Publié le 10 Mars 2018

Roman - Editions Livre de Poche - 349 pages -7.90 €

 

Parution d'origine (Grasset) en octobre 2015

 

L'histoire : Jean Louise Finch, alias Scout a désormais 26 ans et vit à New York. Elle revient à Maycomb, Alabama pour quelques vacances auprès d'Atticus, son père, mais aussi de Hank, ami de toujours qui pourrait devenir plus qu'un ami.

Mais voilà qu'en quelques jours, Jean Louise réalise que son monde, ou le monde, a changé. Au point qu'elle ne reconnait plus ses proches. Elle doute et est sérieusement ébranlée.

 

 

 

Tentation : Ma lecture récente de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Fournisseur : MA CB/Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Il y a environ un an, j'éprouvais un profond coup de coeur pour "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee, grand classique de la littérature américaine depuis les années 60. Jusqu'en 2015, aux yeux de tous, Harper Lee était l'auteure discrète d'un unique roman. Il y a 3 ans, à la surprise générale, elle publie celui-ci, plus de 50 ans après le premier. Va et poste une sentinelle est la suite de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, alors qu'il a été écrit avant celui-ci. En tant que lectrice, cela attise d'autant plus la curiosité, le mystère et l'admiration quant à la création de ces deux oeuvres.  Harper Lee a donc tout d'abord créé La Jean Louise Finch comme un personnage adulte... avant de se pencher et de dédier un roman à l'enfance de celle-ci. Ah, comme j'aimerais pouvoir discuter de cet étonnant procédé avec Harper Lee. Mais elle est hélas décédée en 2016... Et de toute façon, vu sa discrétion et sa célébrité, je ne pense pas que j'y serais parvenu.

Alors, quid de cette sentinelle, qui a, d'après le bouche à oreille et les chroniques postées de ci delà déçue a pas mal de lecteurs. Soit disant que ce roman est moins bon que son prédécesseur...

Et bien je dis haut et fort que je ne suis pas d'accord avec la rumeur. J'ai tout bonnement adoré ce roman, même s'il m'a paru moins aisé à lire que l'oiseau moqueur.

Comme je l'aime, cette Jean Louise Finch, alias Miss Scout (pour les très intimes) ! En fait, je lui ressemble étrangement et énormément. Comme je me retrouve dans ce personnage, dans ses réflexions, ses rebellions, ses interrogations, sa façon de voir le monde, son insoumission à certains protocoles et à d'autres convenances !

Jean Louise vit désormais à New York, donc dans le Nord des Etats-Unis. Elle revient passer des vacances auprès de son père en Alabama, dans le Sud américain. Et nous sommes au milieu des années 50. Nord/Sud, années 50... Voici les thèmes majeurs autour desquels se développe cette histoire, dans lesquels germent les problématiques des personnages qui vont les éloigner les uns et autres. Donc déjà, ce roman est très éclairant sur les modes de vie et de penser de l'époque. Il les explique, sans pour autant les cautionner. C'est l'époque où les Noirs réclament et obtiennent plus de droits. Même si les passages du roman qui élucident ce pan de l'Histoire Américaine ne sont pas toujours simples à suivre, ils n'en sont pas moins intéressants et passionnants. Ils sont sous forme de dialogues et pourraient à eux seuls constituer une dissertation sous le format thèse/antithèse/synthèse sur le racisme. Ce racisme qui devient discrètement, au fil des pages, le sujet principal de ce roman, sujet qui va un moment exploser comme une grenade dégoupillée par certains, à l'insu des autres.

Les messages de "Va et poste une sentinelle" sont nombreux et très forts. Et curieusement, très contemporains, pas périmés pour un sou même s'ils ont cinquante ans.

