Publié le 26 Août 2022

Film d'Olivia Newman

Avec Daisy Edgar-Jones, Harris Dickinson, Taylor Jones-Smith

Synopsis : Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la " Fille des Marais " de Barkley Cove, isolant encore davantage la sensible et résiliente Kya de la communauté. Sa rencontre avec deux jeunes hommes de la ville ouvre à Kya un monde nouveau et effrayant ; mais lorsque l'un d'eux est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte. À mesure que la vérité sur les événements dessine, les réponses menacent de révéler les nombreux secrets enfouis dans les marécages.

Mon humble avis : Il y a presque un an jour pour jour, je lisais et chroniqué le roman dont est inspiré ce film ICI. Aussi, je ne vais pas revenir sur l'histoire en elle-même ni sur les raisons de mon enthousiasme pour cette dernière ! Et voici que le film est à l'affiche ! Certes, j'étais sûre de voir un beau film, mais je doutais qu'il puisse être réellement à la hauteur du livre, tant la barre était élevée.

Et bien si, pari tenu pour l'équipe du film ! Je l'ai trouvé vraiment fidèle aux souvenirs et aux sensations de lecture. Bien sûr, tout n'y est pas repris, il y a quelques ellipses et sauts dans le temps, nécessité absolue pour que le film ne dure pas dix heures !  Mais l'essentiel y est ! Le film ayant été tournée en décors naturels, et bien il est visuellement magnifique et nous sommes en immersion complète dans le marais,  (qui est ici celui de Louisiane, et non celui de Caroline du Nord), et vraiment happés par l'histoire et son suspense

Le déroulement du film, et puis peut-être cette espèce de "relecture" pour moi, m'a permis de bien mieux appréhender, comprendre et apprécier la fin. 

Daisy Edgar Jones, actrice anglaise qui n'avait jusqu'ici évolué que dans des séries, obtient ici son premier grand rôle au cinéma. Et elle ne démérite pas, bien au contraire, qui donne chaire au personnage de Kya sans la pervertir. Très belle interprétation.

Je n'aurais que deux mini bémols assez insignifiants... sans doute dus au fait que ce soit un film américain... Nous sommes dans les années 60... Or toutes les dents sont bien blanches et alignées... De même, Kya, qui mène une vie de sauvageonne dans le marais, porte des robes plus blanches que blanc et on n'a parfois l'impression que c'est un défilé de mode !!!

Une cerise sur le gâteau... Si vous ne vous levez pas sitôt le commencement du générique de fin, la chanson de la bande originale, spécifiquement écrite et interprétée par Taylor Swift... Intitulée Carolina... Un bijou !

Un film à voir, sans hésitation !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 24 Août 2022

Roman - Editions au Diable vauvert - 224 pages - 18 €

Parution le 25 août 2022 : Rentrée littéraire

L'histoire : Bientôt cinquantenaire, Diego Lambert n'a jamais rien réussi dans la vie. Une fois de plus à court de liquidités, il n'a d'autre choix que de se présenter devant Antoine Lambert, son infecte père, PDG d'une multinationale. Ce dernier lui promet 50 000 € s'il accepte de remplacer la DRH malade d'une de ses entreprises du Pas de Calais, et de procéder à la restructuration prévue, à savoir licencier 15 personnes. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu, pour les uns comme pour les autres.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

Mon humble avis : Voici un roman rondement mené, qui nous embarque dans une folle histoire sans temps mort, sans surplus ni remplissage inutile, le tout servi par une prose efficace, très fluide, et évidemment férocement teintée d'humour et de cynisme, mais dosés à la perfection.

Nous faisons la connaissance de Diego Lambert, qui nous fait hésiter entre le héros et l'anti héros dans toute sa splendeur ! Looser invétéré, mais fantasque, doux rêveur, et plein de ressources si l'occasion lui est donnée de les manifester. Profondément humain, il trouvera un stratagème pour retourner la mission que lui a confié son affreux père... mais ce dernier, grand manipulateur, à d'autres tours dans son sac. Alors, seul l'irréparable protègera Diego de devenir un salaud de plus dans l'univers impitoyable du business et du Dieu monétaire.

