Publié le 19 Juillet 2015

Roman - Editions Seuil - 188 pages - 18 €

 

Parution le 21 août 2014 (rentrée litt sept 2014)

 

L'histoire : Javier Mallarino est le plus célèbre caricaturiste contemporain de Colombie. Une véritable légende vivante qui, armée d'une plume et d'encre, peut faire tomber un députer, faire abroger une loi etc. Il est l'âme du pays, craint par certains, encensé par d'autre. Le pays lui remet une récompense suprême. C'est alors qu'un visage oublié depuis 28 ans réapparaît. Que c'est il passé il y a 28 ans pour que Mallarino soit si chamboulé et remette tout en cause...

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature Colombienne. La Colombie, pays que je connais très peu, qu'à travers des clichés sans doute éculés.

C'est le pitch qui m'a attirée vers ce livre. Il y est question d'un célèbre caricaturiste et de réflexions autour de cet art qui est aussi un contre-pouvoir. Et comme l'actualité Française de Janvier 2015 a été tristement liée à ce moyen d'expression...

Dans ce roman, le contexte est bien différent. Il n'est point question de terrorisme, et les cibles du caricaturiste semblent plus nationales et politiques. Mais Juan Gabriel Vasquez développe de façon très intéressante la manière d'observer, de travailler de ces hommes à la plume très parlante et efficace. Sur quels traits physiques ou comportementaux un caricaturiste va s'appuyer pour construire son dessin...

Il est évidemment aussi question de sujets bien abordés en janvier dernier lors de l'attentat de Charlie Hebdo. Les conséquences et les répercussions d'un tel métier, notamment sur la vie familiale. Les menaces, la haine, l'adulation, la célébrité. L'intégrité des uns et les réputations des autres, qui se font et se défont au fil des traits d'encre. Le pouvoir, parfois dévastateur ou informatif du dessin et de son auteur, qui est là pour dire la vérité autrement.

La vérité justement, tel est le sujet réel de ce roman. La vérité et la responsabilité individuelle devant cette prétendue veritée. La certitude d'hier qui devient l'incertitude d'aujourd'hui. Ce que l'on pense avoir vu il y a 28 ans, même si "tout le monde était là", était-il la vérité. Mallarino se pose la question alors que resurgit de nulle part celle qui fut la jeune Samantha. Est-ce que le dessin de Mallarino n'a pas influencé et dirigé ce que tout le monde pense avoir vu. Un dessin fait par un seul homme qui devient vérité aux yeux de tous, personne ne le remet en cause, et les conséquences sont dévastatrices. Cette partie là du roman, la 2ème en fait, traite pour moi de la presse en général, et pas de la caricature en particulier. La presse, qu'elle soit quotidienne nationale ou à scandales, qui se fiche bien souvent des frontières entre vie privée et vie publique. Les "lecteurs" qui prennent pour exactes les moindres grands titres ou photos des couvertures.

Vous l'aurez compris, on s'éloigne du sujet précis qui m'avait dirigée vers ce livre. Il n'empêche que Les réputations est un roman très intéressant, une lecture très agréable servi par une plume autant soignée que fluide, et une construction littéraire assez originale, qui oscille entre le Bogota d'il y a 30 ans et le Bogota d'aujourd'hui. Javier Mallarino est un personnage loin d'être lisse, bien creusé et subtil et quelque part, fichtrement attachant et très universel.

En fait, mon plus gros bémol dans cette histoire, c'est la fin, que je n'ai pas aimé. Mais le goût pour certains types de fin (ouvertes, fermées, ni l'une ni l'autre) est on ne peut plus subjectif !

Aussi, je vous conseille chaleureusement de vous pencher sur ses réputations (qui sortiront en poche en septembre ;) )

 

 

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

12ème, donc j'atteins mes 2% alors que s'annonce la rentrée littéraire 2015 !

tour-du-monde-1

La Colombie

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Juillet 2015

Daddy Cool : Affiche

Film de Maya Forbes

Avec Mark Ruffalo, Zoé Saldana, Imogene Wolodarsky, Ashley Aufderheide

 

Synopsis : Entre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n'a pas d'autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres… 

 

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Mon humble avis : La bande annonce laisse présager une réelle comédie, ce que ce film n'est pas... et ce qui n'est pas plus mal étant donné qu'il traite d'un sujet grave : la dépression et particulièrement, la bipolarité, la maniaco dépression.