Jean Louise va apprendre à regarder le monde tel qu'il est et non tel qu'il devrait être. Elle va faire la douloureuse expérience de découvrir ce que pensent vraiment les êtres qui lui sont chers, ces pensées étant évidemment en totale contradiction avec les siennes. Ses proches vont tant la décevoir qu'elle va se sentir trahie, comme si l'éducation d'Atticus n'avait été qu'un feu de paille. Car l'éducation est bien souvent éloignée d'une certaine réalité, sous prétexte qu'il faut protéger les enfants. Oui mais...Jean Louise va découvrir que pour le bien d'une communauté, on peut agir à l'inverse de ses convictions. Pour y être accepté et donc utile. Jean Louise va réellement devenir adulte en s'affranchissant de la pensée unique familiale, et surtout paternelle. Et enfin, elle va découvrir que l'on peut vivre dans un environnement qui ne nous ressemble pas, car c'est à ce moment-là que l'on devient précieux pour cet environnement, comme une chance. La chance, c'est cette sentinelle, et la sentinelle est une conscience individuelle.

Et s'enrichir de ce roman est une sacrée chance, tant pour la conscience que pour le plaisir de lecture d'un grand roman.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Mars 2018

Nouvelles - Editions Audiolib - 5h01 d'écoute - 17.90 €

 

Parution d'origine en mai 2017 aux éditions "La dilettante"

L'histoire : En fait, il y en a sept... Toutes narrées à la première personne du singulier. Sept personnes qui se confient sur leur vie, leur non vie, et surtout sur leur solitude, à un moment un peu difficile de leur existence. Pour essayer de comprendre pourquoi cette vie ou cette non vie. Et pour cela, certaines sont obligées de fendre l'amure, d'avouer ce qu'elles niaient, ce qu'elles camouflaient. Certaines y parviennent, d'autres non, mais s'en approchent.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3 !

 

 

Mon humble avis : Je ne m'étais pas plongée dans une oeuvre d'Anna Gavalda depuis une éternité. Alors pourquoi pas ce recueil, lu par différents interprètes ?

Dès la première nouvelle, j'ai eu quelques craintes, et d'ailleurs, je trouve que sa place en première position du recueil n'est pas très judicieuse. C'est une jeune fille paumée qui s'exprime, avec un langage très fleuri, voire choquant d'entrée de jeu... qui rebute franchement. Pourtant, cette fille est tout de même touchante dans ses propos. Mais j'ai tout de même eu quelques appréhensions quant à la suite... qui m'a rassurée. Les confidences des autres personnages reprennent un ton plus classique et châtier. Le style devient alors agréable à écouter.

Il n'empêche que l'ensemble de ces nouvelles est très inégal. Certaines d'entre-elles m'ont émue et d'autres me sont passée complètement au-dessus de la tête. Une m'a amusée (Happy Meal), celle de la petite fille au Mc Do, rapport à mes expériences professionnelles récentes. Une autre (Le fantassin)  m'a parue très brouillon. Comme elle est plus est plus longue que les autres, il m'a fallu beaucoup de temps pour y trouver un intérêt réel et pour comprendre où l'auteure voulait en venir. "Le garçon" a achevé de me faire décrocher, ça tombe bien, c'est le dernier récit.

La nouvelle "Mon chien va mourir" est celle qui m'a touchée et parlé le plus... Forcément... Un homme a retrouvé goût et équilibre de vie grâce à un chien rencontré par hasard et qui est devenu son compagnon de vie, son socle. Mais celui-ci est vieux, vit ses dernières heures... Et son maître se souvient de tout, tout en cherchant l'endroit idéal pour la sépulture de son chien.

L'histoire du père convoqué à l'école de son fils suite à... je n'en dis pas plus, celle-ci est prenante, presque drôle, et donne une autre image, version, de la tolérance et du comportement face à la différence. Un comportement normal qui, de fait, efface cette différence.

Bref, un ensemble inégal, le tout dans une atmosphère pas joyeuse, même si la version audio est ici un véritable bénéfice, en apportant à chaque nouvelles une nouvelle voix, une nouvelle façon de raconter, bref, un peu d'air nouveau.

Mais quelques jours après ma lecture, je réalise que j'ai déjà oublié certaines histoires ou pourquoi elles m'ont (ou pas) touchée. Et en terminant cette écoute, je n'ai pas eu le plaisir ni le bonheur de me dire "waouh".

