Publié le 19 Décembre 2017

Film d'Alain Chabat

Avec Alain Chabat, Pio Marmai, Audrey Tautou

 

Synopsis :  Rien ne va plus à l'approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C'est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël... il n'a pas le choix : il doit se rendre d'urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l'aider à sauver la magie de Noël.

 

 

Mon humble avis : Ch'est cro mignon !

Santa & Cie nous invite à un voyage dans le monde magique et féérique de Noël. Et c'est un ravissement et pour moi, une admiration sans borne pour la créativité et la fantaisie de toutes ces personnes qui ont fait que le film est ce qu'il est (notamment les effets spéciaux, ultra réussis !) Le premier quart du film  se déroule à "Papa Noël Land" et l'on assiste aux préparatifs de Santa et de ses 92 lutins pour que tous les cadeaux soient prêts en temps et en heure. Que de merveilles, que de trouvailles dans ces mises en scènes et dans les messages qui en découlent... Depuis la réception des lettres, jusqu'à l'emballage des cadeaux en passant par la fabrication des jouets, qui n'ont de valeur que si l'on s'amuse en les fabriquant. Bref, c'est royalement magique, même si Santa commence à penser à la fabrication à la chaîne pour plus de rentabilité ! Bref, le film de manque pas de burlesque et de contemporain.

Oui, car ce film pointe aussi du doigt les travers de notre société. Surtout quand il arrive sur terre plus tôt que prévu. Habituellement, Santa ne vient qu'une fois par an sur Terre, et de nuit qui plus est. Là, il va découvrir réellement ce que sont les hommes et surtout, les enfants ! Quiproquos, humour, jeux de mots, bonnes blagues, émotion, bienveillance, incrédulité et son contraire sont ensuite au menu de ce film. Mais on ne rit pas aux éclats, on sourit plutôt béatement car on est bien, dans cette histoire de Noël, d'entre-aide, de fidélité et de fraternité. Certaines plaisanteries ne feront rire que les adultes (références "culturelles et sociétales obligent), d'autres amuseront plus les enfants que les parents. Quoiqu'il en soit, ce film est pour tous, tous ensemble, des plus seniors aux plus jeunes, des plus cartésiens aux plus rêveurs car une bonne dose de merveilleux et de tendresse ne peut nuire à la santé. Et même si je n'ai jamais cru au Père Noël, ce film m'a donné envie d'y croire, même si je suis une middle quadra !

Que les parents dont les enfants croient au Père Noël se rassurent, ce film ne nuit en rien au mythe et ne montre aucun irrespect envers ce fameux Santa !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Décembre 2017

Hello !

Voici les photos du 2ème jour de rando lors de mes vacances aux Canaries, à Lanzarote !

Et le programme que nous avons suivi :

Los Ajaches est un massif d’anciens volcans dans le sud de l’île. Nous commençons dans la ville de Las Casitas et marchons sur les hauteurs à l’ouest de ces vieilles montagnes. La vue est incroyable sur le village de Yaiza, les salines de Janubio et le parc national de Timanfaya. Nous visitons également le deuxième plus haut volcan de Lanzarote,  l’Atalaya de Femes, qui offre des vues fantastiques sur les îles de Fuerteventura et de Lobos. En milieu de journée, arrêt à Femes. Après cette pause, nous continuons vers les plages sauvages et les criques isolées, le long de gorges désertiques où gambadent des chèvres sauvages. La plage de Pozo nous donne l’occasion de nous baigner. Nous continuons vers la plage de Quemada où se termine notre randonnée et où vous aurez la possibilité de boire un verre face à la mer.
5 h de marche. M : 500 m. D : 600 m.

 

Allez, hasta luego !

UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
UN DIMANCHE A LANZAROTE
Après l'effort de la rando, un premier réconfort près de la piscine de l'hôtel, puis un deuxième réconfort

Après l'effort de la rando, un premier réconfort près de la piscine de l'hôtel, puis un deuxième réconfort

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 15 Décembre 2017

BD - Editions Bamboo - 70 pages - 14.90 €

 

Parution en mai 2016 et mai 2017

 

L'histoire :  Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c'est la vie de tous qui est chamboulée. Les parents essaient de lui faire oublier le drame qu'elle a vécu, Lynette se découvre un caractère de mamie gâteau et les amis du couple apprivoisent doucement cette petite qui s'adapte à sa nouvelle vie. Mais pour Gabriel, ce sera bien plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n'a jamais pris le temps d'être père. Des premiers contacts distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d'imaginer.

Tentation : La blogo il me semble !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ne faites pas comme moi ! Si vous commencez le tome 1, assurez-vous d'avoir le tome 2 à portée de main ! Car le premier numéro s'achève sur un cliffhanger insoutenable. Donc lire les 2 tomes à la suite, n'oubliez pas, vous me remercierez.

Je chronique donc ici les 2 tomes, en restant très évasive sur le deuxième, histoire de ne pas trop spoiler le premier ! Le premier, bouleversant est un coup de coeur, le deuxième, émouvant l'est un peu moins, mais de si peu.

Le graphisme, les couleurs, les dessins sont tout simplement sublimes, délicieux comme des bonbons acidulés que l'on laisse fondre dans la bouche. L'émotion est là, tout comme l'émerveillement devant cette petite fille du bout du monde qui fait fondre la carapace des plus durs ; à savoir Gabriel, le grand-père d'adoption. Et oui, lorsque l'enfant paraît, le monde semble s'adoucir. Les bulles ne manquent pas d'humour non plus. Les personnages principaux comme secondaires sont tous attachant, autant pour leurs petits défauts que pour leurs grandes qualités.

Bref, cette BD paraît être un bijoux tout doux jusqu'à ce que les choses se gâtent dans un retournement de situation des plus inattendus qui nous conduira au Pérou, pays d'origine de la fillette, dans le deuxième tome, tout aussi réussi graphiquement. 

Cette histoire évoque la génération d'hommes qui sont bien plus doués et disponibles pour être grands-pères qu'ils ne l'étaient, trente ans plus tôt, pour être pères.

Mais, évidemment, le sujet principal de ces deux tomes reste l'adoption, le désir viscéral de devenir parent, envers et contre tout... Et donc de certaines dérives des réseaux d'adoption. Le tout sur la partition de l'Amour, lui aussi envers et contre tout, dans une tranche de vie de gens ordinaires.

A lire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 13 Décembre 2017

Film de Thomas Langman

Avec Patrick Timsit, Richard Anconina, Bruno Lochet etc...

 

Synopsis :  Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles. 
Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu’ils ont été victimes d’une escroquerie et risquent de tout perdre. 
Seule solution pour couvrir leurs dettes : organiser LE concert du siècle en seulement 15 jours !

 

 

Mon humble avis : La presse écrite assassine ce film... sans doute parce que les journalistes l'ont vu contraints et forcés, bref, comme du travail quoi !

Après, je ne dis pas que c'est le film du siècle, loin de là ! Il suit le même moule que le premier opus, sans doute en accentuant encore le loufoque, le rocambolesque et la caricature, avec même, à mes yeux, quelques longueurs. Bref, le scénario n'a rien de transcendant, même si, pour le genre comédie, il fonctionne.

Mais pourquoi va-t-on voir Star 80 la suite ? Pour se détendre, et surtout, pas nostalgie. Et l'on a globalement ce que l'on a besoin de voir... et surtout d'entendre... au point de se trémousser sur son fauteuil, de battre le rythme d'un pied et chanter, tant pis pour les voisins de rangées !

La bande originale commence fort, avec Relax de FGTH ! Réécouter cette chanson à fond les ballons et son dolby stéréo machin truc, ça fait du bien, ça fait oublier les soucis de la semaine dès la deuxième note !

