Publié le 24 Mai 2019

Amélie Nothomb, philosophie, Marianne Chaillan

Roman - Editions Albin Michel -204 pages - 17 €

 

Parution le 27 février 2019

L'histoire : Amélie Nothomb est morte. Au paradis, elle est accueillie par Plectrude et Déodat... Comme c'est étrange, ce sont les noms de certains de ses personnages ! Déodat lui explique comment fonctionne le paradis. Il y a celui des musicien, des boulangers, des cinéastes... Bref, les défunts se retrouvent autour d'une passion commune. Amélie Nothomb se voit attribuer sa place au paradis des philosophes. Quelle imposture se dit elle, aussi, fait elle appel de cette décision. Un procès est donc organisé et à la barre, se succèdent des témoins inattendus... Une brochette de feu philosophe qui semblent tous s'accorder sur l'idée qu'Amélie Nothomb mérite sa place parmi eux... mais pour des raisons bien différentes !

 

 

Mon humble avis : Quelle idée extraordinaire que ce roman... philosophique !

Du pur Nothomb, sans être du Nothomb. Les situations incongrues, le style narratif ne sont vraiment pas sans rappeler mon auteure fétiche ! On s'y croirait vraiment, sauf que la plume et l'idée sont de Marianne Chaillan, professeure de philosophie.

Via ce roman, Marianne Chaillan offre une autre lecture possible de la bibliographie d'Amélie Nothomb. Une autre lecture pour moi en tout cas, qui lit ses romans par pur plaisir des bons mots et excellentes citations, par amusement, par comparaison des personnages avec ma petite personne, et pour les réflexions qui en émane.... Mais ma culture philosophique personnelle datant de mon âge de pierre, je n'ai jamais creusé plus loin et ne me suis jamais poser la question suivante : "Amélie Nothomb est elle une écrivaine philosophe. "

"Amélie Nothomb écrit des récits fictionnels dans la forme. Mais dans le fond, ce sont des ouvrages philosophiques" dit ici Annah Arendt. Et Nietzsche précise : "Les livres d'Amélie sont très puissants. Sous leur apparente simplicité, se cache de la dynamite philosophique".

Le roman débute sur une atmosphère bien barrée et drôle, puis l'ensemble devient plus sérieux, au fil des passages  des témoins à la barre. Ainsi, défilent des philosophes très connus, d'autres sans doute un peu moins, mais dont tous les discours et les analyses des romans de Nothomb sont passionnants. J'aime la philo, j'ai fait deux terminales littéraires (mais sans redoubler mon bac, astuce ou os médicale), avec 8 heures hebdomadaires de cette matière. Et je me suis régalée à retrouver ses réflexions. Ce roman peut être donc aussi perçu comme une bonne révision de certaines bases de la philo, et notamment des grands courants de pensée, et des différentes écoles. Les démonstrations des témoins sont assez simples au début (genre un peu la philo pour les nuls), puis le tout s'approfondit et va crescendo... Au point que certains passages sont devenus un peu ardus pour moi. Mais rassurez-vous, qui dit "passages" dit "pas longs".

Ainsi, avec Ciceron, Nietzsche, Rousseau, Heiddeger, Sartre, Spinoza, Kant, Jankélévitch, Hannah Arendt, Lévinas, nous révisons les grandes idées, sujets ou courants que sont le stoïcisme, le déterminisme, la question du langage, l'Autre, la banalisation du mal, la beauté, la laideur, la liberté, l'existence, le moi, l'épicurisme, l'existentialisme, le fatalisme etc... au grès de certains romans d'Amélie Nothomb dont est donné à chaque fois un court résumé.

Et aux détracteurs de ma chère Amélie qui reprochent le peu de pages de ses romans, et bien voici la réponse qu'Heidegger donne : "Comme Gide, Amélie Nothomb n'écrit pas seulement pour être lue, mais pour être relue. N'est-ce pas pour cette raison que ces textes sont courts ?" Et tac !

Ce roman de Marianne Chaillan me donne en tout cas bien envie de relire mes Nothombs (donc tous moins un, le premier, que je garde avoir encore du Nothomb à lire lorsqu'elle ne sera plus) et d'y trouver ce que je n'ai peut-être pas vu...  Et que je verrai éclairée par cette lecture... ou tout simplement parce qu'au fil des années, on change et l'on voit les choses différemment. Mais peu importe en même temps, la lecture est un espace de liberté, où chacun peut voir ce qu'il veut voir, ce dont il a envie ou besoin !

