le plus respecté et aura le plus grand choix de femmes ! Impressionnant à voir, car ils ne prennent aucun élan.

- Les Massaï ne vivent pas que dans le Massaï Mara. Ils sont aussi disséminés dans le Kenya, et jusque dans certaines régions de Tanzanie

- Auparavant, pour être promu guerrier, un homme Massaï devait tuer un lion à l'arme blanche. Cette tradition a disparu, les Massaï ayant compris qu'un lion vivant leur rapportait bien plus qu'un lion mort, avec la venue des touristes pour les safaris

- L'étirement des lobes d'oreilles... Symbole de respect et de sagesse/

- L'ablation d'une dent de devant. Les traditions évoluent et/ou se perdent. Notre Massaï nous a expliqué que durant les dernières décennies, les garçons qui allaient à l'école subissaient l'ablation d'une dent, tandis que les garçons qui allaient garder les bêtes se contentaient d'étirer le lobe de leurs oreilles... L'explication de se choix : ce qui vont à l'école joue également au foot pendant la récrée, donc il y a un risque que le lobe se déchire. Bon j'avoue, je suis sceptique sur cette explication, n'en n'ayant trouver aucune trace dans une courte recherche google.

- Les Massaï maîtrisent parfaitement le secret du feu... à l'ancienne !

 

UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ

Enfin, pour finir ce séjour en terre Massaï, une vidéo à 360°d'un paysage de brousse, en plein Massaï Mara !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 16 Septembre 2022

Film d'Alice Winocour

Avec Virginie Efira, Benoît Magimel, Grégoire Colin

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A Paris, Mia est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle de l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible.

Mon humble avis : Un film juste, sobre, bouleversant. Les avertissements ne sont "valables" que parce que ce sont des scènes "vécues"... Mais que l'on voit en tant que fiction dans d'autres films... Par ailleurs, ce film est également une fiction, même s'il s'inspire des attentats des terrasses parisiennes et du Bataclan, il ne traite pas spécifiquement de l'un d'eux.

Revoir Paris donne la parole aux victimes survivantes d'attentat et à leur entourage, tout en nous plongeant au coeur de leur vécu et de leur vie abimée, qui tient plus de la survie. Cela permet de saisir au plus près le traumatisme vécu et ses innombrables conséquences, même si invisibles. Virginie Efira est une fois de plus grandiose.

Je n'en dirai pas plus... Pour le reste, seul le silence s'impose.

A voir, autant comme un devoir de mémoire aussi, comme un chemin de résilience et de reconstruction.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 14 Septembre 2022

Policier - Editions 10/18 - 256 pages - 3.47 €

Parution en 2007

L'histoire : Au Botswana, Mma Ramotswe hérite de son père. Plutôt que d'acheter un commerce comme le voudrait la sagesse, elle décide d'ouvrir une agence de détective à Gaborone, la capitale. L'agence N°1 des dames détectives est donc 100% féminines et c'est une toute première au Botswana, ce qui n'est pas sans provoquer quelques réticences de la part de la gente masculine. C'est le début des aventures pour Mme Ramotswe !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Depuis le temps que j'ai appris l'existence de cette série et que ce tome (le 1er) attend dans ma PAL, j'ai ENFIN fait la connaissance de Mma Ramotswe ! Et quel bonheur, c'est vraiment une héroïne hors du commun, attachante, pleine de ressources. C'est aussi une femme tout à fait normale, moderne, libre et généreuse, mais attachée à certaines traditions de son pays. L'histoire se déroule à la fin des années 90.

McCall Smith ouvre ce tome sur la jeunesse de Mma Ramotswe, alias Précious, une jeunesse marquée par le décès de sa mère, son éducation dans l'amour et la bienveillance par sa tante et son père, une intelligence qui se développe et se démarque... puis un mariage très malheureux... avant la liberté retrouvée et assumée.