Tout au long du film, il y a des clins d'oeil hilarants à d'autres films... Forcément, on pense aux Bronzés font du ski. Mais clin d'oeil aussi à Flash Dance, les randonneurs, et bien d'autres encore. Et bien sûr, les moments de chansons style" boeuf" entre ses stars des années 80 ne manquent pas. Certes, certaines de ces stars sont là en pur figuration, mais peu importe. Ce qui compte, c'est la bonne humeur et la musique.

Et puis, le fameux concert arrive...Et le final... Avec une surprise... Très émouvante (pour moi en tout cas et pour bien d'autres j'en suis sûre). Mais je n'en dis pas plus !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Décembre 2017

Cette semaine fut bien chargée en actualités nécrologiques. Jean D'Ormesson, que tout le monde ne connaissait pas hélas, et Johnny Hallyday, que tout le monde connaissait. On l'appréciait, on l'ignorait, on l'idôlatrait, on le méprisait, on s'en moquait. Peu importe, à l'évocation de son nom, on se mettait forcément a fredonner une chanson... Bref, deux monuments ce sont éteints.

Ce n'est pas la mort de Johnny qui m'attriste plus qu'une autre, ni son courage devant la maladie qui m'épate plus qu'un autre. Chaque jour, des anonymes se battent avec le même courage contre la même saloperie.

Mais il faut reconnaître que cet événement "fait tout drôle"... Car tout de même, Johnny, c'est plus de 50 ans de carrière et d'exposition médiatique, et des tubes comme s'il en pleuvait. C'est comme la fin d'une époque. La mort d'un grand d'une époque, alors que nous sommes maintenant dans une époque qui a bien du mal à construire ses grands et à les garder vivant artistiquement parlant... Puisque nous sommes dans l'ère du zapping. Je me demande si la carrière de Johnny aurait eu la même longévité si celui-ci était apparu dans les années 2000.

Bien sûr, cette semaine, je n'ai pu échapper aux multiples hommages télévisés. J'en ai même regardés de mon plein gré. Et force est de constater qu'aux extraits de certaines chansons, mes poils se hérissaient d'émotion et ma gorge se nouait. Parce que ah que Johnny, il a chanté des putains de chansons ! J'honore la voix, l'interprête et la bête de scène !

Alors, voici mon petit best off ! En vidéos, libre à vous de regarder et d'écouter certaines d'entre elles, ou encore, de tout zapper pour retourner à vos occupations dominicales !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 8 Décembre 2017

BD - Editions Ici Même - 160 pages - 24 €

 

Parution en Novembre 2014


L'histoire :  1975. Peter Bunjevac, Serbe nationaliste exilé au Canada, vit à Toronto avec sa femme et leurs trois enfants. Il appartient à une organisation anti-communiste qui milite pour l'indépendance de la Serbie. Sa femme, soupçonnant la nature de ses activités militantes et craignant pour la sécurité des enfants, le persuade de la laisser partir passer des vacances avec les enfants chez ses parents, en Yougoslavie. Peter accepte mais, méfiant quant aux intentions réelles de sa compagne, exige que leur fils aîné, Petey, alors âgé de 7 ans, reste avec lui au Canada. Terrible ''choix de Sophie'' auquel se trouve alors confrontée la mère: abandonner l' un de ses enfants pour mettre les deux autres en sécurité, ou bien risquer la vie des trois. Elle décide de partir avec ses filles. Ce qui devait être un voyage de quinze jours deviendra un séjour de quinze ans, la famille demeurera séparée à jamais.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Fatherland, témoignage autobiographique, est bien évidemment une BD intéressante à lire, mais absolument pas distrayante ni reposante pour l'esprit ! Vous voilà prévenus !

Le graphisme, austère, en noir est blanc, est presque uniquement fait de hachures et pointillés, donnant un aspect assez froid et presque statique à l'ensemble. Alors que je lisais les premières pages, il m'a semblé difficile de reconnaître les personnages féminins, surtout que le récit passé est entrecoupé de petits bons dans le présent. Puis, je me suis habituée.