Encore que l'on dit "la" bipolarité alors qu'il existe différents types de bipolarités (1 et 2) et diverses intensités. Alors ne pas prendre l'exemple de Cameron pour argent comptant, tous les bipolaires ne sont pas comme lui. Ils peuvent partager des similitudes comportementales ou émotionnelles, comme être franchement distincts.

Il n'empêche que Daddy Cool est un bon film qui évoque parfaitement un des aspects de cette maladie, ici, surtout en phase maniaque. Les émotions sont vraiment bien dosées et maitrisées, on ne part pas dans le grand n'importe quoi juste pour faire rire. D'ailleurs, ce qui fait rire pourrait presque aussi faire pleurer. On oscille entre sourire aux lèvres et mélancolie, mais on ne tombe pas dans le pathos déprimant. C'est émouvant, mais sans grands effets pour y parvenir.

On sent que la réalisatrice éprouve beaucoup de tendresse pour Cameron, son personnage principal, qui fait de son mieux pour gérer ses filles tout en étant un père différent, et soi même. Cette tendresse est partagée très vite par le spectateur qui a plaisir à voir l'amour que lui vouent ses filles et son épouse. Celles si ne peuvent se permettrent trop de tendresse d'ailleurs, car la fermeté pour que les choses filent droit, c'est elles qui l'incarnent.

Le comportement très extraverti et ultra pêchu du bipolaire en phase maniaque est bien montré. La réalisatrice s'est inspirée de son histoire familiale pour mettre ce film en scène.

Ce chaos familial est admirablement servi par ses interprêtes, tant adultes qu'enfants ! Vraiment, tous bluffants.

J'ai juste trouvé quelques longueurs et il m'a manqué un petit quelque chose indéfinissable pour faire de Daddy Cool un coup de coeur.

A savoir que Daddy Cool n'est pas une grosse production hollywoodienne, mais un film indépendant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Juillet 2015

Roman - Editions Audiolib - 2h30 d'écoute - 18 €

 

Parution en Audiolib en mars 2013

 

L'histoire : Le jour de la grande mobilisation, cinq jeunes vendéens prennent l'uniforme. Celle qui deviendra la Grande Guerre commence, mais elle ne devrait durer qu'une quizaine de jours. Du moins, c'est ce qu'on leur a dit. Alors Blanche va les attendre.

 

Tentation : La blogo et pourquoi pas !

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt

 

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Mon humble avis : Sans la possibilité du format audio, je ne me serais jamais tournée vers ce roman qui a tout pour me déplaire : le sujet ! Je ne suis pas fan des récits qui touchent à la guerre, que ce soit la 1ère ou la 2ème. Bien à tort d'ailleurs, car chaque fois que je m'y frotte, je ressors comblée de ma lecture.

C'est une nouvelle fois le cas avec 14, ce roman de Jean Echenoz, auteur que je découvre avec ce titre. Et je dois dire qu'Echenoz est doté d'un double talent : l'écriture et la lecture. La lecture articulée qu'il fait de sa propre oeuvre est parfaite, le ton on ne peut plus adéquat pour servir ce récit. Et à la fin, petit bonus de ce format, un entretien très instructif avec Echenoz lui-même.

Revenons au roman, qui tient presque plus du récit de guerre d'ailleurs. L'auteur s'est en effet inspiré de journaux de guerre pour créer son histoire et ses personnages.

Le récit est très sobre, très factuel. C'est sans doute cela qui le rend si puissant, si fort, si pénétrant. Point d'envolée littéraire, philosophique, poétique ou psychologique. On sait très peu des personnages, mais l'on assiste à ce qu'ils vivent, à leur quotidien depuis la mobilisation jusqu'au retour pour certains d'entre eux. C'est court, direct, ça va droit au but.

Et pour le lecteur, c'est l'effroi devant le vécu des générations du siècle dernier, celles qui ont vécu la guerre, celles qui y ont participé sans vraiment savoir où ils partaient, ni combien de temps.

C'est l'affaire de 15 jours leur a-t-on dit..... Et puis à la guerre, ce ne sont pas les armes qui tuent mais le manque d'hygiène, alors lavez vous, rasez vous...