Et petit rappel, cet ouvrage est un roman... il finit donc par une chouette et amusante pirouette, on ne peut plus digne du personnage mis à l'honneur ici !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mai 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h10 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine chez Stock en mars 2018

 

L'histoire : Sur une ile de l'archipel du chien, les habitants vivent tranquillement, loin des tracas du monde. Le maire attend qu'une station thermale s'installe, qui créerait de l'emploi pérenne et amènerait des visiteurs... Tout semble remis en cause lorsque trois cadavres sont découverts un matin sur une plage... Ce sont trois jeunes noirs... manifestement des migrants. Le maire, le prête, le médecin, l'instituteur, s'entendent pour "taire cette affaire" et décident de jeter les corps dans l'antre du volcan. Mais dès lors, la vie ne sera plus jamais pareille sur l'île, et l'arrivée d'un mystérieux commissaire de police ne fera qu'accroître les inquiétudes.

Tentation : La blobo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Philippe Claudel livre ici une parabole, qui sous les traits d'une tragédie antique, fait effroyablement échos à l'actualité. Ce roman est donc aussi contemporain qu'atemporel, et dans le style narratif choisi par l'auteur, prend presque un ton désuet.

L'actualité dont il est question ici, mais qui a toujours existé, c'est l'exil, la migration, le refuge recherché ailleurs. D'où ces trois noyés, qui représentent les milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui se sont noyés dans la Méditerranées ces dernières années, pour fuir l'enfer de leur pays, en ignorant qu'ils "s'aventuraient" dans un autre enfer, celui couronné par la pire des choses, l'anonymat. Et bien sûr, derrière tout cela, se cachent des trafics en tout genre, et notamment le trafic humain avec des passeurs peu scrupuleux.

Dans l'Archipel du chien, Philippe Claudel examine à la loupe les comportements humains, qu'ils soient collectifs, individuels, ou gouvernementaux (même si c'est ici à la taille d'une île, d'un microcosme) devant ce drame... La politique de l'autruche est représentée ici par le fait que les notables de l'île décident d'enterrer littéralement le problème, en jetant les trois corps dans le cratère du volcan. La nature profondément lâche de l'humain est donc mise en exergue ici, tout comme la difficulté, le danger même d'avoir raison seul contre tous, la raison individuelle face au déni collectif. L'étranger, l'homme venu d'ailleurs sera toujours l'indésirable et la victime ou le bouc émissaire idéal. L'idéalisme sans compromis peut être dangereux. Claudel fait donc le douloureux constat que fonctionnement et dysfonctionnement d'une société ne peuvent se faire sans "petits arrangements entre amis. Et le premier talent de l'Homme, est de se détruire en détruisant ce qui le fait vivre.

Le socle de ce roman est donc solide et bien pensé. Néanmoins, j'émets plus de réserve sur la forme fable prend peut-être trop de place dans la narration pour me captiver. Ce roman ne m'a pas passionnée alors que la quatrième de couv me promettait une atmosphère proche du thriller. Je pense aussi que la version audio ne rend pas service à cette oeuvre. La lecture en est trop lente pour être entraînante. Et les voix prises par le lecteur Féodor Aktine, pour interpréter chacun des personnages ne sont pas toujours judicieuses. Certaines frôlent la caricature. La voix du commissaire m'a même fait penser à la voix française de Tanos, le grand méchant de la série ciné les Avengers...

Une lecture en demi-teinte pour moi malgré le talent de Claudel. A vous de voir.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Mai 2019

Cinéma, Charlize Theron, Séduis moi si tu peux, film

Film de Jonathan Levine

Avec Charlize Theron, Seth Rogen, Andy Serkis, 

 

Synopsis :  Fred, un journaliste au chômage, a été embauché pour écrire les discours de campagne de Charlotte Field, en course pour devenir la prochaine présidente des Etats-Unis et qui n’est autre... que son ancienne baby-sitter ! Avec son allure débraillée, son humour et son franc-parler, Fred fait tâche dans l’entourage ultra codifié de Charlotte. Tout les sépare et pourtant leur complicité est évidente. Mais une femme promise à un si grand avenir peut-elle se laisser séduire par un homme maladroit et touchant ?

 

 

Mon humble avis : Une comédie féministe et romantique sympathique, digne d'un dimanche soir à la télé sans prise de tête... Mais un scénario que ne casse pas 3 pattes à un canard. Il y a évidemment le couple improbable, les bâtons dans les roues amoureuses à cause des convenances politiques, publiques et médiatiques. Et la bonne morale à l'américaine, comme quoi l'on peut réussir même en restant fidèle à ses propres convictions.