La 4ème de couv insiste sur le terrible choix terrible qu'a dû faire la mère de la narratrice, à un moment de sa vie. A savoir, emmener ses deux filles sans sa Yougoslavie natale pour les protéger, mais laisser son fils au Canada, aux soins du père. Père anti-communiste, très engagé et militant actif... donc, surveillé. Hélas, ce "choix" qui m'a fait emprunter cet album à la Médiathèque n'est que survolé et paraît vite "bouclé". 

De ce fait, l'histoire familiale semble rester au second plan pour laisser place au destin familial dans la grande Histoire. De ce fait, l'album s'éloigne de l'intime et du ressenti que je recherchais quelque part.

Il n'empêche, la chronique familiale (sur 4 générations) au fil des années et des événements géopolitiques reste très instructive (cartes à l'appui...) même si je l'ai dit plus haut, pas évidente à suivre. Elle nécessite une bonne concentration et sans doute quelques connaissances historiques de bases. Car sous nos yeux, se déroule toute l'Histoire de de l'ex Yougoslavie, avec des raccourcis et des sauts dans le temps bien sûr, sinon, cette BD aurait pu compter une dizaine de tomes ! Il n'empêche, cela permet de comprendre les origines et l'évolution du conflit "serbo-croate-bosniaque" et les influences et conséquences internationales, passées ou présentes, humaines ou politiques, de cette discorde ethnique. Dans tous les noms cités, j'en ai tout de même reconnu un : Tito, qui m'a ramenée dans le programme d'Histoire qui avait cours lorsque j'ai passé le bac !

Pour conclure : un album pour s'instruire et non pour se distraire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Décembre 2017

Roman - Editions 10/18 - 282 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : John et Ella sont mariés depuis presque 60 ans. Mais Ella est atteinte d'un gros cancer et John de la maladie d'Alzheimer bien avancée. Pour fuir le chemin de croix médical et profiter du peu qu'il leur reste à vivre ensemble, ils prennent la route avec leur camping-car, le Cherche Bonheur. Objectif, de Détroit à Santa Monica, suivre la mythique route 66. John sera le corps et Ella la tête. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, ils traversent donc les Etats-Unis. Devant leur pare brise, la liberté de vivre comme ils l'entendent, et dans les rétroviseurs, toute une vie vécue ensemble, et des souvenirs, plus ou moins précis...

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Quelle belle histoire... Ni triste ni gaie, fataliste quelque part. La vie en fait. Et aussi la fin de vie. 

C'est Ella qui raconte tout au long de ces pages et de ce voyage. Ella et sa douleur qui ne sera jamais nommée comme telle, mais comme "la gêne" : son cancer, son âge avancée et son obésité, qui réduit considérablement son aisance dans le mouvement. Mais ce n'est pas une femme qui se plaint, c'est une femme qui constate et qui profite. C'est elle qui tient les cartes routières et qui décide, organise ce périple jour après jour

A ses côtés depuis 60 ans, c'est John qui conduit. John dont le passé s'est presque effacé, mais qui parfois se souvient. John qui ignore même nombre de choses de son présent, qui oscille pourtant entre présence et absence.

Ella et John forme un couple aussi banal qu'extraordinaire. Car dans leur bagage, soixante ans d'amour, de travail, de joies, de peines, d'efforts, des enfants, des petits enfants. Chaque soir, dans les campings où ils stationnent leur camping-car, Ella et John se font une projection de diapositives de leur vie : les vacances avec les enfants, les fêtes, les diplômes... John, qui certains matin ne sait pas où il est ni qui est Ella, se souvient parfois de détails précis mais futiles et d'autres fois, de moments importants ou anecdotiques vécus par la famille. Ce qui offre à Ella et au lecture l'occasion de se questionner sur la substantialité des événements qui animent notre vie... Majeurs ou mineur, quels souvenirs nous marquent le plus, lesquels survivent aux années et à la mémoire qui flanche.