Echenoz, montre sans le dire l'ambivalence, la connerie et l'hypocrisie qu'est une guerre. Depuis la route pour arriver au front, aux premiers affrontements avec l'ennemi qu'on ne voit pas mais qui est partout, Echenoz nous donne une photo parfaite de la guerre, photo faite de mots, mots qui se transforment en photos dans votre tête.

Les armes s'approchent, il y a les bayonnettes, les balles qui sifflent et percent, au mieux votre képi. Puis les armes se font plus lointaines mais tout aussi criminelles : les canons, les gaz. Et les aéroplanes aussi, que certains voient pour la première fois et qui deviennent aussi, pour la première fois, des armes de guerre dont personne ne se méfiait jusqu'alors.

Et l'envie d'en finir parfois, seule solution pour s'échapper à cet enfer, si vous n'avez pas la chance d'avoir une blessure invalidante.

Et tout au long du récit, il y a les objets, seuls témoins de cette époque : les galoches, le sac qui passe de 60 grammes à 35 kilos, les gamelles.

14, un livre coup de poing, qui vaut une fois de plus tous les livres et cours d'Histoire. Paru en poche également. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Juillet 2015

Gunman : Affiche

Film de Pierre Morel

Avec Sean Penn, Jasmine Trinca, Jarvier Barden

 

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans

Ex-agent des forces spéciales, Jim Terrier est devenu tueur à gages. Jusqu’au jour où il décide de tourner la page et de se racheter une conscience en travaillant pour une association humanitaire en Afrique. Mais lorsque son ancien employeur tente de le faire tuer, Jim n’a d’autre choix que de reprendre les armes. Embarqué dans une course contre la montre qui le mène aux quatre coins de l’Europe, il sait qu’il n’a qu’un moyen de s’en sortir indemne : anéantir l’une des organisations les plus puissantes au monde… 

 

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Mon humble avis : Film efficace XXL ! Pas une seconde d'ennui. Un mélange de film d'action plutôt musclé (sans forcément multiplier les explosions spectaculaires ) et de thriller.Sean Penn fait sacrément bien le boulot, c'est bien lui et ses beaux yeux bleus qui portent le film, même si l'atout charme de Jasmine Trinca est indéniable.

Pour ces points là, aucun reproche à faire, on a ce que l'on attend.

Maintenant, le scénario fluctue entre nébulosité (j'ai eu du mal à repérer qui était les personnages dont on parle mais que l'on apperçoit que quelques minutes en début de film" et profondeur pas assez creusée pour être vraiment creusée ! Bref, l'engagement géopolitique du film disparait un peu sous l'aspect combats à corps à corps, gros muscles, sales et belles gueules tout aussi immortelles malgré la quantité de coups reçus.

Ce film veut dénoncer les abus, les trafics et les choses inavouables des multinationales qui font tout pour s'assurer l'exploitation (et ses bénéfices trafiqués eux aussi) des gisements de minerais précieux dans les pays du tiers monde, notamment en guerre, ou guerre civile. Car Gunman revient aussi sur les situations vécus par le personnel des missions humanitaires dans cet environnement. Mais c'est fait à la sauce américaine, ou hollywoodienne si vous préférez. Forcément, la toubib est mignonne. Forcément, celui qui fore les puits est un ancien mercennaire qui dégomme 4 personnes en quelques minutes. Et forcément, les visions des bidonvilles sont très "scènes bien organisées, presque idylliques". Avec le petit garçon qui joue avec son cerceau, la petite fille qui joue avec une poupée pouilleuse, la maman qui surveille le tout en lavant le linge, une chèvre et 3 poules pour occuper la scène.

Bref, un film très distrayant dans la forme, mais qui passe un peu à côté du fond voulu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Juillet 2015

Le mur des lamentationsRoman - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.40 €

 

Parution chez J'ai Lu en avril 2010

 

L'histoire : Monsieur Maouh a toujours aimé se plaindre, mais pour pas grand chose. Un jour, il apprend qu'il est atteint d'un astéroïde. Voilà le prétexte qui lui manquait pour devenir victime de compétition. L'époque étant propice, Maouh va mettre toute son énergie au service de sa victimisation. Malgré la concurrence, bien rude, il faut le dire.

 

tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Sur fond de situation dramatique, David Abiker nous sert un livre aussi drôle et cynique que réaliste et burlesque.

Notre société se retrouve déshabillée pour l'été, cette société qui hisse au rang de culte la victimisation systématique, aidée en cela par des médias avides de larmes, d'histoires presque vraiment vécues même si maquillées pour bien passer à la télé.