Avec Crédit Illimité, Nicolas Rey use de la farce pour montrer du doigt les dérives de notre époque actuelle, du capitalise à outrance, de la priorité donnée aux actionnaires et directoires face à des petits ouvriers qui font vivre l'entreprise mais qui restent quantité négligeable quand il n'est question de profit à tout prix. Sont dénoncés les licenciements de masse dans des entreprises en bonne santé financière et bien placées sur le marché. Nicolas Rey donne aussi la parole à ces "petites gens" qui ne demandent qu'à travailler et garder leur poste.

En parallèle, afin d'ajouter une réelle légèreté dans ce livre, Nicolas Rey y développe une peut-être improbable romance haute en couleurs et en imagination entre Diego et sa psy !

Un roman qui divertit autant qu'il dénonce le drame de notre époque et qui pose des questions auxquelles on peine à répondre en fin de lecture :  Même le pire monstre est il tout à fait mauvais ? Est-ce moral que l'innocent d'un fait soit condamné alors qu'il ne l'est pas pour des fautes graves commises mais inconnus de la justice... Est-ce si aisé d'haïr jusqu'à la moëlle quelqu'un qui nous a pourri la vie ?

Je m'arrête là, car depuis tout à l'heure, je jongle avec les mots pour ne pas spoiler cette histoire et ses personnages hors du commun ! A lire, vous passerez un vrai bon moment de lecture !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Août 2022

Film de Christophe Duthuron

Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Bernard Le Coq, Alice Pol

Synopsis : Pour venir en aide à des migrants qu’il cachait à Paris, Pierrot les conduit dans le Sud-Ouest chez Antoine qui lui-même accueille déjà Mimile, en pleine reconquête amoureuse de Berthe. S’attendant à trouver à la campagne calme et volupté, les six réfugiés goûteront surtout à la légendaire hospitalité d’un village français. L’occasion rêvée de secouer les peurs et les préjugés pour Sophie et nos trois Vieux Fourneaux, promus consultants inattendus d'une campagne électorale que Larquebuse, le maire de Montcoeur n’est pas près d’oublier.

Mon humble avis : Autant j'avais adoré, en grande fan que je suis de la série BD éponyme, l'adaptation du premier tome, autant cette fois-ci, je suis déçue.

Je n'ai pas été embarquée, j'ai peiné à rire, je me suis par moment ennuyée. J'ai trouvé le film désordonné, les dialogues pas assez travaillés et manquant de finesse, le jeu des principaux acteurs très poussifs, limite grotesque ou pas inspiré, comme s'ils déployaient une énergie considérable pour combler les défaillances du film.

Seuls les moments qui portent sur la vraie thématique du film - à savoir l'accueil des migrants, les à-priori et les stupidités administratives à leur égard offrent un beau message, bien mis en scène, réveille un peu les consciences. Mais ces moments n'arrivent que dans la dernière partie du film, dommage. 

Bref, la sauce n'a pas pris pour moi, donc je déconseille, d'autant que pas mal de (normalement) bons films sont annoncés prochainement !

Je vais donc attendre aussi la sortie BD du tome 7 avec impatience (est-il seulement prévu ?) et éviter les potentielles suites Vieux fourneaux au cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Août 2022

Roman - EditioAudio - 4h15 d'écoute

Parution d'origine en 2008 chez Julliard

L'histoire : Los Angeles, début des années 90... Un meurtre. D'un côté, le narrateur, un flic qui mène l'enquête. De l'autre, Jack, acteur réputé, est entendu comme témoin dans l'affaire. Entre eux, c'est un coup de foudre, et le début d'une passion dévastatrice.