En lisant Ella, on sourit, on est émue, on profite du moment présent, on est inquiet, on est bouleversé... Notamment quand, après des heures "d'absence", John se tourne vers Ella, la reconnait comme si de rien, et lui dit "Ca va ma chérie" ? On est inquiet lorsqu'à une station-service, John oublie Ella lorsqu'il remet le moteur en marche. Le cherche bonheur est le premier roman que je lis qui traite (entre autre) de la maladie d'Alzheimer. Jusqu'ici, j'avais plutôt tendance à fuir ce genre de sujet. Une erreur sans doute. Cette histoire montre parfaitement ce que cette foutue maladie vous dérobe, les souvenirs qui quelque part, constituent votre socle. Les mauvaises nouvelles et la douleur qu'elles apportent avec elles sont "nouvelles" tous les jours si on vous les rappelle. Ou bien elles tombent dans l'oubli. Ainsi, John ignore tout de la maladie et de l'état de son épouse. Ella se garde bien de lui rappeler, et elle gère tous les oublis et les absences de son mari. Son mari qu'elle aime à la folie, même si parfois sa patience est à bout et à qui elle a fait une promesse.

Certes, on peut ressentir dans cette histoire quelques longueurs ou répétitions, mais elles sont principalement dues au rythme et aux habitudes de voyage de nos deux octogénaires. En même temps, ils roulent sur des milliers de kilomètres dans des paysages le plus souvent désertiques et des villes plus ou moins fantôme. Mais j'ai apprécié ce rythme tranquille et répétitif, qui donne l'impression d'être vraiment avec Elle et John.

Aussi, je recommande chaudement la lecture de ce Cherche Bonheur, qui est avant tout un hymne à l'amour, à la fidélité, à la vie, à l'insouciance, à la liberté.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Décembre 2017

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 11.99 €

 

Parution le 10 novembre 2017

L'histoire :  Sus à la Magicienne ! Les Vieux Fourneaux reviennent plus jeunes que jamais ! Après une tournée d'été du théâtre du 'Loup en slip', Sophie et Antoine rentrent au bercail pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé par une mystérieuse 'magicienne dentelée' occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié. Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père. Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?

 

 

 

Mon humble avis : Vendredi dernier, séance ciné annulée... Hop, un petit tour à la bibliothèque et me voilà munie d'un trésor : le tome 4 des vieux fourneaux ! Ma soirée est assurée !

Quelle bonheur de retrouver nos 3 septuagénaires, même si Mimile est presque relégué ici à un rôle secondaire. Peu importe, la fin de ce tome annonce clairement un cinquième et l'on ne doute pas que Mimile sera bien présent.

Pour mémoire, ma chronique sur les 3 premiers tomes de cette série hilarante qu'est "Les vieux fourneaux" se trouve ICI

Alors, quid de cette "magicienne"... Cette sauterelle unique et protégée, qui se reproduirait par clonage, et qui aurait envahi les terres promises à l'agrandissement de l'entreprise "Garan-Servier" ?

Et bien elle donne l'occasion aux auteurs d'évoquer moult sujets on ne peut plus d'actualité. Et ainsi, de bien croquer les Français que nous sommes, avec nos contradictions, nos protestations, notre égoïsme par convenance personnelle ou lié à un certain abois. Mais le tout dans la bonne humeur, la moquerie, qui gentille, n'en n'est pas moins diablement efficace.

Ainsi, au fil des pages, les auteurs dénoncent les pensées et comportements extrêmes, souvent proche du ridicule,  qui émanent de la théorie du genre, des migrants (ben oui, cette sauterelle n'était pas là avant, elle est donc une migrante), les délocalisations avec au passage, une réduction drastique du personnel, des ZAD (Zones à Défendre) et leurs défenseurs pas toujours honnêtes et parfois "illuminés", la désertification médicale de certaines régions et l'arrivée de médecins roumains, "le serment de l'artisan" (hahaha !!!), j'en passe et des meilleurs !

