Publié le 11 Août 2020

Toute la vérité, thriller, karen cleveland, espionnage, russie, CIA, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 394 pages - 7.95 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2018

L'histoire : Vivian est mariée à Matt depuis 10 ans. Ensemble ils ont 4 enfants et vivent dans un quartier bourgeois de Washington. Le couple parfait... Vivian est analyste contre espionnage à la CIA section Russie. Un jour, dans une série de photos d'agents dormants, elle trouve celle de Matt ! Qui est l'homme avec qui elle partage tout depuis 10 ans et qu'elle pensait si bien connaître ? Et surtout comment sauver sa famille tout en restant loyale envers son pays ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB déconfinée !

 

 

Mon humble avis : Dans la catégorie "Page Turner", j'attribue sans hésiter la note de 10/10 à ce thriller... Lu absolument sous tension, voire même pression artérielle, en apnée une page sur deux, et le palpitant qui palpite tant qu'il semblait résonner dans ma chambre !

Toute la vérité est un thriller psychologique d'espionnage... Enfin, maintenant, on dit "renseignement ou "contre-renseignement". Mais n'ayez aucune crainte, il est très facile à suivre, sans prise de tête, puisqu'il n'y a pas ici trente-six ramifications en présence. Juste les américains et les russes, en territoire US. Pas non plus de scènes sanguinolentes ou de tortures. On va donc dire que c'est soft et pourtant, le lecteur est sous-tension non-stop !

Comme Vivian, l'héroïne et la narratrice qui découvre que son parfait mari est un espion dormant à la solde des Russes. D'ailleurs, celui-ci ne nie pas lorsque Vivian lui fait part de cette découverte. Pour Vivian, dix ans de vie commune s'effondrent... Et régulièrement, au fil des chapitres, elle relit son passé pour comprendre où le mensonge a commencé et pour déceler des traces de celui-ci. Jusqu'où la manipulation s'est-elle immiscée dans son couple et sa vie ? Pourtant, Matt maintient qu'il l'aime, qu'il n'a pas pu faire autrement, qu'il était piégé...

Et pour sauver sa famille, Vivian va se retrouver piégée à son tour... Oui, Vivian est une américaine pure souche et on le sait : famille et patrie sont le socle de la vie. Donc comment sauver sa famille sans trahir sa patrie... Voilà le périlleux et surtout dangereux exercice que Vivian doit surmonter, malgré les menaces qui s'approchent et se multiplient. Et cette question qui ne la quitte jamais : Menteur ? Sincère ? Sincère et menteur à la fois ? En qui faire confiance ? Bref, l'expression tomber dans un nid d'espion prend tout son sens ! Karen Cleveland sait maintenir son lecteur dans ce nid par des révélations inattendues jusqu'à la fin, la toute fin même qui fait froid dans le dos !

Un thriller parfait pour la plage ou sous la couette en hiver !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 9 Août 2020

Suite de mon premier billet à propos de mon escapade à l'île d'Arz dans le Morbihan. C'était fin juin, une journée radieuse à crapahuté sur un joyau !

Sur le précédent billet, vous retrouverez quelques informations sur l'île. Celui-ci s'ouvre sur le moulin à marée de Berno, qui date du XVIème siècle !

A l’origine un monument de l’histoire ildaraise laissé à l’abandon depuis plusieurs décennies. Le moulin du Berno a longtemps moulu le grain de l’île entraîné par le flux et le jusant jusqu’à ce qu’il soit concurrencé par des méthodes plus modernes. Depuis la digue et le moulin subissaient les outrages du temps. Il a rénové par une équipe d’ildarais passionnés, le moulin a retrouvé sa roue achevant une restauration de qualité. 

Bonne balade et surtout, excellent dimanche.

Et si vous venez vers Morbihan, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Sinon, à noter dans votre liste "projets" !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 7 Août 2020

Sarah Marquis, Instincts, récit de voyage, Australie, aventure, lecture, avis, chronique, blog

Récit de voyage - Editions Pocket - 257 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en 2016

Le sujet : Suissesse, Sarah Marquis marche à travers le monde depuis plus de vingt ans. C'est une "expéditionniste" qui ne recule devant aucun projet, aucun défi, aucune "folie".