Il est vrai qu'avec nous autres Français, ses chers compatriotes, Abiker a bien choisi son sujet. Les Français sont réputés pour se plaindre de tout, sur tout, pour tout et partout. Et les français aiment à écouter les plaintes, les confessions gémissantes de leur compatriotes. En témoignent les programmes de certaines chaines de télé ou de quelques radios.

Le culte de la victime est attestée aussi par les numéros verts qui fleurissent, les associations de soutien "à", les cellules de crises mises en place à chaque soubresaut de la planète, la célébrité soudaine et éphémère des "proches parents des victimes", le syndrome de Caliméro des Français (c'est vraiment trop injuste), les dépôts de plainte suivis de procès retentissant dès que l'on attrape un bouton ou qu'on ne digère pas un plat dans un resto, les journées spéciales qui finalement, remplissent presque le calendrier annuel. Le culte de la victime envahit même la blogosphère. Certains blogs deviennent pour leurs auteurs des murs de lamentation pour partager la moindre migraine.

Bref, c'est tout cela et bien plus que David Abiker pointe du doigt dans ce roman qui met en scène un (anti-héros) égocentrique devenu carriériste dans son état de victime... d'un cancer.

C'est bourré d'humour, plutôt fin, de références (vraies ou purement inventées, l'auteur de le dit pas toujours), avec en fil d'Ariane, une réelle réflexion sur le culte des victimes (mérité ou non, suivant la cause du passage de l'état de victimes. Etre victime, pour certains, c'est une façon d'exister aux des autres. Assister au calvaire de certaines victimes rassure ceux qui se trouvent ainsi épargnés et chanceux. Bref, l'Homme a besoin de victimes.

Malgré quelques longueurs (toutes relatives, le livre ne dépassant pas les 184 pages, j'ai bien apprécié cette lecture divertissante, irrévérencieuse mais pas trop, drôle et sérieuse à la fois !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Juillet 2015

7 ANS ET UN DIMANCHE EN BORD DE MER

Durant mon absence pour cause de petite virée amsterllodamoise, mon blog a eu 7 ans ! Des noces de laine donc, même si par ces jours caniculaires, je préférerais appeler cela des noces de paréo !

 

Heureusement qu'Overblog était là pour me le rappeler, car cela m'aurait, pour la première fois, complètement échappé).

7 ans, c'est l'âge de raison , et c'est pô faux ! Terminée l'exitation, la dévotion, l'esclavage consenti et volontaire, la course pour publier de façon quotidienne, puis tous les deux jours. Terminé les "vite, une BD, ça va vite, j'ai plus aucun article de programmé". Terminé aussi ma frénésie de rencontre d'auteurs. Depuis quelque temps déjà, je suis à l'insu de mon plein gré la nouvelle mode bloguesque, le slow blogging. Quand j'ai le temps, quand j'ai envie, quand j'ai lu un bouquin (quelque soit le temps consacré à cette lecture) ou quand j'ai vu un film. La circulation rennaise devenant insupportable (rétrécissement des voies, des parking, construction d'une 2ème ligne de métro, grand travaux partout), bref, je rechigne à me rendre en ville et préfère des soirées matous tranquillou. C'est donc à ce non rythme que je rempile pour une 8ème année !

Et pour commencer, je vous propose une journée en bord de mer, entre Saint Malo et le Finistère, histoire de vous rafraichir un peu ! Si vous ne pouvez pas aller à la mer, c'est donc la mer qui vient à vous !

Saint Malo

Saint Malo

Saint Malo (Saint Servan)

Saint Malo (Saint Servan)

Saint Malo, Saint Lunaire, Saint Suliac

Saint Malo, Saint Lunaire, Saint Suliac

Saint Jouan des Guérêts

Saint Jouan des Guérêts

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Jouan des Guérêts

Saint Jouan des Guérêts

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Malo, Saint Lunaire

Saint Malo, Saint Lunaire

Saint Lunaire, Saint Malo

Saint Lunaire, Saint Malo

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Saint Lunaire

Finistère

Finistère

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 26 Juin 2015

Thriller - Editions Thélème - 6h30 d'écoute - 23 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire : Dans une banlieue tranquille de Boston, une jeune mère de famille, Sandra Jones, disparait une pleine nuit sans laisser de trace. A son retour de son travail de nuit, son époux ne trouve que leur petite fille endormie dans son lit. Alors que le commandant DD. Warren mène l'enquête, les médias se passionnent pour cette histoire.