Et bien sûr, ce tome est aussi l'occasion de révéler quelques secrets (qui justifient évidemment un tome 5) et de distiller une bonne dose d'amour, d'amitié et d'espoir, le tout dans l'humour et la tendresse absolus pour ce combat contre les préjugés ! Vivement le prochain tome ! 

Mais si ça se trouve, c'est au ciné que l'on retrouvera nos 3 héros le plus tôt, car ô joie, ô bonheur, est film est en cours de tournage avec Pierre Richard, Eddy Mitchel, et Roland Giraud ! Ca promet !

-"Bande d'égoïstes ! Les champignons, la Chope ! C'est bien la France ça ! Vous passez votre temps à râler que rien ne change, et quand ça change, vous gueulez que ce ne sera plus comme avant !"
- "Et ben quoi ? On veut le changement dans la continuité. C'est notre droit."

Les vieux fourneaux, tome 4

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Décembre 2017

Policier - Edition Audiolib - 4h30 d'écoute - 17.30 €

 

Parution en audiolib en juin 2009

Parution originale en 1952

L'histoire :Dans le Maine, Spencer et Christine hébergent Belle, la fille d'une amie de Christine, pour dépanner... Un matin, Belle est découverte morte étranglée dans sa chambre. Hors, lors de la soirée précédente, seul Spencer était à la maison... La pression monte donc sur lui. Et cet homme timide va subir la l'humiliation des interrogatoires et le regard oblique des habitants de la ville. Mais c'est lorsqu'il apprend qu'aucune charge n'est retenue contre lui que sa vie va basculer dans la tragédie.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

Lu par François Mathouret

 

 

Mon humble avis : Jusqu'ici, Simenon représentait pour moi le Commissaire Maigret et la série télévisée, en noir et blanc, avec Jean Richard comme interprète principal, que je regardais avec mes parents. Autant dire que cela ne date pas d'hier !

Je savais cependant que l'oeuvre de Simenon était énorme et que ses romans se comptent par centaines ! Donc, me voilà, avec La mort de Belle.

Je n'irai pas par quatre chemins, je déconseille fortement de découvrir ce roman dans le format audio, comme je l'ai fait. De l'atmosphère du roman sort une certaine langueur, et la lecture qui en est faite est assez lente et quasiment monocorde. De ce fait, l'ensemble semble manquer d'énergie et peine à capter l'intérêt de façon continue, même si j'étais bien consciente que je n'écoutais pas un thriller des années 2010 ! Qui plus est, j'ai eu une grande difficulté à reconnaître et différencier les personnages secondaires, nombreux qui plus est. Ils sont parfois nommés par leur nom de famille, ou par leur prénom, ou encore par leur fonction au sein de l'appareil judiciaire. Peut-être qu'une lecture sur un livre papier aurait facilité la distinction de ses protagonistes et la mémorisation de leur rôle.

L'écriture parait froide et assez factuelle, même si, curieusement, les faits et gestes de chacun traduisent assez bien leur personnalité et leur état d'esprit. On observe vraiment ce que peuvent être les sensations d'un suspect principal même si présumé innocent. Si l'on ajoute la description de la vie de la middle class Américaine, ce roman n'est pas inintéressant.

Oui mais voilà, je m'attendais à une enquête un peu plus alambiquée, plus de rebondissements quelque part plutôt que cette atmosphère pesante qui s'approche presque du huis-clos. En surtout, je ne pensais pas que le dénouement me laisserait autant sur ma faim. Bref, je n'ai pas vraiment saisi l'impact que pouvait avoir La mort de Belle sur moi, sans doute suis-je passée à côté de nombre de détail qui m'aurait rendu cette histoire plus captivante et profonde.

Alors, je tenterai sans doute à l'avenir d'autre Simenon, histoire de ne pas rester sur cette globale déception, mais je prendrai alors un un roman en ce bon vieux format papier !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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