Donc du bon et du moins bon, à vous de voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Mars 2018

Film de Guillermo del Toro

Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer

 

Synopsis : 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres
 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film ce dimanche dernier, quelques heures avant qu'il ne décroche l'Oscar du meilleurs film 2018. Mais aussi celui du meilleur réalisateur, des meilleurs décors et de la meilleure musique !
Et de mon côté ?! Qu'en ai-je pensé. Beaucoup de bien mais moins d'exaltations tout de même. J'aurais aimé que les sentiments développés soient plus approfondis.
Mais autant le dire de suite, j'y ai trouvé quelques longueurs. Cependant, il est vrai que la forme de l'eau est une très belle histoire, comme un conte, où se mêlent drame, romantisme et fantastique... Avec bien sûr de bonnes gouttes de suspens. Le tout, avec un message humaniste et universel, un message de bienveillance face à la différence, voire l'inconnu. Et surtout, le monstre n'est pas toujours celui qui en a l'apparence. L'amour s'adapte à toutes les formes, tout comme l'eau. D'où le titre d'ailleurs !
Les décors sont à mes yeux géniaux, ils ne sont pas sans rappelé l'univers de Jean-Pierre Jeunet, Amélie Poulain etc. Plus sombres peut-être, mais tout aussi féériques. 
On peut évidemment saluer la performance d'actrice de Sally Hawkins dans le rôle d'Elisa, employée modeste et muette. Elle a donc appris la langue des signes pour interpréter son personnage. Et à ces côtés, quel bonheur de retrouver Octavia Spencer, toujours si juste à chacune de ses parutions sur grands écrans.
Mais bon, quelque soit mon avis, devant toutes les couronnes et lauriers que reçoit ce film, je pense que vous irez le voir, ne serait-ce que par curiosité !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 4 Mars 2018

Hello !

 

Vous êtes sans doute devant votre cuisinière à préparer votre repas de réveillon et hop, vous étouffez devant toutes les saveurs prévues...

Alors, hop, un petit peu d'air, de nature, de verdure, de tous les chats que j'ai croisé dans mon voisinage lors de mes balades "besoin d'air avec mon livre audio". Ces rencontres sont toujours magiques, parfois ne durent qu'un instant, et parfois s'éternisent par le jeu avec brins d'herbe ou petites branches... ou par des caresses. Parfois, je rentre bredouille de mes balades, parfois, je rage de n'avoir pas pris mon appareil photo et de devoir me contenter de mon iphone.

Petite précision, et il sera facile de deviner par l'environnement, certains de ces chats ont été rencontrés lors de mon voyage à Lanzarote.

Mais toujours, quand je vois au loin une forme féline, ou tout prêt, un chat, qui se repose dans son jardin, mon coeur bat de cette possible rencontre car rien ne dit ce que cette rencontre va être. Si le chat va me laisser approcher, partager un moment avec lui ou s'il va juste fuir à mon arrivée.

 

UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !
UN DIMANCHE AVEC MON VOISINAGE FELIN !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 2 Mars 2018

Film de Dany BOON

Avec Dany Boon, Valérie Bonneton, Line Renaud, Laurence Arné

 

Synopsis :  Valentin D. et Constance Brandt, un couple d’architectes designers en vogue préparent le vernissage de leur rétrospective au Palais de Tokyo. Mais ce que personne ne sait, c’est que pour s’intégrer au monde du design et du luxe parisien, Valentin a menti sur ses origines prolétaires et ch'tis. Alors, quand sa mère, son frère et sa belle-sœur débarquent par surprise au Palais de Tokyo, le jour du vernissage, la rencontre des deux mondes est fracassante. D’autant plus que Valentin, suite à un accident, va perdre la mémoire et se retrouver 20 ans en arrière, plus ch’ti que jamais !

 

 

Mon humble avis : J'ai vu ce film il y a déjà quelques semaines, en avant-première, en présence de mon ch'ti national préféré : Dany Boon. Pour rappel, je suis ch'ti d'origine, de sang et de caractère, même si Bretonne d'adoption, aussi, une réalisation Boon est pour moi incontournable !

Une fois de plus, mon Dany fait ce en quoi il excelle : la bonne comédie familiale, sans violence, sans vulgarité, sans scènes déconseillées aux moins de 12 ans.

Avec ce film, il revient sur ses origines : Le Noooord ! et un sujet qui lui est cher : la famille et le respect et l'amour de nos racines.