Avec Instincts, elle nous emmène dans l'ouest australien pour trois mois de marche solitaire et en autonomie totale. Pour toute nourriture, elle emmène 150 grammes de farine par jour. Le reste, elle devra le pêcher, le cueillir... Sans jamais perdre la vigilance face aux dangers qui guettent : crocodiles, serpents, déshydratation.... Une expérience hors normes.

 

Tentation  : Le sujet

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour Instincts, qui devait m'inspirer un puissant et joli billet... qui quel qu'il soit, n'aurait pas dépassé le genou de ce récit. Mais voilà, j'ai tardé 3 semaines, mon inspiration s'est un peu envolée au profit d'autres billets et lectures... Nouvelle preuve contre la procrastination ! Nous resterons à la cheville de ce texte !

La procrastination : Sarah Marquis ne peut pas se la permettre dans son expédition... Si l'on procrastine dans le bush australien, on meurt. Mais parfois, l'environnement naturel oblige à remettre à plus tard un repas, une gorgée d'eau, un moment de repos... Une équation qui se joue souvent à l'instinct, d'où le titre.  Pendant trois mois, Sarah Marquis traverse des paysages qui se résument à : l'arbre est l'ombre et l'eau est la vie. Sarah est souvent en situation de survie... et retrouve ses instincts primaires et redevient animale. Mais elle est aussi en SUR- Vie... A savoir qu'elle ressent tout démultiplié, ses sens sont en exergue, elle ne fait qu'un avec la nature, que ce soit la terre ou le ciel. Elle est témoin de scènes magiques. Et elle gagne contre l'environnement et surtout contre et avec elle même. Qu'elle volonté d'enfer, quel conditionnement mental. C'est admirable et passionnant à suivre... Et tenter de comprendre ce qui peut conduire l'Homme à marcher autant, à s'infliger autant par choix. Etre prêt à mourir pour être ce que l'on est, vivre tel que l'on est. Même si pour cela, on doit avoitr faim et soif.

Ce récit est bien entendu un hymne à la nature et une invitation à son respect. Mais surtout, à la comprendre pour l'utiliser plus intelligemment, différemment. En pleine conscience en fait... Effectivement, après cette lecture, je me suis surprise à plus m'interroger sur mes aliments, à plus les mâcher, les goûter pour analyser leurs saveurs, leurs texture, la nature du plaisir qu'ils me procuraient, et ce qu'ils m'apportaient. Sarah Marquis sait lire la nature.... Le moindre détail qui révèle la possibilité d'un danger, d'un point d'eau, d'un peu de nourriture etc. Elle est passionnante à lire, tant dans la difficulté que dans l'émerveillement. On souffre avec elle (disons qu'on tourne le pages plus vite pour savoir si elle trouve une source ou non) et jouit avec elle de cette sensation d'être dans le monde originel.

Vous ne connaissiez pas Sarah Marquis ? Moi non plus ! Pourtant, elle a usé ses chaussures en 14 000 km autour de l'Australie, elle a traversé les USA, la Sibérie, les Andes etc. En 2014, elle a reçu le prix "Aventurière de l'Année" par le National Géographic et elle fait partie des 100 femmes les plus influentes du monde. Bref, c'est une Mike Horn au féminin. Quasiment chacune de ses expéditions a donné lieu à un livre... Ce qui me promet de belles, passionnantes et fascinantes lectures à venir !

En tous cas, si vous êtes avides de grands espaces et d'introspection, allez y à l'instinct, lisez ce livre !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Août 2020

roman Fleur de Tonnerre, Jean Teulé, Hélène Jégado, histoire bretonne, bretagne, meutrière, empoisonneuse, avis lecture, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 6h30 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine aux Editions Julliard en 2013