 

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : La bib de Rennes

Mon humble avis : Deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, et qui mènent chacun de leur côté la vie qu'ils ont jusque-là choisie. L'un est policier et attend un premier enfant avec sa compagne, l'autre acteur célèbre. La passion sera fulgurante autant qu'elle devra rester secrète... Pour éviter de faire la une des tabloïds et protéger sa carrière, l'autre parce qu'il mène l'enquête sur le meurtre et qu'il est en couple hétérosexuel. Et aucun des deux n'imaginait l'ampleur que prendrait leur relation... Que jamais ils ne regretteront, quoiqu'il en coûte.

Philippe Besson nous conte ici l'histoire de deux hommes bousculés par leur vie, et révélés à eux même par une rencontre accidentelle, une rencontre qui chamboulera tout et une relation, qui les feront surfer sur le fil du rasoir, qu'ils seront prêts à tout pour la protéger, la nourrir.

J'aime Philippe Besson... J'aime le regarder, bel homme, j'aime l'écouter à la télé dans les émissions littéraires, et j'aime le lire, mais je ne suis pas friande des sujets de ses romans qui ne me touchent pas tant que cela... Sans doute parce que j'ai du mal à concevoir que l'on se mettre autant dans le pétrin par amour quand on est conscient des risques encourus... Et l'idée de double vie et de mensonges à ce point n'entre pas dans ma galaxie.

Mais il n'empêche, je bois les textes de Philippe Besson car ils sont toujours magistralement construits. Et surtout, j'aime ses mots, sa poésie, sa façon de dire les choses, de les taire ou de les suggérer. Une délicatesse, une précision d'une efficacité remarquable. Si vous êtes sensibles aux histoires de passions amoureuses, ce livre vous plaira encore plus qu'à moi. Sinon, plongez-y tout de même, pour le plaisir de nager dans une écriture raffinée, qui rend hommage à notre belle langue française.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Août 2022

Film de David Leitch

Avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson

Synopsis : Coccinelle est un assassin malchanceux et particulièrement déterminé à accomplir sa nouvelle mission paisiblement après que trop d'entre elles aient déraillé. Mais le destin en a décidé autrement et l'embarque dans le train le plus rapide au monde aux côtés d'adversaires redoutables qui ont tous un point commun, mais dont les intérêts divergent radicalement... Il doit alors tenter par tous les moyens de descendre du train.

Mon humble avis : Oh, un billet, ça faisait longtemps ! Et oui, période estivale et météo méditerranéenne en Bretagne, donc je profite de la vie. Mais sur ma carte de fidélité ciné, me restait une place à utiliser avant... aujourd'hui ! J'ai donc choisi, dans la programmation actuelle, le film qui me tentait le plus, mais sans être super convaincue ! Et aucun regret !

J'ai adoré ! Film complètement déjanté, sur-vitaminé, entre thriller, action, comédie, parodie du genre, sans temps mort, couleurs saturées, ultra "hémoglobiné", franchement violent et sanglant (ça tranche au sabre et tutti quanti)... Mais en fait, comme tout est à prendre au 2ème, voire au 3ème degré, ce n'est pas une violence dérangeante ! Au contraire, qu'est-ce que j'ai ri ! 

Le suspense se mélange avec des retournements de situations incessants toujours plus drôles que les précédents, pas crédibles pour un sou, mais qu'est-ce qu'on s'en fout, qu'est-ce que c'est bon... Même les répliques badasses font rire aux éclats, tant tout est décalé dans ce film, qui prend parfois des allures de Tarantino et qui m'a fait aussi penser quelques fois à Las Vegas parano dans la façon de filmer. Il y a aussi des clins d'oeil à d'autres films, comme Mission impossible ! Ah oui, j'allais oublié, la B.O est tellement pêchue que je n'ai pu que la remarquer, avoir envie de chanter, de danser ou, plus discrètement puisque je suis tout de même dans une salle de ciné : taper du pied en rythme !