Ensuite, Précious ouvre son agence de détectives et alors l'auteur alterne les chapitres qui traitent chacun d'une enquête, ou d'un pan de la vie de Précious, ou encore, d'une intrigue qui d'arrière-plan qui couve et grandit au fils des pages. Aucun ennui donc à suivre Mma Ramostwe dans ces différentes enquêtes et de se régaler de ses méthodes, ainsi que de ses réflexions, déductions, doutes etc... Avec elle, les usurpateurs d'identité, les maris volages, les fraudeurs et escrocs en tous genres, crocodiles et serpents n'ont qu'à bien se tenir... Même les sorciers sans scrupules, Précious n'en fait qu'une bouchée (c'est à travers cette enquête que le romancier évoque LE sujet grave et tabou de ce roman, la sorcellerie dont sont victimes les enfants).

C'est une plongée délicieuse, presque désuète et parsemée d'humour que nous propose ici Alexander Mc Call Smith dans l'Afrique du début de ce siècle, et particulièrement au Botswana, un Etat stable et bien géré. Un peu d'Histoire, de la culture, des us et des coutumes, les moeurs, les diamants, les paysages de la savane, voilà une bonne dose d'exotisme bien dépaysante, intéressante et divertissante. Mma Ramostswe nous dit sa fierté d'être Africaine et à travers elle, McCall Smith nous crie son amour pour ce continent qu'il connait si bien, et particulièrement pour le Botswana.

Si l'occasion se présente, c'est avec plaisir que je lirai la suite des aventures de cette héroïne singulière !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 12 Septembre 2022

Roman - Editions Albin Michel - 240 pages - 19.90 €

Parution en Janvier 2022 

L'histoire : En juin 1944 à Montpellier, Mainou, 9 ans, perd sa mère morte en couches. Son père, combattant, ne peut s'occuper de lui et l'envoie donc dans sa famille de Lorraine, en zone occupée. Mainou passera donc la zone de démarcation caché dans une charrette à foin. Puis, c'est caché dans une chambre ou dans la cave qu'il attendra la fin de la guerre entre sa grand-mère, son oncle Emile et sa tante Louise. Pour l'instant, ça vie va devenir une suite de "pourl'instant" et ces "pourl'instant" vont durer trop longtemps. Mainou est le père de Mathias Malzieu.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard 

Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour ce roman empreint de tendresse dans un monde brutal... 

Ce coup de coeur ne m'étonne pas, je m'y attendais, c'est toujours comme cela avec Mathias Malzieu. Il nous charme, nous enveloppe de sa prose tellement unique, émouvante, délicate, émerveillée, imagée. Ici, il nous fait vivre les derniers mois de guerre en zone occupée, et pas n'importe laquelle - La Lorraine- à hauteur d'un enfant, qui subit, s'interroge, lutte contre les crises d'angine de questions qui font mal à la gorge dans une situation qui le dépasse bien sûr, mais où les adultes font tout pour l'épargner et le protéger... Comme il doit demeurer caché et ne sortir sans aucun prétexte de la maison, le jeune Mainou écrit tout dans un cahier...  Et ce "tout", c'est ce qu'il murmure tout bas à sa mère défunte. Les conversations familiales, les sirènes qui résonnent et intiment de descendre à la cave, la peur, les petites joies, les bigoteries de Tante Louise, les escapades ratées, Marlène Dietrich (son cigogneau qui lui tient compagnie), les nazis qui rodent, le danger, l'oncle Emile qui manie bien la bonne humeur pour faire oublier le reste... Et surtout, l'habitante secrète du grenier. Pour Mainou, écrire sera aussi faire son deuil.

