Publié le 30 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h16 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez Christian Bourgeois en août 2015. Existe en format poche !

L'histoire : Dès sa naissance, Bride a été le cauchemar, la honte et le fardeau de ses parents... Pourquoi ? Parce qu'elle était bien plus noire que ces parents mûlatres, d'un noir bleuté. Alors, toute son enfance, Bride a quémandé l'amour de ses parents, jusqu'à commettre l'irréparable pour en obtenir un geste d'amour, sa main dans celle de sa mère.

Devenue adulte, Bride est une femme magnifique qui a fait de sa couleur un atout. Elle est haut placée dans une société de cosmétiques. Et qui voit Bride ne serait-ce qu'une fois est suffoqué par sa beauté. Mais le passé reste ancré en elle ses souvenirs et ses traumatisme. Ce roman est celui de sa délivrance, ainsi que celle d'autres personnes autour d'elle.

 

Mon humble avis : Méga coup de coeur pour ce 11ème roman de l'écrivaine Américaine Toni Morisson (et 2ème lu pour moi)

Déjà, mention ultra spéciale pour l'interprétation qu'en donne Anna Mouglalis dans cette version audio. Quel talent de lecture et surtout, quelle voix ! Qui semble sortir des entrailles de la terre et qui pénètre de suite dans nos veines pour nous étourdir de sa puissance émotionnelle. Je dirai un peu timbre ressemblant à celui de feu Jeanne Moreau, qui correspond tout à fait au ton de cette histoire, narrée par plusieurs de ces personnages, et parfois par la romancière elle-même.

Toni Morisson explore encore moult sujets qui lui tiennent à coeur. Le racisme, latent ou manifeste, qu'il soit sociétal ou familial, intra-communautaire ou extra-communautaire... La jeunesse dans une Amérique très modeste. La pauvreté. Les coins perdus où vivent des américains d'un autre temps, dans de simple caravane... bref, une ambiance Bagdad Café par moment dans ce roman.

A travers le personnage de Bride, qui, malgré un départ épineux dans la vie, qui embrasse un succès professionnel et une réputation phénoménaux, Toni Morisson montre qu'elle refuse la fatalité, mais qu'évidemment les réussites sont plus chères payées. Morisson évoque aussi la vie de couple... Dès le début du roman, Bride est quittée par son ami... Parce qu'"elle n'est pas LA femme..."... Dès lors, pour Bride, c'est encore une remise en question et pour Morisson, l'occasion d'explorer le couple et ses mystères, et de conclure que dans le couple, le sexe est une information mais en aucun cas une connaissance de l'autre.

Bride et son ami respectait le jardin secret de l'un et de l'autre, sans jamais s'interroger sur le passé respectif de chacun. Peut-on construire un couple sur une base aussi peu solide... Puisque le passé oriente tout de même l'avenir, ou du moins la façon que nous avons de le concevoir et de le ressentir.... Ce n'est pas dans le secret ni le mensonge que l'on peut guérir des épines du passé.

Je resterai vague sur le sujet pour ne point spoiler ce magnifique roman, mais, dans ces pages, ce sont au moins quatre personnes qui trouvent enfin le chemin de la délivrance, en croisant celui de quelqu'un d'autre. Il y a Bride bien sûr, mais aussi sa meilleure amie, qui semblait vivre dans l'ombre de Bride. L'ex fiancé de Bride, Booker, trouvera aussi une délivrance de son lourd passé. Tout comme une autre personne, dont je ne dirai rien, mais pour qui la délivrance se situe au-delà de la liberté... Une liberté qui n'est pas suffisante pour libérer. En fait, il me semble presque le sujet principal de ce roman soit le pardon : le pardon aux autres, le pardon à soi-même, et le pardon des autres... Accordé, quémandé, espéré, salutaire.

Ce livre jouit d'une écriture soignée, efficace, sans longueur, sans effet de style particulièrement recherché...Et pourtant, tout claque, tout marque, tout s'imprime, tout émeut et remue. Le destin de ses personnages, qui ont tous en commun de vouloir aimer et surtout, d'avoir besoin d'être aimé, nous pénètre profondément... Et comme dit plus haut, la voix d'Anna Mouglalis n'est certainement pas étrangère à cette savoureuse émotion.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Mai 2018

Film de Marie-Castille MENTION- SCHAAR

Avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte, Nicole Garcia

 

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir ... Fils ou fille, nous restons quoiqu'il arrive leur enfant avec l'envie qu'elles nous lâchent et la peur qu'elles nous quittent. Et puis nous devenons maman ... et ça va être notre fête !