Bref, action XXL et rire garanti, un Brad Pitt en pleine forme et délicieusement drôle, originalité de ce presque huis-clos dans un train ! Un excellent divertissement à bouder du tout, si vous êtes capables de voir le 2nd degré de la violence ! Je me suis régalée !

Sinon, ben ce blog reprendra son activité habituelle dans une semaine :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Juillet 2022

Thriller - Editions Pocket - 355 pages - 7.00 €

Parution Pocket 2013 (Sonatine 2012)

L'histoire : Une petite ville américaine... Il y a quelques mois, un sérial killer a sévi... puis les meurtres ont cessé, car John Cleaver a tué, sans s'en vanter, le tueur en série. John n'est qu'un ado de 16 ans, mais un ado diagnostiqué sociopathe... qui se tient à des règles strictes pour ne pas se laisser envahir par ses pulsions  intérieures.

Quelques mois plus tard, les meurtres reprennent, mais la signature n'est pas la même.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Deuxième tome d'une trilogie, dont je n'ai pas lu le premier, sans que cela me gêne aucunement. Assez d'informations nous sont données pour saisir le contexte et l'histoire.

Un thriller donc, qui ressemble à tant d'autres, mais qui possède sa particularité. Le narrateur est John, ado de 16 ans diagnostiqué sociopathe, qui travaille avec sa mère dans la chambre funéraire, et qui, dans le tome précédent, a tué le sérial killer qui sévissait dans sa ville.

La première moitié se lit parfaitement bien et nous embarque dans l'histoire et le suspense...

Ensuite, je me suis un peu lassée des questionnements répétitifs de John sur sa "double" personnalité, à savoir John (le gentil qui essaie d'être normal) et Mr Monster, qui le ronge de l'intérieur et qui a des envies pas très rassurantes. Et puis, d'un seul coup, l'histoire prend une tournure paranormale, qui a failli me perdre... La lecture du 1er tome m'en aurait avertie, mais pas grave. J'ai fini par faire abstraction de cet aspect-là, pour prendre le roman comme ce qu'il est avant tout, un thriller à la tension croissante, qui devient presque insoutenable et qui est somme toute bien mené, qui tient en haleine. Je préciserai tout de même que les âmes très sensibles s'abstiendront peut-être, même si tout est plus suggéré que développé.

L'aspect original et assez intéressant de cette histoire : quand un psychopathe rencontre un sociopathe, les armes du duel sont l'intelligence, le ressenti, l'intuition.

Bon, par contre, la pseudo leçon de moral comme quoi l'Amour peut transformer même la pire des pourritures... Bof bof.

La fin annonce ouvertement le 3ème tome, mais je m'abstiendrai, vu le nombre de livres qui m'attend !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 7 Juillet 2022

Roman - Editions Livre de poche - 264 pages - 7.70 €

Parution Poche en mars 2022 (Calman Levy)

L'histoire : Août 2018... Tess part rejoindre en Toscane sa fille Sienna qui y est déjà en vacances avec son oncle Sacha. En chemin, elle s'arrête chez une amie qui vit près du pont de Gênes... Mais le pont s'écroule et Tess est portée disparue sous les décombres... Pendant les recherches, Sacha doit tout faire pour que la petite Sienna ne sache rien de la catastrophe... et sans doute se préparer à être père... Sauf qu'en fait, Sacha n'est pas du tout l'oncle de Sienna, mais un comédien engagé depuis 3 ans par Tess pour apporter un visage paternel rassurant dans l'environnement chaotique de l'enfant... Des secrets enfouis vont être mis à jour... Il va falloir réagir, et sans doute très vite.

Tentation : Une envie soudaine !

