Publié le 8 Janvier 2018

Film de Aaron Sorkin

Avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

 

Synopsis :  La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

 

 

Mon humble avis : Déjà, un conseil, voyez ce film en VO... même si certains passages risquent d'être difficiles à suivre niveau vocabulaire et stratégie de poker. Quoique bien des mots sont plutôt anglophones. Si je vous dis cela, c'est parce que j'ai vu "Le grand jeu" en VF et là, hic pour moi... Jessica Chastain ressemble énormément (à mes yeux) à Julia Roberts. Et qui double Jessica Chastain dans ce film... La même voix qui double habituellement Julia Roberts. Donc méli-mélo dans mon cerveaux.

Le synopsis survend un peu le film, dans le sens où il n'est jamais question d'harcèlement de la part des anciens clients people de Molly... Et que la bande annonce laisse à penser que celui-ci prend aussi une certaine place dans le film. Que nenni.

A part cela, le film est assez intéressant et captive puisqu'il nous plonge dans les parties privées, voire clandestines et très sélectes de poker. Mais c'est là aussi où il nous perd parfois, si l'on n'y connait rien au poker, comme c'est mon cas. D'autant que le film est assez bavard, tant dans les dialogues que dans le système narratif choisi. La concentration est donc de mise pour le spectateur. Il y a néanmoins un réel suspens, même si dès le début, nous savons que cela finira mal pour Molly, puisqu'elle a tout perdu et a besoin d'un des meilleurs avocats. 

Ce film étant adaptée d'une histoire vraie, ces parties de poker clandestines ont se sont réellement déroulées avec notamment, tous le gratin d'Hollywood. Mais pour n'égratigner personne, tous les seconds rôles (donc les joueurs de poker) ont été réécrits pour devenir méconnaissables.

L'atout central de ce film est vraiment le personnage de Molly et son interprète, Jessica Chastain. Dotée d'une grande intelligence, Molly Bloom a une trajectoire de vie incroyable, fascinante. Et ce qui la rend très attachante malgré l'univers qu'elle côtoie, c'est qu'elle reste d'une droiture morale exemplaire, malgré l'infernal engrenage dans lequel elle se trouve.

Le grand jeu reste un film sympathique, mais pas reposant pour les neurones. A voir ou pas, à vous de décider, mais en tous cas, pas incontournable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Janvier 2018

Hop, comme chaque année, même exercice que pour les livres, mais avec les titres des 47 films que j'ai vu au cinéma en 2017. Trouver des titres qui correspondent aux questions posées !

Sachant que les titres sont choisis pour répondre au mieux aux questions et ne sont pas pour autant ni des coups de coeur, ni des films que j'ai apprécié... et que certains films des plus marquants ne se trouvent pas dans cette liste ! D'ailleurs, en retournant sur les articles de mon blog, je réalise que beaucoup de films vu en 2017 m'ont déçue même si quelques uns m'ont plus qu'enthousiasmée !

 

 

1/ Décris toi : Atomic Blonde    hahaha !

 

2/ Comment te sens tu ? Un beau soleil intérieur

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? Sous le même toit

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Lala Land

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Le sens de la fête (ben oui, la fête transporte !)

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Numéro Une

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Seven Sisters

 

8/Comment est le temps ? Wind River

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Aurore (Même si c'est pas vrai, je déteste tellement l'aurore que je la vois rarement !)

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Kedi, des chats et et des hommes

 

11/ Ta peur ? Conspiracy !

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Otez moi d'un doute

 

13/ La pensée du jour : Chacun sa vie 

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? K.O 

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Gost in the Shell

 

16/ Ton rêve ? Le brio d'Yvan Attal

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Janvier 2018

 

Comme chaque début d'année, je m'amuse à ce petit jeu qui consiste à répondre à 16 questions par des titres de livres lus dans l'année précédente. C'est aussi l'occasion d'un petit coup de rétroviseurs sur certaines de ces lectures. Comme le titre doit correspondre aux questions, les romans qui figurent ici ne sont donc pas forcément mes favoris !