L'histoire : Celle d'Hélène Jégado, dans la première moitié du 19ème siècle. Celle qui se faisait appeler Fleur de Tonnerre était cuisinière dans le Morbihan puis sur Rennes. Au fil des foyers ou des cures où elle officia depuis son plus jeune âge, ce sont plus de 37 cadavres (connus qu'elle laissa derrière elle), de femmes, d'enfants, de nourrissons, de vieillards etc. Fleur de Tonnerre, fut la plus terrifiante empoisonneuse de tous les temps.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Une audiolecture intéressante mais que j'ai écouté avec une forme de distance. Distance due à la forme narrative très factuelle choisie par Jean Teulé dans ce roman biographique romancé. Donc à part l'effroi devant les actes d'Hélène Jégado, point d'émotion. En même temps, c'est assez logique puisque cette Fleur de Tonnerre en semble complètement démunie... Donc de l'effroi distancié, c'est déjà pas mal comme sentiment ! La Jégado finira par expliquer "sa folie" qu'elle ne reconnait pas comme telle bien sûr, par sa peur de la peur inculquée par ses parents. Aussi, est-elle devenue la peur pour ne pas la subir, et elle s'est transformée en l'être maléfique des croyances bretonnes : elle est devenue l'Ankou et semait la mort partout où elle passait. A part cela, la psychologie de Fleur de Tonnerre n'est pas du tout abordée, et cela est à mes yeux un peu dommage. Mais peut-être les archives ne l'ont pas permis.

Jean Teulé nous offre une plongée profonde dans une autre époque : la première moitié du 19ème siècle, dans une basse Bretagne. Cette fresque historique montre la pauvreté d'alors, l'ignorance, l'influence de traditions ancestrales qui aboutissent ici à une incroyable crédulité des habitants, crédulité aveuglante, d'autant qu'à l'époque, la médecine n'était pas non plus celle d'aujourd'hui. Voilà pourquoi la Jégado a pu mener son oeuvre quarante années durant sans être inquiétée.  C'est cet aspect-là qui m'a intéressée. Pour le reste, au fil des quelques heures, je me suis un peu lassée de la répétition des situations et des mots similaires usités par l'auteur pour les décrire. J'ai eu comme l'impression que j'écoutais un listing de meurtres, en sachant d'avance comment ceux-ci adviendraient, donc peu de surprise... Même si, l'on est d'accord, les tueurs en série suivent souvent le même procédé. Il n'empêche, j'ai trouvé cela un peu lassant.

Mais je suis contente de connaître désormais l'histoire d'Hélène Jégado, qui fait partie de celle de ma Bretagne d'adoption !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Août 2020

Thriller, roman, Radgoll, enquête, Daniel Cole, avis, chronique, lecture, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h24 d'écoute - 21.05 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2017

L'histoire : Un cadavre... mais 6 victimes... La police Londonienne découvre un corps cousu composé de membres et parties de corps de 6 personnes... Très vite, la presse nomme ce corps "Ragdoll". Pour la Metropolitan Police de Londres et l'inspecteur "Wolf", le temps presse... Il faut retrouver les propriétaires des membres de Ragdoll, et surtout, protéger 10 personnes dont le tueurs à dresser la liste... 10 personnes qui mourrons à des dates et heures précises... En fin de liste, l'inspecteur "Wolf" lui-même.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Que les lecteurs au coeur sensibles se rassurent : même si le crime principal de cette affaire est peu ragoûtant, et que les meurtres se multiplient dans cette histoire, Daniel Cole ne prend pas un malin plaisir dans des descriptions glauques interminables. Non, celles-ci sont réduites au minimum pour avoir tout de même un minimum d'effet.

Dès le début, nous sommes prévenus, ce crime est en rapport avec d'autres commis il y a des années et sur lesquels Wolf et son équipe avait enquêté en pur perte... puisque le procès avait reconnu le "Tueur crématiste" de 27 victimes non coupable... Cette histoire avait plongé Wolf près de la folie et conduit à son internement...

Quatre ans plus tard, Wolf a réintégré son poste lorsqu'arrive Ragdoll (poupée de chiffon en français, et race de chats aussi !)... La police découvre très vite que l'une des parties du corps appartient au Tueur Crématiste. Qui sont les autres, et quel lien avec la liste des  10 futures cibles du psychopathe ?