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Près des caisses, une PLV de livres de poche avec les offres estivales... 3 achetés un offert... Ca m'a pris soudainement, j'ai saisi le titre de Julien Sandrel, attirée sans doute par cette couverture lumineuse et la promesse d'une lecture simple et agréable. De Julien Sandrel, j'ai déjà lu "La chambre des merveilles" et "La vie qui m'attendait"... Je savais donc ce que j'allais trouver dans ces pages...

Et je n'ai pas été déçue, puisque ce roman, je l'ai dévoré avec plaisir. 

Julien Sandrel prend la catastrophe réelle de l'effondrement du pont de Gène comme cadre de départ de ce roman... Et il tisse une très belle histoire, parfois dure, souvent lumineuse et joyeuse comme un enfant insouciant, et avant tout, tendre. Une histoire qui joue sur nos nerfs, mais aussi sur nos sentiments. En même temps, l'écrivain nous offre un petit road trip italien bien sympathique, pas très approfondi, ce n'est pas ici le sujet, mais qui met l'eau à la bouche ! Un dépaysement bienvenu !

Mais ce qui intéresse avant tout l'auteur dans ce texte, ce sont les relations humaines... Il y a les "blessés" de la vie qui se sont reconstruit tout en craignant les conséquences de l'attachement, donc fuyant les situations qui pourraient amener trop de sentiments. Il y a la complicité entre un adulte et un enfant, l'apprentissage de la parentalité, le choix d'un enfant ou d'un parent dans lequel on se reconnait, les responsabilités etc. Il est aussi question des handicaps invisibles dont les manifestations et conséquences sont souvent sous estimées. En effet, la petite Sienna souffre d'anosmie... Ce qui veut dire qu'elle ne perçoit ni les odeurs ni les saveurs. Elle ne prend pas de plaisir à manger. Et le goût et l'odorat sont aussi des sens d'alerte face aux dangers... Elle ne sentirait pas une odeur de gaz, elle ne remarquerait pas qu'un aliment est avarié etc... Mais comme la petite est une vraie battante, elle se lance de sacré défis dans la vie...

Des personnages très attachants (les principaux mais aussi les secondaires qu'on aurait bien envie de rencontrer aussi), un rythme qui ne faiblit pas, un grand huit d'émotions, une écriture très fluide, bref, les bons ingrédients pour une chouette lecture d'été, une lecture qui fait du bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Juillet 2022

Film de Quentin Dupieux

Avec Alain Chabat, Marie Drucker, Benoît Magime, Anaïs Demoutier

Synopsis : Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence.

Mon humble avis : Si on ne m'y avait pas invitée, je ne serais pas allée voir ce film, et pourtant, aucun regret.

Oui, c'est complètement barré, du moins dans les 2 situations de départ qui sont exploitées ici. C'est le fond mais pas la forme qui est complètement loufoque.  Mais est-ce moins barré que la société dans laquelle nous évoluons ? Non en fait.

Dans ce film, Quentin Dupieux pointe habillement du doigt le grotesque de notre époque : le culte du jeunisme et le tout électronique et connecté ! Oh, je ne vous dirai pas comment, ce serait complètement spoiler... Mais deux couples vivent des expériences incroyables... mais vraies ! C'est donc une satire sociale bien réussie, très rationnelle en fait, avec des concepts simples ! Qui dit les choses et interroge comme il faut sur la distance entre les préoccupations des uns et des autres, ceci par quelques dialogues bien sentis.

Le réalisateur a la bonne idée de ne pas en faire des tonnes, de ne pas surexploiter ses sujets, de ne pas tomber dans le graveleux et le vulgaire.

Des comédiens au diapason nous montrent parfaitement le ridicule de notre ère dans ses obsessions de l'apparence et de la propriété et de l'usage de certains biens... Qui ne sont pas sans rappeler Maggy, la chanson de Renaud ! Bref, une bonne comédie (pas hilarante, mais fine malgré le "farfelu" du concept de départ) à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juillet 2022

BD - Editions Paquet - 296 pages - 27 €

Parution le 29 juin 2022

Le sujet : Voici l'histoire d'Hipparchia, l'une des premières femmes philosophes... Elle commence à Moroneia, dans le Nord de la Grèce, au IVème siècle avant Jésus-Christ, au temps d'Alexandre Le Grand. 