C'est tout cela que nous vivons et partageons avec Mainou, petit bonhomme très attachant, que l'Histoire va mener à grandir trop vite, à se retenir, à se contenir, à se taire, à s'interroger à un âge où tout ne devrait être qu'insouciance, joie et découvertes. Mais, malgré le contexte historique et grâce à sa plume signature, Mathias Malzieu parvient à nous émouvoir autant qu'à nous faire rire au travers de Mainou et de ses réflexions enfantines. Ces pages sont un éloge à l'évasion de l'esprit, à l'imagination, à la créativité et une ode à la liberté, celle de penser, celle de rêver ou de se souvenir quand le reste est interdit et qu'il faut se méfier de tout et de tout le monde. Et ce livre est aussi un formidable hommage au Guerrier de Porcelaine, qui n'est autre que le père de l'auteur. Ce dernier lui raconta cet épisode de sa vie il y a quelques années, alors que Mathias Malzieu combattait une terrible maladie et attendait une greffe en restant en chambre stérile (épisode de la vie de Malzieu qui a donné naissance au roman :journal d'un vampire en pyjama).

 Sans éluder les horreurs de la guerre, Mathias Malzieu parvient à faire de ce roman un nid, un cocon de poésie joyeuse et magique où il fait bon se réchauffer le coeur. Malzieu est vraiment un magicien des mots et de l'humour doux, qui nous mène du sourire aux larmes d'émotion. Je suis une fois plus plus terriblement conquise par cette lecture, et c'est très très chaleureusement que je vous conseille de faire la connaissance de ce Guerrier de Porcelaine.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 9 Septembre 2022

Film de Murielle Magellan

Avec Sara Giraudeau, Grégoire Ludig, Pierre Deladonchamps, Sara Suco

Synopsis : Adaptation libre de la bande dessinée éponyme de Boulet et Pénélope Bagieu parue aux éditions Delcourt.
Eloïse se retrouve assise seule sur un banc parisien. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Elle ne se souvient de rien ! Elle se lance alors dans une enquête, pleine de surprises, pour découvrir qui elle est. Et si cette amnésie lui permettait de trouver qui elle est, qui elle aime, et de réinventer sa vie ?

Mon humble avis : Je n'ai pas lu la bande dessinée éponyme, donc je ne peux pas dire à quel point ce film y est fidèle ou non.

Quoiqu'il en soit, j'ai passé un savoureux moment avec cette "Page blanche". Savoureux et lumineux, voire aérien parfois, tant la réalisation est délicate et sublime Paris et ses quelques lieux majeurs dans le scénario. Il y a comme un petit côté Amélie Poulain.

Avec Eloise, on s'inquiète, on s'émeut, on s'amuse, on tremble, on rit aussi un peu, on sourit. Un film sérieux et léger à la fois, souvent poétique, qui fait du bien. Qui pose la question de ce que l'on est et du pourquoi, de ce que l'on pense être, de ce que l'on accepte d'être pour s'inclure dans un groupe et entrer dans le moule, même si cela nous éloigne parfois de nos valeurs, et de notre moi intérieur et profond, que l'on malmène pour ressembler aux autres.

La page blanche nous parle aussi de la vie et de ses accidents, qui parfois, nous permettent de repartir sur de meilleures bases, de recommencer à zéro ou presque, de prendre de meilleures décisions. Enfin, il est question de ce qui nous relie aux autres, surtout à notre époque hyper connectée. Pour Eloise, perdre la mémoire lui permettra de se retrouver.

Sara Giraudeau interprète à merveille cette jeune femme perdue, fragilisée, ingénue. Elle est à la fois émouvante et solaire. Bon, j'avoue j'ai un peu de mal parfois avec sa voix (mais qui est très adaptée au rôle). Et puis à travers son joli visage, j'en vois deux autres simultanément, celui de son père et de sa mère.

En résumé, un très bon film, qui détend, et qui pose de bonnes questions. A ne pas bouder !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 7 Septembre 2022

BD - Editions Paquet - 104 pages - 20 €

Parution le 24 août 2022

Le sujet :1870, étudiant de l’Université d’Edimbourd, Robert Louis Stevenson a 20 ans. Il s’apprête à poursuivre l’œuvre familiale dans les pas de  ses grand-père, père et oncle, illustres ingénieurs bâtisseurs de phares. Quelque part aux confins de l’Ecosse victorienne, en visite sur une île perdue, base arrière de la construction d’un “enfer” conçu par son  père, le jeune Louis va décider, contre vents et marées, de vouer sa vie à l’écriture… “Merry Men” évoque cette année particulière et devient peu à peu une ballade fantasmée dans la nouvelle qu’il écrira en 1882 :  “The  Merry men”.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

Mon humble avis : Parfois, il en faut peu pour se diriger vers une lecture. En l'occurrence, j'aime les phares ! Et puis, de Robert Louis Stevenson, j'ignore presque tout, sauf qu'il est l'auteur de "L'île au Trésor" et de "Dr Jekyll et Mr Hyde".