Bien sûr, les personnages s'approchent de la caricature, mais c'est celle-ci qui donne au film l'aspect comique, les malentendus (ben voui hein, quand tout l'monde y cause pas pareil), les quiproquos qui amène les spectateurs à s'esclaffer de bon coeur, sans forcément y être forcé par des gags potaches.

Evidemment, l'effet surprise de Bienvenue chez les ch'ti n'est plus, mais le concept des ch'tis qui montent à la capitale et se retrouve propulsés dans un monde de créateurs bobos fonctionne à merveille et permet de pointer le doigt sur le superflus/ridicules de certaines vie et sur l'essentiel d'autres modes de vie. Cela amène plus d'émotions et de sentiments profonds que dans "Bienvenue". Car oui, il émane de cette Ch'tite famille beaucoup de tendresse et de générosités, celles qui fond chaud au coeur et donne le sourire.

Bien évidemment, les dialogues sont cuisinés aux petits oignons et les comédiens jouent leur rôle et maîtrise à merveille un accent qui, pour certaines n'est pas le leur. Valérie Bonneton est remarquable !

Et, ce qui ressort une fois de plus de ce film, c'est l'effort des personnages pour comprendre l'autre, de faire un chemin vers lui pour perdure le lien, quitte à apprendre sa langue. Ce que fait Laurence Arné quand Dany Boon se réveille de son amnésie et ne parle plus que ch'ti ! D'ailleurs, la rééducation de celui-ci pour qu'il retrouve son langage châtié est à mourir de rire... Notamment lors des épisodes des cartes : "c'est une voiture"... "C'est une girafe". Et devant la carte qui représente un tube de crème solaire :"heu cha, j'conno pas !

Bref, La ch'tite famille est un film réussi, à voir absolument, seul, entre amis ou en famille ! Un film qui en ces temps glaciaux, réchauffe bien le coeur !

 

PS : Que ceux qui ne maîtrise ni le patois ni l'accent ch'ti, pas d'inquiétude ! Bien souvent, les situations parlent assez d'elles-mêmes pour que tout le monde puisse comprendre, depuis les ch'ti jusqu'aux marseillais les plus profonds !

 Et voici, en exclu internationale, une photo de vos 2 ch'tis préférés !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Février 2018

BD - Ediitons Delcourt - 48 pages - 14.50 €

 

Parution d'origine en 2002

Réédition en 2015

 

L'histoire :  À la sortie de l'entraînement, Titou, la star du FCE, est une fois encore sollicité par une vieille femme qui lui réitère sa supplique : venir au repas d'anniversaire de son mari atteint dune grave maladie et fan inconditionnel du joueur. Surmontant ses réticences, il accepte et passe une agréable soirée jusqu'à l'arrivée d'un invité surprise qui va faire basculer son destin de façon tragique

 

Tentation : Le nom de Davodeau

Fournisseur : Ma bib N°3 (Et oui, car me voici inscrite dans une 3ème bibliothèque !)

 

 

Mon humble avis : Cet album fait partie de la trilogie "Un monde si tranquille", dont j'ignorais l'existence... Et donc foi de moi, les 3 tomes peuvent manifestement se lire indépendamment ! Ah, mes recherches me disent que j'en ai lu le tome 1 : La gloire d'Albert !

Ici, Etienne Davodeau brode son histoire autour du monde du football et en dresse un portrait aussi comique que cynique et tout le monde en prend un peu pour son grade ; joueurs, suporters décérébrés, journalistes, propriétaires de club présentés aux manières de mafia. Mais à travers l'oeil et les dessins de Davodeau, c'est un peu la société en général qui est pointée. Car même si cette histoire se déroule dans le milieu du foot, ce sport est tout à fait secondaire dans le récit. La cible de l'auteur est avant tout la "fanitude" et l'hyper-médiatisation. Et oui, que ce soit dans le domaine sportif, ou artistique, les admirateurs ont l'impression, voire sont persuadés que l'objet (et oui, l'être devient un objet) de leur admiration, qui devient aussi celui de leurs fantasme, leur appartient. De même pour ceux qui ont "lancé" la star en question, qui ont peu de scrupules dans l'exploitation extrême de l'individu, dont on peut se demander si ce dernier est encore considéré comme tel.