L'aspect comédie et sous-jacent, avec quelques vagues de-ci delà, mais pas de quoi s'esclaffer non plus. Evidemment, il y a un peu de cynisme pour chroniquer notre époque bien attardée et fixée aux idées préconçues et au protocole. Le monde politique et le pouvoir des lobbies sont bien écorchés au passage. Ah oui, j'allais oublier, l'histoire met un sacré moment à trouver son rythme et dans ce rythme, il y a tout de même quelques longueurs.

Mais bien sûr, il y a la splendide, lumineuse et royale Charlize Theron et le défilé de mode qui va avec. Oui, cette femme et magnifique et a déjà prouvé que son merveilleux physique n'est pas la seule corde de son arc. Oui, elle joue parfaitement bien, et en osmose avec son compagnon d'écran Seth Rogen.

Séduis-moi si tu peux n'est pas désagréable, se regarde et divertit, mais ne vaut à mon avis pas le prix d'une place de ciné au tarif plein (11.80 € au Gaumont de Rennes). Heureusement, j'ai la carte Pass... En même temps, sans cette carte d'abandonnement, je n'aurais jamais mis une priorité sur ce film, et j'aurais eu raison !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 18 Mai 2019

BD - Editions 21 g - 144 pages - 22 €

 

Parution en janvier 2018

L'histoire :  Philip K. Dick (1928-1982) est un des auteurs de science-fiction les plus novateurs et influents du XXe siècle. Depuis les années 1980, son oeuvre, qui questionne la réalité et le principe d'humanité, a été adaptée maintes fois au cinéma et à la télévision et est enseignée dans les plus grandes universités du monde. Blade Runner, Total Recall, Ubik, Minority Report, A Scanner Darkly et les séries The Man in the High Castle ou Electric Dreams... sont quelques-uns des univers sortis de son esprit fertile. Philip K. Dick n'a pourtant vraiment connu le succès qu'après sa mort et son existence a plutôt rimé avec galères, dépressions, divorces en série et expériences mystiques...

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : De Philip K.Dick... je ne connais pas grand- chose. Deux ou trois nouvelles lues dans ma jeunesse (et oubliées)... Et puis la réputation via l'adaptation made in Hollywood célèbre de certaines de ses nouvelles, vues ou pas au ciné... Comme Blade Runner ou Minority Report. Mais mine de rien, K.Dick fait figure de classique dans la littérature de la SF américaine. Aussi, connaitre sa vie, et donc son inspiration dans la création ne peut être qu'enrichissant.  Et cette BD biographique l'est indéniablement.

Nous suivons donc Philippe K.Dick depuis sa naissance (1928), jusqu'à son décès (1982). Un homme différent dès sa prime jeunesse, même lors de son enfance. Un homme à femmes (jeunes - multiples divorces). Un homme a excès (colères, alcool, médicaments et quelques drogues). Un homme pas forcément aimable au sens littéral du terme. Un homme à névroses. Un homme dont la paranoïa ira grandissante.... Tout ce qui inspirera son oeuvre... Un homme qui travaille et écrit frénétiquement, qui développe des théories, et qui sera peu reconnu de son vivant... Et de fait, il vivra dans une relative pauvreté. Un homme qui évoluera de plus vers le mysticisme et l'étude de la métaphysique. L'auteur sera le seul à écrire son exégèse (Analyse interprétative d'un texte de la pensée d'un auteur)

Cette BD a pu être possible grâce à une longue enquête sur le personnage, sur des écrits, sur des témoignages de ses proches. Mais les auteurs suivent l'idéologie de K.Dick, qui veut que "tout est affaire de point de vue. Chacun de nous est unique et voit le monde à sa façon". Aussi, cet album est leur vision singulière de K. Dick, incomplète mais fidèle à la conviction qu'ils ont du personnage. Les dessins sont agréables et très évocateurs des époques traversées et des milieux fréquentés par K.Dick. Aussi cette BD est très agréable et facile à lire.

En tout cas, cela m'a donné envie d'approfondir et de lire du K.Dick ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 16 Mai 2019

Roman - Editions Sonobook - 3h05 d'écoute - 17.50 €

 

Parution d'origine aux Editions Rivages en janvier 2015

L'histoire : Celle d'Octavio, un paysan vénézuélien analphabète, qui part dans un long périple lors du quel il refera son histoire et celle de son pays, où il rencontrera des brigands chevaleresques, des hôtes et un peuple étranges, et traversera une rivière.... un voyage initiatique.