Grace à cet ouvrage, me voici moins ignorante à propos de Stevenson. Ici, nous le suivons alors qu'il a tout juste 20 ans... L'héritage familial et les études qu'il poursuit devraient faire de lui un ingénieur en conception et construction de phares, comme son père, son grand-père, qui étaient à l'époque mondialement reconnus pour leur génie. Mais Robert Louis mène une vie jugée comme dépravée et à d'autres rêves... Pour le remettre sur le "droit chemin", son père l'exile quelques temps sur une île écossaise hostile chargée de légendes et de mystères, battue par les vents.... Près de laquelle un phare est en construction. Contre toute attente, l'ïle d'Erraid aura presque l'effet d'un électrochoc sur le jeune homme, qui s'y plaira énormément. Fasciné par cette île, il y trouvera inspiration et muse.

Cet album est déjà un magnifique "objet" de qualité très soignée... Couverture, matière, papier... Graphismes et dessins sont somptueux, vraiment, et nous mènent vraiment dans ce bout du monde, avec des paysages époustouflants de rocs et de landes, ses courants marins dangereux, ses tempêtes, et de possibles trésors suite aux nombreux échouages de navires. etc...

En premier lieu, Merry Men (le récif si dangereux de l'ile d'Erraid) est une nouvelle de R.L Stevenson. Ici, Chanouga, l'auteur, choisit d'y mêler biographie de Stevenson, explications sur l'histoire des phares et leur construction, onirisme, fantasmagorie et l'oeuvre littéraire d'origine. Le héros central est vraiment Stevenson lui-même, même si par moment, la frontière entre l'écrivain et son personnage de papier est ténue. J'imagine que l'on peut dire que l'oeuvre de Stevenson est né sur cette île sauvage.

Un magnifique ouvrage, intéressant et agréable à lire... Tiens, mon petit doigt me souffle que d'ici quelques semaines, les fêtes de Noël reprendront leur place commerciale... Et bien en voilà une belle idée de cadeau, si autour de vous, on aime la BD, la littérature, l'évasion, le voyage, l'Histoire !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 5 Septembre 2022

Thriller - Editions Points - 333 pages - 8.40 €

Parution Points : Mai 2022 (Seuil 2021)

L'histoire : Nina Kircher, veuve d’un photographe mondialement célèbre, séjourne dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Son destin bascule lorsque, sortant de la piscine où elle vient de se baigner, elle s’engage dans les pas d’un homme jusqu’à son bungalow puis, sans raison apparente, le poignarde avec une violence inouïe, avant de s’enfermer dans un mutisme complet. Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo décide de mener sa propre enquête. Jusqu’à découvrir des secrets inavouables...

Tentation : Le pitch + nom de l'auteur

Fournisseur : Ma CB 

 

Mon humble avis : En début d'année, j'avais "découvert" Valentin Musso avec cet éprouvant et rondement bien mené thriller "Une vraie famille". Aussi, en parcourant la 4ème de couv de "Qu'à jamais j'oublie", je pensais y retrouver la même atmosphère très oppressante. Et bien non ! Je dirais qu'ici, il ne s'agit pas vraiment d'un thriller, mais d'une enquête dans les méandres et les secrets d'une famille et surtout d'une femme, Nina Kircher. On va dire que le danger et l'horreur sont passés, mais que les conséquences ressurgissent des décennies plus tard. Alors oui, il y a du suspense, et oui, les pages se tournent très bien... Et oui, le lecteur est tout de même bouleversé par ce qu'il lit et apprend.