 

S'il y a bien un aspect de mon année 2017 qui m'a ravie, c'est celui de la lecture ! Mon rythme de lecture est bien remonté après des années de chute libre !

En 2017, j'ai donc lu 48 livres (dont 17 en lecture audio) et 30 BD, albums ou tomes de BD.

J'ai la sensation d'avoir élargi mon univers littéraire, par curiosité, par occasion, par envie de sortir de ma zone de confort et de combler des lacunes culturelles de mon plein gré (il y a encore beaucoup de boulot, mais c'est un bon début ! Et ceci, sans regret bien au contraire ! Par exemple, je me suis régalée de La bête humaine de Zola et j'ai pris une véritable claque avec La planète des singes !

Et cela peut paraître étrange, mais ceci est partie dû à la belle nouvelle petite voiture que je me suis achetée fin 2017 (My C1 !) pour remplacer mon vieux tacot. My C1 est équipée d'un port USB... Et ça fait toute la différence ! Que de temps de lecture gagné... Que de temps passons nous dans une voiture, finalement ! Mais nombre de livres audio sont aussi lu, souvent en partie, lors de mes marches dynamiques solitaires sur le bord de mon canal. 

Et surtout, j'ai toujours ressenti une angoisse profonde devant les romans "pavés" en papier, alors qu'en format audio, celle-ci disparaît ! Ainsi, j'ai pu me lancer dans "Limonov" de Carrère, dans "Rebecca" de Daphné du Maurier ou encore, dans "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaïtre !

 

Allez, questions/ Réponses !

 

1/ Décris toi : La femme du Vème, de Douglas Kennedy

 

2/ Comment te sens tu ? Corps étranger, de Didier van Cauwelaert

 

3/ Décris où tu vis actuellement ? L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, de Karine Lambert

 

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Gringoland, de Julien Blanc-Gras

 

5/ Ton moyen de transport préféré ? Paris-Saïgon, 16 000 km en 2 CV, d'Edouard Cortès et J.B Flichy

 

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Le confident, d'Hélène Grémillon

 

7/ Toi et tes amis vous êtes : Atomes crochus, de David Khara

 

8/Comment est le temps ? Un hiver à Majorque, de George Sand

 

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? Tu tomberas avec la nuit, de René Frégni

 

10/ Qu'est la vie pour toi ? Le cherche bonheur, de Michael Zadoorian

 

11/ Ta peur ? L'âme du mal, de Maxime Chattam

 

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, d'Harper Lee

 

13/ La pensée du jour : Maudit Karma, de David Safier

 

14/ Comment aimerais tu mourir ? Un instant d'abandon, de Philippe Besson

 

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Chevalier de l'ordre et du mérite, de Sylvie Testud

 

16/ Ton rêve ? Demain, j'aurais vingt ans, d'Alain Mabanckou

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Janvier 2018

Film d'Eric Barbier

Avec Charlotte Gainsbourg, Pierre Niney, Pawel Puchalski

 

Synopsis :  De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

 

 

Mon humble avis : Mes sensations face à ce film sont bien partagées et compliquées.

En fait, je n'ai aucun reproche objectif à lui adresser. La mise en scène est soignée, le scénario est idéalement construit, l'interprétation est exceptionnelle (mention spéciale pour Charlotte Gainsbourg, vraiment bluffante). Sans doute le film est-il assez fidèle au roman (que je n'ai pas lu) et retrace comme il faut la première moitié de la vie d'un auteur auquel je ne me suis encore jamais frottée.