 

 

Mon humble avis : Celles et ceux qui s'attendent à un film drôle, comme peut le laisser supposer la bande annonce seront déçus. Tout comme celles et ceux qui imaginent ici une véritable histoire.

Car La fête des mères est un film choral, qui met en scène une multitude de personnages qui se croisent et s'entrecroisent sans être conscients de leurs "X" degrés de séparation, finalement infimes, qui les séparent ou les rapproches. Toutes et tous sont reliés par un fil que seuls les spectateurs peuvent remarquer.

Ce film est un hymne aux mères qui assurent d'une façon ou d'une autre la transmission, mais aussi à toutes les femmes. Il décortique avec justesse, sensibilité et discrétion les rapports des mères avec leurs enfants, qu'ils soient encore enfants ou devenus adultes. Il se penche autant sur le ressenti des mères, que celui des enfants. Il y a le ressenti, les ressentiments, l'amour, l'admiration, la tendresse, l'incapacité à communiquer, l'absence d'instinct maternel devant une certaine pression sociale qui fait croire que celui-ci est naturel et spontané.

Toutes les mères sont réunies dans ce film. Les absentes, car décédées ou en rupture familiale, les vivantes mais jamais là, même quand elles sont là. Celles qui ont l'instinct maternel sur-dimensionné et d'autres qui ne l'ont pas (encore). Les vieillissantes, et celles qui perdent la tête pour cause d'Alzheimer, mais qui n'oublient pas les mots qui piquent. Celles qui attendent avec joie, celles qui viennent d'apprendre qu'elles attendent et qui en sont terrifiées. Celles qui ne le seront jamais biologiquement mais qui attendent aussi l'enfant qui viendra de loin. Celles qui aimeraient que leur adulte d'enfant leur lâche les baskets. Celles qui sont fières, celles qui doutent, celles pour qui la maternité est juste naturelle et un long fleuve pas forcément tranquille mais qui se calme avec le temps... Celles qui ne seront jamais grand-mère parce que le fils est homosexuel. Car au-delà des mères, c'est de la parentalité que traite ce film. De la parentalité classique, de la monoparentalité, de d'homoparentalité.

La fête des mères n'oublient pas les femmes qui ne seront jamais mère parce qu'elles ne le souhaitent pas et qui sont souvent montrées du doigts par la société.

Ce film à l'esthétique parfaite est donc une succession de saynètes, avec à chaque fois un personnage qui donne le relais à un autre pour la saynète suivante. Le tout est admirablement bien filmé, avec douceur et pudeur, délicatesse et force. Il se dégage de très fortes émotions et celles-ci seront différentes selon que vous soyez mère ou pas, selon les relations que vous entretenez avec vos parents... La fête des mères vous offre un autre regard sur l'autre justement, d'autres points de vue, d'autres témoignages, d'autres explications... Et qui que vous soyez, quoique vous viviez, quoique vous ressentiez, vous pourrez vous dire : "je ne suis pas la/le seul(e)"...

C'est vraiment un très beau film, porté admirablement par tous les comédiens et comédiennes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Mai 2018

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 182 pages - 6.90 €

 

Parution d'origine aux éditions Paulsen en 2016

 

Le sujet : Cette fois-ci, mon écrivain journaliste voyageur préféré part à l'abordage du Groenland, au fil d'un cabotage de quelques semaines le long des côtes...parsemées d'icebergs. Julien Blanc-Gras nous propose donc une immersion polaire, faites de rencontres toutes simples ou étonnantes. Il nous dresse ainsi le portait du Groenland en 2015.

 

Tentation : Ma fidélité envers l'auteur jamais déçue

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Jusqu'à Briser la glace, lorsque l'on suivait Julien Blanc Gras dans ces périples, il nous suffisait de s'imaginer tongs aux pieds (éventuellement baskets), casquettes sur la tête et le corps luisant de crème solaire pour être à ses côtés, l'auteur vagabondant généralement sous des latitudes tropicales.