Pour écrire ce roman, Valentin Musso s'est appuyé sur une terrible réalité historique, je pense méconnue en France... Au XXème siècle jusqu'en 1981, en Suisse, il y a eu au moins 60 000 personnes internées administrativement et arbitrairement, sans qu'aucun crime ni délit n'ait été commis et sans jugement... Il suffisait d'être pauvre, d'être "rebelle" ou "dépravée, d'avoir fugué, d'être mendiante etc... Les internements soient disant éducatifs se faisaient dans des conditions inhumaines d'humiliation, de servitude, de manque de soin, de maltraitance et ... d'abus sexuels.

Lorsque Théo commence son enquête pour découvrir pourquoi sa mère a brutalement et à priori sans raison assassiné un homme inconnu de sa famille, il découvre assez vite que sa mère fut l'une de ces internées à la fin des années 60. Des flash-backs nous ramènent à l'époque dans le foyer Sainte Marie et nous donnent quelques longueurs d'avance sur Théo. Tout comme Théo, nous allons de révélations en stupéfactions devant les horreurs commises et le sort de ces pauvres jeunes filles sans défense, abandonnées de tous, et surtout de leurs familles, blessées ou détruites à vie.

Valentin Musso développe donc le pourquoi du comment de ces institutions d'alors (mais c'était tout de même il n'y a pas si longtemps), décrit leur fonctionnement et leur soi-disant utilité sociale. C'est donc la violence faites aux femmes que l'auteur dénonce ici, tout en prouvant que, malgré le silence des uns et l'aveuglement des autres, les conséquences, parfois faussement latentes toute une vie sous le poids du secret, mettent parfois des décennie à exploser. Valentin Musso s'emploie aussi à démontrer l'impact, bien souvent inconscient, des secrets de famille sur les enfants.

Des divulgations jusqu'au bout, pour le pauvre Théo qui découvre que toute sa vie n'est basée que sur le mensonge, au nom du secret et des promesses. C'est franchement chamboulant, bien mené, et hélas, tristement instructif sur une époque pas si lointaine.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 1 Septembre 2022

Bonjour !

Aujourd'hui, je vous présente un oiseau que j'affectionne : le Tournepierre à collier ! Il fait partie de la famille des limicoles, c'est à dire littéralement "oiseaux de rivages". Donc inutile de le chercher au fond des bois ou en plein désert ! Cet année, j'ai eu la chance de l'observer dans ses deux plumages (le nuptial, bien coloré, en début août et l'internuptial à d'autres moments de l'années)

C'est une espèce protégée, dont la longévité peut atteindre 20 ans,  dont le poids varie entre 80 et 110 gr, l'envergure entre 50 et 57 cm et la longueur entre 21 et 25 cm. Tout ça n'est pas bien grand ni gros... Aussi quand il est immobile sur des rochers par exemple, il peut passer inaperçu à l'oeil non averti !

 

Le Tournepierre à collier est un grand migrateur ! Sa migration peut le porter jusqu'en Afrique Tropicale. La population de tournepierres hivernant en France est estimée à 6 000 oiseaux, la plupart résidant en Bretagne. On le trouvera donc sur le littoral Atlantique et la Manche, près des plages caillouteuses et abondantes en algues. Mais aussi au bord des lacs et rivières d'eau douce.

 

 

Peu craintif, il s'observe assez facilement sur les plages, fouillant les algues  et retournant pierres et débris échoués à la recherche de nourriture (d'où son nom de Tournepierre). Il se nourrit de mollusques, de crustacés, de vers, d'insectes et de larves.

Les premières photos le montraient en plumage nuptial (vers le fin de ce plumage, photos de début août), les prochaines  (prise en automne et en hiver) le montrent en plumage internuptial !