Mais, comme je suis moi et rien d'autre que moi, La promesse de l'aube ne m'a pas enthousiasmée pour autant, car je l'ai trouvé long et surtout d'une atmosphère très pesante, voire même étouffante pour moi. L'atmosphère est bien entendu liée à cet amour envahissant et despotique de Nina pour son fils. Certes, je peux comprendre que dans ce contexte historique, une mère ait de l'ambition et souhaite le meilleur pour son fils. Mais à ce point-là, pour moi, cela relève d'un égoïsme certain. Car en fait, tout au long du film, il n'est jamais question du bonheur de Romain, mais de son image et de sa réussite obligatoire, pour le prestige et la fierté qu'espère Nina. Bref, cette relation filiale m'a vraiment mise mal à l'aise, je souffrais pour Romain et ai pas mal cogité dans ma petite tête. Doit-on réussir dans la vie comme une contrepartie aux sacrifices parentaux ou doit-on réussir dans la vie par envie personnelle. Et cette réussite tant attendue conduit-elle forcément au bonheur ? Car logiquement, c'est tout ce que l'on peut espérer pour ceux qu'on aime, quelle que soit la forme de ce bonheur et la taille de la réussite et des ambitions. Etant donné la cause du décès de Romain Garry, je doute que sa mère et sa réussite aient suffi à le rendre heureux. Et c'est tellement tragique que je n'ai pas vraiment bien vécu ce film pourtant réussi et poignant, tant le sujet m'a malmenée émotionnellement malgré les quelques pointes d'humour.

Je comptais un jour lire le roman, je pense que je m'en dispenserai...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Décembre 2017

Chaque année, il est deux dates où l'on a l'impression de prendre un petit coup de vieux ! Notre anniversaire et le 1er janvier. 2018, déjà ! Dire que c'était il y a 18 ans que je fêtais le nouvel an en tant que résidente en Guadeloupe.  22 ans que je célébrais cette date en communauté en ne peut plus cosmopolite à Pennywern Road à Londres. 24 ans que je passais le réveillon en maillot de bain en Floride !

Et une décennie, juste avant que ma vie bascule, que mon réveillon se déroule à Rennes ou environs !

Alors bonne année 2018 et surtout, bon réveillon !

 

Avec, comme d'habitude, une pensée particulière pour celles et ceux qui n'ont pas la chance de célébrer cette date dans une certaine insouciance ; les exclus, les endeuillés, les victimes des conflits, les isolés, ceux qui cherchent une terre au risque de leur vie. Bref, une partie de ce monde pour lequel ce jour de fête est un jour comme les autre, franchement pas joyeux.

 

Alors pour chacun, connu ou inconnu de moi, j'offre cette clé, en espérant qu'elle puisse être la clé du bonheur !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Décembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 6h10 d'écoute - 18.80 €

 

Parution en audio en 2009

 

L'histoire :  Parce que le derrière des femmes n'a pas de secrets pour lui, ses copains le surnomment le " fessologue ". Au Jip's, le bar où il a ses habitudes, plus rien n'amuse ce dandy congolais, déprimé par un chagrin d'amour. Un jour, déambulant dans Paris, sa curiosité est attisée par une librairie bondée. Il y croisera Jean-Philippe, un écrivain haïtien venu signer ses livres, et qui va bouleverser sa vie...

 

Tentation : "Approfondir" l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Au printemps dernier, j'avais "audiolu" "Demain j'aurais vingt ans" et beaucoup apprécié la lecture de Alain Mabanckou lui -même. Son accent africain renforçait encore les propos et l'immersion du lecteur. Dans ce Black Bazar audio, même si l'interprétation est tout à fait honnête et enjouée, il manque cet accent... C'est mon premier bémol. Le deuxième bémol porte sur des faits et expressions parfois trop répétées, même si c'est dans le style de l'auteur, et certainement dans le but d'appuyer sur le côté un peu crédule et naïf des personnages. Crédules et naïfs certes, mais loin d'être idiots. Disons qu'à travers eux, Alain Mabanckou explique simplement ce que bon nombre de personnes se régaleraient à alambiquer pour faire "genre" ! Il nous offre le regard des africains parisiens sur leur mère Afrique, un regard affectueux mais pas indulgent pour autant. Ce regard se porte aussi sur la société actuelle, qu'elle soit africaine ou française. Autre bémols, les personnages, qui possèdent tous un patronyme et un pseudonyme sont trop nombreux à mes yeux et participent au récit de façon trop épisodique pour les différencier, les reconnaître, les approfondir, les personnaliser en fait !

Plus qu'un roman, ce livre s'approche à mes yeux de l'essai, par les sujets traités par les voix des multiples personnages, leurs conversations à bâtons rompus et les avis qui s'échangent ainsi aux rythmes des accords et des désaccords.