 

Tentation : Mon beau coup de coeur pour Sucre noir, du même auteur

Fournisseur : La bib' N°3

 

Mon humble avis : J'ai tellement aimé Sucre Noir, deuxième roman remarqué de Miguel Bonnefoy, que lorsque je suis "tombée" sur son premier roman à la bibliothèque, j'aurais pu tuer pour être la première à l'avoir en main ! Bon heureusement, je n'ai pas tué ! Parce qu'Octavio ne m'a pas embarquée dans ces tribulations.

Oh, j'ai aimé le style, la langue évidemment. J'ai même (fait très rare) apprécié les descriptions, qui m'ont emmenée ailleurs, vers des terres que j'aime tant, autour des tropiques. Les manguiers, les frangipaniers, les fleurs, le piaillement des oiseaux de là-bas. Cela m'a bercé.

Et pourtant, l'onirisme et le sens complexe à me yeux de cette histoire m'ont laissée sur mon siège de voiture, là où j'ai écouté. Oui, je n'ai pas vraiment saisi le message que l'auteur souhaite délivrer. Le symbolisme et les métaphores sans doute présents dans ce roman m'ont également échappés. Aucun des événements de ce voyage ne m'a vraiment accroché, j'ai finalement écouté ce roman sans l'entendre, à moins que ce ne soit le contraire, que je l'ai entendu sans l'écouter. Sur la fin néanmoins, quelques phrases m'ont marquée, évoquant , résumant l'Histoire, la situation et la "personnalité" du Venezuela comme nation.

Bref, ma rencontre avec Octavio ne sera pas mémorable du tout, dommage ! Par contre, ce qui est étrange, c'est qu'il me semble que le roman s'ouvre sur l'incendie d'une église. Et j'ai entamé cette écoute le lendemain du brasier de Notre Dame de Paris. En tout cas, je me souviens, sur le coup, ça m'a fait tout bizarre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2019

Japon BD, Album , culture japonaise

BD - Editions Issekinicho - 128 pages - 18.90 €

Parution en octobre 2016

L'histoire :  Cachés au bord d un sentier de campagne ou à l'ombre d un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes. Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

 

Tentation : Le mot "Japon" sur la couv'

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Pas très bonne pioche concernant mes goûts ! Mais cet album peut séduire un grand nombre de lecteurs. Si vous voulez savoir ce qu'est un Onibi, votre ami Wikipédia vous dit tout ou presque

Je l'ai emprunté à la bib', juste par rapport à la couverture et le titre... Carnets... Japon invisible... J'ai cru m'embarquer pour un voyage au Japon hors des sentiers battus. C'est effectivement bien le cas, mais pas le genre de sentiers que j'affectionne, même si cette histoire nous entraîne bien dans des coins paumés du Japon et distille quelques traditions japonaises de-ci-delà.

Mais cette histoire de "chasse aux Yokaï" et d'Onibi m'a un peu laissée de marbre... Sans doute parce qu'elliptique, sans doute parce que les chapitres s'achèvent là où mon intérêt s'éveillait, parce que je n'ai pas toujours su distinguer le lard du cochon dans ce que je lisais. Une enquête, plus classique sur le sujet, m'aurait peut-être plus captivée. Evidemment, je ne rejette pas l'idée que je sois passée à côté de l'oeuvre, d'autant qu'un dernier mystère non élucidé (au sujet d'une pellicule photo) m'a laissé coi.

Certaines de mes blogo copines sont captivées par la culture nippone. J'avoue qu'en ce domaine, je nage dans la béance de mon ignorance. Alors, je me suis dit que cet album pouvait être un premier pas pour moi, toujours avide de découvertes et de voyages (réels ou livresques).  Bon, on essayera avec d'autres BD !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 12 Mai 2019

Et oui, cela ne s'invente pas... On nomme les habitants de Corfou les Corfiotes... Donc les chats vivants à Corfou sont des chats Corfiotes !

Il y en a beaucoup et un peu partout, ce qui fit mon bonheur... Leur poil est rêche tant les environs sont poussiéreux et l'atmosphère sèche. Leur nourriture ne doit pas être tip top non plus. Mais, à part un chaton avec un gros coryza, les chats avec qui j'ai partagé un moment semblaient en bonne santé apparente.

Le petit dernier, le petit rouquin, je l'aurais bien ramené dans ma valise !