Une enquête qui tient en haleine, avec différentes ramifications, de vraies et de fausses pistes, les vraies étant plutôt méprisées par la police tant elles semblent incroyables, inconcevables. Heureusement, il y a Edmunds , un bleu qui vient de la brigade financière après une formation en "profilage". Il va remuer un peu une équipe embouée dans ses certitudes.

Dommage cependant que les indices comptant réellement dans l'enquête soient si peu développés et expliqués aux lecteurs pour que ceux-ci aient le temps de s'installer dans leur esprit et de gagner en clarté... Car cela rendrait peut-être la fin un peu moins grandiloquente et abracadabrantesque... Donc un peu décevante même si très surprenante.

Dans ce roman, Daniel Cole s'attache à dénoncer les usages et débordements de la presse lors d'affaires policières de cette ampleur... Les médias répondent-ils à l'attente du public ou créent-ils cette attente, cette fascination pour le morbide ? Quoiqu'il en soit, les meurtres deviennent des produits marketing...

Quant aux personnages policiers, ils ont des comportements qui paraissent assez improbables. Mais bon, nous sommes dans un roman, donc pourquoi pas, on tourne les pages pour se distraire et parce que l'on est pris par cette histoire.

Je déconseille la version audio... Certains personnages sont interprétés avec des voix insupportables et/ou caricaturales.

Bref, un thriller imparfait mais qui fait tout de même bien le job !

PS : Pour les volontaires, je viens d'apprendre qu'il y a une suite sous les titres de "l'appât"et de "Les loups".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 1 Août 2020

les chats de hasard, Anny Duperey, récit, témoignage, littérature, adoption, avis, blog

Récit -Editions Points - 222 pages - 6.50

Parution d'origine aux éditions du Seuil en 1999

Le sujet : Anny Duperey révèle l'impact qu'ont eux certains chats sur sa vie... Et notamment des chats de hasard... Mais qu'est-ce donc que des chats de hasard ? Des chats qui s'installent dans votre vie comme s'ils vous étaient destinés, des chats que vous trouvez mal en point dans une haie en plaine nature et dont vous sauvez la vie. Des chats avec qui vous partagez une relation hors du commun.

 

Tentation : Le titre, évidemment

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Ma passion et mon dévouement pour les chats, mon amour sans borne pour mes 3 félins ne sont un secret pour personne. Ce livre m'était incontournable et une magnifique invitation une lecture paisible et douce comme... un chat !

J'ai rarement éprouvé une telle osmose avec les mots que je lisais. Je me diluais en eux, ils s'infiltraient en moi aussi délicieusement qu'un baume, si apaisants. Quelle harmonie entre l'écrivaine et moi, entre les personnages principaux (les félins) et moi ! Un pur délice, un temps hors du monde, mais dans le mien.

Le récit et le style sont à l'image d'Anny Duperey : délicate, vivante, souriante, pudique et franche, rassurante, investie, intelligente, subtile, révoltée et aimante.

L'actrice évoque sa vie et les épreuves qui l'ont jalonnée avec tact, joie, tristesse, mélancolie, peine, et enthousiasme. Jusqu'à 8 ans, enfant, elle vivait avec ses parents chez sa grand-mère, une femme qui vivait entourée n'animaux et notamment, de 13 chats. C'est à cette époque-là qu'Anny Duperey apprend à observer, à respecter et à  les aimer. Puis vient le drame, ces deux parents décèdent. La voici orpheline... Et son deuil, elle va l'enfouir pour ne l'entamer pleinement et douloureusement que vingt ans plus tard, lorsqu'elle accueillera son premier chat de hasard, Titi. Et oui, ce sont les chats et leur présence rassurante, harmonieuse, fusionnelle qui lui ont permis de grandir, de se transformer, de creuser en elle et de trouver la force de sortir ce qui la cloue en sol depuis si longtemps. En même temps, Anny Duperey évoque ses débuts en tant qu'actrice, elle qui était très belle, trop belle même et qui devait du coup travailler deux fois plus dur pour convaincre de son talent. Puis vient sa vie de couple, la naissance de ses enfants, l'arrivée d'autres chats de hasard... et les décès de certains d'entre eux. Et oui, les chats nous apprennent beaucoup de choses, sur la vie comme sur nous, et notamment sur notre appréhension de la mort... En effet, la longévité d'un animal de compagnie étant relativement courte, nous sommes ou serons tous un jour confrontés à leur départ. J'ai vivement apprécié la discrétion d'Anny Duperey quant à sa vie privée. Certes, il en est question, mais uniquement quand cela a un lien avec les chats. Même ses compagnons humains ne sont pas nommés, tout comme très peu d'acteurs ou réalisateurs. Ce récit est tout sauf celui d'une "people". J'ai aimé aussi le fait qu'Anny Duperey ne nous offre pas un défilé ou une collection de chats. Elle est une femme à chat mais dans la mesure, en fonction de sa vie et des tolérances animales. Dans ce témoignage, il n'est question que de 5 ou 6 chats sur plusieurs décennies.