Mais ce sont surtout des chroniques de quartiers et de communautés que nous lisons. Les quartiers sont ceux de Château-Rouge et de Château d'Eau à Paris, habités par les congolais, les Sénégalais, les Ivoiriens etc... Et puis, bien sûr, il y a l'arabe du coin. Toutes les anecdotes, souvent désopilantes et ne manquant pas de quiproquos, vont tourner autour de ce petit monde. Mais le grand monde n'est pas absent, au contraire, puisqu'il est souvent évoqué, tant dans son présent que dans son passé. La colonisation, la décolonisation, les rapports et échanges Nord/Sud actuels. Mais c'est aussi de l'immigration dont il est question, de l'intégration en France, de la débrouille, de l'entraide, des marchands de sommeil, des boulots sous rémunérés et non déclarés dont il est question. Tout comme des us et coutumes de ces expatriés, avec l'importance de la "sape" et le décalage dans la "drague" notamment. Sans doute avec un peu trop de clichés noirs/blancs. Mais le tout avec de l'humour et le verbe propre, simple et bien truculent de Mabanckou, qui n'a pas son pareil pour rendre poétique un langage courant, des métaphores pourtant très terre à terre mais tout de même décalées. Bref, certaines expressions de l'auteur valent leur pesant d'or ! Il est évidemment aussi question de poésie, de littérature et d'amour.

Bref, les propos majeurs sont intéressants mais un peu trop mélangés dans ce Black Bazar qui part un peu dans tous les sens, au point de paraître même désordonné et un peu "fourre-tout", d'où le titre sans doute.

Ce Black Bazar ne me fut pas désagréable, et même par moments bien amusant et distrayant, sans me passionner pour autant. Je préfère les histoires qui ont vraiment un fil conducteur pour me capter et me garder. Trop "bazar" pour moi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Décembre 2017

Film documentaire de Ceyda Torun

Avec  Sari, duman,Bengü, Aslan Parçasi, Gamsiz, Psikopat , Deniz

 

Synopsis :  Des centaines de milliers de chats vagabondent dans les rues d’Istanbul. Depuis des années, ils vont et viennent dans la vie des gens, devenant à cette occasion une part essentielle des communautés qui font la richesse de la ville. Sans maîtres, ils vivent entre deux mondes, ni tout à fait sauvages ni tout à fait domestiqués et apportent joie et, pour certains, raison d’être à ceux qu’ils choisissent d’adopter. À Istanbul les chats sont le miroir de la vie des habitants.

 

 

Mon humble avis : Quel dommage que ce film documentaire ne dure pas plus longtemps, car je serais bien restée là, des heures durant et le sourire béat, à regarder ces chats évoluer dans la ville d'Istanbul. Dans les rues, les ruelles, les ports, les ateliers d'artisans, les marchés, les arbres, sur les toits, sur les terrasses des cafés, sur les bateaux. Ces chats circulent partout, en toute liberté et surtout, dans le coeur et la vie des hommes et des femmes des quartiers. Aucun de ses chats n'appartient vraiment à personne, mais chacun de ces chats à ses points de repère, son territoire, son humain de préférence. Ils circulent et grappillent à gauche à droite quelque nourriture, caresses, moments d'affection, lieux de repos et parfois, quelques soins. Ce sont des chats qui choisissent leurs humains et non le contraire. Des humains qui les méritent, qui leur conviennent, qui les respectent.

Ils font partie intégrante de la vie de quartier, et lorsqu'un chat n'est pas là à son heure habituelle, les habitants s'inquiètent et le cherchent. 

Les caméras suivent donc magistralement ces félins dans leurs pérégrinations et saisissent de superbes images et moments rares, du plus près comme du plus loin. (Parfois, puis suivre les chats dans les rues, les caméras étaient montées sur des voitures téléguidées !). Les caméras rendent un formidable hommage aux chats et à leurs caractéristiques : indépendance, caractère propre à chaque individu, souplesse, agilité, intelligence, beauté, port altier, allure princière ! Leur grâce, leur classe, leur élégance ! Et toujours une part de mystère ! Des êtres fascinants !