 

Lu par Elodie Huber

 

Tentation : La promesse d'un bon thriller

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt.

 

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Mon humble avis : Un super bon thriller comme je les aime : pas de description sanguinolente, pas non plus de cauchermar pour le lecteur, juste pour les protagonistes ! La maison d'à côté est un pur thriller psychologique ou l'on se fait des noeuds au cerveau pour tenter de démêler l'énigme avant tout le monde, en vain !

Impossible (enfin, presque, y'a la vie quoi) d'interrompre cette lecture, du coup, j'ai poursuivi comme une acharnée à détapisser ma chambre en écoutant ce roman pour avoir le fin mot de l'histoire au plus vite.

L'interprétation d'Elodie Huber est une fois de plus magistrale. Qu'elle incarne une femme, un homme ou juste "la narration", Elodie Huber module à peine sa voix, mais l'on sait parfaitement quel personnage s'exprime. Ici, pas de fausse grosse voix d'hommes ni de voix de femmes aux timbre d'ados en pleine mue. Elodie Huber possède vraiment un talent hors norme pour nous raconter une histoire et nous garder captifs !

Certes, l'interprète ne suffit pas, il faut aussi un bon auteur derrière. Avec Lisa Gardner, nous l'avons sans aucun doute. Celle-ci profite de cette oeuvre pour mettre en question le fameux fichier des délinquants sexuels aux USA, dont les conséquences sont en effet bien ambigües. Vous comprendrez dans ces pages qu'un violeur (ou un pervers...) sera fiché toute sa vie, alors que si celui-ci tue sa victime, il ne figurera pas dans ce fameux fichier accessible à tous.

Ce thriller bénéficie d'une extraordinaire construction narrative. Tour à tour, 2 personnages s'expriment à la première personne du singulier. Entre deux, la romancière fait son travail de descriptions, de mise en place, d'action. Cela donne vraiment une ambiance particulière, déjà trouvée dans un de ces romans précédents : Derniers adieux. D'ailleurs, Lisa Gardner a eu ici l'idée de génie de reprendre un personnage de ce titre.... Ce qui rend vraiment cette histoire ci captivante. J'ai lu Derniers adieux l'an dernier, j'en gardais assez de souvenirs pour frissonner à l'idée de la présence de ce Jason. Cependant, la lecture de Derniers adieux n'est absolument pas indispensable pour apprécier "La maison d'à côté" à sa juste valeur.

Ce Jason, on comprend bien qu'il ne puisse avoir des réactions normales comme n'importe quel commun des mortels. Il n'empêche, son comportement est plus que perturbant tant pour les flics que pour le lecteur qui oscille sans cesse entre envie d'empathie et panique totale devant certaines hypothèses.

Bref, on peut supposer que Lisa Gardner s'est bien amusée à nous emmêler les pinceaux, à laisser tant de place aux doutes dans cette histoire. Objectifs atteints !

 

 

logo TP canel2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Juin 2015

Roman - Editions Belfond - 439 pages - 20 €

 

Parution le 14 mai 2015

 

L'histoire : Que c'est il passé dans sa vie pour que Marion, bourgeoise, femme d'avocat, mère de 3 enfants dans un quartier chic de Paris, devienne en quelques semaines une militante altermondialiste recherchée par toutes les polices, qui apparait aussi vite qu'elle disparait et que la France entière, via les médias, connait sous le pseudo de Barbatruc ?

 

Tentation ; Belfond et le Pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : La simplicité du coup de massue est une suite de Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille que j'avais lu avec délice l'an dernier. Je viens de parcourir de nouveau mon billet écrit à cette occasion, et pour ce nouvel opus, je pourrais presque écrire la même chose !

Suite du précédent, ce nouveau roman peut tout à fait se lire séparément, sans avoir connaissance des (mes)aventures des personnages, 5 ans plus tôt, dans un centre de thalassothérapie breton. La seule différence, c'est que vous ne vous régalerez pas en retrouvant vos potos de l'an dernier, qui entre tour à tour ou simultanément dans cette nouvelle histoire. 