On peut bien imaginer que Davodeau a rebondi sur la victoire des bleues en 1998... Le personnage principal se nomme Titou... Ce n'est pas très loin de Zizou. Et l'histoire proposée par l'auteur est à mi-chemin entre thriller, chronique sociale, et farce rocambolesque par forcément crédible, mais avec des personnages attachants et drôles, malgré leurs actes... Et oui, car on apprend vers la fin le lien qui unit Titou la star de foot et l'un de ses géoliers, récemment licencié.

Côté dessins, j'ai pas forcément adoré et je me serais bien passée d'un moment un peu gore et change la face de la farce ! Pour être franche, depuis 2002, Davodeau a fait beaucoup mieux. Mais, l'histoire reste intéressante, si on lit à travers les lignes, oups les bulles.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Février 2018

Film de Ray Coogler

Avec Chadwick Boseman, Michael B.Jordan, Lupita Nyong'o

 

Synopsis :  Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

 

 

Mon humble avis : Encore un héros de Marvel, créé en 1966 qui possède désormais sa propre franchise cinéma. Nous avons déjà croisé Black Panther dans d'autres productions Marvel. Donc il y aura forcément une suite, annoncée dans le générique final pour lequel, comme d'habitude, il est conseillé de rester jusqu'à sa toute fin.

Le début du film est un peu lent. Mais il permet de poser avec précision le passé des personnages ainsi que leurs lieux et modes de vie.

Black Panther est le premier Marvel "black" à 90%...Ce qui signifie que 90% du casting est afro-américain ou africain. L'action se déroule aux Etats Unis, en Corée du Sud, mais surtout, au Wakomba, pays imaginaire d'Afrique. Et là... Waou. C'est splendide. Les décors et paysages, qu'ils soient naturels ou de carton-pâte, les costumes, la mise en scène de certains traditions africaines ancestrales, tout cela est juste magnifique ! Bref, un visuel qui nous en met plein les yeux ! Quel spectacle ! On jongle entre l'ancestral et l'hyper*-futuriste, et le mariage des deux est parfaitement réussi !

Bien entendu, une fois l'histoire bien plantée, vous voilà scotché à votre fauteuil. Action/réaction, effets spéciaux, vrais méchants et super héros, cascades, combats chorégraphiés, on en a pour son argent. Le sujet de l'intrigue étant on ne peut plus contemporain, ce film laisse moins de place à l'humour que les autres films de l'écurie.

Ce Marvel n'est pas différent des autres dans le sens où lui aussi délivre certains messages et leçons d'humanité qui correspondent on ne peut plus à l'actualité internationale. Il est question ici d'immigration, de partage de richesse et de connaissances. Black Panther nous fait bien comprendre que c'est en se refermant sur soi-même soit disant pour se protéger que l'on fabrique nos propres ennemis. A méditer !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Février 2018

Thriller - Editions Thélème - 15 h d'écoute - 21 €

Parution d'origine en 1987

 

L'histoire : Paul Sheldon, auteur américain à succès, est victime d'un accident de la route en plein hiver. Une femme Annie, passant par là, le hisse hors de la voiture et découvre alors qu'il s'agit de son romancier préféré - qui a eu le malheur de "tuer son héroïne" lors du dernier tome paru des aventures de Misery. Malgré les jambes brisées de Paul, Annie ramène ce dernier chez elle... Et l'y gardera chez elle, à la merci de ses colères, de ses sévices et de sa folie, jusqu'à ce que Paul accepte et parvienne à ressusciter Misery, en écrivant un nouveau livre.

 

Tentation : Soyons fou, (folle en l'occurrence), Misery est un best-seller et un classique dans le genre.