Hipparchia ne sait pas encore que sa vie est sur le point de prendre un tournant radical

Tentation : le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : C'est un énorme coup de coeur que je ressens pour ce magnifique album !

Déjà, l'objet est superbe, de qualité, agréable au toucher... Le graphisme est simple, presque minimaliste, mais suffisant... De même, les dessins sont presque d'un style naïf... et là aussi, c'est tout à fait adapté au récit... Le visuel est plaisant, coloré, mais ne fait pas d'ombre aux textes, qui sont là essentiels. Les bulles sont claires, jamais trop longues... La police de caractère est très lisible, nul besoin de plisser les yeux... Donc une lecture reposante...

Mais surtout, une lecture passionnante. Barbara Stok (Néerlandaise), nous emmène dans l'antiquité grecque et nous conte la vie d'Hipparchia, qui fut l'une des premières femmes philosophes à une époque où les femmes étaient quantités négligeables sans droit... D'ailleurs, à Athènes, pour compter le nombre d'habitants, on ne prenait en compte que les hommes non étrangers et non esclaves.

Hipparchia est passionnée de lecture, et surtout de philosophie... Une tête très bien faite, donc, trop bien faite même... Du coup, son père peine à la marier. Un riche athénien accepte de la rencontrer. Elle ira donc vivre chez son frère Métroclès (étudiant en philosophie) à Athènes, ce dernier ayant la mission d'obtenir que le riche athénien épouse sa soeur.

Mais Hipparchia n'est pas une femme soumise comme les autres... Elle réfléchit, se pose des questions existentielles... Elle va directement à l'encontre des normes de l'époque pour vivre son idéal. Elle va croiser la route du philosophe Cratès, et cela changera radicalement sa vie.

L'histoire est divisée en différents chapitres dont les titres annoncent autant "l'action" que les réflexions philosophiques : le bonheur, déconstruire le système des valeurs, la nature, l'autosuffisance, liberté de parole, paix intérieure. Je précise qu'il n'est nullement utile d'être avertie en philosophie pour apprécier cet album, à la portée de tous. Et ce qui est assez terrible, c'est que les questions posées ici et les arguments de réponses sont toujours extrêmement actuels. Le monde change dans l'apparence, mais pas dans le fond.

Cratès et Hipparchia appartenaient au mouvement philosophique cynique... Cynique à l'époque ne signifiait pas "moqueur". En grec ancien, il signifie "chien"... Et comme ces philosophes vivaient simplement dans la rue comme des chiens...  Le terme a changé de sens ensuite, sans doute du fait des moqueries donc les "cyniques" étaient victimes.

Oh, je pourrais encore disserter longtemps sur cet album, j'ai tu tant de choses et de personnages évoqués. Mais vraiment, Barbara Stok retranscrit à merveille et avec simplicité les détails de l'antiquité. Dans une post face, elle nous explique sa motivation à se mettre à un tel ouvrage, mais aussi ses méthodes de recherches. De plus amples explications sont aussi données pour étayer les situations vécues par les personnages.

Vraiment, j'ai adoré. N'habitant pas un palace, en général, les BD que je reçois, je les offre à ma Bibliothèque municipales une fois lues, pour qu'elles aient une longue vie. Celle-ci, je vais la garder précieusement, et sans doute, de temps en temps, m'y replonger !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 29 Juin 2022

Roman - Editions Livre de poche - 318 pages - 7.30 €

Parution en 2001

L'histoire : Depuis 2 000 ans, les chrétiens contemplent et vénèrent un Christ toujours représenté comme grave, douloureux, tragique. Aucune oeuvre d'art ne le montre souriant. Pourtant, Jésus se rend aux noces, partages escapades et repas avec ses disciples et annonce des messages radieux... mais point de sourire dans les textes.