C'est un oiseau très sociable, qui s'observe souvent en colonies en dehors des périodes de reproduction, qui ne se déroule pas chez nous en France ! Il est présent dans presque la totalité des pays du monde (même s'il n'y est parfois que de passage... migratoire !) On peut le voir en compagnie d'autres espèces, comme le Bécasseau variable ou le bécasseau Sanderling.

 

Les photos sont miennes et ne peuvent être utilisées ou reproduites sans mon autorisation. Elles ont été prises sur les communes de Lancieux, Cancale, Saint Malo, Saint Cast du Guildo et sur le Sillon de Talbert.

Les textes sont un peu de moi, mais surtout inspirés de mon guide ornitho Belin et du site oiseaux.net 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

Repost0

Publié le 30 Août 2022

Roman - Edition Folio - 608 pages - 9.40 €

Parution Folio 2021 (Gallimard 2018)

L'histoire : "L'Angleterre lui faisait l'effet d'un territoire calme et stable. D'un pays en bonne intelligence avec lui-même. Tout allait pour le mieux. En dix ans, l'Angleterre est passée de la liesse des jeux Olympiques au couperet du référendum sur le Brexit. Comment en est-on arrivé là ? 

Tentation : La blogo à l'époque

Fournisseur : Kdo de Noël dernier

 

 

 

Mon humble avis : J'en suis la première surprise, j'ai adoré ce roman, je l'ai dévoré rapidement, malgré mon aversion pour les pavés. Et puis, c'est aussi une histoire dont, dans la globalité, nous connaissons déjà la fin : le Brexit. Et pourtant, les pages se tournent toutes seules !

Ce tome est le dernier d'une trilogie entamée il y a plusieurs décennies. Ce n'était pas prévu, mais la grande Histoire a incité Jonathan Coe à remettre en scène les personnages des précédents tomes, que je n'ai pas lus, sans en être du tout gênée !

Jonathan Coe nous fait ici pénétrer dans le coeur de l'Angleterre, durant les dix années qui ont précédé le séisme du Brexit et les quelques mois qui l'ont suivi... le tout, à travers les yeux des différents membres de la famille Trotter et quelques-uns de leurs proches, ou de personnes qu'ils sont amenés à fréquenter.

On suit donc les changements discrets ou radicaux dans la vie de ses personnages, avec, en parallèle, que ce soit en arrière ou en premier plan, les évolutions sociales et politiques de la société anglaise. Et toutes ces plus ou moins grandes révolutions ont menés au Brexit.

C'est vraiment passionnant à suivre, cette lecture a été addictive pour moi, et je pense que la délicieuse plume de Jonathan Coe n'est pas étrangère à mon régal de lecture.

Certes, je me suis parfois perdue dans les dialogues qui étaient purement politique, par manque de culture là-dessus et surtout, par fainéantise d'effectuer quelques recherches sur le net.

Mais j'ai bien suivi le pourquoi du comment, ai été assez ahurie de constater à quel point la société Anglaise étaient divisée et fracturée, tout en me disant que les citoyens français me le semblent tout autant... Où cette atmosphère de tension perpétuelle et de division va-t-elle nous mener ? L'auteur revient évidemment sur les premières émanations politiques qui, sans le vouloir vraiment, ont mené au Brexit, concept qui, à l'époque, n'avait pas de nom puisqu'il paraissait inconcevable ! Tout cela, nous autres Français, l'avons sans doute oublié.

Le coeur de l'Angleterre est une critique sociale, toute en nuances, et teintée d'humour (british) évidemment. L'auteur y crie haut et fort son amour du pays, malgré son incompréhension des convictions de certains. Ce roman offre une réflexion très intéressante sur les destins tant individuels que collectifs et montrent comment parfois, l'un peut influencer l'autre.

Il y aurait beaucoup à dire tant ce livre est dense de sujets et provoque moult réflexions à son lecteur. Je vous laisse donc le découvrir. Vous verrez, c'est une lecture très instructive !