L'écrivaine évoque bien sûr la responsabilité de l'humain envers son animal de compagnie, l'engagement que cela représente sur la durée, et sur la réflexion profonde que mérite tout acte d'adoption. Elle décrit avec profondeur le comportement et les besoins de nos petits félins, fruit d'une observation attentive, aimante et objective. Elle explique la magie d'une relation humain/chat et tout ce qu'elle apporte aux deux êtres quand celle-ci est bien vécue. Quand ils vous aiment, les chats le font de façon inconditionnelle, quelle que soit votre humeur, votre physique etc... Et surtout, ce qui m'a le plus marquée car cela m'aidera à l'avenir à m'exprimer quand j'en aurais besoin... Les chats ne sont pas juste des chats, ou juste des animaux. Anny Duperey utilise l'expression "personne animale" et je trouve cela juste parfait.

Si vous n'aimez pas les chats au point de leur faire du mal, vous n'êtes pas sur ce blog ou alors je vous demande de le quitter. Si vous n'êtes pas fan des chats ou que vous ne les comprenez pas, ce livre vous éclairera avec délicatesse et humour aussi sur cet étrange animal. Si vous vivez déjà une belle histoire avec votre (vos) compagnon(s) moustachus, cette lecture vous fera ronronner de plaisir et de bien-être !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 30 Juillet 2020

 cinéma, film Adorables, Solange Cicurel, comédie, adolescence, Elsa Zylberstein, Lucien Jean Baptiste, avis, blog, chronique

Film de Solange Cicurel

Avec Elsa Zylberstein, Lucien Jean-Baptiste, Ioni Matos, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Emma et Victor sont les parents de Lila. Alors qu’elle fête ses 14 ans, Lila commence sa crise d’ado et passe d’une enfant parfaite à une adolescente insupportable. Victor tente d’apaiser les tensions mais entre mère et fille, la guerre est déclarée ! Tous les coups sont permis et plus question d’être adorables...

Mon humble avis : Une comédie familiale, qui se regarde sans déplaisir, notamment grâce à ses interprètes, sur un sujet... récurrent au cinéma : l'adolescence ! Il y a un côté "Guerre des roses" dans ce film, même si c'est évidemment plus soft. Mais il n'empêche tous les coups sont permis !

La différence de ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre et n'évite pas certains clichés, est qu'il traite de l'adolescence au coeur d'un couple divorcé et qu'il nous en donne la vision de la mère, la lumineuse et formidable Elsa Zylberstein... qui joue Emma. Emma, qui fut une ado rebelle, s'était toujours juré de ne jamais ressembler à sa toxique de mère et de ne jamais faire vivre à sa fille ce qu'elle avait elle-même vécu à cette période de sa vie... Oui, mais il semble que l'on oublie.... Les grandes théories d'Emma, sur la bienveillance, l'écoute, la communication vont voler en éclats ! Et oui, face à certaines situations, il faut passer à la vitesse supérieure et taper un bon coup de poing sur la table, quitte à déclarer la guerre, même si l'autre belligérante l'a déjà déclarée depuis un moment ! Et c'est ainsi qu'Emma va reproduire le schéma "héréditaire".