Après une relecture passionnées des évangiles, Didier Decoin réécrit l'histoire du Christ, mais d'un Christ qui rit, qui sourit, qui est heureux !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Didier Decoin est lauréat du prix Goncourt en 1977. En 1995, il est élu à l'Académie Goncourt, dont il devient le président en 2020 :)

Mon humble avis : Curieuse expérience pour moi que de lire une histoire dont je connais la fin, et plus encore, la plupart des détails ! Ce qui fait que oui, j'ai trouvé parfois quelques longueurs.

Ayant reçu une éducation religieuse catholique (jusqu'à l'overdose), je n'ai pas appris grand-chose sur la vie publique de Jésus... Tout juste quelques piqûres de rappel, puisque j'ai déserté les bancs de l'église depuis pas mal d'années maintenant. Mais j'ai vivement aimé cette version qu'en propose Didier Decoin, version qui s'adresse à tous : croyants, athées, agnostiques ou simple lecteur curieux. Point de blasphème dans ces pages, bien au contraire. Didier Decoin ne fait pas mystère de sa foi.

Je dirais que le romancier va plus loin que les Evangiles...  Il commence avant et finit après les passages qu'il narre, les principaux miracles de Jésus. Il les introduit, et les poursuit après que les Evangiles y aient mis un point final. Supputation ? Imagination, recherches historiques ? Sans doute un peu tout ça à la fois, ce qui fait que ce texte est autant un roman qu'un essai.

Et là, j'ai appris, visualisé ce sur quoi les textes religieux font souvent l'impasse. En effet, Didier Decoin replace vraiment Jésus et sa vie dans son contexte d'époque en décrivant et expliquant son environnement : l'occupation romaine, les us et coutumes d'alors, la pauvreté, le climat, la végétation, les différences culturelles et religieuses entre juifs, samaritains, pharisiens, le rôle des scribes etc... Il nous donne à voir Jésus racontant ses paraboles, mais ne se contentant pas de la parole, qui certainement, les mimait aussi. Didier Decoin rend Jésus vivant et réel, profondément humain, espiègle et gourmand même si, évidemment, super humain (héro) sur certains points !!! Et ceci, sans occulter le divin bien sûr ! Il ne remet rien en cause, qu'on se le dise.

Mais surtout, Didier Decoin humanise les personnages en décrivant leurs doutes, leurs peurs, leurs joies, leurs rires, leur humour, leurs préoccupations quotidiennes, leur journée types, leurs sentiments, leurs interrogations, quand il n'y glisse pas les siennes propres quand il intervient dans le texte en tant qu'auteur. 

Le tout avec une plume alerte, vivante, joyeuse, grâcieuse, raffinée, très plaisante à lire, loin du ton sentencieux et, soporifique des Evangiles lues par un prêtre. On sort de ce livre avec la sensation d'avoir reçu une belle leçon d'amour, de courage, de vie, de bonté, de bienveillance, de persévérance, de liberté, de tolérance. Alors que quand je sors d'une Eglise après un office, c'est plus souvent le dogme, l'obligation, la culpabilité, l'intolérance et la morosité qui m'étouffent. Ce roman me fait dire que vraiment, l'interprétation qu'est faite des textes sacrés par l'Eglise est erronée, et n'est là que pour maintenir les croyants dans la peur et dans la domination... Ce qui est aussi très politique en fait, une question de pouvoir, une fois de plus.

Didier Decoin ne fait ici aucun prosélytisme et ne cherche à convertir personne. Il raconte à sa façon, une histoire connue de tous ou presque, une histoire que chacun est libre de croire réelle ou inventée depuis l'aube de notre ère, tout en respectant les convictions des autres, convictions qui normalement ne devraient faire de mal à personne.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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