Quant à moi, ce qui est sûr, c'est que je lirai d'autres ouvrages de Jonathan Coe tant il m'a séduite !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 28 Août 2022

Roman - Editions Anne Carrère - 298 pages - 19.90 €

Parution le 20 août 2021 

L'histoire : Dans un commissariat parisien, comme chez des experts, comme dans les cours de justice, il est un rapport qui rend fou quiconque tente de le lire. Il fait 1084 pages et s'intitule le Rapport Chinois... Il est issu de l'étrange cabinet Michard & Associé et a été rédigé par Tudgual Laugier. Ce roman est l'histoire de celui-ci.

Tentation : Le billet de Luocine (plus enthousiaste que moi)

Fournisseur : La bib de Dinard 

 

 

Mon humble avis... ou mon rapport sur le Rapport chinois !

Le rapport rend fou, et le livre presque autant ! Et pourtant, il y a du génie dans ce roman de Pierre Darkanian... En effet, je pense que c'est à dessin que l'auteur use de la vacuité pour évoquer le grand vide sur lequel repose notre monde et notre époque... 

L'histoire débute quelque temps avant la crise des Sub primes... A Paris, Tugdual, jeune homme sorti des études, est embauché suite à une étrange procédure, comme consultant dans un grand cabinet de conseil parisien, qui brasse des millions. Le salaire net de Tudgual : 7000 € par mois... Il prend son poste... et tout se passe dorénavant comme s'il était dans une quatrième dimension, bien balisée par le règlement intérieur qui prône la discrétion et le secret à outrance. Difficile d'en dire plus sans spoiler et le déroulement de l'histoire et l'atmosphère très particulière qui y règne.

L'idée est franchement bonne, maintenant, je suis un peu plus mitigée sur son développement. Nous y côtoyons des personnages qui sont des crétins XXL, des abrutis de première classe, tant dans leur comportement que dans leur mentalité. Alors au début, c'est drôle, et puis ça lasse tant c'est haut perché et ubuesque... C'est une plongée profonde dans l'absurdie. Mais j'ai trouvé cela très répétitif et trop scatologique...Les dialogues de nos abrutis sont très récurrents et tournent en boucle... trop longtemps, trop souvent pour ne pas m'avoir agacée. Ils m'ont même horripilée ! Après, comme je le suppose, c'est peut-être un effet de style de l'auteur pour montrer que l'on peut tout remplir, tout vendre, tout justifier avec du "vide".

Ce que Pierre Darkanian dénonce ici, ce sont les bulles spéculatives, les mouvements bancaires, financiers et fiscaux loin d'être étiques mais légaux ou accessibles en jonglant avec les failles du système, le tout "rapport" ou "commission" qui règne dans notre pays de bureaucrates, les salaires mirobolants du milieu de la finance, la lenteur du système judiciaire, le machisme, l'égocentrisme, la cupidité, la crédulité, la vacuité... Du monde, du système, des vies de certaines personnes qui misent tout sur leur réussite professionnelle et financière.

C'est poussé à l'extrême dans la loufoquerie, à force de cynisme et de sarcasme au 3ème degré, mais c'est certainement très réaliste hélas !

J'ai aimé le fond et les ressources d'idées, mais suis bien mitigée sur la forme, qui souffre de maladresse de dosage à mes yeux, et qui, de ce fait, ne m'a pas fait rire comme prévu. Mais je reconnais que c'est très bien écrit,

Et force est de constater que cette phrase majeure du roman est bien vraie : le monde ne repose que sur des promesses de "plus".

"Zhou l’avait initié à sa conception de l’économie : l’argent était qu’une croyance, qui n’avait ni plus ni moins d’existence que Dieu, la démocratie où les droits de l’homme. Si personne n’y croyait, l’argent n’existerait plus. Mais puisque l’essence même de l’argent était une croyance, il n’y avait rien de malhonnête à faire croire qu’on en avait. À force d’y croire, les gens finissaient par vous en accorder, espérant en recevoir davantage en retour, et vous donnaient ainsi raison. Une banque prêtait bien de l’argent qu’elle n’avait pas sur la seule certitude qu’on lui en rendrait d’avantage". 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0