Adorables n'est pas un film hilarant, mais il est bien senti,  intelligent et rondement mené après un départ un peu lent. Un film diesel donc, vous voilà prévenus. Il permet à toutes personnes concernées par cette période ingrate (ado et parents) de comprendre le point de vue de l'autre rivage lorsque l'on patauge dans le delta !

Sympathique mais pas mémorable. Mais en cette période de désert cinématographique, c'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Juillet 2020

Eric-Emmanuel Schmitt, Journal d'un amour perdu, avis, littérature, deuil, blog

Journal - Editions Albin Michel - 256 pages - 19.90 €

 

Parution le 4 septembre 2019

Le sujet : Un 28 mars, jour de son anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt perd sa mère. Celle-ci est décédée subitement à 87 ans. Schmitt est dorénavant orphelin, et n'est plus le fils de personne. Dans ces pages écrites comme un journal, le romancier observe et décrit son deuil qui le fera osciller en affres, révélations, chagrin et travail. Il lui faudra deux ans pour se consoler et comprendre que le vie continue.

 

Tentation : Schmitt est l'un de mes auteurs chouchous

Fournisseur : la table de de chevet de "môman"

 

Mon humble avis : Un Schmitt que je n'ai pas lu chez Môman ! Logique qu'il arrive chez moi !

Comme d'habitude avec cet auteur que je chéris tant, j'ai dévoré cet ouvrage. Déjà, parce que les paragraphes du journal sont très espacés et pour certains très courts, et d'autre part, parce que la plume de Schmitt glisse toute seule. J'ai donc eu plaisir à retrouver sa simplicité raffinée, son humble élégance, sa douceur, et son authenticité, son invitation à la réflexion et l'introspection.

De même que je me suis très souvent délectée des propos de Schmitt, ou du moins, de sa façon de les envelopper et de les présenter. Il y a toujours un peu de philosophie accessible à tous, ou en tout cas, à qui aime se poser, se questionner, approfondir son intérieur, ses émotions et réactions physiques ou sentimentales. Même si le sujet ici est particulièrement lourd : le deuil suite au décès d'un parent. Voici un sujet aussi universel qu'intime. Tout le monde le vivra, mais chacun le fera à sa façon.

 Schmitt se livre donc sans fard, avec une sincérité qui se fait même déconcertante par moment. Et ceci, tout en restant très pudique sur sa vie privée. Néanmoins, entrer dans cette intimité de mon cher auteur m'a mise mal à l'aise. Je me suis sentie comme un intrus, limite voyeuse. L'auteur ne cache pas ses nombreux pleurs, ses doutes et déprimes. Et, parce que je suis qui je suis, cela m'a un peu dérangée. En fait, j'aurais préféré que le romancier aborde ce sujet via la forme du roman, en usant d'un personnage imaginaire... même si chaque personnage imaginaire cache souvent une bonne part de son créateur. Et l'aspect "célébrité" qui raconte son deuil aurait été bien plus discret, voire invisible.

Il n'empêche, "Journal d'un amour perdu" est un texte magnifique et puissant sur le deuil, la relation filiale, la maternité, l'héritage, la transmission, la création artistique, la vie, la mort. L'après pour ceux qui restent. Il a le mérite de mettre des mots sur ce qui est souvent et pour beaucoup indicible. A ce titre, il peut aussi être un compagnon solide pour ces moments douloureux et solitaires que la vie, dans son cycle, nous impose. Journal d'un amour perdu est aussi un bel hommage à la mère du romancier, mais surtout, à toutes les mères.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juillet 2020

C'était le dernier mercredi de juin (avant les vacances officielles), une inoubliable virée avec deux amies dans le Golfe du Morbihan... Une courte traversée d'un quart d'heure depuis le continent (Séné) nous mène sur l'île d'Arz. Un nouveau joyaux à mes yeux !

Tous les touristes du bateau se sont rués sur le loueur de vélos... Nous nous sommes dirigées vers la terrasse du bar restaurant (le seul de l'ile ayant les pieds dans l'eau) pour nous fouetter d'un bon café et profiter du calme ambiant... qui nous a accompagné tout le jour durant, puisque nous avions une bonne demi heure de retard sur "tout le monde" et étions pédibus !