Au premier abord, je pensais cet opus moins cocasse que son aîné, et en fait, je n'en suis plus sûre. Cette fois ci, plus de presque huit clos en Bretagne, nous voici à Paris et en Ile de France. Nous sommes ancrés dans le quotidien des personnages et donc dans une réalité tant temporelle que socio-économique. Fini les vacances, chacun va au travail, s'occupe de ses gamins etc. Le train-train quotidien de chacun, qui fait que j'ai rencontré de toutes petites longueurs au début.

L'héroïne de ce tome, c'est Marion Descottes, l'épouse modèle, qui n'était l'an dernier qu'un personnage parmi d'autre. Sa soeur jumelle vient de décéder. Cet événement sera l'élément déclencheur d'une véritable révolution personnelle... voir même nationale ! Suite à un pétage de plomb sur la voie public, Marion se retrouve en cellule. Là, elle rencontre Ludo Gilles, activiste très actif ! Cette rencontre ne sera pas sans lendemain et au fil des semaines, Marion devient l'activiste Barbatruc, un personnage façonné par Ludo Gilles.

On retrouve dans ce roman un sujet qui semble cher à Elise Tielrooy : les conséquences de nos choix et de nos actes sur notre entourage. Mais ces conséquences doivent elles nous empêcher d'être nous-même, d'exprimer notre moi profond ?

Nous côtoyons de très près un groupe d'activistes altermondialistes. Manifestement, l'auteure s'est bien renseignée sur le sujet, ce qui apporte un plus "culture G" à cette histoire. Pour ma part, j'ignorais tout du fonctionnement et des procédures de ces groupes dont on entend parfois parler à la télé. Maintenant, j'en sais plus !

Autre sujet bien abordé : A force de se battre contre pour une cause, (ici, la surconsommation, la publicité, la manipulation médiatique, l'exploitation du personnel et de la clientèle chez certaines grandes enseignes d'hyper... ) d'en devenir la porte-parole médiatique, ne se transforme -t-on pas un objet à son tour manipulé pour la cause. Sans le vouloir, ne devient-on pas l'exact contraire de ce que nous croyons être, le modèle parfait de ce que l'on décrie ? C'est ce qui arrive à Marion en tout cas !

Chapeau bas à Elise Tielrooy pour la façon dont elle introduit, de façon tout à fait indépendante, tous (ou presque), les personnages de son précédent livre. Comment dire... rien de prédestinait ces gens à se revoir dans la vie, et bien Elise Thielrooy les réunit de nouveau, mais comme si c'était le fruit du hasard et non comme une suite logique (genre on prend les mêmes et on recommence). Franchement, j'ai admiré l'imagination de l'auteur pour créer les circonstances qui invitent ces héros et ces héroïnes dans cette histoire... même si Mona et ses copines m'ont moins convaincues que l'an dernier.

Bref, comme pour le tome précédent, un livre à lire, un livre tout aussi faussement léger que plombant. Un roman anti-crise, même s'il prend justement racine dans cette maudite crise. Joli tour de force donc !

 

Petit message perso à l'auteure : Chère Elise, si vous n'êtes pas à cours d'inspiration, c'est avec plaisir que je retrouverai Marion, Claudine, Iris et les autres dans une nouvelle aventure l'année prochaine !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Juin 2015

 

La Résistance de l'air : Affiche

Film de Fred Grivois

Avec Reda Kateb, Ludivine Sagnier, Johan Heldenbergh, Tchéky Karyo

 

 

Synopsis : Champion de tir au fusil, Vincent mène une vie tranquille entre sa femme et sa fille. Jusqu’au jour où des problèmes d’argent l’obligent à remettre en cause ses projets et menacent l’équilibre de sa famille.
Une rencontre au stand de tir avec Renaud, personnage aussi séduisant qu'énigmatique, lui promet une issue grâce à un contrat un peu particulier. Dès lors, Vincent met le doigt dans un engrenage des plus dangereux…

 

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Mon humble avis : Nous étions 6 potes à aller voir ce film. Trois ont détesté, trois ont globalement aimé. Je fais partie du 2ème groupe !

La bande annonce semble "annoncer" un film qui bouge sacrément. Et ce n'est pas le cas. L'intrigue est assez longue à se mettre en place, ce qui a provoqué l'ennui d'une partie de notre groupe. Disons que c'est plus un film sombre qu'un réel thriller, même si, à la fin, la tension monte sacrément au fur et à mesure que le piège se referme sur Vincent.