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis : 3 papattes ? 2 ou 1 ou 5 ? Bonne question. Car évidemment, j'ai bien perçu l'aspect chef d'oeuvre du roman, tant dans le suspens, que la qualité narrative que dans la construction et l'évolution et l'analyse psychologiques des personnages. Les variations de la relation entre Paul et Annie a quelque chose de fascinant, entre manoeuvre de l'un pour tenter de manipuler l'autre, même s'il faut parfois se résoudre à la soumission pour éviter le pire et les troubles de l'humeur de l'autre qui font toujours craindre le pire. Le huis-clos exerce sa pression et sa sensation d'étouffement à l'extrême. Les rapports bourreau geôlier et prisonniers sont extrêmement bien décrits dans leurs interdépendances. Les réflexions sur la créativité littéraire et les attentes du lectorat, voire les droits que celui s'autorise tant envers l'auteur qu'envers ce qu'il écrit sont intéressantes.

Alors ? Oui mais... Cette audio lecture fut laborieuse pour moi, au point qu'à plusieurs reprises, j'ai songé à l'abandonner. La lecture qui en est faite est sans un peu responsable de mon ressenti. Elle y est très lente (après, je dois bien avouer que cela colle parfaitement à l'atmosphère du roman). Mais elle est si lente que par moment, alors que le lecteur semblait plongé dans le silence, je me demandais si : ma clé USB fonctionnait encore, si l'on changeait de chapitre, si mon moteur de voiture n'avait pas calé (puisque j'ai écouté Misery uniquement en voiture). Je pense qu'un lecteur papier peut tourner les pages à son rythme, frénétique ou non. Mais qu'il en a le choix. C'est en fait la première fois que je me sens "prisonnière" du format audio. Le texte comprend les réflexions intérieures de Paul, mais aussi de ses souvenirs, ou de ses rêveries ou cauchemar en fonction qu'il est dans la douleur ou dans les délires apportés par les analgésiques dont Annie l'abreuve. Il y a ensuite les descriptions purement factuelles et enfin, les dialogues entre les deux protagonistes. Nous sommes souvent dans la tête de Paul, donc on sait ce qu'y s'y passe, mais jamais dans celle d'Annie.

Et tout cela m'a paru si long, si répétitif, si lent que mon attention, mon intérêt, voire ma patience se délitaient. Et puis, pour être honnête l'horreur de la situation et de certains événements étaient too much pour moi. Je supporte ces choses-là sur trois quart d'heure dans une série policières américaines, mais pendant quinze heures... Euh non.

C'est bien ce que je craignais (un peu l'avance certes), mais l'univers de Stephen King ne me convient pas... Donc je ne renouvellerai pas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Février 2018

BD - Editions Dupuis - 104 pages - 22.90 €

 

Parution en septembre 2012

 

L'histoire :  Comment résister au totalitarisme ? Avec poésie et amour ! Qu un petit garçon essaie d embrasser son « amoureuse », cela n a normalement rien de dramatique. Sauf si la scène a lieu à l école, dans un pays du bloc soviétique, bien avant que le mur n ait même commencé à se fissurer...

Tentation : Couv' et pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

"On peut tout penser, mais on ne peut pas tout dire".

 

Mon humble avis : Voici encore un très bel album, réussi, aux dessins agréables, sur un sujet sensible et intéressant : le totalitarisme, vu à hauteur d'enfant.

L'histoire se déroule en Russie à l'époque Stalinienne, où l'on n'aime personne autant que Staline et la mère patrie.

N'embrassez pas qui vous voulez montre parfaitement le tiraillement des enfants entre l'éducation propagandiste et exclusive qu'ils reçoivent à l'école (donc via l'administration), et celle que leur donne leurs parents à la maison, discrètement, par chuchotements en prenant garde ne pas attirer ni l'attention des voisins ni celle de la milice.

Les personnages sont très attachants, même les plus durs d'entre eux, comme l'institutrice ou le directeur de l'école. Parce qu'on les voit aussi évoluer dans leur vie personnelle, où leur réelle pensée et façon d'être se révèlent, dans le secret.

Le héros de cet album est Viktor, que l'on imagine en école primaire. Il est très mature et vif d'esprit... C'est normal, son père est un auteur dissident. Une de ses petites amies attend le retour de son papa... Le texte ne le dit pas clairement, mais celui-ci a certainement été envoyé au goulag.