Bon miaou dimanche !

 

UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES
UN DIMANCHE AVEC LES CHATS CORFIOTES

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles, #Un monde de chat

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Publié le 10 Mai 2019

Polar, policier, enquête, afrique du sud, roman, avis

Polar - Editions Point- 256 pages - 6.80 €

 

Parution d'origine aux éditions Phébus en 2006

 

L'histoire : Dans un Township près de Johannesburg, un samedi matin,le corps d'un jeune noir est découvert, atrocement mutilé, et le visage arraché.... Et ces macabres découvertes vont se poursuivre sur plusieurs semaines, toujours le samedi, mais dans des endroits de plus en plus osés, public et audacieux... Cette série de meurtre dérange, d'autant plus que l'Afrique du sud est en pleine période électorale. Le capitaine Zondi, noir issu des township, se lance corps et âme dans cette enquête qui l'emmènera jusqu'au plus profond des ténèbres blanches....

Tentation : Pitch + Afrique du Sud

Fournisseur : Ma CB

 

 

Un polar sud-africain, qui se déroule en Afrique du Sud, écrit par un sud-africain !

 

Mon humble avis : Je voulais lire un thriller/polar qui se déroulerait en Afrique du Sud. J'ai été servi, ce polar est très prenant. Mon seul et unique bémol sont les astérisques très nombreux qui renvoient à un sommaire en fin de roman pour toutes expressions typiques, symboles, initiale, mots afrikaans ou zoulou... Ceux-ci coupent un peu la lecture, leur signification en bas de page aurait été bien plus judicieuse. D'autant que ces astérisques ne mènent parfois à rien dans le sommaire en ordre alphabétique.

A part ce détail, rien à reprocher à cette histoire écrite par un sud-africain en français, langue de ses ancêtres huguenots. Pour tout savoir sur les migrations des Huguenots (Européens d'origine) en Afrique du Sud, Wikipédia est votre ami !

L'histoire de "La mémoire courte" se déroule 10 ans après la fin de l'Apartheid... Et malgré les nouvelles lois et le nouveau gouvernement, les mentalités sont très longues à changer, à évoluer, à accepter tant l'égalité de droit que l'égalité de valeur sur l'échelle humaine de chacun. La situation reste donc très complexe en Afrique du Sud. Tout ceci est parfaitement expliqué par Louis-Fernidand Despreez, impartial envers quiconque, quelle-que soit sa couleur de peau. Ce polar est donc extrêmement instructif sur l'Histoire (de moins en moins récente évidemment), de cette nation arc en ciel. Les faits font remonter le capitaine Zondi jusqu'à l'époque de l'Apartheid et les années qui ont suivi et le mènent dans un présent tout aussi diabolique, où l'ignominie humaine atteint son summum, et où les peaux blanches ont l'âme encore plus noire que jamais.

Zondi est un flic très attachant, son portrait est généreusement développé et bien campé. La mémoire courte (celle qu'il faut pour vivre heureux) est donc un excellent polar, doublé d'un état des lieux très instructif de l'Afrique du Sud au milieu des années 2000. Ca aide à appréhender un pays aux 11 langues nationales et à des mentalités très complexes. Aussi, je ne peux que vous conseiller chaleureusement cette lecture.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 8 Mai 2019

Film de Guillaume Canet

Avec Marion Cotillard, François Cluzet, Gilles Lellouche, Laurent Laffite...

 

Synopsis :  Préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins... 
Max s’enfonce alors dans une comédie du bonheur qui sonne faux, et qui mettra le groupe dans des situations pour le moins inattendues.
Les enfants ont grandi,  d’autres sont nés, les parents n’ont plus les mêmes priorités...  Les séparations, les accidents de la vie... Quand tous décident de ne plus mettre de petits mouchoirs sur les gros bobards, que reste-t-il de l’amitié ?

 

 

Mon humble avis : Bon, la presse égratigne pas mal, moi, j'encense, même les arguments évidents me manquent pour le faire. C'est vraiment du ressenti personnel. 

J'aime retrouver ces personnages, cette bande de potes dont je pourrais être, ou dont l'un des protagonistes me ressemble tant qu'il pourrait être moi. Bon certes, dans ce groupe d'ami, y'a du pognon, quoique... Mais sinon....