La réalisatrice interviewe quelques-uns des Stambouliotes qui partagent la vie de ces félins. Ils témoignent alors de ce que leur apporte la présence de ces animaux ni sauvages ni domestiques dans leur vie, leur quotidien. Ces témoignages sont savoureux, profonds, réfléchis, riches, drôles ou touchants et finalement, avec une portée assez philosophique, comme des leçons de vie.

Il y a des Hommes qui sauvent des chats, et il y a des chats qui sauvent des Hommes ! Ca je le savais déjà !

Si vous ajoutez à cela les vues générales ou précises sur Istanbul (ville où les chats sont quasi sacrés) et ses habitants, sur le Bosphore, vous savez que vous avez là un film à voir absolument ! Magnifique coup de coeur en cette fin d'année !

Ce  a obtenu en octobre dernier le Prix du Meilleur Premier Film Documentaire au Critics’ Choice Documentary Awards, et il a de bonnes chances de se retrouver aux Oscars

Il me semble qu'une partie des recettes françaises du film ira à l'association  30 millions d'amis !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs, #Un monde de chat

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Publié le 25 Décembre 2017

Joyeux Noël à toutes et à tous ! Pour moi, cette année, c'est Noël en famille, famille qui devient de plus en plus XXL. Puisque cette année, nous avons eu un mariage et deux naissances, donc une naissance de 4ème génération ! Déjà tante 13 fois, je suis aussi devenue grand-tata et c'est 4 générations qui seront réunies chez ma soeur aînée, en Touraine ! Bref, ça va faire du monde !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 23 Décembre 2017

BD - Editions Delcourt - 256 pages - 23.95 €

 

Parution en octobre 2016

L'histoire :  Peut-on être amis quand tout nous sépare ? Les étapes qui construisent nos vies d'adulte sont-elles les mêmes lorsqu'on a des existences très éloignées ? Obstacles du quotidien, premiers amours, premiers travails, rapport aux parents... Sur fond de transformation du Vietnam, deux jeunes femmes que tout sépare vont vivre une amitié de celles qui montrent que certaines questions sont universelles...

 

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Si je me suis dirigée vers cet album, c'est grâce au nom de l'auteure et ma toute petite (si, si !) curiosité "people". Lolita Séchan, ce patronyme ne vous évoque peut-être rien, mais pourtant, Lolita est la fille du chanteur Renaud, et donc la Lola de la fameuse chanson éponyme. Bien sûr, depuis la chanson, la petite fille est devenue adulte...

Mais, entre une mère-poule et un père célèbre et souvent dans "les brumes" (d'où aussi le titre de l'album), Lolita a bien du mal a trouvé sa place dans la vie, son rôle, sa direction. En fait, elle est aussi un peu dans les brumes, la peur viscérale de se tromper, de ne pas faire le bon choix. Alors, pour se trouver, elle prend un vol sec pour le Vietnam. Deux mois plus tard, à Sapa, elle se lie d'amitié avec Gom, qui n'est alors qu'une gamine. Mais pas n'importe laquelle, ni n'importe où. Gom est une jeune Hmong, et les Hmongs sont une des centaines de minorités qui vivent au nord Vietnam, et qui sont méprisées et délaissées par les vietnamiens.

Parce qu'elle se retrouve au Vietnam, Lolita multiplie les voyages là-bas, et à chaque fois, son amitié avec Gom grandit, s'enrichit, s'intensifie au fil de années... Lolita s'affirme, le Vietnam change, et Gom devient une adulte.

C'est tout cela que raconte Lolita Séchan dans cet album magnifique, touchant, très émouvant. Même si, je le reconnais, je n'ai pas été particulièrement fan du graphisme qui m'empêchait parfois de distinguer les visages facilement. Mais peu importe, l'ensemble est si riche qu'il serait dommage de s'arrêter à ceci.