Cette fois-ci, changement de cap ! Le Grand Nord... Donc doudoune polaire requise ! Et comme d'habitude, curiosité, joie, bonne humeur, humour, autodérision, ouverture d'esprit, envie de découverte, de rencontres .... et de comprendre un peu mieux le monde. Outre le dépaysement, c'est ce que j'apprécie beaucoup chez cet auteur : Julien Blanc-Gras maîtrise l'art de simplifier la complexité du monde, sans pour autant gommer la perplexité, la sienne, comme la nôtre.

Dans l'un de ses ouvrages précédents, Julien Blanc-Gras nous avait emmenés dans l'archipel des îles Kiribati (Pacifique Sud), qui se noient sous la montée des eaux océaniques. Avec "Briser la glace", nous sommes là où tout commence, où les glaces fondent... Enfin, petite correction... Tout de commence pas au Groenland, mais dans nos comportements individuels et collectifs de pays industrialisés... Parce que la fonte des glaces, le Groenland n'y est pas pour grand-chose. Mais rassurez-vous, ce bouquin n'est pas un long sanglot sur la banquise dégoulinante. Loin de là. Il contient également beaucoup d'optimisme. Julien-Blanc Gras dresse le portrait d'une île autonome qui dépend du Danemark, et de ses habitants, qu'ils soient citadins ou Inuits (euh, l'un n'empêche pas l'autre d'ailleurs), de leurs préoccupations, de leur vision de leur pays, de leur nature. Il est évidemment questions de leurs opinions sur des sujets on ne peut plus locaux, et d'autres internationaux aux répercutions locales directes (comme les quotas de pêche par exemple).D'ailleurs, certains Inuits semblent bien moins "alarmés" que "nous" devant la fonte des glaces... Celle-ci permettant d'envisager de l'agriculture. Quoiqu'il en soit, pratiquement sur chacun des nombreux thèmes évoqués ici, Julien Blanc-Gras rapporte les avis des différentes personnes rencontrées et interrogées, donc qui dit différents, dit potentiellement variés et opposés. Ne pas oublier que la société Groenlandaise vit depuis une poignée de décennies une évolution et une révolution culturelle que nous autres occidentaux avons mis des siècles à construire, bénéficiant ainsi d'une adaptation pas à pas. Au Groenland, l'acclimatation à l'ère actuelle se fait à pas de géant pour certains, à pas tortue pour d'autres. Certains aussi dérapent, manquent le virage. Dans ce livre, pas de jugement, pas de solution, des suggestions peut-être...

Briser la glace vous dira donc tout ce que vous voulez savoir sur le Groenland, et même ce que vous n'imaginiez pas pouvoir savoir car vos pensées sont ailleurs. Il est vrai que lorsque l'on se lève le matin, on ne se dit pas spontanément : "Tiens, que ce passe-t-il et comment vit-on au XXIème siècle au Groenland ?" Le tout est écrit sans image d'Epinal et loin des sentiers battus (si tant est qu'il y en ait au Groenland...) Le voyage de Julien Blanc-Gras ayant été estival, point de banquise à l'horizon ni d'ours polaire. Mais des icebergs, oh que oui !

Vous êtes-vous déjà posé la question sur la différence majeure entre un voyage dans le Sud et un voyage dans le Nord ? Dans le sud, il suffit de se balader dans les rues pour rencontrer des gens. Dans le Nord, il faut frapper aux portes. Moi, je vous propose de frapper à la porte de ce livre, qui vous accueillera les bras ouverts !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 24 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h59 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine en août 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Il s'appelle Michel. Son épouse vient de décéder d'un cancer. Alors, il largue tout et retourne sur sa terre d'origine, faite de corons et de terrils, le Pas de Calais. Quand il n'était encore presque qu'un enfant, son père lui avait écrit, comme un testament : "Venge nous de la mine". Hanté par le décès de Jo, son frère mineur, mort en ouvrier, depuis des années, Michel part donc le venger et qu'enfin payent tous ceux qui n'ont jamais été punis pour leurs crimes.