Seule la plage "Bruel" (oui oui, comme Patrick) , idéale pour farniente et baignade quelle que soit la marée, était un peu plus animée, mais raisonnablement, pour offrir une atmosphère festivale.

J'ai mitraillé, tant j'étais entourée de beauté et de lieux tous plus  exceptionnels que les précédent. Bref, un pur bonheur pour les yeux, les poumons, la peau, la grand air, le soleil... qui méritera un 2ème billet dans quinze jours.

 

L'île d'Arz est longue de 5 km et large de 3 km. Aucun point n'est éloigné de plus de 400 mètre du rivage. Le tour pédestre est de 18 km et, bonne nouvelle pour les marcheur, le point culminant n'est qu'à 19 mètre d'altitude !

L'île d'Arz est aussi appelée "L'île des capitaines", surnom qu'elle doit aux nombreux habitants de l'île (les ildarais), qui jadis naviguaient au long court. L'origine du breton Arz remonterait au celtique Arthos, qui signifie "Ours".

Au port de Séné, en attendant notre bateau... dans un calme et une sérénité absolus...

Au port de Séné, en attendant notre bateau... dans un calme et une sérénité absolus...

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
Au port continental, et au port insulaire !

Au port continental, et au port insulaire !

Durant la traversée...

Durant la traversée...

Durant la traversée... Où l'on a le choix de très belles demeures au cas où l'on gagnerait au loto !

Durant la traversée... Où l'on a le choix de très belles demeures au cas où l'on gagnerait au loto !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
Sur l'île...

Sur l'île...

Pas de doute, nous sommes bien en Bretagne !

Pas de doute, nous sommes bien en Bretagne !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 1/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 24 Juillet 2020

BD, Album, Manga, Japon, Chat, Le vieil homme et son chat, avis, chronique, vieillesse, deuil, amour

... N'ont plus peur des chiens

BD - Editions Casterman - 176 pages - 15 €

Parution en septembre 2018

L'histoire :  Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat de 10 ans. Ou bien est-ce Tama qui veille sur son vieux maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue ? Au fil des saisons et d'un quotidien fait de promenades paisibles, de repas partagés entre voisins de toujours et d'évocations des années passées, Daikichi et son chat s'entraident, se chamaillent, et s'adorent.

Tentation : Le titre et le mot "chat" évidemment

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Derrière le pseudo "Nekomaki" se cachent quatre mains... Celles-ci nous emmènent dans une petite commune côtière du Japon, loin des grandes métropoles. Il y règne une atmosphère posée et chacun y mène une petite vie quotidienne paisible et régulière. 

L'histoire nous dira pourquoi ce village est la panacée pour les chats, puisqu'il n'y a plus de chien depuis longtemps là-bas, depuis la deuxième Guerre Mondiale.

Dans ce Manga, nous suivons le quotidien de Daikichi et de Tama, son chat de 10 ans, très bien nourri ! Et le tout, sur une année, au rythme des saisons, des floraisons etc...

C'est choupinou tout plein, c'est doux, c'est tendre, c'est émouvant, c'est aussi agréable à lire qu'à regarder. La connivence et l'amour entre Daichiki et son chat Tama fait du bien, elle touche autant qu'elle fait sourire, car évidemment, le félin est "croqué" sous toutes ces formes, toutes ses positions parfois improbables, ses manies, ses facéties, son caractère etc... Bref, le chat dans toute sa (ses) splendeur(s)... Ce pourquoi on aime tant ces animaux moustachus.

Cela n'en fait pas oublier les thèmes principaux de ce manga : La solitude, le deuil, la vieillesse... Mais les auteurs montrent tout cela avec délicatesse et finesse et surtout, prouve que toutes ces épreuves de la vie sont adoucies lorsque l'on a un chat qui nous tient compagnie, qui partage notre vie. Un être à vos côtés à aimer et qui vous aime. Comme il se doit, ces pages sont délicatement parsemée de culture et traditions nippones, notamment culinaires.

Bien sûr, si je les trouve en bibliothèque, je lirais les tomes suivants avec plaisir. Mais celui-ci peut tout à fait ce lire avec plaisir en one shot.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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