Mais l'évolution du personnage de Vincent est intéressante. De mari, homme et fils plutôt effacé et complaisant, il devient un tueur à gage. Nous voyons donc son étonnement à accuser le coup, la découverte qu'il fait de lui même, une certaine violence qui se révèle en lui, malgré son calme plutôt olympien exigé par sa passion : le tir à 300 mètres. Et puis, il y a le cas de conscience de trop, et voilà, c'est l'engrenage vers l'infernal.

Son épouse découvre aussi son mari sous un autre jour.

Les acteurs sont tout à fait convaincants, et Tchéky Karyo est aussi méconnaissable que détestable, malgré l'empathie que son état devrait générer. Reda Kateb est grandiose et porte royalement le film.

Il règne une atmosphère plutôt malsaine dans ce film qui ne met pas vraiment à l'aise. Avec la crise économique, nous avons un (anti) héro qui se révèle prêt à tout pour solutionner tous ses problèmes d'un coup. Le réalisme social de ce film est incontestable. Des gens normaux qui mènent une vie normale mais qui ne s'en sortent pas.

J'ai apprécié le découpage séquences de ce film. Mais il manque du rythme, un peu plus d'action et un impact plus fort pour le rendre innoubliable.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Juin 2015

Roman - Editions Audiolib - 7h01 d'écoute - 22.90 €

 

Parution le 13 mai 2015

 

L'histoire : Lui est écrivain américain vivant à Paris, et qui connait le succès en Corée du sud.

Elle est une actrice anglaise reconnue, qui vient faire le point chez une amie parisienne et se fait passer pour chef cuisinière.

Lui a des amis un peu trop intrusifs. Cette intrusion mènera Elle et Lui a un premier rendez-vous un peu cahotique... mais qui ne compte pas...

 

Lu par Hervé Bernard Omnès

 

 

Tentation : Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Voici le cru 2015 du prolifique Marc Levy !

Elle et Lui, c'est aussi le titre d'un roman hautement biographique de George Sand. J'ignore si c'est un pur hasard ou une réelle volonté de Marc Levy... Mais je pense que cet opus est aussi en partie biographique, même si biographique inversé !

Je m'explique... Paul (Lui) est un auteur américain, architecte de profession, qui a fui San Francisco pour Paris après le succès de son premier roman (c'est d'ailleurs un personnage que l'on a déjà rencontré dans d'autres titres de Marc Levy). Ceci, pour échapper à la soudaine célébrité. Marc Levy était aussi architecte et suite à l'immense succès de "Et si cétait vrai" a quitté la France pour s'installer à Londres puis à New York.

Autre point commun entre Paul et Marc Levy... Paul écrit des romances légères, des livres anti-sinistroses et subit ainsi souvent les foudres des médias élististes. Ceci donne lieu, dans ce roman, à quelques dialogues qui remetten critiques, médias, mauvaises langues etc à leur place tout en expliquant une bonne fois pour toutes qu'il y a de la place pour tout type d'écrivain, pour tout type de lecteur. Moi, ce genre de discours, j'approuve ! J'aime lire de tout, mais de moins en moins les romans sinistres qui sont plus plombants encore que ma vie.

A part ça, et bien Elle & Lui est un bon Marc Levy, même si je ne m'en suis pas rendue compte immédiatement, déplorant quelques longueurs dans la partie dédiée à la naissance de la romance, qui d'ailleurs n'en sera pas forcément une.

Mais Marc Levy réussit un joli tour de passe passe et profite de ce roman pour dénoncer la dictature qui sévit en Corée du Nord. Le retournement de situation, pour Paul notre auteur, est presque comique, en tout cas, indédit et très orginal. Et cela permet à Marc Levy d'aborder suffisament le sujet de la Corée du Nord pour informer ou intriguer sur la situation de ce pays, mais pas trop non plus pour ne pas tomber dans le pathos et la déprime. Un peu comme dans ma dernière lecture de Levy ("Et si c'était à refaire) qui évoquait la gunte militaire d'Argentine et les disparus de cette dictature.

La toute fin de cette histoire se déroule sur le plateau d'une certaine "Grande Bibliothèque" et d'un coup de théâtre qu'un certain François n'a encore jamais vécu !

Un bon cru pour cet été !

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Rédigé par Géraldine

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