 

Tentation : Le sujet / La région

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Par ce roman, Sorj Chalandon revient sur le drame de décembre 1974, qui vit périr 42 mineurs de fond dans un coup de grisou, dans le bassin minier du Pas-de- Calais à Liévin. 42 mineurs de la fausse 3 à Saint Amé, morts pour rien, par négligence de la sécurité dans les houillères. Parmi les victimes, Jojo (Joseph), le frère aîné de Michel, le personnage principal de cette histoire, qui mêle roman et Histoire... Histoire pour nous autres européens, mais présent pour nombre de pays africains ou asiatiques.

Cette oeuvre est avant tout un formidable hommage à ces hommes qui descendaient au centre de la terre pour en extraire le charbon, dans des conditions de vie et de travail que l'on oserait peut-être plus imaginer maintenant. Hommage aussi aux familles, femmes et enfants, de ses travailleurs forçats aux poumons silicosés et quelque part, à une région toute entière, ma région d'origine, même si j'ai grandi loin des mines et que mon arbre généalogique ne s'en est jamais approché ! 

La vie dans les Corons et le travail dans les mines sont extrêmement bien détaillés, à force de mots qui frappent et de phrases qui pénètrent. Le style Chalandon en fait ! Et une obsession récurrente chez l'auteur : écrire pour ne pas oublier, ou pour sortir de l'oubli.

Le texte, narré à la première personne du singulier, est bien sûr magnifique, d'une écriture on ne peut plus maîtrisée et adaptée au sujet. Parfois poétique, souvent rageuse... Mais, parce qu'il y a un "mais" dans mon ressenti, tellement mélancolique et triste, comme un ciel gris du nord. J'ai eu du mal à comprendre cette obsession de vengeance de la part de Michel 40 ans après les faits, même si, évidemment, cela construit la trame romanesque du livre. Alors une lassitude s'est installée en moi, comme de plus en plus souvent lorsque je lis des histoires qui disent "je suis malheureux, je l'ai toujours été, depuis l'enfance je suis traumatisé". Bref, je ne trouve plus autant de plaisir dans la lecture de roman à l'atmosphère étouffante, où la beauté est dans la souffrance mélancolique. Je préfère désormais, en littérature, une autre beauté, celle qui éblouit.

Et puis et puis...Arrive le dernier quart de mon audiolecture.... Et là, gros bouleversement, retournement de situation ô combien inattendu, rebondissement que je pense aucun des nombreux lecteurs de ce livre n'a pu imaginer.

Et là, on se dit, cette histoire n'est pas qu'une complainte, c'est un roman parfaitement construit.  On se dit que ce n'est pas un journaliste qui écrit Le jour d'avant, mais bien un écrivain, un pur écrivain.

Et au-delà du vibrant témoignage sur une époque et une profession, Le jour d'avant est surtout une histoire sur la culpabilité et l'image que l'on se crée d'une réalité pour que celle-ci devienne plus supportable. Roman bien entendu grandiose, mais qui laisse trop de place à l'accablement à mes yeux, où plutôt à mes oreilles, puisqu'il s'est agi pour moi d'une lecture audio pour en faire un coup de coeur !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Mai 2018

Film d'Asghar Farhadi

Avec Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin

 

Synopsis :  A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des événements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

 

 

Mon humble avis : Sous le soleil d'Espagne, les images de ce film, thriller psychologique sont magnifiques. Surtout lors de la première partie, festive, qui annonce le mariage. Puis, après le drame, les paysages filmés se font plus désolés. Quoiqu'il en soit, on sent ce soleil qui éblouit ou qui écrase. Bref, la mise en scène est parfaitement précisée et sert comme il faut cette histoire.

L'interprétation est elle aussi sans défaut. L'histoire est intéressante, qui se transforme en sorte de cluedo, et drame familiale, où chacun va finir par se regarder en coin. Même le spectateur fini par douter de chacun des protagoniste. L'atmosphère est pesante à souhait. Le silence pluri décennal de cette famille va exploser, libérant les rancunes, les rancoeurs, les jalousies et un secret qui en fait, n'en n'était pas un... Tout le monde le sait déjà...