Huit ans se sont écoulés depuis Les petits Mouchoirs. Huit ans pour nous, spectateurs, mais aussi pour les personnages... Donc, on a tous évolué, qu'on le veuille ou non. On apprend juste au début qu'il y a eu une dispute 3 ans plus tôt avec Max et que personne ne l'a revu depuis... Au fil du film, Guillaume Canet donne des indices pour emplir ses neufs années de vie de Marie et les autres, dont nous ignorons tout, au début. Et tout est fait avec délicatesse, juste quelques phrases à droite à gauche.

Guillaume Canet a toujours l'art de nous faire passer du rire aux larmes, de l'extrême légèreté aux situations dramatiques et bouleversantes, mais sans en faire des tonnes. Avec lui, c'est comme dans la vraie vie... Avec des acteurs qui m'époustouflent toujours, Marion Cotillard en tête... et un cadre naturel toujours aussi idyllique !

Ces retrouvailles de potes sont vraiment touchantes, avec les uns qui ont mûrit, les autres qui découvre la galère et, finalement, l'amitié plus forte que tout et l'humanité.  C'est "mes amis, mes amours, mes emmerdes", avec une bande originale qui donne une patate d'enfer ! Pour moi, cette suite est une parfaite et réussite, toute en justesse ! Simple et vraie. Bon, Guillaume, tu nous réunit de nouveau ta bande de potes dans 8 ans ? Perso, j'aimerais vraiment bien et ce serait forcément intéressant, humainement parlant, de tous les retrouver avec 8 ans de plus dans les pattes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Mai 2019

Mais vous êtes fous, cinéma, affiche, Pio Marmaï

Film d'Audrey Diwan

Avec Pio Marmai, Céline Sallette, Carole Franck

 

Synopsis :  Roman aime Camille, autant qu'il aime ses deux filles. Mais il cache à tous un grave problème d'addiction, qui pourrait mettre en péril ce qu'il a de plus cher. L'amour a-t-il une chance quand la confiance est rompue?

 

 

Mon humble avis : Mais vous êtes fous est vraiment un film coup de poing, qui pourrait vous laisser K.O s'il n'était pas aussi un film démontrant la bienveillance dont l'humain est aussi parfois capable.

La bande annonce le dit... et dès le début, on est mis dans le bain... Roman est addicte à la cocaïne en secret de tous, sauf de son dealer évidemment... Un soir, Bianca, la fille du couple, fait une crise de convulsion... Les analyses médicales le prouvent... C'est une overdose de cocaïne.

Dès lors, deux questions se posent, pour la police et pour l'avocate de Roman... Comment la petite fille a-t-elle était empoisonnée par la drogue ? Et était-ce un acte volontaire ? Les réponses viendront et seront étonnantes. Elles prouvent à elles seules que les conséquences d'une telle addiction sont bien méconnues et du grand public, et des drogués eux-mêmes.... Ce film démontre vraiment et à la perfection les dégâts inimaginables provoqués par des stupéfiants, ici, la coke. Sur le consommateur lui-même (ça, on le sait en général), mais aussi sur l'entourage.... Et ce, aussi au niveau médical.

Après, il y a aussi évidemment le sujet de la trahison, de la confiance trahie. Et l'Amour dans tout cela ? Mais vous êtes fous, qui est inspiré d'une histoire vécu, montre un aspect assez inédit pour moi de l'amour dans un couple... Il peut y a voir amour plus fort que tout.... et même si la confiance est rompue à jamais malgré les efforts pour la retrouver ou la mériter de nouveau, celle-ci ne revient jamais. Mais une autre forme d'amour apparaît et ici, les adultes parviennent avec intelligence à vivre autrement... par amour justement d'eux-mêmes et surtout de leurs enfants.

Ce film est magnifiquement interprété et prend aux tripes, avec des passages durs bien sûrs, des moments de suspens qui arrêtent le temps (mais nous ne sommes pas dans un thriller, "juste" dans une vie de famille en crise). Mais il donne une belle note d'espoir.... Avec du courage et un bon entourage, tout le monde peut se sortir de cette merde, même si certaines cicatrices ne se referment jamais tout à fait. Evidemment, la leçon première de "Et vous êtes fous" est de ne jamais commencé à consommer toutes ces merdes que l'on peut vous proposer à droite à gauche et qui semblent dans un premier temps solutionner quelques problèmes. Non ce sont des vraies merdes... Et même si vous ne vous aimez pas mais que vous aimez vos proches, alors jamais, n'y touchez jamais. Car, en vous mettant en danger, vous en faites sans le savoir courir un danger potentiellement mortel pour ceux qui vous sont essentiels.

A voir, évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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