Bref, nous évoluons autour de ses enfants que l'administration harcèle et menace pour obtenir la vérité, et qui les pousse à se trahir entre eux, et même à trahir leurs parents. Quel poids pour ces bouts de choux. Mais cet album montre la force de l'amitié, de l'amour et de l'intelligence.

N'embrassez pas qui vous voulez est un formidable outil de réflexion sur la liberté de pensée et ses pouvoirs, sur la création, l'imagination. Mais surtout, sur la vérité, avec des scènes saisissantes, révélatrices et touchantes.

Et quand on lit un tel album, on ne peut que ce dire : que notre enfance française fut douce, si l'on a eu la chance que celle-ci le soit.

 

PS : Suivi d'un post face très intéressant, sur la vérité à travers le temps,  via les mots de Marzena Sowa, d'origine polonaise, lors d'un voyage dans sa terre natale.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 19 Février 2018

Film de Clint Eastwood

Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fisher

 

Synopsis :  Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu'un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s'attache à leur parcours et revient sur la série d'événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d'une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …
 

 

Mon humble avis : C'est rare, mais Clint Eastwood me déçoit avec ce film. Après, certes, difficile de réaliser un film sur un événement réel qui s'est déroulé sur une dizaine de minute. Mais dans ce cas, fallait-il vraiment en faire un film ?
Eastwood se penchent sur la vie des 3 américains qui présent dans ce fameux Thalys, désarmèrent et mirent hors d'état de nuire le terroriste qui s'apprêtait à perpétrer un véritable massacre. (Il y a tout de même un blessé grave dans cette histoire). Trois gars, dont Eastwood déroule la vie vers le passé, jusqu'à leur "tendre" enfance. Bref, un biopic sur 3 personnes, enfance, adolescence, vie d'adulte... pour arriver aux jours  et aux instants précédents le drame.
Déjà, j'ai regretté qu'Eastwood n'approfondisse vraiment le vécu de deux de ces hommes. D'Anthony Stadler adulte, on ne sait quasiment rien.
Ensuite, le patriotisme à l'américaine transpire presque à chaque instant du film. Certes, le patriotisme est une belle valeur. Mais dans le train, ces hommes ont-ils agit par patriotisme ? Non. Par instinct de survie, la leur et celles de autres passagers, par réflexe, par réaction face aux dangers, sachant que deux d'entre eux sont militaires et l'un d'ailleurs justement formé pour ce genre de situation. Entre guillemets, ils étaient "armés" pour réagir, même je par cette phrase, je ne dénigre en rien leur acte d'héroïsme, loin de là. Mais, bref, deux de ces 3 gars n'étaient pas n'importe quel quidam.
Enfin et surtout, quelle sensation de longueur. Comme je l'ai dit plus haut, l'action réelle ne s'est déroulée que sur quelques minutes. Donc le reste du film remplissage et broderie... mais sans aucune finesse et dans une platitude qui fut pour moi exaspérante. Les dialogues sont insipides, futiles et d'une vacuité rare (discours sur l'intérêt d'avoir une perche à selfies, d'avoir un sac à d'eau au lieu d'une valise, j'ai mal aux pieds on n'a fait que marcher, oh quelle fête hier soir, ouais mon copain mon frère...) Voilà le genre. Peut-être que cela passe mieux en V.O mais là, c'est désespérant. Sans compter sur les approximations ou les manques de crédibilité par rapport à la réalité : le terroriste passe 10 mn dans les toilettes du train pour se préparer à passer à l'action, mais, il ne ferme pas le verrou. Ou encore, les 3 gars qui montent dans le Thalys et qui disent "tiens, si on s'asseyait là... Alors que tout le monde sait que les places sont numérotées. Et lorsque je m'ennuie, ce sont des détails qui me sautent aux yeux !
Néanmoins, on peut saluer la performance des 3 hommes qui, non comédiens d'origine, jouent leurs propres rôles. De même, les scènes de l'attentat et ce qui en découlent sont extrêmement bien réalisée et c'est là, et seulement là, qu'on sent qu'il y a le grand Clint derrière la caméra ! En réfléchissant sur les films d'Eastwood que j'ai vu, je me dis que celui-ci brille vraiment dans la fiction, mais devient moins bon quand il se penche sur des faits réels.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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