La lutte des classes  et l'avènement social par le travail tiennent grande place dans cette histoire

Mais j'émets quelques réserves sur ce film qui reste agréable et loin d'être mauvais tout de même. Les longueurs... Plus court, ce film aurait été bien plus intense. La mise en place de la situation à venir et des personnages n'en finit pas, sans permettre pour autant d'y voir vraiment clair. J'ai mis un temps fou à comprendre certains liens qui unissaient les personnages, et d'être certaine de la place de chacun dans cette famille. Qui plus est, tout les femmes sont brunes et typées espagnoles, donc difficile de les différencier pendant un bon moment.

Mais pour être honnête, le développement psychodrame de cette histoire fait plus penser à un bon téléfilm qu'à un grand film de cinéma !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Mai 2018

Bienvenue sous la terre, sous la lave à Lanzarote... Après une rando, nous avons visité la Cueva de los Verdes. Magnifique ! Et une surprise au fond de la grotte !

Un pur bonheur pour mon âme photographe qui aime s'amuser entre autre, des formes ! A vous de vous amuser à ce jeu... Peut-être trouverez vous certaines formes inavouables !

Pour info tout de même, la teinte jaune est parfois causée par les éclairages indirectes qui mettent la grandeur de ce lieu en valeur. Et puis, sans eux, nous aurions été dans un trou noir !

Et puis évoluer ainsi sous la terre, c'est toujours une expérience peu ordinaire, et même extraordinaire !

UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE
UN DIMANCHE SOUS TERRE A LANZAROTE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 18 Mai 2018

Polar - Editions J'ai Lu - 475 pages - 8.20 €

 

Parution d'origine en mars 2015 chez Flammarion

 

L'histoire : Un trio de suicides qui n'en sont sans doute pas, puisque tous accompagnés d'un étrange symbôle qu'Adamsberg finit par identifier comme étant une guillotine ! Et voilà toute la brigade sur la piste d'un tueur inconnu, voire invisible ! Cette enquête emmène toute l'équipe autant sur la glaciale Islande que dans une société secrète, qui ne fait que rejouer la Révolution et la Terreur, avec comme personnage centrale : Un Robespierre plus vrai que nature !

 

Tentation : envie d'un polar !

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

Mon humble avis : Je me suis R-E-G-A-L-E-E de ces temps glaciaires. Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de Vargas ! A tort bien sûr, surtout que ce roman a bénéficié de bonnes critiques et chroniques lors de sa sortie.

Je pense que ça y'est, j'adhère tout à fait au style Vargas, à ses personnages, ses dialogues et ses situations décalées, qui amènent une dose, sacrée et bienvenue, d'humour. Car le premier roman que j'avais lu de cette auteure prolifique m'avait à l'époque menée à un tel désappointement que je n'avais guère apprécié "Debout les morts".

Ici, Vargas nous fait voyager tant géographiquement que dans le temps ! De Paris, nous voici dans les Yvelines dans un coin tellement paumé qu'il se nomme "le creux", et ensuite, direction une île toute aussi isolée à quelques encablures de l'Islande. Cette île serait habitée par un esprit malin dont par fainéantise, je n'écrirai pas le nom ici (Ben oui, les patronymes islandais, on se donne rarement la peine de les recopier !). En tout cas, nous voici bien plongés les mystères et légendes de cette île polaire

Voyage dans le temps aussi, puisque les meurtres actuels semblent être liés à une sombre histoire qui remonte à une dizaine d'année. Liés, oui, non, oui, non, peut-être, nullement, impossible, fausse piste donnée par le tueur, oui, non, pourquoi pas... Mais Adamsberg, contre l'avis de son équipe que se trouve divisée, y crois toujours. Et même plus qu'y croire, il le sent !

Voyage dans le temps aussi quand le passé et l'Histoire s'invitent dans le présent. Car il semble que ces trois faux suicidés participaient occasionnellement à des réunions un peu spéciales et secrètes. Des fanas de l'Histoire, des Robespierristes ou des antirobespierristes se regroupent régulièrement pour reconstituer les grands moments de l'Histoire et de la Terreur. Chacun joue un rôle précis dans ces mises en scènes, déguisements et jeux d'acteurs à l'appui, le tout dans un anonymat garanti.

Pour nous lecteurs, c'est l'occasion de bonnes révisions d'histoire, de rencontres avec Robespierre, Danton, Sanson le bourreau et bien d'autres personnages plus ou moins illustres du XVIIIème siècle. En tous cas, via son personnage "puits de savoir" Danglard, Fred Vargas, revient à force d'érudition et d'anecdotes sur cette période de historique des années 90 (euh, de 1700 hein !) que les non-initiés n'ont plus trop en tête. C'est bien fait, accessible et réellement intéressant.