Les brumes de Sapa est donc autant un carnet de voyage qu'un journal intime, mais jamais impudique. Très documenté, il retrace l'Histoire des Hmongs et dénonce le traitement de cette ethnie qui vivant au Vietnam, n'y a pas les mêmes droits que les Vietnamiens (scolarisation, santé, papiers d'identités etc... Ce savoir, Lolita Sechan le tient de son observation et de ses conversations avec les Hmong. Intéressant aussi : Lolita avoue mettre du temps à aimer le Vietnam. Il lui faudra plusieurs séjours là-bas pour apprécier ce pays, en tomber amoureuse, malgré ses contradictions. J'ai apprécié cela, plutôt que d'avoir affaire à une touriste qui "trouve tout magnifique et super parce que c'est exotique". Bref, c'est un regard critique qui nous est ici donné tant sur le pays, que sur la notion de voyage.

Sur plus d'une décennie, nous suivons donc l'évolution de deux jeunes femmes. Lolita, l'européenne, qui lutte contre le poids familial pour respirer et se trouver, même si elle ne peut respirer sans sa famille. Gom, elle, lutte contre les traditions ancestrales de son ethnie pour gagner sa liberté. Oui mais, tout n'est pas si simple, car "plus on rêve grand, plus on a de chance d'être malheureux"

Récit initiatique, récit de voyage, récit de transformation, cette histoire est absolument magnifique, sensible et sincère (l'auteure y a travaillé 5 ans et l'on y sent ses tripes), parsemée de jolies phrases tellement vraies qu'on aimerait retenir et aussi, d'un bel humour et de beaucoup de douceur.

Un album incontournable !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 21 Décembre 2017

Roman - Editions Livre de Poche - 234 pages - 6.60 €

 

Parution en poche en 2012

 

L'histoire : Sybille a quelques problèmes dans la vie, que l'on pourrait appeler névroses. Elle est maniaque du ménage, a besoin de tout gérer dans sa vie, sans jamais se poser. Sauf qu'elle vie avec son contraire, et qu'il y a parfois des concessions à faire, comme accepter de prendre une femme de ménage.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Je suis entrée dans ce livre en mode TGV, m'exaltant à l'avance des fous rires qui m'attendaient face aux situations légères et incongrues promettait la 4ème de couv'. Et j'ai fini ce roman en mode train inter-cités qui tombe en panne en pleine campagne ou qui s'arrête dans gares offrant bien peu d'intérêt !

Bref, malgré l'"affection" que je porte à l'actrice et la femme Sylvie Testud, force est de constater que ses écrits me déçoivent.

La 4ème de couv était alléchante, je pensais me retrouver face à une maniaque du ménage qui tente une thérapie, ce qui pouvait mener à des moments bien cocasses et drôles. Certes, quelques passages (notamment, le défilé de prétendantes au poste de femme de ménage) et répliques suscitent certains sourires, d'autant plus que l'auteure pointe parfaitement du doigt les différents travers et antinomies de notre société basée sur l'extrême réussite professionnelle et la représentation.

Mais de ce fait, l'aspect "maniaque de l'ordre" passe au second plan, perdu dans les méandres d'autres sujets désordonnés, qui passent du coq à l'âne, et défendus dans une proportion inadéquate par rapport à leur intérêt.

Je me suis aussi très vite lassée de l'incoordination manifeste du couple "Sybille / Adrien" et des dialogues, ressemblant plus à des monologues de Sybille, qui la prouvent.

De même, le style ne m'a pas plu, comme c'est souvent le cas pour moi face à des phrases "montées à l'envers" genre "le ciel est gris, il va pleuvoir, on va prendre un parapluie.... il m'a dit".

Après, ce roman pose tout de même de bonnes questions sur nos rapports au quotidien et aux autres, apporte aussi une petite dose de divertissement, mais sans profondeur, et ce n'est pas suffisant pour moi pour faire de "Chevalier de l'ordre et du mérite" une lecture incontournable et mémorable ! J'espérais plus d'humour et de causticité. Dommage car les premières pages m'avaient quelque part saisie d'effroi, lorsque je réalisai, à travers le regard de Sylvie Testud, l'immense brutalité psychologique du jeu nommé "les chaises musicales"...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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