L'enquête, quant à elle, même si elle s'englue dans une boule d'algues (dixit Adamsberg) est captivante, bien ficelée et ne manque pas de rebondissements en tous genres !

Temps glaciaires est pour moi une très chouette lecture, aussi divertissante qu'instructive, à la sauce fantastique et suspense polar ! Du vraiment bon Vargas !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 16 Mai 2018

Roman - Editons Audiolib - 4h04 d'écoute - 19€90

 

Parution d'origine chez Julliard en janvier 2017

L'histoire : Philippe, auteur célèbre est en interview dans le hall d'un grand hôtel bordelais. Il remarque alors un jeune homme vers qui il s'élance. Ce jeune homme lui fait tant penser à Thomas, son premier vrai et grand amour, alors qu'il était au lycée. L'auteur revient sur cette époque et ses émois.

 

Tentation : Envie d'approfondir l'auteur Philippe Besson.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : "Arrête avec tes mensonges", c'est ainsi que la mère du jeune Philippe s'adressait à lui pour lui signifier "Arrête avec tes histoires". C'est un peu sur cette phrase que commence ce roman, ce qui, évidemment donne lieu à quelques réflexions intéressantes sur l'écriture et la création littéraire, puisque bien sûr, Philippe n'a jamais cessé d'inventer des histoires au point d'en faire son métier !

Arrêtes avec tes mensonges, c'est aussi tout ce que l'on cache dans sa vie au point de se la gâcher, de se la pourrir et de moisir avec. Ce que l'on dissimule par honte, par gêne, pour ne pas décevoir, pour ne pas sortir du rang, pour ne pas être rejeté, moqué, bref, pour être comme tout le monde. Les mensonges sont donc nos mois intérieurs et profonds que l'on tait à jamais au point de n'être jamais soi.

Ici, il s'agit de l'homosexualité, que le narrateur découvre au lycée. Il y a fort à penser que ce récit est hautement autobiographique, puisque l'auteur Philippe Besson ne cache pas son orientation sexuelle. Bien évidemment, l'ouverture d'esprit de l'époque (les années 80) était à mille lieues de l'actuelle, même si celle-ci est encore à mille lieues de ce qu'elle devrait être. Mais précisons que "Arrête avec tes mensonges" est avant tout une histoire d'amour enfouie, avortée, mais jamais oubliée non plus.

Philippe Besson est un homme que j'adore écouter lors de ses passages télévisés. Il s'exprime de façon habitée, captivante et passionnante, tant dans la forme que dans le fond. Il en est de même pour ses écrits (ce roman est le deuxième, et pas le dernier que je lis de lui). Les mots claques, les phrases accrochent et l'ensemble reste tout à fait fluide et résonne de justesse.

Mais à mes yeux, ce roman a quelque chose de trop mélancolique, et cette mélancolie est encore accentuée par la lecture qui en est faite, assez monocorde. Certes, j'ai aimé me replonger dans les années 80 et de la culture d'alors (musicales en autres), années qui sont celle de ma jeunesse. Mais j'avoue que dans mes lectures, les premiers émois amoureux me touchent de moins en moins et que certaines scènes assez crues de ce récit m'ont mises mal à l'aise. Je me serais passée de certaines descriptions qui pour moi, n'apporte rien à l'émotion ni à la qualité littéraire de ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2018

Film d'Eli Roth

Avec Bruce Willis, Elisabeth Shue, Vincent d'Onofrio

 

Synopsis :  Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago… Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal… Sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci.

 

 

Mon humble avis : Quand on veut se prendre un petit coup de rajeunissement, on va voir un Bruce Willis ! Lui ne change pas trop et ses films d'actions des années 90-2000 ont tout de même fait les beaux jours du genre à Hollywood.

Death Wish est un remake du film des années 70, "un justicier dans la ville" avec Charles Bronson dans le rôle principal.

Qui dit Remake, dit actualisation.... Dans cette nouvelle version (je n'ai pas vu l'original), les téléphones portables, les réseaux sociaux et l'hyper médiatisation prennent une large part dans le déroulement de l'action. Il est question de ces faits terribles de violence qui deviennent divertissements médiatiques.

On ne s'ennuie pas une minute dans ce film et dans ce sens, il remplit tout à fait l'objectif et le cahier des charges. Certes, on évitera de le montrer à de jeunes enfants car il y a tout de même quelques éclats de cervelles sur les murs ! Mais, dans cette histoire, Bruce Willis n'est pas un genre de super héros qui fait tout exploser et qui saute d'un camion en feu ou d'un avion en plein vol. Non, nous avons affaire à un chirurgien de haute renommé qui avait tout pour être heureux avant que l'on tue sa femme et que l'on laisse sa fille pour morte. Paul Kersey est parfaitement incarné par un Bruce Willis qui brûle de l'intérieur, et qui, petit à petit, va construire dans l'ombre sa vengeance, approchant un monde et des manières qui n'ont jamais été les siens...

En visionnant ce film, on ne peut qu'avoir en tête les paroles aussi glaçantes que récentes de Trump qui harangue ses foules en affirmant haut et fort que lors de l'attentat du Bataclan à Paris, si les Français étaient armés, il y aurait eu moins de victimes... Bref, Death Wish permet encore, si besoin était, de la banalisation de l'armement personnel aux USA.

Evidemment, Death Wish n'est pas le film du siècle non plus, mais comme je l'ai dit, il remplit on ne peut plus son rôle divertissant de film d'action. Et dans ce genre, rien à lui reprocher sauf peut-être, son calibrage calculé.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 12 Mai 2018

Film de François Prévôt-Leygonie et Stéphan Archinard

Avec Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive, Alice David

 

Synopsis :  Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d'1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d'échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu'explosive va bouleverser l'existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.

 

 

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation du roman "La surface de réparation" d'Alain Gillot.

Je mets 4 pattes à ce film parce que l'histoire est belle, émouvante, touchante avec un certain degré d'humour. Un humour léger car le sujet est tout de même grave, donc il ne s'agit pas provoquer l'hilarité de la salle, ce qui serait déplacé.

La relation qui se noue au fil du temps entre Vincent et Léo est tournée et conçue avec délicatesse et subtilité... En effet, Vincent se retrouve avec un gamin sur les bras, celui de sa soeur, mais gamin dont il ignorait l'existence... Il le sait spécial mais n'a aucune connaissance de son autisme... Comme d'ailleurs personne d'autre dans cette famille très réduite... C'est d'ailleurs ce que j'ai trouvé de très peu probable, que le diagnostic n'est pas été établi plus tôt, Léo ayant toutes les caractéristiques de l'autisme Asperger... Mais bon...

Le jeune Max Baissette de Malglaive, qui incarne Léo, est tout simplement bluffant de talent et de réalisme. Vraiment chapeau à lui car tout y ait, depuis le regard fuyant ou vide, jusqu'au débit ultra rapide de paroles répétées. Arnaud Ducret est aussi très convaincant. Les paysages (La Rochelle et l'île de Ré) sont sublimes et très agréables à voir à l'écran. Beaucoup de bons points pour ce film. Mais aussi quelques défauts... Notamment le nombre de clichés, sur l'autisme aspi, sur le rôle de Vincent (la scène des nymphettes dans la piscine poussent le clichés à l'extrême. De même certaines évolutions du scénario sont on ne peut plus prévisibles.

Il n'empêche, c'est une belle histoire, sur une pathologie dont on ne parle toujours pas assez. Il permet au spectateur de se mettre un peu à la place des parents des enfants autistes et des difficultés quotidiennes que cela induit, sans parler des prises en charges etc... Même si ici, il s'agit d'un aspi, verbal... Et que cela n'a rien n'a voir avec un autiste non aspi, non verbal où les relation avec l'enfant sont réduites à presque rien. Je suis "bien placée" pour le savoir puisqu'au dernier trimestre 2017, je me suis occupée une matinée par semaine d'une autiste non verbale de 7 ans... Et je vous assure que c'est terrible... Au point que je n'ai pas eu la force de continuer et j'en suis désolée pour les parents.

Et à savoir, depuis le tournage de ce film, Arnaud Ducret s'est engagé dans la cause de l'autisme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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